l`étAt nE lES voit PAS, nE lES écoutE PAS

Transcription

l`étAt nE lES voit PAS, nE lES écoutE PAS
El Watan
procès P/APC de Bordj El Bahri - el watan
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 27 septembre 2O1O
Deux mois
de prison requis
P. 5
N° 6058 - Vingtième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
Les chefs d’état-major du sahel à tamanrasset
Photo : APS
Une réunion pour
lever les divergences
Lire en page 2
Ghaza
De notre correspondant
Après de longs mois de
tiraillements et de tentatives
médiatiques de mettre dans
l’embarras le rival, les
réunions «cordiales» et
«fraternelles» reprennent
entre le Fatah et le Hamas.
Comme par miracle, leurs
responsables recommencent
à parler de réconciliation et
d’accord qui semblent très
proches.
(Suite page 15) Fares Chahine
l’état ne les voit pas, ne les écoute pas
L’assassin
présumé du
petit Abderrahim
arrêté
● Les représentants de la Fédération
nationale des sourds d'Algérie appellent
à la création d'un centre national de
formation en langue des signes
● «1800 métiers peuvent être assurés par
les sourds-muets tandis qu'en Algérie, l'on
se limite à la menuiserie et la cordonnerie»,
relève-t-on.
E
nviron170000personnes
sourdesontétérecensées
à l’échelle nationale. Tels sont
les chiffres avancés par
Ahmed Zekhref, président de
la Fédération nationale des
sourds d’Algérie (FNSA),
lors d’une conférence de
presse animée hier, au siège
de la fédération, à l’occasion
delacélébrationdelaJournée
mondiale des sourds-muets.
Néanmoins, ces statistiques
sont loin de refléter la réalité
de ce handicap.
(Suite page 6) Djedjiga Rahmani
Les services de la sûreté de
wilaya de Bordj Bou Arréridj
ont arrêté, samedi dernier,
un individu N. B., âgé de
18 ans, auteur présumé
du meurtre du petit
Abderrahim, disparu
le 9 septembre, la veille de
l’Aïd, et dont le corps a été
découvert dans un puits pas
loin de la maison familiale,
précise une source digne
de foi.
(Suite page 6) Adlène B. et S. A.
Publicité
Un vœu
pieux ?
Bordj
Bou arréridj
journée mondiale des Sourds-Muets
Photo : DR
Réconciliation
interpalestinienne
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 2
L’ A C T U A L I T É
LES CHEFS d’état-major du sahel à TAMANRASSET
Une réunion pour lever les divergences
our la seconde fois en une
année, les chefs d’état-major
des armées de l’Algérie, de
la Mauritanie, du Niger et du Mali
ont tenu une réunion d’urgence, hier,
au siège de la 6e Région militaire à
Tamanrasset, au sud du pays, à la
demande de l’Algérie. A l’ordre du
jour, l’examen de la grave situation
qui prévaut dans la région du Sahel.
Ces responsables, qui se sont déjà
regroupés pour la première fois au
même endroit, les 12 et 13 août 2009,
avaient pris plusieurs décisions, dont
celle liée à la création, à Tamanrasset,
d’un Conseil des chefs d’état-major
et d’un poste de commandement
opérationnelrégionalinstalléenavril
dernier. Représenté par un militaire
de haut rang, chacun des pays qui
composent ce comité s’est vu affecter une mission spécifique. Ainsi,
l’Algérie est chargée des forces aériennes, le Mali des forces terrestres,
la Mauritanie des transmissions, le
Niger de la logistique, alors que le
Burkina Faso n’a qu’un rôle d’observateur. Sur le terrain, les activités
de ce comité sont restées protocolaires, du fait des divergences sur les
prérogatives des uns et des autres au
sein de la structure militaire. Parallèlement, la situation dans la région
s’est aggravée, notamment avec l’intervention des militaires français, au
nord du Mali, où les activités terroristes se sont multipliées.
De nombreux observateurs avaient
douté de la volonté des Etats de la
région à combattre réellement le terrorisme, mais aussi des capacités de
ce comité à servir d’instrument pour
cette lutte. L’intervention de la France
et de la Mauritanie en territoire malien
a été sévèrement critiquée et a suscité
lesgrincementsdedentsdesunsetdes
autres, mais aussi l’inquiétude de voir
la région basculer vers l’Afghanisation. L’enlèvement au nord du Niger,
(le 15 ou 16 septembre) des sept
photo : aps
P
l Le chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, a exhorté hier ses homologues du Niger, du Mali et de Mauritanie
à «respecter» leurs engagements et «à passer à l’action sur le terrain des opérations» l Présidant une réunion des chefs des armées du Sahel à Tamanrasset,
le général Gaïd Salah a également appelé ses hôtes à plus de «maturité» afin de «lever les incompréhensions qui persistent» et sortir avec
des «résultats tangibles» de lutte contre le terrorisme.
Gaïd Salah, présidant une réunion des chefs des armées du Sahel, hier, à Tamanrasset
employés d’Areva et leur transfert au
nord du Mali ont ravivé l’inquiétude
des Etats, notamment l’Algérie qui a
convoquécetteréuniond’urgenceàTamanrasset. A l’ordre du jour, l’examen
de la situation et les mesures à prendre
pour «faire en sorte» que chacun des
pays «assume» ses responsabilités en
menantlaluttecontreleterrorismesur
son propre territoire et en privilégiant
la coopération régionale.
Ouverte tôt dans la matinée d’hier, la
réunionétaitprésidéeparlegénéralde
corps d’armée, chef de l’état-major de
l’ANP, Ahmed Gaïd Salah.
respecter les engagements
Profitant de cette tribune, ce dernier
a saisi l’occasion pour rappeler à
ses invités le «respect» de leurs «engagements», tout en les exhortant à
«passer à l’action, en ce qui concer-
ne la lutte contre le terrorisme, la
criminalité organisée et tous les
autres phénomènes connexes». Le
but de cette session extraordinaire,
a-t-il précisé, est «de débattre les
termes de notre coopération afin de
lui conférer plus de maturité et lever
les incompréhensions qui persistent
pour dégager les solutions idoines,
en vue de renforcer l’action effective
et concertée et atteindre, par là, les
objectifs tracés dans notre stratégie
de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée».
Selon le chef d’état-major, la réunionconstitue«uneopportunitépour
échanger les analyses et les appréciations sur tout ce que nous avons
pu accomplir comme actions et pour
évaluer les résultats enregistrés dans
la voie des objectifs tracés pour le
rétablissement du climat de paix et
dequiétudedanstoutenotrerégion».
Par ailleurs, le général Gaïd Salah
s’est déclaré «persuadé» que la participation des Etats à cette réunion
«va renforcer notre coopération et
les liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage et inspirer
de nouvelles impulsions autour de
notre objectif de pourchasser et
détruire le terrorisme». De ce fait,
il a également exprimé son souhait
d’arriver à des «résultats tangibles
sur la paix, la sécurité et la stabilité
de la région et sa conviction de voir
lesEtatsmembresducomitéassumer
leurs responsabilités et se montrer à
lahauteurdesambitionsetdesattentes de leurs pays respectifs pour peu
que nous puissions insuffler plus de
vitalité et d’efficience à notre coopération, en traduisant de la plus forte
manière nos engagements, par des
actions de lutte antiterroriste bien
préparéesetbiencoordonnéesentre
nos forces armées».
Abondant dans le même sens, le
colonel Mabrouk Sbaa, porte-parole
de la réunion, a indiqué, à l’APS, que
la tenue d’une telle rencontre ne
fait que traduire «une confirmation
avéréedurespectdetouslesengagements pris par les forces armées des
pays membres et un message clair
pour exprimer leur volonté et leur
détermination, ainsi que leur capacité effective à prendre en charge, de
façon autonome et collective, leurs
questionssécuritairesentouteliberté
et en toute souveraineté».
Selon l’officier supérieur, la réunion «consacrée à l’évaluation et à
l’examen» de la situation sécuritaire
dans la sous-région intervient «en
temps opportun au regard de la
succession des derniers événements
survenus dans la région». Pour les
Etats présents, a-t-il révélé, il est
question «d’étudier tous les moyens
à même de promouvoir et stimuler
leur coopération en vue d’instaurer, ensemble, un mécanisme adapté
pour faire face, avec toute la rigueur
requise et l’efficacité escomptée, au
phénomèneterroristeetsesramifications». Il a affirmé, en outre, que les
chefs d’état-major des pays participants ont exprimé à l’Algérie «toute
leur gratitude et leur reconnaissance
pour les efforts qu’elle a consentis
en vue de faire réussir les démarches
prises par les forces armées des pays
de la région dans leur lutte contre
le terrorisme et la criminalité organisée».
Peut-on croire que les lourdes divergences qui ont miné ce comité vont
enfin se dissiper pour laisser place
à une lutte régionale coordonnée
contre les phalanges d’Al Qaîda
et leurs alliés les barons de la drogue colombienne ? L’avenir nous le
Salima Tlemçani
dira…
Les otages en vie, l’Elysée prêt à discuter
otages, dont cinq ressortissants franLQaîdaesçais,sept
enlevés il y a dix jours au Niger par Al
au Maghreb islamique (AQMI), sont tou-
jours en vie. La présidence française, se basant sur
des renseignements «de source malienne», a ainsi
affirmé, hier, que les prisonniers étaient retenus
captifs «dans le désert, aux confins de l’Algérie
etduMali,dansunezonecommunémentappelée
le Timétrine », UNE zone dans laquelle l’armée
mauritanienne est intervenue. Les monts Timétrine sont une région de collines désertiques dans
le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres
de la frontière algérienne. Même si le contact
n’a toujours pas été établi avec les ravisseurs,
l’Elysée se déclare «ouvert à toute conversation».
«Les pourparlers ne sont pas engagés, mais nous
sommes prêts à discuter», a ajouté la présidence
française.
Des déclarations qui confirment ainsi celles du
ministre français de la Défense, Hervé Morin,
qui avait confié, samedi, qu’il avait «toute raison
de penser» que les Français étaient «en vie», sans
toutefois en avoir de preuve formelle.
De même, le chef d’état-major des armées françaises, Edouard Guillaud, avait indiqué vendredi
que la France était prête à «engager le contact à
tout moment» avec AQMI. Après une semaine
d’extrême agitation durant laquelle le Sahel était
en ébullition, c’est l’accalmie. Car si l’opération
menée par les forces de l’armée mauritanienne a
pris fin, le terrain a laissé place à la diplomatie et
aux «prises de contact». Il a été argué que le rapt
de ressortissants français n’était pas à mettre en
rapport avec l’assaut mené dans le Nord-Mali.
Et les officiels français n’en démordent pas : une
opération militaire «n’est pas à l’ordre du jour».
Pourtant, un contingent de quelque 80 soldats
français a été envoyé à Niamey et se relaie pour
mener des vols de reconnaissance dans la région
où sont détenus les otages. Des témoins avaient
même confié avoir aperçu des chasseurs tricolores survoler les zones de combat entre l’armée
mauritanienne et des unités du groupe terroriste.
Ce que démentent formellement les officiels impliqués dans cette crise. «Nous travaillons avec
la France pour trouver une solution, mais nous
avons clairement affirmé à nos interlocuteurs que
nous ne voulons pas de troupes françaises, américaines, en tout cas occidentales, sur notre sol», a
indiqué hier à l’AFP une source malienne, proche
du dossier des otages. «On attend maintenant des
preuvesdeviedesotages,peut-êtreunephoto,une
vidéo ou les deux», a également précisé un officiel
malien. Preuve qui devrait suivre la revendication
faite par AQMI, cette dernière ayant précisé qu’elle ferait parvenir ultérieurement des demandes
légitimes à la France, et par la même, l’amorce des
négociations. La question qui reste en suspens est
de savoir si négociation rime systématiquement
G. L.
avec paiement de rançon.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 3
L’ A C T U A L I T É
Des députés et des hommes politiques commentent la sortie de Abdelaziz Ziari
L
«Restauration du système
du parti unique»
ENQUÊTE SUR LA CORRUPTION
Ces derniers sont tout simplement
outrés. «Il a dit clairement que c’est
l’Exécutif qui fait les lois. C’est une
conception complètement erronée
du pouvoir législatif. Cette dernière
n’a rien à voir avec celle du régime
parlementaire où, et c’est le cas dans
tous les pays du monde, l’exécutif et
le législatif ont en commun la prérogative de légiférer. La conception de
Abdelaziz Ziari s’inscrit en porte-àfaux de la légalité», tonne Ali Brahimi, député, qui a été à l’origine de
la demande d’une commission d’enquêteparlementairesurlacorruption,
rejetée par le bureau de l’APN. Ce
refus, ajoute notre interlocuteur, est
«tout simplement un grave déni du
droit». «Car les mêmes articles de
la Constitution et de la loi organique
photo : H. lyès
’APN ne peut pas enquêter sur
la corruption.» «Les députés
ne sont pas habilités à proposer
des projets de loi»… Le président
de l’Assemblée populaire nationale,
Abdelaziz Ziari confirme, dans son
intervention samedi dernier sur les
ondes de la Chaîne III de la Radio
nationale, le constat fait par tout le
monde : l’APN est «inutile». Mais
ses déclarations sont tombées cette
fois tel un assommoir sur la tête des
élus du peuple, en particulier ceux
qui veulent remettre en cause l’ordre
établi en prenant de l’initiative.
Les élus de la Chambre basse en session plénière
cités par le président de l’APN pour
justifier le rejet de la demande en
question, donnent le droit aux députés de constituer des commissions
d’enquête parlementaire. De plus, la
corruption est un délit unique et il est
un droit pour les députés d’enquêter
sur ce phénomène», rétorque-t-il.
«C’est une honte nationale». L’enterrement définitif de la proposition
de loi incriminant le colonialisme
suscite encore l’indignation de ses
initiateurs. Moussa Abdi, qui partage
avec Abdelaziz Ziari l’appartenance
à la même famille politique, le FLN,
désapprouve son attitude. Le député
du FLN qualifie de «crime» et de «trahison» le rejet du projet en question.
«Nous sommes d’accord avec Abdelaziz Ziari quand il dit que le sujet est
sensibleetqu’ilnécessitebeaucoupde
sang-froid. En revanche, nous consi-
dérons que cette proposition de loi
répondàunedemandepopulaire.Son
enterrement constitue une trahison
pour notre histoire, pour nos martyrs
et pour la mémoire nationale», lancet-il,précisantquelesdéputésresteront
attachés à leur projet.
Plus offensif, Mohamed Hadibi, du
mouvement Ennahda, qualifie l’annonce faite par le président de l’Assemblée de «honte nationale». Ce der-
nier demande la démission du bureau
de l’APN qui est, estime-t-il, «incapable d’assumer son rôle et de garantir
les droits des élus du peuple». «Cette
attitude va discréditer davantage l’assemblée et influera négativement sur
les résultats des prochaines élections
législatives», soutient-il.
Le musellement des députés et
l’anéantissement du rôle de l’institution législative conduisent certains
politiqueschevronnésàlaconclusion
suivante : «Le processus de normalisation autoritaire entamé depuis
1997 a abouti.» C’est ce que pense
Abdesslem Ali Rachdi, élu dans le
premierParlementpluralisteenAlgérie, la législature de 1997. «Le régime
dans son ensemble avait entamé un
processus de restauration de l’ordre
antérieur à 1989. L’objectif est le retour au système du parti unique, sous
une autre forme», note-t-il. Durant
la première Assemblée pluraliste et
malgré la fraude massive, témoignet-il, «il y avait eu au moins un débat
contradictoireetunevieparlementaire. C’était au temps de l’ancien président Liamine Zeroual. Aujourd’hui,
nous sommes revenus au système de
parti unique. Il y a certes une multitude de partis qui ne représentent en
réalité que les divers courants qui
composent le FLN d’avant 1989»,
conclut-il. Le même jugement est
soutenu par Ali Brahimi.
Madjid Makedhi
PRéSENTATION DU PLAN D’ACTION DU GOUVERNEMENT
Ouyahia face aux députés le 13 octobre prochain
e Premier ministre Ahmed Ouyahia sera bel et
Lsession
bien l’invité des parlementaires lors de cette
d’automne. Ouyahia fera le déplacement
à l’Assemblée populaire nationale (APN) pour
rendre compte de l’action du gouvernement
devant les députés. Prévue pour cette semaine,
la séance consacrée à la présentation et au débat
du bilan d’application du plan d’action du gouvernementaétéreportéeau13octobreprochain,
selon nos sources. Durant une semaine du 13 au
19 octobre, Ahmed Ouyahia en sa qualité de coordinateur de l’Exécutif, chargé de la mise en œuvre
du programme du président de la République
tentera, selon des sources parlementaires, d’exposer un bilan explicite de son action ainsi que les
fondements et les objectifs du plan quinquennal
2010-2014. Le Premier ministre donnera aussi les
projectionsinscritesautitreduprogrammeprésidentiel. «Il s’agit là d’une déclaration de politiquegénéraleaccompagnéed’unbilanchiffrédes
réalisations du gouvernement», ont précisé les
proches du Premier ministre. Ouyahia répondra
également aux interrogations et interpellations
des députés. En fixant la date de cette séance,
il est mis, ainsi, fin aux rumeurs portant sur les
réticences du Premier ministre à venir affronter
lesdéputés.Eneffet,aprèsleremaniementpartiel
dugouvernement,lapolémiques’estinstalléesur
la question de la présentation ou pas de la déclaration de politique générale à l’APN. Le FLN,
par le biais de ses députés, insistait sur le passage
d’Ouyahia à l’Assemblée. Au même moment des
voix du RND s’élevaient : «Ouyahia aurait à présenter une déclaration de politique générale s’il y
avaitunremaniementglobaldugouvernement»,
avait déclaré le porte-parole du RND, Miloud
Chorfi. Quelques jours plus tard, Belkhadem a
emboîté le pas à ses militants pour revendiquer la
présentation de la déclaration de politique générale. Sur ce sujet, la Constitution est pourtant très
claire : l’article 84 stipule que le gouvernement
présente annuellement à l’APN une déclaration
de politique générale. Celle-ci donne lieu à un
débat sur l’action du gouvernement.
Ce débat peut s’achever par une résolution
comme il peut donner lieu au dépôt d’une
mention de censure par l’APN, conformément
aux dispositions des articles 135, 136 et 137 ci-
dessous. Le Premier ministre peut demander à
l’APN un vote de confiance. Dans le cas où la
motion de confiance n’est pas votée, le Premier
ministre présente la démission de son gouvernement. Par ailleurs, notons aussi qu’au menu du
calendrier de l’APN, arrêté en concertation avec
les services du Premier ministre, figure la présentation suivie d’un débat du rapport annuel du
gouverneur de la Banque d’Algérie. Cette séance
est programmée pour les 20 et 21 octobre prochain.Avantcettedate,ilestégalementprévudes
séancesquiserontconsacréesaudébatduprojet
de loi relatif aux aires protégées dans le cadre du
développement durable, à la protection des personnes âgées et un débat sur le projet de loi relatif
à la cinématographie. Nabila Amir
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 4
L’ a c t u a l i t é
Clôture de la Conférence internationale sur la résistance sahraouie
es témoignages des participants
reflètent clairement ce qui se
passedanslesterritoiresoccupés
et la répression qui s’abat sur les Sahraouis : «Nous avons constaté qu’audelà de la verve militante des participants, il y a une volonté claire pour
consentir d’autres sacrifices dans cette
résistance pacifique à la colonisation
marocaine.» Abdelkader Taleb Omar,
Premier ministre de la République
arabe sahraouie démocratique (RASD),
ne pouvait résumer mieux le sens des
témoignages faits hier par les militants
sahraouis devant les participants à la
Conférence internationale sur la résistance qui a clôturé ses travaux à Alger.
Cette messe de deux jours a servi de
cadre à un «show» émouvant sur les
souffrances endurées par les militants
sahraouis face à la machine répressive
marocaine. Les délégués, d’une trentaine de pays, écoutaient, médusés,
les mésaventures aussi terrifiantes les
unes après les autres racontées par des
activistes sahraouis dans les territoires
occupés. C’est un coup de grâce à la
propagandedumakhzenquitentemaladroitement de coller à l’Algérie les violations des droits de l’homme dont sont
victimes les Sahraouis. Signe de cette
prise de conscience, certains participants ont même proposé l’organisation
d’une flottille pour casser l’embargo
imposé par le Maroc sur les territoires
sahraouis occupés, dans un clin d’œil
à la politique israélienne contre Ghaza.
D’autres se sont carrément portés volontaires pour accompagner les mili-
Photo : APS
L
Les participants découvrent
l’horreur de la colonisation
La Conférence internationale d’Alger a été un succès
tants sahraouis sur le chemin du retour
chez eux, où les forces marocaines
risquent de les attendre de pied ferme.
La conférence a été en tout cas un succès
retentissant aussi bien par le nombre
de participants (304), que par la diversité de leurs nationalités (une trentaine).
Cela ressort clairement dans la déclaration finale qui a réaffirmé «la légitimité
de la résistance populaire pacifique
du peuple sahraoui dans les territoires
occupés».
Lettre à Sarkozy et flottille
pour Laâyoune
Les participants ont réclamé aussi des
Nations unies l’application «immédiate» des résolutions du Conseil de sécurité qui recommandent l’organisation
d’un référendum d’autodétermination
«transparent et loyal, droit inaliénable
reconnu au peuple sahraoui par toute la
communauté internationale».
Les conférenciers n’ont pas manqué
de dénoncer «les violations répétées»
des droits de l’homme par l’occupation
marocaine au Sahara occidental et ont
appelé l’ONU, l’Union européenne,
l’Union africaine, les ONG internationales et tous les militants des droits de
l’homme «à garantir rapidement, par
tous les moyens possibles, le respect des
droits de l’homme par le Maroc et aussi
mettre fin aux souffrances des militants
sahraouis emprisonnés».
La France, l’un des plus importants
«sponsors» de l’occupation marocaine,
a été interpellée par la conférence internationale via son président, auquel elle
demanded’adopterune«positiondigne
de la France, patrie des droits de l’homme,afindepermettrel’élargissementdu
mandat de la Minurso à la protection
des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental».
La Déclaration d’Alger s’élève en outre
contre «la prédation systématique des
ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc, avec la complicité,
directe ou indirecte, de pays tiers, essentiellement européens qui, pourtant, ont
inscrit dans leur charte d’association
la conditionnalité du respect des droits
de l’homme et le respect du droit international». Dans le même ordre d’idées,
l’ONU est mise en demeure d’assurer
aux réfugiés une aide humanitaire
«suffisante» et «multiforme» qui puisse
apporter aux Sahraouis le «minimum
nécessaire» pour bénéficier de soins,
d’alimentation, d’éducation, de formation, d’activités culturelles et de bienêtre social. Enfin, la conférence a chargé
les organisateurs de saisir les souverains
et présidents des Etats du monde, les
organisations multilatérales et les ONG
internationales «pour user de leur pouvoir afin que cesse le calvaire du peuple
sahraoui et qu’il lui soit permis de choisir librement son destin».
Hassan Moali
Pierre Galand
interpelle
le Maroc
Le président de la Coordination
européenne de soutien au peuple
sahraoui (Eucoco), Pierre Galand, a
interpellé, hier à Alger, le Maroc à
propos de ses violations des droits
de l’homme dans les territoires
sahraouis occupés. Intervenant à la
conférence internationale sur «Le
droit des peuples à la résistance : le
cas du peuple sahraoui», M. Galand
a souligné que la colonisation du
Sahara occidental est d’une «gravité
extrême», en ce sens qu’«une
puissance colonialiste africaine
occupe militairement les territoires
d’un autre pays africain».
«Cette situation n’est pas acceptable,
de surcroît, dans un continent qui
aspire à répandre la paix», a-t-il
ajouté. Il a réaffirmé la position de
l’Eucoco dans le conflit du Sahara
occidental, à savoir son soutien à
l’organisation d’un référendum
d’autodétermination du peuple
sahraoui, conformément aux
décisions et résolutions de l’ONU.
Il a estimé que le droit à la liberté et
à l’autodétermination est un
«droit inaliénable» pour le peuple
sahraoui.
R. N.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 5
L’ a c t u a l i t é
Affaire des quatre chrétiens
à Larbaâ Nath Irathen (Tizi Ouzou)
e procès des quatre chrétiens, qui devait se tenir hier
au tribunal correctionnel de
Larbaâ Nath Irathen (27 km de
Tizi Ouzou), a été reporté au
10 octobre à la demande des avocats de la défense. La demande
de report a été motivée par l’absence du troisième avocat, maître
Mokrane Aït-Larbi, qui assure
la défense des prévenus en compagnie de Mes Rahmouni Fatiha
et Benbelkacem. Les accusés
– Yahou Mahmoud, Raïd Abdenour, Mokrani Nacer et Haouedj
Idir – sont poursuivis pour «pratique et ouverture de lieu de
culte sans autorisation». Dans le
même procès, Yahou Mahmoud,
propriétaire du lieu de culte, est
également poursuivi. Sur la place
Abane Ramdane mitoyenne avec
le tribunal, des dizaines de citoyens ainsi que des membres
de différentes organisations de
défense des droits de l’homme,
le représentant des églises protestantes d’Algérie, des membres
du RCD, du MAK, du MDS, du
Congrès mondial amazigh et du
mouvementSOSlibertésonttenu
à marquer leur présence pour dénoncercetteénième«atteinteaux
Photo : EL Watan
L
Le procès reporté
au 10 octobre
Solidarité des citoyens et de membres d’associations avec les prévenus
libertésindividuelles».Approchée
à la sortie de la salle d’audience,
Me Rahmouni, du barreau d’Alger, estime que «pour les charges,
la justice se réfère à la loi 144
bis 2 du code pénal. C’est une
atteinte à la liberté et à la Constitution», avant d’ajouter : «Dans
son interprétation des textes de
lois, la justice outrepasse souvent
la Constitution. Donc, ce qu’il
faut maintenant, c’est une force
de mobilisation de la société pour
freiner cette procédure.» Pour sa
part, Me Benbelkacem explique
queles4prévenussontpoursuivis
pour «ouverture de lieu de culte
sans l’autorisation de la commission nationale du culte autre que
musulman,quidevaitêtreactivée
cette année.
