B E LG IQ U E - B E LG IË P. P / P . B 1/ 13 9 2 10 7 0 B R U XE LL

Transcription

B E LG IQ U E - B E LG IË P. P / P . B 1/ 13 9 2 10 7 0 B R U XE LL
BIMESTRIEL N°129
MARS - AVRIL 2012
BUREAU DE DÉPÔT : BXL X
1070 BRUXELLES
BELGIQUE - BELGIË
P. P / P. B
1/1392
1070 BRUXELLES
P402037
2
29.04 > 18:00 [ gratis ]
Som
06.04 > 20:00 [ gratis ]
Micro Evening
L’art et la manière
L
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Pri ia & Mu r e / I
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Boc Nov zik > p h o u
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sem do li > p.4 2-3
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6-
7
Matamore
10 ans déjà ! / al 10 jaar!
C’est en 2002, il y a exactement dix ans, que l’asbl Matamore voit le jour. Né
comme webzine culturel, pour échanger des playlists et des chroniques culturelles, Matamore a vite évolué pour devenir un des labels de musique indépendants
qui comptent dans le petit Royaume de Belgique. Mais pas seulement. Ce label
est aussi extrêmement actif dans l’organisation de concerts, contribuant à faire
connaître des musiciens de la scène indépendante belge et étrangère, souvent et
à tort relégués dans la marge. Le Nova participe avec plaisir au dixième anniversaire du label. Longue vie à Matamore !
Precies 10 jaar geleden, in 2002, ontstond de vzw Matamore. Geboren als cultureel webzine om playlists en culturele info uit te wisselen, groeide Matamore
al snel uit tot één van de belangrijkste labels van onafhankelijke muziek in ons
Belgisch koninkrijkje. Maar niet alleen dat: het label is ook ongelooflijk actief in
de organisatie van concerten. Zo maken ze muzikanten uit de Belgische onafhankelijke scène, die anders in de marge zouden blijven hangen, bekend. Nova viert
met plezier hun tiende verjaardag. Lang leve Matamore!
www.matamore.net + www.myspace.com/lesterrils + www.hoquets.net
concert
les terrils
L
es Terrils… c’est un des meilleurs exemples de ce que le bon vieux terroir belge
peut produire : une musique un zeste décalée, des textes joyeusement délirants, un
mélange détonnant d’influences musicales
provenant de toutes parts et de tous temps.
On y retrouve un peu de folk, de blues, de ragtime, de rockabilly, de la chanson française, …
Les Terrils c’est Frédéric Deltenre et Joffrey
Goart, l’un ayant fait ses premiers pas dans
la musique avec le lo-fi, l’autre avec la musique classique. C’est dans la salle obscure
du Nova, lors d’une semaine de fermeture,
que les Terrils ont enregistré leur troisième
disque (le deuxième sur le label Matamore).
Celui-ci devrait d’ailleurs être tout frais sorti
du pressage pour cette soirée anniversaire.
Frédéric Deltenre, qui est aussi dessinateur,
s’octroiera en plus le plaisir d’une petite expo
dans le Bokaal à l’entrée (la cabine de vente
de tickets !)
L
es Terrils is één van de beste voorbeelden van muziek die opstijgt uit typisch
Belgische bodem: een vleugje afwijkend,
vrolijk uitbundige teksten, een explosieve
mengeling van muzikale invloeden die van
overal en uit alle tijden komen. We vinden er
een beetje folk, blues, ragtime, rockabilly en
chanson française in terug. Les Terrils, dat
zijn Frédéric Deltenre en Joffrey Goart. De
ene heeft zijn eerste muzikale passen gezet
met lo-fi, de andere in de klassieke muziek.
Het is in de filmzaal van Nova, tijdens een
pauze van een week, dat de Terrils hun derde
album hebben opgenomen (het tweede op het
Matamore-label). Dit album komt vers van de
pers voor deze verjaardagsavond. Frédéric
Deltenre, die ook tekenaar is, zal eveneens
een klein expootje organiseren in de Bokaal,
onze ticketcabine aan de ingang!
concert
Hoquets
P
résenter les Hoquets signifie avant tout
faire un clin d’œil amical à Maxime Lê
Hung, qui est non seulement un des trois
musiciens du groupe, mais aussi le pilier du
label Matamore. Derrière ses lunettes un poil
trop sages (!), se cache un infatigable meneur
de jeux, un feu follet aux bizarreries insoupçonnées. Mais les Hoquets, c’est un trio, et
nous ne manquons donc pas de présenter
aussi François Schulz et McCloud Zicmuse. À
trois, ils forment un des groupes les plus singuliers et cocasses apparus récemment sur
la scène musicale belge. Leur particularité
est certainement de jouer avec des instruments inventés, inspirés de certains groupes
congolais (comme Konono N°1, Staff Benda
Bilili et Kasai Allstars). Leur musique est un
mélange de indy-pop et pop-funk, profondément inspirée par la culture du terroir belge.
Pour preuve : un premier album intitulé “Belgotronics”, et un morceau qui a carrément
pour titre : “Couque de Dinant” ! Tout un programme, pour cette soirée, on vous le dit !
D
e Hoquets presenteren, is eerst en
vooral een vriendschappelijke knipoog
naar Maxime Lê Hung, die niet alleen één
van de drie muzikanten is van de groep,
maar ook de pijler van Matamore. Achter zijn
net iets te brave bril gaat een onvermoeibare
spelleider, een drukdoener met onverwachte
wispelturigheid schuil. Maar de Hoquets zijn
een trio, dus we stellen graag ook François
Schulz en McCloud Zicmuse voor. Met zijn
drieën vormen zij een van de opvallendste en
grappigste groepen die recent op de Belgische scène verscheen. Ze spelen op de gekst
uitgevonden instrumenten, geïnspireerd op
Congolese muziekgroepen zoals Konono
N°1, Staff Benda Bilili en Kasai Allstars. Hun
muziek is een mengeling van indy-pop en
pop-funk, fel geïnspireerd door Belgische
streekcultuur. Als bewijs: hun eerste album
heet “Belgotronics” en de nummers kregen
titels als “Couque de Dinant”, “Stoemp” en
“Gentse speciaal”! Een uitgebreide doch licht
verteerbare maaltijd op het menu vanavond!
’art et la manière, oui, mais de quoi ? L’art
est la manière… de parler, à la radio, de
culture et plus particulièrement de l’économie
et de la politique de la culture. L’initiative est
partie d’une équipe bretonne basée à Rennes,
L’Autre Idée, avec une radio associative de chez
eux, Canal B. Au fil des mois, l’émission a pris
la route. Après plusieurs villes françaises, elle
débarque à Bruxelles, au Nova, afin de tisser des liens hors Hexagone. Les artistes et
acteurs culturels bruxellois serviront ainsi de
fil rouge à trois émissions de radio qui seront
ponctuées de créations sonores, chroniques,
actus et autres travaux multimédia. Accompagnées d’une table d’hôte, les émissions seront
enregistrées en public dans le bar, entrecoupées vers 19:00 par “Les Sièges” et 21:00 par
“442”, deux live soundtracks atypiques d’artistes ayant entre autre participé à des résidences de L’Autre Idée. Les émissions seront
ensuite diffusées entre mai et juillet 2012 sur
les antennes de Canal B à Rennes, du réseau
Ferarock (25 radios associatives en France) et
d’une radio libre bruxelloise, ainsi que sur le
web au travers d’un site dédié.
D
e kunst van het praten, op de radio, over
cultuur. Meer bepaald over de economie
en de politiek van cultuur. Het idee komt van
een Bretonse ploeg die tuk is op culturele avonturen, L’Autre Idée, samen met een radio van
bij hun, Canal B. Na enkele maanden kwam de
uitzending op kruissnelheid. Na haltes in verschillende steden in Frankrijk, is nu Brussel
aan de beurt. Kunstenaars en culturele actoren in Brussel vormen de rode draad in drie
radio-uitzendingen waarin ook geluidscreaties, recensies, nieuws en multimediale plek
vinden. Terwijl een gastentafel de hongerigen
spijst, worden de uitzendingen publiek opgenomen in de foyer, afgewisseld met concerten
en voorstellingen van kunstenaars. Het resultaat komt tussen mei en juli 2012 op de golven
van Canal B in Rennes, op die van het netwerk
Férarock (25 vrije radiostations in Frankrijk),
van een Brusselse vrije radio, en op het www
via een speciale website.
www.lautre-idee.org
www.canalb.fr/artetmaniere
Live Soundtracks
Les Sièges
FR, 30’
> Thomas Le Corre accompagnera de ses
compositions à la guitare les dessins de Nylso
créés et projetés en direct. Une adaptation live
de leur collaboration, "Les Sièges" (CD/Livret,
édition Le Simo, déc. 2009).
> Thomas Le Corre vergezelt zijn gitaarcomposities van tekeningen van Nylso, live
gemaakt en geprojecteerd. Een live versie van
hun samenwerking "Les Sièges" (CD/boekje,
uitgeverij Le Simo, dec. 2009).
