Prêts, partez - L`Orient

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Prêts, partez - L`Orient
ABONNEMENT
Amin Maalouf à « L’OLJ » :
J’évite de dire “je suis
citoyen du monde”
parce que c’est prématuré
Page 5, la correspondance
à New York de Sylviane ZEHIL
mercredi 23 avril 2014 | N°14024
Quotidien libanais d’expRession française
Événement Page 3 / Sandra NOUJEIM
Journée découverte Page 8 / Muriel ROZELIER
Proche-Orient Page 11
Geagea scelle la réconciliation
avec son passé
Les vins du Liban à Berlin
le 5 mai : un enjeu de taille
Une paix avec Israël ou une
réconciliation Fateh-Hamas ?
L’éditorial
Prêts, partez !
Elle a été accommodée à toutes les sauces, notre
pauvre démocratie : entre autres aberrations et hérésies constitutionnelles, on a renié le verdict des
urnes et on a inventé de toutes pièces une minorité
gouvernementale de blocage. Qu’elle est facile à pratiquer pourtant, cette belle démocratie, quand il n’y a
strictement rien à y perdre, quand cela vous offre au
contraire la rare opportunité de faire bonne figure.
C’est dire qu’il y aura probablement foule au
Parlement aujourd’hui, pour le coup d’envoi de l’élection présidentielle : un coup qui sera toutefois tiré à
blanc. Aucun des candidats en lice, déclarés ou non,
ne peut en effet espérer s’approprier le nombre d’or :
ce chiffre magique de 86 suffrages qui lui permettrait
de toucher le jackpot dès le premier tour du scrutin.
Dès lors, bien peu de députés iraient, à ce stade, se
faire porter absent : ce serait là faire gratuitement
preuve de mauvaise volonté. Pour ce qui est de la
suite en revanche, les défauts de quorum délibérément provoqués et autres manœuvres de blocage pourraient transformer en véritable marathon la
course vers le palais de Baabda.
Du lot des candidats en lice se détachent, à première
vue, les deux poids lourds, Samir Geagea et Michel
Aoun. Tous deux se projettent en présidents forts ;
effectivement forts du soutien de leurs alliés, les deux
souffrent cependant du même handicap, à savoir les
réserves, sinon la franche hostilité, qu’ils suscitent
dans le camp d’en face. Pour contourner la difficulté,
le leader des Forces libanaises s’est dit ouvert à tout
dialogue sans pour autant renoncer à ses convictions bien connues, notamment sur le point épineux
du monopole étatique des armes. Avec un superbe
aplomb, le chef du Courant patriotique libre, quant à
lui, arbore depuis peu une deuxième casquette, celle
de président de consensus, alors même que l’arsenal détenu par ses amis du Hezbollah est le principal
objet de discorde entre les Libanais.
Sans doute doit-on à ce double rébus la floraison
absolument inhabituelle de candidatures à la magistrature suprême, proclamées pour cette édition
de la présidentielle : la dernière en date étant celle
du député Henri Hélou, avancée hier par le bloc de
Walid Joumblatt, lui-même pilier d’un centre visiblement résolu à arbitrer les oscillations de la balance.
Reste à espérer que l’essentiel sera préservé : que
la politique du vide n’a plus cours désormais, que le
pesage aura bien lieu.
Issa GORAIEB
Aujourd’hui
Aujourd’hui
International
Commentaire
La fin du nouvel
ordre du monde
Page 10, l’article
de Christopher R. HILL
Ciné/Expos/Spectacles 6
Carnet 7
Bourse 8
Petites annonces 9
Météo 13
Horoscope, jeux 14
Télévision15
BEYROUTH
min.
max.
16° / 27°
Poker menteur place de l’Étoile
Présidentielle : la messe ne sera pas
dite ce mercredi
l Joumblatt évite l’embarras et présente
Henri Hélou comme candidat
l
Plan humanitaire
Le village de Toufayl peut
commencer à respirer Page 4
Crise ukrainienne
Washington annonce l’envoi
de 600 soldats en Pologne
et dans les pays Baltes Page 10
La Syrie de nouveau accusée d’utiliser
des agents chimiques toxiques
Washington et Paris ont affirmé,
en début de semaine, « avoir
des indications » que Damas
utilise du chlore industriel
dans les bombardements des
zones rebelles. En outre, alors
que la Syrie est plongée dans
un conflit sans cesse plus
complexe, l’annonce d’une
élection présidentielle le 3 juin a
provoqué de très vives critiques
internationales. Parallèlement
à ces événements, le prince
saoudien al-Walid ben Talal a
effectué une visite au camp de
réfugiés syriens, extrêmement
miséreux, de Zaatari, en
Jordanie (notre photo). Il
a déclaré que la situation
« précaire » des déplacés lui a
« brisé le cœur ».Khalil Mazraawi / AFP
Page 11
www.lorientlejour.com | 2000 L.L.
Sethrida Geagea : Au moins 50 voix pour
le leader des FL aujourd’hui
l Le 8 Mars désignera-t-il son champion ?
l
Pages 2, 3 et 4, nos informations et l’article d’Élie FAYAD
2
Liban
mercredi 23 avril 2014
Présidentielle
La messe ne sera pas dite
aujourd’hui
Élie FAYAD
En politique, les surprises,
bonnes ou mauvaises, ne doivent jamais être exclues d’emblée ; à cela près qu’au Liban,
il faut compter avec une classe
politique installée depuis des
lustres dans une routine très
prévisible que rien ou presque
ne paraît être en mesure de
secouer.
Ce constat dressé, on peut
d’ores et déjà observer combien les contours du feuilleton présidentiel que les députés de la nation sont appelés à
entamer ce mercredi 23 avril,
place de l’Étoile, sont, en effet, tout tracés.
Qu’on ne s’attende donc
pas, ni aujourd’hui, ni demain,
ni après-demain, à ce que notre élection présidentielle ressemble un tant soit peu à ce
qu’elle devrait être dans une
démocratie « normalisée »,
même s’il faut reconnaître que
pour la première fois depuis
la fin de la guerre civile, les
acteurs politiques cherchent
cette fois-ci à donner l’impression de vouloir « jouer le
jeu », d’être moins perméables
aux mots d’ordre en provenance de l’extérieur, enfin de
faire en sorte que le processus
électoral ressemble plus ou
moins à une compétition démocratique.
Le degré de sincérité dans
ce jeu-là varie sans doute d’un
protagoniste à l’autre, mais au
final, force est de constater
que pour ce qui est de l’essentiel, rien n’est laissé au hasard
et encore moins à la... compétition.
Le processus a, en effet,
été clairement verrouillé par
l’accord tacite intervenu, sur
l’impulsion du président de
la Chambre, Nabih Berry,
autour de la question du quorum nécessaire pour la tenue
des séances d’élection, la
Salam : Je ne vois pas
d’obstacle à une entente
sur un candidat
Dans un entretien avec la
chaîne britannique Skynews,
le Premier ministre Tammam Salam a espéré que la
séance parlementaire prévue
aujourd’hui puisse aboutir à
l’élection d’un nouveau président de la République. Il a
estimé, à cet égard, qu’il n’y
a pas « d’obstacle réel à une
entente autour d’un nom, si
les intentions sont bonnes et
si la volonté et la détermination sont sincères, comme
cela s’est produit pour la formation du gouvernement actuel ».
M. Salam a comparé la situation concernant la présidentielle à celle qui prévalait
au Liban en 1970, lorsque
le président Sleimane Frangié a été élu à une voix de
différence, précisant que le
nouveau président pourrait
être élu avec une faible majorité. Tout en reconnaissant
que les influences étrangères
ont une certaine importance
dans l’échéance présidentielle, il a précisé que jusqu’à
présent, il n’y a aucune ingérence étrangère directe dans
ce dossier.
Constitution ayant été décrétée « vague » sur ce point. On
est convenu ainsi du fait que
chaque fois que la Chambre
doit se réunir dans ce cadre, il
faut un quorum des deux tiers
du Parlement, soit 86 députés
au moins, pour que la séance
puisse être ouverte.
Or cette interprétation a
pour conséquence de neutraliser totalement la disposition
constitutionnelle permettant
à un candidat à la présidence
d’être élu, à partir du second
tour, à la seule majorité absolue des voix (soit 65 voix
au moins), et non plus aux
deux tiers, comme c’est le
cas au premier tour. Il suffit,
en effet, qu’aussitôt après le
premier tour, un nombre de
députés quitte la Chambre
de façon à ce que le total des
présents tombe au-dessous
du chiffre de 86 pour que la
séance soit automatiquement
suspendue. Pour réunir une
deuxième fois le Parlement, il
faudra à nouveau que 86 députés au moins se présentent.
Or en l’absence d’un accord
sur un candidat de consensus,
ce quorum ne sera pas atteint,
on peut en être certain. D’où
le risque persistant de vacance
à la présidence après le 25 mai
prochain, date de l’expiration
du mandat de Michel Sleiman.
Geagea
en vedette
Il est donc parfaitement
clair que, sauf imprévu, la
séance d’aujourd’hui ne devrait pas déboucher sur l’élection d’un nouveau chef de
l’État, personne n’étant à ce
stade en mesure d’y recueillir
les 86 voix nécessaires. Mais
cela ne signifie nullement
que cette séance manquera
d’attrait. Bien au contraire,
elle sera l’occasion de tests
politiques d’une importance
cruciale, rendus possibles
par la candidature du leader
des Forces libanaises, Samir
Geagea.
Ce dernier a déjà remporté
une victoire non négligeable
en s’imposant comme le candidat unique de son propre
camp. Après de nombreuses
hésitations, le 14 Mars – Kataëb inclus – officialisait hier
cette candidature.
On peut considérer aussi
que le leader des FL a marqué des points face à ses adversaires du 8 Mars en les
contraignant, du moins en
apparence, à modifier dans
l’urgence leurs plans tactiques. La parade Émile Rahmé, avec laquelle le Hezbollah et ses alliés voulaient dans
un premier temps affronter
M. Geagea, ayant été abandonnée, le parti de Dieu (13
députés) et le bloc du général
Michel Aoun (27 en comptant les Marada, le Tachnag,
Talal Arslane et M. Rahmé)
se dirigent vers un vote blanc
aujourd’hui.
Ce n’est, semble-t-il, pas
le cas du clan berryste (13
sièges), qui se serait rangé,
pour l’instant, derrière la
candidature d’Henri Hélou,
présentée hier par un Walid
Joumblatt à la tête d’un bloc
démocratique
reconstitué
(pour l’occasion ?) avec les
faucons du 14 Mars que sont
Marwan Hamadé, Fouad elSaad et Antoine Saad (11 sièges au total).
En mettant en avant le député de Aley, lui-même issu
du groupe qui avait quitté M.
Joumblatt en 2011 pour rester au cœur du 14 Mars, et en
tenant pour l’occasion un discours quatorze-marsiste assez
marqué, le chef du PSP ronge ainsi sur l’électorat de M.
Geagea. Or les deux grands
tests attendus de la séance
d’aujourd’hui seront précisément l’ampleur du vote pour
le chef des FL et, corollairement, l’unité du 14 Mars. Le
courant du Futur (37 sièges),
les FL (8) et les Kataëb (5),
plus quelques indépendants
susceptibles de voter Geagea,
se montent à une cinquantaine de voix (en tenant compte
de l’absence de Saad Hariri et
Okab Sakr).
Si au décompte des voix, le
leader des Forces libanaises
parvient à réunir un nombre
de suffrages proche de ce total, il aura d’autant plus gagné
son pari qu’il a face à lui un
candidat issu du 14 Mars.
Joumblatt évite l’embarras
et présente Henri Hélou
comme candidat à la présidence
Le député Henri Hélou entouré à g. de son colistier Fouad el-Saad et à dr. du chef du PSP, Walid Joumblatt.
Le leader du Parti socialiste
progressiste, Walid Joumblatt, a annoncé hier que le
député Henri Hélou est le
candidat du bloc parlementaire de la Rencontre démocratique à la présidence, qualifiant le candidat d’« homme
de modération et de dialogue » et affirmant participer
à la séance parlementaire
d’aujourd’hui. Cette annonce
survient sans grande surprise,
des informations circulant
depuis déjà deux semaines,
selon lesquelles Walid Joumblatt voudrait éviter l’embarras avec le 14 et le 8 Mars
tout en conservant sa position centriste. « J’ai rencontré
lundi les délégations des Forces libanaises et du Courant
patriotique libre et je les ai
informées de la candidature
de Henri Hélou, a déclaré
le leader druze à l’issue de
la réunion du Front de lutte
nationale. La délégation du
CPL ne m’a pas, en tout
cas, dit que le député Michel
Aoun était candidat à la présidence, et jusque-là le chef
des FL était l’unique candidat. » M. Joumblatt a en
outre salué le président Michel Sleiman pour l’approche
suivie à la fin de son mandat,
estimant qu’il a réalisé un exploit dans l’élaboration de la
déclaration de Baabda, « que
nous tenterons d’appliquer ».
De son côté, Henri Hélou
a déclaré qu’il est un candidat centriste et qu’il prône
le dialogue et la modération.
« Nous tendons la main à
toutes les parties, l’ouverture
est la seule solution, a-t-il
ajouté. Nous préférons l’élection d’un président au vide à
la magistrature suprême. Je
ne suis pas un candidat de
manœuvre. »
Sur un autre plan, des
sources proches de M. Hélou ont affirmé à L’Orient-Le
Jour que ce dernier n’aurait
pas consenti à présenter sa
candidature s’il n’y avait pas
vu une possible échappatoire
à la crise et à l’éventuel vide
présidentiel que pourraient
causer les alignements politiques . « M. Hélou n’a pas
présenté sa candidature pour
satisfaire des ambitions personnelles », ont ajouté ces
sources, qui ont tenu à rappeler que M. Hélou est le fils
d’une famille qui n’a accordé
d’importance aux postes politiques que dans la mesure de
pouvoir servir le Liban. « Son
père Pierre Hélou a refusé de
diriger le gouvernement transitoire quand il s’agissait d’un
projet consacrant le vide et il
a refusé le poste de président
sous la tutelle syrienne », ont
poursuivi les sources précitées, assurant que « Henri
Hélou ne se pose en tant que
compétiteur à aucun candidat, ni Geagea ni Aoun, mais
il s’oppose tout simplement
au vide présidentiel ».
Le PM Salam conférant avec la ministre australienne des AE, Julie
Bishop. Photo Dalati et Nohra
1953
Droit de vote accordé aux femmes libanaises
Les Libanais
ont voté
2050
Les femmes majoritaires au Parlement
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Bonne chance à tous !
3/18/14 4:32 PM
mercredi 23 avril 2014
Liban
Geagea serait largement
le favori de l’électeur 14
Mars, d’après un sondage
Le leader des FL scelle
la réconciliation avec son passé
Un sondage réalisé au début du
mois d’avril par l’institut Global
Vision (Tanios Chehwane) sur
un échantillon transcommunautaire de la base des partisans
et sympathisants du 14 Mars
donne Samir Geagea largement
favori dans la course présidentielle avec 77 % des suffrages,
suivi respectivement de 12,2 %
pour Boutros Harb, 5,2 % pour
Amine Gemayel et 0,9 % pour
Robert Ghanem. Il s’agit du
seul sondage qui se soit jusqu’à
présent intéressé uniquement à
la base 14 Mars.
L’échantillon est formé de
1 000 personnes des différents
caza du pays qui se sont présentées comme appartenant au
14 Mars, dont 48 % se réclament de la « société civile du 14
Mars », 28,3 % des FL, 15 %
du courant du Futur, 5,2 %
des Kataëb, 1,2 % du Parti national libéral, 0,5 % du Parti
socialiste progressiste. Près de
37,1 % d’entre eux sont maronites, 36,1 % sunnites, 8 %
grecs-catholiques, 6,4 % grecsorthodoxes, 3 % chiites, 2 %
arméniens, 1,8 % druzes, 1,4 %
minorités chrétiennes et 0,3 %
alaouites.
D’après les résultats, 82 %
des sondés (80,7 % de sunnites
et de chrétiens toutes communautés confondues, ainsi que
66,7 % de druzes et 55 % de
chiites) souhaitent un « président fort », et seulement 18 %
sont en faveur d’un « président
consensuel » (33 % de druzes, 45 % de chiites et 50 %
d’alaouites).
À la question de savoir qui
serait un « président fort », les
sondés du 14 Mars ont répondu
qu’à 83,5 % ce profil correspondait à Geagea, 20,9 % à Harb,
11,7 % à Amine Gemayel,
10 % à Michel Aoun, 7,8 %
à Sleimane Frangié, 3,5 % à
Ghanem et 0,4 % à Ziyad Baroud.
Cependant, 77 % d’entre eux
affirment que Geagea est leur
candidat favori à la présidence, contre 12,2 % pour Harb,
5,2 % pour Gemayel et 0,9 %
pour Ghanem. Une analyse
des résultats par communautés
Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, décrit sereinement son passé et témoigne de son incarcération sans
émotion, ni clichés, devant les
journalistes conviés à l’inauguration d’une reproduction
à l’identique de son ancienne
« cellule » du ministère de la
Défense, reconstituée à Maarab. Il décrit ses onze années
passées dans le troisième soussol du ministère de la Défense,
« qui était à l’époque un ministère de la tutelle syrienne ».
Son attitude contraste avec
l’émotion visible sur les visages de certains partisans qui
l’accompagnent, dont un garde du corps incarcéré 73 fois
au ministère de la Défense de
l’époque, où il a été torturé.
« Il s’est réconcilié avec cette
période, moi pas », pouvaiton entendre murmurer un des
proches de Samir Geagea.
L’inauguration de la cellule, qui doit prochainement
être ouverte au public, a
coïncidé avec la 20e commémoration de son arrestation.
Le message est simple : la
page a été tournée sur le passé, « sans haine ni rancune ».
Invoquer ce passé aujourd’hui
pour discréditer le chef des
FL « trahit un manque d’arguments contre ma politique
actuelle ».
Si Samir Geagea rejette
tout lien entre l’inauguration
de la cellule et sa candidature
à la présidence, il reste que les
deux auront servi un même
dessein : briser « une image
entretenue longuement par la
tutelle syrienne » et qui avait
rendu improbable jusque-là sa
candidature.
« J’ai purgé ma peine », déclare-t-il, indépendamment
du bien-fondé des accusations qui lui avaient valu cette
peine.
Il reconnaît avoir mérité son
calvaire carcéral, d’abord psychologique, en même temps
qu’il le situe dans le cadre d’un
processus de réconciliation
nécessaire.
Tout dans l’étage de la prison, y compris le matériau,
donne effectivement Geagea
largement en tête partout.
Sur le plan chrétien, toutes
communautés confondues, le
président des FL obtient 70 %
des voix. Chez les maronites et
les grecs-catholiques, il passe
la barre des 80 %, tandis qu’au
niveau des grecs-orthodoxes,
il recueille près de 80 %. Loin
derrière, Harb et Gemayel sont
en deçà de 10 % chez les maronites et les grecs-catholiques,
mais Harb devance Gemayel
chez les grecs-orthodoxes en
passant la barre des 10 %. Chez
les Arméniens, Geagea recueille plus de 70 % des votes,
contre près de 10 % pour Harb
et Gemayel. Chez les minorités
chrétiennes, enfin, Geagea est
à plus de 90 % contre plus de
10 % pour Harb, qui est loin
devant Gemayel.
Au niveau de la communauté
sunnite aussi, Geagea caracole
en tête : il obtient 74 % des
voix sunnites contre près de
20 % pour Harb, près de 5 %
pour Gemayel et moins de 5 %
pour Ghanem. Chez les chiites
14 Mars, Geagea recueille 64 %
des suffrages, contre 27 % pour
Harb et près de 10 % pour Gemayel. Chez les druzes, enfin,
Geagea obtient 50 % des suffrages contre 37 % pour Harb.
Le vote analysé par courants
politiques est également révélateur : certes, sans surprises,
ceux qui se réclament des FL
donnent plus de 90 % à Geagea (le reste allant à Harb, puis
Gemayel), et ceux des Kataëb
octroient 62 % à Gemayel (et
28 % à Geagea), le courant du
Futur 77 % à Geagea et 15 %
à Harb, et ceux qui se réclament de « la société civile du 14
Mars » 73 % à Geagea, Harb
se classant second avec 17,5 %
des voix.
Le sondage s’intéresse par
la suite au profil du « candidat
consensuel » selon l’électeur
14 Mars. Pour 45,8 % des
14 Marsistes, ce « candidat
consensuel » s’appellerait idéalement Ziyad Baroud (pour
41,7 %), Riad Salamé (22,3 %),
Jean Kahwagi (14,4 %) ou Damien Kattar (10,1 %). Parmi
ceux-là, celui que l’électeur 14
Mars souhaiterait voir accéder à la présidence en tant que
« président consensuel » est
Baroud (45,8 %). Salamé obtient 19,5 %, Kahwagi 14,4 %
et Kattar 9,3 %. Baroud est
en tête au niveau de toutes les
communautés, sauf chez les
grecs-orthodoxes, qui lui préfèrent Salamé, et les minorités,
qui lui préfèrent Kahwagi.
Sandra NOUJEIM
comme le carrelage et les
équipements d’aération, est
identique à la prison initiale.
Rien n’est maquillé. Jusqu’aux
détails de la rouille des lits
superposés des geôliers, ou
les menottes posées entre les
barreaux du portail qui donne
sur l’étroit couloir à travers
lequel les prisonniers étaient
conduits vers leur cellule, les
yeux bandés. « C’est après sa
reconstitution que j’ai pu voir
ce couloir pour la première
fois », indique M. Geagea.
L’installation de torture
dans l’antichambre est aggravée par une bande de deux
minutes projetée sur l’un des
murs, reproduisant une scène
de torture infligée à un homme puis à une femme, aux cris
retentissants. « Je n’ai pas été
torturé ainsi, mais j’ai subi
d’autres formes de torture »,
affirme Samir Geagea.
La projection est réactivée
de manière à en entendre les
échos lorsque Samir Geagea
atteint sa cellule, la troisième
d’une série de six, dans un
couloir qui prolonge celui de
la permanence des geôliers.
Ce sont en effet les cris de ses
camarades, « torturés exprès
devant la porte de ma cellule », qu’il entendait souvent,
se mêlant à la rumeur assourdissante d’un générateur électrique activé tout près.
C’est par « la patience et le
calme » qu’il dit avoir traversé
ces instants, conscient qu’il se
trouvait « dans une situation
de confrontation politique ».
Il évoque la prière parmi ses
outils de résilience, sans toutefois en faire l’objet principal
de son propos. Il fallait « éloigner le sentiment de peur et
de découragement ».
Debout dans sa cellule, près
de son lit aux couvertures affadies, ramené du ministère
de la Défense, il murmure un
chant de printemps devant les
journalistes, comme il avait
l’habitude de le faire pour se
calmer. Il est arrivé que ces
cantonades lui servent d’outil
de lutte politique. Dans le
couloir longeant les cellules
« des jeunes du Courant patriotique libre, du Parti national libéral et des FL étaient
souvent entassés. Je pouvais
les entendre ». « N’étant pas
autorisé à parler, je n’ai trouvé
d’autre recours pour réconforter une des militantes que
3
Le leader des FL poussant la porte métallique de la cellule numéro 3, reconstruite, où il a passé sept
de ses onze années d’incarcération dans les sous-sols du ministère de la Défense.
de chanter “Ma tkhafich ana
mouch nasiki” (Ne t’inquiète
pas, je ne t’ai pas oublié) »...
Son récit s’achève sur un rire
calme.
À droite de sa cellule, son
petit bureau est recomposé :
sur les deux bords de la table, une petite pile de livres,
où l’on repère un dictionnaire
et une bible. Deux images de
saints, un carnet de notes, une
boîte de yaourt vide, des assiettes en carton empilées sous
une boîte de pizza s’entremêlent sur la petite table. S’il dit
avoir lu près de 1 500 livres
(dont les plus marquants ont
été regroupés dans une vitrine
aménagée dans une salle indépendante), il confie avoir mis
du temps pour acquérir une
assiduité de lecture. « Il m’a
fallu six mois pour finir mon
premier livre, l’autobiographie
de sainte Thérèse d’Avila, dont
j’ai disséqué chaque ligne. »
Se sont ensuite succédées
des lectures psychologiques
(Kierkegaard) et philosophiques (L’école transpersonnelle),
imprégnées de spiritualisme.
La quête constante du dépassement de soi et le processus
de renaissance est une thématique récurrente dans les
titres des ouvrages exposés. Le
Un retour dans l’univers carcéral, avec sérénité.
pacte national et la formule
libanaise font partie de sa bibliographie.
« Mon passé est celui du
Liban, pourquoi chercher à
m’en dissocier comme si la
guerre n’avait jamais eu lieu ? »
s’interroge-t-il. « Les erreurs
Photos Aldo Ayoub
que j’ai faites ont été commises en temps de guerre, rappelle-t-il. Le vrai cirminel est
celui qui continue à commettre ces erreurs après la fin de
la guerre et le redressement de
l’État », souligne, lucide, Samir Geagea.
Sethrida Geagea : Au moins 50 voix pour le leader des FL aujourd’hui
La députée Sethrida Geagea a
affirmé, hier, que son groupe politique s’attendait à 50 votes « au
moins » en faveur du leader des
Forces libanaises, Samir Geagea,
lors de la séance parlementaire
d’aujourd’hui, consacrée à l’élection d’un nouveau président de
la République.
Mme Geagea, accompagnée
des députés Fadi Karam et
Joseph Maalouf, ainsi que de M.
Eddy Abillama, a tenu ces propos
à Aïn el-Tiné où elle s’était
rendue afin de remettre au chef
du législatif, Nabih Berry, une
copie du programme électoral
de Samir Geagea, intitulé « La
république forte ». Cette entrevue
s’inscrit dans le cadre de la tournée entreprise par les FL auprès
des partis et ténors politiques.
« Le président Berry nous a
assuré que son bloc assistera à
la séance de demain et voterait
pour un candidat », a ajouté
Sethrida Geagea, notant que M.
Berry avait auparavant contacté
par téléphone le leader des FL
pour rendre hommage à son
programme électoral. En réponse
à une question, elle a tenu à rappeler que le député Ahmad Fatfat
avait affirmé que Samir Geagea
était le candidat du courant du
Futur à la présidence.
Dans l’après-midi, la délégation des FL s’est rendue chez
le député Michel Murr, chez le
ministre Michel Pharaon et le
ministre Boutros Harb, afin de
les remercier pour leur soutien
au leader des FL et leur remettre
Nabih Berry recevant hier la délégation des FL.
le programme électoral de ce
dernier. M. Murr a indiqué qu’il
participerait à la séance pour
assurer le quorum. « Quant au
vote, je ferai ce que me dicte ma
conscience et je prendrai la décision adéquate », a-t-il ajouté.
De son côté, M. Harb a déclaré
à l’issue de l’entrevue avec la
délégation FL : « Les forces du
14 Mars se sont réunies autour
de principes bien définis. Nous
visons l’intérêt général du Liban.
La candidature de M. Geagea à
la présidence est fondamentale
pour les forces du 14 Mars et
nous devons le soutenir. Si une
chance se présente devant lui de
remporter la bataille avec ces
principes, notre victoire sera tout
aussi bien assurée. »
Quant à M. Pharaon, il a déclaré
que « Samir Geagea consacre
actuellement nos engagements ».
Joumblatt et le programme
« responsable » de Geagea
Notons qu’une délégation des
Forces libanaises s’était rendue
lundi auprès du Premier ministre
Tammam Salam pour lui exposer
le programme électoral de M.
Geagea. Elle avait également
rencontré durant le week-end les
leaders du Courant patriotique
libre, Michel Aoun, des Kataëb,
Amine Gemayel, du Parti national
libéral, Dory Chamoun, et du
Parti socialiste progressiste, Walid
Joumblatt. Le leader du PSP a déclaré à Mme Geagea qu’il avait
lu le programme présidentiel
Photo ANI
de M. Geagea et qu’il l’a trouvé
« responsable », selon les milieux
des FL.
Rappelons que la délégation des
FL s’était aussi rendue auprès du
chef de l’État, Michel Sleiman,
et du patriarche maronite, le
cardinal Béchara Raï, pour leur
exposer le programme de M.
Geagea.
Par ailleurs, le bureau de presse
de Samir Geagea a indiqué dans
un communiqué que des contacts
ont été entrepris entre les FL et le
courant des Marada de Sleimane
Frangié et que le réunion qui était
prévue entre les deux formations
n’a pu avoir lieu « en raison
d’engagements antérieurs ». « Les
contacts se poursuivront par la
suite », précise le communiqué FL.
Ultimes concertations entre les députés de Tripoli
ce matin au Parlement
Sur fond de protestations à
Tripoli contre la candidature du
leader des Forces libanaises
Samir Geagea, les députés de
la ville ont décidé de tenir des
concertations ce matin, avant
le début de la séance parlementaire pour adopter une
position unifiée. Le « parti de la
libération arabe » avait en effet
appelé à un rassemblement sur
la place Abdel Hamid Karamé,
hier dans l’après-midi, pour
protester contre la candidature de M. Geagea et contre
l’appui de certains députés de
la ville à cette candidature. Le
rassemblement a été suivi d’une
marche pacifique avec des banderoles jusqu’au mausolée de
l’ancien Premier ministre Rachid
Karamé, assassiné le 1er juin
1987 à bord d’un hélicoptère
qui le transportait de Tripoli à
Beyrouth.
Prévoyant ces protestations,
l’ancien Premier ministre Nagib
Mikati et son colistier Ahmad
Karamé ont annoncé hier qu’ils
mettraient des bulletins blancs,
tout en se prononçant en faveur
d’un président capable de
réunir les Libanais et de donner
un élan à une entente entre
les différentes forces politiques, évoquant dans ce cadre
la situation particulière de la
ville de Tripoli. Dans le même
contexte, les autres députés
de la ville, notamment Samir
el-Jisr et Mohammad Kabbara,
ont décidé de participer aux
concertations ce matin pour
unifier leur position au sujet du
vote pour la présidence de la
République.
De son côté, Toufic Sultan,
proche du courant du Futur, a
tenu hier une conférence de
presse à Tripoli dans laquelle il
a déclaré que « la loi n’empêche pas le leader des Forces
libanaises de se présenter à
l’élection présidentielle, mais
en même temps, les Tripolitains ont le droit de considérer
cette candidature comme une
atteinte à leur dignité et à leurs
émotions ». Il a en même temps
rendu hommage à l’ancien
Premier ministre assassiné alors
qu’il était en fonctions, louant
ses qualités nationales et son
dévouement pour sa ville.
4
Liban
mercredi 23 avril 2014
Sleiman appelle à faire prévaloir « l’intérêt national
sur tout autre intérêt extérieur ou sectaire »
À la veille du premier tour
de scrutin présidentiel, le
président Michel Sleiman
a souligné hier dans un
communiqué rendu public
par le service de presse de
la présidence de la Répu-
blique que « le plus grand
défi reste celui de poursuivre le processus entamé
et respecter l’échéance
conformément aux délais
constitutionnels ».
« En tant que gardien de
la Constitution et le symbole de l’unité du pays, je
ne peux qu’inciter le Parlement et les forces politiques à tenir l’élection
présidentielle en assurant
le quorum requis par la
loi », souligne le président
Sleiman.
Durant cette phase critique, le président Sleiman
a précisé en outre que le
nouveau président « devrait
être compétent, capable de
diriger le pays et réaliser le
bien commun durant cette
phase qui requiert, pour le
moins, de faire prévaloir
l’intérêt national sur tout
autre intérêt extérieur, sectaire ou privé. »
La France soutient « le plus consensuel »
des candidats
PARIS, d’Élie MASBOUNGI
En se félicitant de la tenue
de l’élection présidentielle
libanaise dans les délais
constitutionnels requis, la
France a réaffirmé hier par la
bouche du porte-parole du
Quai d’Orsay Romain Nadal
sa stricte neutralité concernant les candidats. Mais une
« petite phrase » prononcée
en « off » au cours du point
de presse d’hier n’a pas manqué de retenir l’attention
des journalistes lorsqu’un
responsable
diplomatique
a laissé entendre que Paris
appuie « le plus consensuel
des candidats... et celui qui
convient le mieux pour réaliser l’unité et la stabilité du
pays ».
Le décryptage fait par un
responsable politique proche de l’Élysée est le suivant : « Le plus consensuel
signifie pour nous le moins
controversé des candidats,
voire même celui qui ne le
serait pas du tout. Celui
qui ne suscite pas de veto et
qui serait accepté sinon par
tout le monde du moins par
une majorité écrasante des
députés et des formations
politiques les plus représentatives. »
Il faudrait également, a
ajouté ce responsable, que
le nouveau président ne soit
pas uniquement celui qui
obtiendrait le plus de suffrages place de l’Étoile mais
qu’il bénéficie d’un prestige
à l’intérieur et à l’extérieur
du pays qui lui permette de
conduire les affaires de l’État
avec sérénité, confiance et
fermeté, en commençant par
lancer les chantiers économiques et sociaux les plus
urgents grâce à un gouvernement compétent et fort, et
en exigeant immédiatement
l’élaboration d’une loi électorale susceptible d’assurer
la meilleure représentation
parlementaire
possible.
Même s’il fallait pour cela,
a conclu cette influente personnalité, entreprendre des
réformes constitutionnelles.
Bien entendu, il n’a pas
été possible, ni aux niveaux
parlementaire et politique
ni à des échelons inférieurs,
d’en savoir plus sur le profil
du candidat préféré de Paris ni même sur les critères
de base qui selon la France,
amie du Liban, amèneraient
un bon président à Baabda.
La seule phrase entendue
dans les milieux politiques
français est que la pire des
choses qui pourrait arriver
au Liban serait qu’il n’y ait
pas d’élection présidentielle
avant le 24 mai.
Le plan humanitaire pour le village
de Toufayl mis en œuvre hier
Un convoi humanitaire,
transportant de la nourriture et du carburant, s’est
dirigé hier vers Toufayl, un
village libanais situé dans
une enclave en Syrie, qui a
été isolé de son environnement après la mainmise de
l’armée syrienne sur la seule
route qui y mène. Les forces
de Bachar el-Assad avaient
en effet bombardé le village
au cours de la semaine dernière, même si le chef du
Haut Comité de secours, le
général Mohammad Kheir,
a démenti hier l’existence
d’opposants syriens armés à
Toufayl, affirmant que « tout
le monde est d’accord sur la
nécessité d’envoyer de l’aide
à ces habitants », et que « la
route sera ouverte jusqu’à la
région frontalière de Ras elHaref ».
Si une autre route mène à
Toufayl, via le village chiite
de Brital, les habitants sunnites de Toufayl, localité qui
abrite quelque 4 000 Libanais
et 10 000 réfugiés syriens,
craignent de l’emprunter de
peur de représailles de la part
des partisans du Hezbollah,
ce qui a nécessité une intervention de l’État libanais
pour secourir les dizaines de
blessés et aider le village qui
vit depuis plus de 4 mois sans
nourriture, sans eau et sans
électricité. De ce fait, le mi-
nistre de l’Intérieur, Nouhad
Machnouk, avait annoncé
samedi la mise en place d’un
plan pour aider les Libanais
à sortir de la localité à travers
une route sécurisée et supervisée par les forces régulières libanaises, après avoir
présidé une réunion au ministère de l’Intérieur en présence des responsables des
appareils sécuritaires ainsi
que du responsable de l’unité
de coordination au sein du
Hezbollah, Wafic Safa, pour
discuter de la question de
Toufayl. « Nous ne pouvions
pas communiquer avec le
régime ou avec l’opposition
syrienne pour entrer dans le
village, ce qui nous a incité à
demander l’aide du Hezbollah », a indiqué en outre le
ministre.