Cette dernière a été chargée en avril 2009 de préparer
des avis et donner des suggestions concernant la pratique
d’un culte non-musulman».
Rencontré sur les lieux, le responsable du bureau régional du RCD,
M. Maâkni, a réitéré le soutien de
son parti et déclaré que «le procès
s’inscrit dans une logique d’inquisitionpourlaquelleoninstrumentalise la justice. Le RCD ne peut
que dénoncer ces atteintes répétitives à la liberté de culte qui est
consacrée par la Constitution».
Arezki Aït-Larbi, initiateur du
Collectif SOS libertés, dénonce
«un climat d’intolérance qui survient dans un contexte politique
particulier où le pouvoir s’apprête
à donner de nouveaux gages aux
islamistes». M. Aït-Larbi souhaite
enfin que «cette situation grave,
qui crée un climat d’agression
multiforme, interpelle tous les
citoyens qui croient qu’un Etat de
droit qui respecte les consciences
et la liberté de culte est possible».
Le MDS a qualifié, dans une
déclaration, cette démarche du
pouvoir «d’approche politique
en porte-à-faux avec les droits et
les libertés consacrés. Ce procès
constitue une régression de l’Etat
national où l’islamisme et la mafia politico-financière se trouvent
confortés par cette démarche».
Nordine Douici
Procès P/APC de Bordj El Bahri-El Watan
Deux mois de prison requis
Le procureur de la République
près le tribunal de Sidi
M’hamed a requis, hier, 2 mois
de prison ferme et 500 000 DA
d’amende à l’encontre du
journaliste d’El Watan, Saci
Kheireddine, et du directeur de
publication, Omar Belhouchet,
dans l’affaire «de diffamation»
les opposant à l’ex-président
d’APC de Bordj El Bahri,
Benchabi Nacer. Ce réquisitoire,
rendu hier par le tribunal de
Sidi M’hamed, intervient après
une cascade de convocations
adressées aux deux accusés. Ce
sont, faut-il le rappeler, les
écrits du journaliste concernant
l’existence d’un bidonville érigé
sur une plage se trouvant à
Bordj El Bahri (Alger) qui sont à
l’origine de cette cabale contre
le journal qui a également
publié des articles liés au
paiement, par les habitants du
quartier de la commune, Houari
Boumediène, des frais de
réalisation des travaux de
raccordement au réseau
assainissement. Les reçus de
paiement, qui leur avaient été
délivrés au moment même de
leur acquittement de la somme
de 20 000 DA, prouvent les
propos rapportés par le
journaliste de la rubrique AlgerInfo. Il est à noter que le wali
d’Alger, Mohamed Kebbir
Addou, avait mis fin aux
fonctions de l’ex-président
d’APC, suite à son inculpation
par le tribunal criminel près la
cour de Boumerdès pour
dilapidation du foncier de la
commune. La justice est
également saisie sur des
affaires liées à la détention
illégale d’armes, de faux et
usage de faux par cet
ex-premier responsable de la
commune de Bordj El Bahri.
R. N.
Partenariat
Algérie-USA
U
Douze projets
soumis
à l’ANDI
ne quarantaine
d’hommes d’affaires américains sont
arrivés samedi à Alger
pour étudier les opportunités d’investissement en
Algérie.Cette délégation
est parrainée par le conseil
d’affaires algéro-américain (US Algeria Business
Council (USABC)) et
son président Smaïl
Chikhoune.
Au programme de cette
délégation qui compte
des managers américains
d’origine algérienne, figurent plusieurs rencontres
avec des membres du
gouvernementetdeschefs
d’entreprise aussi bien
du secteur privé que du
secteur public.
Plusieurs secteurs sont représentés dans la délégation (travaux publics, ressources en eau, bâtiment,
transports, énergie...)
Dans une déclaration faite
récemment à la Radio
nationale, le président
du conseil d’affaires
algéro-américain Smaïl
Chikhoune a indiqué que
le domaine des énergies
renouvelables et principalementlesolaireintéressaient plusieurs hommes
d’affaires américains.
Cette mission a été
organisée pour voir les
opportunités qui peuvent
être saisies par les entreprises américaines dans le
programmededéveloppement qui va mobiliser 286
milliards de dollars.
Sur le plan pratique, 12
projets d’investissement
dans différents secteurs
ont déjà été soumis à
l’ANDI (Agence nationale de développement
de l’investissement) et ils
seraient en cours d’étude
et d’autres projets sont en
phase de maturation.
A ce propos, et au cours de
la rencontre d’hier, l’ambassadeur des Etats-Unis,
David Pearce, a appelé les
entreprises américaines
à s’impliquer davantage
dans les projets inscrits
dans ce plan de développement2010-2014ensoulignant que l’Algérie était
unpaysporteurenmatière
d’investissement et qu’il
y avait des opportunités
intéressantesetunintérêtà
y investir.
Selon M. Chikhoun, ni
la règle du 51/49, ni le
crédoc ne peuvent gêner
lesentreprisesaméricaines
car les Américains sont habitués à la règle 51/49 qui
est appliquée au MoyenOrient et les entreprises
américainessonthabituées
à travailler avec les lettres
de crédit.
La délégation a déjà
rencontré, dans la matinée
d’hier, le ministre de
l’Industrie, de la Petite et
Moyenne Entreprise et de
la Promotion de l’investissement, Mohamed
Benmeradi. Lors de la rencontre, le ministre a tenu
à rassurer les hommes
d’affaires américains sur
la résolution du problème
du foncier, qui serait le
principal obstacle à la
concrétisation des projets
d’investissement.
Il a appelé aussi les hommes d’affaires américains
à saisir les opportunités
offertes par le marché
algérien et à investir.
La délégation doit rencontrer mercredi le ministre
des Finances, Karim
Djoudi.
Lies Sahar
originaire d’Inoughissen, près deT’kout, atteint
de silicose, est décédé dans la nuit de vendredi
à samedi à l’hôpital d’Arris (60 km au sud de
Batna). La région est plongée dans un deuil
permanent. Les processions macabres sont un
spectacle familier pour les habitants. Y a-t-il
encore une famille qui n’ait pas perdu un père
ou un fils ? Dans cette bourgade où les horizons
professionnels sont cadenassés, l’emploi continue à se résumer à la taille de pierre, un métier
exercé de père en fils.
N. Nesrouche
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Un drame se joue dans les Aurès à huis clos :
68 personnes, des jeunes, sont décédées,
emportées par la silicose. Une maladie professionnelle, mystérieuse et incurable, affirment
des médecins. Hier encore, la ville de T’kout,
particulièrement martyrisée par ce fléau, a
enterré Sellami Noureddine Benahmed, un
autre tailleur de pierre. La victime, célibataire,
âgée de 36 ans et originaire du village mitoyen
de Chenaoura, respirait artificiellement depuis
deux ans. Avant lui, Karim Boukricha, 27 ans,
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La silicose fait une nouvelle victime
à T’kout (Batna)
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 6
L'actualité
Journée mondiale des sourds-muets
BORDJ BOU
ARRÉRIDJ
L’etat ne les voit pas,
ne les écoute pas
Suite de la page 1
Un cours d'orthophonie pour un malentendant
blement par la formation et
l’emploi qui conditionnent
leur existence», a affirmé
M. Guiroub, enseignant
spécialisé en langue des
signes, mettant l’accent sur
les problèmes auxquels est
confrontée cette frange de
la société. «Les sourds
souffrent de la marginalisa-
photo : d. r.
A
ucun recensement
fiable de la population sourde n’a été
effectuéjusque-là»,adéclaré Mustapha Guiroub,
secrétaire général de la
FNSA, appuyant son
constat sur des témoignages qu’il a recueillis lors
d’une tentative de recensement entamé par la fédération.
Les représentants de cette
fondation appellent à la
création d’un centre national de formation en langue
des signes ainsi qu’à l’officialisation de cette langue.
Ce serait la seule façon qui
permettrait de mettre fin à
la marginalisation des
sourds. Lors de cette rencontre, les deux intervenants sont revenus sur la
stratégie de l’insertion
sociale et professionnelle
des sourds, qu’ils jugent
insuffisante. «L’inclusion
des sourds passe inélucta-
tion. D’autant plus que leur
handicap est invisible», a-til fait remarquer.
En effet, toutes les difficultés qu’ils rencontrent sont
liées essentiellement à la
communication. «Notre
fondation, qui lutte depuis
sa création contre le rejet
des sourds, a assuré la for-
mation pour les interprètes
de la langue des signes», a
précisé ce professeur.
Ainsi, 254 greffiers ont été
formésdepuislelancement
de cette opération.
Néanmoins, «la formation
aétémenéedansdesconditions difficiles dans la
mesure où les moyens dont
on dispose sont limités», a
souligné le secrétaire général de la FNSA, précisant
que les formateurs – en
l’occurrence les sourds –
n’ont pas perçu leur salaire
jusque-là. La fondation a
envisagé tout de même de
former des interprètes dans
d’autres secteurs, à savoir
la police, la douane, la
médecine, etc. Les membresdecettefondationplaident également pour une
prise en charge intersectorielle : «Tous les secteurs
doivent s’associer pour que
cette catégorie puissent
réussir son inclusion dans
la société», a affirmé cet
enseignant en langue de
signes. Outre la formation
de base au niveau des écoles, M. Guiroub met l’accent sur la nécessité d’une
meilleure prise en charge
au niveau des centres de
formation professionnelle
en ce sens que «1800
métiers peuvent être assurés par des sourds. Tandis
qu’en Algérie, leurs métiers
se limitent à la menuiserie
et la cordonnerie», a-t-il
déploré.
En effet, la prise en charge
des personnes atteintes de
surdité diffère d’une région
àuneautreselonlesmoyens
mis en place. Néanmoins,
le vécu des sourds se trouvant dans le sud du pays est
des plus déplorables : «20
sourds ont été recensés au
sein d’une même famille à
Tamanrasset. Dans certains
cas, les sourds ne sont
même pas enregistrés à
l’état civil. On ne fait
recours à eux que lors des
campagnes électorales», a
regretté M. Guiroub. D. R.
Mustapha Guiroub. Enseignant spécialisé en langue des signes
«La langue des signes algérienne
est une revendication des sourds»
La langue des signes diffère
d’une société à une autre. Quelles
sont les spécificités de la langue
des signes algérienne ?
La langue des signes adoptée en
Algérie émane de la langue des
signes française (LSF). Il y a beaucoup de gestes similaires parce que
le système a été adopté avant qu’il y
ait l’arabisation.
Mais vous avez évoqué, lors de
la conférence, les spécificités
culturelles de chaque langue…
C’est une revendication des
sourds. C’est lié beaucoup plus aux
traits culturels parce qu’il y a des
gestes qui n’existent pas en France
mais existent en Algérie. Mais 50%
des gestes sont similaires. Pour le
reste, ce sont des gestes spécifiques
à l’Algérie.
On est en train de veiller à uniformiser la langue des signes algérienne, c’est-à-dire à adopter les
mêmes signes dans toutes les
wilayas.
Vous avez déclaré que le
niveau des sourds en langue arabe
est un peu bas par rapport au
français. Quelles en sont les raisons ?
L’arabisation a démarré en
Algérie en 1976. Ils sont en train
d’appliquer le programme de l’éducation nationale, mais quand même
il y a des manques. Il faudrait qu’il
y ait un programme spécifique. Il
faudrait des adaptations du programme. Parce que qu’il est très
difficile pour un sourd de se concentrer du fait qu’il n’entend pas.
Imaginez un professeur qui assure
un cours pour un groupe de sourds
dans un amphithéâtre : ils ne comprennent absolument rien car le
rythme d’acquisition chez les sourds
est ralenti par rapport aux enfants
entendants.
Le niveau d’abstraction chez
les élèves sourds est un peu faible
par rapport aux autres.
Néanmoins, ils reçoivent le même
enseignement. Comment expliquer cette situation ?
Il n’y a pas d’expert dans ce
domaine. Le domaine du langage
des signes est nouveau en Algérie.
Le terrain est encore vierge. On fait
de la recherche ; on essaie d’améliorer à chaque fois et d’apporter sa
pierre à l’édifice. Mais cela nécessite de longues années d’efforts. Il
faudrait associer les sourds ; il faut
qu’ils apprennent eux-mêmes à se
prendre en charge et à voir leurs
difficultés. Parce qu’il ne suffit pas
d’adapter les choses. On ne peut pas
appliquer un programme plus élevé
à quelqu’un qui a des capacités limitées. Déjà, l’enseignement de
manière générale est critiqué en
Algérie. Quand on voit un enfant
qui porte un «frigo» plein de bouquins, cela veut tout dire. On n’a pas
cherché à adapter les programmes ;
on a opté directement pour les programmes de l’éducation
nationale.
A l’étranger, on utilise partout la langue
des signes alors que
dansnosétablissements,
son usage est interdit.
C’est pratiquement de
l’oralisme. Si on veut
appliquer l’oralisme, il
faut un appareillage
adéquat.
Vous avez parlé de
la préparation d’un
dictionnaire de langue
des signes. Quelles sont
les conclusions tirées
des recherches dans les différentes
régions de l’Algérie ?
Les références sont différentes
entre le nord et le sud. Dans le Sud,
on désigne la couleur jaune par les
champs de blé ; chez les sourds du
Nord, cette couleur est désignée par
le soleil. Il y a beaucoup de choses
qui sont spécifiques à des régions.
Au Sud, on représente le bleu par le
ciel ; au Nord, on le représente par la
mer. On a recensé de nombreux
gestes totalement différents entre le
D. R.
Nord et le Sud.
Le présumé
assassin
du petit
Abderrahim
arrêté
C
Suite de la page 1
ette même source note que le mobile de
ce crime semble être un conflit de voisinage. Pour rappel, le corps de l’enfant a
été retrouvé, samedi après-midi, dans un puits
situé à environ 400 mètres du lieu où habite sa
famille. Les recherches menées par les services
de la Protection civile ont permis la découverte
du corps, lors du curetage du puits. Alertés par
cette découverte macabre, les services de police ont vite fait de contacter le père qui a identifié son fils, recherché durant 17 jours.
Apprenant la triste nouvelle, le père de
Abderrahim, sa mère, ainsi que tous les membres de la famille ont refusé de faire le moindre
commentaire à la presse. La famille attend
toujours le résultat de l’autopsie qui aura à
déterminer les causes du décès, surtout que
plusieurshypothèsesalimentaientlachronique
au sein de la population du village d’El Achir,
situé sur la RN5, à 10 km de Bordj Bou
Arréridj. Certains évoquaient une noyade alors
que d’autres n’écartaient pas la possibilité d’un
crime. Vingt-quatre heures après la découverte
du corps de Abderrahim, âgé de 4 ans, un climat de tristesse règne à El Achir.
Le père, épuisé et très attristé, peine à recevoir
les condoléances. Cependant, une question
demeure toujours sans réponse : comment un
enfant de quatre ans peut-il franchir un grillage
barbelé, ouvrir une porte et sauter dans le
puits?, s’est demandé un cousin qui nous avait
accompagné jusqu’au lieu de la découverte. En
effet, l’enclos était cerné par une barrière
infranchissable, sauf pour quelqu’un de fort ou
d’agile. Sa hauteur dépassait 1,50 m.
Le puits n’était pas loin. La porte en bois était
également fermée. A l’intérieur, il faut descendre une marche d’au moins 60 cm pour arriver
à la bordure. Pour le père, le puits a déjà été
vérifié dès le premier jour de la disparition du
petit garçon et rien n’avait été signalé.
L’enquête des services de police dévoilera dans
les prochains jours les secrets d’une disparition
qui a mis en émoi toute une population. Dans
cette atmosphère de psychose, les parents à
Bordj Bou Arréridj continuent d’accompagner
leurs enfants pour chaque entrée et sortie de
classe. Ad. B. et S. A.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 7
reportage
Il a pourtant été rénové et doté de nouveaux équipements
L’hôpital de Kouba étouffe
Photo : H. Lyès
etapé et relooké depuis quelque temps,
l’hôpital Bachir Mentouri de Kouba, un
établissement autrefois sinistré a reconquis ses lettres de noblesse. L’infrastructure
renaît de ses cendres pour le grand bien des
citoyens. Les travaux de réfection, démarrés il y
a deux ans, ont redonné vie à un établissement
qui n’a cessé de se dégrader depuis qu’il a été
livré par les Belges en 1985. Hélas, cette structure de santé n’arrive plus à faire face au flux
de malades qui viennent de tout le territoire
national.
Conçu pour une capacité de 240 lits, l’établissement hospitalier en reçoit aujourd’hui beaucoup plus. La réputation qu’il a acquise pour la
qualité des services médicaux qu’il dispense lui
a valu les problèmes de surcharge dont il souffre. Durant, seulement, le premier trimestre de
l’annéeencours,11000accouchementsontété
enregistrés au service maternité. La maternité
de l’hôpital de Kouba suffoque sous une surcharge de 200%.
C’estinsupportableautantpourl’infrastructure
qui ne répond plus aux besoins de l’heure, que
pourlepersonnelmédicaletparamédicalquise
trouve dépassé. A la même période, l’établissement hospitalier a enregistré 9543 admissions.
Le nombre de journées d’hospitalisation est de
l’ordre de 322 746.
Celui des consultations médico-chirurgicales
urgences a atteint 332 214. Les actes chirurgicaux s’élèvent quant à eux à 2881. Pour
ce qui est de l’exploration fonctionnelle et
radiologie, les statistiques explosent. Elles
affichent le chiffre de 10 998 interventions.
Il faut le dire, le personnel médical et paramédical de l’hôpital de Kouba est en train
d’accomplir un travail de titan. L’effectif ne
répond plus aux besoins. Difficile d’imaginer un hôpital qui fonctionne avec un seul
radiologue !
Pratiquement, tous les services expriment des
besoins allant jusqu’à 7 médecins, affirme le
directeur général, M. Ghouila, qui avec son
staff ont réussi le pari de faire d’une infrastructure vétuste un hôpital digne de ce nom.
L’établissement de santé donne une fière allure aujourd’hui. Tous les blocs ont été retapés
: dalle de sol, faïence, joli coup de peinture.
L’accueil connaît une nette amélioration, les
services bien qu’ils soient à l’étroit, sont désormais équipés d’un matériel adéquat. Au service
de médecine interne (gastro-entérologie), le
professeur Tbaibia ainsi que les médecins qui
travaillent avec lui louent les efforts de la direction qui a amélioré les conditions de travail
de l’équipe médicale. Le chef de service aussi.
«Il y a quelque temps, disent-il, notre hôpital
était vraiment sinistré». Le seul problème dont
souffre aujourd’hui la structure est le fait qu’il
lui est difficile de satisfaire tous les besoins de
la population. Le médecin qui, selon la norme
ne peut opérer que 5 rectoscopies par jour, est
amené souvent à en faire 15. Au laboratoire, on
ne se plaint pas également. Le service a bénéficié d’un nouveau matériel.
A la pharmacie, la chef de service est toute
contente de la réfection des bureaux, sauf
que ces derniers, qui continuent à subir encore quelques travaux, sont trop exigus. Et
ce n’est pas ce qui ralentirait le dynamisme
Vue générale de l’hôpital Bachir Mentouri de Kouba
du chef de service qui annonce fièrement
qu’elle a un stock de trois mois pour tout
l’hôpital et de 15 jours pour chaque service.
La fausse note à l’EPH de Kouba est de découvrir des lits en surplus dans les salles qui
ne devraient en contenir, en réalité, beaucoup
moins.
Les services submergés
Aux urgences, c’est le même calvaire, surtout
au cours du mois de Ramadhan dernier. La
proximité de l’hôpital Bachir El Ibrahimi avec
les autoroutes qui desservent l’est et l’ouest, ainsi
qu’avec les quartiers chauds de Bourouba, Gué
de Constantine, Bachedjarrah et autres, donnent
du fil à retordre au personnel médical et paramédical, à celui des urgences surtout. Le flux
des victimes des accidents de la circulation et des
agressionsesttrèsimportant,tantcesphénomènes tendent à prendre de l’ampleur chez nous. Il y
adesmomentsoùlesbandesdedélinquantsosent
poursuivent leur victimes à l’intérieur même de
l’enceinte hospitalière. Dure tâche des médecins
légistes de l’EPH de Kouba. Ils ne chôment pas,
eux qui travaillent dans des conditions difficiles.
Maisbientôt,rassurent-ils,«nousemménagerons
dans de nouveaux bureaux». La direction de
l’hôpital a aménagé des salles et des bureaux
adéquats. Ilamêmeétéprocédéàlaconstruction
d’unenouvellemorgue.Situéàproximitédubloc
L’EPH de Kouba veut devenir CHU
Refait presque à neuf, accomplissant même, et depuis longtemps, une fonction
pédagogique, l’hôpital Bachir Mentouri veut absolument grandir. Sa direction a soumis
un projet d’extension de l’hôpital. Une extension qui permettra une bonne prise en
charge des malades, le désengorgement des autres hôpitaux d’Alger, en introduisant
d’autres spécialistes. En clair, il réclame son statut de CHU, centre hospitalouniversitaire. Le projet en question concerne l’extension de la maternité qui ne répond
pas à la demande, la création des services de pédiatrie, d’urgences et hospitalisation,
d’oncologie, tramatologie, d’ophtalmologie et d’analyse pathologique (anapath). En
plus de cela, il y est prévu aussi l’extension du service réanimation et de soins intensifs
qui ne fonctionne qu’avec deux lits actuellement.
Le projet comprend aussi la construction d’un bloc pédagogique de 150 places et un
internat. Le directeur général, M Ghouila, parle aussi de l’extension interne du centre de
transfusion et du laboratoire. Une nouvelle construction abritera le bloc administratif et
la pharmacie centrale. Selon l’estimation d’un bureau d’études, indique le responsable
de l’EPH de Kouba, le coût du projet est évalué à une cinquantaine de milliards de
centimes et son délai de réalisation est de 9 mois maximum. Trois terrains ont été mis à
la disposition de la direction, sauf que cela tarde à venir.
S . R.
administratif, le pavillon affecté à la rééducation
a été totalement équipé avec du matériel neuf.
A deux pas, ce sont les nouveaux locaux réservés à l’exploration fonctionnelle et radiologie.
L’hôpital de Kouba vient d’acquérir un scanner
ultramoderne, comme on en trouve rarement
dans nos structures de santé. La machine a été
installée dans une aile d’un pavillon entièrement
réaménagé. Elle est d’une rare propreté.
Cependant, le problème qui se pose est que depuis son installation, il y a à peu près trois mois,
le scanner n’a jamais fonctionné. La raison ? Les
radiologues ne courent pas les rues. L’hôpital a du
mal à trouver un spécialiste en la matière. La solution est d’envoyer des médecins en formation.
Mais en attendant… La structure sanitaire
dispose aussi d’un incinérateur. L’équipe dirigeante, qui a fait de l’hygiène une de ses
préoccupations premières, veut aussi, soutient
le directeur général, humaniser l’accueil et
les rapports entre les citoyens et le personnel.
Tâche difficile ! S’il a été aisé de réviser la gestion et de rénover l’infrastructure, il n’en sera
pas de même pour les mentalités. Saïd Rabia
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R
l Durant le premier trimestre de l’année en cours, le service maternité de l’hôpital de Kouba a enregistré 11 000 accouchements
l Des statistiques qui montrent que l’établissement de santé étouffe. Les autres services connaissent la même situation
l C’est pour cette raison que la direction propose un projet d’extension pour le grand bien de la population.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 9
France Actu
De l’origine
culturelle de la
délinquance
L’Institut du monde
arabe décentralise
ses missions
A
L’Institut du monde arabe songe à ouvrir une première antenne à Roubaix
«Qantara -patrimoine méditerranéen : traversées
d’Orient et d’Occident» sort pour la première fois de
Paris pour faire étape à Valence (Drôme). Jusqu’à la
fin octobre, des conférences, projections cinématographiques et un travail en direction du public scolaire, accompagnent la foisonnante exposition de l’Institut du monde arabe.
Lyon
De notre correspondant
L
e microcosme parisien, c’est
bien, mais prendre l’air à l’extérieur des limites de la capitale, cela a du bon pour l’Institut
du monde arabe qui songe à ouvrir
une première antenne dans le nord
du pays, dans la région de Roubaix. Pourtant, c’est à l’opposé, dans
le Sud, à Valence (Drôme), que se
déroule le déplacement pour la première fois d’une exposition décentralisée, jusqu’au 31 octobre «Traversées d’Orient et d’Occident».
A mi-chemin entre Lyon et Marseille, Grenoble ou Saint-Etienne,
l’emplacement va drainer un vaste
public. L’événement est de taille,
puisque l’exposition de Qantara
tient une bonne partie du Palais
des expositions qui abrite habituellement d’autres types d’exhibitions, plus commerciales. C’est
depuis mai 2005, que l’Institut du
monde arabe, présidé par Dominique Baudis, pilote ce projet inscrit
dans le programme Euromed-Heritage, initié et subventionné au
départ par l’Union européenne.
«Qantara,patrimoineméditerranéen
: traversées d’Orient et d’Occident»
rassemble un travail commun des
directions des antiquités et du patrimoinedeplusieurspayspartenaires,
dont l’Algérie, la France, l’Espagne,
le Maroc, la Tunisie, la Jordanie, le
Liban et l’Egypte.
Outre la présentation au siège parisien de l’IMA, et aujourd’hui dans la
Drôme, le projet a permis la réalisation d’une base de données consultable de très belle façon sur internet.
Le résultat donne une vision transversale du patrimoine culturel méditerranéen, en s’appuyant sur 1000
entrées : sites, monuments, objets,
situés historiquement de la fin de
l’Antiquité tardive au XVIIIe siècle.
L’analyseestconduiteparuneéquipe
deplusde200historiens,chercheurs
etconservateurs.«Qantaratémoigne
ainsi de la fécondité des échanges
dans cet espace géoculturel qui
a suscité, au-delà des contraintes
de l’histoire, des passerelles (en
arabe : qantara, pont) entre les
formes et une sensibilité commune, voire une identité partagée».
