Pourquoi Saâdani ne convoquera pas le comité

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Pourquoi Saâdani ne convoquera pas le comité
Plaidoyer pour une
réforme de l’Islam
l RÉFLEXION
FLN
Pourquoi
Saâdani ne
convoquera
pas le comité
central
Le Bonjour du «Soir»
Spleen
d’automne…
l La bataille entre Amar Saâdani et ses contestataires pour le contrôle de
l’appareil de l’ex-parti unique s’accentue crescendo, à mesure qu’approche
l’échéance décisive de la tenue du 10e congrès. Imposé de force, à la
surprise générale, comme secrétaire général du Front de libération
nationale par Abdelaziz Bouteflika, le 29 août 2013, Amar Saâdani n’a
qu’une seule obsession, depuis : s’offrir un semblant de légitimité, via un
congrès entièrement acquis. D’où «la restructuration organique» en cours.
l CAISSES DES ASSURANCES
SOCIALES
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l ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES
EN TUNISIE
Une participation
Des députés
en
deçà
des
alertent sur le
attentes
risque de faillite
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«Introduction des droits
de l’Homme dans la mission
de la Minurso dès 2015»
l SAHARA OCCIDENTAL
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Photos : NewPress
Je connais la chanson : tout ce que tu
sais est que tu ne sais rien ! Ta tête est un
vieux tourne-disque qui fait hurler Jean
Gabin et tous les autres et ça chuinte
comme une pluie d’automne sur les vitres
du café douillet du Quartier latin. Le blues
se réveille au son des fanfares et dans les
lumières de Noël. L’Algérie, c’est quoi,
c’est qui ? C’est là-bas, derrière la mer,
une montagne, un ciel, un village… un
vieillard qui tousse sa colère contre la
sécheresse qui brunit sa terre. C’est un
soleil nouveau qui brûle même en
novembre. S’il n’y avait pas le terrorisme
et ces restes de GSPC mélangés à des
bouts d’Al-Qaïda flambés au Daesh, nous
ferions des miracles avec ce soleil fou :
nous en vendrions par paquets colorés à
tous les visages pâles de chez toi et des
environs !
L’Algérie, pour toi, c’est un aéroport !
Un voyage entre le dernier film sur les
Champs-Elysées et le pot à La Madrague.
Tu connais Chebli ? Et Bensekrane ? Et
Mekla ? Et Zribet-El-Oued ? Et Meskiana ?
Mais pourquoi aller aussi loin ? Tu y vas
encore chez le «Roi de la loubia», rue
Tanger ? Non ! Ça fait ringard,
dégradant… Ce n’est plus de ton niveau,
toi le Parisien, l’aristocrate…
C’est ta vie, tu es libre de la mener
comme tu veux et, selon les normes, c’est
toi qui as raison. Et tu seras toujours le
bienvenu ! Mais ne nous méprise pas :
dans nos petites vies grillées par le soleil,
il y a aussi du bonheur. Je sais, je sais…
Il ne vaut pas celui qui court sur la plus
belle avenue du monde, mais il nous
convient. Quand mon regard se perd dans
l’ocre de la steppe avec ces lointaines
murailles bleuâtres de l’Atlas saharien,
j’ai l’impression de voir onduler des
vagues des résistants dans l’océan
houleux de notre histoire millénaire. Tu
n’aimes pas que j’attaque l’Union
européenne ? Moi, je n’aime pas qu’on
sous-estime la grandeur de l’Afrique !
Bruxelles est une calamité européenne et
non algérienne ! Je suis encore fidèle à
nos Aguellid et je pense à eux en ce
moment où je débarque à Hippone, la ville
vieille de 3 000 ans où ils venaient en
villégiature !
[email protected]
Photo : DR
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Par Nour-Eddine Boukrouh (P. 6 et 7)
LUNDI 24 NOVEMBRE 2014 - 1er SAFAR 1437 - N° 7338 - PRIX 15 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58
DIGOUTAGE
Source
de femmes
Par Arris Touffan
Connaissez-vous
Kalthoum Kennou ? Non ?
Tu ne vois vraiment pas ?
Eh bien, moi non plus !
C’est une magistrate tunitunisienne, présidente de
l’Association des magis trats, qui a décidé de se
jeter dans la bataille de la
présidentielle en Tunisie.
Ses chances sont minces
face à des poids lourds
comme Moncef Marzouki,
Béji Caïd Essebsi et
Hamma Hammami, mais
cette personnalité indépendante veut faire pas ser ce message : «La
femme tunisienne peut
entrer en concurrence
avec les hommes dans les
postes de décision poli tique.»
La candidature d’une
femme rappelle tout de
même que, grâce à
Bourguiba, la femme tunitunisienne avait acquis les
droits les plus avancés
des pays d’Afrique du
Nord et que ces droits ont
chancelé après la chute de
Ben Ali. Une magistrate
briguant la magistrature
suprême ? C’est sans
doute plus que cela que
représente la candidature
de Kalthoum Kennou.
A. T.
[email protected]
P
ERISCOOP
Affaire classée ?
Inquiétudes
Les émeutes touchant certains quartiers de
la capitale suscitent l’appréhension des habitants, notamment ceux de Bab-el-Oued et
Bouzaréah. Ils redoutent ainsi la fermeture
des routes à la dernière minute et surtout l’arrêt des moyens de transport. Cela a
été le cas la semaine dernière
pour
des
habitants
de
Bouzaréah et des hauteurs de
Bab-el-Oued, qui se sont vu
empêchés d’accès à la station
du téléphérique par des
groupes de jeunes
manifestants.
NON
Pensez-vous que le
ministère de l’Education
nationale devrait revoir
profondément le cahier
des charges des
établissements scolaires privés ?
Sans opinion
La tenue des élections présidentielles en Tunisie marque-t-elle pour vous la
fin de la phase d’instabilité politique dans ce pays ?
Oui :
57,71%
Lundi 24 novembre 2014 - Page 2
Suite à l’affaire de ce magistrat d’Alger dont le train de vie dépasse
celui de pas mal de grosses fortunes d’Algérie, ce dernier a été destinataire d’un questionnaire envoyé par le service concerné afin de
s’expliquer sur cette richesse affichée ostentatoirement sur sa
page Facebook alors même qu’il ne bénéficie d’aucune rente
ou d’un soudain héritage. Depuis, ce magistrat n’a plus été
inquiété par sa tutelle. Affaire classée ?
Un jour, un sondage
OUI
[email protected]
Résultat sondage
Non :
36,91%
Sans opinion :
5,37%
Nouveau barème
Le classement national des établissements scolaires en fonction des résultats
obtenus par les élèves n’obéira désormais plus aux mêmes critères. La ministre de
l’Education compte
prendre en compte de
nouveaux paramètres.
Désormais, les chefs
d’établissement seront
jugés sur leur capacité d’intégrer des enfants aux
besoins spécifiques
dans des classes
dites «normales».
Pourquoi Saâdani ne convoquera
pas le comité central
Actualité
Le Soir
d’Algérie
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
FLN
Kamel Amarni - Alger (Le
Soir) - En revoyant le nombre
des mouhafadhas à la hausse et
en optant pour le mode de désignation des responsables desdites mouhafadhas, Saâdani ne
cherche en réalité, comme l’accuse d’ailleurs l’un des leaders de la
contestation,
Abderrahmane
Belayat, «qu’à se constituer une
clientèle en prévision du prochain congrès».
De 54 , l’on en est , aujourd’hui, à 74 mouhafadhas alors
même que l’opération «restructuration» est toujours en cours.
«Il ne faut pas se faire d’illusion
: à terme, l’on aura affaire à des
congressistes tous désignés par
Amar Saâdani, du moins dans
leur écrasante majorité, et le
congrès ne sera, dès lors,
qu’une simple formalité pour
lui», commente une source bien
au fait des arcanes du plus
vieux parti d’Algérie. Et pour
mieux réussir ce parfait fait
accompli, Amar Saâdani aura
tout prévu, notamment en supprimant toute étape «organique» intermédiaire avant la
convocation du congrès. En
l’occurrence, «il ne sera pas
procédé à la convocation d’une
session du comité central, d’ici
là», nous confie-t-on de source
Photo : Samir Sid
La bataille entre Amar Saâdani et ses contestataires
pour le contrôle de l’appareil de l’ex-parti unique s’accentue crescendo, à mesure qu’approche l’échéance
décisive de la tenue du 10e congrès. Imposé de force, à
la surprise générale, comme secrétaire général du Front
de libération nationale par Abdelaziz Bouteflika, le 29
août 2013, Amar Saâdani n’a qu’une seule obsession,
depuis : s’offrir un semblant de légitimité, via un congrès
entièrement acquis. D’où «la restructuration organique»
en cours.
Abderrahmane Belayat, un farouche adversaire de Amar Saâdani.
sûre. Plusieurs raisons motivent ce choix. Il y a d’abord le
fait que le comité central étant
une instance souveraine, il a la
prérogative d’élire ou de retirer
confiance au secrétaire général.
Du moins, c’est ce que prévoient les textes du parti.
Ensuite, il y a lieu de préciser
que le comité central est l’ins-
3
tance habilitée à se prononcer
sur les cas disciplinaires.
Ainsi, pour, précisément,
exclure un membre, le secrétaire général ne peut que prendre,
dans un premier temps, une
mesure conservatoire envers
lui, en procédant au gel de ses
activités au sein du parti, via la
commission de discipline et ce,
jusqu’à la réunion du comité
central qui se prononcera définitivement sur le cas en question.
Or, il convient, en l’espèce, de
rappeler que Amar Saâdani a
procédé, depuis quelques mois,
au «gel» des activités de huit
parmi ses plus farouches adversaires, notamment Abderrahmane Belayat, Kassa Aïssa,
Daâdoua Layachi, pour ne citer
que ceux-là.
L’objectif de Saâdani, en ne
convoquant pas le comité central avant le congrès, est de laisser leurs cas «pendants» ce qui
les exclut, de fait, de participer
au congrès.
K. A.
Les lignes bougent à l’intérieur du système
LES PARTIS PRO-POUVOIR DÉSAVOUENT LE FLN ET S’ALIGNENT
SUR L’INITIATIVE DU FFS
Alors qu’Amar Saâdani entreprenait de mobiliser pour un
bouclier commun contre l’opposition et en faveur du président Abdelaziz Bouteflika, les
partis pro-pouvoir, à l’exemple
de Taj et l’ANR, semblent mieux
se
reconnaître
dans
la
démarche dite consensuelle du
FFS. Amar Ghoul a particulièrement désavoué et dans des
propos tranchants le SG
contesté du FLN.
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir) Intrigante sortie médiatique du président
du parti «Tajamoue Amel Jazaïr», avanthier, samedi, à Alger.
Dans une déclaration rapportée dans
l’édition d’hier, du quotidien Liberté, Amar
Ghoul n’a pas lésiné sur les mots, pour
afficher sa position quant à la proposition
d’Amar Saâdani de constituer un front
commun pour contrecarrer la CNLTD :
«Ce qui nous réunit avec le FLN est clair,
mais nous ne voulons pas créer un bloc
contre un autre, ni un clan contre un
autre.»
Une démarche qu’il soupçonne même
susceptible de quelque «dérapage» et
pouvant mener à l’«affrontement». Un
désaveu loin d’être anodin, puisque le
propos «ce qui nous réunit avec le FLN
est clair», s’avère lourd de sens.
En d’autres termes, le FLN et Taj sont,
certes, autour d’Abdelaziz Bouteflika,
mais désormais chacun le servira à sa
manière, et dans l’alliance qui lui sied.
Plus encore, puisque celui qui est également ministre des Transports, est allé
jusqu’à médire de la démarche de son
ex-coéquipier dans la campagne électo-
rale de l’actuel président, lors des présidentielles d’avril 2014. En même temps,
Amar Ghoul, dit tout le bien qu’il pense
de l’initiative de consensus du FFS, qu’il
juge «rassembleuse», appelant les différents acteurs de la scène politique nationale à y adhérer.
Aussi, ce n’est certainement pas fortuit, si Amar Ghoul renonce à son projet
de conférence nationale sur le consensus pour consolider les consultations
d’Ahmed Ouyahia, autour de la révision
de la Constitution, pour s’aligner sur une
initiative plus récente que la sienne.
Avec la position similaire de l’Alliance
nationale républicaine de Belkacem
Sahli, quoique exprimée à travers des
propos moins crus, le même jour samedi,
le doute est désormais permis sur le rôle
que sera appelé à jouer le FLN dans
l’avenir.
Une telle précipitation des partis propouvoir à rejoindre la démarche du FFS,
tout en tournant le dos à l’initiative d’un
Amar Saâdani dont la légitimité est largement contestée, peut dénoter d’une sommation venant d’en haut.
Le FLN ne se voit-il pas retirer son
rôle de fil conducteur des partis pro-système, pour le céder au plus vieux parti de
l’opposition qui, à chaque fois, reformule
sa prédisposition à «mettre sa légitimité
historique au service du pays». Comme
quoi, à chaque situation d’impasse politique son… cheval de bataille.
M. M.
Les intendants trancheront aujourd’hui
APRÈS 77 JOURS DE GRÈVE
En grève depuis 77 jours, les intendants ne comptent pas faire marche arrière. Seule l’assemblée générale de leur commission prévue aujourd’hui permettra
de déterminer la suite à donner à leur mouvement de
protestation.
Rym Nasri - Alger (Le
Soir) - Les intendants persistent dans leur mouvement de
protestation. Avec 77 jours de
débrayage, ils s’approchent
du plus long mouvement de
grève dans le secteur de
l’éducation, celui du Cnapest
(Conseil national autonome
des professeurs de l'enseignement secondaire et technique)
en 2003 qui a duré trois mois.
Affiliée à l’Unpef (Union
nationale des personnels de
l’éducation et de la formation),
la commission des intendants
tiendra son assemblée générale aujourd’hui. Il sera ques-
tion de décider de nouvelles
actions à entreprendre «sans
pour autant tenir compte des
menaces de la ministre».
Dépité par la décision de
ponction sur salaire décidée
par le ministère, le président
de la commission des intendants, Mustapha Nouaouria,
qualifie cette mesure d’«injustice».
«Pourtant,
nous
sommes présents dans nos
établissements et nous pouvons rattraper l’intégralité de
notre travail après la reprise»,
dit-il. Il estime ainsi, que la
ministre
a
été
«mal
conseillée» sur ce dossier.
Dans leur entêtement, les
intendants continuent à exiger
la prime de l’indemnité d’expérience pédagogique, leur
principale
revendication.
«Depuis 1991, le statut particulier de l’éducation fait référence à l’indemnité d’expérience
pédagogique.
Seulement, les intendants ont
été exclus et ne bénéficient
pas de cette prime bien qu’ils
soient dans la pédagogie»,
explique-t-il.
Ils revendiquent également
la prime de responsabilité et
de caisse. Une prime qui, précise-t-on, «existe chez les
comptables publics mais pas
à l’éducation».
Autre revendication : l’intégration des deux corps ASE
(adjoint du service écono-
mique) et ASEP (adjoint du
service économique principal)
au grade de sous-intendants.
Un point sur lequel la tutelle
est d’accord mais attend l’accord de la Fonction publique,
souligne-t-on encore.
Les intendants demandent
aussi la révision de l’arrêté
829 qui définit les prérogatives et fonctions des intendants. Selon la commission
des intendants, cet arrêté se
contredit avec la loi 90-21
relative à la comptabilité
publique. «Cette loi stipule
que la responsabilité des
inventaires est liée à l’ordonnateur alors que l’arrêté
confie cette tâche à l’intendant», cite-t-on à titre
d’exemple.
Ry. N.
Le Soir
d’Algérie
Actualité
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
MOULAY CHENTOUF, COORDINATEUR DU BUREAU NATIONAL
DU PARTI POUR LA LAÏCITÉ ET LA DÉMOCRATIE (PLD) :
«Le FFS et le RCD commettent
des erreurs gravissimes»
pendance dans le respect de son
intégrité territoriale. Aujourd’hui, le
risque d’implosion du pays les tourmente et n’ont qu’un vœu : quitter
ce monde dans une Algérie unie et
réconciliée avec son peuple.
Les anciens membres du Parti
communiste algérien d’origine
européenne sont plus que des
«amis de l’Algérie». Ce ne sont pas
des étrangers mais des nationaux
qui n’ont pas à être discriminés en
refusant de les considérer pleinement comme des citoyens algériens.
Mais comment se fait-il que le
PLD soit absent de la scène politique ?
Je ne sais pas quelle est la
signification réelle que vous donnez à l’absence du PLD, mais permettez-moi de vous rappeler le
contexte pour répondre objectivement à votre question.
A partir du moment où l’accessibilité aux médias lourds est totalement verrouillée par le pouvoir et
que l’épée de Damoclès des poursuites judiciaires pèse sur la tête
des journalistes, il va de soi que le
PLD ne peut espérer qu’une place
anecdotique au sein des médias
algériens. Les partis du pouvoir et
leur cour quant à eux ont tous les
privilèges pour s’y tailler la part du
lion. C’est pourquoi l’audience d’un
parti ne se mesure pas à la fréquence de ses passages à la télévision ou bien au nombre d’articles
qui lui sont consacrés dans la presse ? Loin s’en faut !
Venons-en maintenant au fond
des choses et en particulier au
contenu de ce qui est commenté
ces dernières semaines par les
médias. Un tapage médiatique est
fait sur les «grosses cylindrées» de
l’échiquier politique qui se retrouvent en «conférences» pour
construire soi-disant «une alternative au pouvoir actuel» mais qu’en
est-il vraiment ?
En réalité, la vie politique en
Algérie est biaisée : les partis politiques ne sont pas la traduction
d’un scrutin démocratique mais le
résultat d’arrangements concoctés
au sommet et leur existence
dépend essentiellement de la tirelire du pouvoir. Leur fonction unique
est de rouler pour l’agenda du pouvoir et donner l’illusion d’une vie
politique démocratique mais qui y
croit ? Nous sommes dans la gesticulation politicienne. La pluralité
des sigles n’est pas dans ce cas
une richesse et la frénésie qui s’est
emparée de la classe politique
n’est que factice. Comment est-il
possible à une classe politique aliénée au pouvoir de créer les conditions de son départ quand celle-ci
est sa caisse de résonance et
qu’elle agit au doigt et à l’œil du
prince ?
Pourquoi le PLD n’est pas
encore un parti agréé ?
Votre question prend tout son
sens lorsqu’elle est posée dans le
cadre d’un Etat démocratique respectueux des lois. Voyez-vous, ce
pouvoir ne respecte même pas ses
propres lois et peut y compris frapper d’interdiction toute organisation
Entretien réalisé
par Mokhtar Ferdi
entre tous les courants de la grande famille démocratique et républicaine. Rapprochons nos points de
vue loin de tout sectarisme en scellant nos points de convergence
dans un pacte républicain. Ce n’est
qu’à partir du moment où une
feuille de route commune aura été
élaborée que la mouvance démocratique devra alors passer à la
vitesse supérieure en mobilisant la
société et en entamant des discussions politiques avec les autres
parties.
Le Forum des citoyens pour la
deuxième République (FCDR), à
l’aide de quelques pionniers de la
société civile, a pris l’initiative de
baliser la voie à une telle convergence. Faisons en sorte de renforcer ce premier cadre rassembleur
des démocrates, ou d’en créer un
autre vers lequel devraient converger toutes les forces éprises de
liberté et de dignité pour bâtir
ensemble une transition républicaine et démocratique dont le pays a
tant besoin.
Photo : D. R.
Le Soir d’Algérie : Comment
appréciez-vous la situation du
pays en ce mois de novembre où
l’Algérie fête le soixantième
anniversaire du déclenchement
de la guerre de Libération nationale ?
Moulay Chentouf : Cet anniversaire n’est malheureusement
pas fêté dans la liesse populaire.
Notre peuple, modèle de courage
et d’héroïsme dans sa lutte de libération, est aujourd’hui un peuple
sous tutelle, broyé par un système
qui l’écrase. Au lieu d’inscrire
l’Algérie dans la perspective d’un
développement réel et d’associer
la société à l’effort de construction
du pays, le système a marginalisé
les compétences nationales et
englouti des sommes considérables dans des opérations commerciales d’importation dont le seul
objectif est d’assurer la paix sociale.
L’Algérie ainsi, est devenue progressivement un déversoir de marchandises. Le pays se retrouve
aujourd’hui dans une telle dépendance qu’il importe l’essentiel de
ce qu’il consomme au quotidien
En fait, l’Algérie est plombée de
plus en plus par un système qui
l’enferme
dans
des
choix
contraires aux intérêts de la nation
et où l’opacité institutionnelle, la
corruption et l’économie informelle
l’ont conduit au délitement de
l’Etat. L’Algérie est aujourd’hui
incapable à faire émerger une économie productive, créatrice de
richesses, basée sur des normes
de fonctionnement modernes et
des critères de rationalité.
