Devenir astronaute

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Devenir astronaute
N°3 – 11.03.08
Journal interne d’information
et d’opinion
http://mediacom.epfl.ch/
08 Bâtir
11 Hydroptère
15 Finance
17 Exposition
↳ La température dans une
ville est généralement plus élevée qu’à ses alentours, alors des
chercheurs de l’EPFL s’intéressent à diminuer la consommation énergétique des bâtiments.
Le modèle numérique qu’ils ont
développé à cette fin est plutôt encourageant. Ils peuvent
désormais créer des scénarios de
développement urbain et en étudier les conséquences sur le phénomène d’îlot de chaleur urbain.
↳ Vous voulez devenir «l’Epfélien» le plus rapide sur l’eau?
Participez au concours organisé
dans le cadre du partenariat EPFLHydroptère. Vous aurez peut-être
la chance de voguer sur ce bateau
lors de sa tentative de record de
vitesse absolue à la voile et de
franchir la barre mythique des
50 nœuds.
En attendant, les recherches
vont bon train pour améliorer les
performances du trimaran.
↳ Le domaine de l’ingénierie
financière est abscons même pour
les banquiers! Afin d’ouvrir les
portes de ce monde inconnu aux
étudiants, l’EPFL lance un nouveau master dès septembre 2008.
Le programme se déroule sur deux
ans, mais, attention, les participants doivent avoir des bases
solides en mathématiques, un bon
esprit analytique et la volonté de
partir en explorateur sur une nouvelle planète!
↳ Outre Marie Curie, le grand
public a bien du mal à citer le
nom d’une femme scientifique
ayant marqué son temps. C’est
oublier les Ada, Rita et autres
Hypatia. Pour les faire enfin
connaître, voire leur rendre justice, le Bureau de l’égalité des
chances met sur pied une grande
exposition dans le Bâtiment BC.
Du 25 mars au 31 mai, «Femmes
de sciences» s’adresse à tous, y
compris les enfants.
03 L’ESA recrute
Devenir astronaute
© esa/nasa
Edito
Sommaire
∂perspectives
06Un centre européen de simulation numérique
en Suisse
07Cancer et métastases: la lutte s’intensifie
08Bâtir des villes moins gourmandes
09Hors de pris, la domotique?
11Devenez «l’Epfélien» le plus rapide sur l’eau
12Des pistes pour poursuivre sa carrière en Suisse
13Les péripéties du Wizkid à New York
14La finance a besoin de matière grise
∂agenda
17Des femmes comme les autres
∂etudiants
Le Yearbook nouveau
se prépare: participez!
18
19Les projets sont en ligne!
Début de semestre? Pensez à la Bourse aux livres
∂en pratique
20A vos guidons, prêts, partez!
21Vous avez dit wiki?
Appel aux propositions lancé à l’ensemble
du personnel
22Bourses d’études pour l’Arabie Saoudite
∂Espace libre
23Julius Shulman, une vie pour l’architecture
24L’Orchestre de chambre de Lausanne ravive
le cinéma muet
25Vivapoly 08: le 29 mai, le campus s’amuse
26Mardi 18 mars: Forum «Culture et université»
27Art brut japonais
28Finissage d’exposition à la Maison d’ailleurs
Voulez-vous devenir
astronaute?
Claude Nicollier
Professeur EPFL
Enfin on y arrive - Une nouvelle
classe d’astronautes va bientôt
être recrutée à l’Agence Spatiale
Européenne (ESA)! Ne manquez
pas de vous annoncer si vous
caressez ce rêve depuis votre tendre enfance, ou depuis quelques
années ou mois seulement, impressionnés par les superbes images
envoyées par Hubble, émus par les
vues de la Terre depuis la Station
Spatiale Internationale, motivés
par une participation à une campagne de vols paraboliques, ou travaillant avec passion sur le projet
SwissCube...
Astronaute est un beau métier.
Une occasion unique, dans une vie,
de contribuer à un effort de connaissance, de savoir, au sein d’une
équipe multinationale, dans un environnement totalement unique mais
extraordinairement attractif d’absence de pesanteur, de silence, de
jeux d’ombre et de lumière, avec des
moments de grande peur, mais aussi
de très, très grandes satisfactions.
L’occasion aussi de voir la planète
de haut, dans toute sa splendeur, et
d’admirer, chaque nuit, un ciel tout
plein d’étoiles en mouvement rapide
au-dessus de nos têtes... et pourquoi pas un voyage vers la Lune qui
devrait être au programme d’activités pour cette nouvelle classe, dans
un peu plus de dix ans...
Il ne reste que peu de temps...
Allez jouer au tennis ou courir dans
les bois, rafraîchissez vos connaissances dans tous les domaines des
sciences et des techniques, faites
de la plongée sous-marine, perfectionnez votre anglais, apprenez le
russe, le pilotage des avions ou des
planeurs. Soyez clairs et convaincants - il n’y a alors aucune raison que votre candidature ne soit
pas au moins retenue, et au mieux
qu’elle vous conduise au succès
dans la sélection, et à des voyages
que vous n’oublierez jamais.
Bonne chance à tous et à
toutes! 
English Corner
∂coup de cŒur
32All that jazz à Cully
Editeur responsable
Médias & communication EPFL
CONCEPTION GRAPHIQUE
Gavillet & Rust / Eigenheer
Adresse de la rédaction
EPFL - Journal FLASH | SMC - Station 10 | CH-1015 Lausanne
Christiane Gogniat, secrétariat de rédaction, production
E: [email protected] – W:http://mediacom.epfl.ch/
T: 021 693 21 09 – F: 021 693 64 00
Rédaction
Claude Comina (CC), responsable - Cécilia Carron-Gasco (CG), Florence
Luy (FL), Mary Parlange (MP), Sarah Perrin (SP)
Délais redactionnels PARUTIONS
№ 4: 31 mars 2008 � à 14h00
8 avril 2008
№ 5: 21 avril 2008
29 avril 2008
№ 6: 13 mai 2008
21 mai 2008
Journal interne d’information et d’opinion ouvert aux membres actifs de l’EPFL.
Les articles de ce journal ne reflètent que l’opinion de leurs auteurs. Toute reproduction, même partielle, n’est autorisée qu’avec l’accord de la rédaction et des
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invite les auteurs à respecter les critères suivants:
→
→
→
→
→
3000 signes au maximum pour un article de fond, analyse ou compte-rendu
1500 signes pour des annonces de congrès, cours, conférences
1000 signes pour le «Courrier des lecteurs»
800 signes pour des offres d’emplois
200 signes pour des annonces “express”.
La rédaction se réserve le droit de raccourcir les articles trop longs. Elle assume
la responsabilité des titres et de la mise en page.
Do you want to become
an astronaut?
Claude Nicollier
Professeur EPFL
It’s official - a new crop of astronauts will soon be recruited by
the European Space Agency! This
is your chance, whether you’ve
dreamed of being an astronaut your
whole life or just a few months or
years, impressed by the images from
the Hubble Space Telescope, moved
by the views of Earth as seen from
the International Space Station,
motivated by your participation in
a parabolic flight campaign or the
exciting SwissCube project...
Being an astronaut is a fantastic career. It’s a once-in-a-lifetime
opportunity to make a contribution
to human understanding and knowledge, as part of a multinational team
and in a truly unique environment weightless, silent, surrounded by
the play of light and shadow, with
moments of heart-stopping fear
but also of enormous satisfaction.
It’s a chance to see the planet
from above, in all its splendor and
to admire, every night, a sky full
of stars moving rapidly above our
heads... And why not travel to the
Moon, a voyage that will likely be on
the program for the new class in a
little more than ten years’ time...
There’s not much time left. Go
play tennis, run in the woods, brush
up on your knowledge in all the scientific and technical fields, do some
scuba diving, work on your English,
learn Russian and how to fly an
aeroplane or a glider. Be clear and
convincing - and there is no reason why your application won’t be
at least considered, and perhaps,
even better, you might be selected
for a journey you’ll never forget.
Good luck to all of you! 
03
Point de mire
FLASH
11.03.08
La porte des étoiles
est ouverte
↳espace: Quatre futurs astronautes seront sélectionnés cette année par
l’Agence spatiale européenne (ESA) pour intégrer le centre de formation de
Cologne, en Allemagne. La campagne de recrutement pourrait débuter à l’EPFL
le 1er avril. Une date à confirmer en fonction du lancement du nouveau véhicule
spatial européen.
Cécilia Carron-Gasco
Médias & communication
Un nouveau Claude Nicollier en
2008? Les paris sont lancés.
L’Agence
spatiale
européenne
cherche quatre nouveaux spationautes et quatre remplaçants. La
campagne de recrutement devrait
être présentée à l’EPFL le 1er avril.
«Devrait» car elle pourrait être
repoussée de quelques jours ou
quelques semaines par l’ESA en
fonction du prochain lancement de
l’ATV (Automated Transfer Vehicle)
et de son amarrage à la station spatiale ISS. Un diplôme universitaire
en sciences naturelles, ingénierie,
médecine, ou une licence de pilote
militaire; trois années d’expérience
© nasa
professionnelle; des connaissances
d’anglais et de russe... et surtout,
une motivation à toute épreuve sont
parmi les pré-requis pour une postulation. Le russe? «Pour l’instant
l’ESA n’a pas ses propres navettes
pour embarquer des êtres humains.
Les astronautes doivent donc voler
avec les Américains ou les Russes»,
explique Maurice Borgeaud, directeur du Space center de l’EPFL.
Campagne d’information destinée à tous
Différents intervenants du milieu
aérospatial seront sur le campus
le 1er avril. Peter Erni, conseiller
scientifique pour les affaires spatiales à la Confédération présentera le Swiss space office. Claude
Nicollier, premier astronaute suisse
et professeur à l’EPFL, s’exprimera
sur le présent et le futur des astronautes, alors qu’un représentant
de l’ESA expliquera le processus de
recrutement. Martine Brunschwig
Graf, conseillère nationale, et
Patrick Aebischer, président de
l’Ecole, seront également présents. L’après-midi d’information
s’adresse à un public plus large
que les candidats: les étudiants, ou
personnes plus jeunes encore, s’intéressant à une carrière dans l’espace trouveront des éléments utiles
pour guider leur cursus. L’espace
fascine mais rares sont les privilégiés qui montent dans une navette.
Lors de la dernière sélection, en
1992, 20’000 candidats avaient
postulé, dont 5500 remplissaient
les principaux critères. Six avaient
été admis. On mesure l’importance
de la préparation. La beauté de
l’aventure spatiale vaut cependant
la peine de tenter sa chance!
Si la campagne est lancée le
1er avril à l’EPFL, la séance est prévue à 14h à la salle polyvalente.
Pour la confirmation de la date,
ainsi que des informations complémentaires, consulter les sites web
ci-dessous. 
→→ Lire notre interview de Claude
Nicollier en page 4
∂ http://space.epfl.ch
∂ http://www.esa.int
04
Point de mire
FLASH
11.03.08
«Ma double casquette
a été un gros atout»
↳rencontre : Etre pilote, connaître les différentes matières qu’englobe l’astronomie, savoir gérer les
situations à risque... devenir astronaute est une véritable vocation. Comment se préparer à la sélection?
Quels sont les principaux atouts à posséder? Claude Nicollier, premier astronaute suisse et professeur
EPFL, partage son expérience.
Propos recuillis par
Cécilia Carron-Gasco
Des souvenirs de votre sélection,
la 1ère organisée par l’Agence spatiale européenne (ESA), en 1978?
→→ J’ai mis toutes les chances de
mon côté. Deux ans auparavant j’ai
quitté mon poste de pilote de ligne,
un métier que j’aimais beaucoup,
pour devenir boursier au centre de
recherche de l’ESA aux Pays-Bas.
Cette double casquette: scientifique et opérationnelle a été un gros
atout. Il y a des similitudes entre
la gestion d’un avion de chasse,
d’un avion de ligne et d’une navette
spatiale. Lors de certaines actions
critiques on n’a pas le droit à l’erreur. D’autre part j’ai eu la chance
de beaucoup travailler dans des
observatoires de montagne durant
mes activités de recherches en
astronomie. Bien plus que dans un
laboratoire de plaine, il faut souvent palier soi-même aux problèmes
techniques. Cela m’a apporté une
bonne connaissance opérationnelle
pratique. J’avais aussi un très fort
désir d’être sélectionné. Il semblait
évident que les «grandes puissan-
ces» de l’ESA: la France, l’Allemagne
et l’Italie exerceraient une certaine
pression pour qu’au moins un de
leurs candidats soit engagé. Mais
j’ai toujours cru en mes chances et
ça a fonctionné.
Quelles seront les différentes
étapes de la sélection?
→→ Il y a trois parties: évaluation
psychologique, examen médical et
interview. Ce dernier est multidisciplinaire: physique des fluides, des
plasmas, solaire, astrophysique,
médecine, biologie... A l’époque,
on m’a posé des questions comme
«Qu’est-ce que l’hémoglobine?» ou
«Quelles sont les conditions physiques de la matière sur une ligne qui
va du centre du soleil au centre de
la terre?». L’important est d’avoir
un avis clair et réfléchi. Au niveau
psychologique, il y a une batterie
de tests avec différents problèmes
à résoudre sous pression. Il est
tout à fait possible de se préparer à
l’examen en imaginant mentalement
les questions auxquelles on pourrait être soumis. C’est ce que j’ai
fait. Finalement être sportif et avoir
une bonne hygiène de vie est une
condition essentielle.
Avez-vous des conseils à donner aux jeunes qui veulent se
présenter?
→→ Ceux qui se disent «pourquoi
pas devenir astronaute plutôt
qu’ingénieur dans une entreprise»
n’ont pas beaucoup de chance. Il
faut démontrer une motivation à
toute épreuve et emmagasiner un
maximum d’informations sur toutes
les branches du domaine spatial
Claude Nicollier autour de Hubble © nasa
avant la sélection. Je me souviens
avoir potassé différents bouquins
sur les sujets que je connaissais
moins bien comme la médecine, la
biologie ou la science des matériaux. La capacité de communication, également, est essentielle:
les personnes timides ou extraverties à l’extrême sont pénalisées.
Dans les missions, il faut savoir
travailler en équipe, passer l’information de manière juste et précise.
Finalement, les expériences dans
des situations périlleuses comme
l’alpinisme, l’acrobatie aérienne ou
le parachutisme sont particulièrement appréciées par les recruteurs,
car elles donnent l’occasion d’entraîner la gestion des risques.
Comment se déroulera l’entraînement des astronautes engagés?
→→ Les deux ou trois premières
années, ils seront basés à Cologne.
Il faut être prêt à beaucoup voyager
et donc avoir une famille qui suive
ou qui est prête à accepter une
séparation temporaire. Je suis resté
près de trente ans à Houston, aux
Etats-Unis. Mais en raison des nouveaux accords de coopération, les
futurs astronautes seront amenés à
aller en Russie, aux Etats-Unis, au
Japon, au Canada ou dans d’autres
pays d’Europe pour travailler dans
différents centres ou laboratoires,
ou effectuer des entraînements
spécifiques pour une mission. A mon
avis, ils peuvent espérer voler après
environ quatre ans de formation. Ils
iront dans la station spatiale internationale, avec probablement une
possibilité d’ici 20 ans d’aller sur la
lune, et plus tard, sur mars. 
05
Point de mire
FLASH
11.03.08
Il a tout d’un grand
↳collaboration : Swisscube, premier satellite entièrement réalisé par des
étudiants en Suisse devrait être mis sur orbite en 2009. Si la recherche et le
développement sont pris en charge par les hautes écoles, le financement pour
la construction et le lancement ne sont pas totalement assurés. L’Association
des diplômés de l’EPFL (A3) soutient le Space center dans sa campagne de
récolte de fonds.
Cécilia Carron-Gasco
Médias & communication
Petit par la taille, mais grand par le
nombre d’équipes qui lui accordent
soins et attention. Swisscube, ce
picosatellite cubique de dix centimètres de côté, est le fruit d’une
étroite collaboration entre l’EPFL,
l’Université de Neuchâtel, quatre
HES de Suisse romande, des membres
de l’industrie aérospatiale suisse
et l’Agence spatiale européenne
(ESA). Chaque semestre, 35 étudiants participent à ce projet lancé
par l’EPFL. Le travail de recherche
et développement est inclus dans
les budgets de fonctionnement des
laboratoires. Le financement pour
la construction du satellite et de la
station de réception au sol, le lancement et les coûts d’intégration
et de validation, en revanche, ne
sont pas entièrement garantis. «Il
reste à couvrir le solde du budget,
soit un montant de 200’000 francs,
par le biais du sponsoring», souligne Maurice Borgeaud, directeur
du Space center. Le 1er avril, en
présence de Claude Nicollier, l’A3EPFL fera découvrir à ses membres
le prototype du satellite et présentera la récolte de fonds. «Les
donateurs auront l’occasion de
suivre de très près les événements.
C’est aussi l’occasion pour l’association des alumni de resserrer les
liens avec les étudiants», note Mark
Miehlbradt, directeur de l’A3.
© space center EPFL
33 grands frères
Depuis 1999, 33 cubesat ont déjà
été construits dans diverses universités à partir d’une idée de Bob
Twiggs de l’Université de Stanford
aux Etats-Unis. Des projets sont
actuellement en cours dans plus
de 60 universités du monde. Il est
possible d’acheter des composants
tout faits dans des entreprises
spécialisées. Mais la particularité
de Swisscube est d’être entière-
ment conçu et fabriqué en Suisse.
Ce système unique promet la validation de techniques innovantes
susceptibles de déboucher sur des
brevets, voire sur la commercialisation de certains composants.
C’est sur le vol inaugural de la
fusée VEGA de l’ESA que devrait
prendre place Swisscube en 2009.
Mais plusieurs cubesat sont en
concurrence et la place n’est pas
assurée. La fusée indienne PSLV
La Suisse dans l’espace
On l’oublie souvent, mais la Suisse est
depuis longtemps partie prenante de
l’aventure spatiale. Elle figure parmi
les membres fondateurs de l’Agence
spatiale européenne (ESA) créée au
début des années 70 et y contribue
annuellement pour un montant de
140 millions de francs.
L’industrie spatiale suisse, quant
à elle, génère un chiffre d’affaires environ quatre fois supérieur
à ce montant. La firme Contraves
(aujourd’hui Oerlikon Space) a par
exemple construit les coiffes du lanceur Ariane.