Parmi les conférences significatives
à Valence, ce mardi 28 septembre,
une table-ronde abordera le dialogue interculturel et interreligieux, et
mercredi6octobre,sedérouleraune
rencontre autour de «la découverte
de la littérature arabe», avec Katia
Zakharia, professeur à Lyon 2, en
partenariat avec GRE MMO (Groupe de recherches et d’études sur la
Méditerranée et le Moyen-Orient).
Le mercredi 13 octobre, on traitera de «La diversité culturelle et
religieuse en France» avec Mohamed-Chérif Ferjani, auteur de
Le politique et le religieux dans
le champ islamique, professeur à
Lyon 2 et Gérard Bouchet, adjoint
au maire de Valence, docteur en
philosophie et auteur de Laïcité : des
moyens pour un débat d’actualité.
Ultérieurement, on parlera de l’eau,
enjeu stratégique dans le monde
arabe et de «La ville arabe» et
enfin, «des sciences arabes», avec
Ahmed Djebbar, mathématicien,
chercheur en histoire des sciences, et ancien ministre algérien.
En illustration, deux cinémas, le Navire et Lux Scène nationale proposentuneprogrammationd’imageset
demusiquesquiracontenthistoireet
avenir, rêves et quotidien, amours et
espoirsdespaysdubassinméditerranéen, avec des fictions et documentaires d’aujourd’hui, un hommage
à Youssef Chahine et la comédie
musicale égyptienne, un concert et
des rencontres, dont une autour du
film inédit Number one de Zakia
Tahiri (Maroc, 2008) en présence
de la réalisatrice, ce 28 septembre.
Enfin, parmi les documentaires
concernant l’Algérie : Paris/Oran/
Alger, le music-hall d’Algérie de
Michèle Mira-Pons et Cheb Hasni,
je vis encore, de Djamel Kelchaoui.
De quoi rapprocher les rives qui
s’éloignent ces derniers mois sous
les effets politiques désastreux.
Walid Mebarek
Alice au
pays des
tournages
lice Belaïdi ne s’endort pas sur ses
lauriers du Molière 2010 de la révélation féminine. Le cinéma fait appel
à elle, et elle s’apprête à revenir jouer sa
pièce fétiche, Confidences à Allah chez
elle, en Avignon, sa ville de naissance
et d’éclosion au firmament des stars.
Cette fois-ci, pas de doute, Alice Belaïdi
adevantelleunparcoursparseméd’étoiles. Cet été, elle a tourné dans L’oiseau
réalisé par Yves Caumon aux côtés de
Sandrine Kiberlain, et elle joue actuellement De l’huile sur le feu de Nicolas
Benamou, aux côtés de Vincent Lacoste
(nommé au César du meilleur espoir
masculin 2010 pour son rôle dans Les
Beaux Gosses). La jeune comédienne
franco-algérienne n’en a pas moins
continué d’interpréter l’incarnation difficile de la jeune bergère J’bara, de
Confidences pour Allah. Créé en juillet
2008 au festival d’Avignon, ce rôle
l’avait révélé comme une comédienne
sensible et talentueuse. Il lui avait valu
un mérité Prix de la révélation théâtrale
de l’année 2009 décerné par le Syndicat
national de la Critique, puis le Molière
2010 de la révélation féminine. Depuis,
elle n’avait pas joué dans son théâtre
avignonnaisoù,souslahoulettedumet-
Photo : D. R.
Photo : D. R.
C’est une étude sociologique qui est
appelée à créer de fortes polémiques.
Les jeunes issus de l’Afrique sahélienne
sont surreprésentés dans la
délinquance en France, constate le
sociologue Hugues Lagrange, qui met
en avant le facteur culturel dans son
livre Le déni des cultures.
Tout dépend de ce que les politiques
feront de cette étude. Déjà, des
syndicats de police, des hommes
politiques de droite se félicitent.
Chaque partie veut bien puiser dans le
livre ce qui conforte sa position ou son
idéologie. Pour schématiser, Hughes
Lagrange dit que les conditions
sociales seules n’expliquent pas la
délinquance : «On a associé violence,
délinquance et pauvreté : ça ne
fonctionne pas comme ça.» Réfléchir
aux problèmes posés par l’immigration
dans les quartiers sensibles «en
contournant la dimension culturelle ne
prendrait en compte que la moitié du
problème». Dans Le déni des
cultures (Seuil), Hugues Lagrange fait le
constat que «les adolescents éduqués
dans les familles (originaires de pays
du Sahel) sont trois à quatre fois plus
souvent impliqués comme auteurs de
délits que les adolescents élevés dans
des familles autochtones ; et ceux qui
sont éduqués dans des familles
maghrébines, deux fois plus». Très
prudent, il prend soin de se démarquer
du discours de la droite. Il s’insurge
cependant contre les propos du
chroniqueur Eric Zemmour qui avait
déclaré le 6 mars à la télévision que «la
plupart des trafiquants sont Noirs et
Arabes». «C’est justement cette
équation que je voudrais briser». Pour
lui, ce sont la ghettoïsation de certains
quartiers, la ségrégation urbaine
aggravée par l’absence de mixité
sociale et ethnique – alors qu’elle
pourrait favoriser une intégration
progressive – et «la mise à distance que
l’ensemble de la société française a
faite des familles issues de
l’immigration» qui sont en cause. Ainsi,
selon le sociologue, «la violence ou la
délinquance viennent de la
confrontation de familles africaines
larges avec des normes et des
exigences d’un contexte occidental qui
les mettent en porte-à-faux». Il se
démarque volontairement d’autres
sociologues qui privilégient une
approche socio-économique dans la
problématique de l’immigration. De
nombreux sociologues se sont moqués
de cette étude, affirmant que les primoarrivants éprouvent toujours plus de
difficultés d’intégration, et n’hésitent
pas à dire que cette thèse risque
d’alimenter le discours xénophobe. Le
discours sécuritaire de l’exécutif
«favorise la xénophobie, la fermeture
aux autres, ce qui va exactement à
l’envers des valeurs d’ouverture
culturelle que nous devrions avoir.
Aujourd’hui, la France donne une image
honteuse qui est à l’envers d’une
ouverture et d’une tolérance», constate
le sociologue. La polémique ne fait que
commencer.
Rémi Yacine
Ce patrimoine méditerranéen qui rapproche
teur en scène Gérard Gelas qui l’avait
formé depuis ses 16 ans, elle était devenue une grande. C’est normal qu’elle
y revienne pour trois représentations
exceptionnelles, le 30 septembre, 1er et
2 octobre avant de poursuivre son fabuleux périple… Un itinéraire éreintant
car elle ne cesse de présenter cette œuvre à travers la France et dans le monde.
Outre le cinéma où les demandes pleuvent, elle reste attachée à son «Chêne
noir» où elle créera. Mais n’te promène
donc pas toute nue ! de Georges Feydeau à la fin de l’année puis Bibi ou les
mémoires d’un singe savant, de Henri-Frédéric Blanc au printemps 2011.
Ses pas la pousseront aussi en Chine, à
Shanghaï, puis en Europe, pour la création, à l’invitation de l’Académie des
Arts, de Si-Siang-Ki de Wang Che-Fou.
Pour finir sur une note cinématographique, l’auteure de Confidences à
Allah (édition Léo Scheer), la Marocaine Saphia Azzedine, a annoncé lors
d’une émission sur Canal Plus qu’elle
travaillait avec un producteur à l’adaptation sur grand écran de son ouvrage.
Elle devrait elle-même être derrière la
caméra. Fera-t-elle appel à Alice Belaïdi
pour cette version cinéma ? Cela reste
pour l’heure une interrogation.
W. M.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 11
ALGER INFO
Alger-Centre :
Bab El Oued :
La réhabilitation des
trottoirs se poursuit
Des travaux de réfection
des trottoirs ont été
entamés depuis plusieurs
jours dans la commune de
Bab El Oued. Après la rue
menant vers la plage El
Kettani, les travaux sont en
cours sur plusieurs parties
du boulevard colonel Lotfi.
Le nouveau procédé de
réhabilitation des trottoirs,
consistant à remplacer le
carrelage par des petits
carreaux en béton semble
bien réussir, outre son
aspect esthétique, il est
également plus solide. En
attendant l’achèvement des
travaux, des piétons et des
commerçants ont exprimé
le souhait de voir les
travaux accélérés, et ce,
pour en finir avec les
désagréments causés par la
présence des matériaux de
construction sur la voie
publique.
Parc Zoologique (Ben
Aknoun) : 70 familles
squattent les lieux
70 familles ont élu domicile
au niveau du Parc
zoologique de Ben Aknoun.
Selon des sources
concordantes, ces familles
sont en partie, celles des
travailleurs ayant occupé
durant des années des
logements de fonction
qu’ils n’ont jamais voulu
quitter après leur départ en
retraite. Plusieurs
extensions anarchiques se
sont également
développées autour de ces
logements. Avec ces indus
occupants, le contrôle de
l’accès au parc est difficile
d’où les difficultés
enregistrées pour la
sécurisation des lieux,
notamment durant la nuit.
A souligner que les
responsables du secteur du
logement n’ont pas évoqué
le cas de ces familles dans
le cadre du programme de
la lutte contre l’habitat
précaire.
HORAIRES DES PRIERES
Fedjr
05h13
Dohr
12h39
Asser
16h03
Maghreb 18h43
Icha
19h59
Alors que la période des soldes a expiré le 20 juillet dernier
Des rabais sous couvert
de promotion dans l’illégalité
L
l L’affichage des prix et du taux de réduction, ainsi que l’obtention d’une autorisation de la wilaya sont autant
d’éléments régissant ces promotions.
es soldes ? Ce n’en est plus la
période. Car depuis 2006, un texte
de loi réglemente cet aspect commercial. Chaque année, c’est un arrêté
du wali qui fixe la période des soldes
d’été et celles d’hiver.
Pour cette année, le texte les a fixées
du 20 janvier au 28 février pour l’hiver et du 20 juillet au 31 août pour les
soldes d’été. N’étant pas obligatoires,
ces soldes n’ont pas été adoptées par
une grande partie des magasins de la
capitale.
Cette hésitation, certains vendeurs et
gérants de commerces l’expliquent par
le choix de la période qui n’est pas vraiment le moment idéal pour pratiquer
des rabais. C’est ainsi, qu’une fois que
toutes les chances d’écouler les articles, notamment ceux du prêt-à-porter
durant l’été, sont tentées, c’est au début
de l’automne que les commerçants
proposent des rabais, mais sous forme
de promotion. Presque aucun magasin
n’échappe à cette règle. On y trouve
dansuncoin,unetableoudescorbeilles
où sont entassés les articles invendus.
Les prix ne sont pas toujours affichés.
Dans un grand magasin de vente de
sous-vêtements, rue Larbi Ben M’Hidi,
une large table est couverte d’un tas
d’articles pour femmes et enfants. Il y
est clairement indiqué que le prix est
à 100 DA. Mais, c’est au moment de
vouloir confirmer ce prix que la vendeuse explique que ce ne sont pas tous
les articles qui sont concernés par cette
baisse. Certes, il y a ceux à 100 DA,
mais une grande partie est écoulé à 300
DA, c’est-à-dire à leur prix initial.
Le même procédé est utilisé dans plusieurs boutiques d’habillement pour
femmes, dans plusieurs rues à vocation
PHOTO : Sami K.
Réaménagement
du MAMA
Un avis d’appel d’offres
vient d’être lancé pour le
réaménagement du musée
des arts modernes d’Alger,
appelé communément le
MAMA. Pour rappel, le
musée a été inauguré en
2007 dans les locaux des
anciennes galeries
algériennes au niveau de la
rue Ben M’hidi à AlgerCentre. Ces travaux
porteront principalement
sur les aménagements
intérieurs du musée
(deuxième tranche des
travaux).
Les vendeurs appliquent des soldes sans respect de la réglementation
commerciale. «C’est de la tricherie. Ils
vous disent qu’il y a des promotions à
50%, mais une fois l’article choisi, on
vous signifie que seules les tailles extra-larges, ou au contraire ultrafins sont
soldées. C’est à contrecœur que vous
payer votredû, avec un insignifiant taux
de remise par rapport au prix initial»,
explique une cliente rencontrée dans
un magasin de prêt-à-porter à la rue
Hassiba Ben Bouali.
N’ayant pas profité de la période des
dernières soldes d’été, plusieurs clients
sont à la recherche de promotions
intéressantes, une fois les difficultés
financières du Ramadhan, de l’Aïd et
de la rentrée scolaires dépassées. «C’est
réduction. Ces promotions, pratiquées
par la plupart des magasins visités,
comportentcertainslacunes,tellesque
l’affichage des prix initiaux et du taux
du rabais. Seuls les articles hors-saison
sont généralement concernés par ces
réductions. Il faut savoir que selon le directeur du commerce de la wilaya d’Alger, M. Lamri, même les promotions
sont régies par des textes. L’affichage
des prix et du taux de réduction, ainsi
quela l’obtentiond’uneautorisationde
la wilaya sont autant d’éléments régissant ces promotions. La loi prévoit également des sanctions et des fermetures
contre la pratique illégale des rabais.
Fatima Arab
Oued Smar
Instantané
M. Tchoubane
Commerce de la mangeaille
C
le moment idéal pour s’offrir une veste
ou un manteau du stock de l’an dernier
à moindre prix. Inutile d’attendre novembre pour le faire.
Les mêmes articles seront cédés plus
cher une fois l’hiver installé. C’est
comme ça que j’ai l’habitude de procéder», raconte, pour sa part, une jeune
fille au marché Meissonnier, où elle
a apparemment l’habitude de faire
ses achats. Ce marché profite de cette
période d’entre-saison pour écouler le
maximum de stocks d’articles été et hiver. Des pantalons, qui habituellement
étaient cédés à 1200 DA, sont actuellement soldés à 800 DA. Des pulls,
des gilets et chemisiers sont à 40% de
esdernièresannées,lenégocedelabouffetancesemblefairerecette.
L’éventail des boutiques dans nos rues se résume, désormais, à une
activité qui brasse large. Les rues commerçantes de la capitale, les bourgs
et bourgades alentour se mettent au carillon du temps, où la restauration
rapide se dispute des pans de trottoirs au négoce de ce qu’on appelle
par fausse pudibonderie le marché informel. Nombre d’herboristeries,
librairies, boutiques d’artisanat et autres échoppes de friperie ont préféré
substituer leur raison sociale à une autre encline à rapporter gros et avec
moins d’efforts. Le filon est tout trouvé. L’heure, dit-on, est à la reconversion du commerce en celui de la mangeaille dont le caractère expéditif
et fort rémunérateur n’exige pas trop de moyens. Le service automatisé
et rapide des espaces fast-food et autres cagibis de fortune fait ses choux
gras. Il entre, désormais, dans nos mœurs quotidiennes au point où parfois l’offre dépasse la demande. La boustifaille fait recette à chaque coin
de rue et la concurrence pour ce type de commerce est loin, sommesnous tenus de constater, de s’inscrire dans le registre de la loyauté et de la
réglementationenvigueurmisenplaceparledépartementducommerce.
Les pizzerias, rôtisseries et autres réduits de chawarma foisonnent et
trimentàlongueurdejournéeetdenuit,notammentdanslesquartiersoù
l’agitation est fébrile. Pour des repas sommaires, le service se veut sans
soin avec une qualité peu ragoûtante. Le label de l’établissement demeure, tout compte fait, tributaire du brouhaha créé par la foule entassée dans
un réduit que baigne une lumière, un moyen aguichant par excellence.
L’essentiel pour le client est de casser la graine, grailler, au risque de
choper ce qu’on appelle les toxi-infections de la restauration collective.
L’institution délivrant le registre du commerce compose avec cette fièvre
de la panse qui fait flores. Comme quoi abondance de biens ne nuit pas.
Le bureau de poste dépassé
L
esretraitésdeOuedSmarseplaignent
des conditions d’accueil au niveau
de l’unique bureau de poste de cette localité. «Les retraités sont obligés de faire
le pied de grue depuis 6h du matin, mais
hélas, ils ne sont pas bien pris en charge.
En raison du manque de personnel.
C’est le facteur lui-même qui s’en occupe à l’unique guichet de cette poste
exiguë.«Les personnes âgées restent
debout des heures entières. C’est honteux», s’indigne un client qui affirme
que la situation est restée la même sans
que les services de la direction de la
Poste décide de recruter de nouveaux
guichetiers.Lacommunecomportedeux
bureaux, l’un à Beaulieu et l’autre à Oued
Smar. Ces bureaux n’arrivent pas à satisfaire la demande importante, au grand
dam de la population qui est obligée
d’aller dans les communes limitrophes.
LesbureauxdeposteàAlgerrestentinsuffisantsetlaprestationyestdécriéepartous.
En plus de l’exiguïté des lieux, des
pannes récurrentes du réseau informatique, il faut noter aussi le manque d’infrastructures qui ne sont pas
disponibles dans les nouvelles cités.
Cette situation déplaisante engendre un
rush sur certains bureaux de poste, qui
connaissent un manque de liquidité. N. I.
Insalubrité à Heuraoua
L
’insalubrité qui règne dans certains quartiers de la commune de Heuraoua, renseigne sur le peu d’intérêt qu’accordent les responsables locaux à l’amélioration du
cadre de vie de leurs administrés. Des tas d’ordures se sont, au fil du temps, amoncelés
dans les moindres recoins de la localité d’Alger-Est. Bien que l’incivisme des habitants
delacommuneyestpourbeaucoupdansladégradationdel’environnementdanscette
localité, il n’en demeure pas moins que cette situation est aussi le résultat d’une collecte d’ordures qui se fait de manière aléatoire et partielle. «Les agents de l’APC qui ont à
charge la mission de ramasser les déchets ménagers s’affèrent uniquement à ramasser
les ordures de quelques ruelles. Le reste des artères se trouve court-circuitée par les
camions-bennes de l’APC», affirment les habitants de cette commune qui n’est pas
desservie par l’EPIC Netcom. Par ailleurs, le nombre d’éboueurs affectés au nettoyage
des rues est en deçà des besoins réels, car hormis quelques passages, les autres rues de
la commune sont laissées aux soins de leurs habitants.
K. S.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 11
ORAN INFO
Emploi
ESPACES VERTS
Volontariat des
jeunes à la Cité HLM
de Gambetta
Un demi-millier de travailleurs
exercent au noir
esplanade de la Cité HLM de Haï Es-Seddikia a
Lnir leafaitvaste
l’objet d’une opération de volontariat pour assaisite jouxtant le marché couvert. Cette initiative des
287 travailleurs étrangers exercent dans la wilaya d’Oran sans permis de travail
contrat de travail aidé dans
le secteur économique privé et public. Trois mécanismes d’insertion sont prévus pour les demandeurs
d’emploi, a encore ajouté ce
membre de l’exécutif. Il
s’agit, selon lui, du CFI qui
s’adresse aux jeunes sans
formation ni qualification,
du CIP qui cible les jeunes
ayant le niveau secondaire
ou des diplômés des CFPA
et, enfin, du CID qui est ré-
servé aux universitaires ou
aux détenteurs de diplômes
des Instituts nationaux spécialisés de la formation professionnelle (INSFP). Dans
son intervention, le chef de
l’exécutif a insisté sur la nécessité de penser, d’ores et
déjà, à la création de micro
entreprises spécialisées
dans le transport de marchandises, et notamment
les fruits et légumes, en prévision de la très prochaine
ouverture des nouvelles
Halles centrales prévues
dans le territoire de la daïra
d’El Kerma. Dans ce même
sillage, il a informé l’assistance d’une très prochaine
rencontre avec les différentes banques pour que
celles-ci soient plus souples
dans le processus d’octroi
de crédits aux jeunes voulant créer leurs propres entreprises.
A. Belkedrouci
AUGMENTATION DES SALAIRES
1 218 agents communaux concernés
grandes lignes de l’instruction
Lfixantesinterministérielle
du 4 août 2010,
les modalités de mise en œuvre
du nouveau régime indemnitaire des
fonctionnaires appartenant aux corps
communs, aux institutions et administrations publiques, ont été expliquées
hier par M. Benzekhroufa Abderrahmane, directeur de la Division des Finances de la commune d’Oran, qui a
affirmé que ces dispositions touchent
notamment les ouvriers professionnels, les conducteurs de véhicules (lé-
ger et lourd) , les femmes de ménage,
les gardiens et appariteurs ainsi que
les agents employés dans les services
administratifs. En fait ce sont quelque
1 700 agents qui vont bénéficier, dès le
mois d’octobre, de ce nouveau régime
indemnitaire avec un effet rétroactif
depuis janvier 2008. Tout en soulignant que le montant des rappels sera
fractionné en trois parties, le directeur
a relevé que certains agents, au
nombre de 490, ne percevront pas ces
avantages. Le cas de ces derniers sera
pris en compte ultérieurement car si
on leur appliquait ce nouveau régime,
ils percevraient moins que ce qu’ils
touchaient avant.
Enfin, il a annoncé que les augmentations varieront entre 763 et 2500 dinars selon les catégories du personnel communal estimé à 4 000 agents
exerçant dans les différentes divisions et les douze secteurs urbains
que compte la commune. A. Bendenia
Habitat
3 000 logements seront distribués
uelque 3 000 logements seront distribués d’ici la fin de
Q
l’année 2010 à travers plusieurs communes de la wilaya d’Oran, apprend-on de sources proches de la wilaya
d’Oran. Les mêmes sources ont en outre indiqué que la wilaya d’Oran a bénéficié d’un programme de 14 000 logements dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, pour
la résorption de l’habitat précaire. Ce programme est réparti entre l’ensemble des communes de la wilaya. D’ores et
déjà, 3 000 logements ont été inscrits pour l’exercice 2010.
Lors de la troisième phase de l’opération dite «vieux bâti»,
en juillet dernier, 261 familles, qui habitaient dans des im-
meubles classés vieux bâti, à risque, ont été relogées. Les
bénéficiaires de cette opération ont occupé leurs nouveaux
appartements à Haï Ennour et à Haï El-Yasmine, deux cités
nouvelles érigées dans le cadre de l'extension côté Est de la
ville d'Oran. Ces familles résidaient auparavant dans 34 immeubles menaçant ruine, répartis à travers les différents
quartiers populaires et du centre-ville.
Le chef de la daïra d’Oran avait annoncé à l’occasion qu’un
autre quota de 1 300 logements sociaux sera bientôt attribué dans le cadre de ce programme qui se poursuivra «dès
la réception des nouveaux immeubles». B. M. A.
jeunes de ce quartier populeux a permis aux volontaires
d’enlever une quantité impressionnante d’ordures et de
gravats entassés dans ce grand espace vert depuis plusieurs mois. Il est vrai que cette situation déplorable est
due, en grande partie, à
la présence des reven- Dans la cité de l’USTO, ce
deurs de fruits et lé- sont les résidants qui
gumes et de poissons déposent les sachets
qui abandonnent, après
leur départ, les détritus d’ordures sur le terrain
et autres car tons à vague au lieu de les
même la chaussée. placer dans les bacs
D’autres rejettent ces installés par le service
déchets à l’intérieur de d’hygiène de la
cet espace vert clôturé. commune.
Un peu plus loin, dans la
cité voisine de l’USTO, ce
sont les résidants qui déposent les sachets d’ordures sur le terrain vague au lieu
de les placer dans les bacs installés par le service d’hygiène de la commune. Là, également, l’image insalubre
que présentent ces nouvelles cités est intolérable avec
ces nuées de mouches et de moustiques. La nuit venue,
ce sont les rats qui prolifèrent autour de ces tas d’ordures
que viennent ramasser plus tard les éboueurs chargés de
la collecte. Pour en revenir à ces espaces verts, les résidants déplorent l’absence d’entretien et, notamment,
d’arrosage des plantes et arbustes à l’aide de camions affectés spécialement par les services communaux concernés. A. Ben.
Partenariat/ échanges
Une mission
économique
polonaise à la CCIO
en Algérie depuis le 21 septembre dernier,
Emiquenuneséjour
mission éconopolonaise s’est
rendue dimanche à
Oran pour des contacts
et des entretiens d’affaires avec des opérateurs économiques de
la Chambre du Commerce et de l’Industrie
de l’Oranie. Cette mission forte d’une quinzaine de chefs d’entreprises polonais
représentant plusieurs
secteurs d’activités est
conduite par l’ambassaL’ambassadrice de Pologne,
drice de Pologne à Alger
Lidia Milka-Wieczorkiewicz
ainsi que de la chargée
des relations internationales de la Chambre polonaise du commerce. Avant que ne soient entamés les
travaux d’ateliers pour des entretiens sur les opportunités d’affaires ou de mise en place de partenariat, la délégation a été reçue par les membres du bureau de la
Chambre. Lors des interventions, l’accent a été mis sur les
moyens à mettre en œuvre pour développer et intensifier les relations économiques et commerciales existant
entre les deux pays, notamment à la veille du lancement
du futur plan quinquennal 2010-2014. L’on saura que la
balance commerciale entre l’Algérie et la Pologne avait
enregistré, en 2009, des échanges de 378 millions de dollars. Pour le seul premier semestre de l’année en cours il a
été comptabilisé un volume de l’ordre de 170 millions de
dollars. Le vice-président de la CCIO a émis le vœu d’une
relance de l’opération de jumelage existant depuis 1970
entre les villes de Gdansk et d’Oran. Pour sa part, la chargée des relations internationales a indiqué que «cette
mission économique des opérateurs polonais, qui a été
préparée conjointement par les Chambres de commerce
de la Pologne et de l’Algérie, va permettre aux membres
de la délégation de présenter, durant leurs passages dans
les différentes chambres de commerce algériennes les
opportunités d’affaires sur le plan industrie». T. K.
Photo : abdelkrim
287 travailleurs étrangers
exercent dans la wilaya
d’Oran sans permis de travail et 238 autres travailleurs
nationaux non déclarés à la
sécurité sociale ont été recensés par l’inspection du
travail. C’est ce qu’a annoncé le directeur de l’emploi
lors du briefing hebdomadier tenu hier à l’hémicycle
de la wilaya. Ce responsable, qui a également indiqué que pas moins de 420
travailleurs ne sont pas soumis aux règles d’hygiène,
de sécurité et de médecine
du travail, a par ailleurs rappelé que des procès-verbaux d’infraction ont été
dressés contre les entreprises contrevenantes.
