JOURNAL EDEN 94 HANOUKA 2009

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JOURNAL EDEN 94 HANOUKA 2009
N° 7 Kislev 5770 Décembre 2009 - Janvier 2010.
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REVUE CULTURELLE DES COMMUNAUTES JUIVES DU VAL DE MARNE
Joyeux Hanouka 5770
SPÉCIAL CRÉTEIL
SYNAGOGUE KYRIAT EL DE CRETEIL
TOUTE L'EQUIPE DU JOURNAL EDEN 94 VOUS SOUHAITE UN JOYEUX HANOUKA 5770.
NOTRE REVUE N'ETANT PAS SUBVENTIONNEE, A PU ETRE EDITEE GRACE AU PRECIEUX CONCOURS DE NOS AMIS
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MERCI AUX REDACTRICES ET REDACTEURS DU JOURNAL, A NOTRE TALENTUEUX MAQUETTISTE CHRISTOPHE ET A NOTRE
CHER AMI JACQUES AFRIAT, ARTISTE-PEINTRE QUI A REALISE LA PREMIERE PAGE DE COUVERTURE.
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E d i u,hst
to
S o m m a i re
Joyeuses Fêtes
de Hanouka
La fête de Hanouka, célébrée au coeur de l’hiver correspond à cette période
de l’année où la lumière et la chaleur sont moins grandes à l’extérieur et
nous incite à les rechercher dans le confort de nos intérieurs. Du coup, nous
nous y réfugions bien à l’abri, aussitôt notre «labeur quotidien» terminé.
Nous hibernons !
Ces temps infiniment longs qui nous maintiennent éloignés des autres
peuvent nous faire croire que, pour quelques temps, nous pouvons faire
l’impasse de rechercher leur compagnie. Je songe en priorité aux personnes
âgées dont la difficulté quotidienne à se mouvoir les met à bonne distance
de nous. Il est vrai qu’elles ne sont jamais loin de nous par la pensée et par
l’affection que nous leur portons. Mais, sans notre présence physique à leur
côté, est-ce vraiment suffisant ? C’est la question que j’ai posée à la
Directrice de la maison de retraite Claude Kelman de CRETEIL. Penser aux
autres c’est aussi et avant tout ne pas se replier sur soi et tendre la main à tous
ceux qui n’ont guère ce que nous pensons de droit posséder ! Le temps de
la collecte de la « tsédaka » pour le Fonds Social Juif Unifié permet aux
nécessiteux, aux esseulés et aux trop nombreux exclus de passer un hiver
moins difficile.
S’occuper des autres était également, lors des temps immémorables des
Maccabées, une priorité face à l’occupant comme Yéhouda troisième fils de
Mattathias, le grand prêtre (considéré comme l’un des grands héros de
l’histoire juive) accompagné de quelques milliers de partisans, en fit la
démonstration courageuse en battant les forces séleucides 166-165 av. J.-C.
Elles se replièrent alors sur Antioche, ce qui laissa la voie libre vers le Temple
de Jérusalem et permit de mettre fin à la persécution juive d’Antiochos IV,
lequel avait transformé le Temple de Jérusalem en temple de profane.
Jamais loin de nous l’idée de se référer au passé pour inscrire nos actions
présentes, face aux responsabilités qui nous sont confiées, même si la
comparaison avec l’impérieuse lutte diffère de celle des temps modernes,
elle nécéssite que l’on s’y attarde. Quoi de plus naturel que de se dresser
contre toute forme «d’héllénisation» moderne lorsque l’on est responsable
communautaire ? Hier la civilisation grecque voulait imposer la nonobservance du judaïsme, aujourd’hui il est de notre devoir de lutter contre
l’assimilation. Le Président de la communauté de Créteil, récemment élu,
nous proposera quelques unes de ses idées dans le but de mieux faire
partager la vie communautaire et son envie de se tourner vers l’autre, à la
manière de l’exemplaire attitude des Maccabées qui avec zèle partirent en
lutte contre l’ennemi. La lumière est le symbole du peuple d’Israël, le
prophète Isaïe l’a dit en substance :
« D...sera pour toi une lumière éternelle » et la Ménorah (chandelier) signifie
que la terre juive doit rayonner vers le monde entier la lumière, la culture, la
vérité et la justice.
Allumage de la menorah
p°4
Houlda
p°5
Le lait et le miel
p°6
Interview du Président
p°8
Créteil en action
p°9
Centre aéré
p°10
Interview madame Giaoui
p°11
Upi sa rel
p°12
Société
p°13
Le carnet
p°14
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Rédacteurs : Arielle SASPORTES, Bona KSAS-LEVY, Rav David
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Relecture et Corrections : Ninon LANQUAR, EDITH HANOUN.
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La page de couverture a été réalisée par
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Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010 - page 3
Hanouka
L'allumage de la Ménorah du Temple
Traité Chabbath page 21 b: Quʼest-ce que Hanoucah, demande
le Talmud ?
"Lorsque les Grecs sont rentrés dans le Temple, ils ont souillé
toutes les jarres d'huile réservées à la Ménorah qui s'y trouvaient.
Les Hasmonéens les ont battus, ont cherché et n'ont pu trouver
qu'une seule jarre d'huile scellée du sceau du Grand Prêtre, qui
contenait de quoi allumer la Ménorah un seul jour. Il y eut un miracle, et ils purent allumer avec cette huile durant huit jours (le
temps qu'il fallait pour préparer de l'huile dans les conditions de
pureté rituelle nécessaires).L'année suivante, ces jours furent institués en jours de fête ("yamim tovim"), de louanges et de
remerciements".
Rambam, lois de Hanoucah, chaptitre 3 :
A l'époque du second Temple, les Rois grecs édictèrent des lois
contre les Juifs afin quʼils abandonnent leur religion, et pour les
empêcher de pratiquer la Torah et d'accomplir les Commandements. Ils pénétrèrent dans le Temple et le profanèrent, souillèrent
tous les objets du Culte. Les Juifs endurèrent de grandes souffrances de leur part et furent terriblement persécutés.Jusqu'au jour
où le D.ieu de nos Pères les prit en pitié, les délivra et les sauva.
Les Hasmonéens, de la famille des Grands Prêtres défirent les
Grecs, en tuèrent un grand nombre, nommèrent un Roi de la
famille sacerdotale. La royauté revint ainsi à Israël pour plus de
deux cents ans, jusqu'à la destruction du Second Temple. Lorsque
les Juifs surmontèrent leurs ennemis et les défirent, c'était le
25ème jour du mois de Kislev.
Levoush (Rabbi Mordekhai ben Avraham Yaffé, 1530-1612)
Commentaire sur Choul'han Aroukh Orah Haïm 670
A cette époque, les Juifs ne furent pas menacés dans leur vie,
comme à l'époque de Haman. Toute la guerre que firent leurs
ennemis était pour les soumettre et les faire abjurer. Ainsi Antiochus n'avait pas ordonné la mort et la destruction, mais des
persécutions pour les faire abjurer. Et si les Juifs s'étaient soumis, il n'aurait rien demandé de plus. C'est pourquoi ces jours n'ont
été institués que pour réciter le Hallel et dire des louanges, non
pour festoyer et se réjouir.