Sur Mars avec l’EPFL
Dans les programmes de l’ESA, la
science spatiale suisse se concentre
principalement sur les domaines de
l’astrophysique (observation de l’Univers), de l’étude des corps célestes
du système solaire et des expériences de physique fondamentale, où elle
a acquis un énorme savoir-faire. Des
scientifiques suisses ont notamment
contribué de manière importante aux
missions MarsExpress, VenusExpress,
Rosetta et SMART-1. Depuis trois
ans, deux petits robots autonomes
de la NASA, «Spirit» et «Opportunity»,
explorent la surface de mars. L’ESA,
dans le cadre de sa mission ExoMars,
a prévu de déposer son petit engin
sur la planète rouge vers 2015. En
principe, des équipes suisses, dont
l’EPFL, devraient être chargées de la
construction du châssis, de l’électronique et de la robotique du véhicule.
pourrait constituer une solution de
rechange.
Un nouveau SwissCube en 2009
La mission du satellite SwissCube
sera l’observation et la prise de
mesures du phénomène «Airglow»:
une couche luminescente de l’atmosphère située à environ 100 km d’altitude. Cette étrange lueur est visible
pendant la nuit dans la haute atmosphère. La courte durée de la mission,
de trois mois à une année, ne laisse
pas espérer de réelles découvertes
scientifiques mais devrait permettre une meilleure cartographie de ce
phénomène. L’objectif principal est
de donner aux futurs ingénieurs la
possibilité de suivre l’ensemble des
opérations liées à un projet spatial.
Mais le Space center compte bien
construire d’autres minisatellites
dont l’objectif sera alors la récolte
de données. Un SwissCube 2 est
déjà en projet. 
→→ Pour en savoir plus sur la soirée
du 1er avril et la présentation
du satellite: http://a3.epfl.ch/
swisscube.html
06
Perspectives
FLASH
11.03.08
Un centre européen
de simulation numérique
en Suisse
↳science computationnelle : Le Centre européen de calcul atomique et
moléculaire est sur le point d’emménager en Suisse. La présence, sur notre
territoire, de ce pôle international de compétences de haut niveau dans
le domaine de la simulation numérique est un grand honneur pour la Suisse.
Wanda Andreoni
Repr. scientifique du FNS
au sein du Conseil du CECAM
Prochainement, l’EPFL va accueillir
le Centre européen de calcul atomique et moléculaire (CECAM). Tout
d’abord installé à l’Université de
Paris XII sur le campus d’Orsay,
puis à l’Ecole normale supérieure
de Lyon, le CECAM est réputé pour
l’organisation de workshops internationaux sur la simulation de systèmes réels aux niveaux atomique et
moléculaire. Durant quarante ans,
le Centre a fourni un environnement
unique pour le développement de la
chimie et de la physique computa-
tionnelles, et en particulier pour les
méthodes de calcul avancé pour la
simulation.
Le progrès extraordinaire des
sciences computationnelles a, par
contre, entraîné un changement
de structure et d’organisation au
sein du CECAM. Un concours a été
lancé en juin dernier dans toute
l’Europe pour trouver la future institution hôte du Centre. Apres une
compétition assez dure, la Suisse
a été retenue parmi une douzaine
de candidatures. Les activités traditionnelles seront réparties entre
le campus d’Ecublens, l’EPFZ, l’Université de la Suisse italienne et le
Centre suisse de calcul scientifique,
avec le soutien du Fond national
suisse pour la recherche scientifique. De plus, le «nouveau» CECAM
va renforcer et diversifier ses activités de recherche - en particulier
avec un nouveau groupe au sein de
la Faculté des sciences de base de
l’EPFL - et s’organiser en un grand
réseau européen de centres autonomes de compétences.
Etre l’hôte et le coordinateur
de la principale organisation européenne pour la science computationnelle est un grand honneur pour
la Suisse. Ceci prouve la qualité de
la science dans ce domaine et de
l’organisation dans notre pays.
Cependant, une nouvelle révo-
lution est sur le point de se produire: les sciences computationnelles vont changer d’objectif
principal. Il ne s’agira plus seulement de comprendre, mais plutôt
de prévoir et ainsi d’aider le développement dans diverses technologies. Et ce, pour répondre aux
problèmes urgents et globaux de
notre société: maladies, manque
d’énergie, changement climatique,
pollution... Les sciences computationnelles devront se confronter
ces prochaines années dans tous
ces secteurs. Avoir le CECAM actif
en Suisse offre une garantie supplémentaire de pouvoir participer
activement à cette révolution. 
Lutte contre le cancer
↳oncologie : Antia Therapeutics est parvenue à rassembler deux millions
de francs, sur la base de son dispositif prometteur de traitement du cancer.
Fruit de recherches menées par l’Université de Genève (UNIGE) et l’EPFL, en
collaboration avec les Hôpitaux universitaires de Genève, cette approche se
fonde sur une destruction sélective des tissus cancéreux par hyperthermie
modérée.
Le financement obtenu par la
start-up lui permet aujourd’hui
d’assurer l’ensemble de la phase
de tests précliniques nécessaires
au démarrage, d’ici environ deux
ans, des premiers essais sur l’humain. La valorisation de ce succès
scientifique est à verser au compte
d’Unitec, le bureau de transfert de
technologies de l’UNIGE.
Les recherches actuelles sur le
traitement des tumeurs sont marquées par un abandon progressif de
la chimiothérapie, de la radiographie
ou encore de la chirurgie au profit
d’approches nouvelles qui privilé-
gient une destruction plus ciblée
des tissus malades. Dans cette
perspective, Daniel Rüfenacht, de
la Faculté de médecine de l’UNIGE,
Eric Doelker et Olivier Jordan, de
l’Ecole de pharmacie à l’UNIGE, et
Heinrich Hofmann, de l’EPFL ont
joint leurs compétences pour mettre au point un procédé à même
de neutraliser les zones tumorales
sans toucher aux cellules saines.
Au cŒur de la tumeur
Elaboré sur une période de plus
de six ans, leur traitement repose
sur le constat que les cellules
cancéreuses sont plus vulnérables
à la chaleur que les cellules saines.
Partant, les scientifiques ont misé
sur l’injection d’un liquide contenant des nanoparticules superparamagnétiques d’oxyde de fer
dispersées dans un véhicule qui,
une fois injecté dans les espaces
intérieurs de la tumeur, forme un
implant. Cet implant, sous l’effet de
l’augmentation modérée de température induite par un champ magnétique externe, détruit les tissus
malades.
Après plusieurs mois d’essais prometteurs sur des souris,
les chercheurs ont monté une
start-up avec l’aide d’Unitec, le
bureau de transfert de technologies de l’UNIGE. Appelée Antia
Therapeutics, la société vient de
boucler les deux millions de financement nécessaires à la conduite
de la phase d’étude préclinique,
condition indispensable aux expérimentations cliniques qui doivent lui
succéder.
Communiqué UniGe
07
Perspectives
FLASH
11.03.08
Cancer et métastases:
la lutte s’intensifie
↳santé : Le jeune professeur Jörg Huelsken dirigera la chaire Debiopharm
à l’EPFL. Il y développera son travail de recherche sur les mécanismes
fondamentaux qui dictent la réplication de certaines cellules impliquées dans
le cancer. Avec un regard particulier sur les molécules concernées par la
formation des métastases.
Jörg Huelsken © alain herzog
Florence Luy
Médias & communication
La rencontre était inéluctable.
D’un côté Debiopharm, une entreprise lausannoise unique dans son
domaine: elle amène des molécules
prometteuses à un stade de médicament. De l’autre, l’EPFL ouvre des
voies inédites à l’interface entre
sciences fondamentales, biologie,
ingénierie et sciences de l’information. Des compétences donc complémentaires pour dynamiser le lien
entre laboratoire académique et
perspectives médicales concrètes.
Le partenariat dévoilé le 27 février
vise un axe stratégique de recherche en oncologie.
C’est la première fois que le
groupe de développement biopharmaceutique finance une chaire
dans une institution universitaire.
«C’est un honneur pour nous de
nous associer ainsi à la recherche de pointe réalisée à l’EPFL.
Ce partenariat démontre que les
sciences du vivant et le développement de médicaments, présentent une synergie qui nous aidera
à identifier aujourd’hui les produits thérapeutiques de demain et
d’après-demain», affirme RollandYves Mauvernay, président et fondateur du Debiopharm Group.
Le financement porte sur la
chaire de professeur assistant
tenue par Jörg Huelsken, au sein
de l’Institut de recherche expérimentale sur le cancer, désormais
intégré à l’EPFL. Jörg Huelsken est
un jeune pionnier dans l’étude des
Le président EPFL Patrick Aebischer, Rolland-Yves Mauvernay, président et fondateur du Debiopharm Group,
et Kamel Besseghir, CEO, lors de la conclusion du partenariat © alain herzog
signaux échangés réciproquement
par les cellules. Et plus particulièrement dans les signaux qui régulent
le développement des cellules souches. Les mécanismes qu’il étudie
jouent un rôle clé dans de nombreuses formes de cancer chez l’homme.
En outre, il tente d’identifier des
molécules impliquées dans la formation des métastases. Plus spécifiquement, il s’agit de comprendre
la relation entre la tumeur primaire
et les environnements microscopiques où commencent à se développer une métastase. «C’est un travail
académique exemplaire qui ouvre
des perspectives importantes vers
le monde médical», explique Didier
Trono, doyen de la Faculté des
sciences de la vie de l’EPFL.
L’implication de Debiopharm
n’offre pas seulement un soutien à la
recherche fondamentale, elle permet
également d’apporter des compéten-
ces de pointe sur les aspects translationnels, autrement dit, pour que
les résultats de laboratoire puissent
offrir, à terme, des bénéfices au
patient. Elle s’inscrit ainsi pleinement
dans les efforts qui sont au cœur de
la collaboration universitaire entre
les institutions lémaniques.
La création de la chaire constitue une nouvelle étape dans la
collaboration entre Debiopharm
et l’EPFL. En effet, depuis 2006,
l’Ecole distribue le Debiopharm Life
Sciences Award doté de 100’000
francs, lors d’un grand congrès
international sur les sciences de la
vie et l’oncologie, organisé sur le
campus lausannois.
A propos de Debiopharm Group
Debiopharm Group emploie actuellement 300 personnes, dont 132
chez Debiopharm S.A. à Lausanne.
Cette dernière a pour vocation
de sélectionner les substances
thérapeutiques les plus prometteuses et innovantes dans les
laboratoires de recherche et de
les développer jusqu’au stade de
traitement. Ensuite, elle passe le
témoin aux grandes sociétés pharmaceutiques, responsables de leur
mise sur le marché. Elle est connue
notamment pour avoir développé
plusieurs produits comme l’Eloxatin ®, traitement de référence
pour les patients souffrant de
cancer colorectal, le Decapeptyl ®
et le Trelstar ® pour le traitement
du cancer de la prostate. Ces
produits sont commercialisés par
des compagnies pharmaceutiques
de renommée mondiale telles que
sanofi-aventis. 
08
Perspectives
FLASH
11.03.08
Bâtir des villes
moins gourmandes
↳urbanisme : La température à l’intérieur d’une ville est généralement plus
élevée qu’à ses alentours: on parle d’îlot de chaleur urbain. Dans le cadre du
Programme national de recherche «Développement durable de l’environnement
construit» (PNR 54), des chercheurs de l’EPFL s’intéressent à une meilleure
gestion de ce phénomène. Avec pour objectif une diminution des dépenses
énergétiques liées au maintien du confort thermique dans les bâtiments.
de Bâle, réalisé lors de la campagne BUBBLE (Basel Urban Boundary
Layer Experiment) pour tester leur
modèle. Les premiers essais montrent des résultats très encourageants: le modèle et les mesures de
terrain concordent. Les deux scientifiques peuvent maintenant créer des
scénarii de développement urbain
– transformer ou bâtir virtuellement
des quartiers et des villes – et en
étudier les conséquences sur le phénomène d’îlot de chaleur urbain.
Outil d’aide à la décision
La géométrie urbaine modifie la distribution du rayonnement solaire sur une surface. Le dégradé de couleurs indique l’irradiation solaire annuelle dans le quartier de Matthäus, en ville de Bâle © darren robinson (epfl/leso/fns)
La ville capte davantage de chaleur
et se refroidit plus difficilement que
les champs ou les forêts alentour.
L’ampleur du phénomène dépend de
nombreux paramètres urbanistiques
tels que taille et couleur des bâtiments, matériaux utilisés, largeur
et orientation des rues, densité de
l’habitat, etc. La différence de température entre une ville et ses alentours peut atteindre une dizaine de
degrés Celsius.
Phénomène complexe
Suivant le climat ou la saison, l’îlot
de chaleur peut aussi bien contribuer à augmenter qu’à diminuer
les dépenses énergétiques liées au
maintien du confort thermique dans
les bâtiments. Sous un climat froid,
ce surplus de chaleur est bénéfique
car il permet de réduire la quantité
d’énergie nécessaire au chauffage;
sous un climat chaud, le combattre
avec la climatisation augmente par
contre la consommation d’énergie
– ce qui produit encore davantage
de chaleur à l’extérieur! Dans les
zones où, comme en Suisse, les saisons sont fortement contrastées,
la situation est encore plus compliquée: effet favorable en hiver, et
négatif en été.
Mais si le phénomène est complexe, le constat est évident: l’îlot
de chaleur 2/3 urbain influence le
bilan énergétique des zones urbaines. Dès lors, comment le gérer au
mieux pour améliorer ce bilan? C’est
la question que se sont posé Alain
Clappier et Darren Robinson, chercheurs à l’EPFL, dans le cadre du
Programme national de recherche
«Développement durable de l’environnement construit» (PNR 54).
Un modèle, trois échelles
Pour Alain Clappier, «la situation
est différente pour chaque site, il
n’y a pas de réponse empirique».
Les deux scientifiques ont dès lors
décidé de développer un modèle
numérique capable de simuler ce
phénomène. Il se base sur trois
modules qui travaillent à trois
échelles différentes:
→→ le premier simule, en trois
dimensions,
les
données
météorologiques d’un site, soit
la température, la vitesse et la
direction du vent;
→→ le deuxième calcule les échanges thermiques à l’échelle d’un
quartier; des ensembles de
bâtiments y sont représentés
sous forme de parallélépipèdes
dont on détermine la hauteur,
la largeur, la longueur, l’orientation, l’espacement, la couleur, le type de matériaux et le
pourcentage de vitrage;
→→ le troisième s’intéresse au
bilan énergétique de chaque
bâtiment; il prend en compte le
type de chauffage et de climatisation, le nombre d’occupants
et le type d’activités.
Les urbanistes pourraient-ils utiliser ce modèle dans leur travail?
«C’est le but de nos travaux, déclare
Darren Robinson. Mais attention,
nous ne cherchons pas à dire aux
urbanistes ce qu’ils doivent faire!»
En effet, le modèle ne fournit pas
de réponse directive, mais permet
d’explorer les conséquences environnementales de différents scénarii de développement urbain. Il s’agit
donc avant tout d’un outil d’aide à
la décision permettant de prendre
en compte un paramètre encore trop
souvent négligé.
Pour les deux chercheurs, diminuer la consommation énergétique
globale – et lutter contre les émissions de gaz à effets de serre et
améliorer la qualité de l’air – est une
problématique avant tout urbaine.
Aujourd’hui déjà, plus de la moitié
de la population mondiale réside en
zone urbaine et la taille des villes
ne cesse d’augmenter. Les transports et le maintien du confort 3/3
thermique dans les bâtiments (deux
thématiques très urbaines) sont les
secteurs les plus gourmands en
énergie fossile. Dans l’optique d’un
développement durable, améliorer
le bilan énergétique des villes est
donc indispensable; gérer au mieux
le phénomène de l’îlot de chaleur
urbain peut y contribuer.
COMMUNIQUE FNS
Alain Clappier et Darren Robinson ont profité du suivi expérimental direct de l’îlot de chaleur en ville
∂ www.snf.ch
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Perspectives
FLASH
11.03.08
Hors de prix, la domotique?
↳test : En reproduisant une habitation en maquette, une équipe du Laboratoire d’énergie solaire et de
physique du bâtiment a réussi à démontrer le faible coût d’une automatisation domestique.
Dr David Lindelöf
Pour le LESO-PB
Un coût prohibitif est souvent la
raison principale limitant l’adoption
d’une automatisation, ou «domotique», dans un projet immobilier
de rénovation ou de construction
neuve. Les solutions commerciales
généralement proposées en Suisse
se chiffrent typiquement à plusieurs milliers de francs par pièce
à équiper.
Ces systèmes sont en effet
souvent des systèmes initialement
conçus pour équiper des bâtiments
commerciaux ou administratifs de
taille importante, avec des exigences de fiabilité et de robustesse
particulièrement sévères. Mais des
solutions beaucoup moins onéreuses, basées notamment sur le
système X10, existent depuis les
années ‘70 aux USA et sont depuis
quelques années disponibles aux
normes suisses, distribuées notamment par BMB Electronics (www.x10
europe.com). Alors, combien cela
coûterait-il aujourd’hui d’équiper un appartement ou une villa,
et quelles sont les possibilités
d’automatisation?
Notre équipe du Laboratoire
d’énergie solaire et de physique du
bâtiment a voulu en avoir le cœur
net. Nous avons installé dans chacune des six pièces d’une maquette
au 1/10 d’un appartement réel un
senseur de présence, un variateur
pour l’éclairage, ainsi qu’un actionneur pour les appareils (p.ex. la
cafetière dans la cuisine, l’ordinateur dans la chambre des enfants).
De gauche à droite: Florent Aeby, Laurent Deschamps, David Lindelöf, Pierre Loesch, Grégory Forte © david lindelöf
La maquette, reproduction de la
maison «Azuma» construite par
l’architecte Tadao Ando en 1976 à
Osaka au Japon, est alimentée par
trois phases provenant d’un boîtier
électrique monté à l’arrière, reproduisant au mieux des conditions
réelles d’installation.
A ce stade, l’appartement dispose déjà d’une solution complète
télécommandable: une télécommande universelle est en effet fournie qui permet d’agir sur chaque
lampe ou appareil de l’appartement.
Pour avoir un vrai système automatique, nous avons installé le logiciel
libre MisterHouse (www.mister
house.net) sur un PC embarqué
(www.soekris.com), qui communique ensuite avec l’appartement par
un port série. MisterHouse fournit
une interface web permettant de
connaître le statut exact de l’appartement et d’agir à distance sur
les lampes et appareils. Il permet
également à l’utilisateur d’écrire
des scripts en Perl permettant ainsi
une complète automatisation.
Le coût total de l’installation
se chiffre ainsi comme suit:
→→ Matériel X10, boîtier électrique:
moins de Fr. 1000.→→ PC embarqué: environ Fr. 300.→→ logiciel libre MisterHouse: Fr. 0
→→ un ou deux weekends: Fr. 0.
La maquette est disponible au
LESO-PB, où elle servira à tester de
nouveaux algorithmes pour l’automatisme du bâtiment. Pour la visiter, contacter Laurent Deschamps
au 021 693 55 48 ou par email: [email protected]
Nous
remercions
vivement
Antoine Gagliardi, responsable de
l’atelier des maquettes de l’EPFL
,pour son aide précieuse dans
la réalisation de cette maquette.
