Dalaï Lama ‡ Igor Cavalera ‡ The Soft Moon ‡ François

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Dalaï Lama ‡ Igor Cavalera ‡ The Soft Moon ‡ François
Culture Luxembourg
numéro 18
numéro 18
‡ culture ‡ voyage ‡ mode ‡ clubbing ‡ musique ‡ voiture ‡ interviews ‡ agenda ‡
Dalaï Lama ‡
Igor Cavalera ‡
The Soft Moon ‡
François Damiens ‡
Mode Prêt À Porter Automne Hiver ‡
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dito
Open Bar Counter-Strike
Ma chère maman pense que la civilité des jeunes, enfin surtout la mienne, est affectée par les jeux vidéo.
J’aimerais lui rétorquer deux choses. Premièrement,
je ne suis plus un jeune… même si j’en garde bon
nombre de stigmates : compte en banque faiblard, accoutrement inadapté à la date qui figure sur ma carte
d’identité, hygiène de vie désastreuse…
Deuxièmement, le jeu vidéo est une expérience sociale délicieuse, surtout si on y joue en ligne avec
d’autres gamers virtuels. Précisément comme dans
un bar après le boulot, on s’y connecte entre amis
pour se détendre et tailler le bout de gras… la cirrhose en moins. Les discussions sont quasi identiques
même si l’échange social principal reste le tir à vue…
et qu’il manque cruellement de filles. On y observe
les mêmes comportements malveillants, misogynes et
xénophobes, heureusement vite calmés par le reste
de la plèbe. Les vannes fusent autour du zinc comme
des headshots dans Counter-Strike et tout le monde
s’accorde à prendre du bon temps.
Évidemment, je retourne à l’occasion dans les bars
épancher mon inénarrable soif… de sociabilisation.
Et justement, la semaine dernière, en sortant du bu-
reau, un ami de comptoir me contait une anecdote
amusante. Kristian Wilson, le boss de Nintendo, avait
exposé en 1989 une théorie intéressante. Le magnat
de la console expliquait que si les jeux vidéo affectaient les kids, enfin si Pac-Man nous avait influencés
étant enfants, nous devrions tous courir en rond dans
des pièces sombres, en gobant des pilules magiques
tout en écoutant de la musique répétitive.
Nous avons tous bien ri à gorge déployée autour d’une
énième tournée de Bofferding. Nous en avons conclu
que les jeux vidéo ne pouvaient pas être foncièrement
nocifs et que, malgré tout, nous étions assez éloignés
du stéréotype de l’adolescent insociable obnubilé par
sa quête dans World Of Warcraft.
En rentrant chez moi, j’ai cependant vérifié les dires
de mon acolyte. Le patron de la firme nippone n’a
nullement été Kristian Wilson puisque Hiroshi Yamauchi a occupé ce poste de 1949 à 2002. Il s’agit
en effet d’une boutade lancée par l’humoriste anglais
Marcus Alexander Brigstocke lors d’un show télévisé. Alors fausse blague geek mais très bonne blague
quand même. †
Sébastien
numéro 18

vitrine
sommaire
Luxuriant 18
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Luxuriant SARL
42 Rue de Hollerich
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Rédacteur en chef
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
numéro 18
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Pearson, Christine
Delvaux, Christophe
Hanesse, Christophe
Michel, Fabien Rodrigues,
François Koch, Georg
Klein, Géraldine Grisey,
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6 numéros par an
Couverture :
François Damiens
Photo copyright RTL-TVI
Illustration de couverture :
Gilles Uzan
Sommaire
...........................................................................................................