Ramban Moché ben Naʼhman Gérone 1194-1270. Nature des
héllénistes, ces penseurs qui suivent ce Grec Aristote qui nie tout
ce qui échappe à son sens, et déclare avec arrogance, lui et ses
disciples, que tout ce qui ne rentre pas dans son système de pensée nʼa pas dʼexistence.
Sefer Hatodaah:
Ce 25 Kislev, qui a été "honoré" par la ré-inauguration de l'Autel à
l'époque des Hasmonéens était déjà annoncé dans la Torah.
Rabbi 'Hanina enseigne que c'est le 25 Kislev que Moché Rabbénou termina la construction du Michkan, le Tabernacle du
désert. Mais il n'en fit l'inauguration que le 1er Nissan suivant, au
grand dam des Bné Israël qui se demandaient quel défaut on avait
pu y trouver pour le laisser démonté dans ses coffres. Pour consoler ce jour, D.ieu y plaça l'inauguration de l'Autel ('Hannoucat ha
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mizbéa'h) à l'époque des Hasmonéens. (Yalkout Melakhim, 184).
A l'époque de Haggaï, ce jour du 25 Kislev fut à nouveau honoré.
Les juifs au retour de Babel avaient commencé à reconstruire le
Temple, mais le travail fut interrompu durant 22 ans suite à des
calomnies venant des Samaritains. C'est le 24 Kislev là que les
fondations du Temple furent à nouveau construites, et les Juifs
fêtèrent la reprise des travaux le lendemain: Faites attention à ce
jour et à plus tard, à dater de ce jour qui est le vingt quatrième du
neuvième mois, jour où ont été jetés les fondements du Sanctuaire
de l'Eternel. (Haggaï 2, 18) Le texte dit bien "ce jour … plus tard".
Un avenir qui a mis plus de deux cents ans à se révéler.'Hannoucah en tant que fête est également présent en allusion dans la
Torah. Dans la paracha Emor, le chapitre 23 du Lévitique est
entièrement consacré aux fêtes de l'année, commençant par
Chabbath, Pessa'h, Chavouoth, Roch Hachanah, Kippour, Souccoth, et enchaîne le chapitre 24 par les lois relatives à l'allumage
de la Ménorah. Quel lien entre les fêtes de l'année et l'allumage de
la Ménorah? Aucun, sinon que la Torah nous a prévenus qu'un jour,
au-delà de Souccoth viendra une fête relative à l'allumage de la
Ménorah du Temple.
R é fl e x i o n
En lʼhonneur de ma mère Mazal Tov Arlette
DAHAN, qui a fêté son anniversaire
p a r R a v D a v i d DA H A N
Houlda, L’ultime prophètesse
Dans le Talmud (meguilah 14,a), on apprend que la tradition
juive a dénombré sept prophétesses Sarah, Miriam, Dvora,
Hannah, Avigail, Esther et ʻHoulda.
Le Contexte Historique :
Lʼépoque de ʻHoulda est celle qui précède les abominables évènements de la chute du premier Temple. Le roi Josias
(Yoshihahou, -640,-609) est sur le trône, le Temple est entièrement
aux mains des idolâtres, la Torah est absente depuis que le roi
Menashé en a interdit lʼétude sur tout le royame de Judah et les dix
tribus du Nord (royaume dʼIsraël) sont exilées en Mésopotamie,
tandis que les armées dʼAshour sont aux alentours de la Judée.
Le roi Josias à 20 ans, organise la purification de son royaume.
La douzième année de son règne, il commençe à purifier Juda
et Jérusalem des hauts lieux, des idoles, des images taillées et
des images en métal fondu. Puis à 26 ans, Josias fait réparer le
Temple et durant ces travaux, Hilkijà, le sacrificateur, trouve le livre
de la Loi.
En entendant la lecture, Josias déchire ses vêtements, car il comprend le lourd châtiment qui attend ceux qui nʼont pas respecté la
Torah.
La Prophétesse ʻHoulda
Sur ordre de Josias, le sacrificateur Hilkijà consulte la prophétesse
Houlda qui confirme ce que Josias a lu dans le livre de la Loi. «
Etant donné que le peuple s'est éloigné de l'Eternel, celui-ci va
déverser sa fureur sur lui ».
Josias ne verra pas cette période de jugement.
Elle est, dʼaprès certaines sources, un chainon de la transmission
de la Torah depuis Moshé (rashi).
Qui est son mari ?
Dʼaprès le RaDaK (rʼDavid kimʼhi de Narbonne) le mari de ʻHoulda,
Shaloum Ben Tikvat était un des grands de sa génération. Il avait
pour coutume de se poster à lʼentrée de la ville et de veiller à remplir les abreuvoirs dʼeau pour étancher la soif des voyageurs. Cette
attitude généreuse particulière lui a valu que lʼesprit saint (la prophétie) se pose sur ʻHoulda.
Pourquoi Josias sʼadresse à ʻHoulda ?
Le Talmud situe ʻHoulda à lʼépoque du grand prophète Jérémie et
explique quʼil nʼétait pas question de préséance, car Jérémie était
de la famille de ʻHoulda. Josias sʼadresse donc à elle dans lʼespoir
de recevoir une prophétie plus clémente, car les femmes sont
miséricordieuses. Rabi Yoʼhanan indique quʼen fait Jérémie était
absent, car il était en Gola pour tenter de ramener les tribus perdues. Nous percevons donc bien que Josias et toute sa génération
à la veille de la destruction du Temple espéraient encore rétablir la
situation dʼIsraël. Il veut faire profiter le peuple de la lecture du livre
de la Loi. Il rassemble tout le peuple au Temple, y compris les
enfants !
Josias lut devant eux toutes les paroles du livre de l'alliance,
qu'on avait trouvé dans la maison de l'Eternel. ( 2Chr 34,30)
Josias s'engage à être fidèle à l'Eternel et à obéir à ses ordonnances.
La prophétie est-elle modulable ?
Si la prophétie est la transmission de la parole divine, elle doit être
immuable. Comment Josias espérait-il un changement de cette
parole ? Le commentateur du Beer Maiim ʻHaiim (puits dʼeau limpide) explique : bien que le prophète ne puisse rien changer au
fond de la prophétie, il peut en adoucir, par son propre langage la
teneur. En fait Josias se doutait de la dureté de la prophétie mais
il en espérait un adoucissement. Le Sefer Ohev Israël rajoute que
le prophète peut par sa personnalité faire passer le message du
côté dur de la midat haDin (justice) à celle de la midat HaRaʼhamim (clémence). Cela fonctionne comme une fourche (atar) qui
peut retourner la même motte.
Pourquoi ʻHoulda peut prophétiser en présence de Jérémie ?
Certains disent quʼelle était specialisée dans la prophétie féminine comme Myriam de son temps. Josias la fit intervenir car elle
était proche du palais, elle siégait au Mishné, qui était une sorte de
Beit Midrash. Elle était donc érudite en Torah ! Josias, pressé par
les événements, veut une prophétie rapide !
Quelle est sa prophétie ?
Elle est décrite dans le livre des Rois (2,22) ; en punition de lʼabandon de la Torah par le peuple va sʼélever le courroux divin, mais
cependant la peine sera remise à la fin du règne de Josias, car il a
su se soumettre devant D-ieu.