442
FR, 30’
> Une plongée par le son et l’image photographique dans l’univers des quelques 442 cafés
bruxellois, accompagnée par Samuel Michel et
Mathias Prime, musiciens maîtrisant aussi bien
la guitare que des instruments électroniques
ou inventés. Une création dont ce sera la première au Nova, par Gilles Kerdreux de L’Autre
Idée, avec notamment des photos de Laurent
Guizard, Bernard Louédec et Erwan Lemoigne.
> Een duik in beeld en geluid in de wereld
van 442 cafés in Brussel. Samuel Michel en
Matthias Prime zijn muzikanten die evengoed
overweg kunnen met de gitaar als met elektronische of zelfbedachte instrumenten.
05.04 > 19:00 [vernissage]
Expo 05.04 > 29.04
No Nukes Posters
A
vec comme objectif de sortir du nucléaire
et de promouvoir les énergies renouvelables, la plateforme “No Nukes Posters” propose déjà près de 15.000 affiches "activistes" en
téléchargement libre. Seule condition pour les
utiliser : que ce ne soit pas à des fins commerciales, excepté si les bénéfices obtenus servent
aux sinistrés du Japon. Lancée par des graphistes japonais engagés à travers le réseau
d’action et de médias citoyens “Réaliser” (en
français dans le texte), la collection s’enrichit
aussi par l’apport régulier de travaux extérieurs au groupe, du Japon comme du monde
entier. Miku et Yukie, artistes japonaises vivant
à Bruxelles, nous proposerons une sélection parmi le vaste choix d’affiches et les exposeront
dans le foyer du Nova. Autant la beauté plastique des œuvres que leur pertinence et leur force
persuasive seront prises en compte dans leur choix. Parallèlement, elles organiseront des
tables d’hôte nippones les samedis 21 et 28 avril, une manière comme une autre de commémorer la première année de la catastrophe nucléaire (toujours en cours) de Fukushima, et de
sensibiliser à sortir enfin du fléau atomique !
Z
o snel mogelijk kernenergie de rug toekeren en hernieuwbare energie promoten: het platform “No Nukes Posters” draagt zijn steentje bij met maar liefst 15.000 “activisten”-affiches
in vrije upload. De enige voorwaarde om ze te gebruiken is dat het om een niet-commerciële
activiteit gaat, behalve indien de opbrengsten naar de slachtoffers van de kernramp in Japan
gaan. De collectie komt van een Japanse groep van geëngageerde grafici in het actie- en burgermedianetwerk “Réaliser”, en wordt verrijkt door de geregelde inbreng van werken buiten
de groep, uit Japan en de hele wereld. Miku en Yukie, Japanse artiesten die in Brussel leven,
maken een selectie uit de uitgebreide keuze van affiches en stellen ze tentoon in de foyer van
Nova. Ze laten zich leiden door esthetiek en overtuigingskracht van de affiches. Daarnaast bieden Miku en Yuki ook Japanse gastentafels aan op zaterdag 21 en 28 april. Kwestie van het
eerste jaar van de kernramp van Fukushima (die nog steeds gaande is) te herdenken en om
iedereen ervan te overtuigen dat de kernuitstap echt wel dringt!
http://nonukeart.org + http://int.nonukeart.org/ + www.realiser.org/en/
3
concert
film
10.04 > 20:00
Jad Fair & gilles rieder
J
ad Fair travaille beaucoup, beaucoup, beaucoup. Il découpe
des papiers pour effectuer des collages, il écrit et enregistre des chansons, il donne des concerts, des performances, il
collabore avec d’innombrables artistes. Il ne s’arrête jamais. Il
est donc logique que vous ayez entendu parler de lui, quelque
soit votre parcours, tant il a marqué des esprits variés. C’est
d’abord comme membre fondateur, avec son frère David, d’Half
Japanese qu’il se fait remarquer, enregistrant une trentaine
d’albums ! Gilles Rieder, le batteur qui l’accompagnera ce soir,
fit partie un temps de l’aventure. Bricoleur reconnu, Jad enregistre avec de nombreux autres artistes singuliers, donnant lieu
à d’improbables disques dont l’inénarrable “It’s Spooky” avec
Daniel Johnston ou encore “26 Monster Songs for Children” avec
son frère. Jad Fair sera au Nova pour une ouverture exceptionnelle un mardi ! L’occasion valait l’exception !
J
ad Fair is een hardwerkend man. Hij maakt collages, schrijft
liedjes, neemt platen op, geeft concerten, doet performances, werkt samen met talloze artiesten. Hij weet niet van ophouden. Het is dus logisch dat je al eens van hem gehoord hebt, wat
je achtergrond ook is, zo opvallend is hij. Het is vooreerst als
oprichter van Half Japanese, samen met zijn broer David, dat hij
opvalt. Niet minder dan dertig albums namen ze al op! Vanavond
laat hij zich vergezellen door Gilles Rieder, met wie hij al een
hele tijd allerlei avonturen beleeft. Als gereputeerd knutselaar,
neemt hij op met vele andere bijzondere artiesten, wat aanleiding geeft tot onwaarschijnlijke schijven zoals het hilarische “It’s
spooky” met Daniel Johnston, of “26 Monster Songs for Children” met zijn broer. Speciaal voor Jad Fair opent Nova de deuren uitzonderlijk op een dinsdagavond, maar de uitzondering is
meer dan de moeite waard!
06.04 + 10.04 + 28.04 > 19:30
microboutiek
film
08.04 > 20:00 + 13.04 > 22:00
+ 21.04 > 20:00
We Don’t Care About
Music Anyway
Cédric Dupire & Gaspard Kuentz, 2009, FR, video,
vo jp st fr / jp ov fr ond, 80’
L
08.04 > 22:00 + 13.04 > 20:00
+ 21.04 > 22:00
Half Japanese: The Band
That Would Be King
Jeff Feuerzeig, 1993, US, 16mm > video,
vo st fr / VO FR OND, 90’
J
ad et David Fair n’ont jamais vraiment su jouer d’un instrument.
Cela n’a pas empêché ces deux frères de fonder Half Japanese
en 1975, avec le but clairement assumé d’écrire la meilleure chanson de tous les temps. Même s’ils ont peut-être failli à cette mission, Half Japanese n’en est pas moins devenu un groupe inclassable et hermétique à toute mode, adulé par des groupes comme
Nirvana, Sonic Youth ou Yo La Tengo. Passionné par les musiques
alternatives, le réalisateur Jeff Feuerzeig (le même qui réalisera,
13 ans plus tard, “The Devil and Daniel Johnston”) a tourné en 1993
ce portrait de ses idoles du Maryland. Naïf et sincère, son film ne
manque pourtant pas d’humour. Un document rare qui retrace la
carrière de ce groupe proto-punk improbable, de ses premières
chansons enregistrées dans une chambre à coucher jusqu’à son
succès sur la scène underground. Jad Fair étant de passage chez
nous, voilà une bonne occasion de montrer ce film proposé initialement par un spectateur pour notre programmation anniversaire
de ce début d’année.
J
ad en David Fair hebben nooit echt geweten hoe een instrument te bespelen. Dit heeft de twee broers niet verhinderd om
in 1975 Half Japanese op te richten. Hun duidelijk omschreven
ambitie was zowaar om het beste nummer aller tijden te schrijven. Zelfs als ze gefaald hebben in deze missie, is Half Japanese
niets minder dan een onklasseerbare groep die, wars van alle
trends, aanbeden wordt door bands als Nirvana, Sonic Youth en
Yo La Tengo. Filmmaker Jeff Feuerzeig is een gepassioneerde
muziekliefhebber die in 1993 een portret van zijn idolen uit Maryland draaide (dezelfde regisseur die 13 jaar later "The Devil and
Daniel Johnston" zou inblikken). Het werd een naïeve en oprechte
film zonder gebrek aan humor. Een zeldzaam document dat de
carrière van deze onwaarschijnlijke proto-punkgroep verkent,
van de vroege nummers opgenomen in hun slaapkamer tot hun
succes in de Amerikaanse undergroundscène. Deze vertoning
gebeurt onder het motto “beter laat dan nooit” want het was een
publieksvoorstel voor onze vijftiende verjaardag die we al in het
begin van het jaar uitgebreid gevierd hebben!
Beautiful Monsters (44 p., 28 x 20 cm, 15 euros)
En plus d’être guitariste, chanteur et compositeur, Jad Fair est aussi dessinateur. Comme dans ses chansons, son univers iconographique est naïf et
ironique. Ce livre récemment édité en stencil par nos amis de Knust à Nijmegen
est composé de monstres, démons, squelettes, fantômes et extra-terrestres en
papier découpé. En vente à la Microboutiek du Nova, bien sûr !