Lundi, M. Machnouk
avait également annoncé
que le plan débutera mardi,
et comprendra deux volets :
l’évacuation des blessés et
l’envoi d’une aide alimentaire aux personnes souhaitant rester sur place.
Hier, aux alentours de
midi, les Forces de sécurité
intérieure, des forces de l’armée et de la Sûreté générale,
ainsi que des ambulances se
sont rassemblées sur la place
de Brital pour se diriger vers
Toufayl, alors qu’une réunion de notables religieux de
mes palestiniennes à l’intérieur ou hors des camps ne
sont pas justifiées. Depuis
1982, ces armes n’avaient
aucun intérêt et n’ont pas
protégé les Palestiniens ;
au contraire, elles ont
contribué à la détérioration de la situation dans les
camps et ont provoqué des
accrochages interpalestiniens, qu’ils soient d’ordre
politique ou privé », a-t-il
poursuivi.
« Après les événements
de Abra, l’été dernier, les
habitants de Saïda et ses
alentours ont prouvé qu’ils
ont choisi l’État », a-t-il
dit.
Michel Murr : « Au service
du Metn et du développement »
Ils sont 28 nouveaux
venus qui accèdent pour
la première fois à l’Étoile.
Nous en avons interrogé
une dizaine, plus représentatifs, à tel ou tel
titre, que les autres, leur
demandant notamment ce
qu’ils venaient faire à la
Chambre et ce qu’ils apportaient de neuf à leurs
électeurs.
L’ingénieur Michel Murr
se trouvait à Rome pour
affaires lorsque nous
avons essayé de l’atteindre à son bureau. M.
Ibrahim Harik, attaché
de presse et homme de
confiance du nouveau
député du Metn, s’est
proposé de répondre à nos
questions affirmant : « Je
suis autorisé à communiquer les informations
voulues comme si elles
émanaient de M. Murr
lui-même » (...)
« Pour dire la vérité, je
vous avouerais que la
surprise a été de taille...
Nous avons découvert que
les gens qui nous aiment
étaient beaucoup plus
nombreux que nous le
pensions. Nous avions des
Le Tribunal spécial pour le
Liban (TSL) a annoncé, hier,
qu’il a émis de nouveaux mandats d’arrêt contre les cinq
suspects Sélim Jamil Ayyach,
Moustapha Amine Badreddine, Hassan Habib Merhi,
Hussein Hassan Oneissi et
Rassemblement des forces de l’ordre hier à Brital, point de départ.
la ville se tenait au domicile
du mufti de Baalbeck pour
peaufiner les derniers détails
du plan. Arrivés à Toufayl,
les 1 000 rations alimentaires
et 6 000 litres de carburant
ont été livrés, véhiculés par
des groupes syriens. Dans
l’après-midi, la Croix-Rouge
a commencé à transporter les
blessés libanais aux hôpitaux
de la Békaa.
Sur un autre plan, les « Brigades des sunnites libres de
Baalbeck », un groupuscule
affilié à el-Qaëda, ont mis en
garde hier l’armée libanaise
contre toute atteinte aux
sunnites de Toufayl. « Nous
mettons en garde l’armée li-
Sur le terrain, hier, la situation était tendue dans
le camp de Aïn el-Héloué après l’assassinat de
Ali Nidal Khalil, proche
du fondamentaliste Bilal
Badr. Il a été enterré dans
un cimetière à l’entrée du
camp pour éviter d’éventuels accrochages interpalestiniens au passage du
cortège funèbre.
Manifestation à Bab el-Tebbané
Une manifestation a regroupé, hier, des dizaines de
jeunes à Bab el-Tebbané. Ils
ont a appelé les autorités à
annuler les mandats d’arrêt
contre certains habitants du
quartier impliqués dans les
événements entre Bab el-Tebbané et Baal Mohsen.
Par ailleurs, le commissaire
du gouvernement près le Tribunal militaire, Sakr Sakr, a
engagé des poursuites, hier,
contre Maher Dannoué de
Bab el-Tebbané et contre Bilal
Accaoui, un caïd de ce même
quartier et qui est actuellement en fuite. Dannoué et
Accaoui sont accusés d’actes
terroristes.
Abadi chez Pharaon : Pour une coopération
touristique entre les deux pays
Le ministre du Tourisme Michel
Pharaon a reçu hier l’ambassadeur d’Iran Ghadanfar
Rokon Abadi qui a évoqué
la possibilité de renforcer les
échanges touristiques entre les
deux pays. Dans ce contexte,
M. Abadi a demandé au
ministre Pharaon de faciliter
les formalités pour les touristes iraniens désireux de se
rendre au Liban. Il lui a aussi
Dans « Le Jour » du 23 avril 1968
Michel Murr.
amis électeurs que nous
ne connaissons même pas.
Nos pronostics nous permettaient de compter sur
2 000 voix d’écart ; nous
en avons obtenu 7 000 de
plus. À ces amis inconnus,
nous exprimons nos remerciements, avec l’espoir
qu’ils se feront connaître
un jour afin qu’un réel
contact puisse s’établir
entre nous » (...)
L’État a trop longtemps
négligé le Metn pour ce
qui est des projets routiers
(...)
Source d’avenir
Le TSL émet à nouveau des mandats
d’arrêt contre les cinq suspects
Machnouk : Les armes palestiniennes,
à l’intérieur ou hors des camps,
ne sont pas justifiées
Le ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk,
a présidé hier, au Sérail
de Saïda, une réunion du
conseil de sécurité régional
du Liban-Sud.
Prenant la parole, M.
Machnouk a souligné qu’il
« aurait dû être à Baalbeck
pour superviser le plan
d’action que le ministère
a adopté afin de venir en
aide aux habitants de Toufayl ». L’accès à ce village
libanais situé à la frontière
syrienne est difficile du
côté libanais et la route du
côté de la Syrie est dangereuse, note-t-on. « Les
FSI portent actuellement
des vivres aux habitants.
Ils évacueront également
ceux qui voudront quitter
le village », a-t-il dit.
Se penchant sur la situation à Saïda, M. Machnouk
a indiqué que « ce qui s’est
passé au cours des dernières semaines fait partie du
passé et la capitale du Liban-Sud et ses environs
ont retrouvé leur calme ».
« Il est toujours possible de
négocier avec les responsables des camps palestiniens
de Saïda pour que l’instabilité ne déborde pas aux
quartiers de la ville, a-t-il
noté. Je pense que les ar-
La mémoire des 90 ans
transmis une invitation de son
gouvernement à tenir une
conférence conjointe sur les
échanges touristiques à Téhéran en présence des ministres
et des représentants des
agences de voyages libanais
et iraniens.
Interrogé sur l’échéance présidentielle et sur la possibilité
d’une entente saoudo-iranienne sur ce sujet, l’ambassadeur
d’Iran a éludé la question
se contentant de rappeler le
souci de son pays de préserver
la stabilité du Liban et d’y
favoriser l’entente interne. Il
s’est aussi déclaré optimiste
sur la capacité des Libanais
et de leur classe politique à
affronter cette étape dans un
climat d’entente et de sagesse.
M. Pharaon a aussi reçu l’ambassadeur du Mexique.
Assad Hassan Sabra (tous
des cadres et responsables du
Hezbollah), accusés d’avoir
exécuté l’assassinat de Rafic
Hariri, le 14 février 2005. Ces
nouveaux mandats d’arrêt ont
été lancés après que le procureur eut émis un acte d’accu-
sation unique.
Le TSL a souligné que la
chambre de première instance
appelle le gouvernement libanais à agir suite à cette émission de nouveaux mandats
d’arrêt qui seront également
adressés à Interpol.
À Tripoli, des mineurs violent
des enfants
Photo tirée du site alahednews
banaise contre toute atteinte
aux habitants de Toufayl.
Nous défendrons les sunnites
s’ils sont pris pour cibles »,
ont affirmé les Brigades sur
leur compte Twitter, ajoutant
que « Seifallah al-Chiyah est
arrivé à Toufayl et est prêt à
se sacrifier pour défendre les
sunnites s’ils sont visés ».
Des jumeaux de cinq ans ont
été violés durant le week-end
par un mineur à Tripoli.
« Un père de famille,
R.A.A., âgé de 38 ans, a indiqué au commissariat de police
d’Abi Samra le 20 avril que
ses jumeaux garçons de 5 ans
avaient été violés par le ressortissant libanais N.A.S., 16
ans », indiquent les FSI dans
un communiqué.
Le suspect a avoué durant
son interrogatoire avoir violé
l’un des garçonnets et avoir
procédé à des attouchements
avec le second.
Il a indiqué avoir été poussé à accomplir cet acte par
quatre amis à lui, âgés entre
14 et 16 ans.
Les autorités judiciaires
ont ordonné l’arrestation de
N.A.S et laissé en liberté les
quatre autres adolescents.
Toujours
à
Tripoli,
Z.M.M., âgé de 47 ans, a
porté plainte, au commissariat d’Abi Samra, contre
K.M.Z., 16 ans, ressortissant libanais, pour avoir
violé son fils âgé de 12 ans.
Arrêté par la police, K.M.Z.
a avoué son acte, alors que le
médecin légiste a confirmé
le viol.
libanaise qui ramassait du
thym dans son champ, près
du village frontalier de
Yaroun.
détenu. Le juge a transféré
le dossier au premier juge
d’instruction militaire Riad
Abou Ghida. Le détenu
Hussein Sbeyti était mort
le 5 avril après avoir été
transféré dans un hôpital.
Il souffrait depuis quelque
temps d’un problème
gastrique.
les auteurs du crime de
Ouzaï, qui ont tué le Syrien
Moustapha el-Saad et l’ont
mutilé avant de jeter sa
dépouille dans une benne
à ordures, les Forces de
sécurité intérieure ont
indiqué que le détenu syrien
A.K. a avoué avoir commis
ce crime aidé par son oncle
qui a été arrêté hier. Les
coupables ont déclaré avoir
tué Moustapha el-Saad pour
lui voler son argent.
Brèves
Institutions
Le siège de la Sûreté
générale de Beyrouth a été
déplacé vers les nouveaux
locaux sur la route de
Damas, face au Sodeco
Square.
Ligne bleue
Des soldats israéliens qui
se trouvaient à l’intérieur
du territoire israélien ont
ouvert le feu hier sur Fatima
Ali Saleh, une citoyenne
Prisons
Le commissaire du
gouvernement près le
tribunal militaire, le juge
Sakr Sakr, a engagé hier
des poursuites contre deux
soldats affectés à la prison de
Roumieh pour négligence
ayant entraîné la mort d’un
Fait divers
Dans le cadre de l’enquête
lancée pour découvrir
Liban
mercredi 23 avril 2014
Amin Maalouf à « L’OLJ » :
« J’évite de dire je suis citoyen du
monde parce que c’est prématuré »
NEW YORK,
de notre correspondante
Sylviane ZEHIL
L’écrivain
franco-libanais
Amin Maalouf, membre de
l’Académie française depuis
juin 2011, n’est pas un habitué
des États-Unis. Invité d’honneur à l’Université de Princeton pendant deux semaines
à l’initiative des professeurs
Bernard Haykal et Edgar
Choueiri, il participe donc à
des séminaires d’échanges et
de discussions « portant sur
des thèmes variés liés à la littérature, à la sociologie de la
France, à l’Iran, au monde
musulman, et à la globalisation et ses conséquences ».
Ces « vastes échanges » entre
professeurs et étudiants, « qui
viennent d’un peu partout »,
lui semblent « très intéressants et stimulants pour la
réflexion ».
Un humaniste
Dans une interview accordée à L’Orient Le Jour à New
York, Amin Maalouf livre ses
impressions sur cette visite. Il
exprime son inquiétude face
au « déclin » de la langue française, tout en mettant l’accent
sur l’importance du « plurilinguisme et du multilinguisme ».
Il défend l’Académie française contre ses détracteurs
et se penche sur la notion de
« citoyen du monde » à l’âge
de la mondialisation. Quelles
impressions tire-t-il de ses
échanges et discussions avec
la jeunesse de l’Université de
Princeton ? Quels ont été les
thèmes saillants discutés ?
« L’identité à l’âge de la
mondialisation » est le thème
qui a « fait l’objet d’une longue présentation, suscitant de
nombreuses questions et réponses », dit Amin Maalouf.
Ce thème est « proche des préoccupations que j’ai exprimées
dans quelques livres, notamment Les Identités meurtrières,
Le Dérèglement du monde, ou
même dans d’autres romans »,
ajoute-t-il. « L’idée est d’évoquer les conséquences de la
mondialisation sur les questions d’identité. Pourquoi les
gens qui, en raison de la globalisation, se ressemblent de
plus en plus, ont des relations
plus difficiles les uns avec les
autres. Un autre thème discuté lors d’un autre séminaire
tournait autour de la question
de la laïcité en France. On a
donc évoqué la vision fran-
çaise de la question religieuse
et la différence entre cette vision et la vision anglaise ou
américaine ou néerlandaise.
Les étudiants que j’ai rencontrés travaillent avec beaucoup
d’intérêt et de sérieux. Leurs
questions sont toujours très
intéressantes et stimulantes
pour la réflexion », constate
l’écrivain.
Déclin du français
Assiste-t-on au déclin de la
langue française ? « Bien entendu, toutes les discussions
et les cours à l’Université de
Princeton, même quand il
s’agit de la France, de littératures française, italienne
ou espagnole, se passent en
anglais, note-t-il. Lors des
séminaires, des discussions
ont eu lieu sur les craintes
que l’on peut avoir en France
devant le rôle de plus en plus
prédominant de la langue anglaise », ajoute-t-il. L’académicien constate aussi « l’intéressante observation au sujet
de l’inquiétude exprimée par
un professeur pour la langue
anglaise, qui se dévalorise
par un usage trop superficiel
et aux dépens de ses vertus
littéraires et de son rayonnement culturel ». « Quelqu’un
Réception à la résidence de l’ambassadeur Salam
Profitant « d’une petite interruption pour venir à New
York », l’ambassadeur Nawaf
Salam et son épouse Sahar
ont organisé à leur résidence
un dîner en l’honneur du
« citoyen du monde » et son
épouse Andrée, en présence
de grands amis du Liban :
l’ancien ministre des Affaires
étrangères, actuel représentant permanent du Brésil à
l’ONU, Antonio Patriota, et son
épouse Tania Cooper Patriota,
le chef du département des
opérations de maintien de
la paix, Hervé Ladsous, les
ambassadeurs de Belgique,
Bénédicte Frankinet, de la
Palestine auprès de l’ONU,
Riyad Mansour, d’Égypte,
Mootaz A. Khalil, d’Allemagne,
Peter Wittig, et son épouse, la
journaliste Huberta Voss-Wittig,
des Pays-Bas, Karel J. G. Van
Oosterom, le consul général
de Suisse à New York, ancien
et futur ambassadeur de Suisse
au Liban, François Barras, le
professeur d’études du ProcheOrient à l’Université de Princeton, Bernard Haykal, et son
épouse, la conservatrice au
Met, Navina Haidar, du professeur de physique appliquée et
aérospatiale à l’Université de
Princeton, Edgar Choueiri, et
Jenny Lee, Michel Abou Khalil,
et Abdallah Zehil.
m’avait fait observer un jour
que les gens qui parlent le
français connaissent Dumas,
Voltaire et Camus, tandis
que la grande majorité des
personnes qui parlent anglais
ne connaissent pas la littérature américaine ou anglaise,
et ne se préoccupent pas de la
connaître, ajoute-t-il. Il est vrai
que la connaissance de la langue
française
s’accompagne
souvent d’une
familiarisation
avec la culture
et la littérature,
et que l’anglais
que l’on parle
aujourd’hui est
un peu trop
sommaire. Alors que la langue anglaise est une grande
langue de la poésie », observe-t-il.
d’aujourd’hui se développe
très vite. La communication
est de plus en plus rapide.
Ce serait absurde d’en tirer
la conclusion que ce monde
en pleine expansion, en plein
dynamisme, n’a besoin que
d’une seule langue. Le vrai
combat, c’est de faire en sorte
que toutes les
langues
aient
leur place, que
les gens puissent avoir accès
à tout ce que
donne le monde
d’aujourd’hui à
travers leur langue maternelle,
s’ils le veulent,
que les moyens
de communication, comme
l’Internet, soient des véhicules pour l’ensemble des linguistes du monde. »
5
« Il faut œuvrer
pour que le
monde ne soit
pas un monde
monolingue »
Combat pour le
multilinguisme
Quel remède ? Amin Maalouf suggère qu’« il y a cependant un combat qui doit être
mené pour le plurilinguisme
ou le multilinguisme. Il faut
œuvrer pour que le monde
ne soit pas un monde monolingue, note-t-il. Il faut que
l’on insiste sur la nécessité de
connaître plusieurs langues,
notamment les pays où la
langue maternelle est l’anglais, qui sont plus menacés
que d’autres par le monolinguisme », suggère-t-il. « Je
crois que l’ouverture d’esprit
que donne la connaissance de
plusieurs langues est irremplaçable. C’est un enrichissement pour les personnes et
pour les sociétés », ajoute-til. Le Liban en est l’exemple.
« Le fait de connaître diverses
langues est un atout essentiel, estime-t-il. Le monde
France ait une institution
comme celle-là. Ce type
d’institution est nécessaire »,
ponctue-t-il. Contrairement
à ce que d’aucuns disent, « je
ne pense pas du tout que cette institution soit dépassée
ou démodée. Nos langues
ne sont jamais démodées,
bien au contraire, elles ont
toujours besoin d’auteurs et
de lecteurs. Elles ont besoin
aujourd’hui plus qu’à un
autre moment de personnes
qui réfléchissent à la langue,
aux questions qui concernent
la culture et qui se préoccupent de préserver la diversité
linguistique et culturelle du
monde. Je crois que c’est un
combat majeur au siècle de
la globalisation accélérée »,
déclare-t-il.
Maalouf, Voltaire et
Victor Hugo
Quel sentiment a-t-il de
faire partie des 40 immortels de l’Académie française
et d’être l’égal de Voltaire et
de Victor Hugo ? « Je crois
que le fait d’appartenir à
l’Académie française ne fait
pas d’une personne l’égale de
Voltaire ou de Victor Hugo,
lance-t-il. Je pense que les
730 membres qu’il y a eu à
l’Académie française depuis
sa fondation au XVIIe siècle ne sont certainement pas
tous des égaux de Voltaire
ou de Victor Hugo ! Mais
c’est une institution que je
découvre, pour laquelle j’ai
de plus en plus d’attachement, qui se préoccupe évidemment de la préparation
du dictionnaire, mais également d’autres questions liées
à la langue, à la culture et
à la francophonie. Je pense
que c’est une chance que la
Citoyen du monde
Le vent de la mondialisation est-il dangereux ? Étant
citoyen du monde risque-ton de perdre son identité ?
« La notion de citoyen du
monde est tout à fait légitime ;
moi-même, je ne l’utilise pas
beaucoup telle quelle. » Il
« explique que pour que nos
contemporains commencent
à sentir qu’ils tiennent véritablement à une sorte de nation
humaine, il y a encore un très
long chemin à parcourir. » Et
cela va arriver très progressivement. C’est-à-dire si les
gens considèrent que parmi
leurs appartenances, à côté de
leur nation, de leurs familles,
de leur religion, de leur ethnie, de leur communauté, il
y a aussi une appartenance à
quelque chose de plus vaste,
que j’appelle l’aventure humaine, il faut imaginer les
choses progressivement. Il ne
faut pas brusquer les choses.
Il faut que les gens restent
en paix avec leurs diverses
appartenances et, peu à peu,
se dirigent vers ce sentiment
d’appartenir à quelque chose
de plus vaste. Il ne faut pas
faire semblant de croire que
les autres appartenances vont
disparaître, insiste l’académicien. Ce n’est ni possible
ni souhaitable. Je pense qu’il
faut avoir une vision réaliste,
se dire que le vent de la globalisation nous pousse, d’une
certaine manière, vers de plus
en plus de similarité, et vers
une notion commune de référence commune. C’est pourquoi, encore une fois, j’évite
de dire je suis citoyen du
monde parce qu’aujourd’hui
c’est prématuré », précise
l’écrivain.
S’attelle-t-il à un nouvel
ouvrage ? « Je prépare un
nouveau roman. Je suis plutôt dans les premières phases,
avoue-t-il. Je ne sentirai que
ce livre existe véritablement
que vers la fin de cette année
2014. Mais il est encore trop
tôt pour en parler. Ce n’est
jamais une bonne idée de
parler d’un livre quand on est
en train d’y travailler. Il faut
que cela reste entre mon ordinateur et moi », conclut-il
avec un grand sourire.
Opinion
Et maintenant qu’allons-nous faire ?
L’écrivain et poète libyen
Kamal Ben Hameda relate
au début de son récit La mémoire de l’absent une anecdote que les Tripolitains se
plaisent à raconter :
« Un riche commerçant
tripolitain avait acheté au
comptant un stock de marchandises que deux navires
espagnols avaient transportées à bord ; pour les remercier, il a invité les membres
espagnols de l’équipage à
manger chez lui ; au dessert,
il a présenté une belle pastèque, mais, n’ayant pas de
couteau, il fut obligé d’aller
jusqu’au souk en trouver un,
ses voisins n’en possédaient
pas non plus ; les commerçants espagnols, étonnés par
la sérénité et l’hospitalité de
ces gens, rapportèrent l’anecdote du couteau et de la pastèque chez eux ; au mois de
février 1511, les Espagnols
s’emparaient de Tripoli après
l’avoir mise à sac. »
Cinq cent trois ans plus
tard, après les guerres, les
invasions, les colonies, l’indépendance, les coups d’État
et les révolutions, nous voilà
savourant la coque stérile
d’une pastèque spoliée à plusieurs reprises. La Libye est
un pays délaissé et à nouveau relégué aux oubliettes.
Jusqu’à quand ? Faudra-t-il
attendre encore quatre décennies pour que l’on se préoccupe à nouveau de nous ?
Le quotidien Le Monde, dans
l’un de ses articles daté du 19
mars 2014, soulève une question débordante de cynisme
insolent et pervers : « Peuton se désintéresser à ce point
d’une situation que l’on a,
à tort ou à raison, quelque
L’Église et l’enfance
L’enfant : pour un chrétien, ce mot
seul suffit à faire écho aux paroles
les plus profondes de Jésus-Christ,
qui demeurent gravées au fond de sa
conscience : « Laissez venir à moi ces
petits enfants (...). Si vous ne devenez
semblables à ces petits vous n’entrerez
pas dans le royaume des cieux. » Toute
la vie spirituelle y est évoquée par ces
quelques mots, définie dans sa ligne
majeure.
Qu’est-ce que le christanisme sinon
un effort pour atteindre – ou pour retrouver par-delà tant d’ombres et de
misères cet état de pureté, de confiance
et d’amour qui s’exprime dans le sourire intact, dans le regard d’un enfant innocent ? Que le plus endurci des adultes se sente attendri par une enfantine
présence comme atteint dans son âme
non encore pétrifiée par la violence et
la méchanceté, c’est bien là la preuve
qu’il réside dans l’enfance une sorte de
puissance surnaturelle de grâce.
Aussi bien l’histoire de l’enfant estelle inséparable de l’histoire de l’Église
du Christ. Pour lui comme pour la
femme, l’Évangile, en pénétrant dans
le monde antique, a pu opérer une véritable promotion. Aux stricts principes
des droits, qui plaçaient l’enfant dans
la dépendance totale du pater familias,
le christianisme, sur ce point comme
sur tant d’autres, opposa un message
d’amour. Comment des pères eussentils pu demeurer autoritaires, tyranniques, prompts à la sanction quand par
opposition le Père du Ciel était toujours prêt à la miséricorde, généreux
dans son pardon sans cesse répété et
que la plus belle prière consignée par le
Maître plaçait chaque homme en posture d’enfant devant Dieu ?
Il y a dans l’Église en Orient un effort remarquable accompli pour l’enfance, sur tous les plans. Les catéchismes se mettent à la portée de ceux à qui
ils s’adressent. Les organes de presse
consacrent des pages aux problèmes de
l’enfance qu’on appelle nommément
« les juniors », et sont à l’avant-garde
de méthodes nouvelles de pédagogie et
de psychologie.
Faut-il le dire ? Grâce à cette action
de l’Église pour l’enfant, la partie la plus
belle, la plus décisive demeure l’école,
en maintenant au prix de sacrifices incommensurables un enseignement « libre ». La liberté de l’enseignement à
toujours été la sauvegarde des libertés
fondamentales de la personne humaine
face aux pouvoirs. Former l’enfant selon la loi des pères affectueux et formateurs, c’est permettre à l’homme de
demain de ne pas se soumettre à la dictature des États.
Cette liberté essentielle, sur le principe de laquelle tous les partisans de la
liberté devraient se trouver d’accord,
aussi bien que sur les moyens économiques pour lesquels il ne devrait pas
y avoir de rivalité entre l’enseignement
scolaire et l’enseignement privé religieux. Tous deux ne visent-ils pas à la
solidarité, celle-là même qu’une génération, quelle que soit sa croyance, doit
aspirer à transmettre à celle qui prendra le relais dans la nation.
Sylvain THOMAS
peu contribué à créer ? »
Je me suis alors souvenue
de l’histoire du couteau et
de la pastèque. Elle est révélatrice non seulement du
pacifisme d’un peuple sans
cesse envahi mais aussi d’une
naïveté tragique qui n’a fait
que se répéter, comme si
l’histoire nous punissait de
cette gentillesse nigaude à la
Oui-Oui. Après la béatitude
d’une libération inespérée,
voici le temps du réveil à une
réalité terrifiante et anarchique. Guerre des milices entre
elles, démission du Premier
Les lecteurs ont voix au chapitre
Je vous ferai
un chèque...
raison. Je pleure aujourd’hui
la dérive et le naufrage d’un
immense navire sous les yeux
indifférents et arrogants des
grandes puissances. Je digère
l’amertume d’une déception
aussi grande que la surface
de ce pays souillé. J’intègre
de plus en plus le chagrin
d’un exil désormais confirmé. Je viens d’endosser le
voile sombre et résigné d’un
pays que je n’habiterai plus
jamais.
ministre, kidnappings, attentats, insécurité, banditisme, lignes aériennes européennes suspendues pour
cause de missiles lancés sur
les pistes d’atterrissage. La
liste est interminable d’une
vie quotidienne à la limite de
l’inacceptable.
Je suis une schizophrène
secouée par les spasmes d’un
fou rire névrosé comme celle
du peuple libyen pris en otage.
Mon vieil oncle disait ironique et sarcastique : « Après le
miel, il y a toujours l’oignon
qui nous attend. » Il avait
Tahani Khalil GHEMATI
Genève
decine prédictive et fonctionnelle. Elle apporte aujourd’hui,
si bien appliquée, une mesure
complète et objective de l’état
de fonctionnement des systèmes métaboliques et endocriniens et de leurs interactions,
permettant au clinicien d’avoir
une vision complète objective
de l’état fonctionnel de ses
patients et de prendre des décisions thérapeutiques sur des
bases rationnelles.
Cette médecine s’adresse
donc aux individus souhaitant
optimiser la gestion de leur capital santé dans le but de prévenir des pathologies futures.
Le patient doit s’adresser à
un professionnel de la santé
qui adaptera sa prise en charge
à la lumière de l’ensemble de
ses paramètres individuels. Ce
dernier proposera alors un ou
plusieurs bilans dont les principaux sont : le stress oxydatif,
le profil des oligoéléments, le
statut endocrinien, les intolérances alimentaires, le profil
vitaminique, le risque cardiovasculaire et inflammatoire et
le profil des acides gras.
La deuxième étape est l’interprétation des résultats biologiques. La représentation
graphique de ces résultats est
un véritable tableau de bord
dynamique, à travers le dosage
sélectif de paramètres qui ont
été tous soigneusement sélectionnés pour leur pertinence
biologique non seulement intrinsèque mais également dans
le cadre de l’interaction des systèmes biologiques entre eux.
Comme l’interprétation clinique est la pierre angulaire de
la pertinence clinique, un dialogue personnalisé entre le clinicien et l’expert en médecine
fonctionnelle sur chaque dossier de patient permet de bien
interpréter les différents profils
biologiques et trouver une solution « bien-être » à chaque
patient.
Au Liban ce nouveau concept
commence à faire son chemin,
mais timidement. Plusieurs firmes étrangères proposent leurs
services, certains visant davantage le gain que la médecine.
Devant l’embarras du choix
les prescripteurs libanais doivent se tourner vers les laboratoires à vocation médicale
avec lesquels ils peuvent établir
un dialogue tenant compte de
facteurs biologiques propres à
chaque patient.
Joseph M. HATEM (M.D.)
Sylvio Le BLANC
Montréal – Québec, Canada
Dolly TALHAMÉ
Donner plus
de pouvoir à l’ONU
Une nouvelle approche
en médecine
Depuis Hippocrate les médecins avaient pour mission de
guérir, c’est la médecine curative qui progresse grâce à l’essor de la pharmacologie et de
la chirurgie.
L’avènement de la microbiologie et de l’immunologie a introduit la notion de prévention
des maladies infectieuses grâce
aux vaccins et aux sérums. Le
résultat de cette évolution est
l’impressionnante augmentation de l’espérance de vie. En
même temps, cependant, le
paysage des pathologies qui affectent les individus a changé.
Aujourd’hui ce sont les cancers,
les maladies dégénératives, métaboliques, auto-immunes et les
allergies qui sont la principale
cause de morbidité et de mortalité. On les appelle aussi les
maladies de civilisation. Souvent ces pathologies résultent
d’une inadéquation entre l’individu et son environnement
qui met en jeu des facteurs exogènes et endogènes, propres à
chaque malade.
En outre, depuis une dizaine d’années s’est développé le
concept d’une médecine « au
plus près du malade » prenant
en compte le profil et les risques
de chaque patient. C’est la mé-
La question qui se pose ces
derniers jours est celle-ci :
comment l’État va-t-il
faire face aux dépenses
occasionnées par les lois que
le Parlement se voit acculé à
voter s’il veut éviter l’escalade
dans les grèves, à la veille
de l’élection d un nouveau
président ? Et cela me fait
penser à l’anecdote de la
blonde, convoquée par son
banquier inquiet de voir ses
comptes passer au rouge et
qui répond, désinvolte : « Je
vais vous faire un chèque. »
pour le bien de l’humanité
tout entière, de se plier aux
exigences et aux décisions
de l’ONU. J’ai lu que
des milliards de planètes
comparables à la Terre
seraient potentiellement
habitables. Encore fautil pouvoir s’y rendre, la
plus proche se trouvant
à douze années-lumière,
soit... 113 532 milliards
de kilomètres. Vaut mieux
miser sur la Terre ; c’est le
plus sûr moyen de s’en sortir
comme espèce.
Les gouvernements donnent
dans le court terme au
chapitre environnemental
parce qu’ils veulent se faire
réélire, estime l’écologiste
canadien David Suzuki.
Voilà pourquoi certains
écologistes ont tristement
conclu que les démocraties
occidentales devraient
se métamorphoser en
dictatures, elles seules à
même d’imposer les durs
choix nécessaires à la
population pour sauver la
planète. Sérieusement, les
dictatures, ce n’est pas ce qui
manque dans le monde...
Non, l’avenir est du côté de
l’Organisation des Nations
unies. Les pays de cette
fragile planète devraient
avoir le courage de lui
déléguer des pouvoirs en
matière environnementale.
Si on lui en donnait les
moyens, avec une vision
d’ensemble, elle serait bien
placée pour nous montrer
la voie à suivre. Les intérêts
égoïstes de chacun des
pays seraient exposés et
combattus.
Mais ce n’est pas demain la
veille que des pays comme
les États-Unis accepteront,
NDLR
Réagissons
Dans le contexte actuel
difficile que traverse le
pays, notre avenir demeure
incertain. Notre vie balance
entre le chaud et le froid.
Le gouvernement risque
de se perdre face à deux
camps adverses. Malgré
les bouleversements dans
le monde arabe, ne nous
soumettons pas aux ordres
externes. Déjà affaibli par
des années de guerre, le
Liban est entraîné dans le
cycle de la violence arabe au
lieu de se relever des ruines
du passé.
Tous les partis doivent
adopter les décisions
historiques prises par
le président, qui décide
et agit dans l’intérêt du
peuple. Préparons ensemble
l’échéance présidentielle
dans le respect des normes
de la Constitution.
Depuis l’indépendance
le Liban est admiré pour
ses valeurs qui font notre
fierté à travers le brassage
intercommunautaire que
nous devons préserver pour
évoluer dans le bon sens.
Réagissons à temps pour
concrétiser le retour à la
normale.
Hilda DADOURIAN
Nos lecteurs sont priés de tenir compte d’un double impératif : les
articles adressés au journal ne devrait pas dépasser 4 000/5 000 signes et
respecter les règles de la déontologie.
De plus, les courriers publiés n’engagent que leurs auteurs et en aucun
cas le journal.
6
Culture
Les révolutions ? Tout un art !
Manifestation Les mouvements et les transformations sociopolitiques ont engendré
des pratiques artistiques critiques diverses dont un bel échantillonnage international
est exposé au Beirut Art Center sous l’intitulé « Dix mille artifices et cent mille
ruses », dans le cadre de Meeting Points 7.
Melting-pot artistique aux confins de l’art contemporain et de l’engagement politique.
Maya GHANDOUR HERT
S’ils étaient des journalistes ou
des écrivains, ils auraient écrit,
noir sur blanc, le comment du
pourquoi qui les révolte, gêne,
horripile, interloque, empêche
de dormir la nuit...
Mais voilà. Eux, sont des
artistes. Et ils doivent user de
moyens plus ou moins divers,
plus ou moins imaginatifs,
plus ou moins abstraits pour
faire passer le message, s’il en
est. Disons donc qu’ils doivent le faire pour s’exprimer,
tout simplement. Ou peutêtre non. Les artistes ont donc
recours à « Dix mille artifices
et cent mille ruses » pour reprendre le titre de l’exposition,
« Ten thousand wiles and a
hundred thousand tricks »,
formule empruntée au livre
Les Damnés de la terre de Franz
Fanon. Publié en 1961, cet
ouvrage se penche sur la question de la violence, des guerres
de libération, de l’assimilation
culturelle de l’intellectuel colonisé. Des thèmes que l’on
retrouve également parmi les
nombreuses œuvres exposées
au Beirut Art Center dans le
cadre de Meeting Points 7.
Ce festival pluridisciplinaire
d’art contemporain visant à
« contextualiser » la présentation de l’art du monde arabe
en est à sa septième édition. Se
déroulant de septembre 2013 à
juin 2014, il est conçu comme
une série d’expositions successives dans différentes villes
d’Europe, d’Asie et du monde
arabe, telles que Zagreb, Anvers, Hong Kong, Moscou,
Beyrouth, Le Caire et Vienne.
Ce programme se démarque
des éditions précédentes de
Meeting Points dans la mesure où il s’étend au-delà du
monde arabe, qu’il s’agisse des
villes où il se tient, des artistes qui y participent et de son
orientation, puisqu’il évite les
représentations d’ordre national ou régional.
MP est organisé par YATF
(Young Arab Theater Fund),
une association internationale
basée à Bruxelles, au service
des artistes indépendants et
émergents qui résident et travaillent dans le monde arabe.
Après une cinquième édition
menée par Frie Leysen (lauréat
du prix Erasme), c’est Okwui
Enwezor qui a concocté le numéro 6 de MP en 2011. Tarek
Abou el-Foutouh, commissaire indépendant, architecte et
directeur du YATF ainsi que
de Meeting Points, a confié
cette 7e édition du Meeting
Points à « What, How and for
Whom », un collectif de curatrices croates formé en 1999
qui dirige la galerie Nova à
Zagreb. Il est composé d’Ivet
Curlin, Ana Devic, Natasa
Ilic, Sabina Sabolovic et du
designer/publiciste Dejan Krsicet. « WHW s’intéresse à la
façon dont les expositions ou
les projets artistiques peuvent
être utilisés comme des alternatives aux industries culturelles afin d’ancrer dans la sphère
publique des discussions
sur des problèmes sociaux
et politiques importants »,
expliquent-ils.