Lʼorigine de ʻHoulda
Elle serait la descendante de Raʼhav de Jéricho. Après la prise de
la ville, Josué lʼaurait épousée dès sa conversion et dʼune de ses
filles serait sortie une descendance éminente dont Jérémie et
ʻHoulda. On peut dire que ʻHoulda, comme Raʼhav, est située à
lʼorée dʼun changement radical, comme lʼhéroïne de Jéricho qui a
prévu la fin des Cananéens de sa ville et a sauvé sa
famille,ʼHoulda a reçu la prophétie de la fin du royaume de Judah
et sauve dʼune certaine manière sa famille royale.
Elle garde dans la tradition, le profil de celle quʼon peut consulter
dans la détresse avec lʼespoir de sauver un peu de ce qui reste à
sauver. ʻHoulda est enterrée au Mont des Oliviers à Jérusalem.
« Une grande petite dame ».
Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010 - page 5
Le lait et
le miel
p a r P a t r i c k Y é h o s h o u a b e n Ya a c o v L E V Y
Je vous ferai monter de l'Egypte, où vous souffrez, dans le
pays des Cananéens, … dans un pays où coulent le lait et le
miel, Chémoth 3:17.
Que savons-nous du miel ?
Dans le livre de Shofetim, Samson est attiré par la philistine Dalilah
Sur la route de Timna, avant de faire sa déclaration à sa bienaimée, Samson met en pièce un lion. Avant de lʼépouser, il fait un
détour et découvre le cadavre de ce lion habité par un essaim
dʼabeilles. Le sang du lion sʼest « transformé » en miel. Samson
recueille le miel et propose son énigme aux 30 invités de son
mariage : «Du mangeur est sorti un aliment et du fort est sortie la
douceur. » Samson se laisse séduire par sa femme et lui dévoile
son énigme : « Quʼy a-t-il de plus doux que le miel et de plus fort
que le lion ? » Dalilah énonce la solution aux 30 invités et son mari
est obligé de payer lʼenjeu : 30 chemises et habits ; Samson se
venge en mettant le feu aux récoltes puis se sépare de sa femme.
Le Miel est un symbole solaire. Samson, symbole de la force alliée
à la tendresse, contient Shemesh, le Soleil ; la crinière du Lion
évoque les rayons du soleil, les 30 invités 30 jours du mois solaire.
Le Miel rend clairvoyant Samson lors de son mariage, mais à lʼexcès, il aveugle les sens. Les récoltes sont incendiées et Dalilah
brulée par les siens.
Dans 1Shmouel 14:25-43, Saül est opposé aux philistins. Il
ordonne à ses soldats de ne pas prendre de nourriture. Jonathan,
son fils qui ignore lʼordre, étend sa baguette, ramasse un rayon de
miel et sʼéclaircit la vue alors que les soldats affamés mangent la
chair avec le sang des bêtes immolées. Condamné à mort par son
père, Jonathan sera sauvé par le peuple et Saul renoncera à la
bataille nocturne.
Dans Vayikra (2 :11) : Nulle espèce de levain, ni de miel ne doit
fumer comme combustion en lʼhonneur de lʼEternel. Pourquoi ?
Parce que le miel, pur et bienfaisant, peut fermenter et devenir
toxique. Comme le sang, il est assimilé au feu, cʼest pourquoi il
nʼaccompagne pas les sacrifices offerts au feu de lʼautel.
Lʼabeille dépose le miel sur un rayon de cire. Elle sʼappelle Déborah, parce que le Davar, la parole, se transmet par la bouche.
Lʼanimal impur doit butiner de nombreuses fleurs pour créer le pur
nectar de la ruche.
Que savons-nous du lait ?
Comme le miel, le lait est une nourriture naturelle bienfaisante. Il
est obtenu en apparence sans effort, il est symbole dʼabondance.
Dans le cantique de Déborah, Shofetim 5 : il demandait de lʼeau,
elle lui offre du lait.
Pourtant le lait fait lʼobjet dʼun interdit : Tu ne verseras pas en présence de pain levé le sang de mon sacrifice... tu ne feras point
cuire un chevreau dans le lait de sa mère. Comme le pain levé, le
lait peut fermenter et rendre impur le sacrifice. Il ne doit pas être
mélangé avec le sang répandu, assimilé à la mort (les règles des
femmes surviennent en lʼabsence de fécondation). Le lait, première
nourriture du nourrisson, est symbole de vie et de croissance.
Canaan, un pays où coulent le lait et de miel.
Le lait blanc = Lavan, évoque Lévanah = la Lune dʼautant que les
vaches portent des cornes en forme de croissant lunaire. Le miel,
de couleur jaune dʼor, évoque le soleil. Le lait et le miel, cʼest donc
la Lune et le Soleil. De quoi sʼagit-il vraiment?
On peut sʼaider des Ecritures. Dans le désert, les enfants dʼIsraël
se nourrissent de la manne. Quel est son aspect ? Elle était
blanche comme le lait et avait la saveur du miel. Isaie 7:15 dit: Il se
nourrira de crème et de miel, jusquʼà ce quʼil ait du discernement
pour repousser le Mal et choisir le Bien. Dans le Chir HaChirim 5page 6 - Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010
1 : Jʼai mangé mon miel avec ses rayons, jʼai bu mon vin avec mon
lait... Mangez mes compagnons, buvez et enivrez-vous, amis !
Tout cela enseigne quʼil faut un lʼéquilibre harmonieux entre le Feu
et lʼEau, la Rigueur et la Clémence pour atteindre un grand degré
de spiritualité. Job 20 :17 affirme que le malheur est caractérisé par
lʼabsence de lait et de miel.
Promettre à Israël, une terre où coulent le lait et le miel, cʼest offrir
une terre, fertile qui permet de parvenir à lʼéquilibre et à lʼharmonie.
Voici le message essentiel des prophètes. Cette terre est véritablement sainte parce quʼelle oblige chaque Juif, chaque jour, à sʼen
montrer digne, à atteindre la Kédousha, pour y subsister. Mais les
écueils sont nombreux. La fermentation du miel ou du lait tournent
à lʼaigre. Tout excès ou démesure à droite ou à gauche, conduit à
la chute et à lʼexil.
Autres pistes de réflexions :
Le ReMaC, Rabbi Moshé Cordovéro nʼoubliait pas que le miel dont
parle la Bible est aussi celui des palmiers-dattiers. Cʼest pourquoi,
son ouvrage de morale, qui comporte 10 chapitres en référence
aux 10 sephirot de lʼArbre de Vie, se nomme Tomer Dévorah, le
Palmier de Déborah.
Déborah, lʼAbeille qui donne le miel, est aussi le prénom de la
nourrice de Rébecca dont le frère sʼappelait Lavan, le Blanc.
La confrontation du Lait et du Miel sʼillustre par celle des fils de
Jacob en Egypte. Le Lion = Juda, qui a enfanté avec Tamar (palmier-dattier) la lignée qui aboutira au roi David, sʼoppose au
Taureau = Joseph pour défendre Benjamin, sur le territoire duquel
sera édifié plus tard le Temple de Jérusalem.
