N° 220 - Radio Présence

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N° 220 - Radio Présence
Revue VMF n° 246
Hautes-Pyrénées
Dossier de 46 pages - parution : 6 novembre 2012
Fondée en 1959, la revue VMF est l’organe de Vieilles Maisons Françaises,
association de défense du patrimoine reconnue d’utilité publique en 1963.
Elle est aujourd’hui l’une des principales revues françaises consacrées au patrimoine.
Casino de Cauterêts – photo : Bernard Galéron / VMF
● SOMMAIRE ET INTRODUCTION DU DOSSIER (2 pages)
● L’INVENTION DES PYRENEES : UN TERRITOIRE « REDECOUVERT » (4 pages)
José Cubéro
Par l’action du constituant Bertrand Barère, la Bigorre devint le département des Hautes-Pyrénées en
s’agrégeant des lambeaux de « pays » épars. Essentiellement rural, il juxtapose les cultures et l’élevage
du cheval, notamment dans la plaine de Tarbes, à l’agropastoralisme et aux sources thermales de la
montagne. En fait, c’est par la vertu de leurs eaux que les Pyrénées avaient attiré de longue date « les
soldats et les princes » désireux de soigner de vieilles blessures ou de retrouver l’allant de la jeunesse.
Au XIXe siècle, avec le temps des romantiques, la multiplication des récits de voyage, les représentations
par la gravure et surtout la lithographie, l’impact de la correspondance privée rendent les Pyrénées
furieusement à la mode. Si les eaux gardent leur réputation et font la fortune de Bagnères-de-Bigorre,
de Barèges, de Cauterêts et de Saint-Sauveur, les Pyrénées deviennent aussi une destination mondaine
pour l’aristocratie et la bourgeoisie européennes, tandis que l'essor du pyrénéisme, tout comme un peu
plus tard le développement des sports de neige, favorisent l'appropriation de la montagne.
● EAUX PRECIEUSES : L 'HISTOIRE DU THERMALISME (7 pages)
Michel Dupeyre
Après l'engouement des Romains pour le thermalisme, ce n'est qu'à la fin du XVIe siècle que des
« baigneurs » réapparaissent dans les Hautes-Pyrénées. A la Révolution, la meilleure connaissance des
eaux et de leurs effets, l'intérêt de la faculté de médecine, l'amélioration du réseau routier, les idées
positives sur la montagne seront le fondement de cette mode de « prendre les eaux ». Ce sera le
phénomène de société du XIXe siècle, amplifié par les médias de l'époque, les célébrités présentes, et...
le chemin de fer ! Passées peu à peu de mode, puis relancées par le thermalisme social des années
1950, concurrencées durement par la thalassothérapie, les stations thermales ont connu des jours
meilleurs. De cette longue histoire, il demeure un riche patrimoine (établissements thermaux,
équipements hôteliers, villas, aménagements urbains, notamment à Cauterêts, Bagnères, Luz-SaintSauveur et Argelès-Gazost).
 LE MARBRE : UN PRODUIT D'EXPORTATION TRES RECHERCHE (4 pages)
Bénédicte Magnin
L’exploitation du marbre date des Romains tant à Bagnères que du côté de Saint Béat. Après une longue
période, l’extraction des blocs de marbre reprend sous François Ier puis sous Henri IV qui fut le grand
promoteur du marbre pyrénéen. Louis XIV lui donna ses lettres de noblesse en perpétuant l’œuvre de
son grand-père : le marbre de Campan fut expédié dans les plus grands chantiers du royaume :
Versailles, Trianon, Tuileries. Au XIXe siècle, il sert pour le Grand Opéra de Paris, l'Assemblée nationale,
la gare de Lyon-Perrache, le hall de la Banque de France etc.. C'est à cette époque que l'entreprise
Géruzet, de Bagnères, fait entrer le marbre dans l’ère industrielle. On réalise chez Géruzet des
cheminées, des bénitiers, des objets de décoration voire des plumiers. D’autres marchés s’ouvrent dans
les colonies ou sur les paquebots transatlantiques ; il n’y a plus de perte car tout est utilisé, poli et
retravaillé afin d’en tirer profit.
● LOURDES, VILLE MARIALE : UN DEVELOPPEMENT FOUDROYANT (6 pages)
Jean-Pierre Thomas
Traditionnelle ville d'étape qui s'est développée au pied de son château fort, « verrou du Lavedan »,
Lourdes va voir son destin changer, sous le Second Empire, à la suite des apparitions de la Vierge dont
Bernadette Soubirous, fille d'un meunier, est le témoin. Elle connaît alors une véritable métamorphose,
avec la construction des sanctuaires mariaux et la naissance d'une véritable infrastructure hôtelière.