>
> Behalve gitarist, zanger en componist, is Jad Fair ook tekenaar. Net als in
zijn liedjes, is zijn iconografisch universum naïef en ironisch. Zijn boek in stencil dat onze trouwe vrienden van Knust in Nijmegen onlangs publiceerden,
bestaat uit monsters, demonen, skeletten, spoken en buitenaardse wezens uit
geknipt papier. Te koop in Nova’s Microboutiek, natuurlijk!
a scène musicale “expérimentale” est un univers foisonnant
et un peu fou, où les explorations sonores les plus imprévisibles sont possibles. Pourtant, pour beaucoup de gens, la musique
expérimentale – dont les démarches vont souvent à contre-courant des conventions – est inaccessible, difficile à décoder. Il est
vrai que les leçons de solfège qu’on a pu suivre à l’académie ne
vont pas forcément nous être d’une grande aide. Mieux vaut pratiquer un “lâcher prise” et chercher parfois les origines de ces
expériences musicales tout à fait ailleurs. C’est un peu ce que
nous proposent Cédric Dupire et Gaspard Kuentz, avec cet étonnant film sur la scène musicale expérimentale japonaise, et sur
huit de ses musiciens majeurs. Nous sommes transportés dans
un va-et-vient entre moments de créations et d’intimités de ces
musiciens, et virées dans une Tokyo ô combien “science-fictionesque”. Le film nous dévoile cette symbiose possible entre la création musicale et son environnement proche. Même les sons les
plus tordus, les plus ardus, acquièrent une sonorité nouvelle. Des
touches excentriques ponctuent le film du début à la fin, pourtant
loin d’un film “arty” et prétentieux. À voir à tout prix ! Ensuite, vous
n’écouterez peut-être plus la musique de la même façon.
D
e “experimentele” muziekscene is een gek friemelend en
wemelend universum waarin de meest onvoorspelbare
klankverkenningen mogelijk zijn. Maar voor veel mensen is
experimentele muziek – die vaak ingaat tegen de conventies –
niet toegankelijk en moeilijk te begrijpen. Het is waar dat de
muzieklessen op school of aan de academie niet per se een grote
hulp zijn. Beter is om alles los te laten en de oorsprong van deze
muzikale ervaringen ergens helemaal anders te zoeken. Dit is
in een notendop wat Cedric Dupire en Gaspard Kuentz met “We
Don’t Care About Music Anyway” bieden. Deze prachtige film
over de Japanse experimentele muziekscene toont acht grote
muzikanten. We gaan over en weer tussen momenten van creatie, uitwisseling en uitstapjes in het oh zo futuristische Tokio.
De film onthult de symbiotische relatie die kan bestaan tussen
muzikale creatie en de naaste omgeving. Plots verwerven zelfs
de meest vreemde geluiden, de moeilijkste, de meest onbeluisterbare, een nieuwe, verrassende klank. Van het begin tot het
einde heeft de film excentrieke trekjes, maar het is verre van
een arty farty film. Integendeel. Kom dit zien! Een openbaring
waarna muziek nooit meer klinkt zoals voorheen.
4
Prima
noVa
Prima Nova, primavera et arrivée du printemps... Cette formule lancée il y a maintenant plus de
deux ans a pour vocation de présenter des nouveaux films n’entrant ni dans les programmations
thématiques du Nova, ni dans les critères de l’Open Screen. Le principe est simple : longs et moyens
métrages de tous genres sont pris en compte, du moment qu’ils ont été récemment (auto)produits
et qu’ils nous sont soumis par leur(s) réalisateur(s). Il ne s’agit pas forcément d’avant-premières.
Chaque film reçu ne pourra cependant pas être projeté : le Nova en sélectionnera certains qui feront
l’objet d’une séance, gratuite et suivie d’une rencontre avec leur réalisateur. Qu’on se le dise !
Prima Nova, Primavera en de komst van de lente... Deze formule bestaat
nu meer dan twee jaar. Prima Nova toont nieuwe films die niet passen
in onze thema-programma’s noch in de criteria van de Open Screen. Het
principe is eenvoudig: lange en middellange films van alle genres zijn
welkom, zolang zij onlangs werden ge(auto)produceerd en hun makers
ze ons zelf voorstellen. Het hoeven geen avant-premières te zijn! Elke
film die we ontvangen, bekijken en beoordelen we, maar helaas kunnen we niet alles vertonen: Nova selecteert er enkele uit voor een gratis
toegankelijke vertoning, gevolgd door een ontmoeting met de regisseur.
Men zegge het voort!
[ gratis ]
> Pour nous envoyer vos films / Om ons films toe te sturen :
Cinema Nova (Prima Nova), Rue d’Arenbergstraat 14, 1000 Bruxxel
05.04 > 20:00
Jour de sortie
faBien fisCher, 2011, FR, video, vo / ov, 54’
M
aison d’arrêt de Varces, près de Marseille, fin 2010. Cinq
individus en détention imaginent leur jour de sortie de la
prison en le dessinant sur une feuille calque transparente. L’un
s’offre un ticket pour Paris, va s’acheter des fringues et du parfum. L’autre rentre au quartier voir ses “potos”, puis organise une
virée à Lyon pour faire la fête. Le troisième retrouve sa femme et
passe une nuit à l’hôtel à Genève... Au delà d’imaginer leur libération, on aborde avec ces jeunes détenus leur relation avec leur
famille, leurs proches et leur quartier. Ces témoignages posent
la question de l’enfermement ; une réflexion plus large sur la
justice, mais aussi sur la vie. Des récits de projection du réel à
venir, un regard sur le dehors du dedans et le poids du dehors
sur l’enfermement. Autour d’une équipe permanente, composée de plusieurs réalisateurs professionnels et d’un sociologue,
l’association “Les deux maisons” œuvre à animer la réflexion
sur la place et la définition de la culture en milieu carcéral, et au
développement de la création audiovisuelle en son sein. “Jour
de sortie” en est un bel exemple.
E
ind 2010 in de gevangenis van Varces, vlakbij Marseille. Vijf
gedetineerden fantaseren over de dag dat ze vrijkomen en
maken er tekeningen over op doorzichtig kalkpapier. Eén van
hen trakteert zichzelf op een ticketje Parijs, gaat kleren en parfum kopen. Een ander keert terug naar zijn wijk, zoekt zijn vrienden op, gaat op stap in Lyon en organiseert er een feestje. Nog
een ander vindt zijn vrouw terug en brengt met haar de nacht
door in een hotel in Genève. Doorheen hun verbeelding worden
de relaties van deze gevangenen met hun gezin, familie, vrienden en wijk blootgelegd. Hun getuigenissen doen nadenken over
wat “opsluiting” betekent en bieden een ruimere blik op gerechtigheid. Verhalen over toekomstverwachtingen, een kijk van binnenuit op het leven buiten de gevangenis, en hoe deze beleving
van wat buiten is de opsluiting nog zwaarder maakt. De vereniging “Les deux maisons” bestaat uit een vaste ploeg van filmregisseurs en een socioloog. Ze brengen een reflectie op gang over
wat cultuur is en welke rol ze binnen de gevangenismuren kan
spelen. “Jour de sortie” is er een mooi voorbeeld van.
+ PerforMaNce
dyslexie
> La projection de "Jour de sortie" sera suivie de Dyslexie, solo
de poésie sonore et triturations vocales, par Anne Laure Pigache. "Dyslexie est fait de jeux de bouche, de langage, de voix,
de gorge, de répétitions et d’idioties. C’est une performance
où je donne à entendre un mot comme objet musical, dégagé
du sens, puis de temps en temps je reviens au sens. Par une
écoute précise des inflexions de la voix disante ou lisante, j’explore la lisière entre son et sens. Le spectateur-auditeur circule
à son rythme entre l’écoute musicale du langage et l’écoute du
texte. Les textes et leur traitement formel explorent ce que les
nouvelles technologies de l’information transforment dans mon
rapport au monde."
> Na de vertoning van “Jour de sortie” volgt “Dyslexie”, een solooptreden met auditieve poëzie en stem-spel van Anne Laure
Pigache. “Dyslexie is een spel van mond, taal, stem, keel, van
herhalingen en dwaasheden. Het is een optreden waar ik een
woord laat klinken als een muzikaal object, van zijn betekenis
ontnomen om er later dan terug betekenis aan te geven. Door het
precieze luisteren naar de stemverbuigingen, ga ik op zoek naar
de grens tussen geluid en betekenis. De toeschouwer-luisteraar
begeeft zich op zijn eigen ritme tussen het muzikale luisteren
naar de taal en het luisteren naar de tekst. De teksten en hun vormelijke behandeling onderzoeken hoe mijn relatie tot de wereld
wordt getransformeerd door nieuwe informatietechnologie”.