La Vache Rousse est rousse et allaite ses petits. Ses cendres
composent lʼeau lustrale. Cʼest parce quʼelle unit la Rigueur et la
Clémence quʼelle efface nos fautes.
Le vénérable Idra de Mashkanah, affirme que le Blanc sort du
Rouge à propos du verset 4:6 du Chir HaChirim : Jʼirai à la montagne de la Myrrhe, à la colline de lʼEncens. La myrrhe rougeâtre
participait à lʼhuile dʼonction qui consacrait les rois et les prêtres
dʼIsraël. Or, la Myrrhe Parfaite cʼest Tam-Mar = le Palmier-dattier.
Les prêtres faisaient monter lʼEncens qui purifie et éloigne lʼange
de la mort. Sa fumée blanche sʼélevait, telle une colonne, depuis
lʼAutel des parfums dans le Tabernacle du désert puis dans le Temple de Jérusalem. Depuis nous avons pris lʼhabitude de lire la
Kétoreth avant la prière qui remplace le service du sacrifice. Pourquoi ? parce que son odeur est douce et que son nom Lévonah
signifie Blanchâtre en référence à la Clémence divine.
Conclusion
Ces quelques lignes ont mis en évidence des symboles de la
Rigueur-Guébourah et de la Clémence-Guédoulah. Le roi Salomon, dans ses Proverbes (3 :18), affirme : la Sagesse est un Arbre
de Vie pour ceux qui sʼen saisissent.
Sur cet Arbre de Vie, il existe une colonne où règne la Rigueur
symbolisée par : la couleur Rouge, le Feu, le Soleil, le Lion, le Miel,
le Palmier, le Sang, la Myrrhe et la Gauche,
et une colonne où règne la Clémence symbolisée par : la couleur
Blanche, lʼEau ,la Lune, le Lait, le Bovin, lʼEncens et la Droite.
Amos (5 :4), le petit berger de Tékoa, prophétisait : Ainsi parle le
Seigneur à la Maison dʼIsraël : Cherchez-moi et vous vivrez !
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Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010 - page 7
Interview
par Joëlle BOKOBZA
Questions à M. Albert ELHARRAR
Président de la communauté juive de CRETEIL
CRETEIL est une grande ville, où
la communauté juive sʼest développée depuis les années 1960,
date de lʼarrivée des juifs originaires des pays dʼAfrique du
Nord. Nous avons demandé au
Président de la communauté nouvellement élu, Albert ELHARRAR,
de répondre aux questions des
lecteurs dʼEDEN 94.
Eden 94 : Monsieur le Président,
en quelle année êtes-vous venu
vous installer à Créteil ? Et
quelles sont les raisons dʼavoir choisi cette ville ?
Albert ELHARRAR : Je suis arrivé à Créteil en 1982. Jʼai commencé ma carrière professionnelle dans une société
dʼimportation de meubles à Maisons–Alfort où mon oncle était
expert-comptable. Il habitait Créteil et jʼai trouvé cette ville
agréable avec une forte communauté, à proximité de Paris et
de mon lieu de travail.
Avez-vous par le passé occupé des postes de responsabilité ou de dirigeant communautaire ? Si oui
pouvez-vous nous donner quelques exemples de votre
implication dans la vie juive ?
Albert ELHARRAR : Depuis 1989, je me suis impliqué en tant
que fidèle à lʼoratoire du Palais où le poste dʼadministrateur
mʼa été attribué. De là, jʼai intégré les différentes commissions
administratives de la Communauté.
Quelles ont-été les motivations à vous présenter à la présidence de la communauté de Créteil ? Vous avez une
forte réputation dʼêtre très proche et à lʼécoute des
jeunes. Quel regard personnel portez-vous sur la communauté de Créteil ?
Albert ELHARRAR : Concernant la motivation, la réponse
facile aurait été de vous dire que cʼest lʼaboutissement de mon
engagement communautaire depuis vingt ans, mais la réalité
est toute autre. Je vois mon élection à la tête de la communauté juive de Créteil comme le début de lʼaction à mener
dans les différents chantiers qui se présentent à nous : la jeunesse, la solidarité vis-à-vis de nos aînés, notre action sociale,
et lʼouverture vers ceux et celles qui vivent en marge de nos
structures communautaires. En effet, nous avons fait de la
jeunesse une priorité de notre mandat. Comme vous le savez,
la tradition juive nous recommande de transmettre nos
connaissances. Et il est regrettable que de nombreux jeunes
de notre communauté ne sʼidentifient pas à nos structures
actuelles. Il serait inconscient de notre part de ne pas nous
adapter pour répondre à leurs attentes.
La communauté juive de Créteil est pourrait-on dire « plurielle », elle ne représente pas une entité à visage unique,
à ce titre pourriez vous nous dire quelles seront les
actions dans lesquelles vous tenez le plus à vous investir durant votre mandat, afin de mieux prendre en compte
les souhaits de chacune de ses composantes ?
Albert ELHARRAR : Créteil est lʼune des plus importantes
communautés dʼEurope, composées de communautés
diverses, de sensibilités politique, sociale et religieuse
diverses. Il est de notre devoir de fédérer cette communauté,
de lui créer une structure dʼaccueil où chacun pourra exprimer
page 8 - Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010
son judaïsme, dans le respect de nos traditions. Si je devais
exprimer un souhait, ce serait de voir une communauté plus
méritante, dont les membres ne se contenteraient pas dʼêtre
consommateurs mais aussi dʼêtre engagés. Mon propos ici
nʼest pas de créer une communauté de clones ; lʼobjectif est
de rassembler, dʼorganiser des manifestations autour de ces
trois axes : social, jeunesse et Israël.
La communauté de Créteil participe depuis de nombreuses années à son épanouissement au travers des
actions quʼelle met en place, pour pacifier les échanges
entre communautés, pensez vous que le dialogue « interreligieux » est une nécessité ? Si oui comment
entendez-vous le mener ?
Albert ELHARRAR : Le dialogue interreligieux dans une ville
comme Créteil est essentiel. Nous avons la chance dʼavoir
naturellement des sensibilités fortes avec les autres commaunautés ; le seul moyen de renforcer ces liens passe par
le dialogue pour une meilleure connaissance de lʼautre.
On constate un nombre croissant de mariages mixtes et
une certaine forme de désintérêt de la part de certains
juifs de Créteil à lʼégard de la communauté. Monsieur Le
Président, quels types dʼactions entendez-vous mener
afin que la communauté retrouve une unité ? Ces actions
seront elles exclusivement cultuelles ?
Albert ELHARRAR : Il serait illusoire de penser que la réponse
aux maux de notre communauté soit uniquement cultuelle. La
richesse de la maison communautaire est faite dʼun Kollel,
dʼune synagogue mais aussi dʼespaces de réflexion à des soirées qui puissent fédérer au maximum les membres de notre
communauté. Les juifs qui évoluent en marge de notre communauté sont dʼune part mal connus et pour cause, ils
sʼidentifient très peu, ou pas du tout à nos projets. Nous travaillons, mon équipe et moi-même, à organiser des
événements sur des sujets ouverts qui leur permettent de
sʼidentifier et nous rejoindre sans contrainte.