Toujours articulées autour
des questions What, How and
for Whom, les manifestations
de ce collectif interrogent des
sujets politiques par sa pratique artistique. « Nous ne
faisons pas d’art politique, mais nous travaillons des sujets
politiques. »
Pour l’exposition itinérante de
« Meeting points
7 », WHW a
conçu plusieurs
formats
qui
s’adaptent
à
chaque pays accueillant. Tout
en gardant un
thème
général
chapeautant
le
tout et s’inscrivant
donc dans une réflexion postcoloniale.
WHW a ainsi réuni
les productions de créateurs appartenant à des aires
culturelles et géographiques
diversifiées qui partagent cette
même posture de la résistance
à toute dynamique coloniale.
« En préparant l’exposition,
nous avons réalisé que la plupart des œuvres proposées ont
été produites durant des périodes de révolution dans l’action
comme dans la pensée, raconte
Ana Devic. Nous nous sommes interrogés alors comment
appréhender la révolution,
non en tant que mouvement
abrupt de protestation, mais
en tant que programme politique en bonne et due forme. »
La révolution, un
laboratoire d’essai
« De tels choix sont liés au
contexte actuel, poursuit la
curatrice. L’organisation du
festival coïncide en effet avec
les retombées de la vague de
révoltes populaires qui secouent le monde arabe depuis
2011, ainsi qu’avec la montée
en puissance de divers autres
mouvements sociaux à travers
la planète. Ces deux dernières
années ont ainsi été l’occasion
d’une intense remise en cause
par le public du système social
et économique en vigueur. »
Et de poursuivre : « Les événements qui ont eu lieu – et
qui continuent de se produire
– ont été accueillis comme les
prémices de l’émergence d’un
nouveau type de mouvement
politique dépourvu d’organisation hégémonique et de
leaders charismatiques, mais
qui promettrait d’atteindre
l’émancipation en suivant des
voies alternatives. Et pourtant,
en parallèle, on reproche aussi
à ces rebellions d’avoir échoué,
parce qu’en conservant intact
l’appareil répressif, elles ont
abouti au prompt rétablissement d’un système conservateur ou, pire encore, elles sont
accusées d’avoir sombré dans
le chaos et les conflits ethniques ou religieux. »
Pour les curateurs de WHW,
bien que la portée politique
« Super Rich Man », 2011,
lithographie couleurs d’Anton
Kannemeyer.
définitive de ces révolutions
demeure à évaluer, ils réactualisent néanmoins la question
de savoir comment penser la
révolution sur les plans historique et politique. Pour eux, les
révolutions arabes fonctionnent donc aussi comme des laboratoires d’essais pour le partage de nouvelles expériences
politiques à travers les espaces
géographiques.
Dans la note d’intention, les
curateurs indiquent que « les
considérations de Frantz Fanon sur la lutte anticoloniale,
son examen critique impitoyable du comportement des
mouvements nationalistes une
fois le pouvoir conquis, son
analyse de la violence ainsi que
l’importance majeure qu’il accorde à la lutte des classes, tout
ceci peut être employé à bon
escient pour comprendre non
seulement les mobilisations de
masse récentes dans le monde
arabe, mais aussi les événements se déroulant à travers
le monde depuis le début de
la dernière crise structurelle en
date du capitalisme – et il en
va de même pour sa représentation du “lumpen” prolétariat
urbain comme “le fer de lance
du mouvement révolutionnaire”, son rejet de l’exclusivisme
des politiques identitaires en
faveur d’une conscience internationale et son approbation
des organisations structurées
comme garde-fous contre les
Projections
de films
Meeting Points 7 inclut également dans son programme
des projections de films.
Après Chroniques d’un été
d’Edgar Morin et Jean Rouch
et Spectres de Sven Augustijnen, rendez-vous aujourd’hui
mercredi 23 avril, à 20h,
avec The Newborns (1979)
de l’Iranien Kianoush Ayari et
Two Furnaces for Udarnik Josip Trojko (2012) du Croatien
Goran Devic.
Le mercredi 30 avril, Yugoslavia, how Ideology Moved
our Collective Body (2013) de
Marta Popivoda.
« Comparative Monuments, Palestine » 2012, Tom Nicholson.
« You’ve Come a Long Way, Baby from the Double » de Rajkamal
Kahlon.
“pièges de la spontanéité”. »
« L’expression “Dix mille
artifices et cent mille ruses”
du titre de l’exposition n’est
qu’une référence oblique à
l’analyse par Fanon du passage du colonialisme au néocolonialisme et de la transformation des révolutionnaires
anticolonialistes en administrateurs de l’ordre
postcolonial », précise la curatrice. « En
s’appuyant sur sa
pensée, ce titre
permet plutôt de
mieux cerner le
rôle des classes
moyennes dans
les mouvements
et groupements
actuels,
sans
oublier la nouvelle classe mondialisée d’artistes,
de
commissaires
et
d’intellectuels.
De manière analogue,
les termes “artifices et
ruses” nous renvoient aux
multiples
contre-stratégies
créatives qui ont surgi des manifestations et soulèvements
récents, permettant d’exposer,
de recycler et de subvertir les
systèmes d’oppression pour
forger de nouvelles alliances
entre militantisme politique
et geste esthétique », dit-elle
en précisant que, toutefois,
l’exposition ne vise pas en soi à
souligner ou archiver ces épi-
sodes singuliers que traverse
notre époque.
Dans ce melting-pot artistique aux confins de l’art
contemporain et de l’engagement politique, on trouve
beaucoup d’images, de photographies, de montages photos,
d’installations vidéo, des maquettes, des plans... Certains
à valeur historique, d’autres
documentaire et d’autres encore militant pour une cause
précise. Les artistes étant de
diverses nationalités, de diverses cultures, il est intéressant
de naviguer entre les préoccupations des dominants et des
dominés, du colonisant et du
colonisé, entre les révoltes et
les révolutions, les luttes diverses, la langue spoliée, le tiersmonde, la terre confisquée...
Ce qui compte au final, c’est
l’être humain et ses tentatives
de reconquête de la vie, de soimême, de la terre.
« Dix mille artifices et cent
mille ruses » navigue entre les
thèmes imbriqués de la révolution et de la contre-révolution,
du pouvoir individuel et de la
cooptation, pour tenter de révéler comment émergent, puis
sombrent, les vagues de l’espoir
au rythme des attentes et des
désenchantements.
Une exposition à voir
jusqu’au 3 mai et où les images
se caractérisent par un pouvoir
centuplé. Qui transcende les
cultures et les époques.
Parmi les artistes
représentés à Beyrouth
Lawrence Abu Hamdan,
Marwa Arsanios, Sven Augustijnen, Kianoush Ayari, Céline
Condorelli, DAAR, Goran Devic, Simone Fattal, Karpo Godina, Iconoclasistas, Iman Issa,
Sanja Ivekovic, Maryam Jafri,
Rajkamal Kahlon, Anton Kannemeyer, Kayfata & Haytham
el-Wardany, Runo Lagomarsino, Victoria Lomasko, Maha
Maamoun, Jumana Manna,
Azzedine Meddour, Eduardo
Molinari, Edgar Morin, Jean
Rouch, Tom Nicholson, Marta
Popivoda, Milica Tomic, Mona
Vatamanu and Florin Tudor,
Cecilia Vicuña et Zelimir Zilnik.
mercredi 23 avril 2014
Célébration
Aujourd’hui, Journée
mondiale du livre
Le 23 avril 1616, disparaissaient Cervantès, Shakespeare
et Garcilaso de la Vega, dit
l’Inca pour son appartenance à
la famille royale Inca et considéré comme le premier écrivain américain de nom connu.
Le 23 avril marque aussi la
naissance ou la mort d’éminents écrivains comme Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou
Manuel Mejía Vallejo. C’est
pourquoi cette date, ô combien symbolique pour la littérature universelle, a été choisie
par la Conférence générale de
l’Unesco en 1996 afin de rendre un hommage mondial au
livre et à ses auteurs, et encourager chacun, en particulier les
plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter
l’irremplaçable contribution
des créateurs au progrès social
et culturel.
Cette année, l’Eunic (European Union National Institutes for Culture) s’unit à cette
initiative. Fondé en 2011, le
réseau Eunic au Liban a pour
but de promouvoir les valeurs
européennes et les échanges
culturels entre l’Union européenne et le Liban. L’Eunic a
pour mission de développer le
rôle de la culture en Europe et
de renforcer le dialogue culturel et la coopération à travers le
monde. Les centres européens
qui participent à cette activité
sont : l’Instituto Cervantès,
l’Institut culturel roumain
(ambassade de Roumanie), le
Goethe Institut Liban et le
British Council.
Ces activités auront lieu
dans le cadre de la Semaine
nationale de la lecture organisée par le ministère libanais de
la Culture. Programme de la
journée :
Institut Cervantès
de Beyrouth
– Lectures avec les étudiants
(12h)
Instituto
Cervantès
Des lectures par des étudiants en langue espagnole
seront organisées à l’Instituto
Cervantès. Les textes seront
choisis parmi les chefs-d’œuvre
de la littérature en espagnol.
– Concours : Donne un
Agenda
Cinéma
Premières visions
★★ Belle et Sébastien de Nicolas
Vanier. Grand Cinemas ABC Achrafieh/
Dbayeh, Vox B.C. Center, Cinemall, Métropolis
Empire Sofil
★★ The Spectacular now de James
Ponsoldt, avec Miles Teller et Shailene
Woodley. Grand Cinemas ABC Achrafieh/
Dbayeh/Concorde/Las Salinas/Saïda Mall, Vox
B.C. Center, Cinemall
★ Tinker bell de Peggy Holmes, avec
Mae Whitman et Christina Hendricks.
CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire
Dunes, Planète Abraj/City Complex Tripoli, Vox
B.C. Center, Cinemall
■ Tokarev thriller de Paco Cabezas,
avec Nicolas Cage. Grand Cinemas ABC
Achrafieh/Dbayeh/Concorde/Las Salinas/Saïda
Mall, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire
Dunes/Première/Galaxy, Espace, Planète Abraj,
Vox B.C. Center, Cinemall
■ Transcendance de Wally Pfister,
avec Johnny Depp et Rebecca Hall.
Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/Concorde/Las Salinas/Saïda Mall, CinemaCity (Dora et
Beirut Souks), Empire Dunes/Première/Galaxy,
Espace, Vox B.C. Center, Cinemall.
En salle
Captain America de Joe Johnston,
avec Chris Evans et Hayley Atwell. Grand
■
Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/Concorde,
CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Planète
Abraj/City Complex Tripoli, Vox B.C. Center
Pour connaître les horaires du
circuit Empire, appeler le 1 269.
Planète Abraj
01/292 192
Grand Cinemas
01/209 109
ABC Achrafieh
Grand Cinemas
04/444 650
ABC Dbayeh Grand Concorde 01/343 143
Grand Las Salinas 06/540 970
Grand Saïda Mall 07/723 026
CinemaCity DORA 01/899 993
CinemaCity BEIRUT
01/995 195
SOUKS
Métropolis Cinéma01/204 080
Vox B.C. Center
01/285 582
★★ CasSe-tête chinois de Cédric
Klapisch, avec Romain Duris et Audrey
Tautou. Empire Première
❍ Divergent de Neil Burger, avec
Kate Winslet et Shailene Woodley. Cine-
À voir absolument À voir
À voir à la rigueur
Ne pas se déranger
Pas vu
(18h30), CinemaCity (Dora et Beirut Souks)
★★★
★★
★
❍
■
maCity (Beirut Souks), Empire Première/Galaxy, Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/
Concorde, Vox B.C. Center
Halawet Rouh avec Haïfa Wehbé
et Salah Abdallah. CinemaCity (Dora et
■
Beirut Souks), Empire Dunes/Galaxy, Espace,
Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/
Concorde/Las Salinas/Saïda Mall, Cinemall, Vox
B.C. Center, Planète Abraj/City Complex Tripoli
★★ Héritages de Philippe Arac-
tingi. Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh
★★★ Les GarÇons et Guillaume à
table de et avec Guillaume Gallienne.
Métropolis Empire Sofil
★ Need for speed de Scott Waugh,
avec Aaron Paul. CinemaCity (Dora et Beirut
Souks), Empire Galaxy, Planète Abraj/City
Complex Tripoli, Cinemall, Vox B.C. Center
Noah (3D) de Darren Aronofsky,
avec Russell Crowe et Jennifer
Connelly. Grand Cinemas ABC Achrafieh/
■
Dbayeh/Concorde/Las Salinas/Saïda Mall,
CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire
Dunes/Première/Galaxy, Espace, Cinemall, Vox
B.C. Center, Planète Abraj/City Complex Tripoli
★ Non Stop de Jaume Collet-Serra,
avec Liam Neeson. CinemaCity (Dora), Vox
B.C. Center
★ Rio 2 (3D) film d’animation de
Carlos Saldanha, avec Anne Hathaway.
Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/Concorde/Las Salinas/Saïda Mall, Planète Abraj/City
Complex Tripoli, Cinemall, CinemaCity (Dora et
Beirut Souks), Empire Dunes/Galaxy, Espace,
Vox B.C. Center.
★★ Son of God de Christopher Spencer, avec Diogo Morgado. CinemaCity
(Dora), Empire Galaxy, Espace, Planète Abraj,
Cinemall.
N.B. : Les programmes ci-dessus sont
donnés sous toute réserve.
CONCERT
Piano à quatre mains au Lycée libano-allemand Jounieh à 20h00. Tél. :
09/644427.
CINÉ-CLUBS
Faixa de Areia à Brasiliban rue Mar
Mitr à 19h00. Tél. : 01/322905
The newborns au Beirut Art Center
Jisr el-Wati à 20h00. Tél. : 01/397018.
titre à la photo
Sur la page Facebook de
l’Instituto Cervantès, vous êtes
invités à choisir votre photo
préférée et à lui donner le titre
en espagnol que vous trouvez
le plus approprié et de la poster sur le mur. Des prix seront
accordés au gagnant entre tous
les participants.
– Exposition
Cette année nous fêtons le
centenaire de la naissance d’un
auteur incontournable dont
les œuvres sont en langue espagnole : Octavio Paz, prix du
roman mexicain. Une petite
exposition de ses œuvres, qui
se trouvent dans la bibliothèque, se tiendra au siège de
l’Instituto Cervantès.
– Jeu de piste
Les élèves pourront s’amuser en apprenant toujours plus
sur la littérature hispanique,
grâce au jeu de piste qui aura
lieu pendant la journée.
– Point d’échange de livres
Nous invitons tous les amis
de la lecture à passer par la
bibliothèque de l’Instituto où
un point d’échange de livres
gratuits sera installé. Laissez,
prenez, lisez...
– Instants poétiques
Les œuvres littéraires ou
poétiques préparées à l’avance
avec le professeur seront exposées à l’Instituto Cervantès.
Calligrammes, créations poétiques, fragments littéraires...
– Lectures littéraires à la librairie Tinta Negra à 18h30
Choisis ton fragment littéraire préféré dans la langue
que tu voudras et rejoins-nous
à la célébration à la librairie
espagnole Tinta Negra (rue
Pharaon, 120, Mar Mikhaël).
– Projection du documentaire « Palabra de Mujer » de
Silvia Ponzoda
13h, Université libanaise,
faculté de langues et de traduction, New Rawda.
Ce documentaire relate la
vie et l’œuvre de trois femmes
écrivaines : Nawal al-Saadawi,
Hanan al-Skhaykh et Janata
Bennuna.
FESTIVALS
Meeting Points 7 au Beirut Art
Center Jisr el-Wati Adlieh jusqu’au 3
mai. Tél. : 01/397018
BIPOD : Beirut international
platform of dance au théâtre
al-Madina à 20h30 jusqu’au 27 avril.
Tél. : 01/343834.
Expos
Fouad J. Tabet : Mitsou à SV Gallery
Saifi Village rue Anis Kanafani jusqu’au
3 mai. Tél. : 01/975655
Antoine Faysal : Arc-en-ciel au Lycée libano-allemand Jounieh jusqu’au
30 avril. Tél. : 09/835572
Mohammad Almuazin : To
sources à la galarie Zamaan fin
Hamra rue Sadate jusqu’au 26 avril.
Tél. : 01/745571
Beirut on screen à Plan Bey Mar
Mikhaël rue d’Aménie imm. Geara
jusqu’au 30 avril. Tél. : 01/444110
Frida et Diego à la villa Audi jusqu’au
30 avril. Tél. : 01/200445
Habib Haddad : Bala Enwen à
LAAPS Verdun jusqu’au 28 avril. Tél. :
01/738522
Joseph el-Khoury au 392 Rmeil 393
rue Gouraud Gemmayzé
Mohammad al-Ameri : State of
Love à Orjowan Art Gallery à Bir
Hassan imm. Nisrin rue Omar Fahel
face TV Mayadeen jusqu’au 30 avril.
Tél. : 76/703572
Zena Assi : Framing my City à la
galerie Alwane Saifi Village jusqu’au 24
Goethe Institut Liban
– Lecture et discussion :
« The Book Thief » en anglais
à la bibliothèque Riad Nassar
(LAU) à 16h
The Book Thief (La Voleuse
de livres) est un roman de
l’auteur d’origine allemande
Markus Zusak. Il décrit les
relations d’une jeune fille
avec sa famille d’accueil, les
autres habitants du quartier
ainsi qu’avec un jeune homme
juif dissimulé dans sa maison
durant la Seconde Guerre
mondiale.
Institut culturel
roumain et ambassade
de Roumanie
À l’occasion de la Journée
mondiale du livre et des droits
d’auteur, le lycée Amilieh,
Ras el-Nabeh, Beyrouth, et
l’ambassade de Roumanie
organisent plusieurs activités
intéressantes et innovantes
qui confirment la valeur de la
lecture et honorent les auteurs
et leurs ouvrages, pour encourager les élèves à découvrir le plaisir de la lecture et à
respecter la contribution des
créateurs au progrès social et
culturel.
– Une conférence : « Le livre un vecteur culturel »
– Un débat : e-book ou livre papier (participants : les
classes E.B. 11, section français/anglais)
– Parlez des livres que
vous aimez (classes : E.B. 10
et E.B.11, section français/
anglais)
– « Je lis pour toi » – Poésies de Mihai Eminescu et
George
– Topirceanu (en roumain)
classes : E.B. 7 et E.B. 8
– Poésies de Ana Blandiana (en français et anglais)
classes : E.B. 10
– Pages de Emil Cioran
(classes : E.B. 11, français).
British Council
– Lecture de textes théâtraux de scénaristes émergents arabes et anglais en
langues arabe et anglaise. In
Nasawia, le 23 avril à 19h00
– Lectures pour les enfants
en langue anglaise, librairie
Assabil, le 24 avril à 11h00.
avril. Tél. : 01/975250
Zeina Abi Rached : Paris n’est pas
une île déserte à l’Institut français de
Tripoli jusqu’au 30 avril. Tél. : 06/442590
Persian Maxis à la galerie Artlab
Gemmayzé près Daraj el-Fan jusqu’au
26 avril. Tél. : 03/244577
Rita Saadé : être de lumière à
l’Institut français du Liban jusqu’au 26
avril. Tél. : 01/420200
La nature autrement à l’Institut
français de Zahlé jusqu’au 25 avril. Tél. :
08/821293
Joseph Harb : Under construction à la galerie Janine Rubeiz imm.
Majdalani Raouché jusqu’au 26 avril.
Tél. : 01/868290
Oussama Baalbaki : Shadows and
gloominess à la galerie Tanit imm.
East Village Mar Mikhaël jusqu’au 26
avril. Tél. : 76/557662
Vijai Patchleenan à la galerie
Workshop jusqu’au 25 avril. Tél. :
01/494331
The Petrol Emotion à MAS La Posta
rue Trabaud jusqu’au 27 avril. Tél. :
70/366969
Exposition collective d’artistes
internationaux à la galerie Les
Plumes Achrafieh Tabaris jusqu’au 30
avril. Tél. : 01/333537.
Théâtre
Come back : Les diseurs à l’Olympia
de Kaslik à 21h00. Tél. : 09/644202-3
– 71/1508501
Psy Carlos trip au théâtre Béryte rue
de Damas à 20h30 jusqu’au 27 avril.
Tél. : 01/218078.
Carnet
mercredi 23 avril 2014
Pour placer vos annonces Carnet à partir du web :
www.lorientlejour.com, onglet « Carnet ».
Pour les hommages, s’adresser
à Mlle Thérèse SABER. Tél. : 05/956444.
Nécrologie
Isabelle Bédros Bahadourian
Joseph Aour, son épouse Aline Rahmé et leurs enfants :
Amine, Isabelle et Toufic
André Aour, son épouse Carole Bassila et leurs enfants :
Karen, épouse John Khabbaz, et leur famille
Anthony et Andrew
Gladys, épouse du député Dr Atef Majdalani, et son fils
L’émir Tarek Chéhab
La famille de feu Sélim Aour
Toufic Aour et famille
La famille de feu Naaman Aour (à l’étranger)
Hanna Aour et famille
Samih Aour et famille
Les enfants de feue Jaza’, Vve Fouad Mouallem, et leurs familles
ainsi que les familles Aour, Bahadourian, Sadek, Rahmé, Bassila,
Majdalani, Khabbaz, Chéhab, Mouallem, tous les habitants d’Enfé et
leurs alliés au Liban et à l’étranger
ont la douleur de faire part du décès, survenu samedi 19 avril 2014,
de leur regretté époux, père, beau-père, grand-père, frère, beau-frère
et oncle
AMINE GERGÈS AOUR
Les obsèques ont eu lieu mardi 22 avril, en l’église Saint-Georges, à
Enfé.
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 avril au
domicile du défunt, à Enfé, ainsi que jeudi 24 et vendredi 25 avril,
de 11h à 18h, dans le salon de l’église Saint-Nicolas des grecsorthodoxes, à Achrafieh.
Prière de considérer cet avis comme tenant lieu de faire-part
personnel.
z
Le président et les membres du conseil d’administration de la société
Amine Aour SAL
ont la douleur de faire part du décès du regretté
AMINE GERGÈS AOUR
Fondateur et président honoraire
z
La direction et les employés de la société Amine Aour SAL
ont la douleur de faire part du décès du regretté
AMINE GERGÈS AOUR
Fondateur et président honoraire
z
Le groupe des sociétés Amine Aour au Liban et à l’étranger
ont la douleur de faire part du décès du regretté
AMINE GERGÈS AOUR
Fondateur et président honoraire
z
Tony al-Achkar, son épouse Lina Kamouh Hayek et leur famille
Jeannot al-Achkar
Carmen, épouse Tony Chucri Saliba, et leur famille
Grace al-Achkar
Le moukhtar de Beit Chabab Farah al-Achkar, son épouse Pierrette
Sassine et leur famille
Joseph al-Achkar, son épouse May Chidiac et leur famille
Charles al-Achkar, son épouse Mireille Dagher Hayek et leur famille
Jeannette, épouse Farhat Bou Dalhé Ghossoub, et leur famille
Thérèse, épouse Joseph Bou Dalhé Ghossoub, et leur famille
La famille de feue Denise, épouse Khalil Bejjani
ainsi que tous les habitants de Beit Chabab et leurs alliés
ont la douleur d’annoncer le décès, survenu lundi 21 avril 2014, de
leur regrettée mère, belle-mère, grand-mère, sœur, belle-sœur et tante
JULIE GEORGES FARAH BEJJANI
Vve Assaad Bou Saleh al-Achkar
L’absoute sera donnée aujourd’hui mercredi 23 avril à 17h, en l’église
Mar Sassine, à Beit Chabab.
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 et demain
jeudi 24 avril, de 11h à 19h, dans le salon de la grande église NotreDame, à Beit Chabab.
z
On nous prie d’annoncer le décès de la regrettée
Esther Melkoun Ghossoub
Vve Joseph Fakhoury
Les funérailles auront lieu aujourd’hui mercredi 23 avril à 15h, en la
grande église Notre-Dame, à Beit Chabab.
Les condoléances seront reçues avant et après l’inhumation, dans le
salon de l’église.
z
Rose Gergi Kanaan Hélou
Nicole Hélou
Joëlle, épouse du Dr Ibrahim Orizi, et leur famille (à l’étranger)
Henri Hélou
Dr Charles Hélou
Me Dany Hélou, son épouse Suzanna Rotova et leur famille
Thérèse Ghiyé, Vve Élias Hélou (ancien président de la municipalité
de Baabda) et ses fils : Me Antoine et l’ingénieur Georges
Le fils de feu Joseph Hélou : Dr Antoine Joseph Hélou
Les enfants de feue Renée :
L’ingénieur Antoine Moukarzel et famille
Farès Antoine Moukarzel et famille
Nada, épouse Philippe Khater, et leur famille
L’ingénieur Fady Moukarzel et famille
ainsi que leurs familles et tous les habitants de Baabda
ont la douleur d’annoncer le décès de leur regretté époux, père, beaupère, grand-père et oncle
MICHEL ANTOUN BOU NAJM HÉLOU
frère de feue Yvonne Hélou.
Les obsèques auront lieu demain jeudi 24 avril à 15h30, en l’église
Mar Abda et Fawka, à Baabda.
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 avril, de 15h
à 19h, ainsi que jeudi 24 et vendredi 25 avril, de 11h à 19h, dans le
salon de l’église Mar Abda et Fawka, à Baabda.
z
Marcelle, Vve Gebran Sabbagha, et ses enfants
Joy Haddad, son épouse Alida René Jazra et leurs enfants :
Corinne, épouse Grégoire Toussaint, et famille (à l’étranger)
Michel et Hadi
ainsi que les familles Haddad, Bihar, Sabbagha, Jazra, Toussaint,
Afeiche, Farah et leurs alliés au Liban et à l’étranger
ont la douleur d’annoncer le décès, survenu mardi 22 avril 2014, de
leur regretté frère, beau-frère et oncle
RAYMOND MICHEL HADDAD
Les obsèques auront lieu aujourd’hui mercredi 23 avril à 13h, en
l’église Saint-Dimitrios (Mar Mitr) des grecs-orthodoxes, Achrafieh,
où l’inhumation aura lieu.
Les condoléances seront reçues avant l’absoute à partir de 11h, ainsi
que demain jeudi 24 avril, de 11h à 18h, dans le salon de l’église
Saint-Dimitrios (Mar Mitr) des grecs-orthodoxes, Achrafieh.
z
Martine Chébli, épouse Xavier Côte de Soux, et famille (à l’étranger)
Carine Chébli, épouse Baptiste Desplats, et famille
Nadim Chébli, son épouse Danielle el-Metni et famille
Dr Yves et Simone Laraque et leur famille (à l’étranger)
Gisèle Laraque-Martinez et famille (à l’étranger)
Micheline Laraque et famille (à l’étranger)
Philippe Laraque et famille (à létranger)
ainsi que les familles Chébli, Laraque, Côte de Soux, Desplats et elMetni
ont la douleur de faire part du décès, survenu mardi 22 avril 2014, de
leur regrettée mère, sœur, grand-mère, belle-mère et tante
MYRNA MICHÈLE THÉRÈSE LARAQUE
Vve Samir Chébli
L’absoute sera donnée demain jeudi 24 avril à 15h30, en l’église
Saint-Vincent-de-Paul, Naccache.
L’inhumation aura lieu au cimetière de la paroisse.
Les condoléances seront reçues avant l’absoute à partir de 14h, ainsi
que vendredi 24 et samedi 25 avril, de 11h à 18h, dans le salon de
l’église Saint-Vincent-de-Paul, Naccache.
Condoléances
Joseph Raidy Douaihy, son épouse Maria Gerbaka et leur famille
Tony Raidy, son épouse Antoinette Dahdah et leur famille
Hanna Raidy, son épouse Grace Ghanem et leur famille
Nahia Raidy
Joséphine, Vve Sayed el-Jurr Douaihy, et famille
ainsi que leurs parents et alliés au Liban et à l’étranger
ont la douleur d’annoncer le décès de leur regrettée mère, belle-mère
et grand-mère
CHAHIRA YAACOUB AWKAR
Vve Doumit Boutros Raidy Douaihy
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 avril, de 11h
à 19h, dans le salon de l’église Saint-Maron, Gemmayzé, Beyrouth.
z
La direction et les employés de
Raidy Emirates Printing Group LLC – Dubaï
ont la douleur d’annoncer le décès de la regrettée
CHAHIRA YAACOUB AWKAR
Vve Doumit Boutros Raidy Douaihy
mère du chairman.
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 avril, de 11h
à 19h, dans le salon de l’église Saint-Maron, Gemmayzé, Beyrouth.
z
La direction et les employés de Raidy Printing Group SAL
ont la douleur d’annoncer le décès de la regrettée
CHAHIRA YAACOUB AWKAR
Vve Doumit Boutros Raidy Douaihy
mère du chairman.
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 avril, de 11h
à 19h, dans le salon de l’église Saint-Maron, Gemmayzé, Beyrouth.
z
Boulos Chucrallah Abou Jaoudé
Ghazi Abou Jaoudé, son épouse Nathalie Bouchakjian et leur famille
Anne-Marie Abou Jaoudé
Joseph Abou Jaoudé et famille
Michel Abou Jaoudé et famille
Liliane, Vve Antoine Abou Jaoudé, et famille
Sœur Anne-Marie (des sœurs de la Charité)
Nouhad, épouse Paul Aznavourian, et leur famille
Carmel Abou Jaoudé
ont la douleur de faire part du décès de leur regrettée épouse, mère,
belle-mère, grand-mère, sœur, belle-sœur et tante
YVETTE RACHID ABOU JAOUDÉ
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 et demain
jeudi 24 avril, de 11h à 19h, dans le salon de la paroisse, à Jouret
el-Ballout.
z
La présidente et les membres du comité du centre Renée Wehbé
ont la douleur de faire part du décès de
YVETTE ABOU JAOUDÉ
Membre active du centre
z
Leila Élias el-Hajj
Me Malek Gharib et famille
L’architecte Fadi Gharib et famille
Dr Rami Gharib et famille (au Canada)
L’ingénieur Maher Gharib et famille
Saada Gharib, Vve Maroun Karam, et ses enfants
Les enfants de feue Hanné Karam, Vve Boulos Karam, et leurs
familles
La famille de feu le général Toni Gharib
Nassib Gharib
Antoinette Gharib, épouse Georges Khoury, et famille
Isabelle Gharib, épouse Aziz Sakr
Nada Gharib
ainsi que les familles Gharib, el-Hajj, Hareb, Karam, Khoury,
Maalouf, Kmeid,Gauthier, Fayçal, Sakr, Bou Farah, tous les habitants
de Maamarié et Ajaltoun au Liban et à l’étranger
ont la douleur de faire part du décès, survenu à Montréal, Canada, de
leur regretté époux, père et grand-père
GERGÈS ÉLIAS GHARIB
Général de brigade BEM pilote à la retraite
Détenteur de plusieurs décorations au Liban et à l’étranger
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 avril, de 11h
à 18h, dans le salon de l’église du Sacré-Cœur, avenue Sami el-Solh,
Badaro.
z
Jacqueline Tannous Chaanine
L’ingénieur Mark Saadé, son épouse Juliette Mikhaël et leur famille
Pierre Saadé, son épouse Amal Dagher et leur famille
Nicole, épouse Nadim Dakkan, et leur famille
Samir Saadé et famille (à l’étranger)
Véra Géara, Vve Michel Saadé, et famille
Les familles de feus Georges et Atef Saadé (à l’étranger)
ont la douleur d’annoncer le décès de leur regretté époux, père, beaupère, grand-père, frère, beau-frère et oncle
MANSOUR SAADÉ SAADÉ
Les condoléances seront reçues aujourd’hui mercredi 23 avril, de 11h
à 19h, dans le salon de la cathédrale Mar Abda, à Bickfaya.
z
7
Farès Jasser et sa fille
Michel Jasser, son épouse Lamice Hilaneh et famille
Denise Jasser
Agnès, épouse Maroun Chédid, et famille
Nada, épouse de l’ingénieur Élie Chédid, et famille
Samira Khoury, Vve de son frère Jamal Jasser, et famille
Les enfants de sa sœur feue Wardé, Vve Sélim Khoury, et leurs
familles
ainsi que tous les habitants de Saghbine
ont la douleur de faire part du décès de leur regretté père, beau-père,
grand-père, beau-frère et oncle
JAMIL FARÈS JASSER
Les condoléances seront reçues demain jeudi 24 avril, de 11h à 19h,
dans le salon de l’église du Sacré-Cœur, à Badaro.
Commémoration
Pour la deuxième commémoration du rappel à Dieu de la très
regrettée
JEHANNE JAMIL JABRE
une messe sera célébrée le 26 avril à 18h, en l’église Saint-Maron, à
Gemmayzé.
Cet avis tient lieu de faire-part personnel.
Pensée pieuse
Pour la neuvième commémoration du rappel à Dieu du très regretté
GEORGES ÉLIAS CHALHOUB
une pensée pieuse est demandée à tous ceux qui l’ont connu et aimé.
« Théorème », le chefd’œuvre de Pasolini
Au séminaire de Chawki
Azouri, demain jeudi 24
avril 2014 à 19h30, à l’hôpi-
tal Mont-Liban, Hazmieh.
La projection sera suivie d’un
débat.
Le Pr Léna Gannagé,
doyenne de la faculté de droit
et des sciences politiques de
l’USJ, a mis l’accent sur « le
professionnalisme de Mme
Akl qui lui a permis de préserver la collection extrêmement riche du fonds de la rue
Huvelin, d’accompagner les
mutations du livre, la dématérialisation des revues et des
ouvrages et de faire entrer de
plain-pied la bibliothèque
dans l‘ère du numérique, en
opérant les choix stratégiques
nécessaires. Et c’est un peu
tout cela, cet alliage de compétence et d’innovation, qui a
fait la réputation de la bibliothèque, qui en a fait le référent
et le correspondant de bien
des bibliothèques libanaises et
étrangères, mais aussi le dépositaire de nombreux fonds documentaires et de collections
privées ».
Nada Corbani Akl, conservatrice de bibliothèque,
chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres
C’est en présence de la grande
famille de l’Université SaintJoseph, que le RP recteur,
le professeur Salim Daccache s.j., les vice-recteurs, les
doyens, les vice-doyens, directeurs, professeurs et anciens
de la faculté de droit et des
sciences politiques, ainsi que
du RP recteur du Collège
Notre-Dame de Jamhour, le
professeur Bruno Sion s.j. , et
des amis et parents, que Mme
Nada Corbani Akl, conservatrice principale de la Bibliothèque des sciences sociales
de l’USJ de 1977 à 2012, a
reçu les insignes de chevalier
dans l’ordre des Arts et des
Lettres » de M. Henri Lebreton, conseiller de coopération
et d’action culturelle et directeur de l’Institut français du
Liban (photo).
Présentant Mme Nada
Corbani Akl, M. Lebreton a
salué « son parcours d’exception en tant que conservatrice
de bibliothèque universitaire
en signalant que c’est la première fois que la profession de
conservateur est honorée par
une telle distinction au Liban...
Actrice d’une francophonie au
service du patrimoine libanais,
de l’enseignement universitaire et de la lecture publique,
votre courage et votre persévérance, a-t-il dit, nous invitent
à nous retrouver autour des
valeurs que vous avez cultivées : conserver les œuvres de
l’esprit, les mettre à la disposition du plus grand nombre et
par cette circulation faire progresser la connaissance. C’est
pour l’exemplarité de votre
éminent parcours professionnel et pour la haute idée que
vous vous êtes toujours faite
de votre mission que les autorités françaises ont souhaité
vous honorer. »
Mme Chadia Ghassan
Tuéni, quant à elle, a parlé
de la « confiance qu’avait son
époux dans la compétence de
Nada Akl à qui il avait confié
la valorisation de sa précieuse
bibliothèque et qui reste à ce
jour la conseillère de ce fonds
en développement ».