L’appartement est la maison
«Azuma» construite par Tadao Ando
en 1976, au centre d’Osaka. 
∂ [email protected]
Projets européens pilotés de l’EPFL
Quatre chercheurs de l’EPFL piloteront dès cette année des recherches financées par le 7e programme
cadre de l’Union européenne (FP7).
Ils coordonneront le travail d’équipes
réparties dans diverses universités
européennes pour une période de
trois à six ans. Doté d’un budget global de 5,521 milliards d’euros, le FP7
est le plus important fournisseur de
fonds pour la recherche et le dévelop-
pement dans tous les domaines scientifiques en Europe. Les projets pilotés
à l’EPFL sont dotés de 3,5 à 4 millions
d’euros en ce qui concerne les montants déjà connus.
Deux projets concernent les sciences de la vie. Le coup d’envoi pour le
projet de Carmen Sandi, du Laboratoire
de génétique comportementale, a eu
lieu début février. Avec son équipe,
elle s’intéressera au rôle des méca-
nismes synaptiques dans la perte de
mémoire. Jeffrey Hubbell est encore en
négociation avec l’UE pour son travail
sur le contrôle de l’angiogenèse dans
la médecine régénérative. Les deux
autres financements ont été attribués
dans le domaine des sciences et techniques de l’ingénieur. L’équipe d’Adrian
Ionescu débutera en juin son projet de
structures de type nano-résonateur et
nano-switch pour des capteurs inté-
grés utilisés dans des applications de
monitorage de l’environnement et dans
les domaines de la génétique et de la
pharmacologie. Le comité de sélection a retenu également le projet de
Catherine Dehollain qui vise à monitorer des capteurs de pression sanguine
à l’intérieur du corps grâce à la communication à distance.
cécilia Carron-Gasco
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Perspectives
FLASH
11.03.08
Alinghi: les PME bénéficieront
d’une technologie de pointe
↳économie : Outre l’esprit d’équipe et la performance sportive, le succès d’Alinghi repose aussi sur la
technologie développée par l’EPFL, grâce au soutien financier de l’agence pour la promotion de l’innovation
CTI. Cet arrière-plan technologique a été mis en lumière, le 29 février, lors d’une manifestation qui s’est
tenue en présence de la cheffe du Département fédéral de l’économie (DFE) Doris Leuthard.
Alinghi a déjà remporté deux fois
la Coupe de l’America: un succès
renouvelé qui repose en grande partie sur une technologie de pointe.
Ce que l’on sait moins, c’est que
cette dernière a été développée par
l’EPFL spécialement pour Alinghi
et que l’agence pour la promotion
de l’innovation CTI y a apporté son
soutien financier. Cette collaboration exemplaire était au centre de
l’Alinghi Event qui a eu lieu le 29
février au Stade de Suisse à Berne.
La manifestation avait pour objectif
de montrer aux représentants des
PME – ils étaient plus de 200 –
à l’aide d’exemples concrets, comment ils peuvent mettre en pratique
les idées novatrices des hautes écoles. Organisée par la CTI et l’EPFL,
la manifestation a également permis aux chercheurs de s’informer
sur l’offre de soutien de la CTI à la
collaboration dans le domaine de la
recherche. Les technologies développées pour Alinghi ont été présentées ainsi que des applications
possibles à des fins commerciales.
Il ressort de cette manifestation que la coopération entre
La conseillère fédérale Doris Leuthard accueillie par le vice-président de l’EPFL
Jan-Anders Månson © alain herzog
l’EPFL et Alinghi, d’une part, et les
entreprises, de l’autre, était bénéfique pour tous. Pour les quelque
50 chercheurs qui ont participé au
projet Alinghi, le calendrier serré
et la focalisation sur des résultats immédiatement utilisables ont
représenté un défi tout particulier.
Carnet
Georges Meylan
au Conseil de l’ESO
Nommé représentant scientifique de
la Suisse au Conseil de l’Observatoire européen austral (ESO) par le
Secrétaire d’Etat à l’éducation et à
la recherche, le professeur Georges
Meylan succède au professeur Michel
Mayor, de l’Université de Genève. La
participation de la Suisse aux activités de l’ESO est essentielle pour les
astronomes de notre pays. Non seulement l’ESO offre des possibilités de
travail, mais il permet aux astronomes
suisses d’avoir accès aux meilleurs
télescopes du monde et de jouer sur
les plans scientifique et technologique, des rôles de premier plan, en
participant, par exemple, au projet du E-ELT (European - Extremely
Large Telescope) qui prévoit un miroir
géant (segmenté) d’un diamètre de
42 mètres! 
La collaboration dans le domaine de
la recherche a permis à l’EPFL d’acquérir un prestige international, de
nouer de nombreux contacts et de
signer des contrats subséquents
au projet. Pour sa part, Alinghi a eu
accès à un savoir-faire technologique de taille, a souligné son repré-
sentant Grant Simmer, coordinateur
de l’équipe design responsable de
la collaboration avec l’EPFL.
Dans son discours, la conseillère fédérale Doris Leuthard a
souhaité qu’une coopération plus
intensive entre les entreprises et
les hautes écoles soit encouragée.
Le développement du pôle intellectuel suisse et du système éducatif
devront continuer à bénéficier d’un
soutien. En effet, les innovations
contribuent à la croissance économique et à la prospérité de notre
pays. La CTI, qui fait partie du DFE,
joue un rôle clé dans la promotion
de l’innovation. Fidèle à son credo
«science to market», elle promeut
depuis plus de 60 ans des projets
innovants basés sur la recherche
et réalisés conjointement par les
entreprises et les hautes écoles,
projets dont elle prend en charge
jusqu’à la moitié des coûts. La
contribution de la CTI s’est élevée
à 600’000 francs pour chacun des
trois projets de recherche Alinghi
encouragés.
Comuniqué OFFT
Vous en souvenez-vous?
Il y a trente ans, Jean-Daniel
Nicoud créait le «Dauphin», un petit
ordinateur livré en kit, qu’il fallait
construire soi-même. Cette sympathique machine rencontrait un
grand succès en Suisse romande.
Le physicien diplômé de l’EPFL
n’en était pourtant pas à son coup
d’essai. Il s’était déjà illustré et
fait connaître avec le développement des fameux Smaky, des ordinateurs personnels conçus dans le
Laboratoire de micro-informatique.
Entre 1978 et 1995, quelque 4500
Smaky ont été fabriqués.
Ce n’est pas tout: le professeur
Nicoud a introduit dans la souris
une innovation technologique déci-
sive: une boule entraînant un système de disques avec des capteurs
optiques. Du coup, la souris pouvait
enchaîner des mouvements illimités.
De par ses développements de périphériques miniaturisés, bus normalisés, ordinateurs individuels et
autres réseaux locaux, Jean-Daniel
Nicoud est véritablement un pionnier de la microinformatique.
A l’occasion des 30 ans du
Dauphin et de la société créée pour
le commercialiser – Epsitec SA) – un
manuel d’initiation à l’informatique
a été réalisé. Intitulé: «Comprendre
les microprocesseurs», il peut être
chargé gratuitement sur le site
www.epsitec.ch (FL)
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Perspectives
FLASH
11.03.08
Devenez «l’Epfélien»
le plus rapide sur l’eau
Pascal Vuilliomenet
Coordination partenariat
EPFL-Hydroptère
Depuis quelques mois déjà, l’Hydroptère est en hibernation.
Ingénieurs, techniciens et partenaires industriels œuvrent à la
métamorphose qui doit lui permettre
de remplir son objectif 2008, battre
le record de vitesse absolue à la voile
soit 48,7 nœuds sur 500 mètres,
avec le rêve ultime de franchir la
barre mythique des 50 nœuds.
l’Hydroptère s’est donc spécialisé, abandonnant pour un temps
le large, 2008 sera consacrée à
la vitesse pure. Après une série
d’essais de gréement en Bretagne
à partir de mi-mars, le bateau
sera transporté sur cargo vers le
Vieux Port de Marseille, où il sera
basé pendant toute la durée des
tentatives.
Une équipe s’est installée au
parc scientifique et a planché sur
les modifications à apporter au voilier pour relever ce fabuleux défi.
Ce groupe, membre du Design Team
l’Hydroptère, travaille activement
© arnaud pilpré - sea&co
avec les cinq laboratoires de l’EPFL
impliqués dans le partenariat. Les
recherches sont menées sur trois
axes principaux – matériaux et
structures, comportement aérodynamique et hydrodynamique, vision
par ordinateur – pour améliorer les
performances et repousser les limites du trimaran volant.
Le gréement, la plate forme et
les appendices ont été finement
étudiés et modifiés afin de porter le
potentiel de vitesse du bateau audelà des 50 nœuds.
Les travaux scientifiques menés
par l’EPFL impliquent non seulement des chercheurs de pointe,
mais également des étudiants. Plus
de détails sur les activités en cours
et les opportunités de projets de
semestre ou de diplôme sont disponibles sur notre site web.
l’Hydroptère veut ainsi contribuer à former une nouvelle génération de scientifiques, entre
recherche, émotion et passion. Ce
projet représente une chance unique de valider en grandeur réelle
des développements dont les applications s’étendent bien au-delà d’un
voilier et dont les impacts touchent
de nombreux autres domaines.
Pour partager cette passion
de la navigation à grande vitesse,
un concours sera organisé dans
le cadre du partenariat EPFLl’Hydroptère. Il permettra au lauréat de participer à cette fabuleuse
aventure et de naviguer sur ce voilier hors du commun.
De plus amples informations
vous seront données dans un prochain «Flash». 
∂ www.hydroptere.epfl.ch
Microsoft réunit l’EPFL et l’EPFZ
dans un nouveau partenariat
↳informatique : Le projet «Microsoft Innovation Cluster for Embedded Software» (ICES) vise à
imaginer des technologies pour le contrôle autonome des objets et des appareils en tous genres. Lancé
avec l’EPFL et l’EPFZ, il vise à stimuler la recherche, la formation et le transfert de technologie.
Les progrès réalisés dans la miniaturisation des processeurs, des capteurs, des mémoires et des modules
de communication permettent d’intégrer ces composants dans des
objets de tous genres. Les «logiciels
intégrés» («embedded software»)
non seulement simplifient et accélèrent les processus, mais offrent
aussi des avantages pratiques. Cette
technologie est déjà utilisée dans
de multiples applications, y compris
dans la vie quotidienne. D’autres se
profilent à l’horizon. Parmi les exemples souvent cités figurent les habits
de protection «sensibles» qui, grâce
à des capteurs intégrés, avertis-
sent leurs porteurs de dangers tels
qu’une surchauffe et surveillent leur
état de santé. Les automobiles bénéficient aussi de ces technologies:
adaptation des réglages à la grandeur et à la silhouette du conducteur, avertissement des anomalies
sur le véhicule. Enfin, les systèmes
d’information intelligents surveillent
avec précision et de manière globale
l’environnement à l’aide de réseaux
de capteurs. Lancé récemment par
l’EPFL et de nombreux partenaires, le projet Swiss Experiment, par
exemple, se concentre sur les modifications environnementales dans
les Alpes.
Le programme de recherche
ICES lancé par Microsoft avec l’EPFL
et l’EPFZ se déroulera sur cinq ans.
Durant cette période, différents
projets de recherche seront menés
par les deux grandes écoles polytechniques du pays sur le thème
des logiciels intégrés. La première
année, Microsoft va investir jusqu’à
un million de francs dans ICES. Des
montants de cette importance sont
prévus pour les années suivantes. Le
programme contribuera également à
la formation et à ouvrir des perspectives d’applications concrètes. «Avec
ICES, notre intention est de nous
engager activement dans le transfert
de connaissances entre les écoles
supérieures et l’économie tout en
stimulant l’intérêt de jeunes informaticiens», a déclaré Peter Waser,
General Manager de Microsoft
Suisse. De surcroît, ce programme de
recherche favorisera la collaboration
entre les deux EPF. Le projet ICES
est étroitement associé au laboratoire Microsoft Research Cambridge
UK, ainsi qu’à diverses initiatives de
Microsoft. Il est dirigé par un comité
de pilotage regroupant l’ensemble des organisations participantes. Willy Zwaenepoel, doyen de la
Faculté I&C, y représente l’EPFL.
Microsoft / EPFL
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Perspectives
FLASH
11.03.08
Des pistes pour poursuivre
sa carrière en Suisse
↳législation : Obtenir un permis de travail ressemble souvent au parcours du combattant pour les
jeunes diplômés et doctorants étrangers. Que peuvent-ils faire? Quels sont leurs droits? Une séance
d’information a récemment été organisée pour leur permettre de mieux comprendre les implications de la
nouvelle loi.
Sarah Perrin
Médias & communication
Ils étaient trois cents. Les organisateurs ont même dû refuser plusieurs
centaines d’inscriptions. Preuve en
est que la question de l’obtention
d’un permis de travail ou le lancement de start-up pour les jeunes
diplômés ou doctorants étrangers
sortant de l’EPFL suscite un grand
intérêt. Tout ce monde était venu
assister à une séance d’information
mise sur pied par la vice-présidence
pour les affaires internationales en
collaboration avec le Réseau, association qui a pour but d’encourager
la création de nouvelles entreprises
en Suisse. Le but était de décoder la
nouvelle Loi sur les étrangers, entrée
en vigueur en janvier, et de donner
des pistes concrètes aux étudiants
qui souhaitent poursuivre une carrière dans le pays.
«Pensez à vous y prendre
assez tôt!» Tel était le message
délivré par les participants. «Il
faut être conscient qu’il y a une
vie après les études, et s’y préparer», a commencé Martin Vetterli,
vice-président pour les relations
internationales. «Y penser tôt et
faire les démarches nécessaires
vous donneront de la motivation
dans vos études», a ajouté Jacques
Giovanola, doyen de l’Ecole doctorale. Et d’ajouter que le premier
pas est d’aller voir le Centre de
carrière, qui dispense toutes les
informations nécessaires à ceux qui
espèrent être engagés dans une
entreprise de la région. «Apprenez
une des langues nationales, renchérit son directeur, Philippe Ory.
Montrer une volonté de s’intégrer
est toujours apprécié.»
Hervé Lebret, responsable du
programme Innogrant à la viceprésidence pour l’innovation et la
valorisation à l’EPFL, a rappelé à
ceux qui souhaitent monter leur
propre entreprise l’existence des
«innogrants». Il s’agit d’un soutien
financier accordé à tout étudiant,
chercheur ou enseignant qui présente un projet novateur à potentiel
commercial. «Seulement 30% de ces
Une belle brochette d’intervenants pour aiguiller les jeunes diplômés et doctorants étrangers dans leur projets d’avenir en Suisse © murielle el maarri
aides sont accordées à des Suisses,
ce qui démontre bien l’importance
des étrangers dans ce domaine.»
Européens favorisés
Il s’agissait surtout de bien comprendre les implications de la nouvelle loi. Me Eric Bersier, avocat et
vice-président du Réseau, en a présenté le fonctionnement.
En résumé, cette loi divise les
étrangers en trois catégories. Les
ressortissants d’une vingtaine de
pays de l’Union européenne et de
l’Association européenne de libre
échange (AELE) forment la première. Ils peuvent obtenir un permis
de travail sur simple présentation
d’une copie de leur lettre d’engagement et de leur passeport. Cette
disposition exclut ceux provenant d’Estonie, Lituanie, Pologne,
Slovaquie, Slovénie, Hongrie et
République Tchèque, soit les pays
d’Europe de l’Est récemment intégrés à l’Union, à qui un délai transitionnel de cinq ans est imposé.
Ils n’ont plus besoin d’obtenir de
visa, mais les permis sont soumis à
des quotas. De plus, ils ne peuvent
en obtenir que s’ils ne font pas
concurrence à des citoyens suisses
ou détenteurs de permis B ou C, à
qui la priorité est donnée. Enfin, le
troisième groupe est représenté par
les ressortissants des autres pays
du globe. C’est essentiellement à
eux que s’applique la nouvelle loi.
«La nouveauté, souligne Eric
Bersier, est que cette législation
permet désormais aux personnes
de cette catégorie de devenir indépendantes et de créer leur propre
entreprise.» Ceux dont c’est le projet seront heureux d’apprendre que
le principe de priorité accordée aux
citoyens suisses et européens ne
les concerne pas. La condition la
plus importante qu’ils doivent remplir est de convaincre les autorités
cantonales que leur idée représente
un intérêt économique pour le pays
en leur présentant un «business
plan». «Attention, ce n’est pas le
même que celui que vous présentez à des investisseurs!», avertit
Eric Bersier. Le document doit être
concis, formulé avec des mots simples, sans termes scientifiques et
doit prouver que l’entreprise est
viable. Il doit contenir des informations sur l’activité de la société, le
chiffre d’affaires, une analyse du
marché, des projections à moyen et
long termes, ainsi qu’un programme
d’engagement de personnel.
Quid de ceux qui souhaitent être
engagés dans une entreprise en
Suisse? Chaque canton dispose
d’un quota de permis à octroyer.
Cette année, Vaud en a 158. Comme
il doit faire face à un nombre élevé
de demandes, il peut en demander
quelques-uns supplémentaires à
la Confédération. A noter que le
principe de priorité aux travailleurs
locaux s’applique dans ce cas.
«Vous avez toutefois un grand
avantage: la loi favorise les personnes formées à un très haut niveau,
comme vous», décrit l’avocat. Une
dérogation importante existe en
faveur des étudiants sortant des
hautes écoles: ils n’ont pas besoin
de respecter les conditions d’obtention s’ils peuvent démontrer
qu’ils exercent leur activité dans
des domaines revêtant un intérêt scientifique prépondérant, tels
que la recherche fondamentale ou
appliquée, les activités de R&D
au sein de PME ou de sociétés
multinationales.
Il n’en demeure pas moins
que le problème de fond n’est pas
résolu: grosso modo, les ressortissants étrangers non européens ne
peuvent travailler en Suisse qu’à
titre exceptionnel. C’est pourquoi
de nombreux parlementaires attendent du gouvernement un assouplissement des conditions. Si tel
n’est pas le cas, ils relanceront des
interventions politiques pour modifier la loi sur les étrangers ou son
ordonnance d’application. 
En savoir plus
Sur le Réseau:
www.lereseau.ch
Sur les «innogrants»:
vpiv.epfl.ch
Sur le Centre de
carrière: career.epfl.ch
Sur la nouvelle législation: bfm.admin.ch
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Perspectives
FLASH
11.03.08
Les péripéties
du Wizkid à New York
↳exposition : Une nouvelle forme d’interaction homme-machine, sortie
des laboratoires du CRAFT, a fait son entrée au célèbre MoMA (The Museum
of Modern Art) de New York. Le résultat d’une collaboration intense entre
ingénierie et design.