Éditorial........................................................................................03
Décibel
Sermeq vs Loud Was The Sea...................08
The Soft Moon................................................ 12
Birdbones........................................................ 14
And So I Watch You From Afar................ 16
Rockhal............................................................. 18
Uncommonmenfrommars...........................20
Igor Cavalera..................................................22
Été 67................................................................24
Mixuriant......................................................................................26
Vroom Service..............................................................................28
Hélène...........................................................................................32
Ciné
François Damiens..........................................34
Vitrine...........................................................................................42
Punky b............................................................50
Trippin...........................................................................................52
La nuit..........................................................................................60
Eldoradio......................................................................................64
Extrabold......................................................................................66
Blabla............................................................................................68
Cookxuriant.................................................................................74
Hangover......................................................................................76
Tirage
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20 000
exemplaires
affilié
au CIM
Horoscope.....................................................................................78
Agenda..........................................................................................80
In web we trust............................................................................82
dcibel
« Loud Was The Sea
s’apparente à une douce
promenade. » Sermeq
Sermeq
vs
Loud Was The Sea
Les artistes luxembourgeois Sermeq et Loud Was The
Sea partagent l’amour des envolées aqueuses binaires
et des plongées rythmiques glaciales. Le hasard, le talent et la proximité d’un microcosme gravitant autour
de l’electronica grand-ducale auront réuni ces deux
prodiges sur le label Schnurstrax. Les deux sbires
viennent de sortir leur album respectif au même moment. Luxuriant les a invités à défendre leur beefsteak
autour de quelques verres. Plus qu’une interview, voici
le compte rendu d’une conversation animée par deux
passionnés d’Intelligent Dance Music.

numéro 18
« Sermeq ne désire pas
ancrer sa musique
dans le présent. »
Loud Was The Sea
numéro 18

dcibel
L : J’ai joué dans Balboa, un groupe post rock instrumental, bidouillé avec des amis de l’université à Liège. Nous avions sorti
un disque signé sur un label allemand en 2002. Ensuite, certains membres sont devenus casaniers. J’en ai profité pour former Metro avec d’autres gens. Après un beau passage par Miaow
Miaow, je me concentre sur Loud Was The Sea et Mount Stealth
(en concert fin juillet à l’Exit07), le groupe dont je t’ai parlé.
• Vous composez du son plus intelligent que vos confrères ?
Loud Was The Sea : C’est très arrogant de penser cela (sourire).
Cependant, je produis une musique qui s’écoute de manière différente et pas forcément prévue pour le dancefloor. Je plonge
mes morceaux dans une atmosphère cinématographique, j’y
ajoute des climats de tension tout en favorisant une progression
mélodique.
Sermeq : J’aime bien faire partie d’un mouvement comprenant
le mot intelligent (rires). J’estime que je fais de l’ambient, même
si parfois j’accélère le beat. Attention, ce style ne se résume pas
uniquement au chant des baleines.
• Parlez-moi de vos albums.
L : Autist Wedding, avec un jeu de mots un peu limite sur un
mariage où on a rien à se dire, est mon premier EP en téléchargement libre sur Schnurstrax Record. J’ajoute que je suis
également fan d’Otis Redding (sourire).
S : Nautilus, mon quatrième disque, fait également partie du
catalogue Schnurstrax. Je produis un album tous les deux ans.
• Où avez-vous puisé l’inspiration pour vos pseudos ?
L : Je venais de terminer un morceau à l’époque où je jouais
avec Metro. Le track ne collait pas trop à l’esthétique du groupe.
J’en ai donc profité pour faire un projet solo avec une consonance visuelle très forte. Loud Was The Sea était né.
S : J’ai eu le déclic lors d’un voyage au Groenland en 2001,
période où j’ai décidé de m’investir davantage dans ma musique.
Sermeq signifie glacier en inuit.
• Quelle est l’autre partie immergée de ton iceberg ?
S : Claude, 34 ans, infirmier psychiatrique, je vis à Kopstal.
J’anime également, depuis une dizaine d’années, l’émission Bloe
Baaschtert (Batard Bleu) sur Radio Ara, une émission 100 %
musique nationale.
• Batard bleu ?
S : Exactement, comme un drôle de chien issu du métissage de
plusieurs races… mais de couleur bleue (sourire).
• Le groupe que tu aimes plébisciter dans ton émission ?