Concert intitulé « Endless
Romance » à la cathédrale
Saint-Louis
À l’initiative du Selecteum
des arts et des sciences, fondé
par Dédé Hourani, un concert
intitulé « Endless Romance »
a été donné à la cathédrale
Saint-Louis des pères capucins du centre-ville. Au programme, des compositions de
Johannes Sebastian Bach et
de Robert Schumann.
Le « Quatuor Musique del
Tempo », accompagné par la
pianiste internationale Tatiana Primak Khoury et du
contrebassiste Bassem al-Jaber, a interprété deux œuvres.
La première de Johann
Sebastian Bach Concert pour
piano en sol mineur BWV 1058
et la seconde œuvre Quintette
pour piano, opus 44 de Robert
Schumann.
Le quatuor, la pianiste et le
contrebassiste formaient un
ensemble harmonieux mé-
langeant leur grande aptitude
d’interprétation à l’ambiance
solennelle de la cathédrale, ce
qui donnait l’impression d’un
jeu au caractère orchestral qui
a ravi l’audience nombreuse
de mélomanes parmi laquelle
on comptait Hester Somsen,
ambassadeur des Pays-Bas
au Liban, Martha Ines Pizzanelli, ambassadrice d’Uruguay au Liban, le conseiller
politique près l’ambassade
de Chine Han Jing, l’attaché
culturel Chen Zhonglin et
la troisième secrétaire Song
Hui.
Également présents, le
père Abdallah Noufaili, Hélène Badaro, membre de la
Fondation nationale du patrimoine et du comité du
Festival de Baalbeck, Amina
Berri Fawwaz, présidente de
l’Association de la Maison
UMP Liban : rencontre publique
Les députés français UMP
du groupe d’amitié France-Liban à l’Assemblée
nationale, Philippe Goujon (député-maire du 15e
arrondissement de Paris et
parrain du jumelage entre les
sections UMP du 15e et du
Liban), Christian Kert (député de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône)
et Michel Herbillon (député
de la 8e circonscription du
Val-de-Marne)
tiendront
une réunion publique pour
soutenir la liste investie pour
les élections consulaires par
l’UMP, l’Union pour une
France rayonnante à l’étranger, menée par Fabienne Blineau-Abiramia. La réunion
aura lieu le jeudi 24 avril à
20h30 à l’hôtel Alexandre à
Achrafieh.
La réunion sera suivie d’un
verre de l’amitié.
Pour plus d’informations,
appeler Ghassan Ayoub, au
03/652503 ou Hélène Boyé,
au 03/201627.
Programme avril au Kulturzentrum
Les activités culturelles au Kulturzentrum pour le mois d’avril
se présentent comme suit :
– Mercredi 23, à 18h, au
foyer du Lycée libano-allemand à Jounieh, vernissage de
l’exposition de photos d’Antoine Faissal sur le thème « Arcen-ciel ».
L’exposition se poursuivra
jusqu’au mercredi 30 avril, tous
les jours de 8h à 20h.
– Mercredi 23, à 20h, au
théâtre du Lycée libano-allemand à Jounieh, récital de
piano à quatre mains donné par
Andreas Henkel et Bertrand
Giraud. Au programme : Mendelssohn, Schumann, Brahms,
Saint-Saëns, Gouvy et Ravel.
Pour plus de renseignements,
appeler le Kulturzentrum
aux 09/835572, 09/835826,
09/835092.
La fondatrice du Selecteum des arts et des sciences entourée des
musiciens.
de la femme du Liban-Sud,
Imad el-Amine, du ministère
du Tourisme, et Joseph Jabra,
président de l’Université liba-
no-américaine LAU.
Un vin d’honneur a suivi
dans le jardin de la cathédrale.
Les résultats du Loto n° 1189
2
11
16
22
26
34
13
1er rang (6 bons numéros) : pas de grilles gagnantes
2e rang (5 bons numéros + 1 complémentaire) : pas de
grilles gagnantes
3e rang (5 bons numéros) :
Valeur totale des lots : 57 389 670 LL
Nombre de grilles gagnantes : 22
Lot pour chaque grille : 2 608 621 LL
4e rang (4 bons numéros) :
Valeur totale des lots : 57 389 670 LL
Nombre de grilles gagnantes : 1 071
Lot pour chaque grille : 53 585 LL
5e rang (3 bons numéros) :
Valeur totale des lots : 136 776 000 LL
Nombre de grilles gagnantes : 17 097
Lot pour chaque grille : 8 000 LL
Sommes cumulées du 1er rang pour le prochain tirage
n° 1190 : 2 240 355 487LL
Sommes cumulées du 2e rang pour le prochain tirage
n° 1190 : 60 738 758 LL.
Les résultats du Zeed n° 1189
Numéro gagnant : 45239
1er rang : 27 805 724 LL
Numéro gagnant : 45239
Montant total des lots : 27 805 724 LL
Nombre de billets gagnants : 2
Lot unitaire par billet : 13 902 862 LL
Billets dont les numéros se terminent par : 5239
Lot unitaire par billet : 450 000 LL
Billets dont les numéros se terminent par : 239
Lot unitaire par billet : 45 000 LL
Billets dont les numéros se terminent par : 39
Lot unitaire par billet : 4 000 LL
Cumul reporté du 1er lot Zeed : 25 000 000 LL.
Économie
8
mercredi 23 avril 2014
S&P 500
Dow Jones
Nasdaq 100
Euro Stoxx 50
CAC 40
+0,41 %
+0,40 %
+0,81 %
+1,39 %
+1,18 %
1 879,5
16 514,4
3 588,8
Bourse de Beyrouth
Volume
Les valeurs
–
BLOM Stock Index
14 800
Solidere A
2 321
Solidere B
21 386
Solidere - GDR
–
Bank Audi - SAL
–
Bank Audi - GDR
–
Bank of Beirut
162 071
Byblos Bank
–
BEMO Bank
–
BLOM Bank
5 000
BLOM Bank - GDR
–
Rasamny Younis Motor
200
Holcim Liban SAL
Taux de change (L.L.)
Devise
Dollar US
Livre syrienne
Dinar irakien
Dinar koweïtien
Dinar jordanien
Dinar bahreïni
Dirham EAU
Rial qatari
Rial saoudien
Livre égyptienne
Livre sterling
Franc suisse
Yen (100)
Franc CFA (1 000)
Dol. canadien
Dol. australien
Euro
Prix
Var. (%)
Montant
1 206,36
12,91
12,90
12,95
6,13
6,18
19
1,68
1,82
9,01
9,20
0
–0,08
+0,31
+1,97
0
0
0
–1,18
0
0
0
–
191 181
29 941
277 062
N/A
N/A
N/A
272 379
N/A
N/A
46 000
3,50
14,82
0
–0,20
N/A
2 964
Achat
1 501
10,38
1,29
5 257,44
2 118,56
3 981,43
408,66
412,25
400,26
215,59
2 523,48
2 500,07
14,7
2,92
1 476,64
1 983,72
2 079,04
Vente
1 514
10,47
1,30
5 302,98
2 136,91
4 015,92
412,20
415,82
403,72
217,49
2 545,34
2 521,72
14,83
2,95
1 489,42
2 000,9
2 097,04
Taux croisés
$ USD
£ GBP
CHF
¥ YEN
€ EUR
–
1,6831
1,1298
0,0097
1,3805
£ Sterling
0,5942
–
0,6713
0,0058
0,8201
CHF Franc suisse
0,8852
1,4897
–
0,0086
1,2217
¥ Yen
102,59
172,669 115,905
–
141,61
€ Euro
0,7244
1,2194
0,0071
–
Devise
$ Dollar US
0,8185
Taux d’intérêt
Devise
2 j.
1 m.
3 m.
6 m.
1 an
$ USD
0,25
0,1523
0,2286
0,3221
0,5483
£ GBP
0,50
0,4862
0,5278
0,6269
0,9193
CHF
1,00
–0,005
0,016
0,0754
0,201
¥ YEN
0,10
0,1014
0,1350
0,1917
0,3464
€ EUR
0,25
0,2214
0,2935
0,3912
0,5560
Euro obligations libanaises - 5 ans
Euro obligations libanaises - 10 ans
Obligations américaines - 10 ans
Obligations du Trésor français - 10 ans
Obligations du Trésor allemand - 10 ans
Obligations du Trésor britannique - 10 ans
Obligations du Trésor japonais - 10 ans
Pétrole WTI
–0,85 %
–2,15 %
Or
1 284,9
+0,26 %
Argent
19,5
+0,23 %
Euro
1,3805
+0,04 %
Yen
102,6
0%
Grande journée de découverte
des vins du Liban à Berlin le 5 mai
Industrie vinicole « Der wein » (le vin) : c’est ce que les vignerons libanais espèrent entendre lors de la
journée des vins du Liban, qui se tiendra à Berlin (Allemagne), lundi 5 mai.
Muriel ROZELIER,
Le Commerce du Levant
Organisée par le ministère de
l’Agriculture, cette journée de
découverte et d’initiation aux
vins du Liban regroupe cette
année 33 domaines, contre
29 en 2013. « Elle doit nous
aider à accéder à l’un des premiers marchés européens »,
explique Jean-Paul Khoury
de Château Khoury (Zahlé)
pour indiquer ce que l’événement « Der Wein » représente pour les producteurs de
vins libanais, qui se tiendra le
5 mai prochain à Berlin.
Selon Nada Farah d’Eventions, en charge de l’organisation, le budget de l’événement
financé par le ministère de
l’Agriculture tourne autour de
150 000 dollars. Les déplacements des vignerons sont pris
en charge. « C’est ma première participation à un événement à l’étranger », assure
Hicham Geagea de Château
Barqa (Hermel). « Je n’y vais
pas pour vendre ma production. J’espère rencontrer des
professionnels pour mieux
comprendre le marché international. »
L’enjeu est de taille. Selon
l’Office fédéral des statistiques, l’Allemagne représente
9 % de la consommation
mondiale de vin. En 2010,
elle était de 24,3 litres per
capita, ce qui la place dans la
moyenne européenne. Sur ses
82 millions d’habitants, 50
millions consomment du vin
au moins une fois par an.
Surtout, l’Allemagne, qui
n’est pas autosuffisante en
matière de production de vin,
est le plus grand importateur
de vin au monde avec 16,1
millions d’hectolitres importés (2011). La France et l’Italie en fournissent une large
part (environ 15 % du marché
chacune). Mais de petits pays
parviennent à se distinguer.
Le Liban, notamment, qui a
écoulé 58 000 litres en 2013
en Allemagne. « On compte
jusqu’ici sur le “réflexe communautaire” ou sur “la case
ethnique” : le vin libanais se
consomme d’abord dans des
restaurants libanais », fait
valoir Joe-Assad Touma de
Château Saint-Thomas (Kab
Élias), qui distribue déjà ses
vins en Allemagne et participe à la journée berlinoise.
Selon les statistiques fédérales, un peu moins de 35 000
Libanais vivent en Allemagne
(dont 7 500 à Berlin) ; des
hommes pour les deux tiers
d’entre eux. « S’y ajoutent
aussi d’autres communautés
arabes ou kurdes, qui peuvent
aussi avoir envie de retrouver le “goût du Levant” dans
les vins », précise Jean-Paul
Khoury.
C’est pour dépasser cette
« case ethnique » que la journée du 5 mai à Berlin a été
pensée. « Nous ciblons un
public professionnel : cavistes, restaurateurs, sommeliers... », assure Nada Farah
d’Eventions. L’une des particularités du marché allemand
est de reposer sur la grande
distribution, qui représente
les trois quarts des ventes de
vins. Selon la presse spéciali-
Rendement
4,98 %
6,19 %
2,72 %
2,01 %
1,53 %
2,71 %
0,60 %
Inauguration prochaine
du sommet bancaire
libano-irakien
Le sommet bancaire
libano-irakien sera
inauguré vendredi à l’hôtel
Mövenpick (Beyrouth) en
présence du gouverneur
de la Banque du Liban
(BDL), Riad Salamé, et
de son homologue irakien,
Abdel-Basset Turki Saïd.
Organisé par le groupe
al-Iktissad wal-Aamal, cet
événement devrait accueillir
quelque 300 participants
et hauts responsables des
secteurs bancaires libanais
et irakien.
Les apiculteurs réclament
l’aide du ministère
de l’Agriculture
Le ministre de
l’Agriculture, Akram
Chehayeb, s’est réuni hier
à Aley avec une délégation
du Haut-Metn regroupant
l’Association des
apiculteurs et l’Association
pour le développement et la
conservation du patrimoine
forestier. Ils se sont
penchés à cette occasion sur
certains problèmes auxquels
fait face le secteur agricole,
récemment affecté par une
vague de froid qui a détruit
de nombreuses récoltes. Les
Immobilier
Depuis quelques
UEM : variation des taux de la BCE et indice
mois, le PMI
des pressions de prix (enquêtes PMI)
composite européen s’est stabilisé autour de 53
points. Ce niveau correspond
à une croissance
de 0,5 %, ce
qui paraît un
peu élevé vu les
données disponibles au T1.
Cette stabilité, si
elle est temporaire, n’invalide
pas la poursuite
du rebond des
rythmes d’activité. Pour avril,
le consensus attend l’indice une normalisation après une
PMI inchangé à 53,1. Derniè- forte poussée ces derniers mois ?
rement, l’écart entre la France Ou encore le signe que l’euro est
(en hausse) et l’Allemagne (en trop cher ? L’indice PMI manubaisse) s’est réduit. Dans le cas facturier allemand est attendu à
français, le sursaut traduit avant 53,7, contre 55 pts au T1 2014
tout un rattrapage depuis un et 52,9 au T4 2013. En plus des
niveau anormalement bas, mais chiffres synthétiques, on sera
la croissance s’annonce à peine aussi attentif aux composantes
positive au T1. La baisse des de prix (voir graphe ci-dessus).
indices PMI allemands n’a pas La BCE mise sur un scénad’explication simple. La situa- rio de remontée progressive de
tion en Ukraine inquiète-t-elle l’inflation, mais, pour l’instant,
les entrepreneurs allemands, qui les enquêtes PMI ne signalent
ont investi en Europe de l’Est ? aucune pression haussière à
Ou peut-être est-ce simplement court terme.
www.fidus.com.lb
102,1
Liban
Climat des affaires UEM : focus
Moyen-Orient
sur les prix et sur l’Allemagne
En partenariat avec
14 388,8
Le Liban a écoulé 58 000 litres de vin en Allemagne en 2013.
bigstockphoto.com
sée, les ventes de rouges et de
blancs baissent en Allemagne ;
les ventes de rosé, elles, augmentent.
Attention, toutefois, le
marché allemand accorde
une nette préférence aux discounts : le prix moyen par
bouteille en grande surface
est aussi en hausse, de 1,65
euro (2,28 dollars) en 2010
à 1,77 euro (2,44 dollars) en
2011. « Sur les entrées de
gamme, la concurrence avec
la bière est trop importante :
ce n’est pas la bonne stratégie pour les vins libanais »,
assure Bernhard Élias, un
Libano-Allemand, fondateur
et copropriétaire de Boutique Wineries of Lebanon.
Quant au haut de gamme,
le segment demeure encore
restreint, « car même si les
Allemands ont un très bon
pouvoir d’achat, ils ont une
certaine idée du prix qu’ils
veulent mettre dans un vin et
ne le dépassent pas », explique-t-il encore. C’est pourquoi certains producteurs
libanais visent plus large.
« La zone d’influence de l’Al-
lemagne s’étend bien au-delà
de ses frontières : la foire du
vin de Düsseldorf, Prowein,
représente par exemple le
plus grand espace dédié au
vin au monde et les acheteurs
qui y viennent se retrouvent
jusqu’en Chine, à Shanghai
particulièrement », ajoute
Bernhard Élias. De quoi en
effet rêver.
apiculteurs ont notamment
mis l’accent sur la nécessité
d’un soutien financier
et matériel de la part du
ministère.
Abi Saab. L’entretien a
porté sur la concrétisation
d’un accord entre les
deux pays. M. Kabalan
a ensuite informé le
ministre Hakim qu’une
Journée de l’Équateur sera
prochainement organisée au
Liban.
perturbations à partir de
demain et jusqu’à samedi
prochain en raison de
travaux de maintenance
effectués sur des câbles à
haute tension alimentant
la région. « Le courant sera
interrompu de 7 heures du
matin à 17 heures » durant la
période précitée, indique le
communiqué.
ministère de l’Éducation,
appelant le ministre Élias
Bou Saab à répondre à
leurs revendications qu’ils
réclament depuis des années.
Les enseignants demandent
en premier lieu d’être cadrés
au sein de la fonction
publique. « Cela fait des
années que nous supportons
une situation humiliante,
avec des salaires en dessous
du salaire minimum, que
nous sommes payés avec des
mois de retard et que nous
accomplissons notre métier
d’enseignant avec le plus
grand dévouement », ont-ils
souligné.
Brèves
Bons du Trésor
Nom
4 484,2
3 199,7
Nikkei
Le bénéfice d’Emaar
en hausse de 55 %
Le géant de l’immobilier de
Dubaï, Emaar, a annoncé hier
un bénéfice net en hausse de
55 % à 235 millions de dollars
au premier trimestre de 2014
sur fond de reprise du secteur,
a rapporté l’AFP.
Au premier trimestre, le
bénéfice a atteint 863 millions
de dirhams (235 millions de
dollars) contre 556 millions
de dirhams (151 millions de
dollars) pour la même période
de 2013, a indiqué Emaar, qui
a entre autres construit Burj
Khalifa, la plus haute tour du
monde.
Le chiffre d’affaires pour la
même période a progressé de
7 %, passant de 574 millions
de dollars au premier trimestre de 2013 à 614 millions de
dollars pour le premier trimestre de 2014.
Le bon comportement des
différents secteurs de l’économie de Dubaï (transport aérien, commerce, hôtellerie et
tourisme) explique ce résultat,
a indiqué dans un communiqué le PDG d’Emaar Mohammad Alabbar.
La compagnie a indiqué
que ses centres commerciaux
et ses hôtels ont contribué à
hauteur de 366 millions de
dollars à ses revenus au premier trimestre de 2014, soit
60 % de ces revenus qui ont
progressé de 15 % par rapport
au premier trimestre de 2013.
Emaar a annoncé de nouveaux projets immobiliers à
Dubaï où le secteur connaît
une solide reprise après la crise de 2009, a précisé l’AFP.
(Source : AFP)
La Journée de l’Équateur
au Liban
Le ministre de l’Économie
et du Commerce, Alain
Hakim, a reçu hier
l’ambassadeur égyptien
au Liban, Achraf Hamdi,
avec lequel il s’est
penché sur les relations
économiques bilatérales.
M. Hakim s’est ensuite
réuni avec l’ambassadeur
de l’Équateur, Kabalan
Électricité : des
perturbations prévues
dans le Koura
La Kadicha a annoncé
dans un communiqué
que l’approvisionnement
électrique dans le Koura
(Liban-Nord) devrait
connaître de fortes
Les enseignants
contractuels manifestent
à nouveau
Le Haut Comité des
enseignants secondaires
a organisé hier une
manifestation devant le
Télécoms
Algérie
Le géant des télécommunications koweïtien Zain a
annoncé lundi une hausse de
7,5 % de son bénéfice net au
premier trimestre, à 55,9 millions de dinars (198 millions
de dollars). Parallèlement,
sur les trois premiers mois de
l’année, son chiffre d’affaires
a augmenté de 4,7 %, à 1,1
milliard de dollars, a précisé le
groupe dans un communiqué.
Les ventes de services data
ont bondi de 27 % sur un an,
en raison d’importants investissements dans de nouvelles
technologies, a-t-il précisé.
Sur les douze derniers mois,
Les exportations algériennes
d’hydrocarbures ont baissé
de 6,81 % au premier trimestre 2014 comparé à la même
période en 2013, a annoncé
lundi l’organisme de statistiques cité par l’agence officielle
APS.
« Les exportations des hydrocarbures ont généré, selon
les estimations, 15,70 milliards de dollars au 1er trimestre 2014, contre 16,85 milliards à la même période de
l’année précédente, en baisse
de 6,81 % », selon le Centre
national de l’informatique et
des statistiques des douanes
(CNIS).
Selon cet organisme, les hydrocarbures continuent de représenter l’essentiel des ventes
algériennes à l’étranger avec
95,59 % du volume global des
exportations.
L’Algérie a par ailleurs vu
son excédent commercial se
réduire au premier trimestre, à 2,6 milliards de dollars
contre 3,36 milliards de dollars un an plus tôt, selon la
même source.
Hausse de 7,5 %
du bénéfice net
du koweïtien Zain
au 1er trimestre
la compagnie a par ailleurs
enregistré 2,6 millions de
nouveaux clients, portant à
46,2 millions le nombre de ses
abonnés dans huit pays.
Outre le Koweït, Zain est
présent à Bahreïn, en Irak, en
Jordanie, au Liban, en Arabie saoudite, au Soudan et
au Soudan du Sud. Il détient
aussi des parts dans une société au Maroc.
Le gouvernement koweïtien détient le quart du capital
de Zain, le troisième opérateur du pays avec Wataniya
et Viva.
(Source : AFP)
Baisse de 6,8 % des
exportations des
hydrocarbures au
premier trimestre
Hors hydrocarbures, les exportations restent « faibles »,
malgré une progression de plus
de 15 % durant les trois premiers mois de 2014, pour une
valeur globale de 725 millions
dollars, selon le CNIS. Les
importations ont, elles, reculé
de 2,03 %, à 13,83 milliards de
dollars, a précisé l’organisme.
Les cinq principaux clients
de l’Algérie au 1er trimestre
ont été l’Espagne (2,24 milliards), l’Italie (2,18 milliards),
la France (1,96 milliard), la
Grande-Bretagne (1,61 milliard) et les Pays-Bas (1,52
milliard).
Quant aux fournisseurs, la
Chine avec 1,87 milliard de
dollars conserve la première
place devant la France (1,67
milliard), suivie de l’Italie
(1,26 milliard), de l’Espagne
(1,21 milliard) et l’Allemagne
(810 millions). La Chine est
devenue en 2013 le principal
partenaire de l’Algérie, devançant ainsi la France qui avait
occupé la tête du classement
pendant des années.
(Source : AFP)
Économie 9
mercredi 23 avril 2014
International
Conjoncture
Moody’s : L’économie espagnole
La
Russie
va
« punir »
Visa/MasterCard
« nettement en voie d’amélioration »
Reprise L’Espagne est « nettement en voie d’amélioration » grâce
au dynamisme des exportations, mais le déséquilibre de ses finances
publiques reste « sa principale faiblesse », a estimé Moody’s.
« L’économie espagnole est
nettement en voie d’amélioration maintenant », a
assuré hier l’agence de notation américaine Moody’s.
« Alors que les exportations
continuent d’être le principal moteur de la croissance,
l’agence de notation s’attend
aussi à ce que la demande
domestique contribue de
manière positive à la croissance à partir de cette année », a-t-elle ajouté.
L’Espagne,
quatrième
économie de la zone euro,
vient tout juste de sortir de
sa deuxième récession en
cinq ans mais reste frappée
par un chômage de 26,03 %.
Cet avis est publié deux mois
après la décision de Moody’s
de relever d’un cran la note
de l’Espagne, à Baa2, avec
une perspective positive.
En lui attribuant alors
cette note correspondant
à un émetteur de qualité
moyenne mais en mesure de
faire face à ses obligations,
l’agence louait les réformes
structurelles engagées par
Madrid pour rendre le pays
de nouveau compétitif. Elle
soulignait aussi que le gouvernement espagnol se finance désormais à des taux plus
bas qu’au plus fort de la crise
de la dette en zone euro, ce
qui est un signe de confiance
peu à peu revenue.
Hier, l’agence, citée par
l’AFP, a cependant mis en
garde contre le fait que « le
déficit budgétaire demeure
élevé et, qu’en conséquence,
la hausse continuelle du taux
de dette publique reste la
principale faiblesse de l’Espagne en matière de crédit ».
Et comme Moody’s dit
s’attendre à « une période
prolongée de très basse inflation en Espagne », sans
toutefois juger probable un
scénario de déflation, ce
contexte « fait de la réduction de la dette un exercice
difficile et douloureux ».
La dette publique espagnole, qui était à un niveau
remarquablement bas avant
la crise – à 36,3 % du produit
intérieur brut (PIB) en 2007
– a explosé alors que le pays
était doublement frappé, en
2008, par l’éclatement de sa
bulle immobilière et le début
de la crise financière internationale : fin 2013, elle a
L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, vient tout juste
de sortir de sa deuxième récession en cinq ans mais reste frappée
par un chômage de 26 %. Sebastien Berda/AFP
atteint un record historique,
à 93,9 % du PIB.
Le déficit public a, lui, été
bien réduit, à 6,62 % du PIB
en 2013 après avoir été creusé
jusqu’à 11,1 % en 2009, mais
reste au-dessus de la limite
européenne, fixée à 3 %.
Madrid lève 3 milliards d’euros à court terme
L’Espagne a levé hier 3,057
milliards d’euros en bons
à trois et neuf mois, voyant
ses taux d’intérêt monter sur
l’échéance la plus courte, a
indiqué la Banque centrale,
citée par l’AFP.
Le Trésor a bénéficié d’une
forte demande des investisseurs, qui a été 3 fois
supérieure à l’offre, ce qui a
permis de dépasser légère-
ment la fourchette visée (2 à 3
milliards).
Par rapport à la précédente
émission comparable, le 18
mars, le taux d’intérêt moyen
a augmenté pour les bons à
trois mois, à 0,324 % (contre
0,189 % la dernière fois),
mais il a baissé pour les
bons à neuf mois, à 0,465 %
contre 0,48 %, et c’est sur
cette dernière échéance que
la majorité des fonds ont été
levés (1,99 milliard).
Depuis le début de l’année,
le Trésor a déjà émis pour
51,684 milliards d’euros
d’obligations à moyen et long
terme, soit 38,8 % de son plan
de financement annuel qui
prévoit l’emprunt de 133,3
milliards d’euros, a précisé
hier le ministère espagnol de
l’Économie.
Industrie pharmaceutique
Novartis fait peau neuve par le biais de GSK et Lilly
Novartis a annoncé hier une
profonde refonte de ses activités en échangeant certains actifs avec le britannique GlaxoSmithKline et en
vendant sa division de santé
animale à l’américain Eli
Lilly – des opérations représentant un montant total de
27 milliards de dollars.
Cette refonte résulte d’un
examen stratégique très attendu de la structure du
groupe pharmaceutique helvétique et devrait se traduire
par une simplification de
son organisation et un renforcement de ses activités
dans les traitements contre
le cancer. Cette démarche
s’inscrit dans un vaste mouvement international de restructuration de l’industrie
pharmaceutique mondiale
qui cherche à se recentrer
sur les activités porteuses
de marges élevées dans un
contexte de réduction sensible des dépenses de santé
publique.
Emmené par AstraZeneca
(+7 %) et GlaxoSmithkline
(+5,48 %), l’indice européen
Stoxx de la santé s’adjugeait
2,85 % et signait la plus forte hausse sectorielle en Europe. À Paris, Sanofi a gagné 1,78 % à 76,83 euros et
Ipsen a pris 2,32 % à 30,18
euros.
« L’opération s’inscrit
dans un processus de transformation », a déclaré Joe Jimenez, directeur général de
Novartis. Les changements
intervenus « améliorent en
outre notre solidité financière et devraient améliorer
aussi sur le champ nos taux
de croissance et nos marges », a-t-il encore déclaré.
Avec l’accord annoncé hier,
Novartis renforce encore sa
place de numéro deux mondial de l’oncologie, derrière
son compatriote Roche.
Novartis a précisé qu’il rachèterait les produits d’oncologie de GSK pour 14,5
milliards de dollars tandis
qu’il céderait à GSK ses activités dans les vaccins, hors
grippe, pour 7,1 milliards de
dollars, auxquels s’ajouteront des redevances.
La cession de la division
de santé animale à Eli Lilly
se fera pour approximativement 5,4 milliards de dollars.
L’oncologie
prioritaire
Novartis a ajouté qu’il
comptait également céder
ses vaccins contre la grippe à
une tierce partie. Eli Lilly a
affirmé de son côté que cette
transaction renforcerait et
diversifierait les activités de
sa filiale Elanco et qu’elle
serait relutive à compter de
2015, hors coûts d’intégration.
La refonte de Novartis
est également synonyme de
réorganisation d’envergure
pour GSK, le pharmacien
britannique devant restituer
quatre milliards de livres à
ses actionnaires à la suite de
ces changements.
GSK s’assurera une position prééminente en gérant
une future structure d’hygiène et de santé constituée
avec Novartis mais il doit
renoncer de fait à son ambition de devenir un leader
mondial de l’oncologie. GSK
dit qu’à l’avenir la structure
de ses activités sera concentrée sur l’hygiène et santé,
les vaccins, les traitements
respiratoires et traitements
VIH, le tout représentant
70 % environ de son chiffre
d’affaires.
Les grands groupes pharmaceutiques mettent de plus
en plus l’accent sur les traitements contre le cancer, en
particulier sur les traitements
innovants qui privilégient le
renforcement du système
immunitaire des patients.
Ainsi, la tentative présumée de Pfizer de s’emparer
d’AstraZeneca serait, selon
certains analystes, en grande
partie dictée par sa volonté
de renforcer sa présence sur
le segment des molécules anticancéreuses. Le Sunday Times a rapporté ce week-end
que le géant américain de la
pharmacie avait approché
son concurrent britannique,
lui proposant de le racheter
pour 60 milliards de livres.
Dans le secteur de la pharmacie spécialisée, Pershing
Square, le fonds alternatif
dirigé par l’investisseur activiste William Ackman a
annoncé lundi avoir acquis
une participation de 9,7 %
dans Allergan, le fabricant
de l’antirides Botox, tout en
disant coopérer avec le canadien Valeant Pharmaceuticals International en vue du
rachat de l’entreprise.
Les analystes du cabinet
suisse Notenstein ont estimé
que les activités d’oncologie
reprises auprès de GSK devraient permettre à Novartis
de surmonter l’obstacle de
la tombée dans le domaine
public d’un certain nombre
de ses brevets. Des analystes
de Barclays jugent de leur
côté que le prix payé est assez élevé. Il pourrait en effet
gonfler jusqu’à 16 milliards
de dollars si certaines étapes
sont franchies.
(Source : Reuters)
Scandale
Jérôme Kerviel dépose plainte contre la Société
générale pour subornation de témoin
Jérôme Kerviel a déposé une
plainte hier contre la Société
générale pour subornation
de témoin, en l’occurrence
l’ancien supérieur hiérarchique direct de l’ex-trader,
affirmant qu’il aurait perçu
une indemnité d’un million
d’euros après avoir témoigné en faveur de la banque
lors des deux procès.
Supérieur direct de l’ancien trader durant près d’un
an jusqu’à la révélation des
faits, Éric Cordelle avait
intenté, en avril 2008, une
action aux prud’hommes
contre Société générale pour
contester les conditions de
son propre licenciement par
la banque, selon Me David
Koubbi, conseil de Jérôme
Kerviel.
Début février 2013, M.
Cordelle s’est désisté de son
action aux prud’hommes. Il
avait témoigné lors des deux
procès et assuré n’avoir rien
su des colossales prises de
position à risque de Jérôme
Kerviel. Selon le document
de la plainte envoyée hier au
procureur de la République
de Paris et consultée par
l’AFP, Jérôme Kerviel juge
cette chronologie « pour le
moins troublante ».
Selon Me Koubbi, qui
s’appuie notamment sur une
lettre anonyme, M. Cordelle aurait perçu un peu
plus d’un million d’euros de
Société générale quelques
jours après que la cour d’appel de Paris a confirmé le
jugement de première instance et condamné Jérôme
Kerviel, en octobre 2012.
En promettant à M.
Cordelle une importante
indemnité avant qu’il ne
témoigne aux deux procès,
Société générale se serait
rendue coupable de subornation de témoin, selon
l’avocat. « Après avoir versé
sept années de salaire fixe à
certains responsables hiérarchiques et collègues de
Jérôme Kerviel, il est évident, au vu de la chronologie, que la Société générale
a également versé quelque
chose à Éric Cordelle, supérieur hiérarchique direct de
Jérôme Kerviel », a déclaré
Me Koubbi à l’AFP.
« La justice doit vérifier le
montant de cette somme et
déterminer quelle en est la
contrepartie », a-t-il ajouté.
« Si elle est victime, comme
elle le prétend, il est pour
le moins étonnant qu’elle
“indemnise” un supérieur
n’ayant rien vu, rien entendu, rien lu et rien compris.
De quoi s’agit-il, sinon du
prix du silence ? » s’est-interrogé le conseil.
« La Société générale apprend que M. Jérôme Kerviel aurait déposé une nouvelle plainte à son encontre.
Cette procédure, dont Jérôme Kerviel la menace depuis
de nombreux mois, n’est
qu’une gesticulation médiatique supplémentaire »,
a réagi la banque auprès de
l’AFP.
Pour elle, « cette tactique,
déjà utilisée à maintes reprises, vise à détourner l’attention du fond du dossier qui
a pourtant été jugé trois fois,
et de façon définitive sur le
plan pénal, avec la confirmation de la culpabilité de
Jérôme Kerviel ».
pour leur participation aux sanctions
américaines
Le Premier ministre russe,
Dmitri Medvedev, a ordonné de « punir » les groupes
américains Visa et MasterCard qui ont appliqué en
mars des sanctions ciblées de
Washington contre des établissements bancaires jugés
proches du Kremlin.
À la suite de ces sanctions,
en vertu desquelles Visa et
MasterCard avaient cessé
d’assurer leurs services de
paiement aux clients de plusieurs banques russes dont la
banque Rossia, contrôlée par
un milliardaire réputé proche de Vladimir Poutine, la
Russie a annoncé qu’elle allait créer son propre système
de paiement électronique.
S’exprimant hier devant
Photo Bigstockphoto.com
la Douma (Chambre basse),
Dmitri Medvedev a jugé que
l’implication des opérateurs
de systèmes de paiement
électroniques dans les sanctions contre la Russie ne devait « pas rester impunie ».
« C’est sans aucun doute
une violation des accords
existants. Il faut faire le nécessaire pour rendre le sens
de la réalité aux opérateurs
étrangers en question », a
déclaré le Premier ministre.
« Qu’ils ne se cachent pas
derrière des cas de force majeure et des ordres de présidents et de Parlements »,
a-t-il ajouté. « Ils doivent
en répondre dans le cadre du
système existant de relations
économiques », a souligné
M. Medvedev, sans préciser
la nature des mesures envisagées.
©AFP
Stratégie budgétaire
France : une partie du PS veut atténuer
les économies
Des députés socialistes ont
tenté hier de convaincre
Manuel Valls d’adoucir son
plan d’économies en préservant les petites retraites
et les prestations sociales et
en décalant d’un an la baisse
annoncée du coût du travail
pour les grandes entreprises.
Le Premier ministre français pourrait faire un geste
pour les petites retraites,
comme a dit l’espérer le député Dominique Lefebvre,
membre de la commission
des Finances de l’Assemblée
nationale. « On peut améliorer le plan d’économies
sur certains aspects », a-t-il
déclaré en arrivant à Matignon, où il a été reçu avec
une dizaine d’élus.