Le pouvoir actuel a cédé à la
facilité du carnet de chèques et
cassé les ressorts par lesquels le
pays aurait pu se construire. Il a
acculé l’Algérie à une impasse historique par la conduite chaotique
des affaires publiques, la ruine de
son agriculture et la destruction de
son industrie. Fragilisé par une
économie totalement extravertie et
sans valeur ajoutée, le pays est
vulnérable de tous les points de
vue et son avenir incertain. A
chaque instant, il est à la merci de
l’effondrement sans qu’il n’ait la
possibilité de rebondir car le pays
n’existe pour une large part que
par la grâce des recettes tirées des
hydrocarbures. Il suffirait d’ailleurs
que le prix du baril continue à chuter pour que l’Algérie revive dans le
meilleur des cas le scénario catastrophe du milieu des années 1980.
Nos jeunes veulent un autre
avenir, pas celui de la rente qui met
en jachère leurs projets pour le restant de leurs jours, mais celui qui
les met en capacité de rêver, qui
interpelle leur intelligence, sollicite
leurs initiatives et les associe à
l’élan d’une nation entière pour
dessiner de leurs propres mains
leur destin. Ils ne veulent plus être
biberonnés mais édifier une société moderne, démocratique sociale
et laïque, où ils seront des citoyens
à part entière.
Nos moins jeunes, ayant vécu
les souffrances de la guerre,
savent mieux que quiconque ce
qu’il a fallu consentir de sacrifices
pour que l’Algérie arrache l’indé-
4
Moulay Chentouf.
politique déjà légalisée qui oserait
rompre le «contrat» d’allégeance.
L’Algérie n’est pas un Etat de droit
et au-delà, elle se débat dans la
crise la plus grave de son histoire.
Le dépassement de cette crise, à
notre sens, passe par la dissolution
de toutes les institutions du pays y
compris celle du syndicat maison
«UGTA» et de la classe politique et
à partir de là, la question de l’agrément devient pour nous sans objet.
Mais comme je viens de vous le
dire, en dernier ressort, le pouvoir
ne reconnaît que les partis qui
émargent sur ses ardoises si bien
que «l’opposition» est en fait une
opposition cooptée. Le PLD tient à
son autonomie politique et nous
estimons qu’il est de notre devoir
de dire à notre peuple les choses
telles qu’elles sont. Nous payons
très cher cet exercice de vérité
mais il ne peut se faire que si le
PLD a les mains libres.
Une grande première se produit en Algérie : le dialogue s’est
instauré entre partis islamistes
et démocrates. Ne pensez-vous
pas que cette convergence est
une garantie pour produire une
alternative crédible au pouvoir
actuel et sortir de la crise ?
Pour répondre rapidement à
votre question, je suis tenté de
vous dire que la démarche que l’on
propose aujourd’hui est une recette
éculée mais qu’elle n’a jamais
abouti et ne pourra jamais aboutir.
On nous ressort un Sant’Egidio
réchauffé mais qui se déroule cette
fois-ci sous nos yeux à Alger. Déjà,
d’un point de vue tactique, cette
démarche est suicidaire. Comment
peut-on peser sur le rapport de
force national quand les démocrates se présentent en rivaux sur
la scène politique ??!!
Par ailleurs, il ne s’agit pas de
changer de pouvoir mais de refonder les bases sur lesquelles doit se
reconstruire ce pouvoir. Le FFS et
le RCD commettent deux erreurs
gravissimes : premièrement, ils
sous-estiment le danger islamiste
et celui du système ; deuxièmement, ils pensent à tort représenter
à eux seuls toute la mouvance
démocratique. Peut-on dire raisonnablement aujourd’hui que l’islamisme est en déclin ? Evidemment
au plan militaire, celui-ci n’a pas en
Algérie les capacités de nuisance
des années 1990 mais la situation
sécuritaire est très fragile et peut
basculer de nouveau dans le rouge
vu les attaques quotidiennes
contre les forces de sécurité et le
dernier assassinat spectaculaire
de l’otage français. Par ailleurs, à
nos frontières, l’important arsenal
libyen est tombé entre les mains
d’Al-Qaïda et au Moyen-Orient une
nouvelle menace est née : l’«Etat
islamique». Ce qui a radicalement
reconfiguré le rapport de force
dans la région sinon comment
expliquer l’implication militaire de la
France au Mali et la révision à la
hausse de l’engagement américain
en Irak ? Conjoncturellement, on
pourrait croire que les islamistes
sont en perte de vitesse parce que
leur représentation politique dans
les institutions officielles du pays
est en recul. Mais ne nous leurrons
pas, l’organisation des islamistes a
devant elle de beaux jours. Elle tire
sa puissance du relais gigantesque
des mosquées, du vivier de l’Ecole
qui fabrique des cohortes de
jeunes formatés au discours obscurantiste, de l’économie informelle dont elle détient l’essentiel des
leviers sans oublier l’aide financière de l’Arabie Saoudite, la Turquie,
le Qatar, etc.
La deuxième erreur est la
conséquence directe de la première. C’est pourquoi ces partis démocrates, le FFS et le RCD, veulent
faire cavalier seul en tournant le
dos aux autres démocrates. Ils ne
sont pas dans la dynamique du
rassemblement patriotique et
démocratique mais dans l’idée de
constituer une alliance contre-nature pour renverser le rapport de
force actuel à leur profit. Ils pensent ainsi pouvoir s’extraire du
piège
du
couple
infernal
système/islamisme en s’alliant
avec l’un de ces deux protagonistes mais l’expérience démontre
que le système et l’islamisme ne
laisseront aucun espace à leur allié
respectif et les écraseront sans
vergogne. Le camp des démocrates a besoin d’être consolidé
plus que jamais par les voies du
dialogue et de la concertation.
Faisons en sorte que le débat
s’instaure d’abord et avant tout
Que propose alors le PLD
pour résoudre la crise ?
Il nous faut tirer les leçons de
ces deux dernières décennies qui
ont été marquées par une violence
islamiste sans précédent. L’Algérie
a failli basculer dans une dictature
théocratique mais des courants
anti-islamistes au sein du système,
soutenus par les pôles les plus
avancés de la société, ont éloigné
le spectre de son désastre. Pour
autant, la situation politique aujourd’hui demeure très grave : la
vacance du pouvoir continue au
sommet de l’Etat, le pays est travaillé par des forces centrifuges
internes et externes dont la résultante générale risque de conduire à
son éclatement, certains partis
démocrates aveuglés par des
considérations politiciennes frayent
désormais dans les eaux troubles
de l’islamisme politique ou ont
vendu leur âme au pouvoir.
Un système qui transforme tout
ce qu’il touche en champ de ruines
doit disparaître. C’est pourquoi, il y
a urgence à s’en émanciper en
s’engageant pacifiquement sur la
voie d’une transition républicaine
avec l’ensemble des forces patriotiques. A cet effet, nous avons
avancé un certain nombre de propositions de sortie de crise dont
l’essentiel consiste à mettre un
terme au système actuel en prononçant la caducité de toutes ses
institutions (APC, APW, APN,…),
classe politique comprise, et en
proclamant
une
nouvelle
République qui consacre la séparation du politique et du religieux et
l’égalité en droit des femmes et des
hommes. L’armée a un rôle primordial à y jouer. Elle doit être le
garant du caractère pacifique de la
transition et de son issue démocratique comme n’a jamais cessé de
le demander le PAGS, bien avant
l’arrêt du processus électoral de
1991, Ettahadi, le MDS de feu
Hachemi Chérif, et aujourd’hui le
PLD.
M. F.
Des députés alertent sur le risque
de faillite
CAISSE DES ASSURANCES SOCIALES
Le projet de loi modifiant et complétant la loi n° 83-11 du
2 juillet 1983 relative aux assurances sociales a été présenté, hier dimanche, à l'Assemblée populaire nationale
(APN).
M. Kebci - Alger (Le Soir) Un projet qui n’a, comme ses
précédents, pas emballé grand
monde parmi les députés, pas
nombreux à avoir fourni l’effort
d’être présents et ainsi participer
aux «débats».
Et comme le veut la tradition,
les parlementaires du parti majoritaire et ceux des partis du pouvoir ou ceux se réclamant
comme tels, n’ont pas raté l’occasion de «prendre acte» dudit
projet qui vise à actualiser les
dispositions de l'article 84 de la
loi relative aux assurances
sociales, en vue de mentionner
toutes les catégories d'assurés
sociaux en fonction ou en formation à l'étranger, bénéficiaires
des prestations de la Caisse
nationale
des
assurances
sociales des travailleurs salariés
(Cnas).
Entre autres agents diplomatiques et consulaires désignés à
l'étranger, des membres du parlement élus ou désignés représentant et/ou appartenant à la
communauté nationale à l'étranger durant leur mandat parlementaire et des agents des
représentations algériennes, les
personnels exerçant à l'étranger
au titre de la coopération, de l'enseignement, de la formation et de
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l'encadrement pédagogique et
cultuel, les étudiants, stagiaires
et travailleurs salariés admis en
formation à l'étranger. Une communauté «restreinte», estime
Namane Laouer, du groupe parlementaire de l’Alliance de
l’Algérie verte pour qui l’essentiel
de cette loi, ce qui intéresse le
petit peuple, a été éludé. Et de
citer la problématique des prix de
référence des médicaments et
les prestations dans les établissements privés, mettant le doigt
sur la transparence dans le
bénéfice de soins à l’étranger.
Comme Laouer, Rachid Khan du
Parti des travailleurs, insiste sur
le «risque de faillite» qu’encourt
la Caisse nationale d’assurances
sociales qui bénéficie de 1% des
revenus pétroliers.
M. K.
Les opportunités de partenariat passées en revue
FORUM D’AFFAIRES ALGÉRO-MEXICAIN
Les opportunités d’affaires et de partenariat entre
l’Algérie et le Mexique ont été passées en revue, hier, lors
d’un forum d’affaires. Pour le directeur général de l’ANDI,
présent à la rencontre, il s’agit de faire participer les
entreprises étrangères au programme de développements des activités de production à travers le partenariat.
F.-Zohra
B.
Alger
(Le Soir) - «Entre le Mexique et
l’Algérie, il y a des opportunités
d’affaires et de partenariat. Nous
voulons que les entreprises
mexicaines s’implantent dans le
monde et notamment dans le
nord de l’Afrique», a déclaré
Fransisco Gonzales Diaz, directeur général de l’agence mexicaine de promotion du commerce
extérieur (ProMexico).
«Nous devons établir une
coopération étroite et efficace», a
aussi précisé le responsable
mexicain qui mettra aussi en évidence le fait que les opportunités
entre les deux pays sont multiples, d’où la présentation des
opportunités d’affaires entre les
deux pays.
L’ambassadeur du Mexique
en Algérie, Juan José Gonzales,
a toutefois précisé que les opportunités d’affaires entre les deux
pays sont à peine lancées.
Pour sa part, Abdelkrim
Mansouri directeur général de
l’ANDI dira que la rencontre coïncide avec un événement économique important en Algérie à
savoir le lancement du plan quinquennal du développement économique et qui concerne 260 milliards de dollars d’investissements.
Ces derniers, rappelle le responsable, sont destinés au ren-
Le coup de gueule
de Nordine Aït
Hamouda
La polémique suscitée par des organisations
fantoches se réclamant garantes de la morale
révolutionnaire autour du film L’Oranais, où on
montrait des moudjahidine dégustant de la bière,
me révolte. Même la ministre de la Culture a
demandé de boycotter ce film. Mon Dieu,
Goebbels est de retour.
Pour ma part, je suis scandalisé par l’affaire
des faux moudjahidine, par les licences de voiture octroyées aux moudjahidine et qui les revendent à des personnes pour échapper à la TVA.
Je suis scandalisé que l’Etat révolutionnaire
ait réservé l’exploitation des débits de boissons
alcoolisées aux seuls moudjahidine.
Je ne pense pas avoir entendu ces gens-là
dénoncer cela. Quant aux authentiques moudjahidine, ils sont encore dans la misère.
Nordine Aït Hamouda
Fransisco Gonzales Diaz, directeur de ProMexico.
forcement des infrastructures de
base que sont notamment les
routes et les autoroutes, les infrastructures de l’enseignement, la
santé, le logement.
«Ce programme est important. Ceci, alors que le deuxième
grand axe de développement est
le redéploiement de la production», a souligné l’intervenant. Il
dira aussi que l’objectif est de
faire passer le taux de croissan-
ce de 3 à 9%. «Ce programme
de développement des activités
de production, nous le faisons en
partenariat, il est ouvert aussi
bien aux entreprises algériennes
qu’étrangères», a déclaré le
directeur général de l’ANDI.
Mme Kouiret, responsable à
l’ANDI, a aussi mis en évidence
la position géostratégique de
l’Algérie entre l’Europe, le mode
arabe et l’Afrique et les opportu-
nités d’investissement qui en
découlent. Ont ainsi été mis en
évidence les possibilités d’investissement dans les secteurs de
l’agriculture, la pêche, la
construction, les énergies renouvelables, le tourisme, la santé,
l’industrie ainsi que la production
pharmaceutique.
Les présents mettront aussi
en évidence le chiffre de 54 milliards de dollars d’importations
en 2013, tous secteurs confondus qui, selon eux, peuvent être
transformés en productions
locales et pourraient éventuellement intéresser les entreprises
mexicaines.
La rencontre est organisée
par la Chambre algérienne de
commerce et d’industrie en collaboration avec l’ambassade du
Mexique à Alger et les services
de l’Agence mexicaine de promotion du commerce extérieur.
F.-Z. B.
Hommage à Saïd Abdiche
L’Association des retraités de la
Sûreté nationale a enregistré avec tristesse et consternation le décès, à l’âge
de 76 ans, de l’un des siens survenu
jeudi 20 novembre 2014, à Paris, suite à
une grave maladie contre laquelle il a
lutté courageusement pendant près de
deux mois. Il a été inhumé vendredi
sous un ciel radieux au cimetière de
Bouzaréah, ville où il est né et a grandi,
en présence d’une grande foule d’amis,
de collègues et de membres de sa
famille.
Il s’agit du regretté Saïd Abdiche qui
a consacré une brillante carrière au service de la Sûreté nationale au sein de
laquelle il a occupé de nombreux postes
de commandement notamment celui de
Directeur de la Règlementation et de la
Police générale pendant de longues
années, avec le grade de Commissaire
divisionnaire.
En 1988, il a été détaché au ministère de l’Intérieur et des Collectivités
locales en qualité de chef de cabinet de
plusieurs ministres qui se sont succédé
à la tête de ce département, fonctions
qu’il a exercées avec une grande compétence jusqu’à 1993, avant d’être
nommé comme Consul d’Algérie à
Besançon (France), puis à Vitry et enfin
en qualité de Consul Général à Paris
jusqu’à 2004.
Le défunt Saïd Abdiche, licencié en
droit et doté d’une riche culture, a fait
partie de la première promotion de
cadres de la Police algérienne ayant
placé les premiers jalons de l’institution
après l’indépendance. Durant tout son
parcours professionnel, il a fait montre
de rares qualités humaines qui ont fait
de lui l’ami de tous. Intègre, compétent
et toujours rigoureux dans l’accomplissement de sa mission, il a excellé
notamment dans le domaine des relations publiques. Il a souvent représenté
dignement la DGSN dans différentes
commissions, colloques et congrès tant
au niveau national qu’à l’étranger.
Dans le corps diplomatique qu’il a
servi durant une dizaine d’années, il
s’est également distingué par sa disponibilité, son élégance, son sourire discret et permanent, son amabilité, sa
prévenance et sa courtoisie légendaire.
C’est un haut fonctionnaire d’une grande valeur, un serviteur loyal de l’Etat
que l’Algérie vient de perdre.
L’Association des retraités de la
Sûreté nationale présente en cette douloureuse épreuve, à son épouse, à ses
enfants et à tous les membres de sa
famille, ses condoléances les plus
attristées et les assure de sa profonde
compassion.
Que Dieu le Tout-Puissant accorde
au défunt sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.
L’Association des retraités
de la Sûreté nationale
Photos : DR
Actualité
Le Soir
d’Algérie
Plaidoyer pour une
Le Soir
d’Algérie
«Celui qui accomplit un effort de
réflexion (ijtahada) et réussit aura
droit (dans l’au-delà) à deux récompenses ; s’il échoue, il aura droit à
une.»
(Hadith)
Fort de cette assurance du Prophète
(QSSSL), nous allons plaider dans cette
contribution, qui sera suivie d’autres, en
faveur d’une réforme de l’Islam. Selon
notre modeste «ijtihad», car la question
nous taraude depuis longtemps, le
moment est venu de poser la problématique de la réforme de l’Islam en cette
étape critique de son devenir. Il est impératif de réformer l’Islam de l’intérieur car,
en tant que système de valeurs et de religion majeure de l’humanité, il est en danger d’être détruit par l’inconscience de ses
«ulémas» et la barbarie d’une espèce
humanoïde surgie en petit nombre mais
partout. Qui se souvient dans l’ambiance
actuelle qu’il a été derrière une grande
civilisation, de grands exemples moraux,
des leçons humanitaires emblématiques,
une littérature flamboyante, des arts dont
Réflexion
sommes touchés par ce qui arrive aux
musulmans dans le monde, victimes ou
par leur faute… La réforme de l’Islam, la
réforme de la vision du monde des musulmans est indispensable dans l’intérêt de
l’Islam, des musulmans, des relations
entre les peuples et les religions, de la paix
dans le monde et de l’humanité dans son
ensemble. Cette réforme n’est pas un
enjeu philosophique, mais stratégique ;
l’enjeu ne concerne pas Dieu mais l’avenir
de la planète devenue exiguë et ses parties interdépendantes. Quand l’une est
malade, les autres s’en ressentent. Dans
l’immédiat, il s’agit de préserver son pays
de l’autodestruction qui peut le viser d’un
jour à l’autre ; d’arrêter le bain de sang au
nom de l’Islam ou en relation avec lui ; de
réconcilier les musulmans entre eux, avec
le monde, l’humanité, la modernité, la gouvernance démocratique ; de vivre en paix
avec les non-musulmans et de contribuer
au progrès humain. Il est vital de réformer
la vision du monde des musulmans car
leurs idées courantes, leurs mentalités et
les comportements qu’elles induisent sont
devenus, sous l’influence de «chouyoukh», d’«ulémas» et de chefs de guerre
L’islamisme est le fils maudit de l’Islam, son «bad boy» ou son Robin
des bois, selon le point de vue où on se place, mais c’est son fils et les
versets dont il se prévaut proviennent du Coran, d’où le silence
embarrassé des «ulémas». Ces versets, on les apprend à l’école, à la
mosquée, dans les livres, les documentaires, les films, à la maison, sur
internet, dans la rue, partout où vivent des musulmans.
la trace demeure en divers endroits de la
planète, une musique qu’on étudiait
comme une science, des savants, des philosophes avant-gardistes et des inventeurs de techniques ? Pourquoi chercher à
réformer l’Islam plutôt que de plaider en
faveur d’une législation visant à le contenir
dans la sphère privée ? Parce qu’aussi difficile, aussi sacrilège, aussi inconcevable
que puisse paraître l’idée de le réformer,
elle est encore plus envisageable que de
croire pouvoir le balayer puis le cacher,
comme la poussière, sous le tapis. Des
pays comme la Turquie et la Tunisie qui
pensaient, depuis les années 1930 pour la
première et les années 1950 pour la
seconde, que la laïcité s’était définitivement ancrée dans leurs sociétés avaient
lancé à la cantonade «Vogue la galère !»
en croyant naviguer sur une mer de tranquillité.
Puis un jour, quelque chose se produisit, des troubles éclatèrent, le peuple fut
consulté et le djinn d’Aladin jaillit du fond
de la bouteille pour rafler la mise électorale. On a vu aussi en Orient et en Occident
des hommes ayant reçu des formations
supérieures et scientifiques dans les
meilleures universités du monde se ranger
derrière des cheikhs incultes ou se compromettre dans des actions de terrorisme.
Qu’on le veuille ou non, notre être y est
chevillé ; il est incrusté dans notre inconscient collectif et notre imaginaire ; il a
conditionné notre histoire et est un marqueur de notre identité ; il domine notre
culture sociale, nos mentalités, nos
mœurs, notre habillement, notre langage
et notre espace public ; il est au cœur de
notre Constitution, de notre législation, de
notre code de la famille, de notre système
éducatif, de notre paysage politique, de
nos programmes télé ; il est au centre de
nos débats et différends politiques ; des
centaines de milliers d’Algériens sont
morts et d’autres continuent de tomber en
rapport avec lui ; il entre pour beaucoup
dans le regard que nous jetons sur les
autres, les non-musulmans ; nous
déconnectés de la marche de l’Histoire
des sources de blocage à leur évolution et
des générateurs de conflits qui ont fait de
quasiment tout «dar-l-islam» un «dar-lharb » (champ de bataille). C’est toute la
«weltanschauung» de l’Islam, notre compréhension du Coran, nos idées arrêtées
qui ont impérativement besoin d’être
revues de fond en comble pour rendre
peut-être possible un nouveau départ dans
l’Histoire à l’instar des nations qui ont surmonté leur décadence et lancé au XXe
siècle un «nouveau cycle de civilisation» :
Japon, Inde, Chine, Corée du Sud...