Dans un autre contexte, ce
responsable a souligné que,
dans le cadre de l’appui à la
promotion de l’emploi salarié, celle-ci va se traduire par
la création d’un nouveau
dispositif appelé Dispositif
d’Aide à l’Insertion Professionnelle des Jeunes dont
l’âge varie entre 18 et 35
ans. Ce dispositif tend à la
prise en charge des jeunes
pendant une période d’une
année dans le secteur économique privé et public et
durant une période d’ une à
deux années dans l’administration, a-t-il souligné, en
ajoutant que ce nouveau
dispositif s’intéresse aussi
aux jeunes en contrat de
formation/emploi ou en
Photo : abdelkrim
l 420 travailleurs ne sont pas soumis aux règles d’hygiène, de sécurité et de médecine
du travail.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 11
Sétif INFO
Une histoire de bacs
JOURNÉE NATIONALE DE VULGARISATION AGRICOLE
Cap sur les nouvelles
technologies
A
fin de préserver la santé du consommateur, qui n’est pas du
tout ménagé par l’insouciance de certains commerçants, obnubilés par le gain facile, et les pratiques d’autres, ne se souciant
guère du bien-être de leurs concitoyens, l’association pour la promotion de la qualité et de la protection du consommateur de Sétif
(APQPC), qui ne fait pas dans le copinage et l’allégeance, met,
cette fois-ci, le doigt sur l’entretien des ustensiles des cafés et restaurants collectifs, n’obéissant le plus souvent à aucune règle
d’hygiène. «La méconnaissance du personnel chargé du nettoyage et de la désinfection dans la restauration collective et l’absence
de moyens (éviers de cuisine à 3 bacs) nécessaires à une aussi
importante tâche, met la santé des consommateurs en péril, surtoutenpériodedegrandeschaleurs»,diraenpréambuleAzzedine
Chenafa, le président de l’association, qui enchaîne: «La plupart
des gérants de ces commerces ignorent que la désinfection à l’eau
de javel ne doit pas être accompagnée simultanément d’un autre
détergent, d’autant plus que l’interaction de ce mélange influe
négativement sur l’effet des deux produits. Pour la protection du
consommateur, les bureaux d’hygiène des communes, ainsi que
les services de la direction du commerce, doivent intervenir
auprès des restaurateurs, qui doivent désormais s’équiper
d’éviers à 3bacs.» par ailleurs, notre interlocuteur se dit être en
attente, à l’instar de milliers de consommateurs, de la réaction des
services concernés.
Leïla Benani
● La région des Hauts-Plateaux a été choisie pour donner le coup d’envoi officiel
de la campagne labours-semailles.
L
SMARA
photo: D.R.
a 17e édition de la journée nationale de vulgarisation agricole sera,
cette année, officiellement célébrée à Sétif. Une affiche alléchante a été
programmée, à cet effet. Une exposition
relative au renouveau agricole et rural
sera l’un des principaux points de la manifestation, d’autant plus que 40 exposants,entrereprésentantsdesinstitutsde
formation, producteurs, coopératives
agricoles et structures d’appui, seront au
rendez-vous. L’axe inhérent à la «sécurité
alimentaire» sera marqué par la remise de
prix d’encouragement aux deux premières wilayas qui se sont illustrées dans la
productionlaitièreetcéréalière.Avecune
production record annuelle de plus de
200 millions de litres de lait cru, la wilaya
de Sétif s’adjuge la pole position. Au chapitre céréaliculture, la wilaya de Tiaret
qui demeure avec ses 350 000 ha emblavés, le grenier du pays, caracole en la matière à la première loge. L’inauguration
des nouvelles directions des services
agricoles (DSA) et de la Conservation
des forêts situées dans la nouvelle cité administrative, est incluse dans le programme. Celui-ci sera marqué par le coup
d’envoi de la campagne labours-semailles. Le coup de starter sera donné par
La wilaya a atteint une production de plus de 200 millions de litres de lait cru par an
Rachid Benaïssa et Nouredine Bedoui,
respectivement ministre de l’Agriculture
et wali de Sétif. L’on apprend que la nouvellecampagneserarenforcéeparl’introduction des techniques du semis-direct
(sans travaux du sol), introduisant un matériel spécifique. Une rencontre regroupant l’encadrement chargé de la vulgari-
sation au niveau de la région, sera la
dernière étape de la manifestation dont
une partie aura lieu au niveau de l’institut
de formation professionnelle de la capitale des Hauts-Plateaux, qui renoue avec
la croissance de la production agricole,
principale vocation de la région.
Kamel Benaiche
IRRIGATION DE CULTURES AUX EAUX USÉES À OURICIA
Onze agriculteurs mis en cause
L
’affaire des onze agriculteurs d’Ouricia, commune située à 9
km de Sétif, accusés d’irrigation de cultures avec des eaux
usées, rebondit. Celle-ci remonte à l’été dernier, quand des habitants de la localité précitée alertent la brigade de la gendarmerie
nationale de la bourgade, laquelle prend les choses en main.
L’enquête démontre que les agriculteurs recouraient à des forages suspects pour l’irrigation de leurs cultures. L’eau utilisée dégageaitdesodeursnauséabondesayantincommodélesriverains
qui ont donné l’alerte, faut-il le rappeler. Les investigations des
hommes en vert ont démontré que des puits sont creusés à
AVIS DE DÉCÈS
Les familles Khaled, Chetaïbi et Merrouche
de Constantine, parents et alliés, ont l’immensedouleurdefairepartdudécèsdeleur
père et oncle
Khaled Achour
Survenu le 26 septembre 2010 à l’âge
de 66 ans.
La levée du corps aura lieu aujourd’hui à
son domicile, sis au n°93 boulevard Pasteur,
Bellevue. L’enterrement aura lieu au cimetière central de Constantine.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons»
CONDOLÉANCES
Le responsable du bureau régional d’El Watan ainsi que tous le personnel présentent
leurs sincères condoléances à leur collègue
Mouna Merrouche, et à toute sa famille,
suite au décès de son oncle
Khaled Achour
Que Dieu Le Tout-Puissant accueille le défunt en Son Vaste Paradis et lui accorde Sa
Sainte Miséricorde.
L
proximité des conduits d’évacuation des eaux usées. Selon une
source digne de foi, le résultat d’analyse de l’échantillonnage
prélevé montre la présence d’agents pathogènes, générés sans
nul doute par l’infiltration d’eau de mauvaise qualité bactériologique. Pour prouver leur bonne foi, les mis en cause exhibent un
certificat établi par un autre service de contrôle, lequel s’appuie
sur l’analyse physico-chimique ne déterminant en général que
la présence des métaux dans l’eau. Pour un complément d’information, une autre expertise est demandée par l’appareil judiciaire.
K. B.
Le TRS en quête de sponsors
’euphorie de l’accession s’estompe pour les sociétaires du Taradji
Riadhi Staïfi (TRS), confrontés, en ce
début de saison, à de graves problèmes financiers, lesquels entravent la
bonne marche d’une formation, faisant du maintien, l’objectif principal
de sa première saison en Excellence.
Les Sétifiens, qui se sont honorablement inclinés lors de la première journée devant le grand GSP (ex-MCA)
sur le score de 37à 27, ont, quelques
jours après, trouvé des ressources
pour damer le pion au TR Bab El
Oued à Alger même, et ce par un 31 à
27 ; ils méritent un coup de main pour
cela, sachant que l’apprentissage à ce
niveau de la compétition exige des
moyens et un très bon effectif. Après
moult efforts, les sportifs du TRS, qui
ont pu relever le défi et répondre à
l’attente de la grande famille du handball sétifien, ayant attendu des décennies pour voir enfin une de ses équipes évoluer à côté des ténors de la
petiteballe,attendentuneréponsedes
opérateurséconomiquesdelarégion,
sollicités pour un sponsoring. Avant
d’effectuer un long déplacement, les
gars du TRS, qui vont pour le compte
de la troisième journée affronter, le
5octobre prochain, la formation d’El
Oued, attendent sur des charbons ardents, la contribution des hommes
d’affaires et industriels de la wilaya.
N’oubliantpasderendrehommageau
wali et au maire de Sétif, n’ayant ménagé aucun effort pour venir en aide à
son association, formée de plus de
350 jeunes, Abdelaziz Haddadj, le
président du club, lance un SOS en
ces termes: «La situation financière
du club est critique. Il est vrai que les
3 millions de dinars débloqués dernièrement par la commune sont une
bouffée d’oxygène, mais ils ne peuvent régler tous nos problèmes. Une
contribution des industriels et entrepreneurs de la région sera d’un grand
apport pour l’équipe, qui veut pérenniser sa présence en Excellence.»
K. B.
Plus d’une centaine
de palettes de bois
partent en fumée
U
nimportantincendiequis’estdéclenchésubitementdansun
dépôt de bois, dans un parc installé le long de la RN5, à la
sortie ouest de la ville d’El Eulma, au lieudit Smara, vendredi
après-midi, a causé, selon un premier bilan établi par le propriétaire, la destruction de plus d’une centaine de palettes de bois.
L’incendie s’est déclaré suite à un court-circuit. Le feu, attisé par
un vent violent, s’est vite propagé aux différentes palettes. Le sinistre aurait pu être plus important et également dramatique,
n’était l’intervention rapide des éléments de la Protection civile,
qui ont pu maîtriser l’incendie au bout de plus de deux heures
d’efforts. Il est à noter que ces dépôts de matériaux de construction ont vu le jour subitement dans cette localité agricole, - autrefois véritable potager de la wilaya de Sétif, - sans aucune mesure
de protection contre les risques d’incendie, plus particulièrement
pour une marchandise aussi sensible que le bois. L. Bourdim
Les incendies dévastent
le chêne-liège
U
n terrible incendie a ravagé des centaines d’hectares de chêne-liège, bordant la frontière Sétif-Bejaïa. Même s’il n’y a eu
aucune perte humaine à déplorer, le feu a tout de même causé
d’importants dégâts matériels. En effet, et selon les spécialistes, le
liège de la région nord sétifienne est des plus excellents, étant
aussi le deuxième élément destiné à l’exportation après les hydrocarbures. Le chêne-liège algérien, une richesse inestimable, a besoindepréservationetdesauvegardedelapartdesautoritéspour
obtenir une écorce commercialement viable, et afin d’éviter l’exploitation effrénée et sans technicité. Le manque de brigades de
Protection civile en cette région est la preuve évidente du peu
d’intérêt manifesté par les pouvoirs publics. Le feu n’a pu être
maîtrisé qu’après l’intervention des unités de Bougaâ (wilaya de
Sétif), et celles de Berbecha et Boukhlifa (wilaya de Bejaïa), mais
après que les flammes eurent réduit les forêts en cendres. Les chênesatteintsdemaladieschroniquessontlesplustouchés.Endépit
desmultiplesdoléancesàquidedroit,cetterichessedemeureplus
que jamais exposée aux incendies ravageurs. Riyad M.
UNIVERSITÉ FERHAT ABBAS
Thèse de doctorat sur
les néologismes
L
a 4e soutenance de doctorat ès sciences s’est déroulée mardi
14 septembre à la faculté des lettres et langues étrangères de
l’université de Sétif. Boubakeur Bouzidi, enseignant à l’UFAS, a
soutenu publiquement son doctorat, le premier en linguistique, à
cette université. «Néologie et néologismes de forme dans le dictionnaire: le Petit Larousse Illustré», est le titre de la thèse, ou
plutôt une réflexion sur plus de 1 600 entrées retenues par le Larousse, le dictionnaire de tous les jours. Notons que l’auteur de la
thèse a reçu pour ce travail la mention «Très bien», avec félicitations du jury.
Hasni C.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 12
KABYLIE INFO
Béjaïa
L’oued Soummam
Le bd. de la Soummam
prend forme
Une rivière moribonde
neimminentecatastropheécologique menace sérieusement l’oued
Soummam, dans la wilaya de
Béjaïa. Les diverses bourgades perchées
tout le long des contreforts de chaînes
montagneuses, ainsi que les villes voisines
déversent quotidiennement leurs eaux
uséesdanslesdifférentsaffluentsdel’oued
Soummam. Cette rivière agonise au grand
dam des riverains qui se voient impuissants devant l’ampleur des dégâts.
Autrefois, l’eau cristalline de la Soummam
faisait le bonheur de toute une région.
L’eau aujourd’hui polluée menace la santé
des riverains, et continue à être utilisée par
des éleveurs pour abreuver leur bétail et
aussi à des fins d’irrigation.
Ce qui saute aux yeux au premier regard
jeté sur l’oued est cette eau verdâtre, tantôt
noirâtre. Le fond de la rivière est devenu le
refuge de toute sorte de débris et gravats.
Un autre facteur de pollution est à ne pas
négliger, c’est les différentes usines répandant toute sorte de déchets directement
dans le lit de la Soummam. «Il est grand
temps de tirer la sonnette d’alarme avant
que ce ne soit irrémédiable», prône un
membre d’une association écologique
activant dans la région.
«Au demeurant, l’ensemble des responsables au niveau des différentes localités doit
s’inscrire dans une optique de préservation de cette rivière, et cela passe forcément par la mise en place de stations
d’épuration et des bassins de décantation.
Des tas d'ordures longent l'oued Soummam
C’est la solution idoine afin d’endiguer
cette catastrophe», préconise, Djamel,
hydraulicien de formation.
Ces dernières années, on assiste même à
un rétrécissement patent de la Soummam
et qui perd de sa largeur en raison d’une
construction anarchique. Ce cours d’eau
est relégué au rang de ruisseau par
endroits.
D’aucuns estiment que la société civile est
concernéeparcettedégradationaccruede
la rivière et que l’incivisme et le non-respect de l’écosystème ont amplement vicié
la faune et la flore. Les personnes âgées se
souviennent de ce cours d’eau où les eaux
étaient limpides et ruisselantes en
longueur d’année, même en saison d’étiage. Aujourd’hui, le décor n’est plus le
même.Autantdire,ungigantesqueégoutà
ciel ouvert.
Bachir Djaider
Boudjellil
Du gaz pour le reste des quartiers
U
ne autorisation de programme d’un montantde 9 millions de
dinars a été affectée à la commune de Boudjellil au titre de
l’exercice 2010 des fonds communs pour les collectivités locales
(FCCL), nous a-t-on informé au niveau de la municipalité. Cette
enveloppebudgétairegrevéed’affectation,couvriraunemultitude d’opérations de réfection et de réhabilitation des écoles primaires de la circonscription. La remise en état du bloc sanitaire
de l’école primaire du village Tansaout et la réfection de l’étanchéité du primaire de Tigrine figurent parmi les opérations inscrites à la faveur de ce programme. «Afin d’éviter le gaspillage, nous
avons introduit auprès de la Direction de la planification et de
l’aménagement du territoire (DPAT) une demande de changement de l’intitulé de certaines opérations et nous attendons un
retour d’écho», affirme Mr. Chekkal, le P/APC de Boudjellil. Le
changement souhaité vise, selon l’édile, l’inscription du raccordement au gaz naturel de deux établissements scolaires du chef lieu
communal. A propos du gaz de ville, le chef lieu de la commune
de Boudjellil a été raccordé au réseau de distribution il y a trois
années de cela.
Cependant,plusieurspoches,situéespourtantaucœurdel’agglomération, ont été omises par cette opération managée par la
Direction des Mines et de l’Industrie (DMI). «Il s’agit des quartiers Tizi, Aoudjit et Tazra représentant plus de 150 foyers et qui
recourent toujours à la bombonne de gaz comme au bon vieux
temps», souligne un responsable de l’APC. Après moult réclamations des habitants concernés, appuyées par les requêtes des responsables municipaux auprès de la DMI, cette dernière a, semblet-il, décidé de réagir. En effet, de l’aveu même de l’exécutif
communal, un engagement a été pris par le maître de l’ouvrage
d’alimenter les quartiers lésés avant la fin de l’année 2010. «C’est
un projet qui sera mis en œuvre dans le cadre du programme de
rattrapage de la Sonelgaz», nous a-t-on confié.
M. A.
Akbou
A
400 logements non livrés
lors que la crise de logement frappe
de plein fouet la commune d’Akbou
qui dépasse les 60 000 habitants, 400 logements environ qui relèvent de l’ancien
programme ne sont toujours pas livrés.
Cette situation d’immobilisme n’a pas
manqué d’intriguer les citoyens qui se
demandentpourquoiontardetantàdistribuer ces logements dont la qualité, du
reste, laisse à désirer.
Soumis à une attente languissante, les
demandeursdelogementssesententostracisés par rapport aux autres circonscriptions mieux loties. D’aucuns trouvent
paradoxal que les pouvoirs publics s’entêtent à temporiser d’autant que la collectivité accuse un énorme déficit illustré par
l’écart entre l’offre qui ne dépasse guère
quelques centaines et la demande qui frise
une dizaine de milliers de dossiers. Plus
grave encore, les travaux des VRD engagés et menés cahin-caha depuis presque 2
ans,sontabandonnésentoutedésinvolture. Ce qui n’arrange pas les choses dans la
mesure où ça ne fera que retarder davantage la livraison.
Par ailleurs, nombreux sont les citoyens
qui déplorent le fait que 25 logements
sociaux locatifs ont été attribués en 2008 à
des «non résidants de la commune, voire
de la wilaya et ce, en dehors du canal
habituel de distribution». «Nous déplorons l’attribution de 25 logements (LSL) à
des non résidants de la commune voire de
la wilaya, au moment où la collectivité
souffre d’une crise accentuée de logements. D’ailleurs quasiment toutes ces
unités font l’objet de sous location sans
que personne ne trouve à redire» nous
déclarent des habitants d’Akbou.
Par ailleurs, il convient de noter que des
bénéficiaires de coopératives immobilières érigées sur le même site que les logements précités à savoir l’ex-caserne, poussés par la nécessité, ont occupé leurs
logements non raccordés au réseau d’assainissement, sans parler des autres commodités. Aussi, ces citoyens, en mal de
logements,ontdûcreuserdesfossesseptiques avec tous les risques que cela comporte.
Takerrabet Mokrane
ans le cadre du projet de résorption des déficits en VRD
à travers la wilaya, le revêtement de la chaussée au
niveau de Bir Slam a été lancé ainsi que l’aménagement du
boulevard de la Soummam, au niveau de l’axe des quatre
chemins vers Bir Slam avec un taux d’avancement de 70%.
Ceprojetd’aménagementetderevêtementcomprendaussi
toute la route qui mène de ce boulevard jusqu’à la ville de
Béjaïa. Alors que la date prévisionnelle d’achèvement des
travaux était prévue pour le mois de février 2011, le responsable de l’entreprise chargée de la réalisation a annoncé que
vers la fin de l’année le projet sera réceptionné.
Un autre projet d’aménagement de la voierie urbaine est
lancé au niveau de la zone de l’arrière-port de Béjaïa. Le
lancement concerne les travaux de la 2ème tranche, après
que la première ait été achevée et réceptionnée. Il s’agit de
l’aménagement de l’arrière-port sur 800 mètres de longueur
et 15 mètres de largeur. Les travaux consistent en l’aménagementdelavoierieenbétonbitumineux,aménagementdu
trottoir, rénovation du réseau d’AEP et enfin l’éclairage
public.Uneréuniondecoordinationestprogramméeconcernant le déplacement des réseaux avec les services concernés
par ce projet à savoir l’hydraulique, la Sonelgaz, l’APC et
Algérie télécom.
A. A.
l’ ex-tribunal
abritera l'annexe
des Beaux-arts
L
’immeuble qui a abrité le tribunal de la ville de Béjaïa,
située en face de la Casbah, sera transformé en annexe
de l’Ecole des beaux-arts après sa réhabilitation. L’entreprise
chargéedestravauxd'aménagementetderéhabilitationaété
installée la semaine dernière et les travaux ont commencé
avec un délai d'achèvement de 10 mois. Située dans une
zone où le terrain est instable, cette bâtisse coloniale à l’architecture imposante va connaître des travaux de confortementdesabaseetuneréhabilitationcomplèteavantd’ouvrir
ses portes comme annexe des Beaux-arts. Des études poussées étaient rendues nécessaires en raison de l’instabilité du
terrain, a-t-on appris au niveau de la wilaya. Plusieurs appels
d’offres sont restés infructueux avant de pouvoir enfin retenir une entreprise qui effectuera ces travaux. A. A.
Bouhamza
L'ouverture d'une
maternité réclamée
D
ans une lettre ouverte adressée ces dernières semaines
au wali de Béjaïa, un collectif de citoyens représentant
une dizaine de comités de villages de la commune de
Bouhamza a fait part d’une pléthore de revendications d’ordre social, de nature à améliorer quelque peu le quotidien
des habitants de la circonscription. On y a notamment émis
le vœu de voir la maternité rurale mise sous peu en service.
Cette dernière, sise au niveau de la polyclinique du chef lieu
communal, a été réceptionnée en juin 1987 mais n’a jamais
fonctionné à ce jour. «Des femmes au terme de leurs grossesses sont contraintes aux déplacements sur de longues
distances avec les risques qu’on connaît sur leurs vies et sur
celles des enfants à naître. Le comble c’est que la polyclinique ne dispose même pas d’une ambulance», relèvent les
pétitionnaires. Une requête allant dans le même sens a été
également introduite auprès des autorités sanitaires de la
wilaya par les responsables de l’APC de Bouhamza. Une
requête qui a essuyé une fin de non recevoir, au motif que
«la circonscription dispose d’un taux de natalité insuffisant
pour prétendre à une telle structure», nous a confié Mr.
Belkhiar, l’édile communal.
M. Amazigh
BUREAU DE
El Watan
● Ce qui saute aux yeux au premier regard jeté sur l’oued est cette eau verdâtre, tantôt
noirâtre ● Les personnes âgées se souviennent de ce cours d’eau où les eaux étaient limpides
et ruisselantes en longueur d’année, même en saison d’étiage.
PHOTO : EL WATAN
U
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El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 12
CHLEF INFO
Talassa
L’APC de nouveau assiégée
par les citoyens
A
l Les citoyens de la commune de Talassa ont exigé le retour du président de l’APC.
près avoir levé le siège de l’APC
pendant le weekend, les citoyens de la commune de Talassa, au nord-ouest de Chlef, sont revenus hier à la charge. Ils ont de
nouveau fermé l’édifice communal
exigeant la satisfaction de leur revendication principale, à savoir le retour
du président de l’APC, Abdelkader
Rekkab, qui avait été, pour rappel, destitué mercredi dernier, suite à un retrait de confiance des élus de l’assemblée. Les protestataires réclament, ni
plus ni moins, l’annulation de la décision de la wilaya, estimant que le maire
sortant a été victime d’un «complot fomenté par des responsables et des
élus locaux». Le conflit a pris une nou-
velle tournure avec les graves accusations portées à son tour par le P/APC
contre le chef de la daïra d’Abou El
Hassene, dont relève cette localité. Il
l’accuse d’être derrière le retrait de
confiance dont il a fait l’objet, pour
avoir, dit-il, refusé de «violer la réglementation».
envoi d’une commission
d’enquête
En tout cas, il a promis de tenir incessamment une conférence de presse
pour dévoiler les dessous de cette affaire. Pour sa part, le chef de daïra, cité
par un confrère, a rejeté les accusations de l’élu. Selon des sources locales, les deux responsables entrete-
naient des rapports tendus depuis
plusieurs mois. En signe de solidarité
avec l’élu en question, les habitants
de la région avaient, rappelons-le, organisé, mercredi dernier, des sit-in
devant les sièges de la daïra et de
l’APC.
Ils continuent de réclamer son retour,
ainsi que l’envoi d’une commission
d’enquête pour faire la lumière sur ce
qu’ils qualifient «d’atteinte au choix
populaire». Ils dénoncent, par ailleurs,
le silence des autorités de la wilaya
qui n’ont pas daigné, selon eux, écouter les préoccupations majeures de la
population locale, ni engager des
tentatives pour dénouer la crise.
A. Y.
HYDRAULIQUE
Départ massif
de harraga
AHD 54 interpelle
le président
de la République
l’instar de la population, le bureau de wilaya de AHD
À
54 est extrêmement préoccupé par l’aggravation du
chômage et son corollaire les départs massifs de harraga
vers l’autre rive de la Méditerranée. Dans une lettre adressée au président de la République, dont une copie a été
remise à notre bureau, il demande une intervention urgente des hauts responsables du pays pour mettre fin au
phénomène qui prend des proportions alarmantes.
D’après la représentation du parti, des centaines de
jeunes tentent régulièrement l’aventure, au péril de leur
vie, faute de débouchés dans les différents secteurs. Il ne
se passe pas une semaine sans que l’on n’enregistre des
vagues successives de candidats à l’immigration, le littoral n’étant situé qu’à 50 km du chef-lieu de wilaya. Par
conséquent, elle propose des solutions urgentes, comme
la création de zones d’activités et de zones industrielles
dans la région. Ces espaces, qui font grandement défaut
dans la wilaya, sont susceptibles d’intéresser les jeunes
chômeurs et de créer des centaines d’emplois, est-il souligné. A. Y.
Ténès
Le choix du terrain
du CET approuvé
100 km de conduites pour le raccordement
A
à la station de dessalement
de dessalement au cheflieu de wilaya, sera lancé,
sous peu, par les services
de l’hydraulique. Il remplacera les canalisations réalisées il y a six ans, dans le
sens inverse, pour approvisionner le littoral ouest et le
nord de la wilaya à partir du
barrage de Sidi Yacoub, situé au sud-ouest de Chlef.