S : Entre autres, Artaban et Sug(r)cane, ce dernier a également
signé à nos côtés sur Schnurstrax.
• Tu passes aussi souvent l’artiste eschois Rome sur tes ondes ?
S : Evidemment, mais aujourd’hui, Jérôme Reuter, de son vrai
nom, ne se limite pas uniquement à la scène grand-ducale. Il
est devenu un artiste international. J’adorais son ancien groupe
Mack Murphy And The Inmates, une formation très rock et très
noire, dans laquelle il chantait et jouait de la guitare, avec des
clins d’œil à la scène punk et à Nick Cave.
• Rome s’est hissé en troisième position des charts « dark »
des disquaires Amobea en Californie.
S : Il le mérite car Jérôme est un musicien doué. Du reste, il existait également, au début des années 90, un label indépendant
luxembourgeois dénommé Amoeba Records, avec un catalogue
assez sympa en musique industrielle, créé par Patrick Kleinbauer,
le guitariste de Toxkäpp!, le groupe de ska.
• Et toi David, quels sont tes artistes phare de la scène locale
?
L : J’aime beaucoup Chief Mart’s, du post-rock avec des éléments
psychédéliques, également La Fa Connected composé d’anciens
membres de Tiger Fernandez, de dEFDUMp et de l’ancien guitariste d’Actarus, qui, au passage, joue avec moi dans un groupe
appelé Mount Stealth.

numéro 18
• David, à part la musique, quelles sont tes autres occupations ?
L : Je donne des cours d’économie et de mathématique dans un
lycée d’enseignement secondaire à Esch-sur-Alzette, j’ai 35 ans
et, accessoirement, j’écris dans les pages culturelles de l’hebdomadaire d’Lëtzebuerger Land.
• Tu as d’ailleurs la réputation d’être un journaliste vindicatif.
Je n’ai jamais eu la volonté de me venger mais je refuse le copinage forcé propre à la scène locale (sourire). Personne n’ose
donner son avis dans la presse luxembourgeoise. Je m’inspire
des chroniques controverses et vivantes des magazines français
Best, Magic RPM et Les Inrocks ou des fanzines belges Rif Raf
et Mofo.
• As-tu déjà chroniqué Sermeq ?
L : Bien sûr, mais je préfère le laisser t’en parler (sourire).
S : Il avait fait une superbe critique de mon précédent album en
2008, j’étais très content. Par contre, pour la compilation Bloe
Baaschtert spéciale violoncelle intitulée The Cell[O] Division,
il n’avait pas été vraiment convaincu par mon morceau (rires).
Néanmoins il reste honnête même s’il connaît personnellement
les musiciens. C’est tout à son honneur et cela permet à l’artiste
de se remettre en question.
• Le violoncelle est un instrument que tu chéris dans ton
mode de composition ?
S : J’ai eu une bonne expérience avec Lisa Berg, violoncelliste
professionnelle, lors de l’enregistrement de mon track pour la
compilation The Cell[O] Division. Ce morceau, intitulé « We
Should Feel The Same », a été enregistré dans les studios de la
Rockhal dont un remix figure également sur mon dernier album. Pour le titre « To Lilia », Lisa a encore participé, mais cette
fois-ci, nous avons fait la prise de son dans le studio du jazzman
Claude Pauly.
• Ok, vous êtes timides, alors que chacun me décrive la musique de l’autre.
S : La musique de Loud Was The Sea s’apparente à une douce promenade agréable à écouter le soir pour s’endormir. Par
contre, en live, je souhaiterais encore plus d’action.
L : Sermeq ne désire pas ancrer sa musique dans le présent. Il
évolue dans un univers rétro-futuriste, un peu désuet à la façon
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• David, utilises-tu également des vrais enregistrements d’un Jules Verne qui, par le passé, aurait imaginé la bande son
de l’avenir avec, évidemment, tous ses avantages et ses inconvéd’instruments dans ta musique ?
L : J’ai enregistré uniquement une ligne de basse jouée par mes nients.
soins sur ce premier EP.