L’Islam n’est pas que le Coran et
l’exemple du Prophète. C’est aussi et surtout ce qu’en ont fait les hommes en quinze siècles en divers points de la terre, ce
qu’y ont ajouté les haines tribales qui ont
survécu à l’Islam, les conflits politiques
précoces pour la prise du pouvoir, le laxisme des «ulémas» dans ces crises, les
interprétations des écoles juridiques, les
écrits bons et mauvais, anciens et récents,
des uns et des autres, les traditions de
peuples de toutes les races, les siècles de
décadence, la dégénérescence de la foi en
maraboutisme, la colonisation, l’échec des
politiques d’inspiration marxiste ou libérale
au XXe siècle et, bien sûr, l’Islam politique.
L’islam historique est l’œuvre des
hommes, et c’est aux hommes qu’il revient
de le réformer. C’est sur cette partie que
devra porter la réforme que nous appelons
de nos vœux mais pas seulement,
puisque, joignant l’acte à la parole, nous
allons essayer d’y contribuer avec
quelques idées.
A voir l’état dans lequel il se trouve, il
est impossible de nier que rien ne va plus
dans le monde de l’Islam et qu’il court à sa
perte, pan par pan, pays après pays. Déjà
largement sous-développés, traînant en
queue de peloton de l’humanité dans tous
les domaines hormis celui de la violence,
loin derrière les nations issues de religions
jugées inférieures à la leur (hindouismeInde, judaïsme-Israël, bouddhisme-Chine
et Corée du Sud, christianisme-Occident,
shintoïsme-Japon…), bon nombre de pays
musulmans sont entrés, avec le troisième
millénaire, dans une guerre de religion
anachronique qui s’est déjà soldée par des
centaines de milliers de morts, accroît les
souffrances de leurs populations, pousse à
l’exil leurs maigres ressources en matière
grise et démantèle les fragiles Etats péniblement édifiés au cours du XXe siècle.
Dans cette guerre mondiale intra-islamique, toutes les raisons de s’entretuer
ont été activées en même temps : régimes
despotiques refusant le changement
démocratique ; manigances de puissances
étrangères pour sécuriser leurs sources
d’énergie, protéger leurs alliés ou maintenir leur zone d’influence ; procédés sournois des Etats-pivots chiites et sunnites
dans leur lutte par groupes armés interposés pour le leadership régional ; nouvelles
aspirations identitaires et nationales…
Rares sont les pays musulmans qui ne
sont pas touchés par cette guerre qui rappelle la guerre du Péloponnèse qui a
emporté la civilisation grecque : chiites
contre sunnites en Irak, Syrie, Yémen,
Pakistan, Liban, Bahreïn, Arabie Saoudite
; sunnites contre sunnites en Afghanistan,
Somalie, Turquie (Kurdes), Egypte, Libye,
Mali, Algérie et Tunisie (terrorisme), Maroc
(Sahara occidental) ; Indonésie (il n’y a
pas longtemps) ; sunnites d’un côté
(Daech) et sunnites, chiites, chrétiens et
yazédis à la fois de l’autre ; affrontements
sporadiques ou permanents entre musulmans et non-musulmans au Nigeria,
Cameroun, Kenya, Philippines, en Centrafrique, Inde (Cachemire), Birmanie, Chine,
Russie, Thaïlande…
Enfin, actions terroristes ponctuelles
partout sur la planète qui, même lorsqu’elles ne sont pas commises par des
musulmans de souche, le sont par des
sociopathes occidentaux convertis à l’Islam pour assouvir leurs instincts sanguinaires. Avant, d’innombrables Occidentaux
chrétiens ou juifs, savants, philosophes,
artistes, orientalistes, hommes d’Etat et
d’Eglise se convertissaient à l’Islam
conquis par sa spiritualité, ses valeurs
morales, ses vertus altruistes, sa tolérance, son passé, sa vérité métaphysique ou
les accointances du Coran avec la science
moderne. Même les musulmans ayant
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Par Nour-Eddine Boukrouh
[email protected]
grâce à sa structure ethnique composite
qu’elle n’a pas (encore) été entraînée dans
le sillage de la dynamique régressive
observée ailleurs ?
De même qu’il n’y a plus de monde
musulman, il n’y a plus d’Islam unique, il y
en a une diversité issus de la pulvérisation
de l’Islam originel, des schismes qui l’ont
secoué et dénaturé ses idéaux à partir du
renversement de Ali par Moawiyya et l’instauration du pouvoir dynastique. Depuis,
on a l’islam chiite, l’islam sunnite, l’islam
mystique, l’islam réformiste, l’islam moderniste, l’islam salafiste, l’islam asiatique,
l’islam noir, l’islam politique, l’islam djihadiste, l’islam takfiriste…
Ceux qui continuent de se voiler la vue
pour ne pas voir le problème qui déborde
de partout et empoisonne la vie à la planète entière persistent à soutenir que le terrorisme n’a ni religion ni frontières, qu’il est
étranger à l’Islam et qu’il ne représente
rien par rapport à la masse de musulmans
vivant paisiblement. Ce n’est pas vrai. Le
fanatisme et le terrorisme sont les produits
logiques d’une vision de l’Islam apparue
au XIIe siècle et qui a conduit à la décadence par l’abandon de l’effort intellectuel et
de là, directement, à la «colonisabilité qui
appelle le colonialisme» (Bennabi).
Cette vision, résultat d’une lecture litté-
Jusqu’à la veille de l’Hégire en 622, soit près de treize ans depuis la
descente du premier verset coranique, jusqu’à la révélation de la 87e
sourate dans l’ordre chronologique sur un total de 114, on ne trouve
pas dans le Coran des exhortations à tuer pour sa religion ou une
autre raison, à faire la guerre à quiconque ou à rompre avec les autres
religions et communautés humaines, comme il n’est pas encore
question de jeûne, d’interdiction du vin, de voile des femmes,
d’amputation de la main en cas de vol, de lapidation, de hadj, d’usure,
de règles du mariage, du divorce, de la polygamie ou de l’héritage…
trouvé asile dans le reste du monde ne
vivent pas tranquilles, pris en tenaille entre
les pressions exercées sur eux par la montée de l’islamisme, d’un côté, et l’islamophobie qu’il a déclenchée en réaction à
ses provocations, de l’autre.
Le monde musulman comme entité
sociale, organique et politique, comme
«oumma», n’existe plus depuis la fin du
califat abbasside. Mais il n’a jamais cessé
d’exister comme conglomérat culturel et
mental, comme vision du monde entretenue par un savoir religieux périmé et
comme psychologie soumise à l’irrationnel. Dans quel pays n’y a-t-il pas eu de
problèmes ces dernières décennies ? En
Indonésie qui se remet à peine des attentats de Bali qui ont fait des centaines de
morts et de blessés ? En Malaisie où c’est
raliste d’un Coran à l’envers (je m’expliquerai sur cette expression), a fait son
entrée dans la sphère politique dans les
années 1920 avec l’apparition des «Frères
musulmans» en Egypte et «Jamaât attabligh» dans le sous-continent indien dont
dérivent tous les courants islamistes
actuels, violents ou non. Que l’islamisme
et son avatar terroriste soient marginaux
ne change rien à la réalité quotidienne des
pays qui les subissent. Comme on le sait,
quelques centaines de terroristes déterminés suffisent pour mettre un pays sens
dessus-dessous pendant des décennies.
En Algérie, nous en sommes à la 22e
année de lutte contre le terrorisme et ce
n’est pas fini alors que nous pouvons nous
targuer de posséder une armée aguerrie.
réforme de l’Islam
Le Soir
d’Algérie
L’islamisme est le fils maudit de l’Islam,
son «bad boy» ou son Robin des bois,
selon le point de vue où on se place, mais
c’est son fils et les versets dont il se prévaut proviennent du Coran, d’où le silence
embarrassé des «ulémas». Ces versets,
on les apprend à l’école, à la mosquée,
dans les livres, les documentaires, les
films, à la maison, sur internet, dans la rue,
partout où vivent des musulmans. Ils ne
sont pas chuchotés en secret mais clamés
quotidiennement et enseignés ingénument
au même titre que le reste des versets du
Coran et les autres matières scolaires. Ils
sont surtout chirurgicalement sélectionnés, délicatement prélevés par les imams
radicalisés dans leurs prêches et les leaders terroristes dans leurs harangues :
«Tuez les polythéistes partout où vous les
trouvez… Combattez-les jusqu’à ce qu’il
n’y ait plus d’infidèles et que la religion soit
entièrement à Allah Seul…» (al-Baqara,
193) ; «La récompense de ceux qui font la
guerre contre Allah et son messager et qui
s’efforcent de semer la corruption sur la
terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés,
ou que soient coupées leur main et leur
jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés
du pays» (al-Maïda, 33). Pour justifier le
terrorisme, des versets où apparaît l’équivalent en arabe du verbe terroriser sont
privilégiés : «Et préparez-vous pour lutter
contre eux tout ce que vous pouvez
comme force et comme cavalerie afin de
terroriser l'ennemi d'Allah et le vôtre…»
(al-Anfal, 60) ; «Nous allons jeter la terreur
dans les cœurs des mécréants» (al-Imran,
151)… Ces paroles et d’autres, si elles
n’étaient pas liées à un contexte historique
précis, si elles avaient un sens intemporel
comme le prétendent les fanatiques,
paraissent en effet terrifiantes.
Il ne faut pas faire mine de les oublier,
mais les sortir à la lumière du jour pour en
débattre, analyser les problèmes qu’ils
posent à la vie internationale et arrêter une
position à leur sujet. Ils ne sont pas très
nombreux, mais assez cependant pour
constituer un arsenal de justifications des
actes de barbarie auxquels nous assistons, révulsés. Le tout n’est pas que ces
versets existent, il faut expliquer pourquoi,
où et quand ils ont été révélés.
Jusqu’à la veille de l’Hégire en 622, soit
près de treize ans depuis la descente du
premier verset coranique, jusqu’à la révélation de la 87e sourate dans l’ordre chronologique sur un total de 114, on ne trouve
pas dans le Coran des exhortations à tuer
pour sa religion ou une autre raison, à faire
la guerre à quiconque ou à rompre avec
les autres religions et communautés
humaines, comme il n’est pas encore
question de jeûne, d’interdiction du vin, de
voile des femmes, d’amputation de la main
en cas de vol, de lapidation, de hadj,
d’usure, de règles du mariage, du divorce,
de la polygamie ou de l’héritage… C’est à
partir de cette 87e sourate, al-Baqara (La
Vache) qu’il est fait mention de «djihad» et
que les prescriptions et les interdictions
qui distinguent le rite musulman sont instituées. 86 sourates totalisant 4 613 versets
ont été révélées à La Mecque et 28 sourates totalisant 1623 versets à Médine
après que le Prophète eut choisi cette ville
comme terre d’exil pour échapper à la
mort dans sa ville natale, La Mecque.
La marque distinctive des 86 sourates
mecquoises est qu’elles ont une portée
cosmologique, universelle, spirituelle,
morale, philosophique et esthétique alors
que le dernier cinquième, révélé à Médine,
recèle les versets normatifs relatifs à l’organisation de la nouvelle société, du culte,
des relations avec les juifs, les chrétiens et
Réflexion
les polythéistes mecquois. Or, ces 86 sourates ont été disséminées, dispersées
dans le Coran de sorte qu’elles ont perdu
leur enchaînement et leur cohérence.
La première sourate qu’on rencontre en
ouvrant le Coran, après les sept lignes
constituant la Fatiha (5e dans l’ordre chronologique), est justement al-Baqara.
égard à ce qu’il vous a donné» (al-Maïda,
48) ; «Tu te rendras assurément compte
que ceux qui sont les plus proches des
musulmans par l’amitié sont ceux qui
disent : ‘‘Nous sommes chrétiens’’ (alMaïda, 82) ; ‘‘Avec les juifs et les chrétiens
ne discutez que de la manière la plus
affable, sauf quand il s’agit de ceux qui
Réformer l’Islam ! Le sujet est d’autant plus sensible que la liberté
de pensée n’est plus ce qu’elle était aux premiers temps de l’Islam,
quand on pouvait discuter en public de l’essence de Dieu, du Coran
créé ou incréé, de la prédestination, de l’interférence de Dieu dans les
affaires humaines... Il y avait plus d’esprit critique, de tolérance et de
liberté d’expression au temps des califes omeyyades et abbassides
que de nos jours où on peut être mis à mort pour des choses qui
passaient pour banales au temps des «mû’tazila».
C’est la première sourate révélée à
Médine et la plus longue (286 versets). Le
ton et le style changent brusquement à
partir de cette 87e sourate, devenant très
durs à certains moments. Et c’est sur ces
versets que le lecteur du Coran tombe
dans les sourates 2, 3, 4, 5, 8 et 9 alors
que dans l’ordre chronologique, elles
occupent les places 87, 89, 92, 112, 88 et
113. Dans ces sourates Dieu s’adresse à
une communauté en particulier qui doit
s’identifier par des rites, des règles de vie,
une organisation ad hoc et défendre son
existence. Les adeptes de la nouvelle religion ont subi pendant plus de douze ans
persécutions et exactions à La Mecque
sans réagir parce qu’il leur était interdit de
recourir à la violence.
Mais maintenant qu’ils sont concentrés
en un même endroit, qui plus est dans une
ville qu’ils ne connaissent pas, il devient
essentiel pour eux de s’organiser, de se
défendre contre l’hostilité des Médinois
non convertis, des «mounafiqine» (ceux
qui font semblant de s’être convertis mais
complotent contre l’Islam), des puissantes
tribus juives à l’intérieur de la ville et des
Mecquois à l’extérieur.
Encore qu’il n’est pas question dans
ces versets «durs» d’un appel à la guerre
mondiale, au djihad tous azimuts, mais de
nettoyer Médine (et plus tard la péninsule
arabique) de l’ennemi intérieur et de fortifier la citadelle. Là s’arrêtent le sens et le
champ d’application de ces versets.
Le contraire de ces versets existe aussi
dans le Coran, en plus grand nombre, et
ce sont ces versets qui ont fait la grandeur
de l’Islam et sa civilisation et pourront
encore le refaire. Ils appellent au respect
des autres religions, des autres communautés humaines, dissuadent de se venger et inclinent au pardon : «En vérité, les
musulmans, ceux qui pratiquent le judaïsme, les sabéens, les chrétiens, quiconque
croit en Dieu, au jour dernier et fait du
bien, tous ceux-là trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur» (alMaïda, 69) ; «Nous avons fait descendre
la Thora dans laquelle il y a guidance et
lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi
que les rabbins et les docteurs jugent les
affaires des juifs» (al-Maïda, 43-44) ;
«Nous envoyâmes, à leur suite, Jésus, fils
de Marie, pour confirmer ce qui, dans la
Thora, avait été antérieurement révélé.
Nous lui donnâmes l’Evangile contenant
une
direction
et
une
lumière»
(al-Maïda, 46) ; «Que les chrétiens jugent
d’après ce qui est révélé dans
l’Evangile !… A chacun de vous nous
avons donné une loi et une voie. Si Dieu
l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule
communauté. S’il ne l’a pas fait cependant, c’est pour vous mettre à l’épreuve eu
commettent des injustices parmi eux.
Dites-leur : ‘‘Nous croyons en ce qui nous
a été révélé et en ce qui vous a été révélé.
Notre Dieu et le Vôtre sont le même Dieu
et nous Lui sommes soumis’’ (al-Ankabût,
46) ; «A chaque communauté nous avons
assigné un rite sacré auquel elle se
conforme» (al-Hadjj, 67) ; «Que la haine
pour un peuple ne vous incite pas à être
injustes.
Pratiquez
l’équité»
(al-Maïda, 2)» ; «Quiconque transgresse
contre vous, transgressez contre lui, à
transgression égale» (al-Baqara, 194) ; «Et
s'ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci
toi aussi…» (al-Anfal, 61)… Tous ces versets, excepté ceux de sourate al-Ankabût,
sont postérieurs à la 87e sourate. Réformer
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Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
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l’Islam ! Le sujet est d’autant plus sensible
que la liberté de pensée n’est plus ce
qu’elle était aux premiers temps de l’Islam,
quand on pouvait discuter en public de
l’essence de Dieu, du Coran créé ou
incréé, de la prédestination, de l’interférence de Dieu dans les affaires humaines...
Il y avait plus d’esprit critique, de tolérance et de liberté d’expression au temps
des califes omeyyades et abbassides que
de nos jours où on peut être mis à mort
pour des choses qui passaient pour
banales au temps des «mû’tazila»,
époque où les musulmans ont donné un
grand essor à la science et à la technique,
tandis que de nos jours, on ne se soucie
que du respect des rites sans aucun intérêt pour les sciences et les technologies,
abandonnées aux autres.
S’ils ne se résolvent pas à se réformer,
s’ils ne réalisent pas les changements
nécessaires à leur cohabitation avec les
autres peuples du monde, les musulmans
ne pourront pas rêver d’un avenir moderne
et pacifique parmi les nations. Ils se rapprochent de cet avenir-régression au fur et
à mesure que leurs ressources en hydrocarbures s’épuisent. Ils retourneront alors
à l’état où les a trouvés l’Islam et le colonialisme. Tous les peuples de toutes les
confessions les dépasseront, y compris
les anciens animistes qu’aucun frein mental ou culturel n’entrave dans leur marche
vers le progrès.
N. B.
Prochain : Peut-on réformer l’Islam ?
Culture
LE COUP DE BILL’ART
DU SOIR
La braise de l’exil
Par Kader Bakou
Parmi le groupe d’exilés, certains souffrent plus que les
autres. Les trois amis sont dans
le train qui les emmène vers l’exil.
Ils sont silencieux. Le train
démarre. Les trois amis regardent
leur ville «natale» par la fenêtre
du wagon. Ils ne veulent perdre
aucune image de leur pays bienaimé. Le train traverse le pont sur
la rivière. Ils sont maintenant en
pleine campagne, car la ville est
située sur l’autre rive. Sur
quelques centaines de mètres, la
voie ferrée longe la ville désormais de l’autre côté de leur vie.
Les trois amis retrouvent le sens
de la parole et nomment chaque
quartier, chaque rue et chaque
monument qu’ils voient encore.
Le train s’éloigne de plus en plus.
Les trois exilés voient les dernières images de leur ville. Bientôt elle n’est plus qu’un point très
loin. Subitement, elle a disparu.
Les trois exilés sont assis silencieux. Il n’y a qu’un exilé qui peut
avoir une idée de la tristesse
qu’ils ressentent à ce moment-là !
K. B.
[email protected]
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
En signe d’amour
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[email protected]
EXPO «REFLETS D’ALGER» DE VALENTINA GHANEM PAVLOVSKAYA
Les reflets de la capitale sont toujours beaux dans les tableaux de l’exposition
de Valentina Ghanem Pavlovskaya à la galerie d’arts algéroise Sirius
et intitulée, à juste titre, «Reflets d’Alger».
L’artiste est arrivée en Algérie
en 1981. «Reflets d’Alger est
une exposition pour fêter trentetrois années de vie et d’amour
en Algérie», nous a-t-elle expliqué lors du vernissage.
«Petite est notre galerie.
Grand est notre cœur», aurait pu
être la devise de la bonne étoile
Sirius. En cette journée du vernissage, l’été semble être de
retour en plein mois de
novembre.
Les amoureux de l’art se
pressent dans les deux salles
(rez-de-chaussée et 1er étage) de
la galerie située au quartier du
Télemly. Par bonheur, le trottoir
est assez spacieux et devient un
prolongement naturel de la galerie. On y parle toutes les langues,
russe, français, arabe et anglais
notamment. La musique est tout
aussi diversifiée : russe, américaine et algérienne.
Les œuvres picturales, semiabstraites, portent des titres
comme «Alger la blanche»,
«Colombes de La Casbah»,
«Dans les rayons de l’arc-enciel» ou «Vers la fête». Le regard
est également attiré par les
tableaux des séries «Haïk» et
«Lumière». La couleur blanche
est omniprésente. «La couleur
blanche symbolise la pureté et la
possibilité de rêver. La capitale
était toujours Alger la blanche»,
fait remarquer l’artiste peintre.
L’œil, même profane, distingue çà et là des formes immaculées de femmes en haïk, des
portraits, un musicien, des
formes architecturales, etc.
«Ce sont mes premières
impressions en Algérie : soleil,
palmiers, chaleur, haïk. Tout le
travail est fait de flashs, de
visions sur Alger, ses ruelles, ses
habitants, son aura, ses mouvements,
son
envoûtement»,
explique-t-elle encore.
Valentina Pavlovskaya est
née au sein d’une famille d’artistes, dans l’ex-URSS. Après le
diplôme de l’Ecole des beauxarts de Grekov à Odessa, en
Ukraine, elle enseigne le dessin
et l’art de la composition à l’Ecole
des beaux-arts de Khotine que
dirige son père Valentin Vassilievitch Pavlovsky. En 1981, elle
arrive en Algérie avec son mari,
M. Ghanem.
Aujourd’hui, elle a animé un
grand nombre d’expositions individuelles et participé à des expos
collectives, en Algérie et à travers
le monde, notamment en France
et en Ukraine. Valentina Ghanem
Pavlovskaya est lauréate de
plusieurs prix et distinctions,
notamment le Grand Prix de la
peinture du gouvernorat du
Grand Alger en 1999 et le premier prix de peinture au concours
international de peinture organisé
à San Francisco (Etats-Unis) par
le National World Museum de
San Francisco. L’artiste slave est
également médaillée par le
ministère de la Culture en 2002.