15.04 > 20:00
le graNd Nord
ateliers urbains #2
COlleCti(e)f, 2011, Be, video, vo FR / FR ov, 66’
A
près “Flagey” déjà présenté lors d’une séance Prima Nova,
“Le grand Nord” est le second opus des Ateliers urbains,
initiés par le Centre Vidéo de Bruxelles (CVB) et Plus Tôt Te Laat
(PTTL). Une douzaine de Bruxellois, habitant ou travaillant pour
la plupart dans le quartier Nord, y croisent leurs regards sur ce
territoire que personne ne définit de la même manière, tant il est
traversé de réalités différentes et divisé par d’importantes frontières, physiques et mentales. Bordé par le canal de Willebroek,
ancien cœur ouvrier et industriel de la ville, coupé par la jonction ferroviaire Nord-Midi et mutilé par les projets inachevés
du “Plan Manhattan”, le quartier s’articule autour de la gare du
Nord où s’engouffrent quotidiennement des dizaines de milliers
de navetteurs, venus des quatre coins du pays pour y travailler
dans ses tours de bureaux… À tel point qu’on en oublie parfois
qu’il est resté avant tout un quartier populaire et d’immigration.
Un film de contrastes, à l’image de son sujet, où l’humour n’est
jamais loin.
N
a “Flagey” – enkele maanden geleden in Nova vertoond –
slaan Plus Tôt Te Laat (PTTL) en Centre Vidéo de Bruxelles
(CVB) opnieuw de handen in elkaar. In "Le Grand Nord" werpen een tiental Brusselaars die wonen of werken in de Noordwijk een blik op hun wijk. Iedereen denkt er het zijne van, zo
sterk doorkruisen contrasterende realiteiten de wijk. Mentale
en fysieke grenzen zijn inherent aan deze geteisterde wijk. Het
kanaal van Willebroek, het voormalige industriële hart van de
stad, begrenst de wijk, de Noord-Zuidverbinding doorsnijdt ze,
en de onvoltooide projecten van het “Manhattan Plan” brachten
verminkingen aan. Het Noordstation is het kloppende hart waar
dagelijks tienduizenden pendelaars uit het hele land elkaar verdringen om te werken in hun kantoortoren. Dat de wijk in de
eerste plaats een volksbuurt en immigratieplek is, wordt soms
vergeten. Een film vol contrasten, naar het beeld van zijn onderwerp, waarin humor nooit ver weg is.
www.ateliers-urbains.be
22.04 > 20:00
goudougoudou
faBriziO sCapin & pieter Van eeCKe, 2011, Be, video,
vo st FR & nL / ov FR & nL ond, 55’
A
vant le 12 janvier 2010, beaucoup d’Haïtiens ignoraient que
la terre pouvait trembler, trembler tellement que le béton
peut en tomber. Est-ce une punition de Dieu ? Du diable ? Les
États-Unis ont-ils testé une nouvelle bombe sur Haïti ? Après
le tremblement de terre du 12 janvier, un nouveau mot apparaît
à Port-au-Prince : “Goudougoudou”, une onomatopée en référence au bruit assourdissant de la terre qui tremble. Est-ce un
mauvais rêve ? Un cauchemar qui nous échappe et qui dérape ?
La nuit, pendant des semaines, des mois, le sommeil a été difficile à trouver. De quoi rêve-t-on après un tel événement ? Dix
Haïtiens témoignent d’une manière intime et pénétrante sur
leurs vies dans un pays en temps de mort et de chaos. Ils ont
repris le fil de leurs activités habituelles dans un décor dantesque... Ou comment les gens, après l’impensable, font le deuil,
se battent pour retrouver un semblant de normalité quotidienne,
ont beaucoup de rêves et un peu d’espoir. Ce documentaire met
à jour les souvenirs du tremblement de terre, les rêves et les
cauchemars de femmes, d’hommes et d’enfants dans l’Haïti
de l’après tremblement de terre. Nous écoutons la dignité avec
laquelle le peuple haïtien a réagi à la catastrophe.
V
oor 12 januari 2010 wisten vele Haïtianen niet dat de aarde
zo hard kon beven dat ze beton kon doen neerstorten. Is dit
een straf van God? De duivel? Hebben de Verenigde Staten een
nieuwe bom op Haïti getest? Na de aardbeving van 12 januari
ontstaat een nieuw woord in Port-au-Prince: "Goudougoudou",
een onomatopee voor het oorverdovende grommelen van de
aarde. Is dit een boze droom? Een nachtmerrie die buiten ons om
verder gaat? ’s Nachts is het moeilijk slaap te vatten gedurende
weken, maanden. Waar dromen we over na zo’n allesvernietigende gebeurtenis? Tien Haïtianen geven een intiem inzicht in
hun leven in een land in tijden van dood en chaos. Ze hervatten de
draad van hun normale activiteiten in een Dantesk decor... Deze
documentaire roept de herinneringen op, de dromen en nachtmerries van mannen, vrouwen en kinderen in het Haïti van na
de aardbeving. We luisteren naar de waardigheid waarmee de
Haïtiaanse bevolking heeft gereageerd op het onvoorstelbare.
5
BRAZILIAN EXPLOITATION cinema
B
“
oca do Lixo” signifie littéralement “la bouche des ordures”,
"la vidange", si vous préférez... “Boca do Lixo”, c’est d’abord
le surnom d’un quartier ouvrier au cœur de São Paulo, connu
pour les activités criminelles et la prostitution qui y prennent
place. C’est aussi là que s’établirent de jeunes réalisateurs, qui
étaient dans le viseur de la Junte. Le quartier était à la fois leur
QG et l’endroit où se trouvaient leurs studios. Ils y réalisaient
des films afin d’exprimer les sentiments profonds de la société
brésilienne, toujours avec des budgets microscopiques et des
influences des cinéma de genre européens ou américains : horreur, western, film noir mais aussi porno. Le Brésil est un pays
où le machisme est très présent et, en dépit du catholicisme
conservateur ambiant, l’accent sera très souvent mis sur le côté
sexy (et sexiste) des productions, poussé toujours plus loin. Peu
de voix s’opposent ainsi à la diffusion de films sexistes et de pornochanchadas, les comédies porno locales...
“Boca do Lixo” devient rapidement le nom donné au courant cinématographique des anticonformistes, s’écartant du mélodrame
classique des grands studios ou encore du mouvement “Cinema
Novo”, artistique et élitiste. Dans le meilleur des cas, cela donnait
des films d’avant-garde mêlant subversion et exploitation, mais
aussi ce qui fut appelé “Cinema Marginal”, un corpus de films
nihilistes en noir et blanc, parfois abstraits et dénonçant la pauvreté, inspirés du néoréalisme italien.
Nous vous présentons quatre films surprenants issus de ce mouvement,
aussi populaire au Brésil qu’inconnu à l’étranger, en collaboration avec
les festivals du film de Rotterdam, Open Doek et l’asbl Marcel.
B
“
oca do Lixo” betekent letterlijk “de mond van het vuilnis”, het
afvoerputje zo u wil. Het is ook de naam van een beruchte
arbeiderswijk in hartje São Paulo. Terwijl het land tussen 1964
en 1985 onder leiding stond van een militaire dictatuur, verzamelde zich tussen de criminelen, verslaafden en hoeren van
deze wijk een groep jonge filmmakers die onder de radar van
de junta bleven. De wijk was de uitvalsbasis en kant-en-klare
“filmstudio” van waaruit ze met hun films uiting gaven aan het
onvervalste onderbuikgevoel van de Braziliaanse samenleving.
Ze maakten goedkope producties gebaseerd op de Europese of
Amerikaanse genrecinema: horror, western, film noir, maar ook
porno. In de lokale bioscopen was Brazilië immers vooral een
land vol Zuid-Amerikaans machismo, waar men ondanks de
conservatieve katholieke achtergrond geen bezwaar had tegen
de vertoning van seksfilms of porno-chanchadas.
“Boca do Lixo” was een plek voor de verstotenen en een vrijplaats
voor regisseurs die zich niet wilden conformeren aan de regels
van de twee belangrijkste filmstromingen uit die tijd: enerzijds
de klassieke melodrama’s van de grote filmstudio’s, anderzijds
de elitair-artistieke “Cinema Novo”-beweging. In het beste geval
was het resultaat een soort van avant-gardefilms in de vorm van
subversieve exploitatiecinema. Of “Cinema Marginal”, nihilistische zwart wit films over armoede, een abstracte, uitgebeende
variant op het Italiaans neorealisme.
In samenwerking met het Filmfestival van Rotterdam, Open Doek en vzw
Marcel vertoont Cinema Nova vier verrassende films van deze lokaal
heel populaire maar in het buitenland nauwelijks bekende lowbudget
filmbeweging.
combi
7,5€ / 6€
07.04 > 20:00 [ 5€ / 3,5€ ]
The Margin
(A margem)
Ozualdo R. Candeias, Br, 1969, 35mm,
vo st ang / ov eng oND, 96’
O
zualdo R. Candeias était chauffeur de poids
lourd avant de devenir réalisateur. Il a
laissé de côté le circuit du cinéma commercial
afin de raconter cette histoire néo-réaliste à
propos des défavorisés de São Paulo qui vivent
le long de la rivière Tietê. "The Margin" est un
travail contemplatif, sobrement tourné en noir
et blanc, qui met en image de courts moments
de la vie de quatre personnages : une prostituée noire qui entretient une liaison avec un
homme blanc sans emploi, toujours en costume, et un obsédé qui harcèle une jeune fille
blonde. Le Tietê n’est pas le seul décor du film,
mais les personnages vivent toujours plus ou
moins "en marge" : ils ont perdu leurs racines,
sont désorientés et se retrouvent oppressés
par les évolutions rapides de la ville. Avec des
images d’une grande simplicité et un contenu
métaphorique puissant, Candeias trouve l’occasion de faire un cinéma plus profond au sein
de l’environnement avant tout commercial du
courant Boca do Lixo.