Nicolas Henchoz
Directeur EPFL+ECAL Lab
Pour interagir avec son ordinateur, il faut s’en approcher. Clavier,
souris, écran tactile, l’interface se
situe dans l’univers de la machine.
Pourquoi ne pas changer cette logique? Frédéric Kaplan, spécialiste
en intelligence artificielle au CRAFT
s’est lancé ce défi. Il a imaginé une
créature étrange, nommée Wizkid.
Posé sur une table, le Wizkid
repère les humains, plus particulièrement leur visage, s’oriente vers
eux et les observe. Si l’humain lui
fait un signe, il en décode la signification et commande les actions
correspondantes. Pour y arriver,
la machine possède notamment
différents scénarios d’interaction
associés à une capacité d’apprentissage, des codes gestuels
et un système d’analyse d’image.
Résultat: le Wizkid vient chercher
visuellement l’information auprès
de l’homme, qui reste dans son univers d’action à lui.
En terme d’objet, le Wizkid se
compose d’un petit écran avec une
caméra, le tout monté sur un long
cou articulé et motorisé. Le socle
comporte le mini PC qui gère toute
la machine. On peut ainsi imaginer
de nombreux contextes d’application: bien placé dans une pièce, à
la maison, le Wizkid peut actionner
différents appareils. Par exemple
enclencher la chaîne stéréo, choisir
le bon CD ou lancer plein d’autres
tâches. Le logiciel imaginé par
Frédéric Kaplan prend en compte
la gestion simultanée de plusieurs
personnes différentes, typiquement
trois ou quatre, avec une reconnaissance individuelle.
Arrivé à New York, la situation
fut toutefois plus difficile. Grâce au
designer lausannois Martin d’Esposito, enseignant à l’ECAL, le Wizkid
était l’un des hôtes d’honneur de
la grande exposition Elastic Mind
du MoMA. A ses côtés, des réalisations du MIT, de Stanford, du
Royal College of Arts de Londres
et de nombreux artistes et designers contemporains, qui explorent
Le Wizkid à New York, entre ses deux concepteurs Frédéric Kaplan et Martino d’Esposito © nicolas henchoz
la relation entre l’homme, l’objet
et la connaissance. A 18h30, le
19 février, la file se déployait devant
le musée pour assister au vernissage. Plusieurs milliers d’invités
ont ainsi rempli les grands espaces
du musée. Temps moyen pour rallier
le bar à l’exposition elle-même: une
bonne vingtaine de minutes tant
la foule était dense. Les visiteurs
s’agglutinaient ainsi en grappe
autour du petit Wizkid, un peu
paniqué. Au point de provoquer,
après environ deux heures d’une
telle effervescence, le premier syndrome de torticolis mécatronique!
Bloqué au niveau du cou, le Wizkid
regardait désespéré, l’angle du plafond. Brève panique à bord. Mais
une simple relance de la machine
a permis de tout régler quasiment
instantanément. Finalement, face à
une telle foule, le Wizkid a montré
une robustesse étonnante. Cette
expérience new yorkaise, qui se
poursuivra jusqu’au mois de mai,
résulte d’une collaboration à l’interface entre ingénierie et design.
Une collaboration qui a permis de
réfléchir au sens et au statut d’une
telle machine dans différents environnements, notamment domestique. Le Wizkid innove, en effet,
également dans sa forme: bien qu’il
stimule un rapport particulier en
orientant son écran face aux personnes présentes, il ne ressemble
ni à un humain ou à un animal de
compagnie. Frédéric Kaplan s’affranchit ainsi du travail qu’il a mené
durant de nombreuses années chez
Sony en lien avec le chien AIBO. Le
Wizkid définit un nouveau statut
pour la machine, dans son rapport
avec l’homme. Martino d’Esposito a
travaillé sur de nombreux aspects
formels. Pour la version actuelle, il
a proposé un revêtement totalement
souple en tissus, facilement interchangeable, adaptable, modifiable,
au gré des envies de l’utilisateurs.
Cette collaboration emblématique entre design et ingénierie a bénéficié du support de
l’EPFL+ECAL Lab, nouvelle unité
de l’EPFL désormais installée dans
le bâtiment de l’ECAL à Renens.
Désormais on y réfléchit déjà à la
seconde génération du Wizkid. Une
nouvelle génération qui tirera parti
de l’expérience acquise durant
l’exposition Elastic Mind, ouverte
jusqu’au 12 mai. 
14
Perspectives
FLASH
11.03.08
Nuclear Engineering:
A Joint Master with
ETH Zurich
↳education : Starting in Academic Year 2008-09, a new Master’s program is
being offered in Nuclear Engineering, as the first-ever joint degree between
EPFL and ETH Zurich.
Rakesh Chawla
LRS-IPEP-SB
Modern society faces a major
dilemma: on the one hand, the
world’s energy needs are rapidly
growing, and on the other, there is
an ever-increasing concern about
climate change caused by the burning of fossil fuels. A much greater
reliance on alternative, «clean»
energy resources thus appears to
be imperative. It is in this context
that - apart from the need to further develop renewable energies
such as hydro, solar and wind - the
increased usage of nuclear power
constitutes an important option for
the future.
Currently,
nuclear
fission
energy accounts for 16% of the
world’s electricity generation (in
Switzerland, this figure is 40%).
An essential requirement for guaranteeing such contributions to global energy production, and also for
ensuring the development of new
types of nuclear power plants, is
the ability to meet the demand for
corresponding specialists in industry, research and the national regulatory agencies.
EPFL and ETH Zurich have a rich
tradition of education and research
in the nuclear energy field. It is
on the basis of this solid experience that the two universities have
launched a joint Master’s program
in Nuclear Engineering (NE), starting Academic Year 2008-09. The
strongly interdisciplinary character
of the new program is reflected by
the fact that the it is open to a wide
range of Bachelor’s degree holders
in basic sciences and engineering, in fields ranging from Physics,
Chemistry and Materials Science,
to Mechanical, Electrical and Civil
Engineering.
The overall goals of the program are:
→→ To provide in-depth knowledge
on the fundamentals and technology of harnessing nuclear
fission for supplying energy
CROCUS: EPFL’s teaching reactor
→→ To present the basic principles
and challenges of controlled
thermonuclear fusion
→→ To provide an overview of
nuclear techniques in medicine,
research and industry
→→ To present a global view of
nuclear energy conversion processes, including closure of
the nuclear fuel cycle
→→ To understand nuclear energy’s role as part of a sustainable energy mix, complementary
to other energy production
systems.
The NE Master is a 90-ECTS,
3-semester program. Core courses
constitute 48 ECTS, 28 of these
corresponding to the 7 compulsory courses: Neutronics, Reactor
Experiments, Reactor Technology,
Nuclear Fuels and Materials,
Nuclear Safety, Special Topics
in Reactor Physics, and Nuclear
Energy Systems. The remaining
20 ECTS of the core courses are
covered by 5 electives chosen from
the following three tracks: Energy
Systems, Physics and Materials,
and Thermal-hydraulics. The rest of
the course work is rounded out by
electives and a semester project.
The NE Master’s thesis (30
ECTS) is aimed at enhancing the
student’s capability to work independently towards the solution of a
theoretical and/or experimental R&D
problem in nuclear engineering. The
research will generally be pursued
under the mentorship of an EPFL or
ETHZ professor in one of the laboratories of the Nuclear Energy and
Safety (NES) department at the Paul
Scherrer Institute (PSI) in Villigen.
This research institute within the
EPF-Domain is the country’s main
player in nuclear (fission) energy
related R&D. Alternatively, Master’s
projects can be carried out in the
Laboratory of Reactor Physics and
Systems Behaviour at EPFL or in
the Laboratory of Nuclear Energy
Systems at ETHZ.
The NE Master represents the
first degree to be offered jointly by
EPFL and ETH Zurich. The teaching language will be English, and
the title conferred will be «Master
of Science EPF-ETH in Nuclear
Engineering». The program is in line
with the goals of the EU’s European
Nuclear
Engineering
Network
(ENEN), of which both EPFL and
ETHZ are members.
Students of the NE Master will
spend the first semester attending
courses at EPFL and the second
at ETHZ. Thereafter, as indicated
above, the Master’s thesis project
will in general be carried out at
PSI. In order to compensate for the
additional expenses incurred by the
necessity to change accommodation
during the curriculum, each student
enrolled in the program will receive
a stipend of 5000 CHF, provided by
the National Competence Center
Energy and Mobility (CCEM-CH),
which promotes the development of
a more sustainable energy system.
Students can enroll in the joint
NE Master’s program either at EPFL
or ETHZ; the deadlines for registration are April 15th in Lausanne
and March 15th in Zurich. Academic
affairs are being coordinated by the
Physics Section (SP-FSB) at EPFL
and by the Mechanical & Process
Engineering Department (D-MAVT)
at ETHZ.
For a more detailed description
of the joint EPFL-ETHZ Master’s in
Nuclear Engineering, please consult our website. 
∂ www.master-nuclear.ch
15
Perspectives
FLASH
11.03.08
La finance a besoin
de matière grise
↳formation : L’EPFL lance un nouveau master en ingénierie financière dès
septembre 2008. Objectif: ouvrir les portes du monde de la finance avancée
aux étudiants, auxquels s’adresse la présentation ci-dessous.
Dimitrios Noukakis
Responsable promotion
études master - VPRI
«... Banks being reluctant to keep
mortgages on their books, one way
to transfer pooled risks to others
is through collateralized mortgage
obligations (CMOs). Valuation of
such CMOs is tricky, though. CMOs,
and collateralized debt obligations
(CDOs) in general, are actually very
attractive to investors with large
portfolios of fixed-income securities: they are the only class of
securities whose values decrease
at an increasing rate when interest
rates go up. Addition of CDOs to
one’s fixed-income portfolio, therefore allows one to almost entirely
eliminate (immunize against) the
effect of interest rate changes.»
C’est en ces termes que
Peter Bossaerts, professeur au
Laboratoire de prise de décisions
dans l’incertitude de l’EPFL et au
Swiss Finance Institute a donné un
exemple de ce qu’un ingénieur en
finance peut faire (donc, le calcul
correct du prix des CDOs). Si tu ne
comprends pas de quoi on parle,
ne t’en fais surtout pas. Le monde
de l’ingénierie financière reste
abscons même dans le milieu bancaire! Mais ceci ne devrait plus être
le cas à l’avenir pour autant que tu
aies de bonnes bases en mathématiques, un bon esprit analytique et
la volonté de partir en explorateur
sur une nouvelle planète que l’on
commence à peine à découvrir...
Suite à l’impulsion donnée avec
la création de la chaire Swissquote
en finance quantitative, l’EPFL
lance un nouveau master en ingénierie financière, mis sur pied par
le Collège du management de la
technologie. Le but de ce programme est triple: d’abord, ouvrir
les portes du monde de la finance
avancée aux étudiants de l’EPFL et
d’autres institutions semblables
au bénéfice d’une solide formation
dans le domaine de l’analyse et des
mathématiques; ensuite, consolider
la recherche en finance dans de
nombreux laboratoires de diverses
facultés (Collège du management de
la technologie, SB, IC, etc.); enfin,
promouvoir de nouveaux projets de
recherche dans les domaines prometteurs de l’ingénierie financière
en attirant les candidats les plus
talentueux du monde entier.
Le programme de ce master sera
axé en premier lieu sur l’ingénierie
financière traditionnelle. Toutefois,
les événements des dix dernières années ont mis en évidence la
nécessité de développer l’ingénierie
financière dans plusieurs directions
novatrices. La débâcle du marché
hypothécaire américain de l’été dernier résultait en partie d’un marché
mal conçu. L’étude des mécanismes
de marché est déjà abordée à l’EPFL
dans des laboratoires du CDM et de
la Faculté IC.
De même, l’analyse statistique
et la simulation dans un environnement non-Gaussien intéressent
depuis un certain temps déjà plusieurs laboratoires des sciences
de base. Ce thème revêt une importance extrême dans le domaine de la
finance si l’on sait que les risques
générés sur les marchés financiers
sont principalement non-Gaussiens.
En particulier, les événements
extrêmes (résultats qui s’éloignent
de plusieurs écarts standards de la
moyenne) sont souvent cent à mille
fois plus probables que dans l’environnement Gaussien traditionnel
de nombreuses sciences naturelles.
Tout gestionnaire de fonds qui prétend que les événements de l’été
dernier n’étaient pas prévisibles
parce qu’ils s’écartaient de quatre
ou cinq déviations standard de la
moyenne ne comprend simplement
pas le monde dans lequel il vit!
UN CURSUS TOURNE VERS L’INNOVATION
La première édition du nouveau
master en ingénierie financière de
l’EPFL démarrera en septembre
2008. Le programme se déroulera
sur deux ans, soit un an et 1/2 de
cours, suivi d’un projet de master
de six mois sous forme de stage.
Les cours de base comprendront
des mathématiques (calcul stochastique en particulier), ainsi que
de la finance, de la statistique et
de l’économie. Des cours optionnels couvriront des sujets tels que
la finance avancée, l’intelligence
artificielle, la modélisation comportementale et le design de marché.
Le projet de master pourra se faire
soit à l’EPFL, soit en collaboration
avec la place financière suisse.
Les candidats à ce master
devront faire preuve d’une solide
formation en mathématiques, ce qui
ne veut pas dire que le programme
IF sera réservé aux diplômés en
mathématiques. Le but est d’attirer des étudiants ayant une formation suffisante en analyse, théorie
des probabilités et statistique. Il
est donc conseillé aux étudiants
bachelor EPFL venant d’autres
filières qui auraient l’intention de
s’orienter sur ce master de planifier
leur candidature suffisamment tôt
en acquérant le bagage nécessaire
en mathématiques. 
Présentation du Master
aux étudiants
le jeudi 13 mars
à 18h15 - Auditoire CO2.
Inscriptions sur le site
http://fe.epfl.ch ou par
courriel à [email protected]
Voir également
http://master.epfl.ch/
financial
16
Vue d’ailleurs
FLASH
11.03.08
Cette irrésistible
envie de voir l’autre
bout du monde...
↳portrait : Après avoir étudié la physique pendant deux ans, Diego Becciolini
a eu envie de changer d’air. Attiré par le continent asiatique, il choisit de
partir une année à Hong Kong.
res dans un bar.» Le jeune Suisse
ne se dit pas déçu pour autant:
«Je prends les contacts comme ils
viennent. C’est ma philosophie.»
Sarah Perrin
Médias & communication
«J’avais envie de partir, de voir une
autre partie du monde...» Diego
Becciolini a déjà passé deux ans
à l’EPFL lorsque le virus le prend.
Cet étudiant en physique, âgé de
22 ans, n’a pas envie d’aller, comme
tout le monde, aux Etats-Unis. En
tout cas pas pour commencer. Il
se sent plutôt attiré par l’Asie.
«Depuis quelques années, on est
bien servi en culture asiatique ici,
en Europe. Je voulais voir de plus
près à quoi ça ressemble», explique
le jeune homme dont les yeux lancent des éclairs de malice derrière
ses lunettes carrées.
Il regarde la liste des pays proposés par le programme d’échanges.
Il hésite. Une petite préférence se
dessine pour le Japon. Il y renonce
lorsqu’il s’aperçoit qu’il faut avoir
les bases de la langue pour pouvoir
suivre les cours. Il pense ensuite à
l’Inde. C’est Hong Kong qui s’impose à lui finalement.
Pas d’espace à soi
Expert en maniement des baguettes
Qu’est ce qui lui fait donc choisir
cette destination plutôt qu’une
autre? Un brin de curiosité qui
chatouille, une envie d’ailleurs qui
gratouille ou simplement le nom du
lieu qui sonne déjà à lui tout seul
comme le titre d’une aventure?
Question dépaysement, Diego est
en tout cas bien servi. D’abord
par cette ville au climat tropical,
où le taux d’humidité est souvent
très élevé, rendant l’air étouffant.
Ensuite, par les multiples voyages
qu’il a eu l’occasion de faire: en
Chine, en Thaïlande, au Vietnam, au
Cambodge, aux Philippines. «Avant
de partir, je savais que la Suisse
était petite, mais aller là-bas m’a
permis d’en prendre la mesure. Les
distances sont vraiment différentes. Ça change les perspectives.»
L’étudiant, qui dit être devenu un
véritable expert en maniement des
baguettes, a profité de ces virées
pour faire le plein d’exotisme sur le
© Alain herzog
plan culinaire également: «Le chien,
le rat, le serpent, la tortue: j’ai tout
essayé!»
Hong Kong, c’est aussi une
cité cosmopolite, qui invite à la
découverte de l’autre. «Il y a des
gens venant des autres parties
de la Chine, de Malaisie, des pays
occidentaux...» Pas facile, toutefois, de nouer des liens avec les
autochtones, modère le physicien,
qui a suivi les cours de la Hong
Kong University of Science and
Technology. «J’allais de temps en
temps manger avec les autres étudiants, raconte-t-il. Mais ils ne
parlent de loin pas tous l’anglais.
Ils n’ont pas non plus les mêmes
habitudes. Par exemple, ça ne se
fait pas trop d’aller boire des biè-
Il est également frappé par la notion
que les gens ont de l’espace dans
cette ville si densément construite,
où les rues du centre sont toujours
noires de monde. «Je vivais sur le
campus et je devais partager ma
chambre avec un autre étudiant,
raconte-t-il. C’est assez bizarre de
ne pas avoir d’espace à soi. Eux,
ils y sont accoutumés. J’avais un
copain hongkongais qui se sentait
même franchement mal à l’aise si le
restaurant où nous voulions manger
était vide.»
Diego dit avoir vite repris le fil
de sa vie en Suisse. Il est notamment heureux de profiter à nouveau
de la richesse de l’offre culturelle de
la région, qui lui a particulièrement
manqué. Mais que gardera-t-il de
ce séjour à Hong Kong? Du point de
vue strictement académique, il juge
qu’un tel échange ne représente
pas un plus. «Il faut du temps pour
s’adapter au nouveau système, ça
casse la continuité dans le cursus
et il faut travailler plus dur en rentrant pour se remettre à la page.» En
revanche, d’un point de vue personnel, l’aventure en valait vraiment la
peine: «C’était une super expérience!
Ça correspondait tout à fait à ce que
je voulais. C’était incroyable de pouvoir se trouver dans un cadre si différent, à l’autre bout du monde.»
Diego peut désormais ajouter
Hong Kong à la longue liste des
endroits où il aura vécu: Bâle, où
il est né et a vécu dix ans, l’Angleterre, où il a passé une année avec
sa famille étant enfant, Neuchâtel,
où vivent ses parents, et Lausanne,
lieu de ses études. Va-t-il s’arrêter là? «Pour l’instant, j’aimerais
continuer à travailler dans le milieu
académique, mais je n’exclus pas
d’aller à nouveau voir ailleurs un
jour. Cette fois peut-être du côté
des Etats-Unis...» 