L’exposition-vente de Valentina Ghanem Pavlovskaya à la
galerie d’arts Sirius est ouverte
jusqu’au 20 décembre 2014.
Kader B.
Photo : DR
Le Soir
d’Algérie
Valentina Ghanem Pavlovskaya
et ses «Reflets d’Alger».
Six films algériens en compétition
25es JOURNÉES CINÉMATOGRAPHIQUES DE CARTHAGE
ette année, Carthage fête un quart
de siècle de cinéma. La 25e édition
des JCC se tiendront du 29
novembre au 6 décembre 2014.
L'Algérie y participera avec six films
entre longs, court-métrages et
documentaires. C'est la plus ancienne
manifestation dédiée au cinéma en
Afrique et son Grand Prix, le Tanit d'or,
est l'un des plus prestigieux de la région.
Les Journées cinématographiques de
Carthage (JCC) débuteront samedi
prochain à Tunis ; une cinquantaine de
films, représentant 36 pays africains et
moyen-orientaux, y seront en lice dans
les différentes compétitions.
Du côté algérien, deux longmétrages de fiction sont au programme : L'Oranais de Lyès Salem et Loubia Hamra de Narimane Mari tandis
que Anis Djaâd et Karim Moussaoui
présenteront leurs deux films courts
Passage à niveau et Les jours d'avant.
Dans la section documentaire, on
retrouve El Oued El Oued de Abdennour Zahzah et Chantier A de Karim
Loualich, Tarek Sami et Lucie Dèche.
Citons parmi les cinquante films en
compétition, l'excellent long-métrage
marocain C'est eux les chiens de
Hicham Lasri ; un walk-movie palpitant
où le réalisateur transpose dans une
C
brillante mise en abîme la grève générale de 1983 et le Mouvement du 20
février 2011. Au-delà de son scénario
magistralement construit et sa mise en
scène tout en nuances, c'est indéniablement l'acteur principal Hassan
Badida qui s'est illustré dans une interprétation bouleversante, aussi sobre
que riche en émotions.
Les JCC accueilleront aussi le film
choc du Palestinien Hani Abou Saad
Omar qui a été, rappelons-le, nominé
aux Oscars et qui a décroché le prix
spécial du jury au Festival de Cannes
2013. A rappeler que le jury de la compétition long-métrage sera présidé par
l'acteur américain Dany Glover et
comptera parmi ses membres le
cinéaste algérien Nadir Moknèche.
Dans la section des courtmétrages, Les jours d'avant de Karim
Moussaoui est le le film le plus primé
de la récente filmographie algérienne,
tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du
pays. D'une durée de quarante
minutes, cette œuvre de cinéma
revient sur le douloureux traumatisme
de la décennie noire à travers les souvenirs de Amina et de Jaber, deux
lycéens qui nous livrent leurs récits
sur cette période dans une narration
introspective et raffinée tandis que la
mise en scène célèbre à la fois une
esthétique urbaine assez agressive et
un mysticisme de l'image où le
moindre plan est un tableau d'art.
Enfin, parmi les documentaires en
compétition, au nombre de seize, qui
seront départagés par un jury présidé
par le Libanais Pierre Abi Saab, figure
des Murs et des Hommes de la Marocaine Dalila Ennadre qui a décroché
le Grand Prix du documentaire au dernier Festival d'Alger du film maghrébin. Sensible et profondément
humain, le film déambule à la vieille
ville de Casablanca où la caméra de
Dalila interroge autant les visages que
les esprits de ses habitants.
Il en sort une œuvre pleine de
nuances et une mise en scène raffinée même si elle frôle parfois le reportage. Les 25es Rencontres cinématographiques de Carthage proposent
également des sections parallèles en
off, à l'instar de «Cinémas du monde»
qui verra la projection de deux films
du Salon du livre de Béjaïa.
d’Aït Hichem.
Jusqu’au 26 novembre : 2e Festival GALERIE BOUFÉE D’ART
(RÉSIDENCE SAHRAOUI, LES
culturel arabo-indien.
DEUX-BASSINS, BEN-AKNOUN,
ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE
ALGER)
DE JOURNALISME ET DES
Jusqu’au 6 décembre : Exposition
SCIENCES DE L’INFORMATION (11, de peinture de l’artiste Noureddine
RUE DOUDOU-MOKHTAR, BENChegrane.
LIBRAIRIE CHIHAB
AKNOUN, ALGER)
CAFÉ LITTÉRAIRE ET
INTERNATIONALE (10, AVENUE
Lundi 24 novembre à 13h :
BRAHIM GHARAFA, BAB-EL-OUED, GALERIE D’ARTS AÏCHA-HADDAD Rencontre intitulée «Les nouvelles voix PHILOSOPHIQUE DE LARBAÂNATH-IRATHEN (WILAYA DE
ALGER)
de la chanson algérienne moderne»,
(84, RUE DIDOUCHE-MOURAD,
Mardi 25 novembre à 14h30 :
TIZI-OUZOU)
en présence des groupes Dzaïr,
ALGER)
Rencontre-débat avec Salah
Freeklane, 6 Rocko, de l’artiste Samir Samedi 29 novembre à 14h : Emev,
Jusqu’au 2 décembre : Exposition
Laghrour autour de son ouvrage
l’Entreprise d’organisation des
Fares, etc. Cet événement a pour
de peinture de l’artiste Hakim
Abbès Laghrour : du militantisme au Akhenak.
événements culturels économiques et
objectif de débattre sur le nouveau
combat, wilaya I (Aurèsscientifiques, organise un café littéraire
style musical émergent et le regard
Nemamchas).
et philosophique à la bibliothèque
différent qu’il apporte sur la scène
MAISON DE LA CULTURE
communale de Larbaâ-Nath-Irathen.
artistique et sociale algérienne.
MOULOUD-MAMMERI DE TIZIMAISON DE LA CULTURE AHMED- OUZOU
Thème : «Algérie : jeunesse et
MAISON DE LA CULTURE DE BÉJAÏA politique». Auteur invité : Nacer Djabi,
AROUA (KOLÉA, TIPASA)
Du 24 au 27 novembre : 5e édition
Jusqu’au 28 novembre : 3e édition sociologue.
du Festival culturel local du tapis
Mardi 25 novembre à 18h : Soirée
CAFÉ LITTÉRAIRE DE BÉJAÏA :
Samedi 29 novembre à 14h :
Aomar Aït Aïder sera l’invité au café
littéraire de Béjaïa, au Théâtre
régional Malek-Bouguermouh de
Béjaïa, pour présenter son livre
Université, le chaos.
poétique avec des poètes algériens,
égyptiens et marocains (dans le
cadre du Festival culturel araboindien).
CENTRE CULTUREL MUSTAPHAKATEB (5, RUE DIDOUCHEMOURAD, ALGER)
Jusqu’au 4 décembre : Exposition
de peinture de l’artiste Karim Tebaïla.
algériens : Barakat de Djamila Sahraoui et La voie de l'ennemi de Rachid
Bouchareb. Aussi, sont prévus deux
rétrospectives dédiées aux cinémas
chilien et roumain.
Par ailleurs, plusieurs hommages
seront rendus à des figures marquantes du cinéma africain et moyenoriental à l'instar du cinéaste français
Maurice Pialat, du Syrien Omar Amiralay, du Tunisien Nacer KKhemir et
du Sénégalais Samba Félix Ndiaye,
considéré comme le père du documentaire africain. Décédé en 2009,
son premier film datant de 1974 est
consacré au massage traditionnel
des nourrissons chez les mères
sénégalaises. Lancées en 1966, les
Journées cinématographiques de Carthage se déroulent tous les deux ans
en alternance avec les Journées théâtrales. La création de cet événement
fut l'idée du cinéaste tunisien Tahar
Cheriaâ et garda longtemps son statut
de manifestation incontournable tant à
l'échelle régionale qu'internationale
avant que son astre ne décline relativement à cause de sa baisse d'exigences cinématographiques et la naissance d'autres festivals, financièrement plus importants.
Sarah Haider
ESPACE DE LOISIRS ET DE
DÉTENTE POUR ENFANTS
KIDZLAND (CHÉRAGA, ALGER)
Chaque jour : Spectacles
d’attractions pour les enfants de 3 à
12 ans.
PALAIS DE LA CULTURE
MOUFDI- ZAKARIA (KOUBA,
ALGER)
Jusqu’au 31 janvier 2015 : 7e
édition du «Salon d’automne» des
arts plastiques.
GALERIE SIRIUS (139,
BOULEVARD KRIM-BELKACEM
(TELEMLY, ALGER-CENTRE)
Jusqu’au 20 décembre :
Exposition de peinture «Reflets
d’Alger» (collection 2013-2014), par
l’artiste Valentina Ghanem
Pavlovskaya.
La dernière avant-première ?
La veille, il avait revu avec ses
proches, dans une ambiance où on
percevait tantôt des signes d’excitation tantôt de la tension, tous les
détails du protocole de la cérémonie.
Durant sa longue carrière, l’homme au
charisme indéniable, qui entame dans la
bonne humeur la neuvième décennie de
son existence, avait assisté pourtant à bien
des avant-premières à travers le monde,
côtoyé les grandes figures du septième art,
scénaristes, metteurs en scène, comédiens, compositeurs et techniciens souvent
aux doigts magiques ; dirigé des entreprises de production et de distribution cinématographiques, comme il avait connu de
façon solennelle ou conviviale, de près ou
de très près, par des combinaisons dont il
détient le code d’accès, présidents et
membres du gouvernement, émerveillant
parfois ses partenaires professionnels
étrangers en visite de travail en les mettant,
en l’espace de quarante-huit heures seulement, au contact de cinq ou six ministres
pour faire avancer tel ou tel dossier, ce qui
ajoutait bien évidemment à sa notoriété.
Mais cette fois-ci, il ressentait curieusement
une indéfinissable appréhension à l’approche de l’évènement. Auréolé il y a près
de quarante ans d’une distinction prestigieuse dont l’éclat tout en or avait projeté
sur les écrans des plus grands cinémas de
la planète une image inattendue de cette
Algérie laborieuse, aux mains rocailleuses,
au visage austère, au verbe haut et tranchant, au regard trempé dans l’acier, qui
n’imaginait pas un seul instant, au regard
de ses urgences du moment, escalader la
première décennie de son indépendance à
peine célébrée les marches toutes tapies
de rouge d’un majestueux palace méditerranéen pour recevoir, sous une multitude de
flashs, une nouveauté dans le monde
arabe, le fameux trophée qui récompense à
l’échelle mondiale la meilleure œuvre cinématographique. L’homme qui avait traversé
bien des tumultes et connu des heures de
gloire laissait soudainement place à un être
fragile, plein d’humilité, attaché au crépuscule de sa vie à laisser à la postérité une
image digne de son parcours et où les
séquences d’hier mêlées de terre et de
sang laisseraient place à des interrogations
philosophiques à résonance universelle sur
cette grande aventure humaine, la lutte de
Libération nationale, dont l’issue victorieuse
avait libéré le pays et les consciences.
En somme, pour une fois, faire un film
sur la révolution avec le moins de coups de
feu possible… en convoquant, au détour
d’une singulière histoire à trois, qui aurait pu
se jouer au théâtre de la Grèce antique, les
questions d’objection de conscience, de
repentir, de valeurs humaines opposées
puis graduellement partagées par les
hommes sur les champs de bataille,
lorsque les agresseurs réalisent enfin l’absurdité de leur combat et que les résistants,
convaincus de l’universalité de leur lutte,
leur ouvrent sans haine le chemin du pardon, même sur les sables brûlants d’un
impressionnant et merveilleux désert.
Cinéaste du «système», selon ses détracteurs ou simplement selon des grilles de
lecture d’observateurs critiques grands
amateurs de la lutte des classes, il a eu à
gérer dans les années fastes, loin de toute
orthodoxie, des entreprises publiques dont
l’une sera dissoute à défaut, murmurait-on
à tort ou à raison, de le démettre, et l’autre
tombée peu après son départ dans l’œil du
cyclone qui l’emportera lorsque les
«orfèvres» de la restructuration en tout
genre, et plus tard les experts de la liquidation toujours en poste à ce jour viendront à
sévir. Et s’il a eu bien des démêlés, mais
dans les règles de l’art pourrait-on dire au
regard des confrontations souvent violentes
Culture
sanction institutionnelle n’est venue leur
donner raison, ce qui signifiait si on se place
du côté de ses contradicteurs et dénonciateurs les plus déterminés que l’homme était
décidemment «intouchable» en haut lieu,
ou si on s’en tient à l’absence de réaction
de la tutelle administrative et des instances
ordinaires de la loi que les arguments de
l’accusation ne résistaient à aucun test de
vérité, qu’ils ne justifiaient aucun examen
et aucune poursuite, et qu’ils pouvaient en
revanche valoir dans le cas le plus clément
à leurs auteurs toujours habités par le
doute une décision de suspension à titre
conservatoire. Qui peut ignorer tout compte
fait, que c’est sous son «mandat» que les
«actualités filmées algériennes» projetées
en avant-programme, c'est-à-dire avant la
diffusion du film à l’affiche, avaient connu
leur rayonnement dans les salles obscures,
Mohamed Lakhdar Hamina.
que les réalisateurs salariés ont été invités
d’aujourd’hui, avec la «profession», il à quitter les postes administratifs qu’ils
empruntera bien volontiers, sourire en coin, occupaient à l’Office national du cinéma
il y a quelques mois, à celle-ci le lexique dès qu’il en prit plus tard la direction, et à
protestataire pour s’indigner des embûches rejoindre sans délai leur terrain naturel,
qui ont retardé et menacé son projet, donnant ainsi aux uns et aux autres la posdevant une assistance parmi laquelle on sibilité de réaliser enfin leurs projets et
pouvait distinguer des figures crépuscu- leurs rêves, à charge pour le public de juger
laires de la «vieille garde» du cinéma d’Etat, en dernier lieu de leur qualité, que le débat
reconnaissables de loin à leur hésitation à sur la réhabilitation et la modernisation des
applaudir franchement l’ancien dirigeant salles de cinéma avait été amorcé et qu’une
«fort, arrogant, libéral avant l’heure, et sûr mission de récupération des archives avait
de lui», selon les canons de la littérature été engagée dès ces années-là ? Que celui
syndicale de chevet, reconverti tardivement qui doute de ces réalités-là lève le doigt.
à leurs yeux en compagnon contestataire.
Toutes ces interrogations traversaient
L’homme fera pourtant le procès sans maintenant et en même temps son esprit
appel de pratiques parasitaires dans l’activi- sans qu’il sache la raison, à moins que dans
té cinématographique, ennemies histo- son subconscient il se trouvait déjà à l’heuriques de toute lutte syndicale, décriées à re du grand bilan, revisitant à la vitesse de
voix basse ces dernières années, mais vingt-cinq images seconde, les séquences
dénoncées pour la première fois publique- majeures de son long itinéraire. Ce Crépusment, de surcroît en face de la ministre nou- cule des ombres qu’il s’apprête à présenter
vellement investie de la responsabilité du demain dans une cérémonie solennelle
secteur de la culture, ce qui pouvait suggé- serait-il donc son propre crépuscule, sa
rer d’ailleurs d’autres lectures même si cela dernière avant-première ?
ne participait pas d’une
Seul maintenant dans
Admiré, chahuté ou
quelconque préméditation.
son salon dont les fenêtres
Que pouvait-il se reprocher contesté, il aura marqué laissent glisser les dernières
pour être sujet subitement son retour à l’écran au lueurs du jour, il se surprend
au trac d’un débutant, la
à dérouler le découpage de
moment où l’Algérie
veille de la cérémonie de célébrait le soixantième son film, à expliquer ses
présentation officielle de sa
choix à haute voix comme
anniversaire du
dernière œuvre, en ce mois
pour se préparer aux quesdéclenchement de sa
de novembre dont le pretions à venir. Dans une
guerre de Libération
mier jour a sonné il y a
séance d’autocritique dont il
nationale dans une
soixante ans, le début du
est à la fois l’acteur et
œuvre où le talent du
crépuscule puis la fin d’une
l’unique témoin, il sait qu’il
cinéaste qui a pris de
longue nuit coloniale ?
pourrait être interrogé, dans
l’âge et donc de la saveur
Enfant de ces vastes
le respect dû à son autorité
emprunte, dans une
étendues présahariennes
professionnelle, sur la lontouche et un registre
écrasées par les méfaits de
gueur des préliminaires au
dont il a le secret, au
la colonisation qui a confis«crépuscule», sur les diageste généreux et
qué les terres et les cheplogues qui peuvent sembler
suprême de l’artiste
tels, détruit les liens
céder parfois au discours
sociaux, réduit des popula- peintre et à la baguette anticolonialiste à l’état brut
tions entières à la famine, il magique et céleste d’un et à des formules convea su garder dans sa chef d’orchestre, dans la nues, sur l’accent des
«mémoire des noms et des peinture des sentiments, jeunes enfants des tentes
lieux», même s’il a succomdont les sonorités peuvent
des espaces et
bé vite selon certains à un
paraître en dernier ressort
des mirages.
mode de vie «seigneurial»,
plus proches des quartiers
le souvenir des années de misère et de des hauteurs d’Alger que de leur terroir,
braise dans lesquelles se ressourcent avec celui de son enfance, sur l’exagération
talent ses meilleures œuvres. Est-ce parce peut- être du personnage de l’objecteur de
que sa région natale a donné, malgré sa conscience qui n’hésite pas à recourir par
forte paupérisation matérielle, de grandes moments à la violence des mots et des
richesses de l’esprit, des héros de la résis- gestes que sa posture morale condamne
tance et d’éminents cadres à la Révolution précisément, sur le profil de ce combattant
et plus tard à la nation et à l’Etat, qu’il ne de l’armée de Libération nationale au centre
pouvait pas ne pas inscrire sa trajectoire de l’histoire, qui déclame avec élégance et
dans le sens de l’histoire en se mettant précision la langue de l’«occupant», qui n’a
jeune au service de la lutte de Libération apparemment aucun souvenir de ses comnationale pour le retentissement de laquelle pagnons laissés derrière lui et qui s’oublie
il a aidé à confectionner les premières dans d’intenses joutes oratoires en plein
images ? De ce côté-là, qui peut donc lui désert transformé en amphithéâtre allant
adresser le moindre reproche ? Si certains jusqu’à laisser échapper imprudemment, on
de ses modes de gestion et ses colères pourrait le ressentir, un parfum de «fraternilégendaires à la tête d’organismes publics sation» en donnant plus d’une fois du «mon
avaient fourni en leur temps matière à commandant» à celui qui avait ordonné sa
nombre de motions syndicales, aucune mise à mort et qui continue à l’interpeller
Photo : DR
Le Soir
d’Algérie
Lundi 24 novembre 2014 - Page
Par Boualem Aïssaoui
9
même sur la voie du repentir, de façon fort
péjorative et blessante durant cette longue
et lente traversée du désert… Il sait aussi
qu’il peut être interrogé sur la composition
de l’équipe technique et artistique, qu’il lui
faut répondre à la question habituelle du
budget du film, l’écran étant au cinéma, on
le sait, le témoin incorruptible du coût réel
de toute production… sur les voies et les
moyens sollicités pour faire aboutir après
tant d’années de mûrissement et d’attente
le financement de son projet qualifié avant
même sa mise en œuvre de colossal si on
s’en tient aux capacités connues du fonds
d’aide à la production cinématographique…
Mais toutes ces questions qui auraient
été qualifiées sans doute de «déplacées»
au temps de la parole unique ressortent
aujourd’hui de la liberté d’expression se ditil et un film livré au public est un produit
exposé à la critique pour peu que celle-ci
soit sincère et professionnelle.
Ce film a été construit avec l’argent du
Trésor public et le public a bien le droit de
demander des comptes, murmurait-il à luimême. Crépuscule des ombres, film testamentaire ? Il ne pourra pas se dérober à
cette question, en fait la seule qui le préoccupait vraiment depuis le début, et qui
entretenait en lui cette indéfinissable appréhension, la veille de cette fameuse cérémonie d’avant-première. Au fond de lui-même
se dit-il, peut-être… la dernière ou l’avantdernière avant-première… car l’homme
reste un gisement d’histoires à raconter, et
nourrit depuis fort longtemps le désir de
faire ses adieux avec une fresque historique sur la plus grande personnalité algérienne du dix-neuvième siècle qui a porté
l’épée et la plume jusqu’à la fin de ses jours
et dont le nom est inscrit au fronton de l’Etat
algérien moderne. Dans sa pleine maturité
et sa haute maîtrise de l’art cinématographique, qui peut lui contester cette ambition
? Admiré, chahuté ou contesté, il aura marqué son retour à l’écran au moment où l’Algérie célébrait le soixantième anniversaire
du déclenchement de sa guerre de Libération nationale dans une œuvre où le talent
du cinéaste qui a pris de l’âge et donc de la
saveur emprunte, dans une touche et un
registre dont il a le secret, au geste généreux et suprême de l’artiste peintre et à la
baguette magique et céleste d’un chef d’orchestre, dans la peinture des sentiments,
des espaces et des mirages. Il aura également osé, en y intégrant des ingrédients de
la fiction, nonobstant ce que la critique officielle et publique pourrait toujours lui reprocher, elle est dans son rôle, poser mieux
que quiconque la question de l’objection de
conscience et de la repentance dans les
guerres contemporaines terribles comme
celle qui a été imposée au peuple algérien
par une colonisation française grosse de
plus de cent trente ans de crimes, de
méfaits et d’injustices.