La relation forte quʼentretient le peuple juif à lʼétat dʼIsraël
est un constat dʼordre intemporel, affectif et religieux,
plusieurs personnalités de la vie publique ont admis ce
point de vue, compte-tenu du fait que les membres de la
commuanuté juive nʼont jamais cessé de servir les intérêts inalliénables de la république française et dʼêtre de
bons citoyens. Comment alle-vous poursuivre avec les
autorités locales, maire, préfet, conseillers généraux et
régionaux cette politique de lʼacceptation de cette particularité, comme par exemple oeuvrer pour la libération du
soldat franco-israélien Guilad Shalit ?
Albert ELHARRAR : Le soutien à Israël fait D.ieu merci
consensus dans notre communauté, ce nʼest pas un sujet de
débat, mais un moyen de fédérer. Dʼailleurs, je voudrais rappeler que le député-maire, M. Laurent CATHALA a toujours
manifesté son intérêt et son soutien à Israël. Jʼai encore présent à lʼesprit la manifestation organisée à Bruxelles pour la
libération de Guilad Shalit, où M. CATHALA était un des parlementaires présents. Non loin encore, le 17 septembre
dernier, veille de Roch Hachana, le portrait de Guilad Shalit a
été déroulé sur le mur des libertés, place de lʼHôtel de ville à
Créteil. Il faut aussi mentionner le fait que Créteil est jumelée
avec Kyriat Yam et un programme dʼactivités très enrichissantes entre nos villes est dʼores et déjà prévu pour lʼannée à
venir.
Créteil en
action
Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010 - page 9
Jeunesse
par Arielle SASPORTES
Centre Aéré Juillet 2009
A nouveau cette année, sous lʼégide de la Communauté de CRETEIL, un formidable rassemblement dʼenfants a eu lieu durant le
mois de juillet.
Issus de tous milieux socioculturels ou religieux, ces enfants ont
pu partager durant ce maintenant célèbre Centre Aéré des
moments de grande complicité et de fratrie.
Jour après jour, ils ont débuté leurs activités par la Téfila.
Quelques bribes de Bérahot pour les petits maternelles de 4/5 ans,
mais office complet pour les plus grands dont certains déjà Bar
Mitsvah ont enchanté les plus jeunes de leurs magnifiques voix.
Après la Téfila, selon le programme prévu, les enfants se dirigeaient soit vers les ateliers organisés dans le centre, soit ils
embarquaient illico dans les cars pour une destination aussi inattendue que variée.
Il faut dire quʼils ont été gâtés !
Un programme inédit leur avait été concocté : outre les activités «
classiques » proposées tous les ans (poney, cinéma, Cosmic
Laser, bowling, jeux de plein air…), nous avions décidé dʼaxer le
centre sur un thème fondamental : celui de LʼEAU.
Du coup, toutes les activités, quʼelles soient ludiques, sportives ou
à caractère pédagogique ou littéraire, toutes étaient en rapport
avec lʼeau.
Lʼeau, bien-sûr pour notre sortie en Normandie où les enfants
ont pu sʼinitier au char à voile, mais aussi découvrir la faune et la
flore des bords de mer.
Lʼeau encore comme élément essentiel des jeux et Parcs dʼattraction tels que Thoiry, Eurodisney ou Parc Astérix qui ont
enchantés les enfants, quitte à parfois en ressortir trempés !! Mais
quʼimporte notre ami le Soleil ne nous ayant jamais fait défaut
page 10 - Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010
Lʼeau toujours pour thème central de la fabuleuse pièce de
théâtre : « 20 000 lieux sous les mers » que les enfants ont pu
applaudir au théâtre Dejazet.
Lʼeau lors de différentes activités sportives proposées (cours
de natation, mais aussi piscine, détente après les efforts en accrobranches à Aventure land…)
Il y en avait de tous les gouts !
Et dʼailleurs puisquʼon parle de gouts, les enfants se sont régalés
durant tout le séjour. Une cuisinière avait été sélectionnée non seulement pour les repas, mais aussi pour les gouters comme à la
maison crêpes, beignets, tarte aux pommes etc.…
Lʼensemble des filles a dʼailleurs pu sʼinitier à la pâtisserie, notamment pour la confection de Halot le vendredi matin.
On peut dire que tous les sens ont été mis en éveil durant ce mois
de juillet, à tel point que les parents nous ont confié la déception
de leurs enfants à la fin du Centre aéré, jugeant leurs vacances au
mois dʼaoût bien moins attrayantes.
Pour nous, cʼest une grande satisfaction.
Il faut dire, dʼune part que les responsables communautaires ont
tout mis en œuvre pour la réussite de ce centre ; ne lésinant sur
aucune dépense dès lʼinstant où le projet leur paraissait enrichissant, mettant tout en œuvre pour la réussite de cet événement.
Il faut dire dʼautre part que lʼéquipe dʼencadrement a été exceptionnelle. Jeunes détenteurs de BAFA ou professionnels de
lʼéducation, ils nʼavaient quʼun but : rendre les enfants HEUREUX
!
Cʼest pari gagné !
A lʼannée prochaine (avec Londres en projet mais… chut ! ne le
dites à personne !)
p a r J o ë l l e e t A r m a n d B O KO B Z A
Interview
En direct de la résidence Claude Kelman de CRETEIL
avec la Directrice Mme Joëlle GIAOUI
Une maison pour personnes âgées dans laquelle les résidents pourraient célèbrer les fêtes juives et manger cachère
était, il y a quelques années, une utopie. Le courage et la
détermination des dirigeants du CASIP COJASOR, à lʼinitiative de lʼassociation AVOTH, ont permis quʼaujourdʼhui cet
édifice, créé en 2002, soit un lieu de vie agréable, pour proposer à un nombre important de nos «aînés» de poursuivre
leur existence paisiblement. Mme GIAOUI, Directrice de la
résidence Claude Kelman de CRETEIL qui nous reçoit ce
jour, entend nous faire partager ses temps forts et nous faire
part de lʼattente qui est la sienne en matière de partenariat,
afin que cette résidence soit largement ouverte aux membres
de la communauté.
Eden94 : Depuis quand date votre installation en qualité de
Directrice de cette résidence ? Quelle sont les compétences
spécifiques à votre métier ?
Mme GIAOUI : Je suis arrivée en septembre 2005, jʼétais issue
de la filière soin, en tant que cadre supérieure de la santé à lʼhôpital Paul Brousse, puis dans le service gériatrie à Charles Foix
où jʼai véritablement appris les problèmes liés au grand âge pendant 7 ans.
Combien de résidents séjournent à la résidence Claude Kelman ? Et quelle est la nature des pathologies des personnes
qui se tournent vers vos services ? Je veux dire quʼest-ce qui
fait que lʼon quitte son chez soi pour intégrer la résidence ?
Mme GIAOUI : 75 résidents, ce qui représente un taux dʼoccupation de 97 %. Les personnes qui viennent à nous, représentées
par leurs familles sont atteintes des pathologies liées à lʼallongement de la durée de la vie. Les familles tardent lʼarrivée dans
notre établissement à notre regret, car cette structure pourrait être
largement vécue comme le point de départ dʼune nouvelle vie,
lʼadaptation serait facilitée ; le résident profiterait pleinement des
services mis à disposition.