V
rachtwagenchauffeur annex filmmaker
Candeias verliet het commerciële filmcircuit, zodat hij dit neo-realistische verhaal kon
vertellen over de kansarmen van São Paulo, die
langs de Tietê-rivier leven. "The Margin" is een
contemplatief werk, gedraaid in sober zwart
wit, dat korte momenten in beeld brengt uit het
leven van vier personages: een zwarte prostituee die een verhouding heeft met een werkeloze, blanke man in een pak, en een geobsedeerde kerel die achter een blond meisje aan
zit. De Tietê vormt niet het enige decor van de
film, maar de personages leven altijd min of
meer ‘in de marge’: ze zijn hun wortels kwijt,
gedesoriënteerd en komen in de verdrukking
in de snel veranderende stad. Beelden van een
ontwapenende metaforische eenvoud, gaven
Candeias de mogelijkheid om ook in de uiterst
commerciële omgeving van de Boca do Lixo
meer diepzinnige producties te maken.
07.04 > 22:00 [ 5€ / 3,5€ ]
Oh! Rebuceteio
Cláudio Francisco Cunha, Br, 1984,
video, vo st ang / ov eng oND, 84’
O
h ! Rebuceteio" (traduction libre : "foutoir")
nous montre un petit groupe de jeunes
acteurs dans une production de théâtre expérimentale, qui font tout pour faire plaisir à leur
metteur en scène narcissique (joué par Cunha
lui-même). Pendant les répétitions, ils improvisent ainsi des actes sexuels libres et bizarres, chacun essayant agressivement de damer
le pion à l’autre afin de voir qui pourra amener leur leader artistique au plus haut stade
d’exaltation et de ravissement. Cette parodie
porno hardcore de la comédie musicale "A
Chorus Line" est étonnamment l’un des films
porno explicites les plus véhéments et sophistiqués jamais fait au Brésil. Il brise de manière
ingénieuse le schéma habituel selon lequel
on regarde le porno en amenant le spectateur
à ne plus seulement regarder vers la scène,
mais également vers celui qui regarde, c’està-dire à questionner ses propres désirs.
"
O
"
h! Rebuceteio" (vrij vertaald: een zooitje)
gaat over een groepje jonge acteurs in een
experimentele theaterproductie, die er alles
aan doen om het hun narcistische regisseur
(een rol van Cunha zelf) naar de zin te maken.
Zo improviseren ze bizarre, vrije seksuele handelingen tijdens de repetities, elkaar agressief
de loef afstekend om te zien wie hun artistiek
leider in de hoogste staat van vervoering kan
brengen. Deze hardcore pornoparodie op "A
Chorus Line" is onverwacht een van de meest
heftige en ingewikkelde expliciete seksfilms
ooit in Brazilië gemaakt en doorbreekt op
geestige wijze het verwachtingspatroon van
het kijken naar porno.
BOCA DO LIXO
combi
7,5€ / 6€
20.04 > 20:00 [ 5€ / 3,5€ ]
20.04 > 22:00 [ 5€ / 3,5€ ]
José Mojica Marins, Br, 1970, video,
vo st ang / ov eng oND, 93’
Jean Garret, Br, 1986, 35mm,
vo st ang / ov eng oND, 80’
Awakening
Fuk Fuk
of the Beast
Brazilian Style
(O despertar da besta) (Fuk Fuk à Brasileira)
J
osé Mojica Marins est incontestablement
le réalisateur le plus renommé du cinéma
underground et d’horreur brésilien. En réalité, il doit surtout sa renommée à l’alter-ego
qu’il s’est créé, le mythique et terrible personnage Zé do Caixão (Coffin Joe). Ironisant sur la
contre-culture des années 1960, "Le réveil de
la bête" démarre comme un pseudo-documentaire sur les expérimentations d’un professeur
qui teste les effets du LSD sur les déviances
violentes et sexuelles de la population. Pour
des raisons financières, le film est tourné à la
fois avec de la pellicule noir et blanc et couleur (psychédélique !). Marins transcende les
conventions du genre et réalise l’un des plus
importants films politiques de cette période de
dictature militaire. En raison du manque d’humour de la censure, le film fut interdit pendant
14 ans…
J
osé Mojica Marins is ongetwijfeld de meest
roemruchte regisseur van de Braziliaanse
underground en horror cinema. Hij is vooral
bekend omwille van zijn alter ego, het mythische en gruwelijke personage Zé do Caixão
(Coffin Joe), dat hij zelf vertolkt. In een ironisch
commentaar op de tegencultuur van de jaren
zestig, begint "Awakening of the Beast" als een
pseudodocumentaire over experimenten geleid
door een professor die de effecten van LSD wil
testen op de bevolking om hun wensen, frustraties en angsten te analyseren. Om financiële
redenen afwisselend gedraaid in zwartwit en
(psychedelische) kleurenpellicule, overstijgt
Marins met deze film de genreconventies en
levert één van de belangrijkste politieke films
uit het tijdperk van de militaire dictatuur in Brazilië af. De censuur kon er niet om lachen: de
film was 14 jaar lang verboden.
"
F
uk Fuk à brasileira", l’une des œuvres les
plus remarquables de la période hardcore du Boca do Lixo, est en réalité une satire
sur la lutte des classes sous les apparences
d’une pornochanchada (les comédies porno
très populaires au Brésil à l’époque). Dans
ce mélange de slapstick et de surréalisme, le
rôle principal de Siri est fait sur mesure pour
le prolifique acteur-nain Chumbinho. Siri est le
domestique d’un couple de riches, dont il est
accessoirement devenu l’esclave sexuel. Ils le
retiennent prisonnier, mais il parvient à leur
échapper. C’est alors qu’il commence un voyage
onirique à travers un monde souterrain fait de
désirs sexuels refoulés. Tandis qu’il trimballe
avec lui une caisse remplie de godemichés,
Siri va faire l’expérience, entre autres, d’une
petite aventure avec un couple en rut et d’une
rencontre fortuite, sur la plage, avec un cheval
qui parle. Enfin, il redevient à nouveau domestique, cette fois dans un bordel, où il découvre un
vaisseau spatial en forme de pénis géant...
E
en satire op de klassenstrijd onder het
flinterdunne mom van porno-chanchada;
"Fuk Fuk à Brasileira" is een van de merkwaardigste werken uit de hardcore-periode
van de Boca do Lixo. In deze mix van slapstick en surrealisme is de hoofdrol weggelegd
voor de dwergacteur Chumbinho. Hij speelt
een bediende annex seksslaaf die gevangen
gehouden wordt door een rijk echtpaar. Wanneer hij ontsnapt, begint hij aan een droomachtige reis door een onderaardse wereld vol
verdrongen seksuele verlangens. Terwijl hij
een kist vol dildo’s met zich meezeult, beleeft
Siri een goedkoop avontuurtje met een hitsig
stel en een toevallige ontmoeting op het strand
met een sprekend paard. Uiteindelijk belandt
hij in een bordeel, waar hij een ruimteschip
ontdekt in de vorm van een gigantische penis.
6
Semaine
gesticulante
(Le Pave & Co)
Créée en 2007 en Bretagne par des militants
associatifs ou animateurs culturels qui se
sentaient à l’étroit dans leurs pratiques institutionnelles, Le Pavé est une coopérative qui
vise à réintroduire du politique dans le débat
public. Ils revendiquent une vision de l’éducation populaire comme vecteur de la transformation sociale, c’est-à-dire comprendre le
système, l’analyser et rechercher ce qui peut
aider à modifier l’ordre existant vers plus de
justice et d’égalité. Le Pavé a ainsi mis en
place toute une série d’outils et de dispositifs de débat, de formation, de mobilisation et
de désintoxication du langage. Parmi eux, les
conférences gesticulées. Depuis, l’expérience
du Pavé a essaimé, donnant vie à d’autres coopératives : celles de l’Orage (Grenoble), de l’Engrenage (Tours) et du Vent Debout (Toulouse).