Soyons naïfs : et si ce film qui fait,
davantage en paroles c’est vrai, le procès
de la colonisation participait de ce nouveau
combat pour la vérité dans tous ses contenus et dans toutes ses formes pour faire
triompher enfin le pardon dû au peuple
algérien et aider à construire dans le respect, la sincérité et la confiance l’amitié et la
coopération entre les générations d’aujourd’hui des deux rives, dans un monde de
plus en plus menacé par les extrémismes
destructeurs et barbares internes et
externes ? Cette chronique est une pure fiction basée parfois sur des faits réels, et le
film dont il s’agit Crépuscule des ombres
dont l’avant-première a eu lieu le 16
novembre 2014 à la salle El Mouggar à
Alger est signé Mohamed Lakhdar Hamina,
Palme d’or 1975 à Cannes auquel il est
souhaité ici un long souffle pour de nouvelles moissons.
B. A.
Le Soir
d’Algérie
Le Soir du Centre
Akbou croule sous les ordures
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
APRÈS LA FERMETURE DE LA DÉCHARGE DE BIZIOU
La situation sanitaire au niveau du centre-ville d’Akbou,
exige expressément l’intervention accrue du gouvernement, afin d’évacuer les millions de tonnes d’ordures
ménagères entassées ça et là dans la quasi-totalité des
quartiers.
L’inquiétude des citoyens est
grandissante d’autant plus qu’aucune issue ne se dessine à l’horizon de cette insoutenable réalité,
qui risque aux yeux de tous une
catastrophe humaine.
Il s’agit là d’une très grave
urgence sanitaire jamais vue
ailleurs. Akbou ne respire plus et
ce depuis plus de six mois, après
la fermeture «musclée» de la
décharge de Biziou, relevant de la
commune d’Amalou. Toutes les
négociations possibles des autorités soit de la municipalité d’Akbou
ou de l’administration de la wilaya,
TIZI-OUZOU
Réouverture
des marchés
aux bestiaux
dans plusieurs
localités
Mis à part les localités de
Fréha, Boghni, Ouacif et Aïn-ElHammam, où l’interdiction de la
tenue des marchés aux bestiaux
est encore en vigueur en raison
de l’épidémie de la fièvre aphteuse qui aura enregistré un net
recul, toutes les autres localités
de la wilaya de Tizi-Ouzou ne
sont plus concernées par cette
disposition dès lors qu’un arrêté
permettant la réouverture des
marchés a été signé par le wali de
Tizi-Ouzou début novembre. Une
campagne d’information en direction des éleveurs a été, ainsi, lancée à travers la soixantaine
d’autres communes de la wilaya.
Et certains marchés (bovins et
ovins) sont déjà rouverts.
Il convient de souligner, par
ailleurs, que le certificat de vaccination des cheptels lors de
leur déplacement est toujours de
mise, autrement dit les services
de sécurité ont été instruits à
l’effet de diriger tout droit vers
l’abattoir toutes les bêtes
n’ayant pas été auscultées au
préalable par les docteurs vétérinaires.
C’est dire que la prévention
est toujours de mise, même si
cette pathologie qui a défrayé la
chronique nationale durant cet
été, aura enregistré un net recul
à travers les quatre coins du territoire national, pour ne pas dire
a disparu.
Aussi, pour une meilleure
prévention, le ministère de
l’Agriculture
et
du
Développement rural a décidé
d’importer, à cet effet, deux millions de doses de vaccin.
Plus de 1,6 million de têtes
bovines ont été déjà vaccinées
depuis la déclaration de cette
maladie en février dernier en
Tunisie. On croit savoir également que le taux d'avancement
de l'opération d'indemnisation
des éleveurs ayant subi des
pertes se situe entre 80 et 90%.
Amayas Idir
ont échoué devant l’inflexibilité des
habitants de la localité de Biziou
qui ne veulent rien savoir.
Le chef de l’exécutif de la
wilaya de Béjaïa, avait pour rappel, regroupé les deux parties en
conflit plusieurs fois en présence
de la presse et des directeurs
chargés du dossier afin de trouver
des solutions d’urgence à cet épineux problème, mais sans succès.
Tous les appels à la sagesse et
à l’effort, surtout des citoyens de la
région d’Amalou pour contribuer à
la lutte contre une éventuelle épidémie, ont été rejetés pour le motif
de «fermeture immédiate et indiscutable de la décharge».
Les délais de six mois pris
comme engagement public par
Hamou Ahmed Touhami, le wali de
Béjaïa, lors de la dernière réunion
en attendant la réalisation express
d’un CET dans la région n’a pas
été accepté par les citoyens de la
localité où est basée la décharge
en question.
Un tour dans cette ville s’impose, notamment après la tombée de
la nuit où les citoyens des quartiers s’empressent tant bien que
mal d’incendier les immenses
buttes de déchets. De loin nous
observons des épais brouillards de
fumée noire mélangés à des
explosions assourdissantes de
bouteilles en verre et de celles des
détergents. Les images sont
impressionnantes, où il est difficile
de croire, un seul instant, qu’on est
dans la seconde ville de Béjaïa et
de surcroît la plus industrielle et la
plus commerçante.
Les Akbouciens ne peuvent
plus sortir ou du moins respirer
devant les montagnes de déchets
ménagers qui leur empoisonnent
la vie quotidiennement. Kamel N.
S., un des habitants du centre-ville
que nous avons rencontré jeudi
dernier, nous a exprimé sa forte
frustration face au manque d'implication de certaines personnalités
soit de sa ville soit de l’autre, sans
les nommer, pour faire bouger les
choses, «c’est inadmissible de
vivre une telle catastrophe à l’aube
de 2015 et dans une ville aussi
riche et cultivée. Regardez par
vous-même, il n’y a pas une seule
fenêtre d’ouverte ici dans mon
quartier ou ailleurs, les fumées
dégagées par les feux à répétition
des tonnes d’ordures chaque nuit
10
tombée, coupent la respiration
dans les foyers. Des enfants et
des personnes âgées sont tout le
temps évacués aux urgences de
l’hôpital pour des nausées, des
vomissements et le manque terrible d’oxygénation, ça y est, on ne
peut plus et moi personnellement,
j’ai décidé de tout vendre et de
quitter cette ville», a-t-il ainsi
lancé. «Ce n’est un secret pour
personne que derrière cette histoire, des intérêts purement personnels et financiers. Allez-y enquêter
sur la présence d’une briqueterie
privée érigée à quelques pas de la
décharge en question. La décharge existait depuis des années et
jamais personne n’en a parlé,
pourquoi donc maintenant et en
plus, ils demandent sa fermeture
dans l’immédiat sans se soucier
de la santé des dizaines de milliers
de citoyens d’Akbou. Nous savons
pertinemment que beaucoup de
monde a trempé dans cette affaire
et si un jour la vérité éclate, le
monde aura compris les véritables
artistes de cette machination ayant
entraîné la ville dans cette
incroyable situation que vit le
pauvre Akboucien», ajoutera
ensuite Yazid, un jeune fonctionnaire d’une société privée, natif de
la même ville.
Le
raisonnement
d’une
«machiavélique» manipulation à
propos de la fermeture de la
décharge d’Amalou court dans
tous les sens au centre de la cité
akboucienne y compris dans les
administrations, en témoigne un
fonctionnaire qui avance que «certains élus ont une grande part de
responsabilité dans cette affaire,
ces derniers œuvrent à ce qu’on
finit par avoir la tête du maire de la
ville, c’est tout ce qui les intéresse.
Ils ne se soucient guère de cette
catastrophe sanitaire, au contraire,
ils s’en réjouissent».
Le RCD de son côté a appelé
les citoyens de la ville d’Akbou justement à répondre massivement à
une marche de protestation devant
l’«infernal» problème, le 29
novembre prochain pour exiger
«une solution immédiate pour
l’évacuation des ordures et contre
la dégradation du cadre de vie».
La population et les commerçants sont ensuite appelés à
observer une grève générale de
8h à 12h.
La marche s’ébranlera de la
trémie de Guendouza vers la place
Colonel-Amirouche d’Akbou, souligne le parti politique dans une
déclaration-appel.
Kamel Gaci
adosser à cette stratégie des politiques publiques de développement de l’entreprise. A ce titre, le
conférencier insiste sur l’assainissement de l’environnement de la
PME en développant des relations
avec les différents partenaires, à
l’instar du tryptique syndicat-patronat-gouvernement.
Cependant, en marge de cet
événement, c’est l’université qui a
marqué sa présence et qui s’est
s’imposée comme partenaire
incontournable du développement
de l’entrepreneuriat. En effet, le Dr
Nawal Benlakhal, maître de conférences à l’université de Tipasa
avait, dans sa conférence, décortiqué l’avènement de l’entrepreneuriat, depuis les réformes économiques algériennes. Elle dira à ce
propos que «l’application des
réformes économiques depuis les
années 1990, en Algérie avait vu la
libéralisation des prix et la mise en
œuvre des réformes fiscales», en
poursuivant que «ce libéralisme
s’est accompagné de transformations et de bouleversements ayant
profondément marqué la politique
économique du pays».
C’est dans ce cadre que le
conférencier a aussi expliqué la
notion d’ entrepreneuriat en proposant trois définitions et les différents types d’entrepreneurs, et de
procéder à une comparaison
déterminant le profil-type de l’entrepreneur où se retrouve sa psychologie, ses attentes, ses objectifs et ses ambitions pour une adéquation entre l’homme et la situation économique et professionnelle
des activités qui se greffent à son
environnement économique.
Houari Larbi
cheptel animalier. La caisse
recense 70 000 contrats en matière automobile dont 30% d'engins
agricoles tels que les tracteurs,
moissonneuses-batteuses
et
autres...
Cette année, la CRMA de
M'sila a connu une évolution du
chiffre d'affaires estimée à 20 %
par rapport à l'an dernier, nous
fait savoir B. Azoug, directeur de
la Caisse de M'sila. Une deuxième rencontre sera organisée
dans une exploitation agricole de
la wilaya où les fellahs et éleveurs
de la wilaya auront l'occasion de
débattre en présence des cadres
de la direction de la CNMA, l'importance et le rôle de l'assurance
agricole dans le développement
de l'agriculture nationale.
Le P-dg de la CNMA, M. Cherif
Ben Habilès contacté par téléphone, a déclaré en cette occasion
que plusieurs wilayas du pays
vivent le même évènement organisé à M'sila, juste pour une seule
raison, c'est de faire connaître le
rôle joué par la CNMA et se présente en tant que soutien financier
indispensable, a-t-il dit, et
apprendre aux agriculteurs comment minimiser les multirisques.
Parmi ces objectifs, montrer aux
partenaires que la Caisse joue un
rôle purement économique, tout
en adaptant le produit assurance
et jouer sur les nouveaux tarifs et
rendre cette assurance accessible
aux agriculteurs et faciliter la procédure de paiement, a-t-il conclu.
A. Laïdi
L’entrepreneuriat dans tous ses états
TIPASA
La semaine mondiale de l’entrepreneuriat a été célébrée avec faste durant plus de huit jours, en rassemblant
toutes les potentialités humaines et matérielles locales
concernées de près ou de loin par cet événement.
C’est ainsi que les promoteurs,
les porteurs d’idées et de projets,
bénéficièrent d’accompagnement
et d’actions de formations.
L’entrepreneuriat féminin ne fut
pas en reste, particulièrement les
activités de la femme rurale de
Béni-Mileuk, de Messelmoun et de
Gouraya. Mais ce furent les conférences portant sur le thème de
l’entrepreneuriat qui avaient retenu
le plus l’attention des participants,
notamment la conférence animée
par M. Mounir Belabdelouahab, un
expert du Conseil national consultatif (CNC/PME), qui avait mis l’accent sur l’écosystème entrepreneurial présenté comme un orga-
nisme chargé d’encourager et de
promouvoir la création de nouvelles associations professionnelles, mais aussi de collecter l’information économique auprès des
associations professionnelles et
des organisations patronales et
des systèmes intermédiaires, en
vue d’asseoir une politique et une
stratégie de développement du
secteur.
S’agissant de la stratégie adoptée dans le cadre des ambitions du
CNC, le conférencier estime que le
CNC prône toute forme de concertation avec les pouvoirs publics en
vue de la prise en charge des préoccupations de la PME et pour
Portes ouvertes sur la CRMA à M’sila
ASSURANCES AGRICOLES
L'édition de cette année connaît le lancement d'un
nouveau produit appelé «perte du rendement» destiné
aux céréaliculteurs et notamment les producteurs de
pomme de terre.
M. Brahim Azoug, directeur de
la Caisse de M'sila, a précisé que
lorsqu'un agriculteur n'obtient pas
la quantité escomptée faite sur un
périmètre assuré, dans ce cas, la
CRMA assure d'indemniser la différence enregistrée. Quant au
côté animalier, la caisse a mis en
place pour la première fois, un
deuxième produit, il s'agit d'une
assurance contre le vol.
Le wali Abdallah Ben Mansour
a donné le feu vert dans la matinée de ce dimanche de lancement de ces portes ouvertes qui
sont organisées du 23 au 27
novembre dans la ville de M'sila
et seront animées par plusieurs
communications et explications
assurées par des cadres de la
CRMA et autres universitaires afin
d'expliquer aux agriculteurs et
éleveurs de la région portant sur
les multirisques menaçant les
produits de céréalicultures et animaliers.
La CRMA de M'sila compte
123 600 assurés, toutes filières
confondues dont 5 0796 de
contrats des agriculteurs, 2815
contrats contre les catastrophes
naturelles et 586 assurances du
Le Soir de l’Est
Le Soir
d’Algérie
10
Atelier de formation pour les inspecteurs
et enseignants d’anglais
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
SÉTIF
Le British-Council, l'organisme britannique pour
l'éducation et les relations culturelles, en collaboration
avec la Direction de l’éducation de la wilaya de Sétif,
organise un atelier de formation de cinq jours, du 23 au
27 novembre, pour les inspecteurs et enseignants d'anglais du cycle moyen.
Cet atelier, auquel participe
une centaine d’inspecteurs et
enseignants formateurs venant
de 17 wilayas de l’est, s'inscrit
dans le cadre de la coopération
bilatérale entre l’Algérie et la
Grande-Bretagne dans le secteur de l’éducation et notamment l’apprentissage de la
langue anglaise, langue étrangère dans ses dimensions
didactique et phonologique.
Les travaux de cet atelier
sont dirigés par cinq experts britanniques et portent sur l’évaluation des programmes de formation initiés depuis 2008 en partenariat avec le Centre culturel
anglais pour l'amélioration de
l'enseignement et de l'apprentissage de l'anglais dans les écoles
algériennes.
A cet effet, près de 3 000
enseignants d'anglais du palier
moyen et 300 inspecteurs de
langue anglaise ont été formés
depuis 2008 dans le cadre de la
coopération entre l'Algérie et le
Royaume-Uni.
Ces formations ont été sponsorisées par Anadarko Algeria
Company LLC, une filiale
d'Anadarko
Petroleum
Corporation. Les wilayas concernées par cette opération sont :
Batna, Oum-El-Bouaghi, Béjaïa,
El-Tarf, Annaba, Skikda, Tebessa,
Jijel, Constantine, Sétif, Mila,
Souk-Ahras, Khenchela, Biskra,
Guelma et Bordj-Bou-Arréridj.
Lors de son allocution d’ouverture du séminaire, le directeur de l’éducation de la wilaya
de Sétif, M. Abdelaziz Bezala, a
affirmé que l’opération de formation pour l'amélioration de l'enseignement et de l'apprentissage de l'anglais sera étendue au
cycle secondaire.
«Un accord a été signé, au
mois de septembre dernier,
entre le ministère de l’Education
nationale et l’institution culturelle
britannique, qui permettra la formation d’inspecteurs et enseignants du cycle secondaire afin
de développer les normes d’enseignement de cette langue
dans l’école algérienne.
Ce programme facilitera l’application du programme SEEDS
(Développement stratégique de
l’enseignement de la langue
anglaise dans les écoles). Ce
plan de réforme des normes
d’enseignement de la langue
anglaise dans les écoles est
financé par le ministère de
l’Education, avec le soutien des
sociétés Anadarko, Hess et
HSBC», a-t-il affirmé.
Notons que le British Council
est présent dans 109 pays dans
le monde, et a pour objectif de
promouvoir la compréhension
intellectuelle entre le RoyaumeUni et les autres pays à travers
l'art, l'éducation et la formation,
les sciences et la technologie, et
la gouvernance.
Imed Sellami
de Annaba. Lors de son installation qui s’est déroulée à la grande salle de l’Hôtel de ville, en
présence des directeurs de l’administration locale et de la réglementation générale de la wilaya,
le président de l’Assemblée
populaire
communale
de
Annaba, Farid Merabet, s’est
félicité de cette nomination par
le wali d’un homme «connu pour
son abnégation au travail.
Il apportera sans aucun
doute son expérience professionnelle à cette collectivité
locale, ce qui aura un impact
positif sur le renforcement de
l’ensemble de l’administration
communale».
Quatrième ville du pays avec
une population de près de 400
000 âmes, Annaba n’a toujours
pas eu l’encadrement qu’elle
devait avoir. Celui-ci ne représente que 4% des 4 500 travailleurs. Un chiffre éloquent
quand on sait par exemple que
le service de comptabilité de
cette APC ne dispose que d’une
personne qualifiée.
Autre problème qui se répercute négativement sur les programmes de développement
communal, c’est celui du
manque des bureaux d’études.
Le nouveau secrétaire général aura une lourde responsabilité pour remettre la machine sur
les rails.
Le maire à la tête de cette
commune depuis moins de deux
ans, est conscient des dysfonctionnements qui marquent la
commune depuis des lustres. Il
citera lors de la cérémonie d’installation trois priorités pour
l’amélioration du cadre de vie de
la population.
Il s’agit principalement du
service de l’état civil. À ce sujet,
Il fera part du prochain transfert
de ce service vers des locaux
fonctionnels et plus spacieux à
la rue Bouzered-Hocine. Il a
également évoqué le respect qui
devait être accordé à l’hygiène
et àl’environnement par l’enlèvement des ordures et l’entretien de la voirie, d’autant qu’un
quota de camions et bennestasseuses, déjà commandés,
seront livrés dans quelques
semaines.
L’autre priorité fixée par le
maire au nouveau secrétaire
général a trait à l’amélioration
urbaine à travers l’entretien de
l’éclairage public et des espaces
verts.
Lui souhaitant plein succès
dans sa nouvelle mission, le
maire a assuré le nouveau SG
de sa disponibilité et celle de
tous les membres de l’APC dans
un seul et unique but, celui de
l’amélioration du cadre de vie de
la population.
A. Bouacha
Installation d’un SG à la commune de Annaba
ELLE EN ÉTAIT DÉPOURVUE DEPUIS PLUS D’UNE DÉCENNIE
Avec l’installation d’un secrétaire général en titre, la
commune chef-lieu de la wilaya de Annaba a mis un terme
à plus d’une dizaine d’années d’intérimaires à ce poste
sensible notamment pour une ville de la dimension de
l’antique Hippone.
Le nouveau secrétaire général, Hacène Latrèche, marié, 4
enfants, est un énarque et vieux
routier de l’administration. Et
pour cause, il a occupé pendant
des décennies des postes de
responsabilité au sein de celleci. Ainsi, il a notamment été SG
de la daïra d’El Hadjar, chef de
service de la réglementation
générale et de celui de la circulation des personnes à la wilaya
Les appels d'urgence
en hausse
POLICE DE GUELMA
Les incivilités, les violences et les crimes sont-ils plus
nombreux ou mieux signalés ? Les numéros d'appel d’urgence 1548 et 17 ont vu leurs appels bondir ces deux dernières années.
14 271 appels ont été reçus par les services de police, entre le 1er
janvier et le 31 octobre 2014 (3 804 appels en 2013), précise le communiqué de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya, qui a
présenté ce week-end le bilan de ces activités. Selon la police de
Guelma, ces chiffres expliquent le résultat des campagnes de sensibilisation et de communication organisées ces dernières années sur
ce sujet, et ayant ciblé un large public. «Les Guelmis sont maintenant
convaincus qu'ils peuvent être écoutés, et qu'on a des solutions pour
eux et pour tous ceux qui sont en difficulté», nous déclare un officier
de police. Ce dernier nous révèle qu'«il s'agit essentiellement d'appels
d'urgence pour signaler des suspects, des délits et même des crimes
mais aussi des demandes d'assistance».