« Il y a effectivement, les
Français le disent eux-mêmes, le sujet des petites retraites. On a une mesure
fiscale à trouver pour la loi
de finances rectificative pour
l’automne et des mesures de
pouvoir d’achat pour les salaries modestes au 1er janvier. Je pense qu’on va les
trouver », a-t-il ajouté.
L’entourage de Manuel
Valls n’a fourni aucun détail
sur le fond des débats, expliquant que le gouvernement
était « dans une démarche
de dialogue, en responsabilité ». Un proche du président François Hollande
a jugé pour sa part que « le
principal, c’est que personne
ne remette en cause les 50
milliards », laissant entendre que des modifications
symboliques pourraient être
acceptées par le gouvernement.
Manuel Valls et Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État
chargé des Relations avec le
Parlement, ont reçu hier 11
députés socialistes emmenés
par leur président de groupe,
Bruno Le Roux. La députée
Karine Berger, spécialiste de
l’économie au PS qui a travaillé à des scénarios alternatifs au plan d’économies
gouvernemental, n’a pas été
conviée à Matignon.
« Il faut regarder »
Selon son entourage, Manuel Valls pourrait recevoir
demain des députés Verts
et radicaux de gauche, puis
participer à une réunion du
groupe PS à l’Assemblée nationale.
Le chef du gouvernement
a annoncé mercredi dernier
un gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015 et
du point d’indice des fonctionnaires jusqu’à la fin du
quinquennat.
L’objectif est de ramener
le déficit public de la France
à la limite européenne de
3 % fin 2015 et de financer
des baisses de prélèvements
sur les entreprises pour ac-
croître leur compétitivité et
favoriser les embauches.
Comme le gouvernement,
ces députés veulent réaliser
50 milliards d’euros d’économies sur 2015-2017 par
rapport à la croissance tendancielle des dépenses publiques, mais « en ne gelant
pas les prestations sociales
et en épargnant les petites retraites », a dit Valérie
Rabault, rapporteure de la
commission des Finances de
l’Assemblée nationale, sur
France Info. Pour compenser ces gestes, ils proposent
notamment « de décaler à
2016 pour les grandes entreprises » la baisse du coût du
travail prévue dans le cadre
du pacte de responsabilité.
Pour Bruno Le Roux, « il
faut regarder de façon précise, dans cette période de
crise, la situation des plus
fragiles ».
« On doit regarder s’il peut
y avoir, dans les gels annoncés par le gouvernement, des
gels différenciés selon les
prestations et le niveau de
revenu, pour les petites retraites notamment », ajoute
le « patron » des députés
PS dans une déclaration au
Monde.
Sapin optimiste sur le
vote
Après l’annonce de la stratégie budgétaire du gouver-
nement, onze députés socialistes avaient écrit à Manuel
Valls pour l’exhorter à limiter
le plan à 35 milliards d’euros
d’économies. Cette fronde de
l’aile gauche du PS menace
l’issue du vote du 29 avril
sur le nouveau programme
de stabilité de la France. Ce
programme, qui fixera la
trajectoire des finances publiques jusqu’à fin 2017, sera
présenté demain au Conseil
des ministres.
Le 29 avril, « c’est le moment de se regrouper, de
ne pas céder aux tentatives
d’échappée individuelle »,
ajoute Bruno Le Roux.
« Dans ces étapes difficiles,
soit on s’échappe, on fait un
baroud et on s’écroule derrière
; soit on reste dans le peloton,
on protège tout le monde et
on arrive ensemble. »
En déplacement près de
Lyon, le ministre des Finances, Michel Sapin, s’est montré optimiste. « Je n’ai aucun
doute sur le fait qu’il y aura
une majorité, c’est l’affirmation d’un cap et le dialogue
qui permettent d’avoir une
majorité solide », a-t-il dit.
« Nous avons une semaine
entière pour convaincre que
le pacte de responsabilité, le
plan de stabilité tel que nous
le proposons, est la bonne
manière pour s’en sortir. »
(Source : Reuters)
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10 International
La confrontation reprend le dessus,
Biden menace Moscou d’« isolement »
Ukraine Les Américains ont annoncé l’envoi de 600 soldats en Pologne et dans
les pays Baltes ; le président Tourtchinov ordonne la reprise de l’opération
« antiterroriste » dans l’Est.
Les espoirs d’apaisement nés de
la signature jeudi à Genève d’un
compromis international sont
définitivement retombés hier
face à l’emprise croissante des
prorusses à l’est de l’Ukraine
et ce malgré l’appel de l’Union
européenne à sa mise en œuvre
rapide censée permettre une
désescalade.
Face à l’impasse, les Américains ont annoncé l’envoi de 600
soldats en Pologne et dans les
pays baltes pour des exercices.
Lors d’une déclaration devant
la presse à Kiev, le vice-président américain Joe Biden a par
ailleurs promis à Kiev un plan
d’aide qui s’élève à 50 millions
de dollars, une goutte d’eau
en comparaison au milliard de
dollars de garanties de prêts
déjà promis, mais il donne une
idée de la volonté de Washington d’appuyer le gouvernement
ukrainien. M. Biden a aussi
mis en garde la Russie contre
« l’isolement » qui la menace si
elle continue de vouloir « démembrer » l’Ukraine en soutenant les insurgés séparatistes
dans l’Est. « Il est temps de cesser de parler et de commencer
à agir. (...) Nous devons voir
des mesures prises sans délai, le
temps est compté », a martelé
M. Biden aux côtés du Premier
ministre Arseni Iatseniouk. Il a
exigé de Moscou de « retirer ses
troupes » massées à la frontière
et de « cesser de soutenir des
hommes qui se cachent derrière
des masques dans des uniformes sans insigne », en référence
aux insurgés prorusses souvent
cagoulés, accusés de vouloir
empêcher le (bon) déroulement
de l’élection présidentielle prévue le 25 mai. Le vice-président a prévenu la Russie : si elle
continue « ses provocations »,
elle risque de subir de nouveaux
coûts et « plus d’isolement ».
Les États-Unis ont déjà appliqué des sanctions contre de
hauts responsables russes, dans
l’entourage du président Vladimir Poutine. Ils menacent
désormais de s’en prendre à des
secteurs entiers de son économie, déjà au bord de la récession, fragilisée par de massives
fuites de capitaux.
« Une voie sans issue »
« C’est une voie sans issue »,
a tranché hier le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.
« Mais si certains de nos partenaires occidentaux décident
tout de même de s’y engager,
nous n’aurons pas d’autre choix
que faire face avec nos propres
forces. Et nous gagnerons », at-il poursuivi.
C’est ainsi que l’espoir de
désescalade dans la pire crise
entre Moscou et les Occiden-
Lors de sa visite à Kiev, le vice-président américain Joe Biden a exigé de Moscou de « cesser de soutenir des hommes qui se cachent
derrière des masques dans des uniformes sans insigne », en référence aux insurgés prorusses souvent cagoulés, accusés de vouloir
empêcher le (bon) déroulement de l’élection présidentielle prévue le 25 mai.
Marko Djurica / Reuters
taux depuis la guerre froide né
à Genève avec la signature surprise d’un accord entre l’Ukraine, la Russie, les États-Unis et
l’Union européenne, prévoyant
notamment le désarmement
des groupes illégaux et l’évacuation des bâtiments occupés,
aussi bien de la part des proOccidentaux à Kiev que des séparatistes dans l’Est, est partie
en fumée. Les séparatistes ont
même étendu leur contrôle sur
de nouveaux bâtiments publics
lundi à Kramatorsk, au sud de
leur place forte de Slaviansk,
dont le poste de police. L’Organisation pour la sécurité et
la coopération en Europe, qui
a déployé des observateurs sur
place, a indiqué que le chef de
la police était détenu par les
prorusses et s’est élevée contre
des « provocations » de nature
à « aggraver les tensions existantes ».
De son côté, le président par
intérim Olexandre Tourtchinov
a estimé que les actions, attribuées à « la Russie et ses unités
terroristes, mettent une croix »
sur l’accord de Genève. Peu
après le départ de M. Biden, il
a annoncé la reprise de l’opération antiterroriste lancée dans
la région mais qui avait tourné
à la déroute, des chars se trouvant saisis par les pro-russes et
d’autres terminant bloqués par
des villageois. « Les terroristes
qui ont pris en otage toute la région de Donetsk ont franchi la
ligne rouge en torturant des patriotes de l’Ukraine », a lancé le
président par intérim, en référence à la découverte des corps
de deux hommes « sauvagement torturés » dont l’un semble appartenir à un élu local du
parti pro-occidental de Ioulia
Timochenko, Batkivchtchina.
« Ces crimes sont commis avec
le soutien total de la Russie », at-il affirmé, ce qu’affirme aussi
Washington, photos à l’appui.
Référendum à Lougansk ?
Des propos que démentent
Moscou et le « maire » autoproclamé de Slaviansk, qui
avait appelé dimanche Vladimir Poutine à envoyer des troupes de maintien de la paix après
une fusillade meurtrière. Un
avion de reconnaissance militaire qui survolait ce bastion des
séparatistes a été visé par des
tirs. Touché, il a pu atterrir sans
encombre.
« Je suis lasse de vivre dans un pays qui n’existe pas aux yeux du monde »
Anna, 28 ans, est lasse de « vivre dans un pays qui n’existe
pas aux yeux du monde ». Les
habitants de Transdniestrie,
région séparatiste pro-russe
de Moldavie, veulent une
reconnaissance mais vivent
douloureusement le conflit en
Ukraine voisine.
Après le rattachement de la
Crimée à la Russie, la Moldavie et l’OTAN se sont inquiétés
de voir cette langue de terre
de 500 000 habitants devenir
un nouveau point chaud aux
portes de l’Union européenne.
Environ 1 500 soldats russes y
stationnent depuis des années
contre la volonté de Chisinau.
À Tiraspol, « capitale » de cette
république qu’aucun État n’a
reconnue, l’angoisse se fait
vivement sentir. « Nous avons
tous peur d’une guerre »,
lâche, interrogée par l’AFP,
Olga Zagoujelskaïa, 49 ans,
professeure rencontrée au
poste-frontière de Koutchourgan-Pervomaïsk, principal
point de passage, toujours
ouvert, entre l’Ukraine et la
Transdniestrie.
Car dans cette enclave qui
compte 30 % de Russes,
28 % d’Ukrainiens et 40 % de
Moldaves, le conflit en Ukraine
ravive surtout les douloureux
souvenirs de la guerre civile
qui fit 800 morts en 1992.
Inquiète d’une disparition du
russe dans la Moldavie roumanophone, la Transdniestrie
avait fait sécession dès 1990
sur fond de dislocation de
l’URSS. Sœurs « ennemies »,
Moldavie et Transdniestrie se
font aujourd’hui face, séparées
par le Dniestr. Rive gauche, Tiraspol rêve d’union douanière
avec Moscou. La statue de
Lénine trône devant le « Soviet
suprême » (le Parlement)
et les très actifs services de
sécurité sont toujours appelés
KGB. Rive droite, la Moldavie
s’apprête à signer un accord
d’association avec l’Union
européenne. De chaque côté,
les citoyens se débrouillent :
leur passeport transdniestrien
La fin du nouvel ordre du monde L’annexion de la Crimée par
la Russie et l’intimidation
permanente de l’Ukraine semblent mettre un terme à une
période de 25 ans, marquée
par un effort pour amener la
Russie à mieux s’aligner sur
les objectifs et les traditions
euro-atlantiques. La question
qui se pose à présent est de savoir ce qui nous attend.
Il devient de plus en plus
clair au fil de ces dernières
semaines que le défi n’est pas
tant celui de l’Ukraine (qui
continuera à être ballottée
d’une crise à l’autre, comme
c’est le cas depuis son indépendance il y a 23 ans). Mais
ce défi est plutôt celui de la
Russie, de sa régression, de
sa récidive et de son désir de
revanche.
Il y a exactement 25 ans, au
printemps 1989, que la Pologne et les autres pays de ce
que l’on connaissait alors sous
le nom de « bloc de l’Est » ont
fait leurs premiers pas pour se
libérer de leur alliance forcée
avec l’Union soviétique. En
effet, la relation de ces pays
avec l’Union soviétique n’avait
rien d’une véritable alliance :
on les décrivait au contraire
comme des « satellites », à
savoir comme des États jouissant d’une souveraineté limitée et dont le principal rôle
consistait à servir les intérêts
soviétiques.
Aussi fascinantes et anhistoriques qu’aient pu être
ces relations, la plupart des
pays avaient admis ce lien
de « l’Europe de l’Est » avec
l’Union soviétique comme
un état de choses cohérent,
en vue de maintenir l’ordre
du monde qui avait émergé
À 150 kilomètres plus à l’est,
à Lougansk, les insurgés prorusses, qui occupent les locaux
des services de sécurité (SBU),
ont nommé lundi un « gouverneur populaire ». Ils ont décrété
l’organisation d’un référendum
le 11 mai afin de déterminer si
la région doit continuer de faire
partie de l’Ukraine ou proclamer son indépendance, avant
de se prononcer sur un éventuel
rattachement à la Russie. Cette
décision rappelle l’organisation
du vote, le 16 mars, qui a débouché sur le rattachement de
la Crimée au territoire russe.
Mais l’organisation d’un scrutin
semble plus complexe dans l’est
de l’Ukraine où le contrôle des
séparatistes se limite à certains
bâtiments publics.
(Sources : agences)
à la fin de la Seconde Guerre
mondiale. Mais ce qui semblait être une division permanente du monde en sphères
d’intérêt concurrentes a pris
fin subitement en 1989, lorsque le bloc de l’Est a quitté
l’orbite soviétique, bientôt
suivi par les républiques de
l’Union soviétique.
La Russie a émergé non
pas comme une Union soviétique rebaptisée, mais plutôt
comme un État avec sa propre histoire et ses propres
symboles, membre d’un système d’étatique international
qui avait été absent pendant
un certain temps, mais finalement de retour. Et la nouvelle
Russie a alors paru se consacrer à sa manière aux mêmes
objectifs que ses voisins postsoviétiques : son adhésion aux
institutions occidentales, une
économie de marché et une
démocratie
parlementaire
multipartite, à la manière
russe.
Ce nouvel ordre du monde
s’est maintenu près de 25 ans.
Sauf pendant une brève guerre entre la Russie et la Géorgie en août 2008 (un conflit
considéré en général comme
ayant été l’initiative de dirigeants géorgiens téméraires),
l’acquiescement et l’engagement de la Russie envers le
« nouvel ordre du monde »,
bien que problématique, a
été l’un des grands succès
postérieurs à la guerre froide.
Même la réticence de la Russie pour apporter son soutien
à l’action concertée de l’Occident, comme en Bosnie et au
Kosovo dans les années 1990,
se fondait sur des arguments
acceptables par d’autres pays
européens. La démocratie
russe a certainement son lot
de défauts, mais ce n’est pas
vraiment ce trait qui la distingue parmi les pays postcommunistes.
La relation historique de
la Russie avec l’Ukraine est
beaucoup plus complexe et
nuancée que ne le suggèrent
Christopher R. Hill, ancien
secrétaire d’État adjoint des
États-Unis en Extrême-Orient,
est à présent le doyen de la
Korbel School pour les études
internationales à l’Université
de Denver.
plusieurs experts occidentaux.
Il est difficile de parler de la
civilisation russe sans parler
de l’Ukraine. Mais en dépit
des difficultés propres à ce
problème, le comportement
récent de la Russie envers son
voisin plus petit ne s’enracine
pas dans l’héritage de leur histoire commune.
Il s’enracine plutôt dans un
héritage différent : celui d’un
Empire russe dont les habitudes ont survécu à la période
soviétique. L’Ukraine n’a pas
(ou n’a peut-être pas pu) développer sa souveraineté comme
la Pologne et d’autres États
depuis 1989. Néanmoins elle
a le droit de prendre en main
son propre avenir. Le défi de
la Russie à l’égard de l’Ukraine en tant qu’État indépendant est donc un défi pour le
monde entier, ce qui explique
pourquoi la crise est à présent
en tête de liste sur l’ordre du
jour politique international.
Aux États-Unis, les médias font souvent remarquer
que la plupart des Américains
éprouveraient bien des difficultés pour montrer l’Ukraine
sur une carte du monde. Ils
n’en ont pas besoin. Mais
les Américains doivent comprendre le défi auquel ils sont
confrontés. Il s’agit bien de
celui d’une Russie qui ne semble plus intéressée par ce que
l’Occident lui propose depuis ces 25 dernières années :
un statut spécial auprès de
l’OTAN, une relation privilégiée avec l’Union européenne
et un partenariat dans les efforts diplomatiques internationaux. Tout cela semble ne
plus être à l’ordre du jour pour
le moment.
Que doit donc faire l’Occident ? Une approche fondée
sur les sanctions qui cibleraient l’économie russe (et
donc ses habitants) est la variante préférée de ceux qui ont
le moins d’intérêts en jeu (à
savoir, les politiciens américains). Mais les sanctions risquent de peu contribuer aux
changements internes dont la
Russie a besoin, parce que ces
changements doivent être accomplis par le peuple russe.
Pour l’Occident, le vrai
problème devrait consister
à renforcer ses structures de
sécurité et à se préparer à ce
que cette situation dure un
n’étant valable nulle part, ils
ont recours à des documents
moldave, russe ou ukrainien.
Mais le Kremlin n’a aucun
intérêt à rattacher la Transdniestrie à la Russie, estime
l’analyste politique Konstantin
Kalachev. Pourtant Moscou
tient sous perfusion l’économie locale avec un soutien
qui avoisinerait un milliard
de dollars par an (faveurs
sur le gaz, aide humanitaire,
etc.), selon le président du
Parlement Mikhaïl Bourla cité
par des médias locaux. Le
Kremlin verse un supplément
de 15 dollars sur les retraites
qui dépassent ainsi celles de
Moldavie.
Par Christopher R. HILL
bon bout de temps. L’OTAN
a accompli une étape importante en rassurant ses membres à l’Est. Cela ne signifie
pas que la Russie, après avoir
annexé la Crimée et intimidé
l’Ukraine, va causer des ennuis du même ordre chez les
anciens « alliés » soviétiques.
Mais certains souvenirs ont la
vie dure.
Les Polonais sont bien
conscients du fait qu’il y aura
75 ans cette année, la France
et la Grande-Bretagne ont
pris part à des accords de sécurité les obligeant à déclarer
la guerre à l’Allemagne si cette dernière devait envahir la
Pologne. En septembre 1939,
lorsque l’Allemagne a envahi
la Pologne, les deux pays ont
consciencieusement déclaré
la guerre, mais n’ont pas tiré
un coup de feu et n’ont aidé la
Pologne en aucune manière.
La Pologne a disparu de la
carte de l’Europe pendant
cinq ans.
La crise en Ukraine est vraiment une crise russe. L’Ukraine (ou ce qu’il en reste) va se
transformer de plus en plus en
un pays occidental. La Russie
ne donne aucun signe qu’elle
va en faire autant.
Au lieu de cela, le président
russe Vladimir Poutine semble s’installer dans un long hiver diplomatique. Les ÉtatsUnis doivent s’y préparer, en
particulier en renforçant leurs
partenaires et leurs alliés.
Et surtout en s’assurant du
mieux possible que l’Ukraine
soit bien la dernière victime
de la Russie et non pas la première.
© Project Syndicate, 2014.
mercredi 23 avril 2014
« Je ne supporte pas l’idée que mon fils
soit dans cet endroit froid et sombre »
Naufrage du ferry coréen Plus de 120 morts et 180
corps à retrouver.
Le nombre confirmé de morts
dans le naufrage d’un ferry au
large de la Corée a dépassé
120, hier, alors que les plongeurs s’activent pour retrouver
180 disparus, en majorité des
lycéens.
Une mer calme et de meilleures conditions météo ont permis hier d’accélérer les recherches, mais la visibilité dans l’eau
reste très faible. Les plongeurs
progressent à l’aveugle dans le
labyrinthe des couloirs et des
cabines du ferry totalement
immergé. « Ça reste très difficile pour les plongeurs qui
cherchent des corps à tâtons
dans une eau boueuse », a ainsi
déclaré un porte-parole des
garde-côtes. Selon le dernier
bilan officiel, 121 personnes
sont confirmées mortes et 181
toujours portées disparues.
Le Sewol transportait 476
personnes, lorsqu’il a chaviré et
sombré le 16 avril au matin, au
large de la côte méridionale de
la Corée du Sud. Ce ferry à quatre ponts qui faisait route vers
l’île touristique de Jeju comptait
352 lycéens à bord, en voyage
scolaire. Le proviseur adjoint,
qui faisait partie des rescapés,
s’est suicidé vendredi. Les proches des disparus, des parents
pour la plupart, se réunissent
chaque matin dans le port de
Jindo, l’île voisine du lieu de la
catastrophe, et attendent l’arrivée des bateaux de secours, d’où
sont débarqués, à intervalles de
plus en plus fréquents, les corps
récupérés. Les premiers jours,
les proches des disparus, dévorés par l’angoisse et la douleur,
se disaient frustrés de la lenteur
des opérations de secours, les
plongeurs ne parvenant pas à
pénétrer dans le bâtiment en
raison de la violence des courants. Mais maintenant, l’espoir
de retrouver des survivants s’est
quasiment éteint et les familles
pressent les plongeurs de dégager au plus vite les corps, avant
qu’ils ne soient trop abîmés.
« Je veux juste revoir mon fils,
murmure le père d’un lycéen.
Je veux pouvoir le tenir dans
mes bras et lui dire au revoir. Je
ne supporte pas l’idée qu’il soit
dans cet endroit froid et sombre. »
Les secours s’attendent à un
bilan de quelque 300 morts, car
il n’y a quasiment aucun espoir
de retrouver des personnes vivantes, rescapées dans d’éventuelles poches d’air à l’intérieur
du ferry totalement immergé.
« Un meurtre »
Les Sud-Coréens ont du mal
à comprendre qu’une tragédie
de telle ampleur ait pu avoir lieu
dans leur pays. Les parents des
victimes, mais aussi la presse et
l’opinion publique, expriment
leur incompréhension, leur
colère et leur douleur dans de
violentes critiques adressées aux
autorités en général. Les gardecôtes sont pris à partie, de hauts
responsables politiques dont le
Premier ministre ont été hués
et bousculés. Mais c’est surtout
le capitaine du ferry, Lee Joonseok, qui est voué aux gémonies. Arrêté avec six membres
de l’équipage, il est poursuivi
pour négligence et carence dans
la sécurité d’autrui. Deux autres
membres d’équipage ont été
arrêtés hier. On lui reproche
d’avoir tergiversé à évacuer le
bateau lorsqu’il était encore
temps, après un choc qui a immobilisé le ferry mais avant qu’il
ne pique du nez vers le fond, un
laps de temps de 40 minutes,
et d’avoir ensuite abandonné le
navire alors que des centaines de
passagers étaient à bord, piégés.
L’équipage a tenté d’accéder
aux canots de sauvetage, mais
« le navire penchait trop », a expliqué un des marins rescapés.
Un seul des 46 canots avait été
lancé à la mer. La présidente de
la Corée du Sud, Park Geunhye, qui a elle aussi été prise à
partie lors d’une rencontre tendue avec les parents la semaine
dernière, a assimilé lundi les
actes du capitaine et de certains
membres de l’équipage à « un
meurtre ».
Des communications, rendues publiques ce week-end,
entre le navire et les autorités
maritimes montrent un équipage paniqué, incapable de prendre une décision, alors que le
Sewol, immobilisé, est près de
sombrer. Le capitaine et deux
tiers de l’équipage font partie
des 174 personnes récupérées
vivantes, tout de suite après le
naufrage.
À trois jours de l’arrivée de
Barack Obama à Séoul, un responsable américain a indiqué
qu’« une grande partie de cette
visite » aurait pour but d’apporter le soutien des États-Unis
à leur allié sud-coréen « dans
cette épreuve douloureuse ».
(Source : AFP)
L’espoir de retrouver des survivants s’est quasiment éteint et les
familles pressent maintenant les plongeurs de dégager au plus
vite les corps, avant qu’ils ne soient trop abîmés.
Nicolas Asfouri/AFP
Brèves
Iran
Des familles de détenus
dénoncent des violences
contre leurs proches
Somalie
Deux députés assassinés
à Mogadiscio en 24
heures
Turquie /
Présidentielle
Erdogan envisage
de faire campagne
en Europe
Soudan du Sud
Les rebelles nient avoir
massacré des civils
malgré des éléments
accablants
Plusieurs dizaines de membres
de familles de prisonniers
d’opinion se sont rassemblés
hier près de la présidence
pour dénoncer des violences
commises selon eux la
semaine dernière contre leurs
proches détenus à Téhéran, a
rapporté un site d’opposition
iranien. Selon le site kaleme.
com, plusieurs prisonniers
ont été violemment frappés
le 17 avril lors d’une fouille
des cellules dans la section
350 de la prison d’Evine, où
sont détenus des prisonniers
d’opinion.
Le Premier ministre turc
Recep Tayyip Erdogan,
très probable candidat à
l’élection présidentielle d’août
prochain, envisage de faire
campagne dans plusieurs
pays d’Europe auprès des
électeurs turcs expatriés,
a-t-on indiqué hier dans son
entourage. Car ce scrutin
sera ouvert pour la première
fois aux quelque 2,6 millions
de Turcs en âge de voter
qui vivent à l’étranger, dont
1,5 million dans la seule
Allemagne.
C’est ainsi que dans le cadre
de sa tournée électorale,
M. Erdogan veut visiter en
premier lieu plusieurs villes
d’Allemagne pour ensuite se
rendre en France et aux PaysBas, deux pays qui abritent
également d’importantes
communautés turques.
Ce 1er mai, Taksim
ne sera pas ouverte
aux rassemblements
publics
Le Premier ministre turc,
Recep Tayyip Erdogan,
a catégoriquement exclu
toute manifestation pour
le 1er mai cette année sur
la place Taksim d’Istanbul,
lieu emblématique de la
fronde antigouvernementale
de juin 2013, promettant
sinon de les réprimer. « Allez
manifester dans d’autres
endroits d’Istanbul » qui sont
ouvert aux rassemblements
publics, a lancé M. Erdogan
au Parlement à l’adresse
de groupes civiques et de
syndicats qui insistent pour
se rassembler sur cette place
centrale pour la fête du
Travail.
Abdiaziz Isak Mursal, un
député somalien, a été tué
par balles hier à Mogadiscio,
a annoncé la police, au
lendemain de l’assassinat
dans la capitale somalienne
d’un autre député, tué dans
l’explosion d’une bombe fixée
sur sa voiture, deux meurtres
revendiqués par les islamistes
shebab.
« Nous sommes responsables
du meurtre de ce député
mécréant qui servait les intérêts
des étrangers », a déclaré hier
Abdulaziz Abu Musab, un
porte-parole des shebab.
Les rebelles sud-soudanais
menés par l’ancien viceprésident Riek Machar ont
nié hier avoir massacré des
centaines de civils en reprenant
la localité septentrionale de
Bentiu. La veille, la Mission
de l’ONU au Soudan du Sud
(Minuss) avait nommément
accusé les troupes fidèles à
Riek Machar d’avoir tué, sur
des critères ethniques, plusieurs
centaines de civils à compter
du 15 avril, date à laquelle la
rébellion affirmait avoir repris
le contrôle de Bentiu.
Avalanches
Les sherpas népalais ne
graviront plus l’Everest
cette saison
Les guides népalais ont
annoncé hier qu’ils avaient
décidé de ne pas gravir
l’Everest cette saison en
hommage à leurs seize
collègues tués vendredi dans
une avalanche, mettant
fin aux projets d’ascension
de centaines d’alpinistes
étrangers. Les sherpas
apportent une aide cruciale
à toute ascension du plus
haut sommet du monde,
en transportant tentes et
approvisionnement mais aussi
en réparant les échelles et en
fixant des cordes pour aider
leurs clients à atteindre le
sommet de 8 848 mètres.
Russie
Les blogs visés par
de nouvelles lois
« antiterroristes »
La Chambre basse du
Parlement russe a adopté
hier plusieurs lois renforçant
le contrôle des autorités
sur les blogs, leur conférant
les mêmes obligations
qu’aux médias, figurant
dans un paquet de lois
« antiterroristes ». Selon le
texte, tout blogueur dont le
site est consulté par plus de
3 000 visiteurs par jour doit
se signaler auprès de l’autorité
de contrôle des médias,
Roskomnadzor, et conserver
toutes ses données pendant six
mois. Une autre loi adoptée
hier double aussi la peine
minimale pour participation
aux troubles massifs à l’ordre
public, qui passe de 4 à 8 ans
de prison. Dans ce contexte,
le fondateur du premier réseau
social russe, le VKontakte,
Pavel Dourov, a annoncé avoir
quitté la Russie, évoquant des
tensions avec les autorités.
L’opposant Navalny
reconnu coupable de
« diffamation »
La justice russe a reconnu hier
l’opposant Alexeï Navalny
coupable de « diffamation » et
l’a condamné à une amende de
6 000 euros pour s’être servi
de Twitter pour « accuser sans
fondement » un élu municipal
moscovite de « toxicomanie ».
Plus tôt dans la journée, M.
Navalny était sorti du silence
imposé dans le cadre de son
assignation à résidence, pour
clamer son innocence dans une
autre affaire. M. Navalny est
visé, avec son frère Oleg, par
une enquête pour escroquerie
au détriment de la marque
française de cosmétiques
Yves Rocher, pour laquelle ils
risquent jusqu’à 10 ans de camp.
Corées
Le Nord pourrait
préparer un 4e essai
nucléaire, selon Séoul
La Corée du Sud a indiqué
hier avoir détecté une hausse
de l’activité sur le site des tests
nucléaires côté Nord, signe
selon Séoul que Pyongyang
pourrait préparer un quatrième
essai nucléaire. Le programme
nucléaire nord-coréen a atteint
un stade qui lui permet de
mener un test « lorsqu’il le
souhaite », une fois l’ordre
donné par le pouvoir à
Pyongyang, a annoncé le
porte-parole du ministère sudcoréen de la Défense, Kim
Min-seok. Il a souligné qu’il
pourrait s’agir d’ « un leurre »,
avant l’arrivée du président
américain Barack Obama,
attendu à Séoul vendredi,
dans le cadre d’une tournée en
Asie. Coutumière des actes
de provocation, Washington
a dit pour sa part surveiller
« de très près » les activités de
Pyongyang.
International 11
mercredi 23 avril 2014
Proche-Orient
Une paix avec Israël ou une
réconciliation Fateh-Hamas ?
Les Palestiniens ont décidé de
relancer leurs efforts de réconciliation interne en l’absence
de progrès dans les négociations de paix avec Israël, à
une semaine de la fin des neuf
mois impartis pour parvenir à
un accord.
Une délégation de l’OLP
est ainsi arrivée hier soir à
Gaza en provenance de Ramallah. Elle est conduite par
Azzam al-Ahmad, un dirigeant du Fateh, le parti du
président Mahmoud Abbas.
Elle a rencontré le chef du
gouvernement du Hamas,
Ismaïl Haniyeh, et le n° 2 du
mouvement islamiste, Moussa
Abou Marzouq. D’autres réunions sont prévues jusqu’à la
fin de la semaine à Gaza.
Parallèlement, les Palestiniens ont minimisé leur menace de dissoudre l’Autorité palestinienne en cas d’échec des
pourparlers de paix. « Aucun
Palestinien ne parle de démanteler l’Autorité palestinienne »,
a déclaré le négociateur en chef
Saëb Erakat, démentant que
les Palestiniens aient pour le
moment l’intention de « rendre
les clés » à Israël de l’administration des territoires occupés.
Le Premier ministre israélien,
Benjamin Netanyahu, a pour
sa part accusé les Palestiniens
de saborder le processus de
paix. « L’Autorité palestinienne, qui menaçait hier de se
dissoudre, parle aujourd’hui de
réunification avec le Hamas »,
a déploré lundi M. Netanyahu,
ajoutant : « Ils doivent décider
s’ils veulent la paix ou se réunifier avec le Hamas. »
Israéliens et Palestiniens
multiplient les gestes d’hostilité depuis qu’Israël a refusé
de libérer comme prévu le 29
mars un dernier contingent de
prisonniers, en réclamant une
prolongation des négociations
de paix au-delà de l’échéance
prévue du 29 avril. Mahmoud
Abbas a répété hier qu’il était
disposé à prolonger les pourparlers, mais à condition que le
gouvernement israélien relâche
les prisonniers, gèle la colonisation et accepte de discuter de
la délimitation des frontières
du futur État palestinien. Un
haut responsable israélien a
aussitôt rejeté les exigences palestiniennes. « Celui qui présente de telles conditions ne
veut pas la paix », a-t-il affirmé
sous couvert d’anonymat.
(Source : AFP)
Les Arabes chrétiens israéliens
bientôt conscrits ?
L’armée israélienne va commencer à envoyer des appels
à la conscription à des Arabes
israéliens de confession chrétienne, une mesure sans précédent et très controversée, a
annoncé hier la radio militaire
israélienne. Interrogé, un porteparole de l’armée n’était pas
en mesure de confirmer cette
information. Jusqu’à présent,
les Arabes israéliens chrétiens
pouvaient effectuer leur service
militaire en se portant volontaires. Les Arabes chrétiens qui
recevront la convocation pourront toutefois toujours refuser
d’être enrôlés, selon la radio. À
l’instar des juifs orthodoxes, les
Arabes israéliens sont exemptés
du service militaire. La décision
de l’armée a aussitôt déclenché
une polémique au sein de la
communauté. Environ 130 000
Arabes israéliens sont de
confession chrétienne.
Arabie saoudite
Le coronavirus se propage, le ministre
de la Santé relevé de ses fonctions
L’Arabie saoudite a recensé sur
son territoire 17 nouveaux cas
de contamination au syndrome
respiratoire du Moyen-Orient
(MERS), le nombre total de
cas confirmés ayant bondi d’un
tiers en une semaine dans le
royaume. Le sentiment d’urgence dans la lutte contre ce
coronavirus mortel est d’autant
plus fort que l’Arabie saoudite
s’apprête à accueillir des pèlerins du monde entier en juillet
à l’occasion du ramadan. Puis
en octobre, des millions de fidèles sont attendus à La Mecque et à Médine pour le hajj,
le pèlerinage annuel.
Les 17 nouveaux cas, annoncés lundi soir par le ministère de la Santé, portent à
261 le nombre total de personnes contaminées, parmi
lesquelles 81 sont mortes.
Avec les 49 autres cas annoncés ces derniers jours, cela
représente une hausse de 34 %
en une semaine des infections
confirmées en laboratoire. Les
autorités sanitaires saoudiennes et internationales soulignent toutefois que le MERS,
qui provient des chameaux, se
transmet difficilement entre
Un coronavirus vu au microscope électronique. êtres humains.
Lundi, dans un climat d’inquiétude croissante de la population face à la propagation
du coronavirus, pour lequel
il n’existe ni vaccin ni traitement antiviral, le roi Abdallah a limogé son ministre de
la Santé, Abdallah al-Rabia.
Ce dernier avait été critiqué
sur les réseaux sociaux pour sa
gestion de la crise. Dimanche,
il avait annoncé que la maladie n’avait pas encore atteint
le stade d’épidémie et assuré
que les mesures prises par
ses services étaient « compatibles avec les standards internationaux ». Le ministre,
Photo AFP
médecin de formation, a été
« relevé de ses fonctions et
nommé conseiller au cabinet
royal avec rang de ministre »,
a annoncé lundi soir l’agence
SPA sans autres précisions.
Le ministre du Travail, Adel
Faqih, a été chargé d’assurer
l’intérim, a ajouté SPA.
Le coronavirus MERS est
considéré comme un cousin plus mortel mais moins
contagieux du virus responsable du syndrome respiratoire
aigu sévère (SRAS), qui avait
fait près de 800 morts dans le
monde en 2003.