Pass pour deux conférences /
Pas voor twee voordrachten:
12 € / 10 € (en réduction / reductie)
25.04 > 20:00 [ 7,5 / 6€ ]
Inculture(s) #5
Le Pavé werd opgericht in 2007 door militanten uit
het verenigingsleven en socioculturele werkers die uit
hun institutionele kader wilden breken. Deze Bretoense coöperatieve plaatst het politieke opnieuw centraal in het publieke
debat. Ze zien vorming als een belangrijke motor voor sociale transformatie. Door het maatschappelijke systeem te analyseren, zoeken ze
naar manieren om meer rechtvaardigheid en gelijkheid te brengen. En dit alles
doorspekt met humor! Le Pavé beschikt over een reeks methodes om debatten te
voeren, opleidingen te geven, te mobiliseren, onwaarheden te ontmaskeren. Een
van die methodes zijn de zogenaamde "conférences gesticulées". De ervaring van
Le Pavé leidde tot de oprichting van andere coöperatieven zoals l’Orage (Grenoble),
l’Engrenage (Tours) en de Vent Debout (Toulouse).
> Inter-Environnement Bruxelles, la Ligue des Droits de l’Homme et le Cinéma Nova se sont associés pour organiser cette semaine
gesticulante. L’occasion de découvrir le travail de ces coopératives et, qui sait, de s’inspirer de leurs pratiques... / Inter-Environnement
Brussel, de Liga voor Mensenrechten en Cinema Nova organiseren samen een ’semaine gesticulante’. De ideale gelegenheid dus om
het werk van Le Pavé te ontdekken en wie weet, ons te laten inspireren door hun activiteiten...
www.scoplepave.org + www.vent-debout.org + http://lengrenage.blogspot.com + www.scoplorage.org
Conférences
gesticulées
O
bjet hybride entre le spectacle et la conférence, ces conférences gesticulées proposent de confisquer la parole aux
experts pour la rendre... à qui veut la prendre. A condition de
mélanger des savoirs “chauds” (du vécu personnel, des expériences professionnelles, des anecdotes...) et des savoirs “froids”
(fonctionnement d’une institution, analyse de pratiques, théories
savantes...). Et la rencontre des deux ne donne pas un savoir
tiède, mais un orage, du savoir politique ! Faisant le choix d’une
forme volontairement pauvre (et assez longue, en général entre
2 et 3 heures), pour ne pas être parasitée par des considérations
“culturelles” où l’esthétique prendrait le pas sur le politique, ces
conférences cherchent à dévoiler les systèmes de domination à
l’oeuvre tels que nous les avons vécus, à rassembler et transmettre des savoirs utiles pour l’action collective. D’où l’idée “d’inculture”, ou encore de “conte politique non autorisé”…
D
eze conferenties, die zich ergens tussen voorstelling en
voordracht bevinden, ontnemen het woord aan de experts...
om het door te geven aan wie het wil nemen. Zogenaamde
“warme” ervaringen (persoonlijke belevenissen, professionele gebeurtenissen, anekdotes,...) worden gecombineerd
met “koude” kennis (werking van instituties, analyses van
praktijken, studies,...). Deze combinatie leidt niet tot een lauwe
bedoening, maar tot een storm aan ideeën en ervaringen! Door
te kiezen voor een eenvoudige vorm (en lang, meestal 2 tot 3
uur!) vermijdt Le Pavé dat de vorm het inhoudelijke gaat overvleugelen. Deze conferenties willen de dominerende systemen
ontmaskeren, en kennis verzamelen voor collectieve actie.
Ateliers
A
fin de servir des énergies, des velléités de transformation
sociale, les conférences gesticulées sont suivies d’un atelier, animé de manière à s’outiller, à inventer des alternatives, à
proposer des pistes collectives de résistance. Au Nova, chaque
conférence sera ainsi suivie d’un atelier ouvert aux personnes
ayant participé à la conférence, le lendemain à 14h.
E
lke ’conférence gesticulée’ wordt gevolgd door een atelier.
Doel is om de opgedane ervaring en kennis samen om te
zetten in werkbare pistes voor actie. In Nova vinden de ateliers
de dag na de voordrachten plaats, om 14u, enkel voor de deelnemers aan de ’conférence gesticulée’.
Stage
S
i les conférences gesticulées sont la facette la plus visible
des coopératives d’éducation populaire comme Le Pavé,
celles-ci mettent surtout l’accent sur des dispositifs permettant d’initier ou de renforcer des dynamiques à plus long
terme. Lors de sa visite à Bruxelles, Le Pavé animera ainsi
un stage destiné à des animateurs et militants associatifs sur
une question inhérente à leur travail : celle de “susciter la participation”. Ce stage remet en cause la méthodologie de projet
et propose d’autres manières de faire. Nous l’évoquons à titre
informatif, car ce n’est pas la peine de réserver : limité à un
petit nombre de participants, ce stage est déjà complet.
D
e "conférences gesticulées" zijn het meest zichtbare deel
van Le Pavé. Zelf leggen ze het accent vooral op methodes om dynamiek op langere termijn te creëren. Tijdens hun
bezoek aan Brussel leidt Le Pavé een stage voor animatoren
en militanten. Helaas is de stage nu al volgeboekt!
Travailler moins
pour gagner plus...
ou l’impensé inouï du salaire
Par / door Gaël Tanguy & Frank Lepage
C
ette conférence évoque le potentiel d’action collective que
recèle le “droit du travail” : processus d’avancée historique
continue de la propriété collective des travailleurs contre la propriété lucrative du capital, symbolisé dans la protection sociale,
que l’on veut nous faire passer pour des “charges” !!! Le salaire
n’est pas le “prix” d’un travail, mais un “barème” imposé par la
lutte, c’est-à-dire un rapport de forces par lequel nous obligeons
un propriétaire à payer aussi du travail libre à d’autres que nous
(retraites, chômage, maladie...). L’enjeu des retraites n’est pas
financier mais idéologique car ce sont les retraites qui sont en
train de rendre visibles que le salaire peut payer aussi du temps
libre sans aucun danger pour l’économie. Quelle différence faites-vous entre le travail libre et le travail subordonné ? Entre “travail” et “emploi” ? Qu’est-ce que le “salaire” ? Le salaire direct ? Le
salaire socialisé ? Qui sait lire sa fiche de paye ? Des récits, venus
de la scène comme de la salle pour répondre à ces questions, en
expliquer les enjeux et raconter comment le syndicalisme, ou le
“dialogue social”, se vit dans le monde du travail.
D
eze conferentie gaat over de mogelijkheden van gemeenschappelijke actie die de notie van het ’recht op arbeid’
bevat. De collectieve eigendom van de arbeiders staat tegenover de winstgevende eigendom van het kapitaal. Deze tegenstelling wordt gesymboliseerd door de ’sociale bescherming’,
die gemeenzaam als ’last’ wordt bestempeld! Het salaris is niet
de ’prijs’ van het werk, maar een ’barema’, als resultaat van een
strijd. Het is via deze krachtmeting dat ook niet-werknemers
betaald worden (bejaarden, werklozen, zieken...). De pensioenhervormingen draaien niet louter om het financiële, maar hebben ook een ideologisch belang. Het zijn deze pensioenen die
tonen dat een salaris ook ’vrije tijd’ kan vergoeden, zonder de
economie te bedreigen. Welk verschil maak je tussen ’eigen’
werk en werk ’in opdracht’? Tussen ’werk’ en ’job’? Wat is het
’salaris’? Bruto? Netto? Wie kan zijn loonbriefje lezen? Zowel
publiek als conferenciers pogen op deze vragen te antwoorden.
We kijken wat er op het spel staat, en hoe syndicalisme, of de
’sociale dialoog’, zich verhoudt tot de wereld van het werk.
+ Atelier travail,
syndicalisme, retraites
26.04 > 14:00 [ Gratis ]
> Échange entre les participants sur leur rapport personnel au
syndicalisme, et sur les moyens de réinventer un syndicalisme
efficace et attirant, qui s’emparerait des méthodes joyeusement
militantes de l’éducation populaire.
> Uitwisseling tussen de deelnemers over hun individuele
positie tegenover het syndicalisme, en over de middelen om het
syndicalisme te hervormen en aantrekkelijk te maken.
7
28.04 > 20:00 [ 7,5 / 6€ ]
Les petits
bonheurs d’une
militante écologiste
Par / door Cyrielle Den Hartigh
26.04 > 20:00 [ 7,5 / 6€ ]
La critique
des médias est un sport
de combat ou comment se
battre contre des moulins à vent
Par / door Filipe Marques
27.04 > 20:00 [ 7,5 / 6€ ]
Inculture(s) #1
L’éducation
Populaire, monsieur,
ils n’en ont pas voulu !