Noureddine Guergour
Un incendie, provoqué par une
fuite de gaz, maîtrisé
Le feu a pris samedi entre la cité universitaire Hebache Cherif et
la cité des 1 000 lots de la ville de Guelma, à la suite d'une fuite de
gaz venant de la conduite principale, alimentant ces deux
immeubles.
L'incendie a provoqué une grande panique chez les résidentes
et les riverains, apprend-on de la cellule de communication de la
Protection civile.
Une personne âgée de 20 ans s'est blessée en tentant de fuir,
et deux autres employées âgées de 20 et 35 ans ont été brûlées au
premier degré.
Les blessés ont été transportés vers l'hôpital Okbi de Guelma, a
fait savoir la même source. La brèche a été rapidement colmatée.
N. G.
Installation du nouveau chef
de Sûreté de wilaya
OUM-EL-BOUAGHI
L'inspecteur régional de la police de l'Est algérien a
procédé avant-hier à l'installation du nouveau chef de
Sûreté de wilaya.
La cérémonie d'installation a
eu lieu au niveau de l'amphithéâtre de l'unité républicaine de
la Sûreté de wilaya en présence
du secrétaire général qui a représenté M. le wali, des cadres de la
Sûreté des daïras, les autorités
militaires et civiles, la société
civile et les différents correspondants de presse.
En ouverture, l'inspecteur
régional a fait un léger briefing
sur le rôle que doit jouer la police
en insistant sur la formation des
ressources humaines pour un
meilleur service de qualité.
L'inspecteur régional a aussi rappelé les dernières mesures
prises au niveau central pour
améliorer les conditions socioprofessionnelles du corps de la
Sûreté.
Avant de passer à l'installation
du nouveau chef de Sûreté de
wilaya, le responsable régional a
rappelé les efforts déployés par
le chef de Sûreté de wilaya sortant durant son séjour à Oum-ElBouaghi qui a, à son tour remercié ses collègues pour leur assistance dans l'exercice de ses
fonctions.
M. Krasdi El Hadj, nouveau
chef de Sûreté qui vient d'être
installé officiellement dans ses
fonctions après avoir occupé les
mêmes fonctions dans la wilaya
de Béjaïa a sollicité ses nouveaux collaborateurs à œuvrer
ensemble dans le seul intérêt de
la population de la wilaya et de lui
prêter main forte pour réussir la
noble mission, celle de lutter
contre le crime, protéger le
citoyen et ses biens.
A signaler que le chef régional
a regoupé tous les cadres de la
Sûreté de wilaya pour une
réunion de travail juste après la
clôture de la cérémonie d'installation.
Moussa C.
SIDI-BEL-ABBÈS
Des mal-logés
interpellent
le wali
Leurs demeures recensées comme étant, selon
eux, très vétustes et menaçant ruine par la commission
déléguée par les services en
charge de l’attribution des
logements sociaux, de nombreuses familles installées
aux abords du château
Guendouz, à la périphérie de
la ville de Sidi-Bel-Abbès, se
sont manifestées jeudi dernier pour demander leur relogement. En effet, les familles
concernées ont adressé une
pétition au premier responsable de la wilaya, afin de se
pencher sur leur situation
lamentable, notamment à
l’approche de la saison
hivernale où il est impossible, selon eux, de rester
dans ces habitations très
vétustes que les infiltrations
d’eau de ruissellement fragilisent davantage.
A. M.
Un déficient
mental tue et
un autre se tue
Deux vies de perdu à
cause de déficience mentale.
En effet, dans la soirée de
vendredi dernier, un déficient
mental a poignardé, dans la
rue, le nommé T. Y., âgé de
34 ans, dans la localité de
Aïn-El-Berd. Evacuée vers
les UMC, la victime a rendu
l’âme quelques instants plus
tard. Et dans la même journée, un autre déficient mental
est tombé du 2e étage de la
demeure parentale. Celui-ci,
âgé de 21 ans, est décédé
aux UMC de l’hôpital, dans la
localité de Sfisef.
A. M.
2 voleurs
arrêtés
en flagrant
délit dans une
pharmacie
Dans la nuit du 19 au 20
novembre, la 13e Sûreté de
Sidi-Bel-Abbès agissant sur
la base d’informations, a surpris en flagrant délit deux
malfrats en train de piller une
officine de pharmacie.
Entrés par effraction dans
la pharmacie, les voleurs
s’apprêtaient à partir à bord
d’un véhicule, garé devant
l’entrée, avec 4 micro-ordinateurs, un lot de médicaments
psychotropes et 40 000 DA.
Mais malheureusement pour
eux, les policiers étaient là
pour les cueillir.
A. M.
Le Soir de l’Ouest
Lundi 24 novembre 2014 - PAge
10
Journée de sensibilisation sur le
cancer du sein à Sidi-M’hamed-Benali
RELIZANE
La daïra de Sidi-M’hamed-Benali a abrité une journée
d’information et de sensibilisation sur le cancer du sein,
au niveau du lycée Toumi, en présence des autorités
civiles et militaires, sponsorisée par Ould Henia Mohamed
Hafid, coordinateur des commerçants de la wilaya de
Relizane.
L’association locale de la
wilaya de Relizane a organisé
cette journée sous l’égide du wali
de Relizane en étroite collaboration avec la Direction de l’action
sociale.
L’ouverture de cette journée a
été faite par Smaha Mohamed,
chef de daïra de Sidi-M’hamedBenali, où il a remercié l’assistance d’être venue en masse pour
assister à cette journée de sensibilisation sur le cancer du sein.
Malgré toutes les mesures préventives, le cancer du sein continue de faire des ravages auprès
d’une population féminine désemparée et souvent non prévenue
de ses attaques sournoises.
Selon le docteur Remili, spécialiste en endocrinologie obstétrique
et gynécologie, le nombre de cas
nouveaux enregistrés durant le 1er
semestre 2014 s’élève à 470
patientes.
Le docteur n’en rappelle pas
moins que nombre de femmes
atteintes sont prises en charge
pour des séances de chimiothérapie, soit 44% des patientes enregistrées. Il notera, par ailleurs,
que sur ce lot, des femmes ont
été opérées et ont donc subi des
ablations du sein.
En moyenne, dira M. Remili, le
1/3 des patientes nous reviennent
avec des métastases bien enracinées contre lesquelles l’on ne
peut rien faire que la chimiothérapie.
Aussi, le docteur mettra l’accent sur la nécessité impérative
Photo : D. R.
Le Soir
d’Algérie
de procéder à des dépistages
précoces et suivis. C’est la seule
manière de prévenir à temps cette
terrible affection qui, assurément,
fait des ravages et occasionne
des prises en charge douloureuses et coûteuses.
Signalons qu’un cross scolaire
a été organisé par l’association
locale où on a vu la participation
d’une quarantaine de lycéennes,
primées par un petit short et une
casquette portant le nom de l’association du cancer du sein,
octroyé par le fils et notable de la
ville de Sidi-M’hamed-Benali,
Ould Henia en l’occurrence.
A. Rahmane
d’hectares, ont été aussi traités
d’aspersion d’insecticides.
Notons que la brucellose est
une maladie infectieuse bactérienne, qui peut facilement être
transmise à l’être humain, ceci
dit, la prévention demeure toujours l’aspect primordial pour
épargner les maladies.
Les conditions climatiques
causent, en ce moment, un véritable parcours du combattant
aux éleveurs. Pour éviter les difficultés émanant de la sécheresse, l’Etat a décidé de soutenir le
prix de l’aliment du bétail ; une
mesure
d’accompagnement
accueillie favorablement au sein
des éleveurs.
Signalons que sur les 20 millions d’hectares composant la
steppe nationale, la wilaya de
Naâma totalise près de 3 millions
d’hectares, dont les 50% sont
dégradés, et dont au moins le
tiers est mis en défens ; une
région jadis connue pour ses
importantes superficies d’alfa,
dévastées aujourd’hui par les
agressions humaines et naturelles.
B. Henine
rentes directions et institutions
locales dont notamment la Sûreté
et la Gendarmerie nationales, les
directions de l’action sociale, de la
santé et de la population, de
l’éducation, de la jeunesse et des
sports, a affirmé la coordinatrice
de l’action sociale, S. Tabet.
Elle a rappelé, à ce propos,
l’existence depuis 2009 de cinq
cellules d’écoute à l’indicatif de la
direction de l’action sociale de la
wilaya, particulièrement celles du
service d’observation des jeunes
en danger moral en milieu ouvert
(SOWEMO), du foyer pour personnes âgées et de Diar
Errahma.
Il est prévu, à la faveur de la
journée
internationale
des
femmes battues, célébrée le 25
novembre de chaque année, un
programme d’activités varié, étalé
sur un mois, a déclaré à l’APS le
directeur de l’action sociale,
Mohamed Fedala.
Ce programme comporte, en
plus d’une journée d’études sur la
non-violence des femmes au
niveau du centre des loisirs et
sciences de Haï USTO, des
tables rondes sur cette problématique, des soirées poétiques et
théâtrales à Aïn El Turck et EsSénia, une visite au centre de
rééducation de Gdyel et des
expositions au niveau de plusieurs établissements de jeunesse.
APS
14 vaches laitières atteintes
de la brucellose
NAÂMA
Les services vétérinaires, relevant des services agricoles de la wilaya de Naâma, ont relancé depuis le début
du mois de novembre une campagne de vaccination du
cheptel contre les zoonoses transmissibles et qui s’étalera jusqu’à la fin du mois de décembre 2014.
Cette opération qui rentre dans
le cadre du programme national
de l’assainissement et de la prévention du cheptel, contre les
maladies infectieuses (telle la
clavelée, la brucellose, la tuberculose, la gale, la blue tongue…),
toucherait un peu plus de 195 000
têtes et serait encadrée par plus
d’une vingtaine de vétérinaires, at-on appris.
Dans le but de traiter et d’éradiquer les vecteurs de ces maladies à déclaration obligatoire, un
dépistage a été opéré sur un
effectif de 1 700 vaches laitières,
où 14 cas ont été relevés positifs,
alors que l’opération de dépistage se poursuit à travers les
zones rurales de la wilaya ; de
même que des foyers de gîtes de
moustiques et des dizaines
Placement en 2014 d’une trentaine
de femmes battues à Diar Errahma
ORAN
Pas moins de 29 femmes battues ont été placées,
durant le premier semestre de l’année en cours, à Diar
Errahma, une structure sociale sise à Misserghine à
l’ouest d’Oran, a-t-on appris dimanche auprès de la
Direction de l’action sociale et de la solidarité de la wilaya.
Sur 86 femmes battues, 29 ont
été placées à Diar Errahma, 9 au
niveau de centres de formation et
d’enseignement professionnels et
11 ont regagné leurs foyers conjugaux pour préserver les liens
familiaux durant la période de janvier à fin juin 2014, a indiqué une
psychologue de la cellule d’écoute de la direction de l’action sociale, Zouaouia Yahiaoui.
Une vingtaine de femmes
parmi ces victimes de violence
physique, morale et autres ont
bénéficié d’une prime d’insertion
dans le cadre de la solidarité
sociale et trois autres de microcrédits auprès de l’Agence nationale ANGEM, a-t-on ajouté de
même source.
La prise en charge psychologique et socio-économique des
femmes battues a été possible
grâce aux cellules d’écoute mises
en place par la direction sociale
de la wilaya, surtout l’activation du
réseau de communication intersectoriel, représenté par diffé-
Sports
Le Soir
d’Algérie
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
11
Ultimes retouches sur le plan Gourcuff
FOOTBALL
l Le plan préparatoire des Verts en prévision de la CAN-2015, prévue entre
le 17 janvier et le 8 février 2015, commence à se dessiner. Même si les derniers
contours seront livrés par le sélectionneur national, Christian Gourcuff, au lendemain du tirage au sort, le 3 décembre à Malabo, il est quasi certain que ce chantier
comprendra, outre le regroupement de Sidi Moussa, au début de l’année prochaine, puis un stage d’acclimatation de cinq jours, sur les lieux de la compétition
continentale, un match amical international avant le départ pour la Guinée équatoriale, éventuellement une dernière répétition générale, sur le site où les Verts disputeront le premier tour de la 30e phase finale.
Mohamed Bouchama - Alger (Le
Soir) - Le premier regroupement, probablement l’unique pour préparer le
tournoi équato-guinéen, de la sélection se tiendra au CTN de la FAF à
Sidi Moussa. Il devrait débuter après
les fêtes de fin d’année, le 2 ou 3 janvier 2015. Soit deux semaines avant
le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique
des nations que la CAF a officiellement attribuée le 13 novembre dernier
à la Guinée équatoriale en remplacement du Maroc, pays organisateur
désigné préalablement pour abriter la
fête biennale du football africain. Une
quinzaine de jours durant laquelle les
heureux 23 élus de Gourcuff s’attelleront à peaufiner leur préparation en
vue de ce rendez-vous pour lequel les
Verts étaient les premiers à se qualifier à telle enseigne qu’aujourd’hui, en
Afrique, ils sont affublés du statut de
favoris incontestés de la prochaine
CAN. Un rôle que Brahimi et consorts
Le Soir d’Algérie recrute
Pour renforcer sa rubrique
sportive, Le Soir d’Algérie
recrute un (01) journaliste
confirmé. Transmettre CV à
[email protected]
devront savoir assumer en développant leurs vertus premières. En l’occurrence une solidarité acquise sous
les ordres de Vahid Halilhodzic et une
certaine liberté de mouvement consolidée sous les commandes du technicien breton. Mais également à travers
la confiance engrangée lors des éliminatoires de la CAN au cours desquelles leur parcours était presque
parfait. La dernière déconvenue, à
Bamako, face au Mali ayant visiblement donné lieu à une certaine remise en cause de la part de ceux qui
pensaient que l’EN algérienne était
devenue cet adversaire indéboulonnable, indétrônable. Gourcuff ainsi
que certains cadres de l’équipe,
comme Bougherra et Lacen, s’étaient
prononcés justement sur la question
de cette suprématie à faire. Et à parfaire. Un perfectionnement qui passera inévitablement par des matches
d’application. Une opportunité qui ne
s’est pas présentée depuis le 17 juillet
dernier, date pour laquelle Gourcuff a
pris les rênes de la sélection algérienne en replacement du Bosnien
Halilhodzic. L’ancien coach du FC
Lorient s’est jeté dans le grand bain
sans même jauger du potentiel de son
nouveau team, il est vrai bien en
jambes suite à sa brillante prestation
en Coupe du monde. Les six matches
que les Verts ont disputés sous les
commandes de Gourcuff entraient
dans le cadre des qualifications pour
cette phase finale de la CAN-2015
durant lesquelles l’EN a réalisé cinq
victoires et concédé une défaite lors
de la dernière journée. Une dynamique qu’il faudrait maintenir lors du
tournoi final prévu dans moins de
deux mois. Un laps de temps qu’il faudra mettre à profit à travers une stratégie pratique et efficace où la forme
du moment des joueurs ne sera pas
l’unique équation à respecter. Nombre
de nos internationaux devront subir,
lors de ces deux prochains mois, un
véritable marathon au sein de leurs
clubs employeurs. Excepté les locaux,
pour la plupart des gardiens, et éventuellement Bougherra (Fujaïrah,
Emirats arabes unis) et Halliche
(Qatar SC), les joueurs évoluant en
Europe arriveront au CTN de Sidi
Moussa dans un état de surchauffe
compétitif. Une préparation spécifique
s’impose, en somme.
Tunisie- Algérie avant la CAN-2015 ?
Gourcuff qui dit avoir l’ossature en
tête misera aussi sur des mécanismes travaillés par les joueurs
depuis novembre 2011. Une date
«symbolique» puisque c’est le 12
novembre 2011 que l’ancien driver
des Verts, Halilhodzic, avait, lors du
match amical contre la Tunisie disputé
à Blida, «compris» qu’il lui fallait tout
reconstruire. De l’équipe qui avait
affronté les Aigles de Carthage, en
effet, il ne reste que deux gardiens
(Zemmamouche et Doukha), Medjani
et… Boudebouz, l’auteur du but de la
victoire face aux Tunisiens. Ces der-
Photo : DR
À SEPT SEMAINES DU COUP D’ENVOI DE LA CAN-2015
niers devraient être, de nouveau, les
sparring-partners du Onze algérien
avant le déplacement en Guinée
équatoriale. Des sources avancent les
dates du 8 ou le 10 janvier pour la
tenue de cette joute amicale vraisemblablement au stade Radès à Tunis.
L’équipe dirigée par le Belge Georges
Leekens semble, à ne point en douter, l’adversaire idoine pour les capés
de Gourcuff. Leaders de la poule H
considérée comme le « groupe de la
mort », les Aigles de Carthage affichent des statistiques assez remarquables à l’issue des éliminatoires de
la CAN-2015. Totalisant 14 points,
soit un de moins que l’Algérie, l’ensemble tunisien a réalisé 4 victoires (3
à domicile) sur les six rencontres
jouées et n’a concédé aucune défaite
(un succès au Caire et deux nuls en
déplacement à Dakar et Gaborone) et
possède la deuxième meilleure défense (après le Sénégal et le Cameroun)
des qualifications. Un beau parcours
d’une formation qui semble avoir
repris des couleurs sous la conduite
de «Long Couteau», technicien connu
pour ses méthodes de travail où la
rigueur tactique est prédominante.
C’est également l’un des derniers
adversaires africains à avoir battu les
Verts. C’était lors de la CAN-2013 en
Afrique du Sud à Rustenberg grâce à
une réalisation, dans les derniers instants de ce match du 1er tour, signée
Msakni. Une défaite qui avait fait mal
aux Algériens qui concéderont une
seconde déconvenue dans ce tournoi
face au Togo, synonyme d’élimination. Un souvenir que les camarades
de Feghouli veulent effacer au début
de l’an 2015 en Guinée équatoriale
où, une fois n’est pas coutume, ils
poseront leurs valises en tant que
favoris en puissance pour le sacre.
Plus facile à écrire qu’à matérialiser…
M. B.
Sports
Le Soir
d’Algérie
FOOTBALL
LES PARISIENS LUI PRÉPARENT
UN GROS CHÈQUE
Brahimi ne ferme
pas la porte au PSG
l Le retour de l’international algérien du FC Porto en
France est de nouveau d’actualité. Interrogé par Téléfoot,
Yacine Brahimi a laissé entendre qu'il pourrait être intéressé par un départ au PSG.
«L'ambition est de jouer dans les meilleurs clubs du
monde. C'est comme toujours. On ne sait pas ce qu'il peut se
passer. Moi, ma tête est à Porto. Et Paris, c'est loin», a-t-il
répondu aux rumeurs de l’annonce de retour en championnat
de France, au sein du club de la capitale.
Yacine Brahimi brille de mille feux depuis son arrivée au FC
Porto. Ses prestations étincelantes avec les Dragons sont la
continuité de sa belle saison 2013-2014 sous le maillot
Rojiblanco de Grenade. Recruté par Porto pour la modique
somme de 6,5 millions d’euros, Brahimi vaut aujourd’hui cinq
fois plus cher. Sa clause de libération a été fixée à 50 millions
d’euros.
M. B.
Le trophée visite Sétif
COUPE DU MONDE DES CLUBS
l Après Buenos Aires, Mexico City, Auckland
et Madrid, le trophée de la Coupe du monde des
clubs de football a été exposé hier dimanche à
Sétif dans le cadre de la tournée promotionnelle
de la 11e édition de cette importante manifestation sportive qui aura lieu au Maroc en décembre
prochain.
Le trophée fait ainsi sa cinquième escale dans
les villes hôtes des équipes qui prendront part à la
seule compétition internationale interclubs qui se
disputera au complexe sportif «Moulay-Abdellah»
de Rabat et au Grand-Stade de Marrakech du 10
au 20 décembre 2014. Le trophée est exposé au
Centre commercial «El Maâbouda» qui connaît une
grande affluence, notamment des supporters de
l’Entente de Sétif, champion d’Afrique, pour découvrir de près la Coupe. L’ES Sétif, récent vainqueur
de la Ligue des champions d’Afrique 2014, représentera le continent, au Mondial-2014 des clubs. La
tournée promotionnelle prendra fin à Tétouan le 29
et 30 novembre, à 10 jours du lancement de la
compétition au Maroc. La précédente édition disputée en décembre 2013 à Marrakech et Agadir a été
remportée par le club allemand du Bayern Munich,
champion d’Europe, vainqueur du Raja Casablanca
par 2 buts à 0, en finale.
Imed Sellami
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
12
HANDBALL : VICTIME D’UNE
RUPTURE DU TENDON D’ACHILLE
Anis Zamoum sera
opéré aujourd’hui
En effet, ce jeune élément qui s’est blessé
lors d’un match amical à Tunis de notre équipe
nationale messieurs avec le club de Djich
Qatari sera opéré aujourd’hui, à la clinique
«Ennahda», par le Pr Kihal. Ce joueur qui est
sociétaire du Groupement des Pétroliers a ressenti de violentes douleurs au pied droit, lors
d’une accélération pendant ledit match.