(Sources : agences
et rédaction)
Libye
Ali Tarhouni, un libéral, élu président
de l’Assemblée constituante
Ali Tarhouni, un libéral, a été
élu président de l’Assemblée
constituante libyenne, a indiqué hier un porte-parole de
l’Assemblée, Naji al-Harbi.
M. Tarhouni est un ancien
opposant du régime déchu de
Mouammar Kadhafi. Après
plusieurs années en exil, il est
rentré au pays pour rejoindre la
rébellion de 2011 contre l’ancien régime. Il avait notamment occupé le poste de ministre dans le bureau exécutif
du Conseil national de transition (CNT) qui était le bras
politique de la rébellion. Après
la chute du régime Kadhafi,
M. Tarhouni a fondé le Parti
national centriste (PNC) qui
s’était allié avec d’autres partis
et personnalités de tendances
libérales, au sein de l’Alliance
des forces nationales (AFN).
L’Assemblée constituante,
élue le 20 février pour rédiger
la Constitution de la Libye,
a lancé ses travaux lundi lors
d’une cérémonie à al-Baida,
dans l’Est libyen, en présence
de 47 membres. L’Assemblée
devait compter 60 membres,
représentant à égalité les trois
régions historiques de la Libye,
la Cyrénaïque, le Fezzan et la
Tripolitaine, sur le modèle du
comité des Soixante qui avait
rédigé la première Constitution en 1951, abolie par le
dictateur déchu Mouammar
Kadhafi en 1977. Mais en raison des violences ayant émaillé
le scrutin du 20 février, seulement 47 membres ont été
élus. De nouvelles élections
devraient être organisées dans
les régions concernées, pour
attribuer les 13 sièges non
pourvus. Aucune date n’a été
fixée toutefois jusqu’ici pour le
scrutin.
L’Assemblée a 18 mois pour
rédiger le projet de Constitution qui doit déterminer la
structure du pouvoir, le statut
des minorités et la place de la
charia. Après son adoption par
la Constituante, la Loi fondamentale doit être soumise à
référendum.
Par ailleurs, les autorités tunisiennes ont affirmé qu’elles
n’accepteraient jamais de négocier sous la pression, en réaction à l’enlèvement le 21 mars
d’un employé de l’ambassade
de Tunisie à Tripoli. « (...) Il y
a d’autres moyens qui peuvent
être utilisés (...) », a déclaré le
ministre tunisien des Affaires
étrangères, Mongi Hamdi. Il
a ajouté que « cette décision
est aussi celle du président de
la République et du chef du
gouvernement ». Le ministre
réagissait à la diffusion lundi
sur les réseaux sociaux d’une
vidéo montrant l’otage et
dans laquelle les ravisseurs, un
groupuscule méconnu appelé
Chabab al-Tawhid, adresse un
message écrit « au gouvernement de la Tunisie : Comme
vous emprisonnez les nôtres,
nous emprisonnons les vôtres,
comme vous tuez les nôtres,
nous tuons les vôtres ». La vidéo diffusée dimanche ne fait
pas mention du diplomate alAroussi Kontassi, enlevé jeudi
dernier par le même groupuscule, selon Tunis.
(Source : AFP)
route menant à l’aéroport, a
indiqué ce responsable qui a
requis l’anonymat. Il a précisé
que l’officier se rendait à pied
à son travail. Lundi soir,
un officier de la sécurité de
l’aéroport, Farès al-Suwaydi,
avait déjà été tué devant
l’aéroport par des hommes
armés à moto qui ont ouvert
le feu en sa direction, selon
un autre responsable de la
sécurité. Lundi matin, un
colonel du service de sécurité
intérieure avait également
été abattu et un autre blessé
par des inconnus circulant
toujours à moto à Sanaa.
Ce dernier, le colonel Abdel
Karim al-Areij, est décédé
dans la nuit des suites de ses
blessures. Plusieurs officiers
ont été tués au cours des
derniers mois à Sanaa par
des inconnus circulant à
moto. El-Qaëda n’a jamais
revendiqué ces attentats,
même si le réseau pourrait
en être responsable selon des
officiels yéménites.
Yémen
Série d’assassinats
d’officiers à Sanaa
Deux officiers yéménites
et deux responsables de la
sécurité ont été abattus à
Sanaa en deux jours alors
qu’une opération d’envergure
est menée contre el-Qaëda
dans le pays, a indiqué hier un
responsable. Le colonel Abdel
Razak al-Jabali, responsable
de l’entraînement au sein
de la police militaire, a été
abattu hier matin par deux
hommes armés à moto sur la
Damas accusé de nouvelles
et inédites attaques chimiques
Révolte Washington et Paris soupçonnent le régime d’utiliser du chlore industriel
dans les bombardements des zones rebelles.
Alors que la Syrie est plongée dans un conflit sans cesse
plus complexe, Washington
et Paris ont indiqué, en pointant Damas du doigt, avoir
des éléments sur l’utilisation
récente de produits chimiques industriels toxiques. La
Maison-Blanche a ainsi fait
état d’une attaque de ce type
à Kafarzita, un bastion rebelle de la province de Hama.
Le 12 avril, des militants
et l’Observatoire syrien des
droits de l’homme (OSDH)
avaient accusé l’armée d’avoir
mené une frappe aux barils
d’explosifs ayant provoqué
« suffocations et empoisonnements » chez des habitants de
ce village. Mais la télévision
officielle syrienne avait accusé
le Front al-Nosra, branche
syrienne d’el-Qaëda, d’avoir
attaqué Kafarzita au « chlore
toxique ». Des militants antirégime ont également évoqué
d’autres attaques au chlore, la
plus récente ayant eu lieu lundi, selon eux, dans la province
d’Idleb.
Après une attaque dévastatrice en août près de Damas, la
Syrie s’était engagée à détruire
son arsenal d’armes chimiques
d’ici au 30 juin. À ce stade,
près de 80 % de cet arsenal
a été évacué ou détruit, selon
la mission conjointe de l’Organisation pour l’interdiction
des armes chimiques (OIAC)
et l’ONU. Hier, l’Organisation pour l’interdiction des
armes chimiques (OPCW) a
annoncé pour sa part que Damas a remis 86 % de ses armes chimiques. Une nouvelle
cargaison a été livrée hier au
port syrien de Lattaquié faisant passer « à 86,5 % du total
la quantité d’armes chimiques
retirée de Syrie », selon un
communiqué de l’OPCW.
Mais d’après Hamish de
Bretton-Gordon, un expert
en armes chimiques, le chlore
est un produit très largement
utilisé dans le civil et Damas
n’a donc pas eu à en communiquer ses stocks. Sa toxicité
est assez faible, mais il reste
« très efficace dans ce type de
guerre, dans des zones urbaines, les armes chimiques s’introduisant dans tous les coins
et recoins », a-t-il ajouté.
Dissuader les jihadistes
Sur le terrain, les combats
continuaient de faire rage hier.
L’aviation a notamment de
nouveau bombardé des zones
rebelles à Alep et Homs. De
fait, la Croix-Rouge s’est dit
« horrifiée » par l’escalade des
violences ces derniers jours à
Alep, faisant état « d’attaques
à tort et à travers contre des
civils ». Elle a appelé toutes
les parties à respecter le droit
international et à laisser passer l’aide humanitaire. En
outre, des sources jihadistes
et l’OSDH ont rapporté que
la lutte fratricide entre groupes rebelles avait coûté la vie
à Mamadou Cuspert, un Allemand venu combattre en
Syrie après avoir abandonné
une carrière de rappeur sous
le nom de Deso Dogg. Engagé au sein du groupe radical
Daech (l’État islamique en
Irak et au Levant, lié à elQaëda), il a été tué dans un
attentat-suicide mené par ses
rivaux du Front al-Nosra.
À ce sujet, la France, qui
estime à environ 500 le nombre de ses ressortissants partis
se battre en Syrie, va présenter
aujourd’hui de nouvelles mesures pour dissuader les candidats au jihad. Les services
antiterroristes redoutent qu’à
leur retour ils ne commettent
des actes terroristes en territoire français. Le président
François Hollande s’est donc
engagé hier à prendre « toutes
les mesures pour dissuader,
empêcher, punir ceux ou celles qui seraient tentés par le
jihad (...) La France déploiera
tout un arsenal, en utilisant
toutes les techniques, y compris la cybersécurité, pour lutter contre ce phénomène ».
Dans le sens inverse, la
Turquie a annoncé que le
nombre de réfugiés syriens
accueillis sur son sol avait dépassé le million, mais assuré
qu’elle ne leur fermerait pas la
porte. Selon l’ONU, le conflit
a déraciné près de la moitié de
la population syrienne, avec
6,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et
2,6 millions de réfugiés dans
les pays voisins.
Présidentielle décriée
de toutes parts
Dans ces conditions, l’an-
Une femme, victime selon des militants syriens d’une attaque
au chlore perpétrée par l’armée de Damas, est soignée dans
l’hôpital de Bab el-Hawa à la frontière avec la Turquie.
Amer Alfaj/Reuters
nonce lundi qu’une élection
présidentielle aurait lieu le 3
juin en Syrie a provoqué de
vives critiques. L’opposition
syrienne a qualifié de « farce »
ce scrutin qui devrait conduire
à la réélection inéluctable de
Bachar el-Assad. Washington
a dénoncé une « parodie de
démocratie ». Londres a estimé que son résultat n’aurait
« aucune valeur ni crédibilité ».
La Ligue arabe a de son côté estimé qu’il n’était « pas possible
Michel Kilo appelle à soutenir les démocrates
syriens
Michel Kilo, président de
l’Union démocratique syrienne
(UDS), a publié un communiqué au lendemain de la libération des quatre journalistes
français retenus en otages en
Syrie, se félicitant de l’heureux
dénouement de cette affaire.
En voici le texte intégral :
« C’est avec soulagement
que j’apprends ce matin la
libération de quatre journalistes
français retenus en otages en
Syrie depuis presque un an. Je
félicite l’action du gouvernement et des services français
qui ont permis cette libération
et se tient aux côtés des fa-
milles des otages qui ont vécu
dans l’angoisse et l’attente ces
derniers mois. J’ai établi tous
les contacts pour la libération des journalistes depuis
plusieurs mois et je poursuivrai
les efforts pour la libération de
tous les innocents arrêtés en
Syrie.
« Ma pensée va également à
tous ceux qui continuent de
défendre la liberté de la presse
et le droit à l’information au
péril de leur vie partout dans
le monde ainsi qu’aux autres
otages toujours détenus en Syrie, en particulier le père Paolo
Dall’Oglio détenu par le même
groupe que les journalistes qui
viennent d’être libérés.
« Je me réjouis du fait que
nous, démocrates, ayons lancé
la seconde révolution. En effet,
nous nous battons maintenant
sur deux fronts : contre Bachar
et son armée soutenus par
le Hezbollah, les pasdaran
iraniens et contre les groupes
d’el-Qaëda en Syrie (Daech).
Maintenant que la vérité est au
grand jour et que les liens entre
le régime de Bachar et Daech
sont bien établis, je tiens à ce
que tous les démocrates et toutes les démocraties soutiennent
les démocrates syriens. »
d’organiser une élection présidentielle transparente, démocratique et crédible au milieu
de cette tragédie humaine ».
« La tenue d’une élection dans
les circonstances actuelles, en
plein conflit et avec des déplacements massifs de population,
va nuire au processus politique
et éloigner la perspective d’une
solution pacifique (...) », a pour
sa part affirmé le porte-parole
de l’ONU, Stéphane Dujarric.
Et enfin, l’Union européenne
a vivement déploré la tenue de
l’élection, estimant qu’elle serait « dépourvue de toute crédibilité ».
Jusqu’à présent, Bachar
el-Assad, comme son père
Hafez, avait été élu par référendum. Candidat unique, il
a recueilli 97,29 % des voix en
2000 puis 97,62 % en 2007.
La nouvelle Constitution
approuvée en 2012 permet
des candidatures multiples.
Mais pour se présenter, il faut
avoir vécu en Syrie de manière
continue ces 10 dernières années et obtenir le parrainage
d’au moins 35 des 250 députés, ce qui exclut les opposants
en exil et limite fortement les
opposants de l’intérieur.
(Sources : agences
et rédaction)
« Une kalach sur la tête, menottes dans le dos... »
Témoignage L’enlèvement, les premiers jours, les conditions de détention, la notion du
temps : les journalistes français ex-otages en Syrie racontent leur calvaire de dix mois.
Une kalachnikov sur la tête
et le calvaire commence pour
les journalistes français Didier
François, Édouard Élias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès,
otages 10 mois en Syrie : les
coups, la faim, le froid, l’obscurité, un jeu d’échecs bricolé,
mais aussi une « surréaliste »
bataille de boules de neige avec
les geôliers...
Après leur libération samedi,
les ex-otages ont livré, sur Europe 1 pour Didier François et
Édouard Élias, et France 24 et
Arte pour Nicolas Hénin, les
détails de leur quotidien éprouvant, depuis l’enlèvement par
un groupe jihadiste jusqu’à la
« première odeur de liberté » à
la frontière turque. Et le retour
en France, dimanche.
Le grand reporter d’Europe
1 Didier François et le photographe Édouard Élias, 23 ans,
sont enlevés au nord d’Alep le
6 juin 2013. Le 22, c’est au tour
de Nicolas Hénin, 37 ans, reporter pour Le Point, et Pierre
Torrès, 29 ans, photographe
indépendant, à Raqqa. Didier
François et Édouard Élias roulent après avoir passé la frontière turco-syrienne quand ils sont
arrêtés par des hommes armés
et masqués. « Une kalach sur la
tête, menottes dans le dos... En
anglais, ils nous ont dit : Don’t
be worry (ne vous inquiétez
pas), on va tout vérifier, ça
peut être réglé en une heure »,
raconte Didier François. Puis,
« on se retrouve en t-shirt, sans
ceinture, sans chaussures » pour
ne pas s’enfuir, « sans téléphone, sans rien. Et avec quelque
chose sur la tête ».
Fuite avortée...
« Ils vous mettent tout de suite dans l’ambiance. La pression
est très, très, très forte. Quatre
jours sans manger et sans boire.
Au quatrième jour sans boire,
on commence vraiment à être
mal, menotté à un radiateur et
des coups. C’est un peu pour
casser les velléités de résistance », raconte Didier François. Nicolas Hénin a réussi
au troisième jour à s’éloigner
d’une dizaine de kilomètres.
« J’ai passé une nuit en liberté
à courir dans la campagne sy-
Les quatre journalistes Édouard Élias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torrès accueillis en
France par le président François Hollande et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le
dimanche 20 avril, jour de Pâques. Thomas Samson/AFP
rienne avant de me faire rattraper par mes ravisseurs. » Pour
Didier François, les chances de
succès tiennent du « miracle ».
D’abord, « on est restés sans
chaussures pendant dix mois ».
Puis « vous êtes vêtus de manière assez visible (...) vous
ressemblez à Superman mais
en couleur plus brillante. Il n’y
a strictement aucune chance de
passer inaperçu ».
Après les interrogatoires menés séparément, les quatre sont
rassemblés. Ils seront ensemble
la majorité du temps. Enfermés
dans « des caves avec des portes
en fer et des barreaux sur tous
les interstices », ils ne revoient
la lumière du jour que durant
« 15 jours, trois semaines, dans
une maison », raconte Didier
François. Pendant un mois et
demi, ils restent menottés et
enchaînés. Ils sont régulièrement déplacés. « Une longue
errance », selon Nicolas Hénin
qui a comptabilisé une dizaine
de lieux de détention, en zones
de guerre, parfois proches des
lignes de combat. Pour lui, le
plus difficile au début est « le
manque de nourriture » et le
« froid ». « On est descendu
très, très bas en poids », confirme Didier François. Ils sont
mieux nourris les derniers mois
« quand les négociations ont
commencé à reprendre ».
Ils sont sales. « J’ai gardé
les habits avec lesquels j’ai été
capturé le 22 juin jusqu’au 23
décembre », raconte Nicolas
Hénin. Sur les violences physiques, les geôliers et de possibles
codétenus, les otages refusent
d’élaborer. Didier François raconte des simulacres d’exécution, « pistolet sur la tempe ou
sur le front ». Penser aux proches est douloureux. « Ma véritable inquiétude était celle-là.
Comment ils allaient réagir ? »
... sauf la mort
de Mandela
Dans de telles conditions,
la cohabitation entre otages
n’est pas toujours simple : « Il
y a eu d’énormes tensions entre
nous. » Sans lumière du jour,
« on perd le compte », explique
Édouard Élias. « Mais grâce à
Nicolas, qui est un homme de
chiffres, on a réussi à rester calés. » Les cinq prières par jour
des musulmans servent de repères. Ils ne savent quasiment
rien du monde extérieur, sauf
la mort de Mandela annoncée
par les geôliers. « Le temps était
long », dit Édouard Élias qui a
confectionné avec Didier François un jeu d’échecs dans une
boîte à fromage, avec un coupeongle et un stylo, le tout caché
dans la doublure de la veste et
les chaussettes du photographe.
Les deux se donnent aussi des
« cours » de photographie ou
de plongée sous-marine, et se
remémorent les grandes dates
de l’histoire de France depuis
Clovis.
Le contact avec les geôliers os-
cille entre des « phases dures » et
« des phases de détente absolue »,
résume Didier François, qui décrit un « moment surréaliste »
où les gardes sont entrés dans
la cellule prétendant apporter à
manger et au lieu de ça, « avaient
amené de la neige, et ont fait une
bataille de boules de neige avec
nous. Une espèce de virgule de
sourire au milieu de dix mois » où
« vous êtes en mode survie ».
Au début, « on n’y croyait pas.
On avait l’habitude qu’on nous
dise : Vous allez en Turquie et de
se retrouver dans une autre cave»,
raconte Édouard Élias. Ils sont
alors emmenés en voiture jusqu’à
la frontière qu’ils passent à pied.
« On a su qu’on était libres quand
un capitaine de l’armée turque
nous a fait passer devant lui, et
la première odeur de liberté a été
de le serrer dans nos bras », relate
Didier François.
« Il fallait aller » en Syrie après
avoir appris que le régime d’Assad
avait fait usage d’armes chimiques. « C’est indiscutable », pour
le grand reporter. « C’est notre
métier de trouver les témoignages et de les rapporter. Si on ne
fait pas ça, à quoi sert-on ? »
(Sources : agences
et rédaction)
Mali
« La France ne laissera pas
le meurtre de Gilberto
Rodrigues Leal impuni »
L’un des deux derniers otages
français enlevés au Mali, Gilberto Rodrigues Leal, est mort,
a annoncé hier le Mouvement
pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), groupe
jihadiste qui avait revendiqué
son rapt en novembre 2012.
« (...) Il est mort, parce que la
France est notre ennemie », a
déclaré Yoro Abdoul Salam, un
responsable du Mujao. Il n’a pas
précisé quand, où et dans quelles circonstances l’otage était
mort. La semaine dernière déjà,
un autre responsable du Mujao
avait annoncé « la fin de vie »
de l’otage, âgé de 62 ans. « La
France fera tout pour connaître
la vérité sur ce qui est arrivé à
Gilberto Rodrigues Leal et elle
ne laissera pas ce forfait impuni », a assuré le président français François Hollande, dans un
communiqué diffusé hier soir.
« Il y a tout lieu de penser que
notre compatriote est décédé
depuis plusieurs semaines du
fait des conditions de sa détention », a-t-il affirmé.
12 Sports
mercredi 23 avril 2014
Football
Real Madrid-Bayern Munich,
deux ogres pour une demi-finale
Chelsea neutralise l’Atletico Madrid
Ligue des champions Le Bayern Munich, tenant du titre, se déplace en
épouvantail ce soir à Madrid (21 h 45 Beyrouth) pour sa demi-finale
aller face au Real, neuf fois vainqueur de la C1 et dont l’attaquant
Cristiano Ronaldo est le bourreau des clubs allemands cette saison.
Philipp Lahm, capitaine
du Bayern, a parfaitement
résumé les choses : « Cette affiche de demi-finale
aurait aussi été digne de la
finale. »
De fait, le Real et le
Bayern cumulent à eux deux
14 C1 et leur affrontement
laissera quoi qu’il arrive de
côté un géant européen. Le
stade Santiago-Bernabeu
redoute que ce soit à nouveau la « Maison blanche »,
comme cela s’est produit
à quatre reprises sur cinq
confrontations Real-Bayern
en demi-finale (1976, 1987,
2001, 2012).
« À Madrid, on a le surnom de “bête noire”. Il faut
être capable de le prouver
une fois de plus », a souligné Karl-Heinz Rummenigge, le patron du club
munichois.
À l’heure où le Real est
encore à la lutte pour le titre
en Liga, le Bayern a pour sa
part les mains libres : sacré champion fin mars et
qualifié pour la finale de la
Coupe d’Allemagne, il ambitionne de devenir le premier club à conserver son
titre en C1 depuis la création de la Ligue des champions moderne en 1993.
Pour éliminer Karim
Benzema et ses partenaires,
l’équipe de Franck Ribéry
doit faire aussi bien qu’en
2011-2012, quand elle
avait sorti le Real aux tirs
au but (2-1, 1-2). Héros ce
soir-là, le gardien Manuel
Neuer est a priori remis
d’une blessure à un mollet
Basket-ball
et devrait regoûter au Bernabeu.
Ronaldo, croqueur
d’Allemands et de
records
Motif d’espoir pour le
Real, le retour de blessure de
Cristiano Ronaldo se profile
pour ce choc.
Le Portugais, absent trois
semaines, s’est entraîné normalement lundi et mardi et
l’entraîneur Carlo Ancelotti
s’est dit « confiant » sur sa
participation.
De quoi effrayer le
Bayern : Ronaldo est le fossoyeur des clubs allemands
cette saison en C1, avec
quatre buts en deux matches
contre Schalke 04 en huitième de finale (6-1, 3-1) et
un but en quart aller contre
Dortmund (3-0).
S’il joue ce soir, il aura une
motivation supplémentaire
avec la possibilité d’améliorer le record du nombre de
buts inscrits dans une seule
édition de la C1, qu’il codétient actuellement avec 14
buts, comme Lionel Messi
et José Altafini « Mazzola ».
Et il devrait être épaulé
en attaque par Benzema et
Bale, lequel semble remis
d’une grippe, pour tenter de
qualifier enfin le Real pour
la finale après trois échecs
consécutifs en demies.
Guardiola et Ancelotti,
bêtes noires
Pep Guardiola n’a jamais
perdu au stade Bernabeu (5
victoires, 2 nuls) et son nom
donne encore des sueurs froi-
(Memphis) l’an passé, a
reçu 555 points sur 1 125
possibles et a été placé en
première position par 100
des 125 journalistes spécialisés consultés.
Il a surtout totalisé près
du double des points de ses
dauphins réunis, Roy Hibbert (Indiana), deuxième
(166 points), et DeAndre Jordan (Los Angeles
Clippers), troisième (121
points).
Dans l’histoire des Chicago Bulls, seul Michael Jordan avait remporté ce trophée de « Defensive Player
Pep Guardiola, l’entraîneur du Bayern, n’a jamais perdu au stade
Bernabeu (5 victoires, 2 nuls) et son nom donne encore des
sueurs froides au Real. Pedro Ugarte/AFP
des au Real.
Mais sous la houlette du
Catalan, deux fois vainqueur de la C1 avec le Barça
(2009, 2011), le Bayern a
montré des faiblesses après
sa conquête du titre national : il reste sur une défaite
et deux victoires sans grand
brio.
Philipp Lahm est toutefois
convaincu que « l’équipe va
montrer mercredi qu’elle répond toujours présent pour
les matches importants » car
« au top niveau, la passion et
le cœur font la différence ».
L’expérience aussi, et
cela, Carlo Ancelotti n’en
of the Year », en 1988. Le
géant
franco-américain
(2,15 m) fait désormais partie d’un cercle prestigieux
fréquenté par « M.J. », Hakeem Olajuwon, Dikembe
Mutombo, Alonzo Mourning, David Robinson ou
Dwight Howard.
Cette distinction est logique, car Noah, surnommé
plus jeune « le bâton de colle
collant » tant il ne lâchait
jamais son adversaire direct,
réalise de loin la meilleure
saison de sa carrière NBA,
débutée en 2007, déjà à
Chicago.
46 « double-double »
Ses statistiques sont affolantes avec 12,6 points, 11,3
rebonds et 5,4 passes par
match de saison régulière,
sans oublier 1,51 contre et
1,24 ballon volé.
Ces chiffres – auxquels on
peut ajouter ses 80 matches
de saison régulière sur 82
et ses 46 « double-double »
(deux catégories de statistiques à plus de dix unités)
– ne disent toutefois pas la
nouvelle dimension prise
par le fils de l’ancien joueur
de tennis Yannick Noah.
Dans une ville encore fortement marquée par l’ère
Michael Jordan, Noah, volontiers chambreur avec ses
adversaires et toujours capable de coups de sang comme
d’insulter un arbitre, a redonné espoir à Chicago.
Le style des Bulls 201314 est certes plus défensif et
moins spectaculaire que celui de la période dorée (six
titres entre 1991 et 1998),
Les Knicks limogent Mike Woodson
Les New York Knicks ont
limogé leur entraîneur Mike
Woodson, après son échec
pour la qualification en playoffs de la NBA, a annoncé
la franchise de la « Grosse
Pomme » lundi.
La décision a été prise par le
néoprésident de la franchise,
la légende Phil Jackson, qui,
« malgré tout le respect » qu’il
porte pour Woodson et « toute
son équipe », estimait que le
« moment était venu de chan-
ger quelque chose ».
En 3 saisons à New York,
Woodson présente un bilan
de 109 victoires contre 79
défaites, dont 45 lors de la
saison régulière 2013-2014.
Il s’agit du seul échec pour la
qualification en play-offs de
Woodson lors de son passage,
ayant qualifié les Knicks lors
des 2 saisons précédentes.
Ce licenciement pourrait
ouvrir la porte à une arrivée
de Steve Kerr, ancien joueur
et Terry (cheville gauche)
en cours de route. Il devra
faire sans eux, et sans Mikel
(suspendu), pour le match
retour dans une semaine.
Mais l’ancien coach du Real
fait souvent de grandes choses avec pas grand-chose.
Son 4-5-1 plus que frileux,
notamment composé de Cole
et Mikel sortis spécialement
du placard pour l’occasion, a
totalement éteint les Colchoneros.
Meilleure défense de la Liga
et de la C1, l’Atletico n’a jamais été menacé. Multipliant
les centres inoffensifs, il n’a
pas pu trouver la faille dans
la meilleure arrière-garde de
Premier League malgré 70 %
de possession. Entré à la
va-vite pour remplacer Cech,
Schwarzer a fait le boulot.
Devenu plus vieux gardien à
avoir joué en phase finale de
Ligue des champions (41 ans
et 198 jours), il a sorti une
frappe lointaine de Mario
(34e) puis un coup franc
de Gabi (76e). Le reste du
temps, la paire Cahill-Terry a
parfaitement contenu Diego
Costa. Une fois, l’Espagnol
s’est défait de leur marquage, mais sa volée a été
repoussée par le courageux
Azpilicueta (41e).
Appartenant déjà à la
légende colchonera, Diego
Simeone va devoir retrousser
les manches pour trouver la
solution face à José Mourinho. Malgré leur budget trois
fois moins élevé que celui des
Anglais, les Espagnols sont
encore en course pour décrocher leur première finale de
C1 depuis 40 ans. Pour cela,
il faudra se montrer plus entreprenant à Stamford Bridge
malgré l’absence de Gabi
(suspendu). Vainqueur deux
fois de la Ligue des champions avec Porto et l’Inter,
spécialiste pour faire déjouer
ses adversaires, le Portugais
fourbit ses armes pour s’offrir
une troisième fois la plus
belle des Coupes d’Europe.
L’entraîneur de Manchester United
Moyes limogé, Giggs en intérim
manque pas : le technicien
merengue, lui aussi double
vainqueur de la C1 comme
entraîneur de l’AC Milan
(2003, 2007), est invaincu
contre le Bayern Munich.
Et il a fait franchir un cap
au Real en le menant au sacre en Coupe du Roi face au
Barça (2-1).
« Ce seront des matches
compliqués pour nous mais
ce sera difficile aussi pour
le Bayern Munich. Je ne
crois pas que ce soit facile
de jouer contre le Real Madrid », a prévenu l’Italien.
©AFP
Joakim Noah, premier Français élu meilleur
défenseur de la NBA
À 29 ans, Joakim Noah est
devenu le premier Français
à être élu meilleur défenseur
de NBA, l’un des trophées
les plus prestigieux qui le
rapproche encore un peu
plus de Michael Jordan et
d’autres légendes.
Son sacre était pressenti
depuis plusieurs semaines,
mais l’ampleur de sa victoire
est à l’image de sa présence
sur les parquets de NBA :
étouffante et exubérante.
Le pivot français, deuxième étranger sacré consécutivement à ce poste après
l’Espagnol Marc Gasol
José Mourinho et Chelsea ont
réussi leur mission : tenir le
choc lors de l’aller sur le terrain de l’Atletico Madrid (00). Mais les Blues ont perdu
Cech, Terry (blessés) et Mikel
(suspendu) dans l’optique du
retour à Stamford Bridge.
José Mourinho n’avait qu’une
chose en tête : éviter la
défaite sur le terrain de l’Atletico. Le technicien portugais
a réussi son coup tactique
puisque Chelsea (invaincu en
Espagne depuis neuf ans) a
tenu le choc à Vicente Calderon après un match âpre et
soporifique (0-0). Déjà privé
d’Eto’o (blessé), il a aussi
perdu Cech (coude droit)
de Phil Jackson à Chicago lors
de la grande époque (3 titres
NBA sur 6), et très familier du
système du triangle offensif
qu’affectionne tant Jackson.
Il pourrait néanmoins avoir un
impact majeur sur la présence
ou non de la star Carmelo
Anthony dans l’effectif de New
York, qui veut plus que jamais
faire partie d’une franchise
capable de gagner le titre
NBA.
©AFP
mais Noah et les siens sont
devenus l’une des équipes
les plus redoutées de NBA,
car ils sont imprévisibles.
« Il progresse saison après
saison. Ce trophée récompense sa volonté et sa détermination, car il a progressé
dans tous les domaines y
compris en matière de » leadership « et de professionnalisme », a résumé son entraîneur Tom Thibodeau
En l’absence de la star
Derrick Rose, encore blessé, Noah, dont l’image en
France est brouillée par son
désintérêt pour l’équipe nationale, est devenu le patron
des Bulls.
Ce qui remplit de fierté
son père, présent lors de la
remise du trophée.
Mentor décédé
« Même si la NBA était le
rêve de Joakim, je ne pensais pas qu’il pouvait y arriver. On disait de lui qu’il
était trop frêle et qu’il ne
savait pas “shooter”, mais il
m’a, il nous a impressionnés », a expliqué au Chicago
Tribune le dernier Français
vainqueur de Roland-Garros, en 1983
Noah fils, dont le palmarès compte deux titres
NCAA avec l’université de
Floride et deux participations au All-Star Game, a
bien sûr remercié ses parents, ses coéquipiers, son
entraîneur, mais il a surtout
mis en avant son mentor,
Tyrone Green, décédé brutalement à 63 ans la semaine dernière. « Il a toujours
cru en moi, je n’aurais pas
réussi cette carrière sans M.
Green », a-t-il expliqué à
propos de cet entraîneur qui
le faisait travailler chaque
été à New York où il vivait
avec sa mère, l’ancienne
mannequin suédoise Cecilia
Rodhe.
Sa récolte de trophée n’est
peut-être pas terminée :
il pourrait être inclu dans
l’équipe-type de l’année.
Le titre NBA, en revanche, semble inaccessible à
des Bulls qui ont perdu leur
premier match du 1er tour
contre Toronto. Mais il faut
s’attendre à tout avec Noah,
même à l’impossible.
©AFP
Le limogeage de David Moyes,
10 mois à peine après avoir succédé à Alex Ferguson, et la nomination de Ryan Giggs en intérim, hier, entérinent la saison
catastrophique de Manchester
United.
« Manchester United informe que David Moyes a quitté
le club », a sobrement indiqué
la formation mancunienne, qui
« souhaite le remercier pour son
travail, son honnêteté et son intégrité ». Fin de l’histoire.
L’intérim a été confié à Ryan
Giggs, emblème d’un club pour
lequel il a joué 962 fois depuis
1991 et qui, malgré ses 40 ans,
conciliait cette saison les fonctions de joueur et d’entraîneur
adjoint.
Selon la presse anglaise,
Moyes, un Écossais de 50 ans,
a été prévenu de cette décision
plus tôt dans la matinée par le
directeur général Ed Woodward, quelques heures après une
réunion de l’état-major du club
et des propriétaires lundi.
Nommé pour remplacer
« Fergie », l’icône locale qui a
tenu les rênes de la maison rouge plus de 26 ans avant de partir
sur un dernier titre de champion, Moyes quitte donc ManU
alors qu’il avait signé un contrat
de six ans pour marquer la volonté du club de s’inscrire dans
un projet à long terme...
Comble de l’ironie, c’est la
défaite contre Everton dimanche (2-0) qui a scellé son sort
alors qu’il avait passé 11 ans
chez les Toffees avant d’arriver à
Manchester l’été dernier.
« Cela aurait pu être géré bien
mieux que ça, a cependant estimé l’ex-Mancunien Gary Neville devenu consultant. Mais, il
ne faut pas se cacher, l’équipe a
proposé un jeu pauvre cette saison et les résultats l’ont été aussi.
Les prestations ont même été de
pire en pire. »
Si United a été contraint à un
choix aussi brutal, c’est d’ailleurs
parce que le club pourrait, pour
la première fois depuis 1990,
commencer la saison prochaine
sans être qualifié pour une quelconque Coupe d’Europe.
La Ligue des champions
a d’ailleurs longtemps été
une bouée de sauvetage pour
Moyes cette saison et retardé
l’échéance, avant l’élimination
en quart de finale contre le
Bayern (1-1, 3-1).
Avec Moyes à la baguette,
les champions d’Angleterre en
titre ont, en effet, plongé à la
7e place à quatre matches de la
fin, avec 23 points de retard sur
le leader Liverpool et 13 sur
la dernière place qualificative
pour la Ligue des champions.
Le costume aura donc été
trop lourd à porter pour le
remplaçant de sir Alex, mais ce
dernier doit également endosser une certaine responsabilité
dans cet échec puisque c’est lui
qui a personnellement recruté
son compatriote écossais.
Austère et travailleur, celuici avait précédemment œuvré à
Everton, avant tout pour maintenir et développer « l’autre »
club de Liverpool plutôt que
pour le conduire sur le chemin
de la gloire. C’est donc un entraîneur sans palmarès qui avait
pris en main le 9 mai 2013 la
destinée d’un club à l’insatiable
appétit de titres.
Moyes a aussi payé la catastrophique campagne de recrutement, marqué notamment
par les 33,5 M EUR dépensés
cet été le jour de la clôture du
mercato pour recruter Marouane Fellaini.
Débauché d’Everton, encore, le milieu belge n’a jamais
donné satisfaction et les Red
Devils ont dû casser leur tirelire en janvier pour attirer de
Chelsea Juan Mata contre le
paiement d’une indemnité record pour MU de 45 M EUR.
Avec un groupe en fin de
cycle à reconstruire, la famille
américaine Glazer, qui possède
le club, ne se voyait pas confier
de nouveau sa carte bleue à un
homme ayant une première fois
échoué à en faire bon usage.
Si Giggs n’assure qu’un intérim, des noms plus ronflants
pourraient résonner bientôt du
côté d’Old Trafford.
Le sélectionneur des PaysBas Louis Van Gaal est ainsi
actuellement le grand favori
des bookmakers anglais devant
l’Allemand de Dortmund Jurgen Klopp.