17
Agenda
FLASH
11.03.08
Des femmes comme
les autres
↳sensibilisation : Du 25 mars au 31 mai, le Bâtiment BC de l’EPFL ouvre ses
portes à une exposition sur les «Femmes de sciences». Une initiative ambitieuse fortement soutenue par le pôle de recherche national MICS et mise sur
pied par le Bureau de l’égalité des chances, qui veut casser les stéréotypes.
Florence Luy
Médias & communication
Les femmes scientifiques n’ont que
trop rarement été mises en avant par
l’histoire. D’ailleurs, si l’on demande
à un large public de citer des noms
de pionnières, au mieux c’est celui
de Marie Curie qui est évoqué. L’idée
est donc de les faire enfin connaître
et, d’une certaine manière, de leur
rendre ainsi justice. Car la science
d’aujourd’hui ne serait pas ce qu’elle
est sans les travaux de recherche
effectués au fil du temps par des
femmes. D’où l’initiative lancée par
le Bureau de l’égalité des chances,
qui est allé jusqu’en Belgique pour
trouver une exposition qui réponde
à ses attentes.
Résultat: du 25 mars au 31
mai, une manifestation de grande
envergure prendra place dans les
locaux de la Faculté I&C. Le public,
aussi bien que les écoliers et, bien
sûr, les collaboratrices et collaborateurs de l’Ecole découvriront un
vaste espace aménagé avec des
panneaux d’informations scientifiques, des biographies de femmes, des maquettes présentant
des concepts, des objets. La part
belle sera faite aux démonstrations.
Celles-ci serviront de lien entre les
découvertes passées et l’évolution
actuelle des recherches.
Ada, Marie, Hypatia et les autres
L’exposition met en évidence
des travaux marquants dans les
domaines de l’informatique, des
mathématiques, des matériaux, des
© Alain herzog
sciences de la vie, de l’astronomie,
de la chimie et de la physique réalisés par des femmes. Depuis 1901,
des prix Nobel de chimie, physique,
physiologie ou médecine ont été
attribués à 519 scientifiques dont
12 sont des femmes. En parallèle à
l’exposition organisée à l’EPFL, des
«carrousels» itinérants de portraits
de femmes lauréates de prix Nobel
seront présentés dans différents
centres commerciaux de la région.
L’occasion de savoir enfin qui sont
Programme d’activités
→→ Visites guidées pour groupes sur
réservation
→→ Pour les enfants, les mercredis
après-midi: activités scientifiques
«Polythèmes», 9-13 ans, sur inscription, nombre de places limité
→→ Pour toute la famille, vendredi 11
avril projection du film «Les palmes de M. Schutz» et collation,
sur inscription, nombre de places limité - dimanche 27 avril et
dimanche 18 mai «La science en
famille», sur inscription, nombre
de places limité
→→ Pour les adultes, jeudi 24 avril
table ronde «Carrières scientifiques au féminin» - mardi 6 mai
conférence et remise du Prix Erna
Hamburger
→→ Pour les écoles, visites guidées
et animations tous les mardis et
vendredis matin sur réservation.
Ada Byron, appelée la «Comtesse de
Lovelace», Marie le Jars de Gournay
ou encore Hypatia. «Les lauréates
sont présentées comme des héroïnes de film à succès, précise Nicole
Berseth, du Bureau de l’égalité.
Elles jouent ainsi un rôle de modèle
pour les jeunes qui voudraient leur
emboîter le pas en embrassant une
carrière scientifique.»
«L’un des objectifs de cette
exposition est de faire comprendre
aux jeunes femmes qu’elles ont une
place dans la science de demain»,
explique Nicole Berseth. «Il s’agit
aussi de montrer que la femme
scientifique est passionnée par ses
travaux et convaincue de ce qu’ils
apportent au bien de l’humanité,
mais elle a aussi une vie normale à
côté de cette passion et qu’elle est
une femme comme les autres», complète Farnaz Moser, responsable du
Bureau de l’égalité.
L’exposition a été présentée
à Exposciences, à Bruxelles en
2005, puis a voyagé dans plusieurs
régions de Belgique, avant de s’ar-
En pratique
Exposition, du 25 mars au
31 mai, au Bâtiment BC.
Du lundi au vendredi de
8h30 à 18h30, jeudi et
vendredi jusqu’à 21h00;
samedi de 10h30 à 16h00;
dimanche et jours fériés
fermé, sauf dimanches
27 avril et 18 mai,
10h00-16h00.
Toutes les activités
sont gratuites
http://egalite.epfl.ch/
femmesdesciences
rêter à Lausanne. Le Bureau de
l’égalité des chances est soutenu
financièrement pour l’organisation
de cette manifestation par le PRN
MICS, le Service médias & communication, ainsi que par la direction de
la formation. 
18
Etudiants
FLASH
11.03.08
Le Yearbook nouveau se
prépare: participez!
Irina Paroz
Responsable Yearbook
Il semblerait que trop peu de gens
soient familiers avec cet ouvrage
qui paraît chaque année grâce à
l’AGEPoly. Un petit aperçu de ce
qu’il contient:
→→ On y recense les informations
importantes et les nouvelles
et événements qui ont eu lieu
à l’EPFL.
→→ Toutes les classes y sont
représentées par des photos,
qu’elles aient participé activement en donnant du matériel,
ou même en faisant leur mise
en page elles-mêmes, ou que
l’équipe soit passée prendre
les étudiants en photo lors de
cours ou sur l’Esplanade.
→→ Toutes les associations qui
répondent à l’appel ont leurs
pages dans l’ouvrage. On peut
alors se souvenir du dernier
Balélec, des personnes si présentes à Satellite qu’elles en
sont devenues incontournables, et des soirées des associations de section, ainsi que
des mythiques évènements
organisés comme le Challenge
ou Polybeach.
→→ Un concours de la meilleure
page pour les classes et pour
les associations récompense
chaque année des gagnants
pour leur participation.
La participation est la clé
Le «livre de l’année» c’est donc bien
ce qui permettra à toute personne,
étudiant comme collaborateur, de
garder une trace de son année à
l’EPFL, avec la mise en valeur de
toutes les activités sur le campus.
Le véritable but de ce recueil est
bien que, dans quelques années,
ceux qui se sont vus formés par les
programmes académiques puissent
se remémorer l’ensemble de la vie
étudiante dans l’école, les personnes avec qui l’on a partagé les 28
semaines de cours et les 8 semaines
d’examens, les apéros, les fêtes, et
les voyages.
Tradition plutôt anglo-saxonne
que helvétique, il faut cependant
reconnaître qu’il n’est que peu
connu par les étudiants sur le campus. L’équipe de conception du
Yearbook, qui passe des nuits blanches à plancher sur la mise en page,
recherche les photos de toutes les
classes et associations de l’EPFL.
Si le Yearbook peut être un vivant
souvenir de cette année, c’est bien
grâce à toutes les participations.
Tout le monde est encouragé de
fournir ses photos pour aider à
l’élaboration du livre. Il comporte
180 pages environ, aidez-nous à les
rendre aussi belles que les années
précédentes, sinon plus! 
∂ http://agepoly.epfl.ch/
yearbook
Dans le Yearbook tu seras!
Les délégués de chaque classe ainsi
que les responsables de chaque association sont contactés, mais chacun
peut participer.
Comment faire?
Jusqu’au 20 mars
→→ Classes: 2/4 page (selon qualité),
15-20 photos min. Voyages d’études, labos, fêtes de classe ou
entre amis, etc.
Tout est possible!
→→ Associations: 1/2 page, 5-10 photos min, si possible logo vectoriel.
→→ Rendu: upload sur la galerie en
ligne:
agepoly.epfl.ch/yearbook
rubrique «Galerie». Créer un
compte et mettre sa contribution.
Attention de mentionner la classe/
association, et une adresse e-mail
de contact. Images jpeg ou tiff
(résolution min: 300 dpi).
Vous préférez confier votre image
à nos photographes? Contactez-nous
et nous viendrons faire les paparazzi.
Mais il est toujours plus flatteur d’apparaître en surfeur romantique sous le
soleil de Verbier qu’en train de dormir
en cours d’analyse.
Vous vous sentez justement l’âme
d’un paparazzo? Nous cherchons quelques étudiants disponibles 2-3 heures
dans la semaine.
Contact: [email protected]
Irina Paroz
Responsable Yearbook
19
Etudiants
FLASH
11.03.08
Les projets sont en ligne !
↳activités : Tu te demandes ce qui peut se faire sur le Campus? Tu aimerais savoir s’il y a quelque
chose qui pourrait t’intéresser? L’AGEPoly a recensé un tas de projets pour lesquels ta participation
serait grandement utile. Alors viens voir notre site web! Sous la rubrique «Projets», tu trouveras différentes possibilités qui pourraient bien éveiller ton intérêt. Et peut-être même susciter une vocation.
Diana Arce
AGEPoly - Communication
Exemple de projets
→→ Polysphères: organisation du
prix du meilleur enseignant
→→ Vice-responsable du pôle de la
Représentation
→→ Vivapoly: entrer dans le comité
organisateur
→→ Coordinateur FB: assurer la
représentativité des associations à la Radio Fréquence
Banane
→→ Newsmail: recenser l’ensemble
des activités estudiantines et
les communiquer
→→ Chargé des sondages équipe
Représentation
→→ PolyNite: entrer dans
l’organisation
→→ Articles «Flash»: rédaction
d’articles pour le journal du
campus
→→ Comptabilité: superviser le
travail.
L’AGEPoly est une (très) grande
association, elle compte plus de
4000 membres! Plus de trois cents
étudiants y travaillent activement
à gérer et organiser différents
événements. L’Agep’, de son petit
nom, se base sur trois pôles: la
Représentation, les Services et
l’Animation et Sports. Mais autour
s’organise toutes sortes d’activités
complémentaires et indispensables:
communication, comptabilité, administration, etc. Il y a beaucoup de
choses qui se font et encore plus
qui peuvent se faire.
Les Projets
Cette fourmillante variété d’activités est à présent visible sous forme
de projets de toutes sortes. Que
sont ces projets? Simplement différentes missions, ponctuelles ou sur
tout le semestre, qui correspondent
à l’organisation d’un événement
donné, à la gestion d’un service
précis, la responsabilité de l’un des
circuits vitaux de l’association ou
encore tout autre chose.
Les possibilités sont nombreuses et si variées qu’il n’est pas
possible de les résumer en quelques lignes. Tu peux voir quelques
exemples dans l’encadré ci-contre,
ou directement consulter la liste
complète sur http://agepoly.epfl.
ch/ sous la rubrique «Projets».
© Alain herzog
Le plus!
Tu te demandes quel est l’intérêt de
participer? de t’occuper de l’un de
ces projets? Il faut plutôt dire LES
intérêts, car je peux t’assurer qu’ils
sont nombreux! Et je dois reconnaître que j’ai bien du mal à donner
une préférence à l’un ou l’autre. On
peut assouvir sa curiosité et enfin
savoir comment ça se passe (en
vrai) dans une grande association.
Et bien sûr l’expérience incroyable
que ça représente, et la mention
non négligeable dans le CV. C’est
toujours bien d’avoir autre chose
à mettre en avant de ses études
que «métro, boulot, dodo». De plus,
cela fait de meilleurs souvenirs que
les cours de physique ou d’analyse (pardon pour les accros des
intégrales et des transformées de
Fourier). Et si dans ces souvenirs il
ne fallait compter que la fête Agep’commissions (la célèbre Intercom’)
ou celle organisée par l’Agep’ pour
toutes les associations du campus
(la encore plus célèbre Interassoc’,
Début de semestre?
Passe à la Bourse aux livres!
Elle te permet d’acheter tes livres
de cours d’occasion à d’autres étudiants, et de vendre ceux qui prennent
trop de place dans ta bibliothèque en
rendant service à d’autres.
Tu nous confies tes livres et nous
nous chargeons de les vendre, sans
aucun frais pour toi.
Ce service est mis à disposition
des étudiants de l’EPFL de façon
totalement gratuite. Vous êtes nombreux à l’avoir déjà essayé, approuvé
et adopté!
du même nom sur le site de l’AGEPoly
(http://agepoly.epfl.ch) ou en allant
directement sur http://agepoly.epfl.
ch/bourse/
Ces quelques exemples ont titillé ta
curiosité? Viens voir la liste complète des projets sur http://agepoly.epfl.ch rubrique «Projets».
date à réserver: 30 avril !) ça serait
déjà assez grandiose!
Le mot de la fin...
Etre dans une association cela permet d’occuper le temps de manière
constructive et intéressante. (Ecrire
cet article est plus amusant que de
déprimer parce qu’il fait un temps
tout pourri et que je me suis fait
tremper en rentrant chez moi). Et
plus l’association est grande, plus
les possibilités sont variées. Il y a
beaucoup de choses qui sont possible à l’AGEPoly. Certaines même
auxquelles personnes n’a encore
jamais pensé, sauf peut-être toi !
Alors pas besoin d’y réfléchir plus
longtemps, va visiter notre page
projets ou viens directement nous
rencontrer. 
Diana Arce
Comment faire? Tu peux atteindre
la Bourse aux livres via la rubrique
∂ http://agepoly.epfl.ch
20
En pratique
FLASH
11.03.08
A vos guidons, prêts,
partez !
↳mobilité : L’EPFL participe à nouveau au concours «A vélo au boulot/
Bike to work», une initiative pilotée par Pro Vélo.
ch. Il est aussi possible de le faire
au moyen de la carte d’inscription
qui se trouve dans le prospectus de
participation.
A la fin du mois de juin, chaque
équipe réunit les calendriers d’action et les envoie au coordinateur.
Comme un concours ne se conçoit
pas sans une remise de prix, Pro
Vélo a prévu d’alléchantes récompenses qui seront attribuées par
tirage au sort le 21 juillet: un voyage
à vélo en Italie, trois vols en mongolfière, un séjour wellness d’une
semaine, un voyage à Copenhague,
des vélos de ville, et bien d’autres
choses encore.
Alors à vélo avec une lancée de motivation et un frein de prudence! 
Aude Reymond
Assistante-étudiante
du programme RUMBA
Avec cette troisième édition du
concours «A vélo au boulot», c’est
l’occasion de se rendre à l’EPFL à
vélo, ne serait-ce que sur une petite
partie du trajet. Etudiants ou collaborateurs, cyclistes occasionnels
ou chevronnés, venez contribuer à
la réussite de cette action!
Comme le souligne l’association Pro Vélo, qui pilote le concours
à l’échelle nationale, l’engagement
de chacun permet de promouvoir la
santé et le bien-être sur le campus et de réaliser des économies
de ressources. A long terme, le but
de cette action est de provoquer
chez les participants une prise
de conscience des bienfaits de la
mobilité à vélo et de les inciter à
poursuivre sur cette lancée.
Pour se joindre à cette joute, il
est conseillé de former une équipe
de quatre personnes et de la faire
inscrire avant le 23 mai.
L’inscription se fait de préférence en ligne, à l’adresse www.
biketowork.ch. Il est aussi possible
de s’inscrire au moyen des cartes
d’inscription qui se trouvent à l’intérieur des prospectus de partici-
Concours «A vélo au boulot/Bike to work»:
www.biketowork.ch/
© Alain herzog
pation, qui seront distribués par
des collaborateurs de RUMBA dès
fin mars.
Ceux qui n’arriveraient pas à
trouver des partenaires peuvent
tout de même s’inscrire, et le coor-
dinateur se chargera ensuite de
former des équipes avec toutes les
personnes inscrites individuellement. Les inscriptions individuelles
doivent se faire de préférence en
ligne. à l’adresse http://rumba.epfl.
Pro Vélo:
http://provelo.ch/
RUMBA:
http://rumba.epfl.ch/
Cours en bref
De l’ADN à l’être humain:
que cherche le chercheur?
Les 2, 9, 16, 23 et 30 avril 2008
Ce cycle de séminaires apporte des
connaissances actuelles sur des
questions centrales de la biologie. Il
permet de se familiariser avec différents thèmes de recherche et offre
des repères pour mieux appréhender
les enjeux de la biologie dans notre
société.
→→ Le 2 avril: L’ADN, à quoi ça sert?
L’information génétique
→→ Le 9 avril: 1 divisé par 2 = 2!
La division cellulaire
→→ Le 16 avril: Une unique cellule
pour faire un organisme: la naissance d’une vie humaine
→→ Le 23 avril: Petites différences,
grandes conséquences: le travail
du généticien
→→ Le 5 et 7 mai: Atelier pratique à
l’Eprouvette, laboratoire public
de l’Université de Lausanne
Prix:
Fr. 125.- pour le cycle complet (5 soirées). Fr. 35.- par soirée. Etudiants:
Fr. 50.- pour le cycle complet et
Fr. 10.- par soirée (merci de joindre
une copie de la carte d’étudiant).
Inscriptions:
Centre de formation continue Université de Lausanne
→→ www.unil.ch/formcont
Formation du personnel:
prochain séminaire
Le service de formation du personnel vous propose de suivre la formation suivante:
→→ «Communiquer et écouter au
quotidien»
10 et 11 avril
Dans la vie professionnelle, ce
sont souvent les questions humaines qui posent le plus de problèmes.
Ce constat, souvent posé, pourrait
inciter à la résignation. Et si, au
contraire, nous cherchions à mieux
comprendre notre fonctionnement
et celui de nos interlocuteurs et
à explorer ce monde des relations
interpersonnelles au travail? Pour
ne plus confondre communication
et information.
Ce séminaire est destiné à tous
les collaborateurs de l’Ecole. Son
descriptif détaillé est à disposition
au secrétariat du SFP (tél. 334.30).
Il peut également être consulté sur
notre site web de la formation. 
∂ http://sfp.epfl.ch/
21
En pratique
FLASH
11.03.08
Du côté du web
Vous avez dit wiki?
↳information : La communauté EPFL s’est pleinement approprié les wikis, ces petits sites vite faits,
bien faits, pour des usages divers et variés: projet, intranet de laboratoires, aide, partage d’informations,
cours, base de connaissance, notes personnelles, etc. Chacun peut ainsi bénéficier d’un outil d’édition
de pages web collaboratif, simple et facile d’utilisation.
Frédéric Fauss
pour le KIS
Les wikis en quelques points:
→→ la création d’un wiki ne prend
qu’une minute et est entièrement automatique. Il suffit de
remplir le formulaire en ligne
disponible sur http://wiki.epfl.
ch;
→→ ils sont ouverts aux étudiants;
→→ il est possible de rendre un wiki
public ou privé;
→→ vous pouvez choisir les personnes - ou les groupes - qui ont
le droit de lire ou de faire des
modifications sur votre wiki;
→→ il est possible d’ajouter des
personnes externes à l’EPFL
→→
→→
→→
→→
→→
(pour ce faire, il faut simplement que cette personne soit
inscrite sur guests (http://
guests.epfl.ch);
vous pouvez stocker vos
fichiers directement sur le
wiki;
les changements effectués
sont immédiatement visibles en
ligne;
vous avez la possibilité de
revenir à tout moment à une
version antérieure de la page;
des alertes e-mails vous informent des modifications apportées sur une page ou sur tout
le site;
l’apparence du wiki peut-être
modifiée (par exemple: http://
wiki.epfl.ch/wicalliste);
→→ le pied de page peut être
changé;
→→ une balise HTML <head>
vous permet d’intégrer des
outils externes comme Google
Analytics.