Secouru rapidement par le Docteur Mellal
Youcef, médecin des Verts, l’infortuné Anis est
revenu avec ses coéquipiers à Alger malgré
l’insistance des responsables de la Fédération
tunisienne de handball pour le prendre en charge à Tunis. Ce coup dur privera Zamoum de la
participation du Mondial 2015 au Qatar puisqu’il
effectuera sa rééducation après 45 jours d’immobilisation sans compter la période de convalescence. Pour rappel, ce joueur a déjà eu une
vilaine entorse à la cheville, lors de finale de la
CAN de janvier dernier à Alger qui a opposé
l’Algérie à la Tunisie.
H. C.
LE CLUB SAOUDIEN ABANDONNE
LA PISTE MADOUI
Tewfik Rouabah entraînera
Ittifak Saoudi
Le club saoudien d’El-Ittifak a jeté son dévolu sur le technicien algérien,
Tewfik Rouabah en remplacement de l’entraîneur espagnol Benat San
José. L’ancien coach du MCEE et du MCS atterrit à la barre technique de la
formation de la ville de Dammam au moment où le club saoudien semblait
avoir tout conclu avec l’actuel entraîneur de l’ES Sétif, Kheïreddine Madoui.
Rouabah qui a drivé les clubs de Taâwoun et Shoallah n’est pas le premier
algérien à faire partie de cette équipe. L’ex-meneur de jeu de l’ESS et des
Verts, Lazhar Hadj Aïssa, était sous contrat avec les «Rouge et Vert».
L’Ittifak FC a également connu des entraîneurs ayant exercé en Algérie à
l’exemple du Suisse Alain Geiger recruté immédiatement après son limogeage par la JSK.
M. B.
Soir Corruption
Le Soir
d’Algérie
Lundi 24 novembre 2014 - Page
15
Pourquoi l’Algérie ne veut pas la signer ?
Le Soir d’Algérie - Espace «Corruption» - E.mail : soir_ [email protected]
CONVENTION INTERNATIONALE D'ASSISTANCE ADMINISTRATIVE MUTUELLE EN MATIÈRE FISCALE
Pour répondre à l’appel
lancé par le G20 en avril 2009
au Sommet de Londres, la
Convention a été alignée sur
la
norme
internationale
d’échange de renseignements
sur demande et, le 1er juin
2011, a été ouverte à tous les
pays. Depuis 2009 les leaders
du G20 ont encouragé les
pays à signer la Convention et
réitéré leur appel au sommet
du G20 de septembre 2013 où
le communiqué final appelle
«tous les pays à signer sans
tarder la Convention concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale». A l’heure actuelle, plus de
60 pays l’ont signée et elle a
été étendue territorialement à
plus de 10 juridictions. Ceci
représente un large éventail
de pays comprenant tous les
pays du G20, les BRIICs (Brésil, Russie, Inde, Indonésie,
Chine) presque tous les pays
de l’OCDE, les centres financiers les plus importants et un
nombre croissant de pays en
voie de développement. La
Convention a pris une importance croissante avec l'appel
récent du G20 pour que
l'échange automatique de renseignements devienne la nouvelle norme fiscale internationale en matière d'échange de
renseignements.
La convention constitue
l'instrument idéal pour mettre
en œuvre rapidement l'échange automatique d’informations
fiscales.
En Afrique, seuls à ce jour
la Tunisie, le Maroc, l’Afrique
du Sud et le Cameroun l’ont
signée. L’Algérie est aux
abonnés absents.
Quel est l’objet de
cette convention ?
Cette convention de l’OCDE, signée également par une
soixantaine de pays dont tous
les membres du G20, renforce
la coopération entre les administrations. Les pays s’engagent à échanger leurs informations ou à organiser des
contrôles simultanés. Il s’agit
de faciliter la chasse aux fraudeurs qui domicilient leurs
avoirs à l’étranger afin
d’échapper à l’impôt. La
convention «prépare le passage à l’échange automatique de
données fiscales», explique
Pascal Saint-Amans, directeur
de la fiscalité à l’OCDE.
Il s’agit d’une «étape très
significative» dans la lutte
contre l’évasion fiscale, qui
signe «la fin du secret bancaire en Suisse». Évoquant le
nombre grandissant de pays
ayant signé le texte ou s’apprêtant à le faire, dont par
exemple les paradis fiscaux
sous influence britannique,
Pascal Saint-Amans estime
qu’il s’agit d’un «mouvement
inéluctable». La convention
respecte les législations nationales et garantit un traitement
confidentiel des données des
contribuables échangées. Le
texte prévoit ainsi que les
États s’informent spontanément lorsque des contribuables ont intentionnellement commis des infractions
fiscales.
De plus, il comporte un
effet rétroactif : les pays
devront accorder l’assistance
administrative durant au maximum les trois ans qui précèdent son entrée en vigueur.
Les spécialistes s’accordent à
dire qu’il faut éviter que les
contribuables ne contournent
ces dispositions par le biais de
structures qui font office d’intermédiaires, comme les
trusts. Par rapport aux procédures d’échange sur demande
qui prévalaient jusque-là, cet
instrument permet d’aller très
loin dans l’échange de renseignements fiscaux. La convention permet également les
contrôles fiscaux coordonnés
et l’assistance des pays signataires au recouvrement de
créances. Quel est le calendrier de sa mise en place ? En
septembre 2013, à SaintPétersbourg, en Russie, les
pays du G20 se sont engagés
à commencer à la fin de 2015
à échanger de manière auto-
Il n’y a pas de solution miracle…
Il n’existe pas de «solution miracle».
Certes, quelques secteurs pourraient
connaître des améliorations rapides (telles
l’accélération de procédures dans l’administration douanière et la transparence dans les
procédures d’attribution des marchés
publics). Certains progrès peuvent être réalisés dans les contreforts. Toutefois, la
conquête de la montagne que représente la
corruption systémique exige du temps, de
l’effort, de l’engagement et une stratégie à
long terme. Le fait de traduire devant les tribunaux un grand nombre de fonctionnaires
corrompus ou de «faire frire les gros poissons» peut bien paraître en théorie (ou dans
un discours politique), mais à peu près partout (même s'il existe une volonté politique),
la démarche complète peut prendre des
années à suivre son cours — et il sera alors
trop tard.
Ces actions risquent d'être des mesures
ponctuelles et de courte durée au bénéfice
des relations publiques sans pour autant
apporter des changements institutionnels fondamentaux. Le pire, c'est que cette approche
pourrait servir à persécuter des ennemis politiques. De plus, des poursuites sont généralement engagées après un changement d’administration, ce qui signifie que non seulement on s’attaque aux adversaires politiques,
mais qu’on se préoccupe du passé, souvent
au détriment de la recherche de solutions
pour l’avenir.
D. H.
La démocratie au bout des doigts
Initiative
américaine.
«Donner une voix plus
importante au citoyen dans
la gouvernance nationale»,
c’est l’objectif de «Countable» («Comptable»), une
application pour mobiles qui
fournit quotidiennement à
ses utilisateurs la liste des
projets de loi débattus au
Congrès américain et qui
permet aux citoyens de don-
ner à leur député un avis sur
une réforme d’un simple clic,
rapporte Wired (journal électronique).
L’application résume et
explique chaque loi, souligne ses avantages et ses
inconvénients, puis propose
deux boutons à ses utilisateurs («oui» et «non»). La
réponse est automatiquement envoyée par courriel à
l’élu. «Countable» garde
ensuite l’historique des
votes du député et les compare à ceux du citoyen, pour
dresser un récapitulatif complet en fin de mandat.
L’application est disponible depuis mi-mai et pourrait à présent se développer
pour les décisions au niveau
local.
LSC
Photo : D.R.
Lors de la première journée du Forum mondial le 21 novembre 2013 à
Djakarta en Indonésie, de nouveaux pays et territoires ont convenu de
se joindre à plus de 60 autres pays pour coopérer au moyen d’un instrument fiscal multilatéral. La Convention a été élaborée par le Conseil de
l'Europe et l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) en 1988 et a été amendée en 2010 par un protocole.
La Convention — dont l’entrée en vigueur est prévue en 2015 — est l’instrument multilatéral le plus complet et offre toutes les formes possibles
de coopération fiscale pour combattre l’évasion et la fraude fiscales, une
priorité pour tous les pays. Visiblement, pas pour l’Algérie.
matique des données fiscales
pour enrayer la fraude. L’OCDE a produit en janvier puis en
juin 2014 des standards en
termes de procédure, de
reporting (rapport) et d’informatique à destination des
banques et des Etats.
Ces derniers ont alors un
an pour s’adapter. L’échange
automatique devrait ensuite,
en règle générale, intervenir
une fois par an. Mais cette
Publicité
politique de transparence rencontre des résistances du côté
de certains pays, des petites
banques, des discrètes boutiques de gestion de fortune et
des avocats d'affaires. A titre
d’exemple, la Suisse reste
dans le viseur du «Forum
mondial de l'OCDE».
Cette instance est chargée
par le G20 de vérifier si les
pays coopèrent vraiment, si
leurs lois et pratiques sont
adaptées, de pointer les blocages... Ce travail est en
cours et devrait aboutir à l'élaboration d'une nouvelle liste
noire mondiale des paradis fiscaux. L’Algérie n’a toujours
pas signé cette importante
convention. Pour quelles raisons ? Nous avons essayé
d’en savoir plus auprès du
ministère des Finances, sans
succès.
Djilali Hadjadj
Le Soir
[email protected]
d’Algérie
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE 17
TRUCS ET
ASTUCES
Pour nettoyer tout ce qui
est en verre
- Pour donner de l'éclat aux
verres ternis, il suffit de les
plonger dans une
bassine de vinaigre blanc
chaud pendant 2 heures
environ. Passer ensuite
les verres sous l'eau bien
chaude en les frottant
avec une éponge et les
essuyer.
- Pour nettoyer les vitres de
Le
magazine de la femme
Santé
Prenez vos médicaments
à la bonne heure
Photos : DR
manière écologique,
mélanger une tasse
d'eau tiède, une tasse
d'alcool à brûler et un
peu de vinaigre blanc
(environ 2 c. à soupe).
Projeter ce mélange sur
les vitres et essuyer avec
du papier ménage ou du
papier journal.
- Pour faire briller les
miroirs, mettre de l'eau
dans une bassine
additionné d'une tasse de
vinaigre blanc et frotter le
miroir avec du papier
journal. Pour sécher,
utiliser du papier
ménage.
- Pour raviver le verre de
votre vase préféré, rien de
Appliquée à l’administration
des traitements
médicamenteux, la
chronobiologie devient
chronothérapie. Elle a
essentiellement pour but de
déceler l’instant où un
médicament a la meilleure
efficacité thérapeutique
pour des effets secondaires
minimum.
On sait en effet que la
réponse de l’organisme à
un produit toxique est
variable dans le temps.
Une notion qui s’est révélée
essentielle et
révolutionnaire, notamment
dans les traitements
anticancéreux pour mettre
en place une
chimiothérapie, ou dans le
cas de maladies
cardiaques. Mais dans la
vie courante, sachez que :
- l'aspirine est plus efficace
prise le soir et que ses
effets secondaires sont
réduits. A recommander
notamment pour ceux qui
souffrent de troubles de la
coagulation du sang, mais
également, tout
simplement, pour effacer
les effets d’un dîner un peu
trop copieux ;
- les anti-inflammatoires,
notamment ceux qui
contiennent des
corticoïdes, seront pris en
deux fois : deux tiers le
matin et un tiers le soir.
Tuiles croustillantes
aux amandes
1 blanc d'œuf, 80 g de sucre
en poudre, 65 g de farine,
80 g de beurre,
30 g d’amandes
Concasser des amandes
dorées au four. Mélanger le
sucre, la farine, le beurre fondu et les amandes. Monter le
blanc en neige et l’incorporer à la préparation. Verser la
pâte en petites tuiles sur une plaque recouverte de papier
sulfurisé, à l'aide d'une cuillère. Parsemer d’amandes.
Enfourner pendant 10 min à 200°C (thermostat 6-7).
Biscothon
100 g de thon à la tomate en boîte, 12 biscottes,
15 g de farine, 15 g de beurre, 20 cl de lait,
50 g de fromage râpé, poivre
plus simple et surtout
très économique !
Remplissez le d'eau
chaude, ajoutez quelques
gouttes de liquide
vaisselle et une poignée
de riz cru. Couvrez-le
avec votre main et
secouez-le. Laissez
ensuite ce mélange agir
une nuit et rincez le
lendemain avec de l'eau
chaude. Pour faire briller,
essuyez ensuite avec du
papier journal.
Préparer la béchamel en
faisant fondre le beurre
dans une casserole,
ajouter la farine, bien
fouetter pendant 1 min.
Puis d'un coup sec verser
le lait tout en continuant
de fouetter. Dès
épaississement, arrêter le
feu. Poivrer. Préchauffer
le four à 180°C. Mélanger
la béchamel avec le thon
et le fromage râpé. Déposer généreusement cette
préparation sur les biscottes. Enfourner pour 15 min.
Déguster tiède ou froid.
Mais, dans le traitement de
l’asthme, la prise de
cortisone est plus efficace
et bien mieux tolérée le
matin vers 8h, car elle
respecte le rythme naturel
de la sécrétion de cortisone
;
- les médicaments
antiallergiques seront pris
de préférence le soir, vers
19h ;
- les médicaments contre
la tension artérielle seront
conseillés le matin pour
être protégé pendant toute
la journée.
VRAI/FAUX
La coloration ton sur ton
permet de couvrir tous les
cheveux blancs : FAUX !
La coloration ton sur ton,
sans ammoniaque,
apporte brillance et reflet
à la base naturelle. Elle
couvre les cheveux
blancs seulement s’ils
représentent moins de
50% de la chevelure. Au
delà, seule une
coloration permanente
permet de couvrir la
totalité des cheveux
blancs.
Page animée par Hayet Ben
Tarte à l'orange
Pâte brisée : 200 g de farine, 100 g de beurre,
lait, sel.
Garniture : 3 oranges, 1/2 citron, 120 g de beurre,
250 g de sucre, 3 œufs, 1 blanc d’œuf,
1 pincée de sel
Préparer la pâte
brisée. L’étaler
au rouleau et la
mettre dans un
moule à tarte
beurré et fariné.
Piquer la pâte
avec une
fourchette. Dans
un saladier,
battre les œufs
entiers, ajouter
une pincée de
sel et 200 g de sucre. Mélanger. Ajouter le jus des trois
oranges et du 1/2 citron, puis le beurre fondu. Cela doit
former une crème liquide. Verser cette préparation sur
la pâte et faire cuire au four th.6-7 (200° C) pendant 30
min. Meringue : battre le blanc d’œuf en neige, ajouter
50 g de sucre et continuer de battre quelques instants.
Etaler la préparation sur la tarte et mettre au four
moyen th.6 (180° C) pendant 5 min puis doux th.4-5
(150° C) 5 min de plus.
Les aphtes
Eviter de consommer des aliments (épices, fromages,
chocolat, amandes, noix...) susceptibles de favoriser
l’apparition des aphtes. Respecter des mesures d’hygiène
buccodentaire strictes
(brosse à dent, fil
dentaire, solution
fluorée).
Pour diminuer la douleur
il est possible de
tamponner les aphtes
avec un collutoire
désinfectant. Il est
conseillé de s’orienter
vers un médecin lorsque
les aphtes apparaissent
trop souvent, lorsqu’ils dépassent les 1cm de diamètre
(géant), lorsqu’ils saignent ou que la douleur est trop
intense. S'alimenter en nutriments ou compléments riches
en vitamine C et/ou vitamines B. Ces vitamines auraient
un effet favorable pour soigner et prévenir les aphtes.
Veillez donc à un bon équilibre acidobasique, en faisant
attention à l'alimentation : les viandes rouges, sucreries,
melons, noix, etc, favorisent l'apparition des aphtes. Par
contre, une alimentation comportant des salades
rééquilibre cette surcharge d'acidité.
SOINS ANTI-VERGETURES
Nombreux sont les
événements dans la vie
d'une femme qui mettent
son corps à rude épreuve.
La puberté, les régimes à
répétition et la grossesse
sont autant de périodes
sensibles pour l'épiderme.
Cette sensibilité peut se
manifester par l'apparition
de petites stries pourpres,
puis blanches,
communément appelées
«vergetures».
Les vergetures sont une lésion de la peau
qui résulte de la rupture des fibres
élastiques de l'épiderme sous l'effet d'un
étirement trop important de la peau ou
d'une modification hormonale. Elles
apparaissent principalement sur le ventre,
les seins, les hanches, les cuisses et les
fesses. Souvent multiples, les vergetures
se groupent en faisceaux de lignes
parallèles, adoptant une disposition
fréquemment symétrique. Au départ, elles
sont légèrement en relief et de couleur
rouge, voire violacée. Par la suite, elles
prennent un aspect
atrophique.
Peut-on prévenir les
vergetures ?
Malheureusement non.
Certaines personnes y sont
prédisposées. Si les crèmes
cosmétiques dites
préventives n'ont jamais
prouvé leur efficacité, on
peut quand même prévenir
leur apparition en
nourrissant constamment la
peau à l'aide de massages
et d'applications de crèmes. Hydratée et
relaxée, la peau s'assouplit et se détend.
Moins étirée, elle risque moins de se
«fissurer».
Les solutions pour les atténuer
Une fois installées, ces marques peuvent
être estompées. Les traitements
médicamenteux à la vitamine A acide
utilisés pour les soins de l'acné sont
efficaces. Consultez votre dermatologue.
Les autobronzants parfaitement inoffensifs
les camouflent bien.
MOTS FLÉCHÉS
Détente
Le Soir
d’Algérie
Son nom
---------------Son prénom
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
18
Par Tayeb Bouamar
Son
peuple
Son métier
Exprimera
---------------Verdure
---------------Sensés
Décorée
---------------Pays
Dans le
mois
---------------Garanties
---------------Note
Possessif
---------------Ecole
---------------Berges
Conviendra
---------------Néon
---------------Lots
Argon
---------------Cuivre
Note (inv)
---------------Loupée
Possédé
---------------Calée
Hardie
---------------Défauts
---------------Compris
Soigneur
---------------Peuple
Pays
---------------Poète
---------------Mépris
Tellure
---------------Préposition
---------------Ministère
Entières
---------------Mesures
Son
pays
Insensibles
---------------Médite
Pièces
---------------Repli cousu
Afin de
---------------Baguette
Mauvais
élève
Ecole
---------------Confiera
Inactif
---------------Encerclés
Négation
---------------Vedette
Ogive
---------------Fleuve
Etoffe
---------------Titres
---------------Organisation
régionale
Vie animale
---------------Tic
Fin de série
---------------Compact
---------------Adepte
Religieux
---------------Radon
---------------Choix
Possessif
---------------Tables
---------------Note
Sa
discipline
ENUMÉRATION
Misé
---------------Possessif
---------------Chlore
Situées
---------------Flaque
Océan
---------------Ceinture
Y a battu le
record du
monde
Ces colonnes abritent les noms
de six films de Akira Kurosawa.
Une lettre ne peut être cochée qu’une seule fois.