• C’est important de signer sur un label local ?
L : Cela signifie que nous participons à un réseau. Nous côtoyons
• Vous jouez d’autres instruments ?
S : Sur scène je pianote des mélodies simples sur un Keytar, un cette petite scène électronique marginale et le fait de signer sur
Schnurstrax démontre que les acteurs principaux nous acceptent
synthétiseur guitare.
dans leur univers. C’est relativement cool.
L : Guitare, clavier et basse.
• Avez-vous suivi des cours de solfège ?
S : De 12 à 15 ans j’ai fait un peu de solfège. J’ai rapidement
arrêté pour me concentrer sur mon émission de radio, à Médernach, dans mon village. L’animateur principal, Laurent Wohlfart,
m’avait fait découvrir Aerosmith, Birth Control, The Doors…
Ensuite, je me suis instinctivement dirigé vers le hard rock, le
métal, le grunge.
L : Lors de mon adolescence, un de mes actes de rébellion fut
incontestablement de ne pas aimer le solfège. J’ai commencé la
guitare à 16 ans et j’ai commencé, à cette période, à écouter
les cassettes et les vinyles de mon père. Il avait des goûts relativement bons et assez éclectiques. Je pense à Elvis Costello et
aux Beatles. Puis, lorsque je rendais visite à mes grands-parents
en Belgique, je louais dans les discobus (NDLR médiathèques
mobiles), des piles de CD que j’enregistrais ensuite illégalement
sur cassette pour en garder une copie. J’ai ainsi découvert Sonic
Youth, Dinosaur Jr, la scène indie, The Young Gods, The Chemical Brothers, DJ Shadow, le label Mo Wax, Ninja Tune, etc.
• Votre processus de création ?
S : J’essaie de mettre en musique une idée d’ambiance mais cela
ne marche jamais (rires).
L : Je boucle sur mon ordinateur une mélodie qui me trotte dans
la tête et j’ajoute ma sauce.
• Avant d’être des stars de l’electronica, avez-vous joué dans
d’autres formations ?
S : Le premier groupe dans lequel j’ai chanté, enfin gueulé, fut
Schweinepest soit Peste Porcine (rires) en 2001. Nous composions avec Alex Zeimet, un collectionneur de synthés analogiques, une new wave punk électro dans la lignée de DAF ou Die
Krupps.
• Vos prochaines dates ?
S : Au Rocas le 16 avril avec Chief Mart’s, Z-Town Massiv et
Keta.
L : Au Rocas le 30 avril avec Plankton Waves, le 10 juin aux Save
Esch Sessions à Esch-sur-Alzette. †
Sébastien
Photo : Vincent Kohl
• Votre configuration live ?
S : Ma musique est très flexible même si une grande partie est
préprogrammée. Sur scène, nous opérons en duo avec Paul
Leruth, un ami multi-instrumentaliste. Il joue du synthé et de
la guitare. De mon côté, je mixe les effets derrière mon laptop,
je joue aussi du synthé et du stylophone, instrument à 27 euros,
devenu culte depuis que David Bowie l’a utilisé dans le morceau
Space Oddity.
L : La partie pré-programmation est également importante mais
je préserve une piste que je joue live via un clavier maître. Parfois, j’utilise aussi des effets et j’accompagne certaines mélodies
à la guitare.
numéro 18

dcibel
The Soft
Moon
Each note comes from one man raised in the Mojave
Desert. Inspired by memories of weather in a region, a
long way from San Francisco’s outside world. Joy Division resonates with his life the most. Luis Vasquez is The
Soft Moon. His Brooklyn based label, Captured Tracks,
recommends his music for paranoid train rides in a postapocalyptic world. Get your tickets for the ride at Exit07,
the train departs on May 13th.
• Do you use music as a therapy?
My music is a way of facing my demons and dealing with my
personal problems. I would consider my songs to be more angry
with a splash of hope rather than dark, but I guess anger and
darkness go hand in hand.