En surfant sur quelques sites
Jahia et sur quelques wikis, vous
vous rendrez compte que ce sont
deux outils complémentaires. D’un
côté, les sites institutionnels permettent de créer des vitrines qui
présentent une faculté, un laboratoire, un service. De l’autre, les
wikis répondent à un besoin de
pouvoir publier facilement et rapidement de l’information. Cette
division schématique vise à rendre
compte de deux tendances. Pour un
projet de groupe, par exemple, on
créera plus volontiers un wiki qu’un
site Jahia.
Mais le meilleur moyen de comprendre à quoi peut vous servir un
wiki reste d’en créer un. 
∂ http://wiki.epfl.ch
∂ http://wiki.epfl.ch/
help-fr
Association
Appel aux propositions:
invitation adressée à l’ensemble du personnel
↳Le jeudi 24 avril 2008 à 17h00 aura lieu la
21e Assemblée générale ordinaire de la Section APC
EPFL (convocation et ordre du jour suivront).
Michel Fressineau
Président Section APC-EPFL
Lors de l’assemblée de l’Association
du personnel de la Confédération,
vous serez appelés à élire ou réélire:
→→ le président et les six membres
du comité (deux départs)
→→ cinq représentants APC EPFL et
deux suppléants à l’Assemblée
des délégués de l’APC Suisse
du 30 octobre 2008
→→ un réviseur des comptes et un
suppléant.
Vous serez appelés:
→→ à ratifier les propositions APC
Section EPFL
→→ à proposer des améliorations
au niveau de: l’EPFL, de votre
place de travail, de votre emploi
et/ou de votre statut.
incitant les personnes qui,
dans votre entourage, vous
paraissent les plus à même de
faire valoir, au Comité APC EPFL
et à l’Assemblée des délégués
2008, les buts et les objectifs
que vous entendez donner à
votre association.
Vous aurez également l’occasion, par vos propositions, d’affiner
nos mandats ou de les remettre en
cause, notamment ceux de:
→→ Représentant de la Commission
du personnel
→→ Représentant du corps administratif et technique.
Sur ces deux derniers points,
l’ensemble du personnel concerné,
membre ou non-membre de notre
organisation, a la possibilité de
faire des propositions et disposera,
lors de cette Assemblée d’un droit
de vote et ceci comme à chaque
Assemblée, unique organe décisionnel en la matière.
Votre participation est un
apport concret à la cohérence de
nos actions!
© Alain herzog
Ceci peut se réaliser par:
→→ votre participation à l’Assemblée générale APC Section EPFL
du 24 avril 2008
→→ vos suggestions d’amélioration
→→ votre candidature et/ou en
Merci de bien vouloir utiliser à cet
effet le formulaire disponible sur
notre site, qui devra nous parvenir
jusqu’au 31 mars 2008.
Les propositions qui nous parviendront après ce délai ne pourront plus faire l’objet d’une décision
lors de l’AG08. Elles seront traitées
comme un postulat à ratifier, le
cas échéant, lors d’une prochaine
Assemblée. 
∂ http://apc.epfl.ch
22
Emplois
Offres EPFL
Ingénieur de conception
Le Laboratoire de machines hydrauliques (LMH) de l’EPFL recherche un
ingénieur de conception / construction en mécanique (100%) (HES ou
équivalent).
En pratique
Taux d’activité: 100%
Durée de la mission: 1 an.
Entrée en fonction: de suite ou à
convenir.
Renseignements
complémentaires
auprès de M. Ph. Cerrutti: Philippe.
[email protected]
Les offres de candidature sont à
adresser aux Ressources Humaines de
l’EPFL, Bâtiment INN 011, Station 71015 Ecublens - Réf. STI-3249.
Description du travail
→→ Conception de dispositifs expérimentaux pour la recherche en
hydraulique
→→ Conception / suivi de construction
de modèle de turbine hydraulique
pour nos plateformes
→→ Réalisation de dessins d’implantation sur nos plateformes
→→ Suivi des travaux en interne ou
avec les sous-traitants
→→ Réalisation de contrôle dimensionnel des pièces usinées.
Votre profil
→→ Le candidat doit être intéressé
par la conception mécanique dans
le domaine des machines hydrauliques. Il contacte les sous-traitants
ou les fournisseurs et assure le
suivi de la réalisation du travail.
→→ Une bonne expérience de l’utilisation du logiciel de Conception
Assistée par Ordinateur CATIA est
demandée.
→→ Une bonne autonomie dans son travail est souhaitée. Mais il doit avoir
une grande facilité de contacts
avec les autres équipes du laboratoire pour la réalisation des
projets
→→ Nous vous offrons
→→ Un environnement technique de
haute qualité au sein d’une équipe
dynamique
→→ Des excellentes conditions de
travail et des rémunérations
compétitives.
Du côté du web
Le portail
myScience.ch
est en ligne
Le
portail
suisse
pour
la
science et l’innovation www.my
science.ch donne une vue d’ensemble des secteurs de la recherche,
des possibilités de financement,
des universités et d’autres établissements en Suisse. myScience.ch
fournit également des informations
pratiques sur la mobilité des chercheurs, la vie en Suisse, l’immigration, les assurances, l’imposition,
et d’autres dispositions légales
ainsi qu’un agenda de la science.
myScience.ch s’adresse principalement aux chercheurs en Suisse et à
l’étranger, aux futurs chercheurs et
étudiants. Il est financé en majeure
partie par du sponsoring.
Communiqué Scimetrica
Spécialiste de CFAO
L’EPFL recherche pour ses ateliers de
la Faculté Sciences et Techniques de
l’Ingénieur (STI) un(e) spécialiste de
CFAO.
Votre profil:
→→ Connaissance et pratique du logiciel Catia V5 et éventuellement
d’autres logiciels de CFAO
→→ Bonnes connaissances d’usinage,
et en particulier en fraisage 3 et
5 axes
→→ Bonnes connaissances informatiques
→→ A l’aise dans les contacts
pluridisciplinaires
Vos responsabilités:
→→ Créer des dossiers de programmation sur logiciel Catia V5 et contribution à la réalisation de pièces
complexes usinées sur machines à
5 ou 6 axes
→→ Apporter le support technique
aux mécaniciens opérant sur des
machines à commande numérique
et également sur des machines de
mesures tridimensionnelles
→→ Intégrer de nouvelles méthodes
d’usinage liées à l’évolution des
nouveaux outils de coupes, machines et matériaux
→→ Aide à l’installation de nouveaux
ordinateurs et de leurs logiciels
→→ Soutien à l’enseignement Catia
CAO avec notamment la responsa-
FLASH
11.03.08
bilité de la mise à jour de l’ensemble logiciel Catia pour les sections
d’enseignement et la plateforme
technologique de la faculté
Nous offrons:
→→ la possibilité de travailler dans un
environnement jeune et dynamique
et de participer à l’élaboration des
technologies de demain
→→ l’occasion de participer à des travaux de prototypage riches et
variés
→→ d’excellentes conditions de travail
et des rémunérations compétitives
→→ des possibilités de formation
continue.
Taux d’activité: 100%.
Entrée en fonction: à convenir.
Tous renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de
M. Salle, chef atelier ATME. Tel: 021
693.5990 ou par e-mail: [email protected]
epfl.ch
Les offres de candidature (CV + certificats) sont à adresser aux Ressources
Humaines de l’EPFL, réf. 3250, Station 7
- 1015 Ecublens.
∂ http://emplois.epfl.ch
Offres EMPA
Directeur/directrice
Le Conseil des EPF recherche un
Directeur / une Directrice pour l’Empa,
le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (www.empa.ch).
L’Empa est un institut interdisciplinaire de recherche appliquée dans le
domaine de la science des matériaux et
de la technologie, qui emploie plus de
800 personnes. C’est l’un des quatre
établissements de recherche autonomes du Domaine des EPF. Les activités
de l’Empa sont centrées sur la nanotechnologie, l’ingénierie et le déve-
loppement de la technologie pour les
systèmes adaptatifs, les matériaux pour
la santé et les performances, les matériaux pour les technologies énergétiques ainsi que les questions liées aux
ressources naturelles et aux polluants.
Le poste de Directeur / Directrice de
l’Empa sera attribué à une personnalité
de renommée internationale possédant
une vaste expérience scientifique et de
brillants antécédents dans le domaine
de la science des matériaux et de la
technologie. Des compétences dans la
conduite de groupes de recherche et
de projets interdisciplinaires dans le
domaine de la science, de l’ingénierie
et de la technologie sont exigées. Un
réseau de contacts solides avec l’industrie et les agences gouvernementales est indispensable. Elle doit être
disposée à communiquer et à tisser des
liens solides avec le monde universitaire, l’industrie, les agences gouvernementales et le public. La connaissance
des questions politiques liées à la formation, à la recherche et au transfert
de technologie serait un atout. Etant
donné que le candidat ou la candidate
se verra en principe confier un poste de
professeur à l’ETH Zürich ou à l’EPFL,
il ou elle devrait répondre aux critères
d’un professeur ordinaire à l’échelon
universitaire.
Les candidats sont priés d’envoyer
une lettre de motivation et un curriculum vitae complet d’ici le 26 mars 2008
à l’adresse suivante: M. Fritz Schiesser,
Président de la Commission préparatoire, Conseil des EPF, Häldeliweg 15,
CH-8092 Zurich. Il est possible d’obtenir des informations complémentaires
auprès de M. Kurt Baltensperger, au
numéro 044 632 20 04 ou à l’adresse
[email protected] Toutes les
candidatures seront traitées avec la
plus stricte confidentialité. Les candidatures féminines sont vivement
encouragées. 
Chances à saisir
Bourses d’étude
pour l’Arabie Saoudite
Dr Antoine Fromentin
Responsable de l’unité des
relations internationales
Forte de ses ressources financières engendrées par la vente de
son pétrole, l’Arabie Saoudite érige
actuellement une nouvelle université de classe mondiale. Située
sur les bords de la Mer Rouge
(http://www.kaust.edu.sa/),
la
King Abdullah University of Science
and Technology (KAUST) ouvrira
ses portes en 2009. Dans un premier temps, elle offrira des cursus
en génie chimique, en génie méca-
nique, en science des matériaux,
en mathématiques appliquées, en
sciences de la terre, en informatique, ainsi qu’en biosciences et en
bio ingénierie.
Cette institution est à la
recherche d’excellents étudiants
désirant effectuer leurs études de
master en Arabie Saoudite. A cet
effet, elle propose de généreuses
bourses d’incitation.
Les personnes intéressées sont
invitées à participer à une séance
d’information
→→ le mardi 18 mars 2008 de 12h15
à 13h dans l’auditoire CO2.
Elles peuvent également consulter le site suivant: http://www.
kaust .edu.sa /students/disco
very-scholarships.aspx.
Et pour ceux qui ont encore
des doutes, je les invite à effectuer
une visite (virtuelle il est vrai, le
campus étant encore en construction) de cette nouvelle université:
http://www.kaust.edu.sa/about/
fly-over.aspx.
Pour tout renseignement, n’hésitez pas à me contacter au Tél. 021
693 51 12. 
23
Espace libre
FLASH
11.03.08
Julius Shulman,
une vie pour
l’architecture
Case Study House No 29, California, 1960
↳exposition : L’espace Archizoom de l’ENAC présente l’œuvre de Julius
Shulman, photographe au style personnel maîtrisant avec génie les compositions géométriques, les contrastes, les volumes et la couleur. L’exposition est
réalisée par le Musée d’architecture de Francfort. A voir jusqu’au 4 avril.
Case Study House No 21, Los Angeles, California, 1958
Julius Shulman est né en 1910 à
Brooklyn, NY, d’où il déménage avec
sa famille d’abord dans une ferme
du Connecticut puis, plus tard, en
Californie. Il fréquente l’Université
sans grande conviction ni projet. Il y
suit un cours de photographie après
avoir reçu au début des années
1930 un Kodak de poche. Une de ses
connaissances, assistant de l’architecte Richard Neutra, lui demande
de photographier la résidence Kum
que Neutra vient d’achever en 1936.
Celui-ci lui fait savoir qu’il est «ravi
de la façon dont ses photos révèlent l’essence de son projet» et lui
demande de photographier d’autres
© julius shulman
réalisations. Il se retrouve ainsi,
du jour au lendemain, photographe
professionnel.
Il développe rapidement un style
de photographie architecturale qui
lui est personnel, marqué par des
compositions géométriques fortes,
des contrastes affirmés, des volumes intérieurs et extérieurs éclairés
de façon équilibrée et une utilisation
de la couleur à une époque où elle
n’était évidemment pas ce qu’elle est
devenue aujourd’hui. Généralement,
les architectes préfèrent que leur
œuvre soit représentée sans le
désordre de la vie quotidienne mais
Shulman estime que la vie est bien
l’objectif ultime de l’architecture et il
inclut des personnages et leurs possessions dans ses photographies.
Sa réussite dans la translation des espaces tridimensionnels
à ceux bidimensionnels de la photographie lui valent une réputation
qui dépasse largement Los Angeles
et sa liste de clients commence
à ressembler au Who’s Who de la
grande architecture du XXe siècle
allant d’Oscar Niemeyer à Mies van
der Rohe et Frank Lloyd Wright.
Dans les années 1950 et 1960,
les photographies de Julius Shulman
dominent pratiquement les pages
des magazines et jouent un rôle
crucial dans la promotion du modernisme en tant que style architectural
à travers des reportages publiés par
des magazines comme «Life», «Look»,
«Time», «Good Housekeeper», etc..
Le directeur du magazine «Arts
and Architecture», John Entenza,
lance un projet «Case Study House
Program» qui consistait à promouvoir
des maisons modernes produites à
bon marché avec l’aide du sponsoring de l’industrie de la construction. Le programme fut un succès et
les maisons de Pierre Koenig & Buff,
Straub & Hensman et bien d’autres
devinrent ainsi des icônes du style
moderniste californien. .
Ses archives, plus de 250’000
négatifs, méticuleusement organisées et transférées en 2004
au Getty Research Institute sont
devenues une source majeure d’information pour les éditeurs et les
chercheurs. 
ENAC - Espace Archizoom
Bâtiment SG.
Du lundi au vendredi:
09-18h. Samedi: 10 -17h.
Programme de conférences:
http://archizoom.epfl.ch
24
Espace libre
FLASH
11.03.08
L’Orchestre de chambre de
Lausanne ravive le cinéma muet
↳spectacle : La Salle Métropole projette le film muet soviétique «La nouvelle Babylone», avec accompagnement de l’orchestre en direct. Un événement qui fait l’objet d’un concours.
Christine Bétrisey
Service de presse OCL
Un véritable retour aux sources
se produira lors des concerts du
31 mars et 1er avril puisque la Salle
Métropole redeviendra, l’espace de
deux soirées, une salle de cinéma!
«La nouvelle Babylone», grand
classique de l’histoire du cinéma
russo-soviétique, sera projeté avec
accompagnement de l’Orchestre de
Chambre de Lausanne (dirigé par
Philippe Béran) en direct sur une
partition de Chostakovitch, la première qu’il écrira pour le cinéma.
Chostakovitch n’a alors que
22 ans. Auteur de deux symphonies qui l’ont fait connaître au-delà
des frontières de l’URSS, il vient
de terminer son premier opéra, Le
Nez, d’après Gogol, mais celui-ci
n’a pas encore été créé. Pianiste
de cinéma par nécessité, il se sent
surtout attiré par le théâtre et collabore depuis peu avec le metteur
en scène Meyerhold. C’est sous
cette casquette que Trauberg et
Kozintsev le repèrent. Fondateurs à
Leningrad de la FEKS - la «Fabrique
de l’acteur excentrique», théâtre
où le jeu des acteurs s’inspire de
celui du cirque, du cabaret et du
music-hall - ceux-ci l’invitent en
1928 à visionner le film muet qu’ils
Dix billets
à gagner
L’OCL offre aux dix premières personnes qui s’inscrivent sous la
rubrique «La nouvelle Babylone» de
la newsletter culture de l’EPFL une
deuxième place! Seule restriction,
être étudiant ou collaborateur EPFL.
Pour participer au concours, inscrivez-vous avant le 18 mars à la
Newsletter de l’EPFL à [email protected]
epfl.ch avec mention dans «objet»,
«inscription à la newsletter» et vous
recevrez toutes les informations
concernant le concours!
réalisent sur la Commune. C’est
bien à Paris que s’est déroulée ce
que les Soviétiques considéraient
alors comme la première révolution
sociale et c’est donc un temple de
la consommation parisien - La nouvelle Babylone - qui a été choisi
comme devanture pour le film.
Chostakovitch n’a encore jamais composé pour le cinéma, mais
il se sent instinctivement attiré par
cette insurrection où les milieux
ouvriers menacent pour la première
fois aussi clairement le pouvoir
politique de la bourgeoisie. Il est
aussi séduit par la belle et tragique
histoire d’amour qui occupe le premier plan entre Louise, communarde
et vendeuse à La nouvelle Babylone,
et Jean, soldat versaillais qui sera
obligé d’exécuter sa bien-aimée
après la défaite de la Commune. Une
expérience unique que les amateurs
de musique, d’histoire et de cinéma
ne doivent pas manquer!
Location: Orchestre de chambre de Lausanne, rue St-Laurent
19, Lausanne. Tél 021 345 00 25 –
www.ocl.ch 
Jeux de rôles
Marcher vers la lumière!
Christoph Boeckler
Président Orc’idée
Nous sommes rassemblés en ce
jour, mes bien chers frères, pour
célébrer dans l’allégresse l’avènement à venir de notre droit et de
notre pensée. En effet, il a été promis à nous, apôtres du très ancien
culte d’Orc’idée, un rassemblement
annuel et 2008 ne dérogera pas
à la règle. Et ce sont les portes
célestes qui s’ouvriront, le weekend du 29 et 30 mars à la suite d’un
alignement astral compliqué, pour
accueillir nos brebis.
Les Saintes Ecritures affirment l’avènement d’Orc’idée dans
les locaux de l’EPFL, de 11 heures
le samedi à dimanche 18 heures. Il
y est fait mention de convoitises et
de jalousies et le pèlerin saura se
montrer prudent, car il est probable que les déchus aux noirs desseins souhaiteront se joindre à la
célébration.