Le projet avait, rappelonsle, coûté plus de 300 milliards de centimes, avec la
réalisation de plus 150 km
de conduites, ainsi qu’une
quinzaine de stations de refoulement. Pourquoi alors
un nouveau réseau ? Les
responsables du secteur
justifient cela par la «particularité du projet» qui a be-
Photo : dr
n nouveau réseau de
U
100 km de conduites,
reliant la nouvelle station
13 opérations sont prévues pour la réalisation du réseau secondaire
devant relier la conduite principale aux agglomérations
soin, selon eux, de nouvelles canalisations pour le
transfert des eaux de la station de déssalement, située
à la sortie ouest de la ville
côtière de Ténès, jusqu’au
chef-lieu de wilaya. De plus,
la direction de l’hydrau-
lique a prévu 13 opérations
pour la réalisation du réseau secondaire devant relier la conduite principale
aux agglomérations de la
wilaya. Les travaux, qui ont
déjà débuté, devraient toucher 32 communes sur les
35 que compte la wilaya,
soit une population de 586
000 habitants. Dès 2011, les
autorités de la wilaya visent
à substituer la nouvelle station de dessalement au
barrage de Sidi Yacoub qui
approvisionne, pour le moment, les populations de la
région. Ce qui permettra de
réorienter ce dernier ouvrage vers son usage initial,
à savoir l’irrigation de la
plaine du Cheliff. A.
Yechkour
en bref
Affichage d’une liste de 268
logements
La commission de distribution des
logements sociaux de la daïra de Chlef a
rendu publique, avant-hier, une liste de
268 logements.
La liste, qui comprend les photos des
bénéficiaires ainsi que l’avis des services
concernés, a été affichée en plusieurs
endroits de la commune. Elle n’a suscité,
pour l’heure, aucune réaction des
demandeurs, même si l’on a entendu ici
et là des critiques sur le choix de ladite
commission. La contestation est le fait
surtout de postulants n’ayant pas été
retenus sur la liste en question. Ceux-ci
ont, selon la commission d’attribution,
huit jours pour introduire un recours
auprès de la commission de wilaya.
Cependant, certains contestataires
estiment que leur recours n’a aucune
chance d’aboutir du fait que la
commission de wilaya ne statue que sur
les cas de dénonciation des «faux
démunis». Et d’exiger de celle-ci «qu’elle
réexamine notre dossier car nos familles
s’entassent dans de minuscules logis avec
toutes les conséquences qui en
découlent pour les occupants». Pour leur
part, les membres de la commission
affirment que le choix des bénéficiaires
s’est effectué conformément au décret
régissant cette opération.
A. Y.
Mondial : Les jeunes de la DJS
représenteront l’Algérie
C’est officiel : l’école de football de la DJS
de Chlef participera à la finale de Danone
World Cup, qui aura lieu en Afrique du
Sud du 1er au 10 octobre prochain.
Conduite par ses deux entraîneurs,
Ghelam et Hamidi Boudjeltia, l’équipe de
Chlef se déplacera, demain, en Afrique du
Sud. Elle sera reçue par le wali de Chlef et
les autorités locales avant son départ
pour le pays de Mandela.
La direction de la jeunesse et des sports a
mis à sa disposition tous les moyens
nécessaires afin de lui permettre de
représenter, honorablement, le pays.
Rappelons que l’école de football de la
DJS Chlef avait remporté le tournoi
qualificatif de Danone qui s’est déroulé à
Koléa (Tipaza) en mai dernier.
A. Y.
Le train s’arrête enfin à Oued
Fodda
L’autorail observera, désormais, un arrêt à
la gare d’Oued Fodda, une agglomération
située à 20 km à l’est de Chlef. C’est ce qu’a
décidé la direction générale de la SNTF
depuis lundi dernier. En effet, le train
rapide, reliant Chlef à Alger et vice-versa,
s’arrêtera quatre fois par jour dans ladite
gare. Celui se rendant à la gare d’Agha
(Alger) marquera une halte à 6h14 et
13h40 alors que celui assurant la liaison
inverse est programmé quotidiennement
à 12h41 et 19h32. Jusque-là, l’autorail ne
s’arrêtait qu’en gares d’Aïn Defla, El
Khemis et Blida, ce qui obligeait les
habitants d’Oued Fodda à venir jusqu’à
Chlef pour emprunter ce moyen de
transport.
A. Y.
près plusieurs mois de tergiversations, la commission de wilaya de choix du terrain a fini par donner
son accord pour l’implantation du nouveau centre d’enfouissement technique des ordures (CET) à 7 km à l’est de
Ténès, au lieu-dit Tizi, sur la route de Cherchell. D’après
une source proche du dossier, le site en question a été
unanimement choisi car il ne présente aucun danger
pour la population et pour l’environnement. On attend, à
présent, l’aval du ministère de l’Aménagement et de l’Environnement pour lancer
le projet dont l’inscription On attend, à présent,
remonte à 2007 avec une l’aval du ministère de
dotation de 27 milliards l’Aménagement et de
de centimes. Les travaux l’Environnement pour
porteront sur la réalisa- lancer le projet dont
tion de lagunes et d’un
réseau d’évacuation du li- l’inscription remonte à
quide provenant de la 2007 avec une dotation
compression des ordures de 27 milliards de
à l’aide d’engins. Pour rap- centimes.
pel, le CET devrait être implanté initialement à 5 km
au sud de la ville de Ténès,
mais la population de la commune voisine de Sidi Akkacha s’y est opposée pour des considérations liées à l’environnement. L’approbation du nouvel espace par l’administration et les élus locaux met ainsi fin à une situation
désastreuse qui a trop duré. En effet, la présence d’une
décharge sauvage à cet endroit a causé beaucoup dégâts à l’agriculture et à la plage de Mainis. La fumée qui se
dégage en permanence des déchets brûlés, représente
aussi un grand danger pour la santé des riverains, avec
sont lot de maladies respiratoires et allergiques. Le CET
de Ténès est la seconde infrastructure du genre à voir le
jour après celle du chef-lieu de wilaya.
A.
Y.
Téléphone fixe
Mise en service du
système MSAN à Chettia
e nouveau système MSAN de téléphonie fixe a été
LChettia,
mis en service, mercredi dernier, dans la commune de
limitrophe de celle de Chlef.
La cérémonie s’est déroulée en présence de responsables
locaux, du directeur territorial d’Algérie Télécom ainsi
que de représentants de la direction générale de l’entreprise et du chef du projet. D’une capacité de 6 000 lignes,
le nouveau réseau offre plusieurs services, dont l’Internet
à haut débit et la télévision sans câble. Dans quelques
jours, il sera procédé à une opération similaire dans la
commune de Chlef, avec une dotation plus importante. Au total, la wilaya a bénéficié de 50 000 lignes
qui seront réparties entre les grands centres urbains. Ces
installations viendront remplacer l’ancien réseau de téléphonie fixe datant du séisme de 1980.
A. Y.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 12
JIJEL INFO
ENTREPRISE
PORTUAIRE
DE DJENDJEN
BLOCS FISSURÉS DE LA CITÉ TABRIHT à EL MILIA
Sérieuse menace
d'effondrement
Les espaces de
stationnement de
véhicules saturés
L
L
e feuilleton rocambolesque des blocs fissurés de
la cité de Tabriht, sise à la
périphérie de la ville d'El Milia,
estrevenuau-devantdespréoccupations des habitants à la faveurdesalertesquecesderniers
ne cessent de donner depuis
quelques jours. Les fissures qui
prennent chaque jour de l'ampleur,ainsiquelescraquements
des murs sont les signes suffisants d'un risque d'effondrement imminent des blocs qui
guette de nombreuses familles
vivant dans la peur. La dernière
alerte à être donnée par ces familles, après celle de jeudi qui a
vu le déplacement sur les lieux
des autorités locales et des éléments de la Protection civile,
remonte à la matinée d'hier, où
des femmes et des enfants ont
précipitammentquittéleursdomiciles après avoir entendu un
énième craquement des murs.
À l'intérieur des appartements,
de larges fissures sont visibles.
Les témoignages recueillis sur
les lieux sont tous unanimes
pour souligner le danger imminent encouru par les habitants.
Pendant ce temps, des travaux
de stabilisation du sol, confiés
à une entreprise privée, sont en
cours pour écarter la menace
d'effondrement qui pèsent sur
les blocs 27, 28, 29, 30 et 31.
Approchéspourdonnerdesexplications sur ce phénomène,
des agents du CTC, en mission
technique d’expertise, se sont
refusés à tout commentaire, arguant qu’il n'est pas de leur
compétence de faire des déclarations à la presse. Contactée,
une source à l'OPGI s'est, elle
aussi, bornée à dire qu'il n'y a
rien de nouveau. En attendant
qu'une solution soit trouvée à
ceproblème,forceestd'admettre que le sol en mouvement de
cette cité risque à tout moment
d'emporter dans son sillage les
blocs fissurés.
Zouikri A.
photo:D.R.
● Des femmes et des enfants ont précipitamment quitté leurs domiciles, hier matin,
après avoir entendu un énième craquement des murs.
Les autorités locales sont appelées à prendre les choses au sérieux
TRAVAUX DU CANAL DE LA RUE DE L'ALN
Les riverains inquiets
D
esriverainsducanalquis'esteffondré,l'annéepassée,aucroisement
de la rue de l'ALN, communément appelée le Boulevard, ont manifestéleurinquiétudefaceàlalenteurdestravauxengagésdepuisquelque
tempspourlacouverturedecetouvrage.Vivantdansl'insalubritéàproximité de ce canal collecteur d’eaux usées, ces habitants continuent de subir les aléas d'une situation qui dure depuis plus d'une année. Les émanationsfétides,sedégageantdecetégout,béantdepuisquelachausséequi
le traverse s'est effondrée, sont également une source d'inquiétude pour
les résidants du quartier. «Nous sommes continuellement contraints de
nous boucher le nez pour ne pas sentir ces odeurs d'une extrême répugnance, en plus des risques sanitaires auxquels nous faisons face», soutiennent ces derniers. L'approche de la saison des pluies fait craindre une
aggravation de la situation, d'autant plus, affirment les concerés, que le
risque d'écroulement d'autres parties de ce canal est omniprésent si les
travaux, signalent-ils, engagés pour sa réhabilitation ne s'achèvent pas
danslesdélaisimpartis.Certainsévoquentmêmelamenacequiplanesur
les blocs construits à proximité du canal, et dont certains ont vu leurs accès bloqués par le fait de l'affaissement du sol. Des commerces ont également dû fermer par suite de cet effondrement. Aux inquiétudes des résidantsdecesblocs,unresponsabledeladirectiondel'hydraulique,maître
d'ouvrage du projet de réhabilitation de ce canal, auquel nous avons soumis ces préoccupations, répond par une certaine assurance en affirmant
que «tout est pris en charge dans les délais impartis en dépit des conditions difficiles dues à l'insalubrité des lieux dans lesquels les travaux sont
menés». Mettant en cause l'anarchie dans laquelle ces blocs ont vu le jour,
autour de ce canal, et de la situation compliquée dont ses services ont hérité, ce responsable a tenu à tempérer toutes les inquiétudes en assurant
que «tous les travaux seront achevés avant la saison des pluies». Z. A.
EPH BACHIR MENTOURI
Déficit en matière d'aides soignants
C
réée dans le but de contribuer à former des
aides soignants, la classe annexe de formation paramédicale de l'EPH Bachir Mentouri
d'El Milia est à sa deuxième année de formation des agents relevant de cette catégorie. En
effet, 28 stagiaires y sont en formation depuis
l'annéepassée,dateàlaquellecesagentsontété
recrutés par voie de concours, organisé par
l'école de formation paramédicale de Jijel. Il est
attendu,pourcetteannée,lerecrutement,dans
les mêmes conditions, de 30 nouveaux stagiaires. La durée de la formation est de deux années
au cours de la quelle les stagiaires suivront des
coursthéoriquesetpratiquesdanslesdifférents
services hospitaliers relevant de l'EPH, ainsi
que dans les centres de soins de l'EPSP de Sidi
Marouf. Cette formation est destinée à répondre aux besoins de la nouvelle politique initiée
par les pouvoirs publics pour combler le déficit
enmatièred’aidessoignants,dontl'importance
se fait de plus en plus sentir dans les établissements de santé. Les réformes qu'a connues le
secteur de la santé à la faveur de la création des
EPSP, venus prendre en charge les besoins de la
population en matière de soins de base, ont généréunénormebesoinenmatièredepersonnel
paramédical, notamment les aides soignants.
Selon un responsable de la formation au niveau
de l'EPH, celle-ci répond aussi aux objectifs de
prise en charge des habitants de la région est de
la wilaya de Jijel, où une grande partie de la population est concentrée dans les différents centres urbains. Une fois formés, ces agents seront
affectés aux différentes structures de l'EPSP de
Sidi Marouf et de l'EPH d'El Milia.
Djihane Z.
Fermeture de deux pizzerias à la cité Ayouf Ouest
Après les mouvements de protestation qu’a connus la cité résidentielle d’Ayouf ouest dans la
commune de Jijel contre des pizzerias qualifiées de lieux de débauche, les services de la
wilaya ont prononcé, la semaine dernière, des décisions de fermeture temporaire à l’encontre
de deux commerces de cette cité. Ladite sanction, qui fait suite aux rapports établis par les
services concernés, est pour une période trois mois. Par ailleurs, le même quartier a
enregistré jeudi dernier une bagarre qui s’est soldée par deux blessés à l’arme blanche. Selon
les informations recueillies, une altercation a éclaté entre des jeunes et le fils d’un gérant de
pizzeria. L’affaire de ces pizzerias commence à prendre des proportions qui pourraient mener
à un véritable drame.
S. D.
enon-respectdesdélaisdestationnementdes
véhicules déchargés dans le port de Djendjen, au profit des concessionnaires et autres opérateurs, est un motif de mécontentement au niveau de l’entreprise portuaire, qui a vu son trafic
considérablementaugmenterdepuisuneannée.
Le PDG de cette dernière, Mohamed Athmane, a
faitsavoirqueleproblèmedesairesdestationnement, non libérées rapidement, engendre un
manque d'espace au niveau de son entreprise.
Des pourparlers sont en cours avec les parties
concernéespourtrouverunesolutionauxproblèmes soulevés. Les opérateurs, sont, par ailleurs,
invitésàtrouverdesespacesdestationnementen
dehorsduport.MohamedAthmanetrouveanormal que les opérateurs qui ne respectent pas les
délais de stationnement n'aillent pas louer des
aires en dehors du port pour faciliter le déchargement des véhicules. Les 20 ha d'espaces réservés
à la réception des véhicules ne suffisent plus. «Au
début les bateaux arrivaient chargés de 300, 400
ou 500 véhicules, maintenant il y a des navires
qui viennent avec 650 voitures d'un seul coup»,
dira-t-il, ajoutant que «le problème fondamental
auquel fait face actuellement le port de Djendjen
est le manque d'espace». D'autres aires vont être
exploitésdanslecadredecontratsdeconcession,
mais cette solution reste tributaire d'une intervention du gouvernement, selon les indications
de notre interlocuteur. L'augmentation du volumed'importationdesvéhiculesàpartirdeceport
a donné un coup de fouet à l'activité de ce dernier
qui a atteint les 45% par rapport à l'année passée.
En effet,190 000 véhicules, importés des pays
d'Asie et d'Europe, ont transité par cette infrastructure portuaire depuis l'entrée en vigueur, il y
a presque une année, de la décision gouvernementale d'orienter les marchandises non conteneuriséessurlesportsdeDjendjen,Ghazaouetet
Mostaganem. Il est attendu, selon les prévisions
du PDG, que ce chiffre atteigne les 200 000 voitures, d'ici le début du mois d'octobre.
Z. A.
Près de 22 MDA
pour l’AEP à Tassist
U
ne enveloppe de près de 22 MDA (millions)
sera dégagée pour l’amélioration du réseau
de distribution d’eau potable de la région de Tassist, dans la commune de Taher. En effet, les travaux de réalisation du réseau d’alimentation en
eau potable de la zone urbaine de cette localité
viennent d’être confiés à une entreprise qui s’est
engagée à les réaliser dans un délai de 6 mois.
Siradj D.
PENSÉE
Il y a trois années,
le 27-09-2007, à la
suite d’une lâche
agression, nous a
quitté à jamais notre cher et regretté
B ra h m i a Fo d h i l
dit Brahim d’Heliopolis. En ce
douloureux et triste souvenir, sa famille demande à
tout ceux qui l’ont connu et estimé d’avoir
une pieuse pensée à sa mémoire et de
prier Dieu le tout puissant de l’accueillir
dans son vaste paradis.
A Dieu nous appartenons à lui nous retournons.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 13
KABYLIE INFO
Bordj Menaiel
Habitat dans la wilaya de Boumerdès
Conflit autour
de la décharge
communale
La mise en conformité
des constructions piétine
’opération portant mise
en conformité des
constructions ne répondant pas aux normes requises
avance à pas de tortue à
Boumerdès. Cette opération
(loi 15/08 du 20 juillet 2008),
valable pour cinq ans, n’a permis de traiter jusque-là que
216 dossiers sur les centaines
de milliers de cas. Aujourd’hui
tout indique que ce dossier est
géré dans l’opacité absolue
par les responsables chargés
de la mise en œuvre de la loi
susmentionnée.
Les responsables du service
Urbanisme de la DUC précisent que 200 dossiers ont déjà
été transmis auprès des commissions de daïra. L’opération
concerne quatre cas de
constructions, à savoir celles
quisontachevéessanspermis,
non achevées sans permis,
achevéesmaisnon-conformes
au permis de construire et
celles qui sont non achevées et
dotéesdepermisdontladurée
de validation a expiré.
Certaines daïras comme celle
de Boumerdès n’ont traité
pourlemomentaucundossier,
cela malgré le nombre importantdeconstructionsnon-conformes qui pullulent à travers
les trois communes qui lui
sont rattachées, à savoir Corso,
le chef-lieu de wilaya et
Tidjellabine. À titre d’exemple, les lotissements Alder et
Atco dont les permis délivrés
exigeant de réaliser en R+1,
n’ont pas été mis en conformité pour la simple raison que
la plupart des propriétaires
avaient construit en R+2 et
R+3, voire même en R+5 sur
le front de mer. Les habitants
de ces lotissements qui ont
H
La wilaya compte des milliers de constructions non conformes à la loi
longtemps espéré la promulgation d’une telle loi pour
régulariser la situation de leurs
battisses ont été déçus par les
pratiques d’un autre âge prévalant au niveau de l’administration locale et qui s’inscrivent à contre courant des différentes recommandations
émises dans ce sens par le
ministre de ce secteur lors de
ses différentes sorties sur le
terrain.
À Thénia on n’a étudié que
troisdossiers–tousrejetés–sur
les huit qui leur ont été transmis. Mais ce retard n’inquiète
pas outre mesure les services
de la DUC. Bien au contraire,
ces derniers s’enorgueillissent
d’avoir réussi à mettre en
placedescommissionsdevant
étudier ce dossier sans même
pas reconnaître leur défaillance en matière de sensibilisa-
tion des citoyens et des propriétaires des constructions
non-conformes pour les
convaincre à constituer leurs
dossiers et à se conformer à la
loi. En effet, il n’a pas été crée
la moindre brigade d’information et de vulgarisation dans
ce sens. Aussi, rares sont les
citoyens qui ont constitué leur
dossier avec l’espoir d’obtenir
un acte justifiant leur propriété. De fait, ils se heurtant souvent aux contraintes d’ordre
bureaucratiqueetdedissuasif.
«L’administration locale ne
nous a nullement facilité les
choses. Parfois on a l’impression qu’on est en train de
promulguer des lois inapplicables sur le terrain», déplore
un quinquagénaire dont le
dossier a été rejeté pour un
motif «infondé». «Les services
de la DUC m’ont signifié que
le cahier des charges n’est pas
respecté en citant le dépassement de la hauteur autorisée,
le non respect de la typologie
du site, présence d’ouverture
non réglementaire, etc., alors
que les constructions non
régularisablessontclairement
définies dans l’article 16 de la
loi» où il est question notamment de constructions sur les
sites protégés (sites archéologiques), sur des zones de servitude, sur des terres agricoles
ou de celles édifiées en violation des règles de sécurité. Le
montant devant être payé en
cas de mise en conformité
varie entre 2000 et 50 000 DA
pour les constructions à usage
d’habitation et entre 50 000 à
150 000 pour les constructions
à usage industriel.
Ramdane Koubabi
Le chef-lieu de wilaya délabré
ormis le quartier central de la ville,
dans les alentours immédiats du
siège de l’administration wilayale,
Boumerdès-chef-lieu est dans un état de
véritable délabrement. Alléliguia, du côté
Sud de la ville, les cités des 800 logements, du Onze-décembre (dites Les
Coopératives), Aïn Abdallah, ainsi que le
vieux quartier de l’ex Rocher noir sont
tous confrontés à des problèmes d’aménagement et d’organisation. Malgré les
promesses moult fois réitérées par des
responsables de la commune et de la
wilaya, Alléguia demeure depuis des
années un véritable casse-tête.
En effet des constructions anarchiques et
souvent inachevées bordent de part et
d’autre l’accès principal vers le chef-lieu
de wilaya en passant par Tidjelabine.
Elles sont toutes exploitées pour le commerce avant même qu’elles ne soient
achevées. Ce qui fait dire à un habitant :
«il est aberrant d’exploiter une construc-
tion au cœur de Boumerdes sans qu’elle
ne soit totalement achevée. Les propriétaires investissent le moins possible, ne se
souciant que de mettre à profit le rez-dechaussée en louant les locaux, abandonnant carrément les étages supérieurs des
immeubles dans leur état laid ; ce qui
défigure la ville et empêche, sinon tarde,
à remédier à la situation encore plus
grave à l’intérieur de la cité».
Pratiquement aucune construction n’est
achevée pendant que les artères urbaines
ne sont pas toutes bitumées. «Faut-il perdre tout espoir de voir un jour cette
importantepartiedelavilledeBoumerdès
bien organisée et mise à niveau avec des
maisons finies, peintes, des routes goudronnées, une signalisation routière en
marche, une présence de forces de l’ordre
sécurisante, etc. ?» s’est interrogé un
habitant de Alléliguia-est. Au cœur de la
ville, la cité des 1200 logements garde
encore les stigmates du séisme de mai
2003,pendantqueseshabitantsattendent
désespérément la réfection des routes, la
réhabilitation des espaces verts et des
aires de jeux pour leurs enfants. «On ne
faitquenouspromettredeprendresérieusement en charge ce problème. On nous
parle à chaque fois de budgets pharamineux pour redonner à notre cité son
image d’antan, mais sur le terrain niet !»
Sur place, l’on peut constater que les rues
de ce quartier demeurent défoncées, les
espaces non-bâtis envahis par des herbes
sauvagesnonnettoyées,destasd’ordures
s’amoncelant en des coins divers, des
sachetsenplastiquevolentetjonchenten
tout périmètre. Aux 800 logements, les
gens se plaignent du mauvais état des
routes, de «l’abandon» des espaces communs. A Aïn Abdallah on fait état de
désagréments liés aux travaux de
construction qui s’éternisent et empêchent tout aménagementdesaccèsetdes
espaces communs, etc. Yacine Omar
eproblèmedelagestiondesdéchetsménagersseposeavec
acuité dans la commune de Bordj-Menaiel. Depuis la fermeture en juin dernier de la décharge sauvage du lieuditVachet
par les villageois de Tizi n’Ali n’Slimane et de Tiharakine,
l’APC ne trouve plus où décharger les ordures ménagères
ramassées journellement à travers les différents quartiers de la
commune.Ceproblèmeestdurementressentiparlesresponsables locaux et les services de la voirie qui se retrouvent souvent
dans la contrainte d’aller jusqu’à la commune de Chabet El
Ameur ou celle de Naciria pour y déposer les déchets. «Nous
sommes durement pénalisés par cette situation. Nous avons
tenté à maintes reprises d’amorcer un dialogue avec les habitants afin de les convaincre de renoncer à leur décision et
ouvrir la décharge le temps de réaliser un CET (centre d’enfouissement technique) intercommunal de Zaâtra, mais en
vain», nous dira le P/APC, non sans douter de l’existence de
manipulations de la part de personnes et de groupes de pression ayant des objectifs non avoués derrière ce conflit. «Ladite
décharge remonte aux années 60. Elle est située dans un
endroit isolé des habitations, mais les villageois ne veulent plus
admettre cela en proférant même des menaces à l’encontre des
éboueurs qui tenteraient d’y jeter les ordures», note notre interlocuteur avant de solliciter l’intervention des autorités de la
wilaya pour résoudre cet épineux problème.
L’élu du peuple précise avoir toujours répondu favorablement
aux préoccupations de cette région qui connaît, estime-t-il, un
grand retard en matière de développement. Cette année, nous
apprend notre source, il a été inscrit un projet de revêtement de
la route de Tiharakine avec 12 millions de dinars et un autre
pour son raccordement au réseau d’assainissement, cela en sus
desmoyensmisenplacepourrésoudreleproblèmedumanque
de transport scolaire. De leur coté les habitants justifient leur
refus pour l’implantation dudit CET en cet endroit en raison de
potentiels désagréments que causerait cette décharge et les
risques de maladies qu’ils encourraient. R. Koubabi
Corso
Lancement du CET
L
es travaux de réalisation d’un centre d’enfouissement technique (CET) à Corso viennent d’être lancés. Le site situé au
sud de la commune, à quelques centaines de mètres de la RN5
et à la limite territoriale avec la commune de Boudouaou, est
d’une superficie de 30 hectares, indique un élu à l’APC. Ce
centre est destiné à accueillir toutes les ordures ménagères des
communes de la région, dont celles relevant des daïras de
Boudouaou, de Boumerdès et de Thenia, explique-t-il.
Le projet, inscrit il y a plus de trois ans, a dû attendre toutes ces
années à cause de l’indisponibilité d’une assiette foncière à
même de l’accueillir. La nature de ses terres quasi totalement à
vocation agricole handicape sérieusement la wilaya sur le plan
de réalisation d’infrastructures diverses.
Néanmoins,cecin’empêchenullementuncertainacharnement
à tout faire sur des terres à haut rendement agricole comme
c’est le cas pour ce centre. Mourad N.
Dellys
Restauration de la
mosquée El Islah
F
ermée aux fidèles depuis le séisme du 21 mai 2003 qui
avait secoué la région, la mosquée El Islah de Dellys sera
ouverte dans un an. En effet, la direction de la culture de la
wilaya de Boumerdès a finalement, et après un avis d’appel
d’offre, retenu une entreprise qui se chargera de la restauration
de la grande mosquée «El Islah», classée monument historique
et située au centre de la ville de Dellys. Les travaux de rénovation de ce lieu de culte historique, viennent tout juste de commencer et devront s’achever vers la fin novembre 2011.S. B.