• Do you whisper your indistinguishable lyrics because you
don’t have the right voice?
Ironically, the whispering was due to my neighbors always complaining about the noise. I prefer to use my voice unconventionally to express feeling without words.
• It’s impossible not to think about the Bauhaus movement
influences in your artwork.
I envision shapes when I hear a sound. The same thing happens
when I taste food. I’m a fan of art history and felt the Bauhaus
movement would work well as a visual aesthetic for The Soft
Moon. Suprematism also plays a big part in the artwork.
• Andrew Weatherall plays The Soft Moon in his mix for
Vice Magazine. Who would be the “other” perfect DJ to play
your music? And the perfect moment?
I would say Alan Vega and Martin Rev if they were a DJ duo.
Perfect moment would be in the sewers of New York, hanging
out with alligators during the late 70s at 4am.
• You sometimes DJ too. Which record never leaves your
bag?
Siekiera “Jest Bezpiecznie”.
“The whispering was
due to my neighbors.”
• What was Luis the teenager like?
An energetic teenager. All day, everyday consisted of me switching back and forth between skateboarding and playing music.
I never got into too much trouble, or maybe I just never got
caught. I used to wear my dad’s worn out jeans. I was also obsessed with thrift stores at the time.
• Are European 80s bands a part of your musical culture
too?
Definitely. Probably more so than American 80s bands.
• Why don’t you use today’s technology to be The Soft
Moon’s only member on stage?
I was actually worried I would have to perform solo during the
initial stages of The Soft Moon. In fact I had lots of nightmares
about it. I wanted to give a good live show to the audience. Live,
we are a three-piece and I couldn’t be happier with our dynamic
and energetic performances.
• How would you describe the Mojave Desert?
Dry, life-threatening, miserable, freezing, blisteringly hot, windy,
with mountains, meth, abandoned houses, Joshua trees, coyotes,
skulls, lizards - post-apocalyptic. †
Christophe Hanesse

numéro 18
dcibel
Birdbones
Zu Lëtzebuerg ass d'Band schon zimlech bekannt. Enner
anerem hunn se fir d'Macy Gray als Opening Act gespillt.
Mat den Birdbones hunn ech EP, Band-Geschicht an Musek geschwat…
• Wien spillt alles mat an de Birdbones?
Den Dan ass eisen Guitarist, den Jonah spillt Bass, d’Deborah ass
d'Sängerin, den Erik ass den Drummer an last but not least, den
Sid spillt d’Keyboard.
• Wéini gouf d'Band gegrënnt?
Mir waren an denen leschten Joeren a villen Projetën verwéckelt. Et as e bësschen duerch Zoufall datt mer eis, 2008 iwwert
de Wee gelaaf sin, an eis iwwerluecht hun zesummen Musek ze
maan. Well mir zu dem Zeitpunkt awer net all zu Lëtzebuerg
gelieft hun, hun mier vill op Distanz geschafft.
• Wéi ginn d'Lidder geschriwwen? Wat ass de kreativen Prozess?
E richtegen Prozess gëtt et am Fong net. Mir tauschen eis Ideen
ënnerteneen aus, testen se, lossen se leien, geheien se weg. Dat
wichtegst bei där ganzer Saach as den Feeling. Et gin Deeg wou
d’Inspiratioun nët um Rendez-Vous as. An dem Fall gëtt e bësschen gejamt, den Groove montert eis op.
• Wou gëtt geprouft?
Mir prouven beim Erik am Keller well mir dann nët ëmmer
mussen d’Batterie ronderëm schleefen.
• Ech hunn héieren et wär eng EP ënnerwee? Gouf et nët
schon eng?
Mir hun d’lescht Joër eng 6- Track EP erausbruecht op där ganz
verschidden Stécker waren. Vun Funk an Pop Songs op Rock an
Experimental Lidder.
Mir hun eis virgeholl eis dëst Joer nach an en Studio anzespärenan an D’Release ass fir de 15 Oktober an den Rockhal
geplangt.