On y parle aussi de l’obole de 8
pièces d’argent perçue par Charon
– l’inflation n’épargne personne –
à l’entrée, laquelle offrira au visi-
teur le gîte pour le week-end.
C’est donc au son des luths,
des harpes et des chœurs que
l’on vous souhaite la bienvenue à
Orc’idée 2008, anges et démons!
Orc’Idée est une convention
annuelle de jeux de rôle et de simulation qui se tient pour la treizième
fois à l’EPFL. Venez découvrir de
nouveaux jeux de société pendant
ce week-end! Plus d’informations et
inscriptions via notre site web. 
∂ www.orcidee.ch
25
Espace libre
FLASH
11.03.08
Vivapoly 08:
le 29 mai, dès 17 heures
le campus s’amuse
Philippe Vollichard
Coordinateur, au nom
du comité Vivapoly
Jeudi 29 mai, de la fin des cours au
milieu de la nuit, le campus EPFL
vivra la 15e édition de sa joyeuse
fête d’été autour de l’Esplanade.
De l’étudiant de 1ère année au
président, toute la communauté EPFL
est invitée à stopper séance tenante
toute activité pour venir s’amuser,
danser, boire, manger et palabrer.
Une fête spontanée et débridée, avec quelques moments forts
autour des concours sportifs et
techniques, de l’apéritif de la
Direction offert à tous, des trois
scènes de musique festive et de la
cinquantaine de stands des com-
munautés EPFL, chargés d’assouvir
la faim et la soif de chacun, sans
oublier les enfants qui trouveront en fin d’après-midi quelques
attractions distrayantes.
Notez en rouge «VIVAPOLY 08»
dans votre agenda à la date du
29 mai et assurez-vous que vos amis
et collègues ont fait de même pour
que tout le monde se retrouve pour
une soirée rare et donc précieuse.
Tous les détails dans les prochaines éditions du «Flash». 
→→ Mercredi 26 mars, entre 12h
et 14 sur l’Esplanade: séance
d’information.
∂ http://vivapoly.epfl.ch
© Alain herzog
Les Polyssons, la troupe de théâtre de l’EPFL,
présentent la Compagnie Un plus Un
© lotfi hussami
Florence Balvay Natz intègre les
Polyssons, la troupe de théâtre
de l’EPFL, en 2002. Elle travaille à
l’Unil en tant que professeure de
français langue étrangère. Mathieu
Nuth rejoindra la troupe en 2004.
Il est doctorant en génie civil à
l’EPFL. Mais cette année-là, ils ne
joueront pas ensemble. Il y a les
comédiens de «Mistero Buffo» d’un
côté, dont Florence fait partie, et
ceux de «Musée Haut Musée Bas».
Mathieu est l’un de ceux-là. Il faudra alors attendre une saison pour
que Mathieu et Florence se rencontrent et voient leur expérience commune de la scène, un parcours riche
qui a commencé dès leur enfance.
Ils vont jouer ensemble trois productions, trois réalisations qui les
unissent et les poussent à reculer
toujours davantage les frontières
de leurs performances de jeu. En
avril 2007, ils font toujours partie
des Polyssons. Mathieu, président
de l’association, deviendra viceprésident et coordinateur toujours
important des Polyssons. Florence,
bien que toujours comédienne chez
les Polyssons, va quitter son poste
de responsable communication
et sponsoring. C’est l’année de
l’«Oiseau vert» de Benno Besson.
Mais c’est aussi le temps pour
eux de prendre un peu leur envol
en fondant en parallèle leur propre
compagnie, la compagnie Un plus
Un, pour un projet à l’image de leur
ambition. Ce sont des amoureux du
théâtre que rien ne peut arrêter.
Ils seront donc sur les planches
avec ...
COMMENTAIRE D’AMOUR
→→ Une pièce contemporaine de
Jean-Marie Besset
→→ Du 11 au 16 mars au CaféThéâtre de la Voirie à Pully (Rue
du centre 10, près de la gare)
→→ Mise en scène: Mirko Bacchini
→→ Avec Florence Balvay Natz dans
le rôle de Mathilde et Mathieu
Nuth dans le rôle de Guillaume
→→ Infos/réservations en ligne:
www.unplusun.ch
→→ Fr. 20.- /15.- (étudiants, AVS,
cartes CityPass & Regart Plus)
Comment Mathilde et Guillaume,
amis d’enfance, en connivence parfaite, libres de discourir à leur guise,
vont résoudre l’impasse de leur relation prise au piège? De quoi est faite
l’histoire quand Mathilde ne peut
étouffer sa passion pour Guillaume
bien qu’elle sache l’issue impossi-
© solène bécaud
ble? Mathilde et Guillaume ou l’histoire d’une liberté emprisonnée dans
la recherche d’absolu, d’idéal. 
∂ http://polyssons.epfl.ch
26
Espace libre
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11.03.08
Triplement seul
↳dorigny : Depuis 3 ans, Yann Mercanton soliloque à la Grange pour le plus
grand plaisir du public romand. Pour la troisième année de sa résidence, il
propose Triplement seul, la rétrospective de ses 3 spectacles solos: «Petites
Fêlures», «Un = trois» et «A tapette et à roulette».
«Petites Fêlures»: 16 textes de
Claude Bourgeyx, tirés de l’ouvrage
«Petites Fêlures» paru aux Editions
Le Castor Astral en 2002.
Voici un monologue en «je». Ce
«je» est la première personne du
singulier d’un adjudant à la retraite.
Au terme de trente ans de bons et
loyaux services dans les rangs de
l’armée, on l’a renvoyé pour s’être
pris pour Nijinski dans un cirque de
province. Au bout de cette courte
carrière d’étoile, le voici tombé
dans la marge. Dans cette espace
de l’en-deçà, il continue d’étoffer
sa collection de porte-jartelles et
d’épousseter son régiment de soldats de plomb. Il est définitivement
seul et, comme substitut à ce monde
de reliques bien rangées, il se met
à parler. Le voilà donc sain et sauf,
prêt à repartir vers les aventures
les plus folles, tout gonflé qu’il est
des illusions de cette enfance à
travers laquelle il nous parle, nous
épie, nous décortique. Mais l’air de
«A tapette et à roulette» est
un spectacle d’humour de Yann
Mercanton, sur les homos et le
monde qui les entoure: qui sont ces
homos qui nous côtoient? Que l’on
voyage à tapette ou à roulette, ce
spectacle révèle les différences du
quotidien, la confusion des genres,
l’aspiration à l’amour avec un grand
A. Une pièce tout public, où l’on se
reconnaît à travers l’altérité pour
mieux rire de notre humanité.
Durée: 1h15.
rien, il distille aussi notre perversité et nos petites envies de tuer.
Ces tranches de vie, ce quotidien banal nous parviennent avec
humour et nous amènent à explorer
les recoins secrets de notre petite
personne bien proprette.
Durée: 1h10.
«Un = trois» de Serge Valletti,
d’après «Marys’ à minuit», «Au bout
du comptoir, la mer!» et «La conférence à Brooklyn sur les galaxies.»
«Un = trois» tire le portrait de
trois personnages en marge de la
normalité. Leur point commun? Une
mythomanie irréversible et un seul
acteur qui les fait vivre le temps
d’une représentation. Ces monologues entremêlés évoquent l’histoire
de trois personnages délirants qui
partagent avec nous le monde vu
à leur manière: un monde inventé
de toutes pièces. Ils nous emmènent à tour de rôle dans l’univers
caustique et tendre de leur folie en
pente douce. Vérité ou mensonge?
© lydie nesvadba herzog
Qu’importe! Ils se livrent à nous
dans toute leur fragilité et n’ont
pas peur d’évoquer ce qui les rend
les plus vulnérables à eux-mêmes
afin de mieux nous faire rire des
aléas de notre existence.
Durée: 1h10.
→→ 5-6-7 mars: «Petites Fêlures»
→→ 8-9-11-12 mars: «Un = trois»
→→ 13-14-15-16 mars: «A tapette
et à roulette».
Trois spectacles de Yann
Mercanton, par l’ôdieuse compagnie (résidence). Attention! tous les
soirs à 20h, di à 17h (relâche lundi).
Réservations: 021 692 21 24. 
∂ www.grangededorigny.ch
Débat public
Mardi 18 mars à l’UNIL:
Forum «Culture et université»
Culture et Université, rien à voir?
Un site hors la ville, relié par les bips
du métro à chaque arrêt, les files
d’étudiants à la cafét’, la guerre
pour les places dans les auditoires ou à la bibliothèque, l’UNIL est
un paradis au bord du lac que l’on
quitte au plus vite pour rejoindre
la cité et ses lumières. Site et Cité,
deux mondes inconciliables? Ils se
font la gueule, s’apprennent tout,
ne se reconnaissent rien, bref le
grand amour!
Est-ce cela une université du
XXIe siècle? Un lieu détaché où l’on
ne s’arrête pas, réservé à ses initiés et à ses ayants droit?
Pourtant la Cité se glisse à
l’Université! Le public vient s’asseoir sur les bancs des auditoires
et renifler l’odeur des labos. En
partie grâce aux taxes des étudiants, des comédiens se hasardent
sur le site, des peintres accrochent
leurs toiles là, juste sous notre nez!
Quel talent!
Mais pourquoi tant vouloir
créer des liens entre le Site et la
Cité? Une idée fixe? Les artistes peuvent-ils jouer ce rôle? La
culture à l’université, un luxe
ou un indispensable remueur de
savoirs? À vous de voir, c’est vous
qui payez...!
Pour nourrir le débat public,
plus de vingt intervenants communiqueront, en 5 minutes, leur expérience ou leur idée sur la question.
Ils viennent de l’UNIL, de l’EPFL,
d’autres universités de Suisse ou
de France; ils sont issus de l’enseignement, de la politique, des médias
ou des arts. Tous sont directement
concernés par la culture, tous ont
réfléchi à sa place dans la société
ou au sein d’une institution telle
que l’université.
Organisation: Affaires culturelles, Grange de Dorigny Unil et
Interface sciences-société.
Programme
Rendez-vous à 9h30 le 18 mars à
Zélig pour le café. Puis commenceront les communications et les
débats à 10h à l’UAC, Bâtiment
Anthropole (rez ouest). A midi,
déplacement à la Grange: repas et
court reportage. A 13h30 départ
vers l’Anthropos café, Bâtiment
Amphipôle, pour y entendre la suite
des communications et débats.
Enfin, vers 17h, la journée se terminera par un apéro ouvert aux
débats et réflexions de chacun.
Organisation: Affaires culturelles, Grange de Dorigny Unil et
Interface sciences-société. 
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Art brut japonais
↳exposition : Les récentes recherches menées au Japon par la Collection
de l’art brut se sont révélées foisonnantes et fructueuses. Pour la première
fois en Europe, le musée lausannois présente ces œuvres en provenance de
diverses villes nippones, notamment Kyoto, Kôbe et Yokohama.
L’exposition réunit douze créateurs
japonais autodidactes: Shinichi
Sawada - Satoshi Nishikawa Mitsuteru Ishino - Hidenori Motooka
- Masao Obata - Yuji Tsuji - Takashi
Shuji - Takanori Herai - Yoshimitsu
Tomizuka - Eijiro Miyama - Toshiaki
Yoshikawa - Moriya Kishaba.
Leurs productions - peintures,
dessins et sculptures - témoignent
d’une richesse et d’une diversité
étonnantes. Chacune de ces pièces
porte l’empreinte du raffinement
et de la délicatesse attachés à la
culture nippone. Toutefois, l’emprise
de la culture japonaise a très peu
d’impact sur ces créateurs. Face
à cette société hyperperformante
et compétitive, l’inventivité de ces
auteurs autodidactes se développe
à la faveur d’un processus primaire
et pulsionnel, déployant une expression archaïque qui dote les oeuvres
d’une portée universelle. Masao
Obata, Takashi Tsuji ou Shinichi
Sawada, pour ne citer que certains
d’entre eux, dérogent à la tradition,
Collection de l’art brut,
av. des Bergières,
Lausanne. Exposition
jusqu’au 28 septembre.
Horaire: du mardi au
dimanche de 11h à 18h, y
compris les jours fériés,
ainsi que les lundis de
Pâques et de Pentecôte.
www.artbrut.ch
Masao Obata, sans titre
© collection de l’art brut, photo onishi nobuo
créant des univers uniques, dont ils
sont les seuls maîtres.
Les œuvres présentées sont
accompagnées de neuf documentaires consacrés aux auteurs (environ
15 min. chacun). Réunis sur un DVD
«Diamants bruts du Japon», ils sont
réalisés par Philippe Lespinasse et
Andress Alvarez, et produits par la
Collection de l’art brut et LoKomotiv
Films. Un catalogue en français, en
anglais et en japonais est publié par
la Collection de l’art brut en collaboration avec les éditions Infolio.
La collaboration entre les institutions japonaises et la Collection
de l’art brut pour l’organisation de
cette manifestation a donné lieu à
une donation majeure d’une centaine d’œuvres, présentées dans
le cadre de cette exposition. Cette
importante acquisition marque
l’ouverture de la Collection de l’art
brut vers l’Extrême Orient. 
Conférence-débat
Sagesse et traditions spirituelles
suivre une conférence-discussion
sur le thème assez universel de la
Sagesse.
→→ mercredi 12 mars de 17h15 à
19h, EPFL, salle CO 122
Titre de la conférence: «Un
éveil à la sagesse». Le conférencier sera Carl-A. Keller 1, professeur
honoraire d’ancien testament et de
science des religions de l’Université
de Lausanne, et grand spécialiste
des textes anciens.
Présentation
Sous l’égide de l’aumônerie et de
quelques professeurs intéressés
qui la proposent, invitation est
faite à la communauté de l’Ecole de
«Toutes les grandes traditions spirituelles, de l’Extrême Orient à l’Europe chrétienne, en passant par
l’Inde et le monde islamique, possèdent des trésors inépuisables de
connaissances et de règles de vie
qui permettent aux individus et aux
communautés de s’épanouir et de
se développer harmonieusement.
Ce sont des trésors de sagesse,
condensant l’expérience des générations, parfois aussi émanant de
la réflexion d’un penseur originel
troublé par les multiples problèmes
que lui posait la vie.
Riches de ces trésors, les
grandes traditions spirituelles sont
arrivées à la conclusion que ces
maximes, ces vérités évidentes et
ces conseils de sagesse étaient
enracinés dans une entité « transcendante », une grandeur supérieure et englobante, qui régulait
les choses de l’univers et les existences des communautés et des
individus humains.
Cette entité transcendante,
source de tous les propos de
sagesse que tiennent les humains,
peut être considérée comme la
Sagesse par excellence. Son existence est postulée par toutes les
traditions spirituelles, chacune
d’elles la nommant diversement,,
conformément à sa propre manière
de concevoir la nature de l’univers.
La conférence proposée sera
une première introduction à cette
vaste thématique. On y parlera des
traditions taoïste, bouddhiste, islamique et judéo-chrétienne.»
Carl-A. Keller
1 Carl-A. Keller a toujours été fasciné par la vie religieuse de l’humanité, mais il s’est de plus en plus
concentré sur des recherches dans
les domaines de la spiritualité et
de la mystique universelles. Il est
l’auteur de nombreux ouvrages sur
la mystique, notamment «Voyage en
Dieu» et «De la prière à la méditation» parus tous deux chez Labor et
Fides.
∂ www.carl-a-keller.ch
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Finissage d’exposition
à la Maison d’ailleurs
↳invitation : La Maison d’ailleurs et l’Atelier d’écriture de science-fiction
de l’EPFL vous invitent à rencontrer les artistes qui ont contribué à l’Expo qui
rend fou!
Sylvie Poza
Resp. atelier d’écriture
Le samedi 5 avril à 17h aura lieu le
«finissage» de l’exposition inspirée par l’univers lovecraftien. Vous
pourrez voir ou revoir les images
(d)étonnantes ou effrayantes qui
dialoguent avec des fragments du
Livre de Raison de H.P. Lovecraft.
La visite sera suivie d’un apéritif où vous pourrez discuter
librement avec certains des cent
seize artistes qui ont participé à
l’exposition.
Un voyage dans les domaines de l’étrange et de l’inconnu,
à travers les peurs immémoriales
de l’être humain. Mais aussi une
exploration poétique, esthétique
et parfois humoristique des univers
d’artistes contemporains.
Rendez-vous le samedi 5 avril
à 17h à la Maison d’ailleurs à
Yverdon. La visite sera suivie d’un
apéritif. (Plan d’accès: www.
ailleurs.ch/fr/infos.php )
L’entrée est libre, prière d’annoncer votre venue à [email protected]
bluewin.ch
Affiche de l’exposition
© maison d’ailleurs
«L’expo qui rend fou; H.P. Lovecraft
et le livre de raison»
Quelque 500 oeuvres originales
d’artistes seront présentées, en
hommage au 70e anniversaire de
la mort de H.P. Lovecraft, écri-
Monstre sans cerveau ou anencéphale,
qui survit et parvient à une taille prodigieuse © erwann surcouf
vain de science-fiction considéré
comme l’un des plus importants du
XXe siècle.
Ecrivain de génie et reconnu
comme l’un des pères de la litté-
rature fantastique et d’épouvante
du XXe siècle, Howard Philipps
Lovecraft a écrit, entre 1919 et
1934, 222 courtes notes se basant
sur des songes, des lectures ou
des incidents de la vie quotidienne,
destinées à être développées dans
des récits ultérieurs.
Répondant à l’invitation de
la Maison d’Ailleurs à l’occasion
du 70e anniversaire de la mort de
H. P. Lovecraft, cent artistes se
sont donc emparés de ce journal
pour explorer plus avant les profondeurs abyssales qui y sont évoquées, transformant le musée en un
lieu dont la visite pourrait affecter
la santé mentale...
Venez découvrir les interprétations décalées, sombres ou encore
poétiques de Mix & Remix, Cosey,
Albertine, HR Giger ou Plonk &
Replonk, pour ne citer qu’eux. 
→→ Jusqu’au 6 avril.
Ouverture: me-ve: 14h-18h/
sa-di: 12h-18h.
∂ www.ailleurs.ch
Petites annonces
A louer
ECUBLENS
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magnifique appartement de 107 m2, 3e
étage, avec balcon. Libre dès le 15 mai.
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sociales: fr. 3’500.- Renseignements:
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617 07 68. En cas d’absence, s’adresser à la concierge.
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3 chambres avec salle de bains et douche. Cuisine équipée: lave vaisselle,
frigo, congélateur, micro-ondes, lave
linge. Salle à manger et séjour: TV, vidéo,
hi-fi, et canapé lit. Piscine privée 5/10
clôturée. Location: € 1200.- juillet/août,
€ 900.- juin/septembre. Autres dates
sur demande. Tél. 021 693 77 98. 