Définition du mot restant =
«Y gagna sa palme d’or»
L ET T R E S D E : Kyoto
H
O
N
S
H
U
1
2
3
4
5
S
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L
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X
S
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S
L
A
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C
A
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N
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S
E
E
N
N
E
T
N
E
S
O
P T S A M O U
G A R N E N E
G E I V R E C
S
A
L
A
M R O D S D U
T N E I A V A
I S E A U X S
1- L’ANGE IVRE
2- CHIEN ENRAGÉ
3- LES SEPT
SAMOURAÏS
4- DERSOU
OZALA
5- LES SALAUDS
DORMENT EN
PAIX
R
I
H
S
E
L
A
L
A
Z
6- SI LES
OISEAUX
SAVAIENT
A
I
S
D
E
R
S
O
U
O
Contraint
---------------Hurle
6
Sage
---------------Organe
1- MONTAGNE
2- COURS D’EAU
3- PAYS
4- DYNASTIE
7
8
5- PALAIS
9
6- EMPEREUR
10
11
FONDATEUR
12
S OLUTIONS …S OLUTIONS …S OLUTIONS …
MOTS FLÉCHÉS
GÉANTS
DODELINER-AMIS-P
IDEE-REPUTE-N-PR
MES-C-OIES-SERRE
ES-GLANES-F-RIES
--TROP-R-PINTADE
GARANTI-SA-UE-IN
EVADEE-VAINE-EST
NO-ES-MOURUS-P-S
TIRE-VEULES-PISEST-AIGLES-PO-UR
SI-EB-EUS-CERNEE
-NAGUERE-PARTE-C
DELASSE-ECRIES-O
E-ILES-RT-AME-SN
COTES-CHASTE-BAC
OSER-FOULES-RAVI
RAS-NORMES-TA-RL
AI-BORNES-RELIAI
T-CRIMES-G-NEF-E
INSERES-REPOS-HR
VA-VER-MENER-SAA
ERRES-NIMES-MARI
-RAT-MOTUS-DEPOT
LES-BOUEE-VOLE-ER-DORES-LIRE-BB
M-CARTE-MODE-COR
AVOINE-JOUA-MINA
NORMALES-PIGEONS
MOTS FLÉCHÉS
-DJELTI-LESOMMET
ROUX-ONCES-VOUSAIS-RUDES-PI-SOC
BT-TATES-GRELE-O
I-TAPES-DIODE-PM
ACORES----NO-SAM
-RITE-----A-VOLE
ZELE-R-----VENIN
AME-MATIN-DIT-TT
OE-FILES-GESIR-C
U-MISER-RASER-SA
ISOLER-POLIR-LEV
-MUER-CITER-JOUA
POETESSE-TEMOINLETTRES DE
KU KLUX KLAN
----USA-------------TENESSE--CAGOULE---------PULASKI----------NASHVILLE
FORREST------------RACISME---
MOT RESTANT = CANNES
MOTS FLÉCHÉS GÉANTS
Détente
Le Soir
d’Algérie
Mélodie
---------------Actinium
Hahnium
---------------Argon
---------------Richesses
Près de Jijel
---------------Monstre
Ville
engloutie
---------------Foot à Oran
Pays
---------------Gueux
---------------Gros titre
Expert
---------------Néon
---------------Sélénium
Déplacement
---------------Ville suisse
Dotait
---------------Moqueries
Article
---------------Parti
Bout de
tissu
---------------Paquet
Dans la nuit
---------------Lanthane
Terre
---------------En plus
Déballe
---------------Accroché
Xénon
---------------Astate
Ecole
---------------Tonne
Spécimen
---------------Femme
---------------Prière
Métal
---------------Foot à Sétif
Dans la
foulée
---------------Avec des
cornes
Dinar
--------------Institut
Amas
---------------Adverbe
Flottai
---------------Salut
Iran
---------------Coût
Trou
---------------Refile
Footballeur
portugais
---------------Fer
Nazis
---------------Cours d’eau
---------------Semoule
Patronage
---------------Cou
Praséodyme
---------------Gallium
Possessif
---------------Organe
Danse
---------------Calme
Possessif
---------------Type (ph)
---------------Volonté
Oubliée
---------------Gratta
---------------Pronom
Contourna
---------------Détériorer
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
Instrument
---------------Dans la
frappe
Dodu
---------------Déguste
---------------Frises
Métro
---------------Perforer
Manganèse
---------------Divinité
Digitigrades
---------------Lenteur
Sans issue
---------------Aluminium
Mer
anglaise
---------------Issue
Dévêtue
---------------Arrêta
Pénurie
---------------Lettres de
Filham
Entame le
chant
---------------Pays
Manière
---------------Assurances
Epluchures
---------------Roche
Ville de
France
Possessif
---------------Feuille
Stock
---------------Achevé
Fin de soirée
---------------Institut
---------------Danse
Armée
---------------Editées
Canyon
---------------Joue
Arbre
---------------Maudissai
---------------Femmes
Exiguës
---------------Agression
Sudiste
---------------Interjection
---------------Nota
Endurer
---------------Réconfort
Panne
---------------Héros de
Corneille
Europe
---------------Pays
---------------Direction
Dinar
---------------Dans la
rose
Evincé
---------------Arme
Rejeta
---------------Tamis
En vogue
---------------Sélénium
Pousse
---------------Bulletin
---------------Orné
Par Tayeb Bouamar
Lithium
---------------Grecque
(inv)
Thallium
---------------Rush
---------------Foot à Alger
Loupe
---------------Suffoque
Démonstratif
---------------Fauve
Pays
---------------Mois
19
Champ
---------------Creux de la
main
Stoppa
---------------Article
Etoffe
---------------Tunnel
Repose
---------------Cube
Pierres
---------------Langue
Rongeurs
---------------Eprouverions
Etoffe
---------------Halte
---------------Diplôme
Perfora
Grecque
---------------Vieux do
---------------Dans la
note
Poisson
---------------Prénom
---------------Expert
Sièges
---------------Durées
Montagnes
---------------Doubles
Pour deux
---------------Empesta
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Le Soir
d’Algérie
Lundi 24 novembre 2014 - PAGE
SOIR DE LA FORMATION
IMS lance formations qualifiantes pour cadres entreprises et universitaires en management,
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ECO FAM lance pour les 3e AS et bacheliers formations TS en commerce international,
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massage et onglerie, maquillage, modélisme, stylisme, H.-couture, éducatrice de la petite
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toutes catégories, avec longue expérience, cherche
emploi comme chauffeur. Tél.: 0657 15 46 13
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F139007
PENSÉE
Tu as quitté ce monde
le 21 novembre 2010,
sans pour autant nous
quitter, très cher père et
grand-père
AZOUAOU Ménad
La douleur de ta séparation est toujours
aussi vive et intense. Ni la dure épreuve de ton départ, ni le temps qui passe
ne peuvent changer quoi que ce soit
dans ce que tu représentes pour nous.
En ce douloureux souvenir, tes enfants
et petits-enfants demandent à tous ceux
qui t’ont connu d’avoir une pieuse pensée pour toi et d’associer leurs prières
aux leurs pour que le Tout-Puissant
t’accueille parmi les siens.
Repose en paix.
AZ/B1
PENSÉE
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Abattage • Elagage
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gazonnage • Bordures de
jardins, plantation,
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nettoyage • Désherbage,
piochage, tondeuse pour gazon.
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comme chef de cuisine (diplômé), expérience de
10 ans. Tél.: 0665 76 24 00 NS
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JH, 34 ans, père de famille, 11 ans d’expérience
dans l’automobile, cherche emploi dans la logistique
ou service après-vente, dans société ou autre.
Tél.: 0559 80 74 04 NS
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JH, sérieux, dynamique, cherche emploi comme
chauffeur, agent de sécurité ou autre.
Tél.: 0551 98 38 66 - 0550 06 83 23
NS
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J. dame, dynamique, niv. bac, longue exp.
administ., polyvalente, cherche emploi, secrétaire
de direction. Tél.: 0551 67 39 87 NS
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RÉOUVERTURE DU
RENOUVELLEMENT DE BUREAU
(ANCIENNEMENT
INSTALLÉ AU GOLF)
Conformément à la loi 06.12 du 12 janvier
2012 relative aux associations, il a été procédé au renouvellement de bureau de l’association du comité Vge vieux Azeffoun.
Agréée sous le n°08 du 31 juillet 2014.
Et sont élus :
Président : ARHAB Mohammed.
SG : ARIDJ Belaïd.
Tré. : SEDAR Madjid.
MÉLIA ALHAMBRA
PÂTISSIERS-TRAITEURS
CITÉ DU 11 DÉCEMBRE 1960
N°54 DÉLY BRAHIM - ALGER.
TÉL. : 0555-85-63-20
PENSÉE
24 novembre 2008, une date
à jamais gravée dans nos
mémoires. Six longues
années sont passées mais je
crois bien qu’on ne se remettra jamais de ta brutale disparition. Tu t’en es allé vers
d’autres horizons nous laissant dans une douleur
atroce. Papa, j’ai pensé à toi aujourd’hui, je pense à
toi chaque jour, chaque seconde, en silence, en
mentionnant ton nom, mais tout ce que je possède
ce sont des souvenirs, des photos, des larmes et
cette immense douleur dans le cœur.
A tous ceux qui ont connu et côtoyé notre bienaimé
Maouche Mohamed «Hamou»
à tous ceux qui nous ont soutenus et partagé notre
peine, toute sa famille vous dit merci et nous vous
demandons d’avoir une pieuse pensée pour lui.
Papa, Dieu t’a dans ses bras et moi je t’ai dans mon
cœur.
Ta fille Soraya.
RN 143727/B4
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Il y a une année, le 23
novembre 2013, nous
quittait à jamais notre
cher père
Hamoud Aoumeur
Depuis cette date fatidique dont on se
souvient encore, notre douleur reste
encore vivace.
Rien au monde ne peut combler le vide
que tu as laissé cher père.
Ton image et ton souvenir resteront à
jamais gravés dans nos mémoires.
Tes enfants, tes petits-enfants et ton
épouse demandent à tous ceux qui t'ont
connu et aimé d'avoir une pieuse pensée
en ta mémoire.
Repose en paix papa.
R119214/B13
CONDOLÉANCES
L’ensemble du personnel du
bureau du Soir d’Algérie Tlemcen, présente ses condoléances les plus attristées à
Monsieur Abdelmadjid Dennouni,
ainsi qu’a ses frères, suite au
décès de leur mère
Hadja Fatima Dennouni
née Ghazi, âgée de 82 ans.
En cette douloureuse circonstance,
nous exprimons toute notre compassion à la famille de la défunte
et prions pour son âme.
«A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons.»
R119211/B13
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Maître : BOULEKLOUK Rabah
Commissaire-priseur près le Tribunal de Chéraga
Tél. : (021) 30.50.27 & (0665) 96.72.41
Email : [email protected]
AVIS ADDITIF DE VENTE AUX ENCHÈRES
PUBLIQUES VERBALES
ET PAR SOUMISSIONS CACHETÉES
LA VENTE : JEUDI
27/11/2014 À 10H00
Lieu de vente : Siège de L’APC de Zéralda.
Au profit de la Banque CNEP (Réseau Alger Est 600)
Lot
02
03
04
Désignation
VL/Peugeot
Partner
imm :
10656-101-16
VL/Renault
Mégane
imm :
02961-103-16
VL/Citroën
Berlingo
imm :
24016-104-16
Lot
Désignation
05
VL/Peugeot 306
imm :
09242-101-16
06
VL/Daewoo Lanos
imm :
03473-108-16
07
VL/Honda Civic
imm :
13327-100-16
Conditions de Vente : Les mêmes conditions de vente
mentionnées dans l’annonce précédente datée le mercredi
19/11/2014 P08.
VEILLEE DU
40e JOUR
Cela fait 40 jours que
nous a quittés notre
chère fille et belle-fille
Benacer Samia née Abdelfettah
à l’âge de 48 ans
laissant derrière elle une immense douleur et un vide incommensurable. A la
veille du 40e jour de sa disparition, les
familles Benacer, Madi, Abdelfettah et
Kendi prient toutes celles et tous ceux
qui l’ont connue d’avoir une pieuse pensée en sa mémoire et prient Dieu le ToutPuissant de lui accorder Sa Sainte
Miséricorde.
«A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.»
AUX ENTREPRISES ET PARTICULIERS
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2e étage. Tél.: 0555 31 31 21 F138835
NECROLOGIE
DÉCÈS
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La famille Sab, parents et alliés ont la
douleur de faire part du décès de son cher
et regretté
Sab Rachid
retraité de la CNAS
à l’âge de 64 ans. L’enterrement aura lieu
aujourd’hui lundi 24 novembre au village
Aït-Larbâa, Beni-Yenni, à 13 h.
Que Dieu l’accueille en Son Vaste
Paradis. A Dieu nous appartenons, à Lui
nous retournons.
––––––––––––––––––––
PENSÉES
––––––––––––––––––––
Déjà 12 ans, le 24/11/2002,
que nous a quittés à jamais
notre cher et regretté père et
grand-père
Mammar Ahmed
ancien greffier à la cour de Tizi-Ouzou
laissant derrière lui un vide que nul ni personne ne pourra combler.
En cette douloureuse circonstance, ses
enfants, ses petits-enfants, ses belles-filles,
les amis et les proches demandent à tous
ceux qui l'ont connu, aimé et apprécié pour
sa bonté, sa gentillesse d'avoir une pieuse
pensée à sa mémoire. Puisse Dieu le ToutPuissant l’accueillir en Son Vaste Paradis,
lui accorder Sa Sainte Miséricorde et lui
réserver une place parmi les siens.
Repose en paix, cher père.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.
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Tes enfants.
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ses oncles, ses cousins et cousines ainsi que
toute la famille crient haut et fort : «Bon
anniversaire, Kamel. Nous te souhaitons
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illustration adressés ou remis à la rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation.
NOTRE JOURNAL
fait sienne cette citation de Joseph Pulitzer, fondateur du
journalisme moderne :
«Il (son journal, ndlr) combattra toujours pour le progrès et
les réformes, ne tolérera jamais l’injustice et la
corruption ; il attaquera toujours les démagogues de tous
les partis, n’appartiendra à aucun parti, s’opposera aux
classes privilégiées et aux exploiteurs du peuple, ne
relâchera jamais sa sympathie envers les pauvres,
demeurera toujours dévoué au bien public. Il maintiendra
radicalement son indépendance, il n’aura jamais peur
d’attaquer le mal, autant quand il provient de la
ploutocratie que de ceux qui se réclament de la pauvreté.»
Une participation en deçà
des attentes
ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES EN TUNISIE
PANORAMA
Le Soir sur Internet :
http:www.lesoirdalgerie.com
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Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les
Tunisiens ont commencé hier à voter avec l’espoir de sortir définitivement de la phase de
transition. Une consultation populaire placée
sous très haute surveillance. Autour des
bureaux de vote, les forces de sécurité ont été
déployées dès les premières heures de la journée.
Pour réduire les risques d’attentats terroristes, le gouvernement tunisien avait pris, à la
veille de l’élection, la décision de fermer les
frontières avec la Libye voisine. C’est dans ce
contexte régional tendu que la Tunisie vit cette
expérience démocratique avec l’ambition d’apporter la preuve que sa révolution ne connaîtra
pas le même sort que celui qu’a connu la
Libye.
En dépit d’une pléthore de candidats, la
bipolarité Marzouki- Essebsi s’est installée. A
87 ans, Béji Caïd Essebsi, de Nidaa Tounès,
se place comme l’alternative au président sor-
tant. Auréolé de la victoire de son parti lors
des législatives du 26 octobre, il est considéré
par les analystes comme le favori. Il a été
parmi les premiers à voter dans une banlieue
de Tunis, lançant «Vive la Tunisie !» peu après
avoir glissé son bulletin dans l'urne.
Moncef Marzouki, qui avait pris la tête de
l'Etat fin 2011 à la suite d'un accord de coalition avec les islamistes d'Ennahda, est considéré par ces mêmes analystes comme outsider dans une élection qui devra confirmer
l’expérience tunisienne. Les islamistes
d’Ennahda, classés deuxièmes lors des législatives, n’ont présenté aucun candidat et n’en
ont soutenu aucun. Près de 5,3 millions d'électeurs sont appelés à départager les candidats
dans cette course au palais de Carthage. Si
aucun d’entre eux n’arrive à rafler la mise en
obtenant la majorité absolue, un second tour
aura lieu fin décembre.
L'instance électorale (ISIE) doit annoncer
Photo : DR
Élection historique en Tunisie. Les Tunisiens prenaient part, hier, à la
première élection présidentielle libre. Pas moins de 27 candidats se disputent le poste de président. Moncef Marzouki, candidat à sa propre succession, et Beji Caïd Essebsi sont donnés favoris. Celui qui aura la
faveur des urnes aura la lourde tâche de faire sortir la Tunisie de la zone
de turbulences. Au pointage de 15 heures, le taux de participation avoisinait les 32 %. Une participation en deçà de celle espérée pour une
consultation aux enjeux multiples.
au plus tard le 26 novembre les résultats. La
publication de sondages réalisés à la sortie
des bureaux de vote a été interdite. Le vainqueur sera appelé à présider la Tunisie pendant cinq ans, un mandat renouvelable une
seule fois. La Constitution tunisienne a, en
effet, limité le nombre des mandats à deux.
En réussissant à organiser des élections
dans les délais initialement fixés et sans sombrer dans le chaos, la Tunisie aura au moins
tenu le pari de sortir indemne d’une zone de
turbulences dans laquelle d’autres pays de la
région continuent de se débattre.
N. I.
du mois d’avril dernier, Christopher Ross estime que «tous les moyens classiques ont été
usés dans le processus de négociation avec le
Maroc et le temps est venu pour engager de
nouveaux moyens pour 2015».
Smaïl Debch estime que ce nouveau
moyen dont parle Ross ne peut être que l’introduction du volet des droits de l’Homme dans la
mission de la Minurso.
L’enseignant qui s’exprimait, hier, au forum
du quotidien Ech-Chaâb sur la question du
Sahara occidental estime que le Maroc se trouve actuellement dos au mur et l’avenir du
Sahara occidental passe par un référendum
pour l’autodétermination.
D’ailleurs, dit-il, l’opinion internationale
reconnaît qu’il n’y a pas de solution pour la
région que d’aller vers un référendum pour que
le peuple sahraoui retrouve son indépendance.
«Le Maroc se retrouve en marge de la
scène internationale et l’ONU tente de pousser
l’opinion internationale à prendre des positions
car si elle échoue dans ce processus, l’ONU
aura échoué à faire appliquer l’une de ses principales recommandations, à savoir le droit des
peuples à l’autodétermination.»
Selon l’intervenant, même la France a
changé de «camp». D’ailleurs, poursuit-il, pour
sauvegarder ses intérêts économiques, la
France n’a pas le choix que de s’aligner avec
les pays où elle a plus d’intérêts.
Le conférencier a rappelé que 80 pays
reconnaissent la République arabe sahraouie
démocratique (RASD).
S. A.
SAHARA OCCIDENTAL
«Introduction des droits de l’Homme dans la mission de la Minurso dès 2015»
Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) introduira le volet des
droits de l’Homme dans la mission de la Minurso, (Mission de l’ONU
pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental).
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - C’est
la lecture que fait Smaïl Debch, enseignant des
sciences politiques et des relations internationales à l’Université d’Alger, du dernier rapport
de l’envoyé spécial du secrétaire général de
l’ONU.
Dans son dernier rapport présenté au
Conseil de sécurité des Nations unies datant
CONDOLÉANCES
Les membres fondateurs et toute l’équipe du Soir d’Algérie, très peinés par
le décès de
Hadja Fatima Denouni née Ghazi
présentent à leur ami Abdelmadjid Denouni et à sa famille ainsi qu’à la famille
Ghazi leurs condoléances les plus attristées et les prient de trouver ici l’expression de leur profonde sympathie.
Que Dieu le Tout-Puissant accueille la défunte en Son Vaste Paradis.
POUSSE AVEC EUX !
Par Hakim Laâlam
[email protected]
@hakimlaalam
Touchez pas à mon Amar !
A la sortie du dernier meeting du milliardaire Haddad, les
ministres ont déclaré en chœur : «Vous voyez bien que
le…
… président se porte comme un charme !»
Belayat fronce les sourcils, prend son air le plus
outré, arrondit sa bouche et lance le projectile qu’il
voudrait le plus meurtrier possible : «Il est irresponsable de confier le plus grand parti du pays à un
homme qui a une carte de résidence en France.» Ah !
Bon ? Ah ! Oui ? Et le FLN que vous dirigiez avec
d’autres avait bien accepté, si je ne m’abuse, de
confier non pas seulement le parti, mais le pays tout
entier, l’Algérie Ya Aâdjaba à un homme qui a résidé
partout ailleurs sauf ici, qui a embrassé les bouts
d’nez d’émirs lui payant des traitements de précepteurs pour leurs enfants et le gardant en obligé dans
un coin de leur cour, durant sa traversée du désert.
Ah ! La belle traversée du désert que c’était, ma foi !
Je trouve Belayat en accès de coquetterie aiguë assez
cocasse ! Voilà qu’il s’insurge en tapant ses petits
poings sur la table, la même sur laquelle il avait signé
de ses deux… mains pour donner les clefs de
l’Algérie, son acte de propriété, son livret foncier, son
cadastre et les gens fourrés dedans à un mec parti
dans les années 1970 sur une bouderie et revenu plus
de vingt ans après encore plus boudeur que le jour du
départ. Et tous, y en a pas un parmi vous qui pourra
prétendre le contraire, connaissiez le parcours de cet
homme-là. Son «historique étranger» était tout de
même un p’tit chouia plus chargé que celui de Amar El
Fennan et sa carte de résidence. Ou alors quoi ? Pour
Boutef’, c’est permis, et pour Saâdani, La Yadjouz ?
Eh bien, figurez-vous qu’ici, maintenant, et surtout
après votre surprenant assaut contre la carte de résidence de Si Amar, ça sera «Yadjouz» pour lui aussi !
Oui ! Par rapport à vous et à ce FLN qui a livré le pays
au précepteur exilé, Saâdani est d’utilité publique.
Enaâm Sidi ! Il est plus utile que vous ! Lui, au moins,
sert à quelque chose. C’est grâce à son intronisation,
à son transfert au Mercato, du tour de chant aux meetings politiques et à la direction du Front que les gens,
tous ceux qui s’en foutaient un peu de la vie des partis, et surtout de celle du FLN, s’y sont intéressés sur
le mode scandalisé. Oui ! Saâdani a grandement aidé
un immense pan de la société algérienne à prendre la
mesure de l’état de déliquescence des institutions de
ce pays et à s’insurger contre les parcours magiques.
Je déclare donc ici même, solennellement, Saâdani
d’utilité publique. Et de toutes les façons je lutterai
férocement pour que vous ne m’ôtiez pas ce si bon
client de la bouche ! Cette aubaine, cette corne
d’abondance humoristique, ce filon de la vanne à deux
balles. En clair, pas touche à mon Amar ! Je fume du
thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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