• Wien bréngt wat fir Influenzen an der Band mat?
Mir lauschtern vun allem. Daat spiert een an eiser Musek.
An ët fuerdert eis Kreativitéit. Den Erik an den Dan bréngen
daat Progressivt an d’Spill woubai den Jonah séng Funky Bass
schwätze léisst, den Sid eis den klengen Folk, an World Touch
gëtt an d’Deborah Soul Vocals asetzt. Mir setzen eis keng Limiten. Maachen Musek déi eis glaïcht.
"Mir setzen eis
keng Limiten!"
• Eng gutt lëtzebuergesch Band?
Mutiny On The Bounty oder Heartbeat Parade.
• Eng mega Erënnerung?
Eisen Concert als opening act vum Macy Gray an der Rockhal,
ët wor op allefall en groussen Challenge fir mol virun engem
Publikum ze spillen, deen nët eis kucken kënnt.
• Ech hun héiren dir hätt en Succès-Barometer?
Jo, eisen gudden Kolleg Bob. Den Mann den am härtsten blären kann. (Laachen) Wann een just saïn Enthousiasmus no engem Lidd héiert, ass ët e schlecht Zeechen. Wann aaner Leit
mat maachen an et héiert een hien net méi raus, dann sin mer
zefridden.
• Hudd dir en Hotspot zu Lëtzebuerg?
De Rocas Café oder den Tram, soss ginn mir och zesummen an
de chinesëschen Restaurant "San He" zu Rolleng iessen, avis aux
amateurs…
• Déi nächst Shows?
Mir spillen den 7 Abrëll an der Rockhal als Support Act fir Stornoway, den 14 Mee zu Schous op engem Festival an den 27 Mee
um "Food For Your Senses". Soss wärten mer den Summer nees
op Tour sin an ënnert aanerem och um “Rock um Knuedler''. †
François Koch
Photo : Greg Buttay

numéro 18
dcibel
And So
I Watch You
From Afar
Four mates and four instruments. Here is the basis of
And So I Watch You From Afar, Belfast’s post rock revelation over the past years. Formed in 2005, the instrumental band has just released its second album and is determined to share the pure energy and positive aggression
on April 9th in Kulturfabrik’s “Out Of The Crowd” festival. As their title song “Don’t Waste Time Doing Things
You Hate” says, lead guitarist Rory Friers doesn’t waste
any of his, he just tries to be honest with the music he
plays, always searching for party animals.
• ASIWYFA sounds like a paranoid name for a band?
Yeah, I think it probably is. When we first got together as a band
we were reading a lot of George Orwell and had kind of an obsession with it. But it could have a double meaning: someone
invades your privacy or it can also be someone looking after you
as well, watching your back.
• Why did you choose the instrumental way?
We didn’t choose it. We all grew up in punk rock and hardcore
bands and when we met, we just started to play music. We didn’t
have rules and it seemed we didn’t need lyrics, just enjoying the
fact that music could speak for itself.

numéro 18
• Do you have to play louder and louder?
Yes because we get deafer and deafer.
• What are your major influences?
When we were kids we were listening to Black Flag, At The Drive
In or Depth Charge. When I got “Repeater” from Fugazi I just
couldn’t stop listening to it.
• What’s your definition of the perfect audience?
We could probably collect them and come back from tour with
the perfect audience. We just came from Russia, none of us even
speaks the language, we were close to having the perfect one:
open-minded, energy addicted, crazy, lovely people. Music and
gigs sometimes cross so many divides.
• Any other tour stories?
I challenged Josh Home (Queens Of The Stone Age & Eagles
Of Death Metal) to a drinking competition in Amsterdam. I’m
a short, skinny dude, Josh is like ten feet tall and obviously the
craziest guy in rock. He laughed at me and then put me in a
taxi and took me down to a local bar. We started drinking, but
he got mobbed by fans so I was able to skip before I was totally
sleepy…
• What do you think about playing at festivals?