Comment concevez vous votre mission, en tant que responsable des soins des résidents, mais aussi en tant que
coordinatrice dʼactions cultuelles et culturelles ?
Mme GIAOUI: Le Casip-Cojasor est une fondation bi-centenaire
caractérisée par un projet dont la centralité est le domaine social
dans le respect des traditions religieuses et lʼemblème « bien-être
de la personne âgée ». Mais pas seulement, puisquʼelle y inclut le
respect de façon plus générale des personnes. Cela sʼinscrit
naturellement dans une démarche de savoir-faire, mais avec en
prime une « dimension dʼhumanitude » particulière à notre communauté.
Les résidences de ce type avaient jusquʼà un passé récent
mauvaise presse, elles étaient lʼultime recours des familles
pour leurs aînés devenant une charge. Diriez-vous quʼaujourdʼhui, lʼallongement de la vie y participant, ces structures
sont des indispensables relais ?
Mme GIAOUI : Lʼallongement de la vie de nos ainés, les modifications de mœurs, des enfants actifs, des logements inadaptés,
la dépendance dans la vie quotidienne, lʼéloignement géographique du domicile des enfants, font que cela est devenu un relais
indispensable.
Chaque personne représente à elle seule un «univers», les
personnes âgées privées de leur autonomie physique restent
quand même des personnes attachantes par leurs expé-
riences, sont-elles satisfaites de leur cohabitation entre elles
? Y a t-il parfois des difficultés dʼadaptation pour certaines ?
Comment faîtes-vous afin de permettre une réussite de leur
adapatation ?
Mme GIAOUI: Nous tenons à créer un climat de sérénité où
chaque personne dispose dʼune chambre individuelle, dans un
cadre agréable et conserve autant que possible son indépendance. Un travail de psychologie, assorti des observations des
infirmiers (ières) permet de mieux cibler les difficultés particulières, de mettre en place des projets de vie individuels qui
tendent à maintenir le maximum dʼautonomie à chacun des résidents .Afin que le moment des repas permette les échanges,
nous essayons de former autour de ces moments, de la convivialité en proposant des plans de table assortis.
Les résidences de ce type ont toutes la particularité dʼêtre
des lieux de vie et de soins, néanmoins les personnes âgées
ont-elles la possibilité dʼavoir, des activités ludiques,
manuelles régulières sous forme dʼateliers, lorsque leur état
de santé le leur permet ? Ont elles accès à lʼinternet ?
Mme GIAOUI: Tous les jours, diverses activités sont proposées
aux résidents sans obligation dʼy participer, mais en les incitant.
Nous veillons quʼau moment des fêtes, les célébrations se fassent avec le plus grand nombre en y invitant les familles. Par
exemple, nous avons célèbré la fête de POURIM et nos résidents
faisaient partie du jury, pour lʼattribution des prix des meilleurs
déguisements des enfants de lʼécole OZAR HATORAH de CRETEIL, ce fut un moment très fort.
Les familles des résidents sʼimpliquent-elles dans les différentes actions que vous proposez ? Je pense aux actions
ponctuelles pendant les périodes festives.
Mme GIAOUI : Je dirais quʼelles sont très demandeuses dʼactivités, mais que cela ne correspond pas toujours aux souhaits
formulés par leurs parents. Bien entendu, nous permettons que
la résidence accueille toutes personnes bénévoles dans lʼaccompagnement des personnes âgées au cours de la journée. Cette
aide facilite les soins et crée une relation avec lʼextérieur que
nous apprécions bien évidemment. Il suffit pour cela quʼelles se
fassent connaître. Le bénévolat doit tout de même rester encadré.
Une gêne est-elle occasionnée par des visites non programmées ? Par exemple, les visites spontanées des membres de
la communauté ?
Mme GIAOUI : Du moment que cela nʼentrave pas les services
de soins, nous permettons toutes les visites à partir de 13 H. Le
plus souvent ces visites sont programmées et organisées en
fonction de lʼactivité de la résidence.
La mémoire du vécu de ces personnes est un élément de
richesse pour tous, avez vous des idées afin de conserver
tout ce patrimoine ? Que souhaiteriez vous ?
Mme GIAOUI : Un étudiant écrivain public a écrit, comme travail
dʼétude de fin de cycle, un livre retraçant la mémoire de 10 résidents. Cʼest un ouvrage passionnant qui, pour lʼinstant, nʼa pas
fait lʼobjet de publication. Il est à disposition à la résidence. Peutêtre quʼun jour, avec lʼaccord des familles et du journaliste, nous
envisagerons une publication. Pourquoi pas dans le journal
EDEN 94 ?
Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010 - page 11
Solidarité
par Bona KSAS-LEVY
U.P.I. - Sar el
le volontariat civil en Israël
HISTORIQUE
Lors de l'été 1982, en pleine guerre de Galilée, l'ensemble des
récoltes du plateau du Golan a subi beaucoup de pertes du fait que
la majorité des hommes étaient mobilisés.
Le docteur Aharon DAVIDI, ancien chef
du corps des parachutistes de Tsahal,
ému par le désespoir des habitants,
forma une équipe qui fit venir environ
650 volontaires américains. Ces premiers volontaires exprimèrent le désir
que le projet soit maintenu.
Ainsi SAR-EL, projet National des
Volontaires pour Israël fut fondé au printemps 1983, en tant qu'organisation à
but non lucratif et apolitique. SAR -EL,
est l'abréviation de Sherut Le Israël.
Service pour lsraël.
U.P.I (Union pour le Peuple dʼIsraël), qui est la branche française
de SAR-EL, a été fondée en 1984.
POURQUOI LE VOLONTARIAT CIVIL EN ISRAEL
• Une aide économique à Israël :
Les volontaires effectuent des tâches qui seraient effectuées, en
leur absence, par des réservistes israéliens (chaque Israélien est
mobilisé une fois par an pour une période de réserve de six
semaines). En effectuant leur remplacement, les volontaires permettent à lʼEtat dʼIsraël de réaliser dʼimportantes économies.Par
ailleurs, ces réservistes peuvent continuer leur travail dans le civil
et rester auprès de leur famille.
• Un réconfort moral pour les soldats :
La présence des volontaires dans les bases apporte du baume au
cœur des soldats qui effectuent leur service militaire (trois ans pour
les garçons et deux ans pour les filles) ainsi quʼaux réservistes.
• Une expérience personnelle enrichissante :
La participation à la vie de la base, le partage des mêmes conditions de vie que les soldats créent des moments exceptionnels de
fraternité et dʼémotion.
QUʼEST-CE QUE LE VOLONTARIAT ?
Les volontaires travaillent dans des bases militaires, situées dans
des zones non à risque, en uniforme et vivent dans les mêmes
conditions de logements, non mixtes, que les soldats et prennent
ensemble leurs repas strictement «Kacher»
Les tâches qui leur sont confiées diffèrent selon les bases et
concernent la logistique, telles que la préparation de paquetages,
la vérification de masques à
gaz, le pliage de parachutes,
lʼentretien de véhicules. Ils
peuvent également exécuter
des travaux de peinture, de
jardinage ou de cuisine.