- Le Grand Hôtel moderne (3 pages) : construit en 1896 par Jean Soubirous, cousin de Bernadette, et son
épouse, Benoite Toulet, sur les plans de l'architecte Jean-Marie Lacrampe (auteur, entre autres, de la
mairie de Lourdes, des rampes d'accès à la Basilique et du château de Soum), le Grand Hôtel moderne
fut le premier à être équipé d'un ascenseur et de salles de bains privatives. Les actuels propriétaires, des
Italiens, ont restauré ce somptueux établissement, doté d'un décor Art nouveau signé Louis Majorelle.
● LE CHEVAL, PARTOUT PRESENT (6 pages)
Bernard Viaque
La création, en 1806, d'un haras impérial, berceau de la race anglo-arabe (s'imposant aux dépens du
cheval navarrin) comme la présence dans la ville de plusieurs régiments, ont fait de Tarbes la « ville du
cheval » et exercé une influence certaine sur la vie et le développement économique de la cité. Une
histoire très présente à travers les bâtiments du haras mais aussi à travers le souvenir de personnalités
comme Achille Fould, qui possédait dans sa propriété des écuries (aujourd'hui disparues).
En hors-texte : les Fould, une dynastie d'hommes politiques et de grands éleveurs
Hors-texte de trois pages : aux portes de Tarbes, le château de Tostat, édifié au XVIIIe siècle sur
l'emplacement d'une ancienne place forte qui gardait la frontière de la Bigorre, fut acquis en 1904 par le
colonel Rivière d'Arc, qui y monta un élevage de chevaux afin de fournir la cavalerie de Tarbes. Avec ses
vastes écuries, ce château entretient depuis plus d'un siècle un lien étroit avec l'histoire du cheval.
E
● TARBES, LES METAMORPHOSES DU XIX SIECLE (4 pages)
Que serait le Tarbes d'aujourd'hui sans le jardin Massey, témoin le plus achevé des transformations
paysagères de la ville au XIXe siècle ? Derrière cette œuvre, un homme, le botaniste Placide Massey
(1777-1853) qui travailla également à l'aménagement des jardins du château d'Ourout, à ArgelèsGazost, que remaniait à la même époque l'architecte Jean-Jacques Latour. Ce même Latour qui édifia,
au cœur du jardin Massey, le musée d'histoire naturelle, de style oriental, et qui imprima sa marque
dans le département (églises d'Ossun, de Pujoo et de Laloubère, hospice de Barèges, halle en fer de Vicen-Bigorre…)
En hors-texte : le XIXe siècle tarbais (l'Arsenal, les aménagements urbains, les nouveaux quartiers)
● L’AVENEMENT DE LA COULEUR : LE STYLE OUSTAU (7 pages)
Jérôme Bonhôte et Roland Chabbert
L'ingénieur Laurence Oustau s'installe à Tarbes en 1873 et y fonde une tuilerie et une fabrique de
céramique dont la production est récompensée par une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889.
C’est un véritable art industriel au service du bâtiment que lance l’entrepreneur Laurence Oustau :
briques et carrelage polychromes, tuyaux de grès, fausses pierres, décorations ; tout cela se décline ou
s’affiche sur les façades même des usines, dans la confortable villa du fondateur et plus subtilement au
détour des rues tarbaises.
- Interview de Jacques de Muyser, descendant de Laurence Oustau.
- Encadré : la demeure de la famille Oustau, construite à partir de 1910 par l'architecte Paul-LouisJoseph Gély. Celle-ci adopte les tendances de l'Art Nouveau, avec un décor de céramique omniprésent
dû à Lucien Gros, dessinateur local. Ce décor offre un échantillon des productions de la maison Oustau.
Un parc à l'anglaise de 18 000 mètres carrés entoure l'édifice.
● PATRIMOINE EN MOUVEMENT : ACTEURS, ENJEUX, RESSOURCES (4 pages)
Une série de brèves sur l’actualité et les acteurs du patrimoine
Rencontre avec Florence de La Roncière, déléguée de l'association VMF pour les Hautes-Pyrénées
La renaissance du château de Gardères
La villa Romme, à Bagnères, une réhabilitation exemplaire
A Tarbes, sur les friches de l'Arsenal, l'émergence d'un nouveau quartier
● QUE VOIR DANS LES HAUTES-PYRENEES ? LES CHOIX DE LA REDACTION (2 pages)
Une sélection de lieux ouverts au public avec brèves notices de présentation des sites et informations
pratiques.
(Ce circuit, avec géolocalisation, est également consultable sur le site www.patryst.com. L'application
Patryst est téléchargeable sur Iphone et Ipad.)

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