It’s such a good buzz, it’s amazing when you’re backstage, walking around and you see all these bands acting very cool. Sharing
tour stories and a plate of pasta with John Paul Jones (Led Zeppelin’s bassist) is quite a mad experience for a big fan… At the
Pukkelpop festival when we were backstage, a guy from another
band’s crew (Black Rebel Motorcycle Club’s sound engineer)
died next to our cabin, he had a heart attack.
• What about the ups and downs of touring?
Being far from home and your family but sharing extreme moments of companionship with the guys. It might be something
like we’ve been driving all night and wake up in the morning
and it’s like “holy shit I’m in Poland and life is good!” Or maybe
the van has broken down and you are running out of money,
nobody speaks your language and you’re just like “fuck this I
wanna go home!”
“Holy shit I’m
in Poland and
life is good!”
• What’s the thing you won’t ever waste time doing?
What I hate the most is… people littering. I would never do that.
Anybody throws something on the ground and I’m like “put it in
the fucking bin!” That makes me crazy.
• What do you think about Luxembourg?
We love it because you can get twenty cigarettes for three Euros.
†
Christophe Hanesse
numéro 18

dcibel
L’écho de la Rockhal
Hooverphonic, Angus & Julia Stone, Last Days Of April,
Ayo, Ez3kiel, Carl Cox, Korn, Bloody Beetroots, Warpaint et même sa majesté du métal Ozzy Osbourne, le
prince des shows TV : la Rockhal balance de charmantes
grenades musicales et son agenda de printemps opère
une véritable opération de séduction.
Hooverphonic : 27 avril
Armée de luxure et de bagatelle, de longues et fines jambes aux
mélodies ensorcelantes, de cheveux aux couleurs du soleil, riches en orchestration ; Hooverphonic est au trip hop et aux ballades mélancoliques ce que Scarlett Johansson est au glamour.
Le trio de compositeurs de l’ombre, tels des masseurs tantriques,
a modelé le relief de la voix de Geike Arnaert, pour qu’au fil des
disques, elle soit, à travers le monde, la bande son de nos nuits
les plus exaltées. Mais après dix ans, la chanteuse s’envole vers
des amours solitaires. Aujourd’hui Alex, Frank et Raymond font
toujours ménage à trois et posent désormais leurs mains sur la
voix pure de la jeune et innocente, mais néanmoins mordante,
Noémie Wolfs. Avec son nouvel album Night Before, Hooverphonic n’a pas perdu de sa verve et fera à nouveau serrer le cœur de
son public, le 27 avril prochain au club de la Rockhal.

numéro 18
Angus & Julia Stone : 3 mai
Murmures de frustration, et chuchotements d’amour fraternel,
l'album de Angus et Julia Stone, Down The Way, recèle le plus
beau scénario de l’histoire du cinéma. Elevés sur les côtes du
pacifique australien, les enfants Stone soufflent délicatement
dans nos oreilles une pop folk aux allures de grands espaces et
de sérénité. Pourtant, comme dans tous les amours impossibles,
les sentiments sont à la fois intenses et violents. Ici, les textes
chaudement habités envoient plutôt la vaisselle cassée et les feux
des regards sont éteints à grands coups de larmes salées. Sur
scène, les voix au timbre douloureux de la femme-enfant et de
son frangin nous délivrent l’émoi des premiers flirts. L’alternance d’harmonie et d’obsession réveille en nous de rares moments
de palpitations. Le verbe aimer n’a plus la même conjugaison.
S’il existe des romances dont on ne sort pas indemne, il en est
de même pour certains concerts : Angus & Julia Stone le 3 mai
au club de Belval. †
A.V.
dcibel
Uncommonmenfrommars
"Kaffi, Klope a Kacken!"
• Firwat haasst du deng Band?
Genau wéi an enger aal Koppel, heiansdo ginn et Deeg wou
d’Stëmmung net gudd ass mee awer och oft Deeg wou alles einfach perfekt leeft. Den Daag wou mir den Numm vum I Hate My
Band album fonnt hun war ee vun deene schlechten Deeg, mir
haaten grad gestridden… An der Band sinn mir dräi Bridder, dat
heescht mir kennen eis schon ganz gudd an och schon laang, 32
Joer! Mee mir sinn nach do an et klappt alles gudd.