DIVERSES FORMULES
Il existe diverses formules pour
15 ou 19 jours avec possibilité
de détente ou dʼoulpan. Les
départs
ont
lieu
deux
dimanches par mois tout au
long de lʼannée,
sauf pour les mois de juillet et
août où les départs ont lieu
tous les dimanches.
page 12 - Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010
POUR CONTACTER LʼU.P.I. – SAR EL
Bureau national :
01 44 15 23 21 / 01 44 15 23 26
Site internet : www.upisarel.org
Mail : [email protected]
par Misha UZAN
Société
Montée de violence en ISRAEL
Homicide dʼune famille entière à son domicile, mort dʼun vieil
homme sous les coups de ses agresseurs, viol en meute dʼune
jeune fille par une demi douzaine dʼadolescents, assassinat dʼun
jeune garçon par des voyous de quinze ans, arrestation dʼun terroriste homophobe, fusillade dans un club dʼhomosexuels, etc. Des
scènes qui nous viennent dʼIsraël.
Ces derniers mois, dans lʼEtat hébreu, lʼactualité résonne au son
des violences urbaines, des émeutes à Jérusalem jusquʼaux
affrontements entre bandes rivales. Lorsque les violences ont des
raisons politiques, à Jérusalem avec les Arabes ou les ultra-orthodoxes, comme à Saint Jean dʼAcre entre les communautés juives
et arabes il y a un an, le public israélien et étranger y est comme
habitué. Il lʼest moins lorsque ces violences ont des raisons
sociales. Même si elles sont encore limitées en nombre, celles-ci
font désormais partie du paysage du pays. La situation nʼest pas
encore catastrophique, on est loin de la Seine Saint Denis ou
autres régions difficiles, mais elle se détériore au fil des ans avec
une délinquance urbaine qui augmente dans certaines villes.
Certes, nous lʼavons dit dans de précédents articles, dʼautres villes
peuvent se vanter dʼune relative sécurité qui fait des envieux (voir
Eden94 n° 4, « Etre une femme à Tel Aviv »). Néanmoins les Israéliens sont confrontés à des faits quʼils ne connaissaient que peu il
y a une vingtaine dʼannées.
Les dernières explosions spectaculaires à Tel Aviv et à Netanya
nʼétaient pas dues à des attentats terroristes, mais à des règlements de compte entre familles du crime organisé. Le phénomène
prend de lʼampleur. La télévision israélienne sʼest même emparée
du sujet dans une série à succès. Mafia, drogues, prostitution et
délinquance font aujourdʼhui partie de la société israélienne. Ici et
là certaines communautés sont montrées du doigt. Une partie de
lʼimmigration venue dʼancienne URSS est souvent perçue comme
à lʼorigine de ces dérives. Certains bien sûr, dénoncent des immigrés détachés de toute valeur et éthique juive, voire de toute
origine juive, et qui nʼont fui ni guerre ni persécution mais qui voient
en Israël un territoire propice à leurs affaires.
On sʼinterroge sur la nécessité de mieux contrôler le passé des
immigrants. Une question épineuse qui viendrait restreindre la loi
du retour, lʼun des fondements de lʼEtat dʼIsraël. Mais chacun sait
que des immigrants sont à lʼorigine des groupes de néo-nazis arrêtés à Petah Tikva ou des inscriptions antisémites marquées sur des
synagogues. Lʼaffaire Yaacov Teitel comme lʼaffaire Oshrenko pointent du doigt les nouveaux immigrants, les immigrés dʼancienne
Union soviétique en tête, mais aussi les Américains et souvent
aussi, les Français.
Par ailleurs, lʼintégration de la communauté éthiopienne reste lente
et les difficultés économiques et sociales persistent. Et dans lʼensemble les villes du sud connaissent des déstructurations qui
laissent place à lʼaugmentation de la violence quotidienne sous une
forme ou une autre. Le constat est dur. Israël est confronté à une
nouvelle violence qui nʼest pas encore contrôlée. Toutefois des initiatives courageuses sont prises par certaines personnalités, à la
Knesset ou au sein dʼassociations. La société israélienne a cette
capacité de réagir vite. Les citoyens, très sensibles à leur qualité
de vie, à la sécurité, à des rues paisibles et à un environnement
stable, se mobilisent. Les médias, en étant quelque peu alarmants
(et cet article y contribue quelque peu) renforcent en fait la volonté
dʼy répondre. La police tente de sʼorganiser. Bien que certains
experts lʼestiment encore trop tournée vers le terrorisme, qui reste
une priorité nationale, elle cherche à se moderniser.
Pris de vitesse par ce déplacement de la violence, on pense à
investir dans la recherche criminelle, à résoudre les problèmes de
fonctionnement, à adopter des logiciels adaptés à la poursuite des
criminels et des délinquants. Les regards se portent aujourdʼhui
vers les réussites à lʼétranger, notamment à New York et aux EtatsUnis. Reste à traduire ces succès au sein de lʼunivers israélien, qui
témoigne de différences sensibles de situations mais reste tout de
même à un niveau de violences bien moins élevé quʼaux EtatsUnis ou dans les grandes villes dʼAmérique ou dʼEurope. On peut
dʼailleurs souligner à juste titre les récents succès de la police
israélienne, comme dans lʼaffaire Oshrenko, où elle sʼest pleinement investie. Mais avec 22000 policiers sur lʼensemble du
territoire, composé de 7,4 millions de personnes, les effectifs manquent et la tache reste difficile.
La balle est dans le camp de la société israélienne et peut-être
aussi de nous tous. Israël a décidé de ne pas se laisser aller à la
triste normalité de la violence quotidienne. Face à une perte de
valeurs, au déclin de lʼidéologie sioniste, à la déstructuration économique, sociale, aux conséquences tardives des dernières
vagues dʼimmigration, Israël se défend, sʼorganise, se soigne. Il en
est de la responsabilité de chacun et de lʼavenir du rêve dʼIsraël.
Le seul rêve peut-être qui soit devenu réalité.
Misha UZAN
http://mishauzan.blogspot.com
Lʼauteur est aussi webmaster du blog :
http://goodnewsisrael.over-blog.com
Née en 1978, l’A.B.A.S.B.A est une association à but non
lucratif, déclarée cause humanitaire. Celle-ci est habilitée
à recevoir des dons, des legs et des donations. L’association s’est donnée pour mission d’agir contre la pauvreté et
l’exclusion. Elle souhaite faire vivre la communauté dignement par :
- la Banque alimentaire Cachère
- l’aide à payer les loyers en retard, les factures d’électricité ou l’assurance habitation.
- l’aide à payer la scolarisation des élèves en école
juive.
- le soutien psychologique des personnes isolées, handicapées et âgées.
Ce sont vos dons qui nous permettent de poursuivre nos
actions. Votre geste de soutien contribue à rendre notre
société plus solidaire.
AIDEZ L’ABASBA A RECEVOIR DES DONS EN
ENVOYANT CE DOCUMENT AUX PERSONNES
QUE VOUS CONNAISSEZ.
Un reçu CERFA vous sera remis pour chaque don versé.