BUREAU DE
EL WATAN
● La daïra de Boumerdès n’a traité pour le moment aucun dossier, malgré le nombre
important de constructions non conformes qui pullulent à travers les trois communes
de la circonscription administrative.
PHOTO: EL WATAN
L
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El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 13
RÉGION ouest
Le tribunal pénal de KsarChellala relevant de la cour de
justice de Tiaret a condamné,
hier, les deux ex-maires des
communes de Sidi
Abderrahmane et de Madna à
deux mois de prison avec
sursis et 100.000 dinars
d’amende pour faux et usage
de faux.
L’affaire, jugée en audience et
mise en délibérée dimanche
dernier, a trait à
l’établissement par O.C, le
maire déchu de la commune
de Sidi Abderrahmane, au
profit de l’ex-maire de Madna,
indûment, d’une attestation
de travail incluse dans un
dossier de retraite remise à la
CNR (Caisse nationale de
retraite). Cette caisse, qui avait
porté plainte, ne s’est pas
portée (étrangement) partie
civile alors que M.Debdeb
Bakhti n’aurait pas travaillé
comme argué précédemment.
Pis la pension qui lui a été
octroyée a été suspendue
après enquête.
Pas moins de 56 personnes
étaient concernées par ce
procès qui a défrayé la
chronique locale. Le deuxième
vice-président inculpé a été
relaxé. L’ex-maire déchu,
Othmane Cheikh, nous a
déclaré, hier, «interjeter appel
auprès de la Cour suprême».
Devant le juge, l’élu
d’obédience RND était
soutenu par des témoins que
le tribunal avait entendus.
A. F.
MOSTAGANEM
La place de la République
transformée en dépotoir
300 locaux à usage professionnel seront attribués, dans les
prochains jours, au profit des jeunes chômeurs promoteurs. La
procédure d’affectation des locaux, qui seront destinés exclusivement à des jeunes maîtrisant un savoir-faire et jouissant
d’une qualification professionnelle, sera précédée par l’étude
des demandes d’acquisition déposées par les souscripteurs.
Toutefois, les futurs acquéreurs des locaux professionnels doivent être éligibles au dispositif de soutien à l’emploi des jeunes
initié par l’ANSEJ, la CNAC et l’ANGEM. Le dispositif d’aide aux
jeunes promoteurs, a-t-on expliqué, est assorti de diverses mesures avantageuses telles que l’exonération des taxes fiscales
et parafiscales et la réduction des frais de loyers. Plus de 2500
locaux similaires ont été réalisés jusqu’alors à Sidi Bel Abbès sur
un programme global de 4212 locaux lancé à travers les différentes communes de la wilaya. M. H.
l Le lieu est devenu, au fil des années, un refuge pour les toxicomanes qui
s’adonnent, en plein jour, à des beuveries devant des passants
interloqués.
P
assants et riverains de
la place de la République, située au cœur
de la ville de Béchar, sont à la
fois stupéfaits et indignés par
le piteux état réservé à cette
ancienne place. La transformation progressive en un véritable dépotoir de l’endroit
est telle que les habitants du
chef-lieu de wilaya ne cessent
de s’interroger sur la déconcertante passivité et indifférence des responsables chargés de la gestion de cet
espace. Jadis fleuron de la
ville, le lieu est devenu, au fil
des années, un refuge pour
les ivrognes et toxicomanes
qui s’adonnent, en plein jour,
à l’intérieur des carrés de son
jardin entièrement dégradé,
à des beuveries devant des
passants interloqués. «Son
jardin, autrefois verdoyant,
agrémenté par un jet d’eau
lumineux qui a été choisi,
dans les années 1980, comme
superbe image sur le petit
écran de la télévision algérienne, quelques minutes
avant la diffusion des informations de 20 heures, est devenu, malheureusement, un
réceptacle de toutes sortes
de déchets ménagers et
autres immondices déversés
à l’intérieur», s’indignent les
citoyens.
L’an dernier, l’APC avait lancé
des avertissements aux cafetiers et restaurateurs du coin,
qui avaient cessé, pendant un
laps de temps, de déposer les
ordures ménagères à même
le sol et aux abords de la
place. Mais ces avertissements, semble-t-il, n’auront
duré que quelque temps.
En attendant, des travaux de
rénovation de ce lieu qui
donne sur toutes les rues et
artères du centre ville seraient programmés pour préserver cet espace de la détérioration continue. «Une
surveillance permanente devant être assurée par des
agents communaux pour
chasser, d’abord, les groupes
de jeunes toxicomanes et
ivrognes dont les retrouvailles incommodent les rive-
TISSEMSILT
500 milliards de cts pour
l’enseignement supérieur
T
out est enfin prêt pour mettre en place un pôle universitaire répondant aux critères internationaux. Le terrain réservé à la concrétisation d’un tel espace scientifique, d'une superficie de 37 hectares, contiendra plusieurs équipements
modernes rentrant dans le cadre de l'aménagement, l'extension et la modernisation de l’université de Tissemsilt. En effet,
le début de l'année prochaine verra le lancement de 5 projets,
entrant dans le cadre du plan quinquennal, qui totalisent une
enveloppe financière culminant à 500 milliards de centimes.
Les projets en question débuteront par la réalisation d’un bloc
de classes de 6 000 places pédagogiques, d’une résidence de 3
000 lits, de 110 logements de fonction et autres travaux de
réaménagement.
Une enveloppe financière de 100 millions de DA ainsi qu’une
autre de 180 millions de DA et une troisième de 150 millions de
Da ont été réservées, respectivement, à la réalisation d’un réfectoire central de 800 places, une bibliothèque centrale de
500 places et un bloc administratif avec toutes les commodités. Ainsi, l’université de Tissemsilt sera, vers l’horizon de 2014,
un véritable pôle universitaire.
B. E.
H.
La répartition des 1360
logements sociaux tarde à venir
L
es souscripteurs aux logements sociaux ne
savent toujours pas pourquoi les autorités
n’ont pas procédé à la répartition. Chacun sait,
pourtant, que l’OPGI a mis à la disposition de
la commission de répartition plus de 1360 logements depuis plusieurs mois, voire plus
d’une année sans que celle-ci (la commission)
ne siège pour établir les listes des éventuels
bénéficiaires. Contactés, certains membres de
Ouverture de la
session criminelle
Les membres du tribunal
correctionnel de la cour de
Mostaganem auront à traiter
52 affaires au cours de la
session criminelle ordinaire
qui a débuté, ce dimanche, et
s’étalera jusqu’au 4 décembre
prochain.
Parmi les 79 individus
impliqués dans les différentes
affaires, 34 sont en détention
préventive, 45 en liberté
provisoire, tandis que les cinq
restant demeurent en fuite.
Concernant les trois personnes
décédées avant de
comparaître devant la justice,
des procédures sont en cours
afin de statuer sur leur cas.
Ces derniers ont commis
divers délits, notamment des
crimes du sang et des
constitutions d’associations de
malfaiteurs.
Notons que les membres du
tribunal se pencheront, en
premier lieu, sur les affaires de
mœurs, suivies par celles des
associations de malfaiteurs,
des homicides volontaires, des
affaires liées aux faux et usage
de faux et, finalement, le trafic
et la falsification de billets de
banques et les affaires
d’escroquerie. A. T.
300 nouveaux locaux
pour les chômeurs
cette commission n’ont pas, eux aussi, caché
leur mécontentement : «Moi aussi je suis étonné. Qu’est-ce qu’on attend ? Il ne faut pas oublier les actes de vandalisme auxquels ces logements sont exposés. Plusieurs d’entre nous
ignorent pourquoi ils n’ont pas été convoqués
pour siéger ; pourtant, plus de 1360 logements sont disponibles actuellement», nous
confiera l’un d’eux. A. Boutaleb
666 foyers raccordés
au réseau du gaz de ville
ADRAR
Carences infrastructurelles
dans les ksour
L
a commune d’Ammari, une localité située à 15 km au sud
Ouest du chef-lieu de la wilaya, a bénéficié de la mise en
service du réseau de gaz de ville ainsi que celui d’eau potable
et un centre sportif de proximité (CSP). Pour ce qui est du gaz
naturel, 666 foyers ont tiré profit de ce combustible nécessaire
à la vie quotidienne du citoyen dans cette bourgade caractérisée par un froid glacial en hiver. Le coût de cette opération a
été estimé à 27 milliards de centimes.
Pour rappel, un autre projet similaire sera incessamment mis
en service au niveau de la commune de Bordj l’Émir Abdelkader où 1 000 foyers seront raccordés au gaz de ville. En ce qui
concerne l’eau potable, hormis la réhabilitation et la rénovation de l’ancien réseau et l’exploitation de 2 forages, 6 000
foyers vont, désormais, étancher définitivement leur soif en
H/24, grâce à l’exploitation des eaux du barrage de Kodet Rosfa.
B. E. H.
A
lors que certaines localités éloignées du cheflieu souffrent, encore,
d'une carence dans les
équipements socioéconomiques et d'accompagnements, le tissu urbain de la
ville d'Adrar a subi un changement remarquable avec
la rénovation des chaussées, la réalisation de places
publiques avec des jets
d'eau et l'embellissement
des ar tères à base de
marbre. En effet, plusieurs
communes du Touat profond, notamment les Ksour,
accusent un retard considérable dans leurs pro Les ksour accusent un retard considérable dans leurs programmes de
grammes de développedéveloppement
ment. Ceci n'est pas lié à
seul chemin de wilaya CW12 qui leur permet
une insuffisance budgétaire, mais attribué, surtout, à l'éloignement de de sortir de leur isolement. En effet, ils ont crié,
ces localités et au manque de moyens de réali- haut et fort, à qui veut les entendre pour désations, notamment les entreprises qualifiées. noncer l'impraticabilité de cette chaussée, qui
Dans ce contexte, des représentants de la so- n'a qu'à peine 3 années d'âge selon leurs téciété civile, les associations et même, parfois, moignages. Par ailleurs, les locataires de Ksar
les élus, ont soulevé ce problème. Tout récem- Baouandji plus loin sur une centaine de kiloment, les habitants de Tamest, une bourgade mètres dans l'Oasis d'In Zeghmir où résident
au sud d'Adrar, où vivent paisiblement 8 135 16.628 habitants, eux se plaignent du manque
âmes, se sont soulevés sur l'état dégradé du d'eau où la plupart des maisons raccordées au
MASCARA
Photo : dr
Les ex-maires de
Sidi Abderrahmane
et de Madna
condamnés
Sidi Bel Abbès
BÉCHAR
TIARET
Une session ordinaire
de l’APW, en octobre
E
nfin, la majorité écrasante des quinze membres du bureau
exécutif de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Mascara s’est entendue sur la tenue de la troisième session ordinaire de l’APW de l’an 2009. Selon le président de cette institution élue, Boukhari Brahim, d’obédience FLN, ladite troisième
session ordinaire aura lieu le mercredi 6 octobre 2010 à la salle
des conférences du cabinet du wali de Mascara, en présence
des 43 élus composants l’APW de Mascara, les directeurs d’exécutif et autres chefs de daïras. Trois dossiers seront étudiés et
débattus au cours de cette session notamment celui des affaires religieuses et des wakfs, de la culture et du Budget supplémentaire (BS), a-t-on précisé. La prochaine session ordinaire
de l’APW intervient après plus d’un an de retard à cause des
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 15
internationale
La mouvance
wahhabite
pointéE du doigt
Réconciliation interpalestinienne
Un vœu pieux ?
e communiqué commun
paru après une rencontre au
plus haut niveau entre des
dirigeants du Hamas et du Fatah à
Damas, le week-end dernier, et les
accoladesfraternellesentreKhaled
Mechaâl (chef du bureau politique
dumouvementislamiste)etAzzam
Al Ahmad (membre du comité
centraldumouvementFatah)donnentcetteimpressionquelaréconciliation est devenue une réalité.
«Un accord a été trouvé, fixant un
cap et les étapes à suivre vers la
réconciliation», ont souligné les
deuxpartiesdanslecommuniqué,
précisant que plusieurs points qui
posaient problème ont été
«réglés».
Sommes-nous donc face à un
changement radical dans les positions, surtout au niveau du Hamas
qui s'est abstenu, jusqu'à maintenant, de signer le document égyptien portant sur la réconciliation
interpalestinienne,fruitdelongues
et éreintantes négociations entre
les deux partis ? Mais à contrecourantdel'optimismedéclarépar
les responsables des deux côtés, la
rue palestinienne et les Ghazaouis
en particulier, qui ont le plus souffert de l'état de division, sont plutôt méfiants : «Combien de fois se
sont-ils rencontrés depuis le coup
d'Etat ? Combien de fois ont-ils dit
L
photo : dr
L
Suite de la page 1
Le Fatah et le Hamas recommencent à parler de réconciliation
qu'un accord était proche ? En ce
qui me concerne, je suis convaincu
que rien ne changera. La question
nationale est renvoyée au second
plan. Le Hamas ne lâchera pas
prise à Ghaza.»
Des forces régionales comme
l'Iran, qui veut garder la carte du
Hamasentresesmains,nepermettra pas la réalisation de la réconciliation. Ce qui se passe aujourd'hui
est un gain de temps de la part du
Hamas qui ne veut pas que sa
relation avec l'Egypte soit dans
une véritable impasse. Les partisans du Hamas – surtout ceux dont
les affaires sont devenues florissantes par le biais de la contrebande à travers les tunnels dont ils
tirent de gros profits – ne veulent
pasentendreparlerd'unretourdes
institutions de l'Autorité palestinienne à Ghaza. Ils sont persuadés
que la situation actuelle durera
longtemps encore. Les propos de
Mouchir Al Masri (membre du
Conseil législatif palestinien et un
des responsables du mouvement
islamiste a Ghaza) tenus samedi
sur les écrans de la chaîne Al
Alam, qualifiant Mahmoud Abbas
de «président illégitime dont le
mandat a expiré» et que ni lui ni
l'OLP ne représentent actuellement le peuple palestinien, sont
peut-êtrelepremierbâtondansles
roues de la charrue de la réconciliation qui n'a pas encore bougé.
F. C.
Le moratoire sur la colonisation
en Cisjordanie expire
Le dialogue israélo-palestinien suspendu à un fil
L
a fin du moratoire israélien sur la colonisation en Cisjordanie, hier soir, pourrait
mettre un terme au dialogue de paix relancé le
2 septembre dernier entre Israël et les
Palestiniens sous l'égide des Etats-Unis.
Pendant qu’Israël continue d’imposer ses
règles, écartant l’éventualité d’arrêter la
construction de colonies, le président de
l’Autorité palestinienne, acculé par les siens,
s’est d’abord montré inflexible, réclamant un
«arrêt total» de la colonisation comme condition sine qua non pour la reprise des négociations. Puis, le leader palestinien a donné
l’impression de lâcher du lest, laissant entendre qu’il ne claquerait pas la porte aisément et
affirmant, dans les colonnes du journal El
Hayat vouloir consulter la Ligue arabe pour
savoir quelle position tenir. La MaisonBlanche qui a émis le vœu qu'«Israéliens et
Palestiniens poursuivront les négociations de
paix», se retrouve également dans l’embarras.
Les colons juifs de Cisjordanie accusent déjà
Obama «d'avoir cédé aux menaces des
Palestiniens». Ils ont décidé hier de poser
symboliquement la première pierre d'un
nouveau quartier dans la colonie de Revava
(nord de la Cisjordanie) afin de marquer le
«dégel de la construction». Les colons ont
aussi promis de lancer, sitôt l'expiration du
moratoire, une série d'appels d'offres pour
une relance à grande échelle des mises en
chantiers. Selon la radio publique, les mises
en chantier de plus de 1.500 logements,
ayant obtenu tous les permis nécessaires des
autorités israéliennes, peuvent commencer
«immédiatement». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exhorté les colons
à «faire preuve de retenue». La presse israélienne se montre sceptique quant à l’issue des
négociations. «Netanyahu sous pression doit
choisir entre Obama et les bulldozers», titre
dimanche le journal Maariv tandis que le
quotidien populaire Yediot Aharonot se
demandequi«deObama,deNetanyahuoude
Abbas va céder le premier». Sur le front
diplomatique, de nombreuses voix s’élèvent
pour la prolongation du moratoire afin de
sauver les négociations, ou ce qu’il en reste.
L'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a appelé
hier Israël à décider un gel «permanent et
total» de la construction dans les colonies
juives de Cisjordanie. «Pour les Palestiniens
d'El-Qods, les colonies sont une source
majeure de souffrance au quotidien, qui ne
va que s'accentuer avec la poursuite de la
colonisation», ont souligné les responsables
de HRW. Et d’ajouter : «Les familles palestiniennes sont obligées de vivre dans des quartiers exigus et parfois contraintes de quitter
leur villages, alors qu'elles voient les colonies s'étendre sans limite.» Annoncé le 25
novembre 2009 pour une durée de dix mois,
le moratoire porte sur les implantations de
Cisjordanie occupée, où vivent 300 000
colons israéliens mais pas sur les milliers de
chantiers déjà engagés, ni sur la construction
de bâtiments publics (écoles, synagogues,
bains rituels etc.), ni sur Jérusalem-Est
annexée
Le responsable palestinien, déjà contesté, est
dans une situation peu enviable. Le Front
populaire de libération de la Palestine (FPLP,
gauche) a annoncé hier son retrait des instances de l'Organisation de libération de la
Palestine (OLP) pour protester contre les
négociations de paix avec Israël parrainées
par les Etats-Unis. «Politiquement, cette décision est liée à la méthode des négociations
directes et, sur le plan de l'organisation, au
processus de prise de décision de l'OLP», a-telle précisé, en référence au fonctionnement
de la démocratie interne à l'OLP. Amel B./Agences
Inquiétudes en
Bosnie autour
des musulmans
intégristes
'attentatperpétrécetétécontreuncommissariaten
Bosnie, qui a tué un policier et a été attribué à des
musulmans intégristes, a ravivé les craintes sur le
danger que représenterait pour ce pays à l'unité fragile la
présence de groupes de wahhabites, partisans d'un
islam particulièrement rigoureux. «Selon les chiffres de
notre agence de renseignement, on compte quelque 3
000 membres de la mouvance wahhabite en BosnieHerzégovine, ce qui bien évidemment ne veut pas dire
que nous avons affaire à un tel nombre de terroristes»,
a déclaré à l'AFP le ministre de la Sécurité bosniaque,
Sadik Ahmetovic. Des groupes de wahhabites sont présents en Bosnie depuis la guerre de 1992-1995. «Mais
on ne peut pas exclure qu'il existe parmi eux des individus (...) qui pourraient à un moment donné commettre
un acte terroriste», a ajouté le ministre, en assurant que
les agences policières locales «disposaient des capacités pour surveiller tout ça». Les musulmans de Bosnie
(environ 40% d'une population locale estimée à 3,8
millions d'habitants) sont sunnites et partisans pour la
plupart d'un islam modéré. Plusieurs centaines de combattants islamistes venus de différents pays du monde
musulman ont combattu aux côtés des forces musulmanes de Bosnie pendant la guerre. Ils ont amené avec eux
une interprétation intégriste de l'islam, faisant des adeptes dans le pays.
Une «vingtaine» de groupes de musulmans intégristes
existeraientaujourd'huienBosnie,selonAhmetAlibasic,
professeur à la faculté des sciences islamiques à
Sarajevo. «Ils se réunissent dans des mosquées, dans
des maisons, dans des lieux de prières improvisés», ditil à l'AFP. En février, les autorités locales ont mené une
vaste opération policière à Gornja Maoca, une bourgade
retranchée du nord-est du pays et peuplée par des
musulmansintégristes.Septpersonnes,accuséesnotamment de «mettre en danger l'intégrité territoriale» du
pays, ont été arrêtées, puis assignées à résidence, mais
n'ont pas encore été inculpées. Une «importante quantité» d'argent a été saisie lors de l'opération, selon une
source proche de l'enquête judiciaire. «L'Etat doit faire
barrage à ces flux illégaux d'argent. Des fonds parviennent en Bosnie essentiellement des pays voisins. Selon
certains indices, une des sources financières se trouve à
Vienne (Autriche)», où réside une communauté de
musulmans bosniaques intégristes, selon le ministre de la
Sécurité. Le professeur de terrorisme international à
l'Université de Sarajevo, Vlado Azinovic, ne pense pas
«qu'il y ait en Bosnie un centre de coordination» d'où la
mouvance locale serait dirigée. Les groupes locaux d'intégristes sont «divisés», selon lui. A Sarajevo, dans les
quartiers des alentours de la mosquée dite «du roi Fahd»
– d'après le nom du défunt monarque saoudien qui a
financé sa construction –, on voit plus qu'ailleurs des
hommes à la longue barbe et le pantalon coupé au dessus
des chevilles, allure et style vestimentaire ignorés par les
musulmans de Bosnie avant les années 1990.
Tous répugnent à s'exprimer devant la presse. «Nous ne
sommes ni les wahhabites, ni les salafistes (une autre
branche de l'islam intégriste). Nous sommes des musulmans, et c'est tout», finit cependant par lâcher un homme
rencontré devant la mosquée. Selon M. Azinovic, l'attaque à la bombe qui a visé fin juin le commissariat de
police de Bugojno (centre) devrait servir de «réveil»,
notamment pour la Communauté islamique, l'instance
officielle des musulmans de Bosnie, qui devrait, selon
lui, «prendre position avec détermination à l'égard de ce
phénomène». AFP
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 17
culture
Alliance française aux pays-bas
Hommage à la littérature
algérienne
l Le 6 octobre prochain, une table ronde se déroulera sous l’intitulé : «Littérature algérienne d’hier et d’aujourd’hui».
I
L’auteure algérienne sera l’hôte de
marque aux Pays-Bas
photo : D. R.
magine-t-on que 400 ans de
dialogue entre l’Algérie et
les Pays-Bas nous contemplent, pour paraphraser la
célèbre phrase napoléonienne ? C’est pourtant le
cas, car cette histoire remonte à
Barberousse... Pour ne pas laisser
passer ces quatre siècles dans l’oubli,
l’Alliance française des Pays-Bas
propose cette année une série d’événements culturels. Ainsi, le 6 octobre
prochain, une table ronde se déroulera sous l’intitulé : «Littérature algérienne d’hier et d’aujourd’hui». Cette
manifestation est organisée en étroite
collaboration avec l’Universiteit van
Amsterdam (UvA).
Parmi les auteurs et journalistes algériens, on notera la présence de Maïssa
Bey, grand prix de la Nouvelle de la
Société des gens de lettres (1998),
grand prix du roman francophone à
Alger SILA (2008), prix MargriteAudoux (2001), Fatima Bakhaï, prix
Rosine Perrier (1997), dont le prochain ouvrage sera publié prochainement à Paris par les éditions Après la
lune, dirigé par Yasmina Khadra,
Mourad Djebel et notre confrère
Hamid Grine, Plume d’Or du journalisme sportif, prix des Libraires algériens (2009). La discussion sera animée par Najib Zakka, (université
Charles-de-Gaulle / Lille3), Anja-
Hélène van Zandwijk et Ieme van der
Poel (professeurs au département de
français de l’UvA). Nous y reviendrons plus en détail.
Voix algériennes par le
truchement italien
En Italie, le n° 17, de la revue Interculturel francophonies, publiée par
l’Alliance française de Lecce (Italie)
et dirigée par Andrea Calì de l’université de Salento (Lecce), est consacré
à Voix algériennes. Les textes réunis
et présentés par Anna-Maria Mangia ont été écrits par divers auteurs,
universitaires ou écrivains. Pour les
concepteurs de cette publication,
«L’Algérie et ses cultures, l’Algérie
et son histoire de conquêtes, de dé-
possessions, de tragédies, de chutes
et de renaissances, l’Algérie blessée
pour sa ‘‘bâtardise’’ mais enrichie
par son métissage, l’Algérie debout
malgré tout et tous, l’Algérie où la
parole résonne sans se faire enchaîner ». Face à une réelle complexité
culturelle et historique, «et à côté du
devoir de témoignage», la question
posée est celle de «concentrer tout
cela dans l’espace forcément limité
d’une revue, quelle Algérie présenter
ici, quels aspects d’un univers culturel et social si riche et multiforme
pouvait-on choisir » Plutôt que le
choix contraignant, le comité de rédaction a finalement décidé de laisser aux contributeurs la liberté d’expression sur des thèmes qui leur sont
chers. On lira avec intérêt l’intervention d’Elisabetta Bevilacqua, sur un
thème mal connu, «La littérature algérienne d’expression italienne: une
réalité culturelle à découvrir», ou
encore, vue d’Italie la question du 17
octobre 1961 à Paris: Pourquoi vouloir se souvenir ?, par Gabriele Lauretta. L’œuvre complexe et féconde
de Assia Djebar, fait l’objet de deux
analyses. On retrouve enfin les noms
de Habib Tengour ou Azzouz Begag.
A découvrir avec intérêt.
Walid Mébarek
Plus d’infos :
* Colloque en Hollande : www.
alliance-francaise.nl
* Revue italienne : Alliance française - 6, Via de Argenteris - 73100
Lecce (Italie), courriel: `
[email protected]
ELLE SILLONNERA PLUSIEURS PAYS ARABES
La caravane express coréenne sera à Alger le 30 octobre
l La caravane express d’amitié Corée-Arabe sera en Algérie du 30 octobre au 7 novembre 2010.
a troisième caravane express d’amitié Corée-Arabe fera
escale à Alger le 30 octobre 2010. Durant une semaine,
des spectacles de hip hop, des concerts de musique traditionnelle, des exhibitions de taekwondo et des projections
cinématographiques auront lieu dans la capitale algérienne. La
manifestation est organisée par l’ambassade de Corée du Sud à
Alger et l’Office national de culture et d’information (ONCI).
En octobre 2008, cette caravane avait pris le départ à partir d’Alger.
A Séoul, l’Algérie est classée «pays leader en Afrique et dans le
monde arabe».