Par / door Franck Lepage
C
’est l’histoire d’un mec qui en veut à Mickey parce qu’il en
fait bizarrement le symbole des médias de masse. C’est
l’histoire d’un ancien jeune de banlieue aux prises avec les
médias parce qu’ils racontent que chez lui ça s’appelle “quartier
sensible”. C’est l’histoire d’un animateur de radio associative qui
a lancé une émission de critique radicale des médias pour changer le monde et qui a juste changé des disques... Se référant à la
critique des médias réalisée par Pierre Carles sous l’intitulé “La
sociologie est un sport de combat”, Filipe Marques se présente
comme un non-journaliste décidé à combattre les medias de
masse au lieu d’aller à la piscine. Partant de son territoire de
naissance stigmatisé par les médias, de leurs clichés sur les
banlieues, Filipe porte des uppercuts à la pauvreté des messages médiatiques conduisant à un modelage de nos perceptions
et à une dépolitisation de l’information. Refusant de se déclarer
KO face aux nouveaux chiens de garde, il dresse une belle brochette de portraits sur la nébuleuse du monde de la presse et
de la finance. Une invitation à s’exercer à la critique des médias,
une salve sympathique pour s’ébrouer face à la pesanteur de la
chape médiatique, un premier pas pour se libérer de l’emprise
de l’info de masse.
F
ilipe Marques verwijst met de titel van zijn voordracht naar
Pierre Carles’ mediakritiek "La sociologie est un sport de
combat" en presenteert zich op die manier als een niet-journalist die vastbesloten is om het gevecht met de massamedia aan
te gaan. De omgeving waarin hij opgroeide, de banlieue, werd
door de media gestigmatiseerd en met clichés belaagd. Op zijn
beurt deelt Filipe nu klappen uit aan de media en toont hoe de
inhoudelijke armoede van hun boodschappen onze perceptie
beïnvloedt en leidt tot depolitisering van informatie. Hij weigert
zich KO te laten slaan door de ’nieuwe waakhonden’ en schotelt
ons een reeks portretten voor van persorganen en de financiële
wereld, en hoe die ons met een waas omhullen. Een uitnodiging
tot mediakritiek, een sympathieke uithaal naar de ernst van de
oppervlakkigheid van de media, een eerste stap om zich los te
rukken uit de greep van massa-informatie.
+ Atelier médias
27.04 > 14:00 [ Gratis ]
> À travers une articulation entre témoignage, positionnement
individuel et action collective, nous construirons un champ de
possible pour agir, navigant entre la critique radicale et intransigeante des médias, l’action collective joyeuse, la fabrication
de médias alternatifs et les tentatives de négociation (ou de
rapport de force…) avec les médias en présence localement ou
nationalement.
> We gooien het forum open voor wie wil getuigen, zijn mening
wil laten horen en voorstellen heeft voor collectieve actie. We stimuleren ideeën omtrent onverbiddelijke mediakritiek, ludieke
collectieve acties, de oprichting van alternatieve media en onderhandelingsruimte met de media, op lokaal en nationaal niveau.
A
“
vant, j’étais prophète... Prophète salarié. Mon travail consistait à dire la vérité. (La vérité officielle). Et puis un jour, je me
suis mis à mentir, et ils ont adoré. On me faisait venir de plus en
plus souvent. On me disait que cela mettait de l’animation et de
la démocratie. Quand ils ont trouvé que j’allais trop loin, ils m’ont
viré. Depuis, je suis clown... Clown-consultant.” Anciennement
“directeur, chargé du développement culturel, de la communication, des actions de prospective et de formation à la fédération
nationale laïque pluraliste co-gestionnaires et démocratique de
la jeunesse sociale solidaire civique et culturelle et citoyenne de
France”, Franck Lepage a, un jour, arrêté de croire à la culture.
Pour être précis, il a cessé de croire à l’idée qu’en balançant du
fumier culturel sur la tête des pauvres, ça allait les faire pousser et rattraper les riches ! Libéré de ce poids, Franck Lepage
nous emmène dans un voyage jubilatoire au pays d’une certaine
éducation permanente, celle qui vient d’en haut, pétrie des formules creuses nécessaires à l’octroi de subsides, puis nous en
propose sa propre version, qui se saisit de gros mots comme
“aliénation”, “exploitation”, “révolution” et “lutte des classes”.
Deux heures et demi d’éveil et de partage.
A
ls voormalig “directeur culturele ontwikkeling, communicatie, prospectie en vorming van de vrije pluralistische
nationale en democratische co-beheersfederatie van de sociale
solidaire culturele en civiele jeugd van Frankrijk”, hield Franck
Lepage op een dag op met in cultuur te geloven. Om preciezer te
zijn, hij hield op te geloven dat wazige culturele grootspraak de
armen vooruit zou helpen en rijker maken. Nu hij bevrijd is van
deze last, neemt Franck Lepage ons mee op een inspirerende
trip in een land van permanente bijscholing, waar alles bol staat
van de mistige taal die nodig is om subsidies te krijgen. Daarna
stelt hij echter een eigen versie voor, die niet vies is van grote
woorden als “vervreemding”, “uitbuiting”, “revolutie” en “klassenstrijd”. Tweeënhalf uur waarin hij ons dooreenschudt en
ervaringen met ons deelt.
+ Atelier éducation populaire
28.04 > 14:00 [ Gratis ]
> Le Pavé propose une classification des stratagèmes utilisés
par la langue de bois pour masquer les conflits sociaux en adoucissant le vocabulaire servant à les nommer. Aux participants
d’en trouver des illustrations. Ensuite, chacun pourra vérifier
sa compétence à manier la langue de bois, l’enrichir jusqu’à
l’ivresse mais aussi la débusquer des médias et la repousser
des institutions. Enfin, nous partagerons nos savoirs et nos rires
sur notre expertise fraîchement acquise jusqu’à rendre la langue de bois inoffensive.
> Le Pavé stelt voor om een index op te stellen van het ambigue
begrippenarsenaal waarmee sociale conflicten worden bedekt.
De deelnemers verzamelen voorbeelden. Nadien krijgt iedereen
de kans om zijn/haar bekwaamheid in ambigu woordgebruik uit
te testen, aanvullingen te bedenken en ook manieren om haar
uit het medialandschap en instanties te weren. Met andere woorden, we delen onze pas vergaarde kennis en lachen er eens goed
om, om mistige taal op die manier onschadelijk te maken.
C
yrielle travaille dans l’une des plus importantes associations écologistes. Elle a représenté son association au “Grenelle de l’environnement” et nous plonge dans les méandres
d’un dispositif participatif d’élaboration des décisions politiques.
Expertise et bonne maîtrise de ses dossiers ne font pas le poids
face aux intérêts particuliers et aux positions établies. Enthousiasme et détermination sont vite broyés entre rapports de force
et manipulations procédurales. Même une écoute bienveillante
doit pouvoir être décryptée pour ce qu’elle signifie : “cause toujours tu m’intéresses”. Quelle place une femme, jeune de surcroît, peut prendre face aux vieux mastodontes misogynes et
rétrogrades qui peuplent le petit monde de l’expertise technocratique. Cette conférence porte sur le travail de plaidoyer qui
s’adresse aux décideurs, avec ses doutes et ses questionnements. Elle propose une réflexion sur le rôle des associations
écologistes, son quotidien, ses coups de blues et ses petits bonheurs... Un point de départ pour une réflexion plus globale sur
le fonctionnement de nos démocraties représentatives. Au delà
d’une naïveté feinte et rafraîchissante, Cyrielle nous emmène
à la découverte de son univers professionnel non sans une
fameuse dose d’humour matinée d’un cynisme non dissimulé.
C
yrielle werkt in een grote milieuvereniging. Ze vertegenwoordigde haar vereniging tijdens een colloquium en neemt
ons mee in de bochten van een deelnemersforum waar politieke beslissingen besproken worden. Expertise en goede dossierkennis wegen niet op tegen de eigenbelang en zelfbehoud.
Enthousiasme en vastberadenheid leggen al snel het loodje bij
eindeloze debatten en proceduremanipulatie. Welke plaats is er
voor een jonge vrouw die vooruit wil, tussen de oude misogyne
mastodonten in het technocratisch expertisewereldje ? Met een
verfrissende, geveinsd naïeve blik neemt Cyrielle ons mee op
ontdekkingstocht doorheen haar vakgebied, vaak gespalkt met
een flinke dosis cynische humor.
+ Atelier écologie
29.04 > 14:00 [ Gratis ]
> La conférence de Cyrielle De Hartigh permet d’ouvrir la discussion sur les pratiques lobbyistes des associations environnementales, mais aussi sur la multiplication des concertations
et autres dispositifs participatifs qui ne doivent pas faire illusion : la politique reste un univers aux mœurs violentes, où les
rapports de pouvoir sont déterminants.
> De voordracht van Cyrielle De Hartigh opent deuren naar
een discussie over de lobbypraktijken van groene verenigingen,
maar ook over de toename van debatten en fora die ons slechts
een illusie voorschotelen: politiek is en blijft een harde wereld
waar alleen machtsvertoon doorslaggevend werkt.