Association ABASBA
84, avenue du Docteur Paul Casalis
94000 CRETEIL
Tél : 01.43.99.53.96
Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010 - page 13
Carnet
Cʼest avec joie que nous avons
appris les naissances de :
ITAI PERETZ BALOUKA
Au foyer de M. et Mme Elie BALOUKA
Petit-fils du Docteur et Mme Peretz BALOUKA
Petit-fils de M, et Mme Armand BOKOBZA
Arrière-petit-fils de Mme Arlette DAHAN
Arrière-petit-fils de Mme Malka BALOUKA
CHALVA TAL SENIOR
Au foyer de M. et Mme Betsalel SENIOR
Petite-fille du Rav Schlomo Alain SENIOR et Mme
Arrière-petite-fille du Rav Pinhas SENIOR et Mme
DAVID TRISTAN MAX ITTAH
Au foyer de M. et Mme Samuel ITTAH
Petit-fils de M. et Mme Gérard BOUKOBZA
Petit-fils de M. et Mme Gabriel ITTAH
Arrière-petit-fils de Mme Alice BOUKOBZA
ITSIK ICHAI CHETRIT
Au foyer de M. et Mme Binhas CHETRIT
Petit-fils de M. et Mme Mordehaï CHETRIT
ROMY HANNAH METOUDI
Au foyer de M. et Mme Gary METOUDI
Petite-fille de M. et Mme Claude METOUDI
Arrière-petite-fille de Mme Lise METOUDI
LIAM TAIEB
Au foyer de M. et Mme Adir TAIEB
Petit-fils de Yoël et Zahava TAIEB
Petit-fils de M. et Mme Daniel DAHAN
SIVAN LAURIE BOUTBOUL
Au foyer du Docteur et Mme Jérémie BOUTBOUL
Petite-fille du Docteur et Mme Bernard BOUTBOUL
Petite-fille de M. et Mme Patrick COHEN
LYAM UZAN
Au foyer de M. et Mme Raphaël UZAN
AARON MORDEKHAI ISRAEL RIMOKH
Au foyer de M. et Mme RIMOKH
SNHNEOR YTSHAK SCHTRAKS
Au foyer de M. et Mme Eliméleh SCHTRAKS
Petit-fils de Pascale Pnina BENSIMON de NATANYA
Arrière Petit-fils de M. et Mme Jean-Pierre BENSIMON
GABRIEL DAVID RAPHAEL SEROUSSI
Au foyer de M. et Mme Julien SEROUSSI
Petit-fils de M. et Mme Alain SEROUSSI
Petit-fils de M. et Mme Léon ZRIHEN
Administrateur de la Communauté de CRETEIL
AZRIEL REOUVEN HAZAN
Au foyer de M. et Mme Gabriel HAZAN
LIOR ELIAHOU DAHAN
Au foyer de M. et Mme Mike DAHAN
DAVID YOHAI YATTAH
Au foyer de M. et Mme Michaël YATTAH
Naissances
YEHOUDA MATHAN SEBBAG
Au foyer de M. et Mme Dan SEBBAG
JONAS ELIAOU YECHUA HOUTA
ALON CHOUKROUN
Au foyer de M. et Mme Philippe CHOUKROUN
DAVID MARCIANO
Au foyer de M. et Mme Mickaël MARCIANO
Petit-fils de M. et Mme David MARCIANO
Petit-fils de M. et Mme SAFFAR
Nous adressons aux parents ainsi quʼà toute la
famille nos voeux de MAZEL TOV.
HARIE MATIA ELKIESS ET RIVKA LEA SOMEKH
Fils de M. et Mme Samy ELKIESS
Fille de M. et Mme Saoul SOMEKH
Petit-fils de Mme Arlette DAHAN
FREDERIC ISAAC TAIEB ET KELLY SARFATI
Fils de M. et Mme Simon TAIEB
Fille de M. et Mme Alain SARFATI
Petit-fils de M. Isaac KOSKAS (ZAL)
Administrateur en 1959 de la Communauté de
CRETEIL
MORGAN TRABELSI ET AURELIE GANEM
Fils de M. et Mme Gérard TRABELSI
Fille de M. et Mme Jacob GANEM
Petie-fils de M. Roger ZANA
Petit-fils de Mme Odette TRABELSI
Petite-fille de Mme Dolly ASSAYAG
AVRAHAM MARTINEZ ET ORA NIDDAM
Fille de M. et Mme Meyer NIDDAM
Fils de M. et Mme Abraham MARTINEZ
MICKAEL SAADIA ET SARAH LALOU
Fille de M. et Mme Mardochée LALOU
YOSSEF LAURENT FREOA
Fils de M. et Mme Max FREOA
EYTHAN AZOUGUY
Fils de M. et Mme Raphaël AZOUGUY
JAMES COHEN, RUBEN ELHARRAR, SAMUEL
JAMI, RAPHAEL ATTAR, DAVID MAYER, SACHA Que leur joie éclate comme celle des villes de
JUDA et des rues de JERUSALEM.
PESCI
Bar et Bat Mitzvot
Que LʼETERNEL permette à leurs parents de les
conduire sous la houppa.
GABRIEL KAPELSKY
ITRO BOCCARA
YEHOUDA LEON GABAY
ISAAC DARMONI
AVRAHAM ALBERT AMAR
ASSAF RAMON
RACHEL BAT SIMHA BENHARROSH
ROUHAMA JOELLE MARCIANO
HANNA BAT RAHEL HALFON
ESTHER TORJMAN
PAULETTE RIVKA ATTIAS
IRENE TAITA LEVY
JOSIANE COHEN
Décès
AVA ET SHANA BENOLIEL
Au foyer de M. et Mme Jonathan BENOLIEL
Petite-fille de Mme Danielle BENOLIEL
Anniversaire
Que L’ETERNEL permette à leurs parents de les
conduire sous la houppa.
NATHANAEL YOSSEF SENIOR ET AUDELIA
ABERGEL
Fils du Rav Schlomo Alain SENIOR et Mme
Fille de M. et Mme Prosper ABERGEL
Petit-fils du Rav Pinhas SENIOR et Mme
Petit-fils du Rav David BOUSKILA et Mme
Petite-fille de M. et Mme Armand ABERGEL
Petite-fille de M. et Mme Jaïs BITTON
Mariages
Que lʼETERNEL leur permette de participer à la
Résurrection AMEN.
Samedi 12 décembre 2009 : A l'occasion de Hanouka, la Communauté de CRETEIL organise une
grande soirée orientale à 20h30, salle Jean Cocteau à CRETEIL VILLAGE. dîner et animation musicale avec l'orchestre CHARLY, renseignements et inscriptions au centre communautaire
TEL : 01 43 77 01 70
Mercredi 16 décembre 2009 : projection au cinéma du Palais de Créteil à 20 H, du film "Va, vis et
deviens", organisée par la Communauté de CRETEIL. TEL 01 43 77 01 70
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MICHAEL
DAHAN
Mohel Diplômé
[email protected]
© Illustration David Kessel - reproduction interdite
06 60 20 33 61
Michael DAHAN
vous souhaite un joyeux Hanouka
Eden 94 - n°7 - Décembre 2009-Janvier 2010 - page 15
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vers toutes les destinations. A bientôt dans notre agence. Merci