La presse britannique évoque également les noms de
Laurent Blanc (PSG), qui a
fini à MU sa carrière de joueur
(2001-2003), ou celui de Diego
Simeone. Outre sa réussite à
l’Atletico Madrid, qui est en
demi-finale de C1, l’Argentin
est connu à Manchester pour
avoir provoqué le carton rouge
de David Beckham en 1998
lors du Mondial.
Le retour de Ferguson, tiré de
sa retraite, a également, et inévitablement, une petite cote.
©AFP
Courses
Les résultats du lundi 21 avril 2014
1re course
1 400 mètres
(Course à réclamer) pénalité pour chevaux âgés, ayant gagné
d’une à 3 courses.
1 - Free Style
(Assi 56)
G : 2,10
P : 2,40
2 - Festival
(Nasser 52)
3,50
3 - Ajwad
(Younès 54 1/2) Forecast 1/3 : 7,50
4 - Habib Loulou
(Badr 51)
Gagnée par loin et loin, temps : 1m 42s 3/5, prop. : M. Walid
Achi, entr.: Marwane Hawwa.
2e course
1 400 mètres
Pénalité pour chevaux âgés, ayant gagné 2 ou 3 courses.
1 - Mouchagheb
(Garly 54)
G : 1,30
2 - Moubde’e
(Amine 54)
Forecast 3/2 : 2,00
3 - Mounsajem
(Badr 50)Trio ordre (3-2-6) : 13 500
4 - Mahboub Andy (Toufic 53 1/2)
Gagnée par 3 l et 3/4 l, temps : 1m 41s 4/5, prop. : M. Moufid
Dabaghi, entr.: Ali Seifeddine, N.P.: Azm el-Assi, Ya Habibi.
3e course
2 000 mètres
« Grand Prix de Pâques » : pénalité pour chevaux de 4 ans,
ayant gagné d’une à 3 courses.
1 - Saad
(Badr 56)
G : 1,60
P : 1,10
2 - Saffar
(Issam 51 1/2) 1,10
3 - Samerry
(Toufic 54)
Forecast 1/5 : 1,80
4 - Mahboub Géo
(Samir 53)Trio ordre (1-5-2) : 22 500
Gagnée par loin et loin, temps : 2m 28s 3/5, prop. : M.
Moufid Dabaghi, entr.: H. Seifeddine, N.P.: Zaïm el-Salam.
Course du trio
4e course
1 000 mètres
Pour chevaux de 4 ans, n’ayant jamais gagné.
1 - Ajibeh
(Issam 52 1/2) G : 1,70
P : 1,50
2 - Ibn Hazza’e
(Samer 54 1/2) 11,00
3 - Ibn el-Hayate
(Garly 54)Twin 6/2 : 52,00
4 - Raoud
(Ala’ 52)
Gagnée par loin et encolure, temps : 1m 07s 2/5, prop. : M.
Antoine Nasr, entr.: Charles Younès.
Le rapport du trio 4e course
6 2 1
Dans l’ordre :
Dans le désordre :
1 890 000 ll
123 000 ll
5e course
1 000 mètres
Pénalité pour poneys âgés, ayant gagné de 4 à 7 courses.
1 - Inabe
(Issam 52)
G : 1,10
P : 1,20
2 - Ahwale
(Badr 58)
1,80
3 - Hami el-Alam
(Asmar 54)
Forecast 5/1 : 2,30
4 - Ramz el-Adl
(Garly 56)Trio ordre (5-1-4) : 36 000
Gagnée par loin et 1 1/2 l, temps : 1m 07s 4/5, prop. :
M. Antoine Nasr, entr.: Cédric Kachou’e.
6e course
1 400 mètres
(Course à réclamer) handicap pour chevaux âgés, ayant gagné
de 6 à 9 courses.
1 - Sayel
(Issam 53 1/2) G : 3,00
P : 2,50
2 - Nabhane
(Badr 51)
1,50
3 - Tayyar
(Samir 57)
Forecast 3/6 : 10,00
4 - Majd el-Arab
(Garly 53)Trio ordre (3-6-1) : 45 000
Gagnée par 3/4 l et loin, temps : 1m 41s 4/5, prop. :
M. Toni Frenn, entr.: Fawwaz Taleb.
7e course
1 400 mètres
Pénalité pour chevaux âgés, ayant gagné de 4 à 7 courses.
1 - Abir
(Issam 54 1/2) G : 1,10
P : 1,20
2 - Mayssa’
(Badr 50 1/2)
1,30
3 - Farhane
(Saleh 52)
Forecast 3/6 : 3,00
4 - Zaïm el-Midane (Khalaf 52)
Gagnée par 3 l et 3 l, temps : 1m 41s 3/5, prop. :
M. Walid Abi Nader, entr.: Cédric Kachou’e.
Le doublé
1re sur 2e course : Free Style (n° 1) sur Mouchagheb (n° 3) =
2e sur 3e course : Mouchagheb (n° 3) sur Saad (n° 1) =
3e sur 4e course : Saad (n° 1) sur Ajibeh (n° 6) =
4e sur 5e course : Ajibeh (n° 6) sur Inabe (n° 5) =
5e sur 6e course : Inabe (n° 5) sur Sayel (n° 3) =
6e sur 7e course : Sayel (n° 3) sur Abir (n° 3) = La course française (n° 1)
3,50
3,00
7,00
3,00
6,00
3,00
2 850 mètres
Hippodrome de Maure-de-Bretagne - prix Barre Boissons
C 10 : (R 2 C 3) « attelé » pour chevaux de 4 ans.
1 - Alson de Guez
(A. Abrivard)
G : 2,30
P : 1,50
2 - Agami
(Raffegeau) 1,70
3 - Amourette Rose (Prioux)
14,00
4 - Altesse Story
(Barré)
Placé twin (9-8) : 3,50
(8-4) : 22,00
Trio parc (9-8-4) :
279 000 ll
N.P.: Aprège de Neuillé (n° 10).
La course française (n° 2)
1 600 mètres
Hippodrome de Longchamp - prix du Palais Garnier :
(R 1 C 3) « plat » handicap pour chevaux de 4 ans.
1 - Linngaro
(Peslier)
G : 13,00
P : 9,50
2 - Calamari
(Guyon) 3,00
3 - Lakritze
(Boudot)
27,00
4 - Vol Dolois
(R. Thomas)
Placé twin (2-9) : 37,00
Trio parc (2-10-9) :
1 560 000 ll
N.P.: Sunbury (n° 3).
La course française (n° 3)
2 850 mètres
Hippodrome de Maure-de-Bretagne - prix Jean Légal :
(R 2 C 6) « attelé » handicap pour chevaux de 6 et 7 ans.
1 - Un soir Baroque (Michot)
G : 3,00
P : 2,10
2 - US Rabbit
(Chevrier) 10,00
3 - Ugo des Douets (Ginard)
2,60
4 - Ulrich Prezinière (Greteau)
Placé twin (9-3) : 15,00
(9-11) : 4,50
(3-11) : 46,00
Trio parc (9-3-11) :
252 000 ll
La course française (n° 4)
1 950 mètres
Hippodrome de Longchamp - prix du Bord de l’Eau :
(R 1 C 7) « plat » handicap pour chevaux de 4 ans et plus.
1 - Tagar Béré
(Guyon)
G : 4,00
P : 1,60
2 - Divin Léon
(Gambart) 4,50
3 - A Ready Dream (Piccone)
2,30
4 - Toni Forte Bracci (Soumillon)
Placé twin (6-2) : 10,00
(6-3) : 4,50
(2-3) : 9,50
Trio parc (6-2-3) :78 000 ll
La course française (n° 5)
2 550 mètres
Hippodrome de Cherbourg - prix Province-Courses :
(R 3 C 1) « attelé » pour juments de 3 ans.
1 - Brettia Pierji
(Le Bouteiller)
G : 11,00
P : 2,20
2 - Barbotine
(Thomain) 3,50
3 - Bulle Blanche
(Gallier)
8,50
4 - Blue Princess
(Peschet)
Placé twin (7-11) : 32,00
Trio parc (7-11-12) : 2 220 000 ll
Mony ESSEILY
Sports 13
mercredi 23 avril 2014
Formule 1
Ferrari va un peu mieux, Alonso aussi
chance, alors il l’a saisie à pleines mains, après un départ fantastique de plus dans sa longue
carrière.
« Au départ, j’ai tapé très
fort contre Massa, alors j’ai
demandé à mon équipe, à la
radio, de vérifier la voiture.
Ça allait et finalement j’ai eu
la chance de pouvoir finir.
J’espère que la prochaine fois
le départ sera plus propre », a
souri l’Espagnol, soutenu par
des milliers de Chinois coiffés
de casquettes Ferrari et agitant
des drapeaux bleu ciel à croix
jaune de templier, le blason de
ses Asturies natales.
Il faut se méfier du sale caractère de Fernando Alonso : quand
il est de mauvaise humeur le
jeudi, les trois jours qui suivent sont souvent de très haut
niveau. C’était le cas au GP de
Chine, avec au bout une place
méritée sur le podium, 3e derrière les Mercedes.
« C’était un bon week-end.
Nous avons un peu amélioré
la voiture par rapport aux trois
premières courses, et on se
sentait plus compétitifs. Mais
monter sur le podium ici, c’est
quand même une belle surprise », a dit le double champion
du monde après ce dimanche
façon 2012, quand avec une
voiture moins rapide, mais fiable, il a entretenu le suspense
jusqu’au tout dernier GP de
la saison, face à un Sebastian
Vettel mieux armé.
Après la conférence de presse, Alonso a clôturé avec panache l’ère Domenicali (20082014) en dédiant ce podium
au gentil (trop ?) Stefano, son
ami et ex-Team Principal, « le
gars avec qui je skie toujours en
janvier ». Sans dire un mot de
son successeur inconnu, Marco
Mattiacci, arrivé fatigué vendredi matin dans le paddock
de Shanghai.
Alonso était énervé jeudi,
puis très concentré sur son affaire vendredi matin (meilleur
temps des premiers essais libres). Cinquième sur la grille
de départ, derrière les deux
Mercedes et les deux Red Bull,
il savait qu’il avait une petite
L’Espagnol Fernando Alonso
au volant de sa Ferrari lors
du Grand prix de Chine.
Carlos Barria/Reuters
Ecclestone, patron de la F1,
jugé pour corruption en Allemagne
« On va se battre »
Car Fernando est un seigneur, il le montre à chaque
course, et c’est lui qui a fait le
parallèle avec 2012, cette saison
qui selon lui a été la plus aboutie de sa carrière, la plus pleine
et la plus excitante, même sans
titre mondial au bout. Il sait
que sa nouvelle F14T souffre
d’un petit déficit de performance et qu’il va falloir se battre avec d’autres armes, dont
l’acharnement.
Alonso est aussi un passionné de cyclisme, il a même
failli racheter l’équipe basque
Euskaltel Euskadi. Quand ça
ne rigole pas, quand il pleut
ou quand ça monte, il met le
nez dans le guidon et il roule,
le plus vite possible, sans trop
se préoccuper de ce qui se passe
autour de lui. C’est aussi pour
ça que les fans l’adorent et qu’il
a plus de deux millions de « followers » sur Twitter, comme le
club de football de Liverpool.
En fin de course, dimanche,
les deux Red Bull sont restées
à distance de la Ferrari n° 14,
le numéro fétiche de ses débuts
en karting. Et même si Vettel
n’avait pas retardé Ricciardo,
plus rapide que lui, « on aurait
pu rattraper Fernando, mais
sûrement pas le dépasser car on
était trop juste en ligne droite », a dit Christian Horner, le
Team Principal de Red Bull.
« Je pense qu’on a bien géré
cette course. Ça va nous donner
une motivation supplémentaire
pour la suite, pour qu’on continue à s’améliorer dans les deux
prochaines courses », a conclu
Alonso.
Justement, les deux prochains GP, ce sera en mai à
Barcelone, devant ses fans,
sur les lieux de sa dernière victoire en F1, l’an dernier, puis à
Monaco, devant de nombreux
« tifosi » de la Scuderia. Mais
« Nando » ne s’emballe pas :
« Il faut rester très calme, il y
a encore beaucoup de chemin
à faire et nous ne pouvons rien
promettre pour Barcelone, où
on aura peut-être de nouvelles
pièces. La seule chose qu’on
peut dire, c’est qu’on se donnera encore à 100 % et qu’on
va se battre. »
On peut lui faire confiance.
©AFP
Tennis
Météo
Liban
5/18°
15/25°
13/21°
10/26°
Le grand argentier de la formule 1, Bernie
Ecclestone, sera jugé pour corruption à partir de
demain par un tribunal à Munich (Sud), un procès
qui pourrait faire vaciller le roi du sport automobile depuis 40 ans.
Le milliardaire britannique de 83 ans, qui a déjà
annoncé qu’il plaiderait non coupable, est accusé
d’avoir versé 44 millions de dollars de pots-devin, en 2006 et 2007, au banquier allemand Gerhard Gribkowsky, qui travaillait pour la banque
publique bavaroise Bayern LB, en vue de conclure
la vente des droits de la F1 au fonds d’investissement CVC Capital Partners.
CVC avait à l’époque racheté pour 839 millions
de dollars les droits de la F1 détenus jusque-là
par Bayern LB.
M. Gribkowsky, alors directeur des risques de
l’établissement financier allemand, a été condamné en juin 2012 à huit ans et demi de prison
pour corruption et fraude fiscale, pour n’avoir pas
déclaré ces 44 millions de dollars.
Lors du procès, il avait affirmé que cette somme
était un pot-de-vin. Le richissime patron de la F1,
convoqué à l’audience en qualité de témoin, avait
alors reconnu ce versement mais l’avait présenté
comme une forme de « prix du silence » pour
que M. Gribkowsky ne fasse pas de révélations
gênantes sur son patrimoine au fisc britannique.
Au total, 26 journées d’audience sont pour l’instant prévues, au moins jusqu’au 16 septembre.
« Je vais aller à ce procès pour prouver mon innocence », a clamé récemment encore M. Ecclestone
dans un entretien au journal britannique The
Telegraph, rejetant les rumeurs selon lesquelles il
pourrait tenter d’obtenir une transaction à l’amiable en plaidant coupable.
Malgré les audiences auxquelles il devra se rendre deux fois par semaine, il compte bien continuer à aller aux différents Grands Prix de formule
1 de la saison 2014 à travers le monde.
« En ce moment, c’est moi le perdant, car les gens
médisent sur moi, sans vraiment comprendre
de quoi il s’agit », a-t-il déclaré à la télévision
allemande ARD, il y a quelques jours.
Reconnaissant que la préparation du procès
occupait actuellement « énormément son temps »,
il a cependant renoncé à assister au Grand Prix
de Chine, le dimanche de Pâques, sur le circuit de
Shanghai.
En raison de cette procédure judiciaire, le conseil
d’administration de Delta Topco – la holding de la
F1, basée à Jersey et dont CVC Partners est l’actionnaire principal – avait décidé à la mi-janvier
de retirer à M. Ecclestone certaines responsabilités
au sein du groupe qui gère la plus prestigieuse
des compétitions automobiles.
S’il ne peut désormais plus signer les contrats
avec les écuries, les promoteurs, les propriétaires de circuits et les parraineurs de la F1, il peut
potentiellement continuer à les négocier, comme
il le fait dans la plus grande discrétion, depuis les
années 1980.
Ancien pilote automobile, Ecclestone avait racheté
en 1971 l’écurie Brabham, fondée par sir Jack,
qui a ensuite conquis deux titres mondiaux avec le
Brésilien Nelson Piquet (1981, 1983). Les dernières estimations de sa fortune personnelle tournent
autour de quatre milliards d’euros.
Roi de la F1, il est également une figure controversée. En 2005, il avait dû s’excuser après des
remarques sexistes sur les femmes pilotes de
formule 1 et en 2009, il avait qualifié Adolf Hitler
d’« efficace ».
À Munich, Ecclestone va comparaître devant le
juge qui a condamné Gerhard Gribkowsky, Peter
Noll. Le magistrat l’avait déjà entendu comme témoin pendant deux jours fin 2011, lors du procès
du banquier allemand.
À l’annonce du verdict concernant Gribkowsky, M.
Noll avait déclaré que Ecclestone avait « conduit
au crime » le banquier.
©AFP
Monte-Carlo : Wawrinka arrache
son premier Masters 1000 face
Athlétisme
à Federer
Boston se réapproprie fièrement son
marathon, un an après les attentats
10/26°
16/27°
11/26°
16/25°
Vent SO – 10 à 25
km/h
Humidité 60 à 90 %
Visibilité Moyenne
Mer calme, 20°
Temps printanier et stable sur le BMO. Aujourd’hui, temps
peu nuageux, accompagné d’une hausse des températures.
Demain, temps également nuageux, et hausse considérable
dans les températures.
Pluviométrie
BEYROUTH-AÉROPORT
• De dimanche 8h à lundi 8h : 1 mm. • Depuis septembre :
430,4 mm. • Au cours de la même période de l’année dernière : 849 mm. • Moyenne sur 30 ans : 791 mm.
BÉKAA-ZAHLÉ
• De dimanche 8h à lundi 8h : 0,6 mm. • Depuis septembre : 260,3 mm. • Au cours de la même période de l’année
dernière : 772,9 mm. • Moyenne sur 30 ans : 604 mm.
TRIPOLI
• De dimanche 8h à lundi 8h : 0,2 mm. • Depuis septembre : 455,7 mm. • Au cours de la même période de l’année
dernière : 825,3 mm. • Moyenne sur 30 ans : 792 mm.
Moyen-Orient
Abou Dhabi 27/38°
Dubaï 26/37°
Amman 18/29°
Istanbul 15/19°
Ankara 11/26°
Le Caire 19/35°
Bagdad 19/33°
Mascate 29/34°
Damas 17/29°
Nicosie 16/30°
Djeddah 26/34°
Riyad 26/38°
Doha 28/39°
Téhéran 14/22°
International
Alger 14/23°
Marrakech 12/29°
Amsterdam 11/19°
Marseille 12/22°
Athènes 15/23°
Milan 10/24°
Berlin 12/22°
Minsk 3/19°
Bucarest 12/24°
Montréal 1/10°
Budapest 13/23°
Moscou 1/16°
Buenos Aires 11/22°
Munich 8/19°
Bruxelles 9/21°
New York 4/14°
Copenhague 6/11°
Paris 10/20°
Dublin 7/13°
Prague 9/21°
Genève 8/21°
Rio de Janeiro 22/29°
Kiev 8/22°
Rome 12/22°
Lisbonne 11/18°
Tunis 14/24°
Londres 8/18°
Varsovie 10/22°
Madrid 8/21°
Vienne 12/22°
L’Américain Meb Keflezighi a remporté le marathon de Boston sous les acclamations des spectateurs
scandant « USA ! USA ! » un an après le double attentat ayant endeuillé la course, avec trois morts
et 264 blessés. Aucun Américain ne s’était imposé chez les hommes dans le marathon de Boston
depuis 1985. Brian Snyder/Reuters
Le Suisse Stanislas Wawrinka. Le Suisse Stanislas Wawrinka a décroché le premier
Masters 1000 de sa carrière
le week-end dernier en finale
à Monte-Carlo, privant au
passage son compatriote Roger Federer de l’un des très
rares tournois qui manque à
son palmarès.
Le n° 3 mondial, vainqueur
du premier grand chelem
de la saison à Melbourne en
Australie, en janvier, s’est
imposé en trois sets, 4-6,
7-6 (7/5), 6-2, infligeant à
Federer sa quatrième défaite
en finale sur le Rocher, après
trois échecs en 2006, 2007
et 2008, à chaque fois face à
l’Espagnol Rafael Nadal.
Pas de 22e Masters 1000
donc pour « Roger », qui a
remporté tous les tournois
portant ce label sauf ceux de
Monte-Carlo et Rome, et qui
pensait peut-être avoir fait le
plus difficile samedi en sortant en demi-finale le tenant
du titre, Novak Djokovic, le
n° 2 mondial. Visiblement
diminué par une blessure au
poignet, le Serbe venait de
remporter quatre Masters
1000 d’affilée (Shanghai,
Paris-Bercy, Indian Wells et
Miami).
« Roger, tu es un des plus
grands joueurs de tous les
temps, et c’est un honneur
de pouvoir jouer contre toi,
merci de tout ce que tu fais
pour le tennis », a déclaré
Wawrinka après sa victoire,
face à un Federer toujours
« gentleman », qui lui a souhaité en réponse de continuer
comme ça « plein de semaines et plein d’années ».
Wawrinka, 29 ans, avait
déjà disputé deux finales de
Masters 1000, s’inclinant à
Rome en 2008 face à Novak
Djokovic et à Madrid l’an
passé face à Rafael Nadal.
Amis sur le court, les deux
joueurs, qui viennent la semaine dernière de qualifier
leur pays pour les demi-finales de la Coupe Davis, un
trophée que la Suisse n’a jamais remporté, ont disputé le
week-end dernier la première
finale 100 % helvète sur le
circuit ATP depuis celle qui
avait opposé Federer à Marc
Rosset en 2000 à Marseille.
Après avoir perdu le premier set (6-2), le natif de
Lausanne, quart de finaliste
à Roland-Garros en 2013,
a peu à peu imposé sa puissance face à son aîné de 32
ans, arrachant le droit de
jouer un troisième set au bout
d’un tie-break très disputé (7
points à 5).
Dans le troisième et dernier
set, il n’a par contre jamais
tremblé, menant rapidement
4-0 avec un double break
pour finalement conclure
facilement 6-2 et empocher
son 7e titre en 16 finales sur
le circuit. Et sa 2e victoire
contre son compatriote en 15
duels, après une première en
Éric Gaillard/Reuters
2009, à Monte-Carlo déjà.
Mais en 8es de finale cette
fois.
Le Big Four
déstabilisé
Wawrinka confirme ainsi
son nouveau statut de grand
joueur sur terre battue, à
quelques semaines de Roland-Garros, après avoir
sorti facilement en demi
l’Espagnol David Ferrer, le
tombeur de Rafael Nadal en
quart. Un Nadal qui n’avait
pas été absent de la finale à
Monte-Carlo depuis dix ans,
après huit victoires entre
2005 et 2012 et une finale
l’an passé, contre Djokovic.
Avec ce succès dimanche
sur la Côte d’Azur, Wawrinka, seul joueur à avoir gagné
trois tournois cette saison, est
devenu le troisième joueur
seulement à briser l’insolente
domination du traditionnel
« Big Four » depuis quatre
ans en Masters 1000, après le
Suédois Robin Soderling (à
Paris-Bercy en 2010) et l’Espagnol David Ferrer (à ParisBercy également en 2012).
Rafael Nadal, Novak Djokovic, le Britannique Andy
Murray, absent cette année
à Monte-Carlo, et Federer
avaient à eux quatre empoché
34 des 36 derniers Masters
1000, depuis l’édition 2010
de Monte-Carlo.
©AFP
Acclamés par des dizaines de
milliers de spectateurs, quelque
36 000 coureurs ont participé
lundi au célèbre marathon de
Boston, se réappropriant fièrement cette grande fête sportive,
un an après le double attentat
de 2013.
Ajoutant à la fête, la course
a été remportée chez les hommes pour la première fois depuis 1983 par un Américain,
Meb Keflezighi, 38 ans, né en
Érythrée, avec un temps officieux de 2 h 08 min 37 sec.
Il portait sur son dossard le
prénom des quatre victimes
tuées l’an dernier. « C’était
mon rêve de gagner à Boston »
après les attentats, a-t-il lancé,
offrant sa victoire aux Bostoniens, 31 ans après la victoire
de l’Américain Greg Meyer.
Chez les femmes, la Kényane
Rita Jeptoo a triomphé avec un
temps officieux de 2 h 18 min
57 sec, sa troisième victoire
dans la capitale du Massachusetts (nord-est des États-Unis)
après 2006 et 2013.
Les mesures de sécurité
avaient été renforcées pour
l’occasion, avec notamment
plus de 3 500 policiers mobilisés, deux fois plus que l’an dernier. Des contrôles de sécurité
étaient installés tout le long du
parcours, en plus de dizaines de
caméras de surveillance.
« Nous voulons montrer que
l’esprit du coureur est très résistant et fort. Cette année, nous
revenons plus nombreux et
meilleurs que jamais », a déclaré
à l’AFP Amby Burfoot, 67 ans,
vainqueur de la course en 1968,
qui n’avait pas pu terminer l’an
dernier en raison du double attentat près de la ligne d’arrivée.
Une foule énorme
En milieu de journée, par un
soleil radieux, la foule était telle
que la police a annoncé qu’elle
fermait la rue Boylston, où se
terminait le marathon.
Kevin Havel, 24 ans, de
Chicago, le courait pour la première fois. « Je ne savais pas à
quoi m’attendre, mais à chaque
kilomètre les gens nous encourageaient, et cela m’a aidé
à finir. Les gens étaient unis,
c’était tellement bien, même
durant la course, de faire ça
pour la ville », ajoute-t-il, déjà
prêt à revenir.
La journée avait commencé
par une minute de silence en
hommage aux trois personnes
tuées – dont un enfant – et
264 blessées l’an dernier sur le
marathon, par l’explosion de
deux bombes artisanales déposées par deux frères musulmans
d’origine tchétchène.
Sur la ligne d’arrivée, un petit
mémorial, décoré de chaussures de course et de fleurs, était
installé en l’honneur des victimes. « Nous ne les oublierons
jamais », pouvait-on lire dans
un cœur rouge sur une carte,
accompagnée de quatre petites
croix : trois pour les morts du
marathon, et une quatrième
pour un policier tué par les
auteurs du carnage, Tamerlan
et Djokhar Tsarnaev, durant
leur fuite. Quelque 36 000
coureurs, 9 000 de plus que
l’an dernier, étaient inscrits, la
deuxième plus forte participation jamais enregistrée pour le
plus vieux marathon du monde, disputé sans interruption
depuis 1897. Le record absolu
– 38 708 – datait de 1996, pour
la 100e édition de la course.
La fierté de la ville et sa détermination s’affichaient sur de
nombreux tee-shirts, banderoles et panneaux clamant « Boston Strong » (« Boston, forte »)
sur le parcours, mais aussi devant les magasins, hôtels et restaurants.
Une ville déterminée
Après les attentats, une quinzaine de blessés avaient dû être
amputés l’an dernier.
Plusieurs étaient revenus
lundi près de la ligne d’arrivée,
dont Jeff Bauman, amputé des
deux jambes, avec sa fiancée.
Conjurant la peur, Heather
Abbott, amputée en dessous du
genou, s’y est rendue aussi, pour
applaudir Peter Riddle et Erin
Chatham, deux inconnus devenus des amis, qui s’étaient portés à son secours l’an dernier, et
couraient pour la première fois.
Des deux auteurs des attentats,
qui vivaient depuis plusieurs
années à Boston et ont affirmé
avoir agi seuls, un seul est encore en vie. L’aîné des frères,
Tamerlan Tsarnaev, 26 ans,
avait été tué le 19 avril 2013,
quatre jours après les attentats,
à l’issue d’une course-poursuite
avec la police. Djokhar, 19 ans
à l’époque, sera arrêté, grièvement blessé, quelques heures
plus tard. Inculpé notamment
d’attentat, il doit être jugé le 3
novembre et encourt la peine
de mort.
©AFP
5 3 2 8 4 1 9
4 7 1 6 3 9 2
6 9 8 4 2 5 3
1 4 7 9 6 3 5
3 2 5 1 8 7 4
SU|DO|KU
14 Détente
7 6
5 8
1 7
8 2
6 9
mercredi 23 avril 2014
Sudoku moyen 337
Moyen
1 moyen 334
5
8
Sudoku
13 4 8 5 7 2 9 3 6 5
9 2 6 4 8 3 5 7 1
9
4 2
3
5 7 3 6 1 9 8 4 2
2 8 1 7 24 5 39 6 9
4 6 9 62 3 8 1 5 97
3 5 7 1 49 6 25 8 4
8 3 4 9 2 7 6 1 5
1
4 9
8
6 1 2 3 5 4 7 9 8
7
7 96 5 8 6 1 4 2 3
2
8
6
AVCZTWGB
Scrabble
« Rebetiko »
UN MOT DE 6 LETTRES : LE RETOUR À L’ÉCOLE
Le « rebetiko » est né dans les tékés
(mot grec désignant les fumeries de
haschisch, rien à voir avec le « téké »
de l’ODS) et les prisons des principales villes grecques dans les années
1920. La musique est de tradition
orale, et l’art de l’improvisation occupe une place importante. Les « rebetes » se méfiaient de toute autorité, et leur musique était le moyen
d’exprimer leur créativité et leur
indépendance.
Beaucoup de leurs chansons étaient
interdites en Grèce, principalement
à cause de leurs positions anti-autoritaristes et non conformistes. Le
développement des rebetikos au port
du Pirée, dans la banlieue pauvre et
désaffectée d’Athènes, fut la conséquence de la rencontre des réfugiés
d’Asie Mineure et des émigrés de la
Grèce des îles et du continent venant
chercher à Athènes une vie meilleure
que celle des campagnes.
Jacques Lacarrière, dans l’Été
Grec (1976), écrit : « Pour moi, c’est
d’abord cela, le rebetiko : une atmosphère autant qu’un chant, des visages
silencieux et marqués autant que des
danses ou des cris, des odeurs mêlées
de vin résiné, d’ouzo, de sciure fraîche
sous les tables, de mégots refroidis. »
Dans le domaine musical, les autres
mots faisant leur entrée dans l’ODS
3 sont : MBALAKH, FOLKEUX,
ROCKSTAR et KARAOKE.
N°TIRAGE
SOLUTION
RÉF.
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2
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10 Rannire Malade
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27
12 Ookintv Incarnai
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13 Intvi ? u
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14 Sxaeutc
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15 Aleetzr Excusat 15g 118
16 Elgstril Tardez
2e
38
17 Gllrtel Excusates
15g 69
18 Lttosvn Erg
B4
22
Règle du jeu
19 Nttbell Vols
12c
40
Une grille de Su Doku est composée de 9 carrés de 9 cases, soit 81 cases.
20 Blé
14f
24
8
9
7
5
1
3
6
8
2
7
4
3
1
6
9
2
4
5
Le but est de parvenir à inscrire tous les chiffres de 1 à 9 (sans qu’ils se répètent), dans
un ordre quelconque dans chaque ligne, dans chaque colonne et dans chaque carré de
neuf cases.
Total Présence
de danger
Il donne
le départ
N° 3687
Instant
Exclu de
la société
Niaises
Négation
Dont
l’éclat
est terni
Article
Panneau
routier
Méridiennes
Énoncées
une à une
Vraiment
patriote
Émerveillement
Instrument
de
chasse...
Dénigré,
calomnié
Satisfait
Introduit
la conséquence
Avis
de décès
1 040
Raymonde Ayoub Les motsfléchés
fléchés d’Argos
Mots
Étoffes
Promise
à la
chambre
Flacon à
goulot long
Dent
du haut...
Acide
et aigre
Comité
de travail
Une manie
Faits
à titre
gracieux
Abandonne
Pourtant
Faux or
Élément
de
costume
Évoque
une
Excellence
On le met
à la porte
Terme
de rappel
Avant
l’année
Conclut
un arrangement
Petite
grenouille
Échassier
des bords
du Nil
Récit
épique
Difficile
à trouver
Ne pas
convenir
Être
brillant
Rapportée
Femme
à baguette
Très
attendu
Ordonne
Joli mois
Équidé
femelle
Il résiste
au feu
Hommes
de
la sécurité
Apparence
À toi
Petit
monstre
touchant
Succès
Raison
d’exister
Collège
d’hier
Cousin
de l’unau
Raconte
une
histoire
Des
siècles
et des
siècles
Nationaliser
GARCON
GRADUEL
Complète
un
numéro
d’adresse
OCCUPE
TEMPS
PARENT
PARLER
PREPARER
PRETE
PREVU
PRIERE
PROFESSEUR
VERBE
VISITER
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N C
I
J
Solution du précédent mot secret : ONDULATION
7
Marche à suivre : Dès que
vous repérez un mot, rayez les
lettres de ce mot dans la grille et
barrez-le dans la liste au-dessus
de la grille. Pour plus de facilité,
commencez par les mots les plus
8
9
longs. Quand vous aurez inséré
tous les mots de la liste, il vous
restera les lettres formant le mot
secret. Pour former un mot, les
lettres peuvent se suivre horizontalement de gauche à droite
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
1
lez-y mollo sur les opérations financières.
Au lieu de n’en faire qu’à votre tête, écoutez plutôt
les conseils avisés de certains proches.
3
4
5
GÉMEAUX (21 Mai au 20 Juin) : Côté
6
cœur, impossible de vous raisonner. Sous
le coup d’une passion dévastatrice, vous pourriez
bien prendre une décision irréfléchie.
7
8
CANCER (21 Juin au 22 Juillet) : Le
9
bonheur d’aimer et d’être aimé, ça ne se
raconte pas, ça se vit. C’est exactement ce que
vous ferez avec la bénédiction de très bons aspects des astres.
10
A
B C D
T E L E
A S I N
3 I S S U
4 K O
M
T E L E P O R T E R
R
E
5A S O
I N I E N
BEO
I S S U E S
E A U
6K O NM UE T AGN TRS
O R E E
R U A
S
G R R
I E RR SEE
7N E A
A R R E E
E G O
I R
H OI U RRI
8UT E U
S
P O L I E S
E V E N T U E L L E
9 T E S
10 E V E N
2
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
A
BÉLIER (21 Mars au 19 Avril) : Vous
serez tellement à la merci de vos états
d’âme qu’il vous suffira d’une peine de cœur pour
que vous n’ayez plus envie de travailler. Réagissez.
TAUREAU (20 Avril au 20 Mai) : Al-
2
1
ou de droite à gauche, verticalement de bas en haut ou de
haut en bas et en diagonale de
droite à gauche ou de gauche
à droite. Une même lettre peut
servir pour plusieurs mots.
L’horoscope
B C D
E F G H
I J
E F G H
P
I
E
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O
E
S
T
R
I E
E
H
P O
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I J
R T E
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B
E A
A N T
U A
R
S
E G O
O U R
L I E
E L L
LION (23 Juillet au 22 Août) : Ne prenez pas vos désirs pour des réalités. Dans le
travail, vous aurez tendance à vendre la peau de
l’ours. Ne vous emballez pas avant d’avoir conclu
un accord signé.
R
O
U
S
S
E
VIERGE (23 Août au 22 Septembre) :
Savourez votre jeunesse et appréciez en
même temps toute la délicatesse de l’être aimé.
Visitez une exposition avec une personne assez
intellectuelle qui appréciera votre jugement.
I
S
E
BALANCE (23 Septembre au 22
Octobre) : N’ayez pas peur de faire le
point avec vos collaborateurs sur vos réalisations
les plus récentes. Vous progresserez.
(Référence : Petit Larousse 2004)
Au menu
Jambon caramélisé
Construire
Filet !
Bande de
papier
peint
FILLE
NERVEUX
SEMESTRE
SEPTEMBRE
SEULE
L
E
Solution des mots fléchés
du précédent numéro
Résonnant
Couleur
du visage
Abri
à vaches
MAITRE
Problème n° 14 024
VERTICALEMENT
A. Qui sont pour le moins troublées. - B. Qui a des lettres.
Sur la rose. - C. On l’a parfois à
l’oreille. Dans la famille. - D. Sur
une partition. Indication d’ancienne enveloppe. Personnel. E. Sur le calendrier. En état de
tension. - F. Écrivain de romans
policiers. Distance intersidérale.
- G. Parfaitement hypothétique.
- H. Enlevée du sol. - I. Cardinal.
Fin de verbe. Elle baisse avec
l’âge. - J. Mises à l’abri dans la
campagne.