8
NoVa #129 05.04 > 29.04 2012
05.04 > doNderdag / Jeudi
06.04 > VeNdredi / VriJdag
19:00
vernissage no nUKes Posters p2
20:00
Prima nova Jour de sortie
20:00
micro evening matamore
07.04 > zaterdag / saMedi
p2
20:00 tHe MargiN
p4
+ DYsLeXie
08.04 > diMaNcHe / zoNdag
22:00 oH ! reBuceteio
p5
combi
20:00 We doN’t care aBout
Music aNyWay
p5
22:00 Half JaPaNese – tHe BaNd
tHat Would Be kiNg
10.04 > diNsdag / Mardi
20:00
12.04 > Jeudi / doNderdag
concert JaD Fair
& giLLes rieDer
p3
<>
p8
20:00 oPen screen
13.04 > VriJdag / VeNdredi
15.04 > zoNdag / diMaNcHe
20:00 Half JaPaNese – tHe BaNd
20:00
tHat Would Be kiNg
19.04 > doNderdag / Jeudi
p8
20:00 ears oPen
p3
20.04 > VeNdredi / VriJdag
21.04 > zaterdag / saMedi
22.04 > diMaNcHe / zoNdag
20:00 aWakeNiNg of tHe Beast p5
20:00 We doN’t care aBout
20:00
Music aNyWay
22:00 fuk fuk BraziliaN style p5
28.04 > saMedi / zaterdag
29.04 > zoNdag / diMaNcHe
14:00
14:00
14:00
14:00
ateLier
20:00
p7
mÉDias
ateLier
ÉDUcation PoPULaire
p7
p6
est Un sPort De combat
p7
ateLier
ÉcoLogie
18:00 L’art et La maniÈre
20:00
conFÉrence gesticULÉe
La critiQUe Des mÉDias
p6
ateLier
conFÉrence gesticULÉe
+ Les siÈges
incULtUres #1 : L’ÉDUcation
Les Petits bonHeUrs
+ 442
PoPULaire, monsieUr,
D’Une miLitante ÉcoLogiste p7
20:00
conFÉrence gesticULÉe
iLs n’en ont Pas voULU !
p4
p3
27.04 > VriJdag / VeNdredi
retraites
moins PoUr gagner PLUs
goudougoudou
p3
26.04 > Jeudi / doNderdag
travaiL, sYnDicaLisme,
incULtUres #5 : travaiLLer
Prima nova
22:00 Half JaPaNese – tHe BaNd
tHat Would Be kiNg
conFÉrence gesticULÉe
p4
p3
combi
20:00
Prima nova le graNd Nord
p3
22:00 We doN’t care aBout
Music aNyWay
25.04 > WoeNsdag / Mercredi
p3
p7
p2
p7
taBles d’HÔtes /
gasteNtafels
06 + 21.04 > 19:30
25 + 26 + 27 + 28 + 29.04 > 19:00
12.04 > 20:00 [ gratis ]
oPeN screeN
“En avril, ne te découvre pas d’un film”, nous dit le
dicton consacré. Aucune raison de suivre ce genre
d’injonctions plus ou moins inventées : venez donc
nous montrer sur grand écran vos dernières expérimentations en super 8, votre éphéméride des
élections française en DV, vos films de vacances
en 35mm, votre nuit de noces en HD, bref de tout
et dans tous les formats. Les films doivent faire
moins de 15 minutes, pour le reste, pas de censure
et c’est gratuit ! Envoyez vos oeuvres une semaine
à l’avance avec une fiche technique (durée, année,
pays, format). Les films reçus à temps seront annoncés sur le site.
April brengt niet enkel grillen, maar ook nieuwe
cinematografische ontdekkingen. Toon ons op groot
scherm al je laatste experimenten in super 8, je scheurkalender van de kasteelmoord in DV, je vakantiefilms
in 35mm, je huwelijksnacht in HD, kortom alles en
in alle formaten. De films mogen niet langer dan 15
minuten duren, en voor de rest is er geen censuur, is
het gratis en voor iedereen! Zend jullie films en een
technische fiche (duur, jaar, land, formaat) één week
op voorhand. De tijdig bezorgde films staan aangekondigd op de Nova-website.
19.04 > 20:00 [ gratis ]
ears oPeN
> Ears Open, Cinéma Nova, 14 rue d’Arenbergstraat, 1000 Bruxxel – Deadline: 12.04.2012
Une séance Ears Open en deux volets, pour laquelle
vos contributions sur support CD, K7, etc. sont attendues. Pour rappel, envoyez-nous un enregistrement
ne dépassant pas les 10 minutes s’inscrivant dans
la création sonore, avec un accent posé sur le son et
l’ouïe : bruitisme, musique électro-acoustique, field
recordings... tout est quasi possible...
En deuxième partie nous retrouverons Sébastien
Biset. Il soumettra à notre écoute des productions
récentes et plus anciennes, avec approche critique
et dissection. Il coordonne actuellement Archipel,
projet conçu et réalisé par la Médiathèque, à la
fois collection permanente, exposition itinérante
et site Internet proposant une exploration intuitive
des musiques et des images aventureuses apparues depuis le début du XXe siècle. Archipel entend
également s’engager dans la mise en œuvre d’événements visant à l’encadrement, l’étude ou la valorisation des musiques expérimentales, ou présentant
cette musique en acte.
Een tweedelige Ears Open waarvoor uw bijdragen
op cd, K7, enz.. worden verwacht. Ter herinnering:
stuur ons een opname van uw geluidscreatie die
niet meer dan 10 minuten duurt, met de nadruk op
geluid en horen: klankcollages, geluidslandschappen, elektro-akoestische creaties, field recordings...
bijna alles is mogelijk.
In het tweede deel van Ears Open ontmoeten we
Sebastian Biset. Hij laat ons luisteren naar nieuwe
producties en ouder werk, dat hij kritisch ontleedt. Op
dit moment coördineert hij Archipel, een project van
de Mediatheek van de Franse Gemeenschap van België. Archipel is tegelijkertijd een vaste collectie, een
reizende tentoonstelling en een website die een intuitieve verkenning van avontuurlijke muziek en beeld
sinds het begin van de twintigste eeuw biedt. Archipel
wil ook deelnemen aan evenementen die experimentele muziek onder de aandacht brengen.
aBoNNeMeNt !
6 séaNces / VertoNiNgeN > 21 € / 15 € (reductioN / kortiNg)
cinÉma bioscooP
ciNeMa: 3 rue d’areNBergstraat - 1000 Bxl
WWW.NoVa-ciNeMa.org
office: 14 rue d’areNBergstraat - 1000 Bxl
t&f 0032(0)2/511.24.77
[email protected]
Permanences aU bUreaU / KantoorPermanenties:
mercreDi / WoensDag 10:00 > 14:00
+ venDreDi / vriJDag 14:00 > 18:00
NoVa teaM: Aki, Adrien, Alain, Alexandre, Alice, Aline, Annabelle, Anouk, Antonine, Arnout, Aude G., Aude V., Aurélie, Auré T., Axel,
Bavo, Benoit, Benoît Eugène, Benwa Eugène, Bertrand, Bruno, Bruno C., Camille, Carolina, Catherine, Chloé, Christoph, Ciprian, Claire,
Clara, Cyrille, Damien, Damien D., Daniel, Denis, Dirk, Dominik, Elise D., Elise K., Ellen, Estelle, Fabien, Fabien D., Fabrizio, Fanny,
Federica, François, Fred, Georges, Gérald, Gérald W., Geraldine, Gloria, Guillaume, Gwen, Haimir, Hélène, Hervé, Hervé P., Hilde, Inbal,
Irina, Jacques, Jean-Louis, Jeroen, Johan, Julie B., Juliette, Junko, Katia, Kris, L, Laura, Laurent A., Laurent T., Lieve, Lila, Louise,
Lucas, Lucie, Manue, Marie, Marie F., Marie G., Marie P., Marie-Eve, Mariette, Maud, Maxime, Mehdi, Melanie, Michael, Miguel, Miku,
Mohamed, Moricette, Naïma, Nic, Nicolas Du., Nicolas Dr., Nicolas Dy., Niels, Nina, Pancho, Paul-Emile, Philippe Brrr, Rebekka, Raph,
Remy C., Romain, Roxy, Saïd, Sandrine B., Sandrine P., Sara, Sarah, Serge, Sophie A., Sophie G., Stéphane, Strike, Tatiana, Thomas,
Toon, Valentin, Vanessa, Yacine, Yoann…
tHaNks: Festival Filmer la musique (Paris), Cinemateca Brasileira, Leandro Garret, Ambasciata del Brasile in Italy, Heco Produções,
Claudio Cunha, Artistic Productions, One Eyed Films, International Film Festival Rotterdam, Gabe Klinger, Gerwin Tamsma, Erik
Tijman, L'Autre idée (Gilles Kerdreux & Nicolas Fily)
aVec le soutieN de / Met de steuN VaN: COCOF (Politique générale), Communauté française (Education permanente), Vlaamse
Gemeenschap (Kunstendecreet), Vlaamse Gemeenschapscommissie (Cultuur), la Ville de Bruxelles / Stad Brussel.
e.r. / V.u.: Mademoiselle C. Faure, rue d’Arenbergstraat 14, 1000 Bxxl.