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La sélection du libraire
«2030 Le krach écologique»
Geneviève Ferone, éd. Grasset 280 p., Fr. 36.90
«Le nouvel esprit scientifique»
Gaston Bachelard, Coll. Quadrige, éd.
PUF - 180 p., Fr. 18.60
«L’histoire de l’amour»
Nicole Krauss, coll. Folio, éd.
Gallimard - trad. de l’américain,
460 p., Fr. 15.40 CHF
«Train de nuit pour Lisbonne»
Pascal Mercier, traduit de l’allemand, collection 10/18 510 p., Fr. 21.30
Le krach écologique aura lieu en 2030!
Le front climatique, le front énergétique, le front de croissance et le front
démographique vont se télescoper
exactement à la même date.
Geneviève Ferone pose dans cet
essai clair et tranché une série de
questions économiquement incorrectes.
Comment nous orienter au plus vite vers
des énergies propres et renouvelables?
Aurons-nous le temps de les financer et
les développer à une échelle industrielle
pour couvrir les besoins en énergie de
7 milliards de personnes en 2030?
Faut-il généraliser la taxe carbone?
Comment faire basculer des géants
économiques tels que l’Inde et la Chine,
dont les intérêts sont divergents des
nôtres, vers une nouvelle gouvernance?
Faut-il attendre une quelconque aide de
la décroissance? La foi dans le progrès
technologique nous sauvera-t-elle?
«Saisir la pensée scientifique contemporaine dans sa dialectique et en
montrant ainsi la nouveauté essentielle, tel est le but philosophique de
ce petit livre». Cette phrase de Gaston
Bachelard donne l’ambition du projet.
Elle souligne ainsi la totalité d’un texte
manifeste qui entend contribuer à la
refondation de l’épistémologie dans sa
dynamique entre «l’identité des lois et
la diversité des choses».
Publié pour la première fois en
1934, ce travail s’inscrit dans l’émergence de la géométrie non-euclidienne,
de la mécanique non-newtonienne et
dans la perspective d’une épistémologie non cartésienne susceptible de
rendre compte de la science physique
contemporaine.
A New-York, la jeune Alma ne sait comment surmonter la mort de son père.
Elle croit trouver la solution dans un
livre que sa mère traduit de l’espagnol, et dont l’héroïne porte le même
nom qu’elle. Non loin de là, un très vieil
homme se remet à écrire, ressuscitant
la Pologne de sa jeunesse, son amour
perdu, le fils qui a grandi sans lui.
Et au Chili, bien des années plus tôt,
un exilé compose un roman... Trois solitaires qu’unit pourtant, à leur insu, le
plus intime des liens: un livre unique,
L’histoire de l’amour, dont ils vont
devoir, chacun à sa manière, écrire
la fin.
Prix du meilleur livre étranger en
2006, ce roman, hanté par la Shoah,
offre une méditation déchirante sur la
mémoire et le deuil. Mais il s’agit avant
tout d’un hymne à la vie.
Les pouvoirs de la littérature sont
grands...
Découvrant par hasard un livre d’Amadeu de Prado, poète portugais,
Raimund Gregorius voit sa vie basculer. Bouleversé par ce texte qui semble
écrit pour lui, Gregorius prend le premier train pour Lisbonne, bien décidé à
plonger dans les méandres du passé de
Prado. Il reconstitue l’itinéraire intellectuel et l’engagement politique de cet
homme d’exception dont chacun des
actes apparaît comme une leçon de vie.
Avec ce roman qui sonde les territoires de l’âme et de la conscience de
soi, Pascal Mercier délivre une vision
philosophique peu académique du sens
de la vie.
∂ www.lelivre.ch
Agenda culturel
> Discussion ouverte
> «Alter égaux»
«Biomatériaux - se laisser inspirer par la nature», avec Olivier
Jordan (Laboratoire de pharmacie
galénique, Université de Genève).
Lundi 17 mars, 18h00-19h00, au
Café de Grancy, avenue du RondPoint 1, à Lausanne.
Dans la recherche de matériaux
aux propriétés toujours plus performantes, la nature fournit parfois
des solutions séduisantes. Extraits
de carapace de crabes, polymères biodégradables à base d’acide
lactique, adhésif inspiré de pattes
de gecko n’en sont que quelques
exemples. 
Du 20 au 29 mars, au Forum de
l’hôtel de Ville de Lausanne, le
Bureau pour l’intégration des immigrés et l’Association Alter Egaux,
convient le public à l’exposition:
«Alter égaux, racisme et antiracisme dans la bande dessinée».
Horaires: lundi de 12h-18h30, mardi
à vendredi 10h-18h30, samedi de
9h-18h. Ouvert le vendredi-saint et
le lundi de Pâques.
Du 17 au 20 mars, différentes
animations sont également prévues
dans le cadre d’une semaine d’actions contre le racisme. Programme
sur le site web ci-dessous. 
∂ www.unil.ch/adas
∂ www.lausanne-ch/integration
© tom tirabosco
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Nouveautés PPUR
Séismes et construction
Pierino Lestuzzi (Ingénieur, EPFL,
Laboratoire d’informatique et
de mécanique appliquées à la
construction)
Incendies et explosions
d’atmosphère
Jean-Claude Martin (professeur
honoraire, UNIL, Ecole des sciences
criminelles)
Traité de sécurité intérieure
Maurice Cusson, Benoît Dupont,
Frédéric Lemieux (professeurs, Ecole
de criminologie de l’Université de
Montréal)
Les nouveaux défis de l’état
social
Giuliano Bonoli, Fabio Bertozzi (professeurs, IDHEAP)
Cet ouvrage expose de manière claire
et synthétique la problématique de
la prise en compte des séismes lors
de la construction de bâtiments.
Principalement destiné aux praticiens
du secteur du bâtiment non spécialistes du sujet, il offre un aperçu complet
de l’ensemble des éléments constructifs à considérer afin d’éviter tout
désastre lors d’un séisme. L’ouvrage
aborde les thèmes de la vulnérabilité
des bâtiments, de la conception parasismique, du dimensionnement et des
normes de construction à adopter, ainsi
que de l’évaluation sismique des ouvrages existants. Chaque chapitre se clôt
par un résumé synthétique, et un lexique des définitions et des termes spécifiques utilisés dans le texte complète
l’ouvrage. Rédigé dans un langage clair
et accessible aux profanes du domaine,
cet ouvrage sans précédent ni équivalent en langue française constitue une
véritable référence pour les architectes, maîtres d’ouvrages et ingénieurs
conseils, ainsi que pour un large public
intéressé par cette problématique.
Cet ouvrage, le premier en langue française, synthétise 35 ans d’expérience
en incendie et explosion, puis 13 ans de
recherche et d’enseignement à l’Ecole
des sciences criminelles de l’Université
de Lausanne. Environ 1500 expertises
en constituent le fonds. Il y est proposé une véritable méthode d’investigation qui doit unir les deux aspects
nécessaires à la démarche expertale:
la pratique sur le terrain - qui exige de
maîtriser la fixation de l’état des lieux
- et la connaissance sûre et renouvelée
des lois physiques et chimiques - sans
lesquelles aucune hypothèse ne peut
évidemment se vérifier. C’est pourquoi
les sinistres sont classés selon leurs
causes scientifiques. La description
des phénomènes du feu accompagne la
nomenclature des systèmes d’allumage.
Mais de nombreux cas pratiques variés
illustrent la partie théorique et concernent un public plus large que celui des
experts: magistrats, enquêteurs de
police, pompiers, organismes de sécurité, inspecteurs d’assurance, et même
les métiers et industries où le risque
d’incendie et d’explosion est présent.
Le présent ouvrage comble assurément
un vide, car on ne trouve nulle part un
traité couvrant tous les aspects majeurs
de la sécurité privée et publique. Le corpus des connaissances essentielles est
ici proposé en six parties: la nature de
la sécurité intérieure, les grandes manifestations de la criminalité, le renseignement et les méthodes d’analyse des
problèmes criminels, les moyens de la
prévention, l’usage de la force policière
et l’enquête criminelle et, finalement,
la gestion de crise, les mesures d’urgence et le maintien de l’ordre. Ce traité
s’adresse aux étudiants et aux professeurs des filières de formation en sciences criminelles et des études policières
tout comme aux praticiens de la sécurité.
Sa portée est résolument internationale
et son contenu intéressera les spécialistes en sécurité de toute la francophonie. Ses 37 collaborateurs (professeurs,
praticiens et chercheurs) proviennent
du Québec, de France, de Suisse et de
Belgique. Il propose des réponses réalistes, documentées et argumentées à la
grande question: comment nos démocraties peuvent-elles assurer leur sécurité
dans le respect de la justice, des droits
et des libertés individuelles?.
L’objectif de cet ouvrage est de présenter l’état des savoirs scientifiques
à propos des principaux défis auxquels
doit faire face l’Etat social en ce début
de siècle. D’une part, l’Etat social est
toujours remis en question, essentiellement à cause des problèmes financiers
que rencontrent ses différentes composantes. De l’autre, on assiste à une réorientation des politiques sociales vers
une fonction d’investissement social. On
peut penser par exemple aux politiques
de réinsertion professionnelle, ou à la
mise en place de structures de garde
pour enfants, qui permettent à une plus
grande partie de la population d’être
active sur le marché du travail. Les différentes contributions de cet ouvrage
mettent en évidence le potentiel et les
limites d’une stratégie axée sur l’investissement social, explorent des nouveaux
domaines d’intervention, et s’interrogent sur la pertinence des structures
héritées des Trente glorieuses.
2008, 136 pages richement illustrées, 15x21 cm, broché, ISBN
978-2-88074-740-4
2008, 592 pages quadri, 15x21cm,
broché, ISBN 978-2-88074-755-8
2008, 714 pages, 15x23cm, broché,
ISBN 978-2-88074-773-2
Du sexe et
du vélo
«Le docteur Straban pense que les jeunes vélocipédistes peuvent être atteints
de congestion chronique de la prostate,
due à la pression de la sellette sur cet
organe, ce qui entraînerait chez eux la
masturbation. Le vélocipédiste sérieux
n’aura rien à craindre à ce sujet, il
saura s’arrêter au moment voulu. En
excursion, si les tentations sont trop
violentes il écoutera la voie de la raison
et s’abstiendra de tout excès.
Bien autrement agira le jeune vélocipédiste de seize et dix-huit ans, et cela
à son grand péril! Excité par le grand
air, la grande route, la joie d’être libre
et souvent par la congestion des organes génitaux, il subira tous les entraînements qui assaillent la jeunesse, il
les recherchera même, et trouvant un
plaisir d’autant plus grand à mordre au
fruit défendu qu’il est à quelques centaines de kilomètres de tout contrôle
paternel, il en usera et en abusera.
Voilà pourquoi j’estime que le vélocipède ne devrait être permis aux jeunes
gens qu’à partir d’un certain âge, de
dix-huit à vingt ans par exemple.
Parlerai-je maintenant des accidents que le vélocipède peut provoquer sur les organes génitaux de la
femme? Outre que je ne me fais pas
une idée bien nette de sa position sur
une sellette, la nature ne l’ayant pas
faite pour ce genre de sport, j’estime
que cette charmante et délicate moitié
du genre humain a mieux à faire que
de nous imiter. Pour bien actionner
les pédales, il faut qu’elle se mette à
califourchon sur la sellette. L’axe de
2008, 350 pages en français et en
allemand, 15x22.5cm, broché, ISBN
978-2-88074-751-0.
∂ www.ppur.org
l’ouverture du col de la matrice sera
déplacé et la reproduction gravement
compromise, sans compter les ulcérations, les hémorragies, les maladies
des ovaires, les inflammations de la
matrice et du vagin, etc., etc.
L’usage du vélocipède doit être
absolument interdit à la femme!»
Extraits de L’Hygiène du vélocipédiste,
par le Dr Philippe Tissié (Paris, 1888)
Pierre Zweiacker
STI - LRE
31
Jeux-détente
FLASH
11.03.08
Mémoire visuelle
Les sept différences
© Alain herzog
1. Cylindre métallique entre les câbles en bas à gauche / 2. 1ère image noir-blanc sur l’affiche de gauche / 3. une rondelle de plastique sur l’appareil bleu en bas à
droite / 4. un boulon sur la plaque de métal au centre / 5. un bout de tuyau en haut à gauche / 6. un interrupteur orange sur l’appareil en haut à gauche / 7. un pied de
l’appareil au premier plan
Quiz
The riddles, answered
What is better than the best, more
evil than demons, the poor have it
and the rich need it, and if you eat it,
you will die?
→→ A: nothing
What is it that goes with an automobile and comes with it; is of no use
to it, and yet the automobile cannot
move without it?
→→ A: noise
What number when multiplied against
itself will result in a number which
includes the numbers (1 - 9) in
forward order, and then descending
in order from the 9? (i.e., to get the
number: 12,345,678,987,654,321)
→→ A: 111,111,111 x 111,111,111
temporarily. What am I?
→→ A: GOLD (number 79 on the periodic table of the elements)
Long ago alchemists tried to make
it from copper (29)
If you mix it with mercury (80), it
looks like silver (47) temporarily
I am periodically the number 79. They
once tried to make me from 29. If you
add to me 80, I will appear to be 47
Which word in the English language is
most frequently spelled wrong?
→→ A: the word «wrong»
A clever thief in the olden days was
charged with treason against the king
and sentenced to death. But the king
decided to be a little lenient so he let
the thief choose his own way to die.
What way should the thief choose?
→→ A: Old age.
Kiladi
Une énigme du Dr Bigumène Hatou
André-Marie Ampère
«Avant de pouvoir lire, le plus grand
plaisir du jeune Ampère était d’entendre des morceaux de l’histoire
naturelle de Buffon.» C’est ce que
nous apprend notre auteur du jour,
au sujet d’André-Marie Ampère
(1775-1836). Or ce dernier, fondateur de l’électrocinétique, n’aura
pas une vie facile.
Peinant à faire reconnaître ses
mérites par les milieux académiques,
sans cesse torturé par le besoin de
concilier la science et la religion,
vivant la plus grande partie de sa
vie à la limite de la misère, condamné
à enseigner loin de son épouse
malade avec laquelle il ne connut de son propre aveu - qu’une seule
année de bonheur (elle mourra 3 ans
plus tard), Ampère trouvera toujours dans l’histoire naturelle, et
dans l’histoire tout court, un certain réconfort. Et d’échapper à ses
tourments en se réfugiant dans les
grandes tragédies de l’Antiquité: «Il
se passionnait pour les Athéniens et
les Carthaginois et prenait en haine
les Lacédémoniens et les Romains
quand il les voyait subjuguer ou
détruire les peuples qu’il affectionnait. Il prenait un singulier plaisir à
apprendre des scènes entières des
tragédies de Racine et de Voltaire et
à les réciter en se promenant seul.»
→→ Mais au fait, qui l’a dit?
Réponse à l’énigme du n° précédent
(19.02.2008)
Les citations relatives à Marie
Curie, et au «despotisme» de sa fille
aînée Irène, étaient dues à sa fille
cadette, Eve, décédée en octobre
2007, à l’âge de 103 ans. Ces textes
provenaient de la biographie qu’Ève
Curie avait consacrée en 1938 à sa
mère, disparue quatre ans plus tôt.
Ce bestseller, Madame Curie, a été
traduit en 32 langues.
32
Coup de cœur
FLASH
11.03.08
All that jazz à Cully
↳Musique : Pour la 26e fois, Cully se parera de jazz du 4 au 12 avril. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de festivals chaleureux et non
prétentieux. Dans un paysage classé au patrimoine mondial de l’Unesco, un
village est prêt à faire la fête. Et vous?
Lionel Loueke
Charles Lloyd
Florence Luy
Médias & communication
A chaque printemps, Cully refleurit de notes. Chaque rue et ruelle
se colorent de musique. La fête
est partout, surtout dans le cœur
des visiteurs, qui ne viennent pas
ici par hasard. Ils savent. Quand
on est venu une fois au Cully Jazz
Festival, on y revient forcément. Le
propos peut sembler banal et pourtant... Dans ce village du Lavaux,
on est loin de la grandiloquence
montreusienne ou nyonnaise. Peutêtre est-ce la saison qui veut ça. En
avril, on se réveille, on s’émerveille,
on n’a pas encore vu les mêmes
noms placardés sur les affiches des
festivals à répétition.
D’accord, à Cully, on ne vient
pas voir Britney Spears ou Manu
Chao. Cela évite (presque) les
embouteillages à l’entrée et à la
Au Caveau des vignerons © cully jazz festival
sortie du village. Pourtant, en
matière musicale, pas de souci, il
y en a pour tous les goûts: swing,
fusion, funk, blues, jazz contemporain et même New-Orleans. Avec
des têtes d’affiche et des inconnus, comme dans toute manifestation du genre. Le petit supplément
d’âme n’est pas là. Il réside dans
le site, les concerts, les cafés et
les caveaux. Tout est à dimension
humaine, à s’en sentir presque chez
soi, tel un familier des lieux.
Cela fait vingt-six ans que la
magie opère. Le festivalier entre là
où il entend de la musique, retrouve
la rue, se laisse à nouveau séduire
par des sons venus d’un sous-sol,
reprend son souffle devant un verre
de Lavaux, s’engouffre dans le chapiteau pour y voir – oh bonheur!
– Dee Dee Bridgewater ou Michel
Portal en duo d’exception avec
Richard Galliano. Enfin, ne rêvez
pas, ce ne sont pas eux que l’on
verra cette année. D’autres grosses
pointures sont prévues: Charles
Lloyd, qui fêtera son 70e anniversaire sur sol vaudois, Ahmad Jamal,
dont on découvrira le dernier opus.
Ou encore Archie Shepp, incontournable figure du jazz. Bref, chaque
année, c’est pareil: le programme
a toujours plus d’une raison d’être
alléchant.
L’une de ces raisons réside
dans l’imagination déployée par les
organisateurs. Outre les découvertes et les rencontres inédites, il y
a les thèmes renouvelés – 2008
marquera le retour des poètes avec
notamment Léo Tardin et The Last
Poets. Comme si cela ne suffisait
pas, les dégustations musicales
se poursuivent jusqu’au bout de la
nuit entre jam sessions, rap, groove
et «after» branchées. Ces dernières dépassent peut-être le côté
intimiste du festival, soit. Mais un
peu de folie sur les bords du Léman,
pourquoi pas?
J’allais oublier... Et si le supplément d’âme de cet événement
musical tenait aussi à sa structure entièrement bénévole? Quand
on a que la motivation à offrir en
partage, aurait pu chanter Brel, le
résultat ne peut être que chaleureux, simple. Alors, que le spectacle commence ce 4 avril au sein
d’un paysage récemment classé au
patrimoine mondial de l’Unesco! 
Toutes les infos sur
le Cully Jazz Festival:
www.cullyjazz.ch.
Billets en vente
sur le site web

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