REFUS
REPOS
RETOURNER
REVENIR
REVOIR
ROUTE
ROUTINE
LECON
LECTURE
LIVRES
Les mots croisés 10
HORIZONTALEMENT
1. Spolier. - 2. Qui sortent
d’une grande gueule. - 3. Un
des évangélistes. Envoie. - 4.
Germe en boîte. Direction. - 5.
Blagué. Entrailles. - 6. Compagnie américaine de téléphonie.
Alimenté. - 7. Provoquée. - 8. Il
s’éclate à l’Opéra. Commence à
poindre. - 9. Comme un temps
apprécié quand on est en grève. S’est élargie vers l’Est. - 10.
S’occupa de l’éducation des
jeunes filles. Sont plusieurs à se
partager une maîtresse.
PUNIR
JEUNESSE
JOURNEE
Solution du n° 14 023
Proviseur
adjoint
Projet
chimérique
Chef de
bandes...
HATER
HEUREUSE
ECOLIER
ECRIRE
ELEVE
ENCORE
ENFANT
ENFIN
ENNUIS
ENTREE
EPUISE
ESPERER
ETUDE
ETUDIANT
ETUDIER
CAHIER
CLASSE
CONTENT
CONTRE
CRAIE
CRAYON
Scandalisé,
indigné
Près d’Aix
DEPLAIRE
DEVOIR
DOCILE
BANC
BANDE
BIENTOT
BRUIT
PTS
1
Sudoku moyen 336
3 7 6 4 1 5 2
8 5 2 9 3 6 4
1 9 4 2 7 8 3
7 2 3 8 6 4 5
6 4 5 7 9 1 8
9 1 8 3 5 2 7
2 3 7 6 4 9 1
4 6 1 5 8 3 9
5 8 9 1 2 7 6
ACCUEIL
AIMER
ALLER
ANNUEL
APPRENDRE
ATTENDU
ATTENTIF
AUTOBUS
DEBUT
DEJA
Partie
Solution du précédent numéro
Le mot secret
Pour 10/12 personnes.
1 jambon d’York de 2,5 kg sans
l’os du quasi, 1 bouquet garni,
150 g de sucre glace, 125 g de
sucre semoule, 10 cl de vinaigre
de vin, 25 cl de bouillon de
volaille, 10 cl de xérès, clous de
girofle, grains de poivre.
Faites dessaler le jambon dans de
l’eau froide que vous renouvellerez au moins quatre fois en
24h. Égouttez, brossez, couvrez
le jambon d’eau froide, portez à
ébullition avec le bouquet garni,
laissez pocher 1h30. Égouttez,
ôtez la couenne en laissant 1 cm
d’épaisseur de graisse, striez
la surface, piquez de clous de
girofle, poudrez de sucre glace,
enfournez (th. 7/200° C) 1h.
Faites bouillir le vinaigre avec
10 grains de poivre, ajoutez le
bouillon chaud. Préparez un
caramel blond avec le sucre,
ajoutez le xérès, laissez réduire
jusqu’à consistance sirupeuse.
Servez la sauce à part.
SCORPION (23 Octobre au 21 No-
vembre) : Un interlocuteur qui vous a
dédaigné dernièrement, lors d’une discussion
commerciale, peut revenir brusquement sur sa
décision.
SAGITTAIRE (22 Novembre au 21
Décembre) : Votre esprit est fertile en
idées originales et astucieuses. Vous ferez mouche
à tous les coups.
CAPRICORNE (22 Décembre au 19
Janvier) : N’oubliez pas, du fait de relations nouées récemment, vos amitiés de longue
date. Vous avez tant besoin d’affection.
VERSEAU (20 Janvier au 19 Fé-
vrier) : Vous charmerez vos interlocuteurs
sociaux par votre aisance et votre brio. On vous
engagerait presque à Hollywood.
POISSONS (20 Février au 20 Mars) :
Exaltation et projets grandioses au programme. Rien ne vous paraîtra impossible. Vous
aurez la certitude que rien ni personne ne pourra
vous résister
Technologies 15
mercredi 23 avril 2014
Avec Asimo, la robotique prend
un visage toujours plus humain
Télévision
Sélection du jour réalisée par Rania Raad Tawk
Programmes communiqués par les chaînes et publiés sous toute réserve.
Chaînes locales
LBCI
Innovation Il court, saute, danse, monte les escaliers ou vous sert à boire... Son allure et ses actions sont
presque humaines, mais il ne faut pas s’y tromper : Asimo est un robot.
« Bonjour New York, merci
d’être venus aujourd’hui ! » La
voix est celle, enregistrée, d’un
garçon de 16 ans. Mais celui
qui parle est un robot blanc
de 1,30 mètre pour 50 kilos,
dont la tête ronde ressemble à
un casque, et qui fait penser à
un enfant en combinaison de
cosmonaute.
Asimo, dont la toute dernière version a fait ses débuts
américains à New York, est le
descendant de plusieurs générations de robots sur lesquels
Honda travaille depuis des
décennies. Les ingénieurs du
groupe japonais ont étudié les
mouvements humains pour
tenter de les reproduire artificiellement.
L’un des premiers résultats
était en 1986 un appareil cubique porté sur deux « jambes »
dont chaque « pas » prenait
15 secondes. Avec le temps,
l’apparence est devenue plus
humaine et les mouvements
plus fluides.
Le premier Asimo est né en
2000, et la génération 2014 est
désormais capable de courir à 9
km/h ou de marcher et monter
un escalier dans la foulée sans
s’arrêter. S’il se contente de
marcher, la batterie au lithium
dans son ventre lui donne environ 40 minutes d’autonomie
avec un rechargement.
Honda affirme avoir beaucoup travaillé sur l’équilibre
et la stabilité d’Asimo. Pour
le prouver, le robot saute à
pieds joints ou à cloche-pied,
tape dans un ballon, danse en
bougeant les jambes et les bras
presque en rythme...
Les ingénieurs du groupe
japonais vantent aussi la dextérité de ses dix doigts : il vous
serre la main, vous « parle »
en langue des signes améri-
Future TV
07:00 Journal
07:30 Akhbar el-Sabah
08:00 Infos
08:15 Akhbar el-Sabah
09:00 Infos
09:15 Kalam Beyrouth
10:00 Infos
10:15 Aalam el-Sabah
11:00 Infos
11:15 Aalam el-Sabah
12:00 Infos
12:15 Aalam el-Sabah
13:00 Bi Ra’yak
14:00 Lamassat
15:00 Infos
16:00 Journal arménien
16:15 Journal anglais
16:40 Journal français
17:00 Souriya el-Yaoum
La manipulation d’une bouteille rigide et d’un gobelet en carton.
caine ou japonaise, et vous sert
même à boire.
Démonstration sur une table où une bouteille rigide
et un gobelet en carton plus
fragile attendent le robot. Il
prend doucement la bouteille
d’une main, dévisse de l’autre
le bouchon qu’il repose sur la
table, avant de saisir le gobelet en carton et d’y verser le
contenu de la bouteille, du jus
d’orange.
Le secret : une caméra cachée derrière la visière de son
casque et des capteurs dans les
doigts. Les données collectées
sont évaluées en temps réel
« pour ne pas faire tomber ou
écraser le gobelet », explique
aux journalistes Satoshi Shigemi, l’un des ingénieurs en chef
de Honda dans le domaine de
la robotique.
Futur robot d’assistance
L’essentiel du système informatique est camouflé dans une
sorte de sac à dos à l’arrière du
robot. D’après Honda, l’apparence d’Asimo est censée
faciliter son acceptation par
le public. Sa petite taille ne le
rend pas inquiétant et le met
à la hauteur d’une personne
coincée dans un lit ou un fauteuil roulant.
L’idée en effet est qu’il serve
Il y a 25 ans, au bon vieux
temps de la Game Boy
Il y a 25 ans, le 21 avril 1989,
sortait dans le commerce la
première console de jeu vidéo
de poche à cartouche interchangeable, la Game Boy du
japonais Nintendo, une merveille pour les gamins qui ne
connaissaient pas encore le
smartphone.
Lorsqu’en ce printemps
1989, en pleine période délirante de bulle financière et
immobilière, la Game Boy
fut lancée au Japon, les jeunes
Nippons étaient déjà des férus
de jeux sur TV grâce à Nintendo et à sa console de salon
« Famicom » arrivée dans les
foyers en 1983.
À Tiananmen, les étudiants
protestaient, à Berlin le mur
tombait, à Tokyo on s’amusait.
Pouvoir trimbaler leur nouvel amusement high-tech favori était le rêve des mômes
d’alors. La firme de Kyoto fut
la première à le réaliser, tout
comme Sony fut le premier à
mettre un lecteur de musique
dans la poche des adultes dix
ans auparavant.
La Game Boy, vendue 8 000
yens à l’époque (56 euros actuels), c’est « 35 heures de jeu
dans la poche avec quatre piles
bâtons », clamait la publicité.
« Les enfants étaient tellement contents de pouvoir jouer
dans le train entre la sortie de
l’école et les obligatoires cours
privés du soir », se souviennent
des parents, du moins ceux qui
étaient d’accord.
« Moi, je n’y ai pas eu droit,
mon père ne voulait pas. À
la place il m’offrait des mangas et je l’en remercie presque », sourit Taku Nishimura,
aujourd’hui dessinateur de...
mangas.
Il avait quand même pu
toucher aux petits jeux électroniques très simples, appelés
Game & Watch, que proposait auparavant Nintendo.
Mais il était impossible d’en
changer le contenu.
La Game Boy changeait
tout : « C’était révolutionnaire : on pouvait jouer partout,
un vrai bonheur quand on
voyageait avec les parents », se
souvient Jesus Mera, un Espagnol de passage dans une boutique de jeux de Tokyo.
« Si Nintendo a devancé les
autres sur ce terrain, c’est que
la firme appartenait, et depuis
des décennies, à l’univers du
jeu de société. Elle connaissait
le jeune public, ce qui n’était
par exemple pas le cas des
groupes d’électronique comme
Sony qui, eux, avaient l’habitude de s’adresser aux adultes.
Sony avait pensé à la musique
en balade, mais pas au jeu nomade », rappelle le patron de
la société Enterbrain, Hirokazu Hamamura.
Avec la Game Boy, dont le
nom est à jamais associé au jeu
Tetris (puzzle casse-tête indémodable) ou aux aventures interminables de Pikachu et de
sa clique de Pocket Monsters,
sont nés et ont prospéré les
studios de développement.
« À l’origine, les jeux vidéo
sur TV étaient essentiellement
des formes de combat ou de
match entre deux joueurs ou
contre la machine, mais avec
la Game Boy et Tetris, le
type de mission a commencé
à évoluer », et plus encore
ensuite avec les aventures de
personnages comme la saga
des Pokemon, détaille M.
Hamamura.
La famille de consoles Game
Boy (qui comprend aussi les
aux personnes ayant besoin
d’assistance. « Il y aura un futur où Asimo pourra s’occuper
de personnes âgées », envisage
par exemple Satoshi Shigemi.
Il pourra les guider dans
des gares ou des aéroports, les
aider à prendre leurs médicaments.
Mais cela n’est pas pour tout
de suite. La démonstration
était largement préprogrammée. Pour servir au grand public, Asimo doit apprendre à
opérer en terrain réel.
« Plutôt que d’avoir les gens
qui s’adaptent à Asimo, on a
besoin qu’Asimo s’adapte aux
gens », souligne Satoshi Shi-
TF1
Le robot est capable de courir et taper dans un ballon.
gemi.
Le « défi » est d’arriver à ce
que le robot soit capable de
« distinguer les mouvements »
des personnes, pour comprendre ce qui se passe et avoir
« des actions et des comportements qui s’adaptent à la situation » : par exemple, savoir
si un individu qui s’approche
veut interagir avec lui ou si, au
contraire, il doit s’écarter.
Satoshi Shigemi reconnaît
que s’il faut que le robot soit
capable de s’adapter à n’importe quelle situation et n’importe quel environnement,
cela prendra du temps. Mais
cette durée pourrait se réduire
à quelques années, « si on restreint l’utilisation du robot à
certaines fonctions » ou si on
sait ce que les personnes avec
lesquelles il doit interagir recherchent, pour jouer les réceptionnistes par exemple.
Grâce aux investissements
massifs effectués par les opérateurs et à la concurrence qui
crée une forte émulation, « le
Japon fait la course en tête
dans le domaine des télécommunications mobiles, avec déjà
fin 2013 quelque 39 millions
d’abonnés aux services cellulaires à la norme LTE » (aussi
abusivement appelée 4G), soit
près d’un tiers du total, a-t-il
déclaré.
Mais les efforts ne doivent
pas s’arrêter parce qu’il faut
parer à l’augmentation exponentielle du trafic sur les
réseaux mobiles, qui risque
d’être multiplié par 1 000 au
Japon en 10 ans, même si la
population vieillit et diminue.
Masayoshi Son souligne
que les activités de services exploitant de façon combinée de
nombreuses données de diverses origines (ce que l’on nomme généralement « big data »)
pouvaient générer un énorme
marché pour le Japon, dans
les domaines de la gestion des
ressources énergétiques, des
transports, de la médecine, de
l’agriculture, de la prévention
des désastres et de l’organisation des secours, ou encore de
la publicité ou des loisirs.
« Toutefois, il faut des règles », prévient M. Son, car
« big data » évoque pour beaucoup « big brother ». « Il faut
garantir la sécurité et la tranquillité des utilisateurs tout
en promouvant l’usage à bon
escient des données, qu’elles
soient géographiques, personnelles, qu’elles émanent des
réseaux sociaux, de caméras
de sécurité, d’ordinateurs, de
smartphones ou encore de
capteurs divers », insiste-t-il.
Technologies et
concurrence
Par ailleurs, M. Son estime
que 100 % de la population
doit accéder à l’Internet par
fibre optique (FTTH), un objectif difficile à atteindre. La
moitié seulement des clients
raccordables en théorie (98 %
18:00 Quatre mariages pour
une lune de miel
20:00 Money Drop
21:00 Journal
21:55 Série Grey’s Anatomy
22:40 Série Grey’s Anatomy
00:25 Série Revenge.
France 2
15:00 Toute une histoire
17:55 Dans la peau d’un chef
21:00 Journal
21:45 Téléfilm Des frères et
des sœurs
23:20 Magazine La parenthèse
inattendue.
France 3
versions
« pocket »,
« lite » et « color ») s’est écoulée à quelque 118
millions d’unités. À ce
record s’ajoutent quelque
82 millions exemplaires de
la génération suivante, la série
« Game Boy Advance ».
Quant au nombre de cartouches vendues, il se chiffre
en milliards.
« La Game Boy a posé les
fondements de ce qu’est le jeu
portable aujourd’hui, que ça
soit sur consoles ou sur smartphones parce que le concept
est le même », résume Serkan
Toto, consultant dans l’industrie du jeu vidéo.
Les temps changent
Célèbre également pour
avoir créé la figure indéboulonnable du plombier Mario,
Nintendo a de nouveau métamorphosé le monde du jeu en
2004 avec la DS, modèle inaugural d’une série de consoles
portables à deux écrans (dont
un tactile) qui se sont arrachées à plus de 150 millions
d’unités dans le monde.
de la population nippone)
n’ont pas encore fait la démarche de prendre l’abonnement
requis, notamment parce que
la concurrence, source d’émulation, n’est pas suffisamment
développée pour rendre les offres plus attractives.
« Il faut proposer la fibre optique au prix de l’ADSL, c’est
possible », martèle M. Son qui
reproche au gouvernement
d’avoir fait le bon constat dès
2010 mais sans prendre ensuite les mesures nécessaires pour
limiter l’emprise de l’opérateur
historique NTT.
SoftBank, KDDI, eAccess
et une soixantaine d’autres
acteurs japonais des télécommunications et services en
ligne ont d’ailleurs fait part
début avril de leurs craintes
d’un retour de monopole de
l’ex-géant public si la réglementation le concernant était
assouplie comme l’envisage le
régulateur.
Chantre de la concurrence,
Masayoshi Son, milliardaire
17:30 Sayyidat el-Mazraa
18:30 Min Koulli Kalbi
19:30 Journal
20:15 DNA
20:30 Inter-Views
23:00 Agenda
23:30 Infos
00:00 DNA
01:00 Min Koulli Kalbi
02:00 Inter-Views
05:00 Bi Ra’yak
06:30 Yoga.
OTV
08:00 Yaoum Jdid
11:30 Hiwar el-Yaoum
12:30 Bila Hassani
14:15 Infos
14:45 Dalia wa el-Teghyir
16:30 Journal arménien
17:00 Kazadoo
18:00 Aa Nar Latifé
19:45 Journal
20:30 Chi w Menno
21:15 Hertakji
23:30 Infos.
MTV
07:20 Revue de presse
08:00 Infos
08:20 MTV Alive
13:02 Al-Hall Enna
14:00 Beyrouth el-Yaoum
16:30 @ MTV
18:00 Aghani, Aghani
19:00 Ekhtarab el-Hayy
19:52 Journal
20:45 Abtal wa Haramiyi
00:00 Infos.
Chaînes câblées
18:30 Slam
19:10 Questions pour un
champion
20:00 Le 19/20
21:15 Plus belle la vie
21:45 Des racines et des
ailes: patrimoines
d’exception.
La Game Boy
(ici, en version
Advance) a
révolutionné le
concept du jeu
vidéo.
Puis
vint
la
famille
3DS, avec toujours deux
écrans, dont un tactile et
l’autre capable d’afficher des
images
tridimensionnelles,
sans lunettes spéciales.
Nintendo a toujours gardé
la même philosophie : divertir
la famille. En 20 ans, la firme
a élargi à la fois l’offre de jeux
avec des titres ludo-éducatifs,
et le public, en convertissant
même les adultes, grâce notamment à la console de salon
Wii.
Si Nintendo se veut fidèle à
ses valeurs, alentour, les temps
changent. Entre 1989 et 2014,
la bulle a éclaté, la crise a
frappé à plusieurs reprises.
La firme, qui s’est jouée de la
mauvaise conjoncture écono-
mique pendant des années,
comme si de rien n’était, est
aujourd’hui rattrapée par une
autre menace : le progrès technique fulgurant.
Un nouveau rival a eu raison d’un pan de sa popularité : le smartphone. Ses consoles ne trouvent plus autant
preneurs et Nintendo est
de nouveau au pied du mur.
Les dirigeants le savent, il va
falloir proposer un produit
qui ait la force révolutionnaire de la Game Boy en son
temps.
Mais pas n’importe quel
produit, car « les consoles et
les jeux sont le cœur de métier
de Nintendo et cela ne changera pas », a réaffirmé récemment le PDG de Nintendo,
Satoru Iwata.
Le futur monde merveilleux des télécoms
En 2040, un smartphone
contiendra 500 milliards de
chansons, 350 millions d’années d’archives de journaux
ou 30 000 ans de cinéma,
et les données voyageront
3 millions de fois plus vite
qu’aujourd’hui : le Japon doit
se préparer au changement,
prévient le gourou japonais
des télécoms, Masayoshi Son.
S’exprimant devant des experts mandatés par le gouvernement pour préparer l’environnent technologique de 2020
et au-delà, le fondateur et PDG
du groupe de télécommunications SoftBank ne s’est comme
d’habitude pas privé de faire rêver les technophiles.
Même s’il n’invente rien,
mais parce qu’il s’informe sur
tout, M. Son est souvent vu
comme un visionnaire, une
image qu’il entretient à chacune
de ses apparitions en public, de
même qu’il se passe de la brosse
à reluire à chaque page de ses
présentations, au demeurant
souvent jugées brillantes.
07:00 Infos
07:30 Familia
08:30 Hki Jeless
10:00 Nharkom Saïd
11:30 Al-Yanabih
12:30 Ayam al-Dirassa
14:30 Infos
15:00 Lara
16:00 Jouzour
17:00 Bab el-Hara
18:00 Ahbabtou Tefla
18:45 Yasmine
19:45 Douma Kratiyi
19:53 Journal
20:35 Wled el-Balad
21:30 Ahmar Bel Khat el-Aarid
23:00 Aala Marr el-Zaman
00:00 Infos.
Masayoshi Son fait rêver les technophiles.
et fier de l’être, veut non seulement que son groupe soit
numéro un mondial (d’où le
rachat de l’américain Sprint et
l’intérêt marqué pour T-Mobile US), mais il veut aussi
que le Japon se distingue par
ses avancées techniques sur la
scène mondiale comme il a su
le faire dans le passé.
« Il y a 50 ans, Tokyo accueillait les Jeux olympiques,
c’était l’époque de la haute
croissance, celle de la TV couleur, des climatiseurs domestiques et de l’automobile in-
dividuelle », se souvient-il. Le
Japon se hissait alors au rang
de deuxième puissance économique mondiale, grâce à la
construction d’infrastructures
routières, ferroviaires, aériennes et urbaines de pointe.
« En 2020, Tokyo accueillera de nouveau les JO, mais le
pays n’est plus que le 3e géant
économique mondial », déplore-t-il. Pour se redresser,
il doit s’appuyer sur une autre
infrastructure essentielle : les
technologies de l’information
et de la communication.
M6
18:20 La meilleure
boulangerie de France
20:45 Le 19.45
21:05 Scènes de ménages
21:50 Pékin Express
00:00 Pékin Express.
Arte
17:20 Rivalité maritime entre
Angleterre et Pays-Bas
18:20 Xenius
20:00 L’Italie par la côte
20:45 Arte journal
21:50 Comédie dramatique
Vincent, François, Paul
et les autres
23:40 Nelson Mandela et moi.
TV5 Monde Europe
08:50 Télématin
09:00 Le journal de RadioCanada
09:26 TV5 Monde le journal
09:39 Wari
10:05 Flash
10:08 Pique-assiette invite les
chefs
10:34 Une brique dans le
ventre
11:00 Flash
11:03 Littoral
11:31 Nec plus ultra la
collection
11:57 Flash
12:02 Dans la peau d’un
chef
12:44 Plus belle la vie
13:10 Flash
13:12 Épicerie fine
13:37 Le nouveau voyage
d’Ulysse
14:30 Le journal de la
RTBF
15:04 Touchez pas au grisbi
16:37 Merci d’éteindre en
partant
16:45 Dans la peau d’un
chef
17:28 Questions pour un
champion
18:00 Flash
18:02 Envoyé spécial, la suite
18:34 Géopolitis
19:00 64’ Le monde en
français – 1re partie
19:23 Le journal de
l’économie
19:31 Chambre noire
21:03 Les nouveaux paradis
21:30 Le journal de France 2
22:00 Visa pour l’aventure
23:20 Cent regards sur le
monde
23:46 Nouvo
00:00 Le journal de la
RTS
00:27 TV5 Monde le journal
d’Afrique
00:45 L’invité
01:00 Melting-pot café
01:51 Melting-pot café
02:43 Temps présent
03:36 TV5 Monde le journal.
TV5 Monde Orient
10:06 TV5 Monde le journal
10:19 Peuples du monde
10:32 En voyage!
11:00 Flash
11:02 Jardins et loisirs
11:29 Ricardo
12:00 TV5 Monde le journal
12:14 Plus belle la vie
12:39 Mot de passe
13:03 Flash
13:05 Des chiffres et des
lettres
13:36 Flash
13:39 Tout le monde veut
prendre sa place
14:30 Le journal de la
RTBF
15:04 Mademoiselle Zazie
15:11 Mily, Miss Questions
15:18 Pok et Mok
15:26 A.R.T. Investigation
15:38 Le ranch
16:01 Zoobabu
16:04 Le nouveau voyage
d’Ulysse
16:59 Questions pour un
champion
17:30 Les bureaux du pouvoir
19:06 Géopolitis
19:30 64’ Le monde en
français – 1re partie
19:53 Le journal de
l’économie
20:00 64’ Le monde en
français – 2e partie
20:20 L’invité
20:30 64’ L’essentiel
20:34 Envoyé spécial, la suite
21:07 Le dessous des cartes
21:30 Le journal de France 2
22:00 Frédéric Back, grandeur
nature
22:53 L’homme qui plantait
des arbres
23:24 Crac!
00:00 TV5 Monde le journal
d’Afrique
00:22 Le journal de la RTS
00:52 Le journal de
l’économie
00:58 L’oncle Charles.
Radio Liban 96,2 FM
07:00 RFI En direct
10:00 RL Libre cours
11:00 RL Flâneries matinales
12:00 RL Rush Hour
13:00 RL Journal
13:30 RFI En direct
14:00 RL C’est encore mieux
l’après-midi
15:00 RL L’heure blonde
16:00 RFI Infos en direct
16:10 RL Carrefour du jazz
17:00 RL Vous avez dit
musique?
18:00 RL Mon manège à moi
19:00 RL Journal
19:10 RFI En direct
20:00 RL Micro-ondes
21:00 RL Wild Thing
22:00 RL Programme arménien
22:30 RFI Le fil musical.
16 Ici et ailleurs
Le 23 avril
dans l’histoire
1564 : naissance du
dramaturge et poète William
Shakespeare (mort le 23 avril
1616).
1856 : Victor Hugo publie
Les Contemplations.
1919 : une loi fixe la durée
du travail à 8 heures par jour
et à 48 heures par semaine
en France.
1945 : libération du camp
de concentration de
Ravensbrück en Allemagne.
1967 : premier essai en
vol de Soyouz I, troisième
génération des vaisseaux
spatiaux soviétiques.
1978 : mort de l’économiste
Jacques Rueff.
1986 : décès du cinéaste
américain Otto Preminger.
1990 : mort de Paulette
Goddard, actrice américaine.
2002 : création de
l’Union pour la majorité
présidentielle (UMP) en
France.
2004 : le dernier bloc
de charbon français est
symboliquement remonté
du puits de la Houve à
Creutzwald en Moselle,
scellant définitivement
trois siècles d’histoire
charbonnière.
2007 : décès de Boris
Eltsine, premier président de
la Russie postsoviétique.
2013 : la France devient le
9e pays européen et le 14e
pays au monde à instituer le
mariage entre homosexuels.
L’Orient : Fondé par Georges Naccache
en 1924
Le Jour: Fondé par Michel Chiha
en 1934
Société Générale de Presse
et d’Édition SAL
Baabda-route de Damas Imm L’Orient-Le Jour
B.P. 45-254 - Hazmieh Tél : 05/956444
Abonnement 05/453665
[email protected]
Administration Fax 05/454201
[email protected]
Rédaction Fax 05/957444
[email protected]
Carnet, petites annonces
Tél. Fax 05/454108
Régie publicitaire - Pressmedia
Tél. 01/577000 - Fax 01/561380
Président-directeur général
Michel EDDÉ
Administrateur délégué
Nayla de FREIGE
Éditorialiste, conseiller du
PDG
Issa GORAIEB
Rédacteur en chef
Nagib AOUN
Rédacteurs en chef adjoints
Abdo CHAKHTOURA
(directeur responsable)
Gaby NASR
Secrétaire général
de la rédaction
Michel TOUMA
(directeur responsable)
Liban
Élie FAYAD
Tilda ABOU RIZK
Culture
Maria CHAKHTOURA
International
Antoine AJOURY
Économie
Rana ANDRAOS
Sports
Makram HADDAD
Rédaction Web
Émilie SUEUR
Directeur financier
Georges CHAMIEH
Informatique
Ghassan KHNAISSER
Département technique
Fady SAAIBY
Yehya HAMDAN
mercredi 23 avril 2014
Escales
Dormir au château de Schönbrunn,
telle Sissi l’impératrice
La jeune Marie-Antoinette, le
prodige Mozart, l’impératrice
Sissi ou encore Napoléon ont
tous séjourné au château de
Schönbrunn, à Vienne, et
bientôt des touristes fortunés
pourront ajouter leur nom
à cette liste. À partir du 30
avril, l’ancien palais d’été des
Habsbourg, première attraction touristique de la capitale
autrichienne, leur proposera
de dormir dans une suite avec
vue sur les jardins du château,
avec à disposition un majordome, un cuisinier et même
une calèche s’ils le souhaitent.
« C’est unique en Europe »,
assure Birgit Reitbauer, du
groupe autrichien d’hôtels
Verkehrsbüro, l’initiateur de
cette offre impériale.
La suite en question est située au-dessus de l’ancienne
chambre à coucher de l’empereur François-Joseph et du
bureau où sa femme Élisabeth, « Sissi », assassinée en
1898, rédigeait des poèmes et
son journal. Rénovée pour la
coquette somme de 400 000
euros, elle comporte deux
chambres, deux salles de bains,
un salon, une salle à manger
et une petite cuisine avec un
réfrigérateur – qui sera garni
de bouteilles de champagne.
Construit comme une réponse autrichienne au château de Versailles, le château
de Schönbrunn et ses jardins,
qui abritent le plus ancien zoo
d’Europe, ont été classés patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et attirent 8
millions de visiteurs chaque
année. Le salon Napoléon a
accueilli l’empereur français
– qui a délaissé sa première
femme Joséphine pour épouser Marie-Louise, une princesse Habsbourg – quand il
a occupé Vienne en 1805 et
1809.
D’autres salles ont vu Mozart enfant jouer, dans les
années 1760, devant l’impératrice Marie-Thérèse, ou encore
l’empereur Charles Ier signer
en 1918 la renonciation à la
couronne impériale d’Autriche, qui mit fin à 640 ans de
règne des Habsbourg. Bien
plus tard, l’Américain John F.
Kennedy et le Soviétique Nikita Khrouchtchev se sont rencontrés sous les fresques de la
grande galerie, l’ancienne salle
de bal.
Il semble que la suite el-
le-même ait été utilisée par la
petite-fille de François-Joseph,
Élisabeth-Marie, surnommée
« l’archiduchesse rouge » pour
avoir rejoint le parti social-démocrate. Dans le style de l’époque de Marie-Thérèse, la mère
de Marie-Antoinette, elle est
décorée de blanc, noir et or,
combinés avec la soie damassée
rouge. Mais pour satisfaire les
hôtes du XXIe siècle, certains
équipements modernes ont été
mêlés aux stucs et aux lustres,
comme trois télévisions à écran
plat.
« C’était important pour
nous de conserver l’atmosphère
impériale de Schönbrunn...
sans oublier pour autant les
éléments de modernité », a
expliqué Franz Sattlecker, responsable du site.
L’expérience de se réveiller
dans un palais de 1 441 pièces, choyé comme un prince
ou une princesse de la maison
Habsbourg dans un lit à baldaquin, n’est forcément pas
à la portée de tout le monde.
Les tarifs commencent à 699
euros la nuit par personne.
À ce prix-là, le petit déjeuner
n’est pas inclus et il faut aller
le prendre au Parkhotel voisin,
Le dessin de pinter
où s’effectue l’enregistrement.
L’offre « Lune de miel », à
2 700 euros, propose aux jeunes mariés un déplacement en
calèche depuis le Parkhotel,
des roses, du champagne, un
« bain romantique », et le petit
déjeuner. La plus haut de gamme « Offre suite impériale »
prévoit un dîner préparé par un
cuisinier particulier, une visite
privée du château et d’autres
privilèges – le tout pour 4 900
euros la nuit.
Les organisateurs visent les
visiteurs étrangers bien nantis
– Russes, Chinois ou encore
Américains – qui se rendent
à Vienne en quête d’une expérience particulière. « De
nombreux Japonais se rendent
à Vienne pour renouveler leurs
vœux et rapporter de belles
photos et de beaux souvenirs,
et nous espérons que nous
pourrons en attirer certains »,
explique Mme Reitbauer.
« Mais étrangement, nos premières réservations ont en fait
été faites par des Viennois »,
relève-t-elle.
Site Internet :
www.schoenbrunn.at/en/
(Source : AFP)
Clayderman au Casino du Liban :
nostalgie, classe et émotion
Concert Des trois « Nuits Nostalgie », organisées par 2U2C et StarSystem au Casino du Liban, celle du pianiste Richard Clayderman
méritait le plus son nom.
Béchara MAROUN
Ballades amoureuses au piano,
lumière tamisée et vieux clichés
retranscrits sur écran, et il n’en
fallait pas plus pour que la magie opère et que les tourbillons
d’images oubliées refassent surface, entraînant le public dans
un flash-back musical le temps
d’un moment empreint de nostalgie.
Accompagné par douze
violonistes sur scène, dont
quelques Libanais, le pianiste
français, réputé pour avoir
fait 80 fois le tour du globe à
travers ses voyages et ses quelque 2 000 concerts, a bercé
les cœurs pendant plus de 80
minutes, samedi soir, lors d’un
concert dînatoire où il n’a pas
manqué à sa tradition de revisiter des morceaux populaires,
outre les titres de ses albums.
En passant obligatoirement
par son éternelle ballade pour
Adeline, A comme Amour et
Eleana, Richard Clayderman a
tenu à partager sa version revisitée de la symphonie du film
Titanic, un endiablé adagio tiré
de Spartacus de Khachatourian,
et un vibrant hommage au
groupe Abba lors d’un medley
de leurs plus belles chansons
dont The Winner Takes it All,
Voulez-vous, Gimme Gimme et
Dancing Queen, le tout sur fond
d’images démodées de villes
d’Europe. « Cette chanson est
dédiée à tous ceux que j’aime :
à mon piano, à mon pays et à
vous », a-t-il confié dans un
anglais approximatif qu’il a
qualifié de « terrible », avant de
revenir à son piano pour jouer
You Raise me Up, qui a retenti
comme une prière.
Suscitant émoi et applaudissements, Clayderman s’est
amusé à présenter chaque titre de façon captivante avant
de l’interpréter, pressé de se
débarrasser de ses notes en les
offrant au public après chaque morceau. Il n’en avait en
tout cas aucunement besoin.
Vieilli, changé, mais toujours
aussi souriant, virtuose et expressif en glissant ses doigts
instinctivement sur son clavier, l’artiste ne faisait qu’un
avec son piano. Et c’est sur un
medley des chansons de Stevie Wonder que son concert
a pris fin, un abrupt retour à
la réalité et au brouhaha des
spectateurs sortant de la Salle
des ambassadeurs élégamment accoutrés, encore bercés
par la musique du pianiste
qui a clôturé avec beauté une
première édition réussie des
Nuits Nostalgie. « Celles-ci devraient en tout cas reprendre
dès l’automne », confient les
producteurs de l’événement,
tant il est vrai que les Libanais trouvent un réel plaisir à
replonger dans les musiques et
chansons d’antan.
Insolite
Des lunettes
supermenteuses
Au cas où les vrais yeux
trahiraient trop les émotions,
un chercheur japonais a
mis au point des lunettes à
écrans censées parer à cette
faiblesse humaine, avec
de faux yeux qui disent le
contraire de ce que le cerveau
pense. Ce prototype de
paire de lunettes est équipé
de deux écrans organiques
(OLED) tournés vers
l’interlocuteur en guise de
verres. En fonction des
mouvements de la tête et de
ceux de l’interlocuteur, s’y
affichent des yeux globuleux
qui reflètent diverses
émotions, qu’il s’agisse de
l’attention, de la joie, du
soulagement ou encore de
l’ennui. Cette invention est
symptomatique du stress que
cause l’obligation qu’ont en
permanence les Japonais de
ne jamais se laisser dominer
par la mauvaise humeur ou
toute autre émotion vive
dans leurs relations sociales.
Et puis, plus prosaïquement,
avec ces lunettes, on peut
dormir devant son ordinateur
en ayant en apparence les
yeux grands ouverts.
Samedi 26 avril
Votre magazine de poche
L’Orient-Le Jour Junior
offert avec L’Orient-Le Jour
Richard Clayderman s’est produit lors d’un concert-dîner samedi et un spectacle-concert lundi, dans
le cadre des « Nuits Nostalgie » qui avaient présenté Claude Barzotti et Hervé Villard au Casino il y
a quelques semaines.
En partenariat avec

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