Cette année, la musique traditionnelle Samul Nori («jeu des quatre
objets» en coréen)sera mise en avant. Les Algériens auront l’occasion de découvrir cette musique rythmée à base de percussions
jouée par le groupe Bi Sang.
La musique est accompagnée par des danses acrobatiques qui
puisent autant dans le traditionnel que dans le contemporain. Le
Samul Nori qui, à l’origine, est un rituel folklorique agricole, se
base sur quatre instruments : le janggu (un tambour), le buk (un
tambour sous forme de grosse caisse), le jing (un grand gong) et le
kwaenggwari (un petit gong).
La tradition chamanique du Pays du matin calme fait que ces
quatre instruments représentent des éléments de la nature : le
vent, les nuages, le tonnerre et la pluie. Le Samul Nori sera relayé, histoire d’assurer la continuité des temps, par un spectacle
de hip-hop du célèbre groupe Gamblerz Crew («équipage des
photo : D. R.
L
Le film Le Grand chef (2007) de Jeon Yun-Su sera à l’affiche à Alger
joueurs» en anglais). A deux reprises, en 2004 et en 2009, les
Gamblerz Crew ont arraché haut la main le Grand prix mondial
de «battle of the year» à Londres (dans le langage du hip-hop,
«battle» signifie concours). Ils ont également gagné la première
distinction au championnat 2010 du Cyon Bboy. Gamblerz Crew
est formé de dix-huit danseurs de 18 à 29 ans. Il s’agit, entre
autres, de Sun-Hak Park, Yeon-Soo Kim, Soo-Yong Jang, Ji-Hoon
Park et Young-Hwan Jang. Ils portent tous des surnoms tels que
«Furious», «Bruce Lee», «Soul Soy», «Sick» et «Cosmic Rocket». Les représentations de Samul Nori et de hip-pop auront la
salle El Mougar. Le sport de combat coréen, le taekwondo, sera
aussi à l’honneur avec des démonstrations d’exercices de base
«pum sae» et «casse» à la salle Harcha Hassen. Des combats
seront aussi organisés avec l’équipe algérienne de taekwondo.
Partisan de l’action publique en extérieur, Séoul a créé la Fondation pour la diplomatie par le taekwondo. Cet art martial, imaginé
par le général Choi Hong Hi, s’exporte bien, sinon mieux que les
voitures ou les gadgets électroniques coréens. Taekwondo (qui
peut signifier «la voie du pied et du poing» en coréen) célèbre le
combatlibreetmetenvaleurl’aspectartistiquedesgestessportifs.
La caravane express d’amitié Corée-Arabe permettra également
d’avoir une idée sur le septième art coréen avec la programmation
de trois films : Foreever the moment de Lim Soon Rye, Scandal
makers de Kang Hyeong Cheol et Le Grand chef de Jeon Yun-su.
Ces trois comédies à succès seront sous-titrées en arabe et seront
projetées à la salle El Mougar les 6 et 7 novembre 2010.
Fayçal Métaoui
El Watan - Dimanche 27 septembre 2010 - 22
Jeux - detente
horizontalement : 1.Dont l'effet se manifeste du côté
opposé au côté atteint 2.C’est l’affaire des Verts. Qui comprend facilement 3.Refus de gosse. Canaux. Stoppe 4.Chemin
de fer urbain. Blason. Thallium 5.Passiez sous l'eau. Rideau
6.Pilier cornier. Puni sévèrement. Revenu annuel 7.Toison de
mouton. Mélange confus. Heures du matin 8.Appelât à comparaître. Monnaie suédoise 9.Tissu. Donne à resservir. Utilisé
pour empeser le linge 10.Bandage élastique. Facilement 11.
Grands plats en terre. Sur une borne. Poire d'ORL 12.Boyaux.
Tour. Symbole 13.Fin de verbe. Obtenue. Saoul 14.Contestons.
Tête de canard. Conducteur de baudets 15.Cassier d'Afrique.
Ancien camp. Chic.
verticalement : 1.Rassemblements en un centre unique 2.Instrument de musique. Branché. C'est-à-dire 3.Refus
de sir. Action de prévoir 4.Algérienne. Précède le pas 5.
Attendu après la tétée. En plus. Crochets 6.Têtes nucléaires.
Métal. Tour 7.Rebut. Très petite quantité. Pouffé. Vieux plis 8.
Ventile. Sied. Harcèlent de demandes importantes 9.Réservoir
à graines. Transpire 10.Infinitif. Héros de cinéma. Met de
niveau 11.Jonction. Métal symbolique 12.Effrayée. Plateau
malgache 13.Fleur. A l’intérieur de. Itou. Existes 14.Services
secrets. Possessif. Ongulés 15.Vraiment. Assainit.
Quinze sur 15
1
3
III
4
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V
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VIII
8
IX
9
X
15
1- Exonérations de certaines taxes. 2- Qui manque de vivacité. 3- Extirpe - Chef d'œuvre - Exil. 4- Ils partent en
éclats - Valeur. 5- Ile grecque - Particule élémentaire. 6Symbole chimique - Dévastons. 7- Identique. 8- Livre
délassant - Ruban étroit. 9- Catégoriques - Unité de dose.
10- Emmener de force - Mystifié.
verticalement : 1.OBLIGATOIREMENT 2.CRINIERE. ER 3.CINE.
D I . ACI E RI E 4 . AC . PR E C E D E NT E S 5 . SOTT E . OPAL E . G E L 6 .
ILLEGITIME. NI 7.OE. SASSE. UNISSE 8.LE. RARE. TUS 9.NANTIES.
PARES 10.EPAVE. TRIBALE 11.LE. ANS. ANAL. MA 12.LUE. SAUCES.
SENS 13.ERSE. TUENT 14.ETRESILLON. TRI 15.OSEES. REUSIE. EN.
9
8
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2
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b
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2
a b a s i e - a b r i - ACCOSTAG E - AI D E B AR B E CU E - B ONN E - CAL E CH E CONCESSION - DAMNATION - DEFRAICHI E B RANCH E R - E VAS E R - FANFARON GAMBADER - GARNIR - HERMINE - HOMARD
- INHIBE - INSULINE - LESSIVEUSE - LUNETTE
- MAUDIT - MORT - NIER - OLFACTIF PLEUTRE - PRIME - REACTEUR - REGIMENT SAPIN - SEREIN - TRANCHANT - TROP - vite
coupures
qui doute
11
2
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14
2
VERTICALEMENT
1- stagnation. 2- tarauder. 3- apte
utile. 4- ni - lilas. 5- noms - en.
6- ici- prie. 7- fasciee - em. 8- er - toute.
9- rarement. 10- etetes - est.
Fléchés Express
choyé
voleur
maladif
ville
d’Italie
père du
film
N° 2697
anneau de
cordage
agréable
sousvêtements
pouffé
abri de
fortune
acide
nucléique
points
opposés
ancêtre
de l’Onu
future
grenouille
m’enticherai
(m’)
tel certains
chats
mesure de
vitesse
chauffait
le Nil
amas
Tzigane
8
17
dès potronminet
jeune fille
occise
imitât
cardinal
le sommet
de la
hiérarchie
regimber
personnel
bouc
émissaire
3
sol. tout codé precedent :
I- stannifere. II- tapioca - at. iii- art misere. IV- gaels - cret. v- nu - li me. vi- adule - etes. vii- teta - peon.
viii - iriser - ute. ix- niet. x- nues emeut.
percer avec
une tarière
électrodes
13
à demi
errant
acte
amoureux
4
13
x
SOLUTION N° 2696
HORIZONTALEMENT
6
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9 10
VERTICALEMENT
4
3
7 8
14
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8
6
13
12
8
16
5
I- Qui indique un parfait état de santé. II- Raisonner d'une
façon trop subtile. III- Rias - Dressa. IV- Refus de Sir Note d'espoir. V- Rouleau brise-mottes. VI- Dame quifait
le trottoir - De l'aile. VII- Fin de série - Fleur . VIII- Pressentir. IX- Un aîné pigeonné - Dieu de la mer. X- Petits
chemins - Toute chose.
11
4
4
4
HORIZONTALEMENT
10
11
6
3
VII
12
5
2
VI
6
Premier morceau d'une sonate ou d'une symphonie joué dans ce mouvement.
4
Par M. IRATNI
10 11 12 13 14 15
IV
En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant aux bons numéros dans les cases ci-dessous et
vous découvrirez le nom d’un personnage célèbre.
3
9
3
Solution Biffe Tout
précédent :
sanuinolent
2
8
N°2697
II
Largeur du dos, d'une
épaule à l'autre
(07 lettres)
1
7
2
DEFINITION :
définition
du mot encadré
6
1
N° 2697
N° 2697
5
Mots Croisés
I
Règle du jeu
Biffer tous les mots de la
liste que vous retrouverez
dans la grille, en utilisant
tous les sens possibles. Les
lettres qui n'auront pas été
cochées serviront à former
le mot défini ci dessous.
Tout Codé
4
1
SOL. quinze sur 15 precedents : horizontalement : 1.
OCCASIONNELLE 2.BRICOLE. APEURES 3.LIN. TL. ANA. ESTE 4.
INEPTES. TVA. ERE 5.GI. REGALIENS. ES 6.AEDE. ISEE. SANS 7.
TRICOTS . ST. IR 8 . O E. E PIE R . RACOL E 9 .A DAM. AVIN E. LU
10.RECELEUR. BASTOS 11.ERINE. NEPAL. UNI 12.ET. NI. AL. SE
13.ENREGISTREMENT 14.ISE. SUE. ANTRE 15.THE. LIESSE. IN.
Biffe Tout
2
N° 2697
chiffre
romain
latitude - daniel graig
solution FLéchés express precedents :
horizontalement : effrayant / faussete / neree / rer / ra / soirs / ovni /
pere / eden / ne / eson / clivages / deesse / ss / lise / acte / lion / edita / re
verticalement : effervescence / farandole / td / grue / ienissei / ases / vs
/ lys / op / paella / aerien / ii / enterre / essor / terse / assene
symbole
tables de
marché
Jeux proposés par
gym C Magazine
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 24
L’ É P O Q U E
ON VOUS LE DIT
foOtball
personnes atteintes de troubles mentaux
Diego veut
l’Albiceleste
Absence de prise en charge
Abdelhamid Si Affif hors
circuit diplomatique
L’ex-président de la commission des affaires
étrangères et de la communauté algérienne à
l’étranger à l’APN, Abdelhamid Si Affif, a subi une
autre mise en touche. En effet, le député FLN, qui a
déjà perdu son perchoir à la commission stratégique,
vient d’être éjecté de la direction du Comité national
algérien de solidarité avec le peuple sahraoui
(CNASPS). C’est donc la descente aux enfers pour un
personnage un peu trop ambitieux qui voulait être
promu ministre, pour «services» rendus au président
dans le fameux plan de redressement du FLN, version
Benflis.
Un certificat médical et une ordonnance déposés au
service des remboursements des frais médicaux, il
y a de cela quatre années, semblent faire office de
décor dans les bureaux de la CNAS d’Alger, puisque
l’assurée attend avec patience, depuis quatre
années, l’aboutissement de son dossier. Tenace,
l’assurée a maintes fois tenté d’en savoir plus sur
son dossier, mais aucune réponse convaincante
jusqu’à nos jours. Même le correspondant médical,
assurant le travail d’intermédiaire, n’a pu résoudre
le problème. Quatre années pour un dossier, c’est
quand même assez long pour une structure qui a
réalisé d’énormes progrès en matière de service
public, certes, mais qui continue de «gérer» un
certain nombre d’anachronismes.
Il écrase un septuagénaire
et prend la fuite
Un citoyen de Khemis Miliana, âgé de 73 ans, a
été découvert avant-hier soir mort au lieudit Sidi
Bouderga situé aux abords de la RN4 (sortie est de
la même ville), a-t-on appris auprès de la Protection
civile. En effet, a indiqué la même source, l’infortuné
a été victime d’un accident de la route samedi passé
vers 20h30, ajoutant que le conducteur impliqué
a pris la fuite. Le septuagénaire a été inhumé hier
après-midi au cimetière de Sidi Abdelkader, alors
que les services compétents tentent de retrouver
l’automobiliste indélicat.
Mariages collectifs à Tlemcen
et Ghardaïa
Un mariage collectif au profit de neuf couples est
organisé dans la commune de Souahlia, dans le
cadre de la solidarité avec les personnes démunies,
a-t-on appris du bureau de Tlemcen de l’association
caritative El Irchad Wal Islah.
Les jeunes hommes, qui ont convolé en justes
noces samedi soir, ont bénéficié chacun d’une aide
financière estimée à 350 000 DA pour couvrir les
divers frais de mariage. Par ailleurs, une trentaine
de jeunes couples, issus de familles démunies, ont
scellé leurs liens de mariage dans la nuit de vendredi
à samedi, lors d’une cérémonie organisée au quartier
Guemgouma, à Metlili, perpétuant une tradition très
répandue dans la wilaya de Ghardaïa.
PHOTO : D. R.
Un remboursement CNAS
qui dure
l D’ici 2030, la dépression sera la deuxième cause principale de morbidité dans les pays à
revenu intermédiaire et la troisième principale cause dans les pays à faible revenu.
U
nepersonnesurquatredanslemondeconnaîtra
au cours de son existence une forme de trouble
de la santé mentale et les troubles mentaux sont
aujourd’hui responsables de 8,8% de la charge de mortalité dans le monde. L’OMS appelle aujourd’hui à la
lutte contre l’exclusion, exclusion sociale, mais aussi
exclusion des programmes de soins primaires ou de
santé mentale dans son nouveau rapport sur la santé
mentale et le développement «Targeting people with
mental health conditions as a vulnerable group».
Un appel à intégrer, au sein de nos communautés et
des programmes de santé, les personnes atteintes d’incapacités mentales et psychosociales, une nécessité
puisqu’unepersonnesurquatredanslemondeconnaîtra
au cours de son existence une forme de trouble de la
santé mentale. «Les personnes atteintes d’incapacités
mentales et psychosociales sont parmi les groupes les
plus marginalisés dans les pays en développement», a
déclaré le docteur Ala Alwan, sous-directeur général
pour les maladies non transmissibles et la santé mentale
à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans son
rapport, présenté vendredi dernier à New York, l’OMS
lance un appel pour une meilleure intégration des
personnes atteintes d’incapacités mentales et psychosociales dans les programmes de développement ou de
réduction de la pauvreté. Pour l’OMS, la majorité des
programmesactuelsn’atteintpascegroupevulnérable.
Entre 75 et 85% de ces personnes n’ont aucun accès aux
soins de santé mentale.
Les handicapés mentaux et psychosociaux vivent en situationprécaireetlestauxdechômagelesaffectantpeuventatteindre90%.«Lespersonnesatteintesdetroubles
mentaux constituent un groupe vulnérable. Car il est
exposé aux discriminations et à la stigmatisation et ces
personnes subissent des privations de leurs droits fondamentaux,politiquesetsociaux»,asoulignéledocteur
Alwan. «Plus des deux tiers d’entre elles n’ont accès à
aucune forme de soins de santé mentale», a-t-il ajouté.
Selon le rapport de l’OMS, les troubles mentaux sont
en grande partie responsables de la mortalité. Ce phé-
constantine
Un bateau en chocolat
mis à l’eau
Un chocolatier français a mis à l’eau samedi un
bateau de 3,50 m de long réalisé en chocolat et
en sucre avant de faire quelques ronds dans l’eau
devant plusieurs centaines de badauds, dans le port
breton de Concarneau. Georges Larnicol, chocolatier
qui possède une douzaine de magasins dans l’ouest
de la France, a réussi son pari en faisant flotter ce
bateau dont l’ossature a été réalisée en sucre et le
reste de la structure en chocolat.
Dotée d’une voile et d’un moteur, l’embarcation a
accueilli deux personnes dont le chocolatier, sous
les applaudissements du public. Le bateau, pesant
1,2 tonne, a été conçu dans l’atelier du maître
chocolatier.
El Watan - Le Quotidien Indépendant
édité par la SPA “El Watan Presse”
au capital social de 61 008 000 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse :
Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du 1er
Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88
nomène est particulièrement important dans les pays à
revenufaibleetintermédiaire. Inverserlatendance,c’est
aujourd’hui l’objectif de l’OMS et de son sous-directeur
général pour la santé mentale, le Dr Ala Alwan. «L’absence de visibilité des personnes atteintes d’incapacités
mentales et psychosociales et leurs difficultés à se faire
entendre, signifie qu’il faut faire des efforts particuliers
pour les atteindre et les associer plus directement aux
programmes de développement.» l’OMS a ainsi fait plusieursrecommandationsauxacteursdudéveloppement
au sujet des personnes atteintes de troubles mentaux. Il
s’agit notamment d’inclure ce groupe dans toutes les
initiatives de développement ; d’élargir les services de
santé mentale dans les structures de prestation de soins
de santé primaires ; de prévoir des prestations sociales
; d’inclure les enfants et les adolescents atteints de
troubles mentaux dans les programmes d’éducation et
d’améliorer les services sociaux destinés aux personnes
atteintes d’incapacités mentales et psychosociales.
Lors de la conférence de presse, le docteur Michael
Marmot, professeur à l’University College de Londres, a insisté sur le phénomène de marginalisation qui
affecte les personnes atteintes d’incapacités mentales
et psychosociales. Il a notamment cité l’exemple de
la «surreprésentation» de ce groupe dans les prisons.
Selon ce rapport, la majorité des programmes de développement ou de réduction de la pauvreté ne vont pas
jusqu’auxpersonnesatteintesd’incapacitésmentalesou
psychosociales.
Ainsi, entre 75 et 85% d’entre elles n’ont accès à aucune
formedesoinsensantémentale.Leshandicapsmentaux
et psychosociaux sont associés à des taux de chômage
pouvant atteindre 90%. Bien souvent, ces personnes ne
bénéficientpasdespossibilitésd’éducationetdeformation professionnelle qui leur permettraient de s’intégrer
pleinement. Aujourd’hui, ce sont la dépression, les psychoses, le suicide, l’épilepsie, la démence, les troubles
dus à la consommation d’alcool et aux toxicomanies et
les troubles mentaux touchant les enfants qui sont les
affections les plus fréquentes.
Djamila Kourta
E
Retrouvailles des anciens
médersiens
n hommage à la mémoire de
cheikhAbdelkaderBenmohamed Belkadi, professeur à la médersa de Constantine de 1955 à
1962, le bureau de l’Association
des anciens médersiens, présidé
par le professeur Mourad Aït Belkacem, organise le 2 octobe prochain à 10h un regroupement au
lycée Hihi El Mekki, du quartier
El Kantara. Un riche programme
est prévu lors de cette rencontre
parmi les anciens élèves qui évoqueront le parcours prestigieux
du cheikh et son rôle militant.
Il a été un pédagogue aux qualités
exceptionnellesenmatièred’éducation et de formation, mais également un grand poète.
Tous les médersiennes et médersiens sont invités à honorer de
leur présence cette première ren-
Site web : http://www.elwatan.com E-mail :
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ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
contre à la médersa de Constantine.
Les anciens médersiens d’Alger
et de Tlemcen sont priés de
confirmer leur participation impérativement avant le 29 septembre par téléphone ou SMS au numéro 0550 5846 92.
Les médersiens de l’Est doivent
prendre contact avec Bentchicou
Hamza au n°770 95 46 92.
Yahia, Hydra. Tél : 021 56 32 77 - Tél/Fax : 021 56 10 75
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ; SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 30 89 09 - Est :
Société de distribution El Khabar.
Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan
Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb (Oran)
Tél : 041 41 23 62 - Fax : 041 40 91 66
Jamais avare de bons
mots, Diego Maradona
a confié qu’il donnerait
sa «vie pour redevenir
sélectionneur de
l’équipe d’Argentine»,
vendredi, au cours de
son premier entretien
accordé à Fox Sport, une
chaîne de télévision
locale, presque deux
mois après son éviction.
«J’en meurs d’envie», a
insisté l’ancienne gloire
argentine, qui fêtera ses
50 ans fin octobre.
Il est en outre revenu
sur les conditions de
son licenciement,
intervenu à la suite de
la lourde élimination de
l’Albiceleste en quart de
finale du Mondial par
l’Allemagne.
El Pibe de Oro affirme
notamment qu’en
dépit de cet échec,
le président de la
Fédération argentine
(AFA), Julio Grondona,
lui avait promis de le
maintenir au moins
jusqu’à la Copa America
qui doit se dérouler en
Argentine en 2011.
Enfin, Diego Maradona
a annoncé qu’il
organisera un match
de bienfaisance pour
permettre à l’ancien
international argentin
Fernando Caceres
de poursuivre à
Cuba sa rééducation
psychomotrice, 10 mois
après avoir été blessé
par balle à la tête lors
d’une tentative de vol.
Alerte dans
un Soyouz
Un vaisseau russe
Soyouz, transportant
deux cosmonautes
russes et une
astronaute américaine,
a atterri avec succès
samedi après des
problèmes qui avaient
retardé de 24 heures
son désarrimage de
la Station spatiale
internationale (ISS).
La capsule, avec à
son bord l’astronaute
américaine et les
cosmonautes russes,
s’est posée dans les
steppes du Kazakhstan.
La capsule Soyouz
n’avait pu se détacher de
l’ISS vendredi - premier
incident du genre en
une décennie de vols
vers la station -, suite à
un problème technique
qui avait contraint les
responsables de la
mission à interrompre
et à reporter de 24
heures la manœuvre de
désarrimage.
Les manuscrits, photographies ou tout autre
document et illustration adressés ou remis
à la rédaction ne seront pas rendus et ne
feront l’objet
d’aucune réclamation.
Reproduction interdite de tous articles
sauf accord de la rédaction.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 26
sports
Verts d’Europe
équipe Nationale A’
FAF : début du stage
de management
Fortunes diverses
Sept nouveaux
joueurs arrivent
C’est aujourd’hui à l’hôtel Safir
de Mazafran que sera donné le
coup d’envoi du stage de
perfectionnement dans les
domaines du management et
de l’administration des clubs
professionnels de football
qu’organise la FAF sous l’égide
de la FIFA. Un stage ouvert aux
managers généraux ou
directeurs généraux des clubs
professionnels des Ligues 1 et
2, qui s’étalera jusqu'à samedi
prochain et sera dirigé par
Locatel Ismaïl et Jean-Luc
Charles Gripond, instructeurs
de la FIFA.
K. G.
Groupe Est
IRBEH - MBC 0-0
USC - IRBR
6-0
WARD - NRBT 4-1
CRBEM - NRBG 1-1
NRBC - JSBT
1-1
NTST - CRBAF 1-1
HBCL - WMMT
(non joué)
Groupe Ouest
GCM - SCM
CRBB – SCMO MBH - CRBAS JSEA - JSS
CRBH- NASRS IRM - HBEB
CCS - MBSC 2-0
0-1
4-0
0-0
3-0
0-0
0-0
Groupe Centre-Ouest
CRBAO - ESB
HBG - SCDAD ARBG - ESMK IRBS - USMC HAC - JSMT
MBHM - FCBF WABT - USBHR 1-1
0-3
0-0
0-0
1-1
1-1
1-0
Groupe Centre-Est
OMR - ABB
CAK - IBKEK
IBL - ASBG
ROCR - USFB
JSHD - RCA
WAR - IRBSA
FCBEA - USD
2-0
0-1
2-1
1-0
2-2
2-0
0-0
Tagra dans le coma
Notre ami et reporter
photographe Amar Saâdallah,
dit «Tagra», victime d’un
accident de la circulation ce
week-end à Alger, est dans un
coma profond. Ses proches et
amis se relayent au service
neurologie pour recueillir la
moindre nouvelle sur l’état de
santé de Tagra. Amar
Saâdallah, 53 ans, est l’un des
plus anciens reporters
photographes sur la place
d’Alger. Fervent admirateur de
l’USM Alger, il n'en ratait aucun
match ni du MC Alger. Enfant
de la rue de la Liberté, à côté
du siège du journal El
Moudjahid, il a côtoyé des
générations de confrères
passés par le doyen de la
presse algérienne. Son ami
«Fouzi la ligue» passe prendre
de ses nouvelles plusieurs fois
par jour. La rédaction sportive
d’El Watan s’associe à la
famille de Amar Saâdallah pour
lui souhaiter une rapide sortie
du coma, un prompt
rétablissement et formule le
vœu de le revoir très bientôt
dans les stades qu’il fréquente
depuis sa tendre enfance.
L'attaquant Ghazali en action lors du match
face à la Libye à Koléa
A
bdelhak Benchikha, le
sélectionneurnationalde
l’EN A’ qui prépare la
phase finale du CHAN 2011, au
début de l’année 2011, a convoqué 23 joueurs pour un regroupement de neuf jours, du 3 au 12
octobre prochain à l’hôtel
Mercure. Ce regroupement qui
s’inscrit dans la préparation des
Verts pour le CHAN 2011 sera
ponctué par deux matches amicaux contre la sélection du Mali
au stade de Rouiba. Le premier
aura lieu le 8 octobre à 20h et le
deuxième trois jours après, le 11
octobre à 16h. Le sélectionneur
a reconduit pratiquement les
mêmes joueurs ayant participé
aux éliminatoires, à l’exception
de Laïfaoui, Djabou et
Zemmamouche, retenus en
équipe nationale A qui jouera le
10octobrecontrelaCentrafrique
pour les éliminatoires de la CAN
2012. Sept nouveaux joueurs
ont été, par ailleurs, retenus pour
ce stage. Il s’agit de Hendou,
Boumechra et Doukha (USMH),
Bouchama (MCA), Hachoud
(ESS), Zerdab (JSMB) et Aoudia
(JSK) qui affichent une bonne
forme. Par contre, par rapport à
la liste de joueurs qui ont affronté en aller et retour la Libye, le
sélectionneur national a écarté à
titreprovisoirecertainséléments
pour différentes raisons. On
citera pêle-mêle, Bouguèche,
Tedjar, Gasmi, Lemouchia et
Yakhlef.
Il a également laissé les défenseurs Belkalem (JSK) et
Bedbouda (MCA) à la disposition de l’EN Espoirs qui prépare
les éliminatoires pour les JO
2012. L’EN Espoirs effectuera à
partir du 6 octobre un stage qui
sera ponctué par un match amical contre la sélection du Qatar,
le 12 du même mois. Les entraîneursnationauxdecettecatégorie, Aït Djoudi et Chaïb, poursuivent le travail de prospection,
notamment pour les joueurs nés
entre 1990 et 1991 qui ne jouent
pas souvent dans leurs clubs. Aït
Djoudi était hier à Blida pour
supervisercertainsélémentslors
du match USMB - MCO, alors
que Chaïb avait assisté la veille
au match RCK - JSMS pour la
même mission.
S. M.
Les convoqués
Asselah, Rial, Hachoud,
Aoudia, Yahia Cherif (JSK),
Cédric, Meftah, Zerdab, Maïza
(JSMB), Doukha, Hendou,
Boumechra (USMH),
Babouche, Koudri, Bouchama,
Derrag (MCA), Djalit, Ghezzali,
Metref, Hadj Aïssa, Hachoud
(ESS), Messaoud (ASO),
Khoualed (USMA)
NA HUSSEIN DEY
L
Le Nasria enfin domicilié au 20 Août
e feuilleton de domiciliation du NAHD, cette
saison, a pris fin hier matin après la énième
réunion du président du club, Manaâ Kenfoud, avec
les élus locaux de la commune de Belouizdad. Ces
derniers ont donné leur accord définitif au NAHD
de recevoir au stade du 20 Août. Une décision qui
prendra effet à partir de la 4e journée contre l’ES
Mostaganem.
Un dénouement heureux pour les Sang et Or qui
reviennent ainsi au 20 Août 1955 après deux
années, suite aux incidents survenus (en dehors du
stade) après le fameux match contre la JSMB. Le
président du club, Manaâ Kenfoud s’est défendu
auprès des élus de Belouizdad que l’incident survenu ce jour-là est un cas isolé car le Nasria s’est
toujours bien comporté d’autant plus que la violence dans le monde du football est un phénomène
national qui nécessite la conjugaison des efforts de
tout le monde pour l’éradiquer. «Le Nasria a toujours évolué au 20 Août sans qu’il y ait le moindre
problème. Ce n’est pas à cause d’un simple incident
qui s’est produit, de surcroît à l’extérieur du stade,
que le club soit sanctionné. Les responsables locaux
de Belouizdad se sont montrés compréhensifs cette
fois à notre égard», nous a déclaré en substance le
président du club. Afin que le problème de domiciliation du club ne se reproduise plus dans le futur,
le premier responsable du club banlieusard estime
que son club, de par son passé et son statut de pourvoyeur des équipes nationales mérite une attention
particulière. C’est ainsi qu’il invite les responsables
du sport de relancer le projet du stade du Caroubier
qui datait de 1997. «L’assiette existe avec du gazon
naturel, il ne reste que les tribunes à construire.
D’autant plus que l’accès et la sortie du stade sont
faciles avec l’existence de l’autoroute. La construction d’un tel stade va régler beaucoup de problèmes», conclut le président Manaâ avec une note de
satisfaction après le dénouement du problème de
S. M.
domiciliation.
Photo : M Salim (archives)
Interrégions
Les internationaux algériens évoluant dans les différents
championnats européens ont connu des fortunes diverses
avec leur club durant ce week-end. Certains éléments ont
évolué avec leur équipe et d’autres se sont contentés de
chauffer le banc. La bonne note est à mettre au profit de la
formation de Naples de Hassan Yebda, qui est allée s’imposer à Cesena (4-1), dans une rencontre où ce dernier a fait
son entrée à l’heure de jeu alors que son équipe était menée.
Toujours dans le Calcio, Abdelkader Ghezzal, titulaire avec
Bari, s’est imposé face à Brescia (1-0). En Ligue 1 française,
le seul représentant des Verts, en l’occurrence Boudebouz, a
évolué pendant 64 minutes avec son club, Sochaux, s’est
incliné au Vélodrome de Marseille (2-1). En Ligue 2, l’Ajaccio de Carl Medjani a fait match nul à l’Aval dans une rencontre où l’international algérien a été expulsé à la 69’, au
moment où Habib Bellaïd et l’US Bologne se déplaceront ce
soir à Evian. Pour ce qui est de nos internationaux en
Premier League, c’est la disette, puisque Guedioura
(Wolverhampton) n’a fait son apparition qu’à la 81’ face à
Aston Villa (2-1), alors que Halliche (Fulham) a suivi les
débats face à Everton (0-0) sur le banc. Non loin de là,
Bougherra et les Glasgow Rangers sont allés s’imposer à
Aberdeen (2-3). Dans le championnat grec, Abdoun, élu
meilleur joueur de la précédente journée, a évolué comme
titulaire avec Kavala, qui a arraché une précieuse victoire en
déplacement face à Iraklis (0-1), alors que Djebbour et
l’AEK Athènes devaient donner la réplique hier soir à la
formation de l’O Volos. En Allemagne enfin, mis à part
Antar Yahia qui devrait être de la partie avec Bochum qui se
déplace ce soir à Düsseldorf pour affronter le Fortuna en
Bundesliga 2, les trois Verts de la Bundesliga, en l’occurrence Karim Ziani (Wolfsburg), Karim Matmour
(Münchengladbach) et Amri Chadli (Kaiserslautern), n’ont
pas joué ce week-end avec leurs clubs respectifs à cause de
T. A. S.
blessures.
ligues et arbitres
Soutien au président
de la FAF
Les ligues régionales et les arbitres d’élite ne sont pas restés
insensiblesauxderniersévénementsquiontmarquélascène
footballistique, à savoir les déclarations du président de la JS
Kabylie, Mohand Cherif Hannachi, qui n’a pas ménagé le
président de la FAF, Mohamed Raouraoua, et les membres
du bureau fédéral, ainsi que les propos et position des clubs
de la division nationale amateurs qui, rappelons-le, refusent
de prendre part au championnat et exigent de la FAF de les
intégrer dans la D II à 3 groupes «comme l’avait décidé
l’assemblée générale de la FAF», précisent les concernés.
Les ligues ont programmé des réunions aujourd’hui et
demain pour «signifier notre refus de cette stratégie qui n’a
qu’un seul objectif, la déstabilisation des instances du football et de son premier responsable à un moment important
de la vie du football, c’est-à-dire la première étape de l’instauration du professionnalisme».
Cette réaction intervient au moment où beaucoup s’interrogeaient sur le silence radio observé par la fédération à propos
de cette affaire. Cet après-midi, les présidents de nombreuses ligues du Centre se retrouveront au siège de la Ligue
interrégions (LIRF) pour préparer une motion de soutien en
faveur du président de la FAF. Demain, celles de l’Est prendront le relais, en attendant que celles de l’Ouest et du Sud
leur emboîtent le pas le 30 septembre.
Les arbitres de l’élite, eux aussi, sont montés au créneau à
travers un communiqué transmis à la rédaction par lequel ils
«témoignent leur soutien au président de la FAF» et mettent
en relief les actions qu’il a entreprises à la tête de la FAF. Ils
«regrettent et condamnent fermement les agissements de
certains responsables de club qui ne font que nuire au travail
entrepris par la FAF» et «appellent la famille du football
national à la sagesse et à prendre conscience des éventuelles
répercussionsquepeuventengendrerdetelsagissementsqui
n’arrangent nullement le développement de notre football»,
conclut le communiqué des arbitres de l’élite.
K. G.
El Watan - Lundi 27 septembre 2010 - 27
après-match
Dettes
des clubs
USM Alger
’USMAlger a raté la première marche de la première
éditionduchampionnatprofessionnel, et qui plus est, à domicile. «Pas devant n’importe qui !»,
modère le coach Nouredine Saâdi.
Il est vrai que les Rouge et Noir se
sont inclinés devant le favori de
cette saison à savoir L’Entente de
Sétif qui à l’occasion a (déjà)
marqué son territoire en s’imposant à l’extérieur.
L’entraîneur usmiste regrette «ce
faux pas survenu à Bologhine et
devant nos supporters qui ont été
formidables malgré la contre-performance qui est, faut-il le rappeler, la 7e en 80 sorties sur notre
terrain» et ajoute : «L’adversaire
affichait une meilleure fraîcheur
que nous en raison de sa participation à la ligue des champions.»
Pourtant, l’USMA pensait avoir
fait le plus difficile en ouvrant la
marque par Nouredine Deham (3')
comme le souligne Saïd Allik :
«Après l’ouverture du score (3')
on aurait dû faire le break dans la
demi-heure qui a suivi l’ouverture
du score, c’est-à-dire durant la
période du match où nos joueurs
avaient encore du coffre.»
Le dirigeant (Allik) et l’entraîneur
photo : M. Salim
L
Entame ratée
et promesses d’avenir
L'USM Alger a raté sa sortie
à Bologhine, mais a promis
de réagir
(Saadi) se rejoignent dans l’analyse de la contre-performance de
vendredi. Selon eux, «l’équipe alignéemanqueunpeud’expérience
et a besoin d’un joueur chevronné
qui sait garder le ballon, laisser
souffler l’équipe et surtout gérer la
fatigue (inévitable) qui apparaît en
seconde mi-temps du premier
match de la saison». Pour Saadi,
«l’égalisation de Sétif avant la
mi-temps a sapé notre moral.
Rentrer aux vestiaires avec un
avantage aurait été un atout. malheureusement, c’est le contraire
qui s’est produit avec les conséquencesquiontensuitedécoulédu
retour au score de Sétif». Les visiteurs, mieux en jambes après la
pause, ont fait le break sur un hea-
ding de leur ancien joueur Hocine
Metref. Là aussi, la défense usmisten’apasétésansreprochecomme
le note l’entraîneur : «Nos joueurs
ont fait montre d’inattention sur le
coup franc qui a amené le deuxième but adverse. Ils ont ignoré
Metref, le plus petit (par la taille)
qui a pu placer un coup de tête
décisif.» La défaite de vendredi
risque-t-elle de remettre en cause
les certitudes du coach et les ambitions (affichées) du club ?
Nouredine Saâdi répond à la première partie de l’interrogation
«nullement parce que je reste
convaincu quant à la valeur du
groupe. On va s’améliorer avec le
retour des absents (Chehaïma,
Amoura, Benayada)» et avoue son
regret «de n’avoir pas aligné
Amoura». Saïd Allik tient à rassurer les supporters : «Il faut rester
confiant et continuer à soutenir
l’équipe en toutes circonstances. Il
ne s’agit que de la première journée de championnat.» Les camarades de Aouamri vont tenter de se
racheter la semaine prochaine
(samedi) face au nouveau promu,
le MCSaïda qui viendra donner la
réplique à l’USM Alger au stade
Omar Hamadi.
Yazid Ouahib
L
Saïd Allik
écrit à la FAF
es premiers pas dans le professionnalisme ne sont
pas de tout repos pour l’ensemble des parties
engagéesdansceprojetcommel’attestelacorrespondance adressée le 14 septembre par la fédération à
l’ensemble des clubs pros. Dans le document cité, la
fédération informe les clubs que «les dettes contractées
par les clubs sportifs amateurs ne peuvent être imputables aux sociétés sportives par actions (SPA) nouvellement créées. Par conséquent, les clubs sportifs amateurs (CSA) sont tenus d’apurer leurs dettes», souligne
le communiqué de la FAF. Saïd Allik, président de
l’association USMA, n’a pas tardé à réagir à travers une
lettre adressée au secrétaire général de la FAF où il lui
indique (dans le fond) que «90% de ces dettes ont été
contractées par la section football. Il nous paraît
incongru de laisser ces dettes à l’association (CSA)
alors que la section football se professionnalise dans
une autre entité. Il est de jurisprudence constante que
dans ces cas, l’actif et le passif sont transférés dans la
nouvelle entité». En la forme, il ajoute : «Les sociétés
sportives par actions ont été constituées sur la base
essentielle de la prise en charge de ces dettes ;
aujourd’hui, ces sociétés sont constituées et vous risquez par cette lettre de les déstabiliser car votre lettre
arrive tardivement en contredisant les dispositions qui
ont servi de base à toutes les négociations.» En clair,
Saïd Allik demandeque ce ne soient pas les associations
(CAS) qui traînent comme un boulet les dettes contractées par une section (football) détachée de l’association
avec l’avénement du professionnalisme, au risque de
contraindre le CSA à disparaître sous la charge des
dettes.
Y. O.
La Vie des clubs
l USMA : Benayada pressenti
L’ensemble de l’effectif se retrouvera ce matin à Bologhine
pour la reprise des entraînements après le match contre l’ESS
à l’issue duquel le coach Nouredine Saâdi avait programmé
une séance de récupération (massage, bassin chaud, soins...).
Les remplaçants ont effectué une séance pleine hier. La
reprise est programmée ce matin à Omar Hamadi. Demain
(mardi), les camarades de Karim Ghazi seront soumis au
bi-quotidien (Bologhine-Bouchaoui). Des changements sont à
prévoir dans l’équipe pour le match face à Saïda : «On a 30
joueurs et celui qui passe à côté passe la main», indique un
proche de l’équipe. Benayada a de fortes chances d’être
titularisé samedi prochain. Y. O.
l MCO : le cas Cherif El Ouazzani
Après leur succès face à l'USMA, les Ententistes ont bénéficié
hier d'une journée de repos. Pour la reprise, le staff technique
a programmé, aujourd'hui, une séance de musculation.
Hormis Belkaïd et Delhoum souffrants de déchirure
musculaire, le reste du groupe est d'aplomb, y compris
Bouaza et Yakhlef complètement rétablis. K. B.
Les joueurs ont bénéficié de deux jours de repos après le
déplacement et le point
ramené de Blida. Les
Hamraoua reprendront le
chemin des entraînements
mardi au stade Ahmed
Zabana. En raison de son
programme tronqué lors des
deux prochaines journées
marquées par le report des
rencontre avec la JSK et le
MCA, le staff technique va
programmer deux matches
amicaux à Oran. Pour l’heure,
l’urgence est le règlement du
problème Cherif El Ouazzani. Dans les prochaines heures, le
comité directeur prendra une décision sur ce sujet. Le refus de
la Ligue nationale de donner une licence à El Ouazzani oblige
le MCO à chercher un autre entraîneur titulaire du diplôme
requis. A. B.
l JSMB :
l USMAn : Bouaïcha absent
l ESS : Bouazza et Yakhlef rétablis
préparation normale
Djamel Menad a donné rendez-vous à
ses joueurs cet après midi au stade de
l’unité maghrébine pour la première
séance de la semaine. Mis à part
Kacem, qui souffre d’un petit bobo,
tous les joueurs affichent une belle
forme. La large victoire (4 -1) sur l’ASO
a regonflé le moral du groupe.
Jusqu’au départ sur Annaba,
programmé jeudi avec une séance sur
Zerdab
place juste après l’arrivée sur les
bords de la Seybousse, le coach va
soumettre ses joueurs à une charge de travail normale. Après la défaite contre le WA Tlemcen (2-0), la bande à
Amrani reprendra les entraînements aujourd’hui au
stade du 19 Mai 1956. Hier, une séance a été programmée
pour les joueurs qui n’ont pas joué à Tlemcen ; celle-ci a été
marquée par l’absence du milieu de terrain, Bouaïcha. A. D.
l JSK : l'infirmerie s'est vidée
L. H.
Les Canaris se retrouveront cet après-midi au stade du 1er
Novembre pour la séance de reprise. Ils effectueront trois
séances d’entraînement avant le départ pour la RD Congo
prévu mercredi en fin de journée. L’infirmerie s’est vidée de
son dernier blessé (Coulibaly) soigné pour une légère blessure
à la cheville. Le coach Geiger disposera de son effectif au
complet pour la sortie africaine face au TP Mazembe, le 3
octobre prochain. M. R.
l NAHD : dans la bonne humeur
Les joueurs ont entamé la semaine, hier, dans la joie et la
bonne humeur après la victoire contre Merouana (vendredi) et
la réception des chèques (dimanche) représentant la première
tranche de la prime de signature. Les camarades de Smaïl
Gana ont retrouvé Zioui hier dans l’attente d’une séance,
probablement, mercredi, à Rouiba où ils accueilleront le MOC
vendredi pour le compte de la 2e journée. S. M.
l RCK : reprise à Bouchaoui
Nabil Medjahed a donné rendez-vous à ses joueurs hier à
Bouchaoui pour la séance de reprise après le match face à la
JSMS. Aujourd’hui, les partenaires d'Amine Amokrane
retrouvent le stade Benhaddad où ils prépareront, jusqu’à
jeudi, le derby face au PAC... sur le terrain de Kouba. Le
gardien Bouikni sera préparé pour prendre la succession de
Belhani, exclu vendredi face à Skikda. M. A.
l ASO : Djediat et Zaoueche opérationnels
Le staff technique a fixé rendezvous aux joueurs cet après midi à
Djediat
la forêt de Oued Fodha pour la
reprise après la défaite (1-4)
contre la JSMB. L’entraîneur
Meziane Ighil, convalescent après
l’opération médicale subie
vendredi, a chargé Benchouia de
préparer le match contre l’USMH.
L’infirmerie n’a aucun
pensionnaire après le
rétablissement de Zaoueche et
Djediat qui seront titularisés le week-end prochain à
l’occasion de la visite d’El Harrach. A. Y.
Oran : 26°
Alger : 26°
El Watan
Constantine : 25°
Ouargla: 38°
Retrouvez les prévisions complètes sur www.elwatan.com
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 27 septembre 2010
COMMENTAIRE
«Ce qui se
passe en bas»
A
n MOSTAGANEM
15 harraga arrêtés
La vigilance des gardescôtes a mis un terme à
une opération d’émigration clandestine. En effet,
dans la nuit de vendredi à
samedi, les services des
garde-côtes de Mostaganem
ont intercepté une embarcation de 4,60 m à environ
40 milles marins au large.
A bord, avaient pris place
15 émigrants.
Profitant de la clémence
de la météo, ces clandestins avaient pris le départ
à partir de la côte entre
Kristel et Arzew, en direction
des côtes espagnoles. Ils
devaient comparaître hier
devant le procureur de la
République près le tribunal
de Mostaganem.
Yacine Alim
n Trafic de cartes grises
Un réseau démantelé
à Batna
La brigade d’investigation
de la Gendarmerie nationale
de Batna a mis la main sur
un réseau de trafiquants de
cartes grises composé d’au
moins quatre individus. Le
coup de filet opéré en fin
de semaine dernière a été
rendu possible après une
enquête débutée en août
dernier. Le gang sévissait
dans plusieurs administrations en faisant l’intermédiaire entre les services des
cartes grises au niveau des
daïras et les concessionnaires automobiles pour introduire des véhicules volés de
l’étranger avec une nouvelle
identité. Au moins 80 dossiers ont été retirés par les
trafiquants. La daïra de
Tazoult a été la plus touchée
(40 dossiers) en plus de
Aïn Touta, Arris et N’gaous.
Le gang en question serait
mené par un agent de la
protection et son épouse.
Les individus arrêtés par la
gendarmerie ont été déférés
devant le procureur de la
République près le tribunal
de Batna. Il semblerait que
l’enquête soit toujours en
cours pour remonter le fil
de ce trafic qui impliquerait
un réseau beaucoup plus
important, tissant sa toile
N. N.
jusqu’en Europe.
affaire d’immolation jugée à Chlef
L
Le verdict en délibéré pour le 3 octobre
’affaire de tentative de suicide par immolation au siège de l’APC de Chlef a
été jugée, hier, par le tribunal correctionnel
local. Le verdict a été mis en délibéré pour
le 3 octobre prochain. Le policier cité dans
l’affaire ainsi que le père de famille sont
poursuivis,respectivement,pour«homicideinvolontaire»et«complicitéd’homicide
involontaire». En revanche, le tribunal a reconnu à l’épouse le droit de partie civile
après avoir perdu sa fillette de 3 ans suite à
l’incident. Signalons que le père, souffrant
de brûlures graves, a été amené à l’audien-
ce sur une civière, alors que la mère, ayant
subi le même sort, s’y est rendue sur un
fauteuil roulant. Le père, M. K, a déclaré
qu’il n’avait jamais eu l’intention de brûler
sa famille et qu’il voulait juste attirer l’attention du maire sur sa situation dramatique. Pour sa part, le policier, appelé à intervenir lors de ce tragique événement, a fait
savoir qu’il ignorait que les trois membres
de la famille étaient aspergées d’essence et
qu’il avait fait usage de son arme (un pistoletTaser)seulementpourtenterd’immobiliser le père de famille.
Rappelons que les faits remontent au mois
d’octobre 2009, lorsqu’un couple, accompagné de son enfant de 3 ans, avait tenté
de se suicider par immolation devant le bureau du président de l’APC. Il voulait des
explications ainsi qu’une prise en charge
urgente et rapide suite à la démolition de
leur construction précaire, à la périphérie
de la ville de Chlef. Le père s’était aspergé
d’essence et avait tenté de s’immoler, mais
l’incident a mal tourné et s’est terminé par
un drame pour la petite famille.
A. Yechkour
Point zéro
Subsister, insister, résister
H
ier, s’est ouverte à Alger une réunion internationale sur le
droit des peuples à la résistance. On ne sait pas si les Algériens étaient invités à ce sommet, mais il a surtout concerné l’extérieur, Palestine et Sahara occidental en tête, considérés
par leurs ennemis comme des terroristes. Qu’est-ce que la résistance ? Une émeute pour accéder au logement, à l’emploi, à l’eau
ou à l’électricité est-elle considérée comme de la résistance ?
Une prise d’otage de maire pour ouvrir une route est-elle assimilée à un acte de résistance ? Une population qui se masse devant
un tribunal pour exiger que deux jeunes, arrêtés pour avoir bu de
l’eau, ne soit pas condamnés, est-ce de la résistance ? Dans le
langage commun, les mots qui qualifient la subversion sont voisins et un petit saut peut renvoyer à une autre catégorie, résistant, militant, activiste, émeutier ou terroriste, la pire des catégories. Un militant peut passer à un activiste si son courage aug-
Par Chawki Amari
mente, peut se retrouver émeutier si sa colère s’amplifie, peut
même basculer dans le terrorisme si son objectif l’aveugle. Mais
d’un certain point de vue, il serait impératif de résister au régime
algérien qui, de dérapages autoritaires en tours de vis successifs, va finalement nous conduire, si on le laisse faire, à une autocratie sans partage et sans garde-fous, voire à une théocratie
soutenue par la loi et encouragée par les gouvernants. Que veut
dire résister dans ce cas ? La définition basique dit que résister
est justement de ne rien faire, rester debout, sans mourir, sans
plier, sans tomber. Pour le régime, par contre, qui a réussi depuis
plusieurs années à radicaliser la langue en simplifiant toutes les
nuances, celui qui le conteste ou le remet en cause est un militant activiste subversif émeutier terroriste. De son point de vue
donc, le résistant, c’est lui, le régime, qui résiste contre tout à
rester au pouvoir.
bdelaziz Ziari a ramené à la dure réalité les députés
qui avaient pensé, un moment, qu’ils pouvaient avoir
du libre arbitre et réussir à contourner ou contrer le
gouvernement. Il n’y aura ni loi sur la criminalisation
du colonialisme ni enquête sur le phénomène de la corruption
grandissante dans le pays. Leur rôle de parlementaire sera toujours de suivre fidèlement l’Exécutif et non de piétiner ses plates-bandes, le président de l’institution donnant le premier
l’exemple. Ce brutal rappel à l’ordre des députés, évidemment
inspiré de plus haut lieu que le perchoir, renseigne sur le niveau
de tolérance politique admis par le pouvoir. Aucune concession
à la société et à ses représentants. L’ostracisme frappe, y compris les alliés politiques que sont les députés issus de la «majorité présidentielle» — auteurs de ces propositions de lois ­— qui,
pourtant et de tout temps, ont manifesté une fidélité à toute
épreuve. A force de fonctionner par lui-même et pour lui-même, le pouvoir s’est enfermé dans une logique infernale : il n’a
confiance en personne, il n’écoute que lui-même. L’opposition
politique est combattue frontalement, y compris celle représentée au Parlement qui, pourtant, de par son statut, aurait mérité
oreille attentive et considération. Quant aux opposants non institutionnalisés, toutes les portes leur sont fermées et seuls quelques journaux indépendants rendent quelque peu audibles leur
voix. La fermeture de l’audiovisuel public les prive d’une large
communication avec la société algérienne. Idem pour les syndicats libres qui ont émergé ces dernières années grâce à la vitalité
de leur combat et au niveau élevé de leur représentativité au
sein des travailleurs.
Mais ce qui est remarquable, c’est que plus le pouvoir
s’enferme dans sa tour d’ivoire, oppose du mépris ou se lance
dans la répression, plus il devient inefficace. En d’autres
termes, la société réussit toujours à trouver de la vitalité pour
riposter et se faire entendre : les grèves, les sit-in, les marches
de protestation, les rassemblements, etc., n’ont jamais cessé
tant pour une meilleure représentativité politique que pour
la défense des libertés publiques et individuelles et pour le
pouvoir d’achat. La combativité est le trait marquant de la
société algérienne. C’est l’absence d’une forte médiatisation
de ses luttes et surtout de relais puissants au sein des partis
politiques des grandes institutions de l’Etat qui donne l’illusion
qu’elle est amorphe ou complaisante. «Aujourd’hui, plus vous
descendez, plus c’est vivant», vient de faire remarquer le
grand sociologue français Alain Touraine, dans un entretien
au journal le Monde. Il a interpellé le pouvoir français, lui
demandant de regarder «ce qui se passe en bas». A ses yeux,
«la démocratie ça vient de la protestation, de ceux qui n’ont
pas de quoi manger, qui n’ont pas de liberté, qui ne peuvent
pas s’exprimer, qui ne sont pas représentés». Alain Touraine
oppose la paralysie qui affecte la classe politique dirigeante
à l’immense aspiration de changement qui traverse la société
française en perpétuel renouveau à travers notamment la
montée en puissance de l’écologie et des femmes. C’est une loi
de l’histoire, toute société arrive toujours à puiser des forces de
survie dans ses propres ressorts pour s’opposer aux puissants
qui veulent l’asservir.
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En bref…
Par Ali Bahmane