D’Punk-rockers vun Uncommonmenfrommars wëllen net bekannt ginn an se ware selwer erstaunt hiren
Numm a fetten Buchstawen op der Affiche vum DIE
FEST!val am dem Atelier de 14 Abrëll ze gesinn. A nach
méi erstaunt dass den Festival annuléiert gouf wéinst
Mangel un Tickéen. De Quatuor presentéiert, réischt ee
Joer no sengem leschten Album, en neien Opus. I Hate
My Band, ass einfach méi schnell, méi graff a méi Punk…
kuerz: besser! Interview mam Gittarist deen an de Mikro
brëllt: Motor Ed.
• An alles klappt zwar och net nëmme gudd mee och nach
schnell… dësen neien Album kennt jo schon nëmmen 365
Deeg nom leschten Functional Dysfunctionnality?
Ufank 2009, hu mir vun enger zwee Méint laanger Paus während eiser Tournee profitéiert fir un neien Lidder ze schaffen
an se och schon e bëssen ze prouwen. Zimlech schnell hun mir
dann eigentlech ganz flott Lidder geschriwwen. Statt de Layout
fir ze bereeden hun mir einfach direkt en live Album all zesummen am Studio opgeholl. Et ass bestëmmt der Band hieren grellsten a spontansten Album je. Et war wierklech fun!
• Bass du en Fan vum Lemmy vun dem Motorhead?
Ech war schon ëmmer e Fan vun him. En ass e bësschen de Gott
vum Rock n’ Roll!
• Am Moment geet et en bëssen de Bierg rof mat ärem Musek-Stil?
Punk-rock spillt een mam Häerz. De Business Aspekt ass wierklech net wichteg. Mir spillen eis Musek well se Wäerter wéi
Rock’ n’ Roll, Schweess, Spontanitéit, Frëndschaft, ronderëm
henken vertrett… an de Rescht ass onwichteg an eis och komplett egal!
• Hues du en ähnlecht Liewen?
Nee hien verbréngt vill Zaït am Casino, ech sinn net esou en Fan
dovunner. Mee wat mir gemeinsam hun ass en bestëmmte Goût
fir Jack Daniel’s a partyen.
• Dir wunnt matten an der Ardèche an Frankräich, ass dat
net d’Plaatz déi am weitste vun de Punk-rock Clichéen
Leit?
Bestëmmt! Mee ech mengen d’Ariège kéint nach méi schlëmm
sinn (laachen). Meng Mamm kënnt aus engem klengen Duerf
matten an der Ardèche. Wéi mir zeréck vun de States koumen
sinn mir och ganz normal rem zeréck hei ënner eis Wënzer a
Bauer Famillien liewe komm. Dank deem kënne mir och mega
gudd Wäin genéissen.

numéro 18
• Wat ass d’Regel vun den 3 « K » an der Tournee?
Kaffi, Klope a Kacken! Jidderee wees dat! †
François Koch
dcibel
Igor Cavalera, the Brazilian music legend, will be deejaying with Mixhell on 23th April at the Aralunaires festival
in Arlon, and will be drumming with Cavalera Conspiracy in Esch-Sur-Alzette at the Rockhal on June 30th. The
founder of Sepultura, when he was 16, had to hide from
security at shows that were not meant for “all ages”. After
being a teenage metalhead, he’s turned into a club DJ, and
this disco daddy can boogie. Want to see the best thrash
metal drummer, just signed on Boysnoize Records, playing some electro tunes? Get your tickets for Aralunaires
party. Want to see the best electro Deejay, just signed
again on Roadrunner records, hammer his drum kit? Get
your tickets for the Rockhal concert.
• Some fans considered you as the world’s best heavy metal
drummer, who is your main challenger?
I’m totally honoured with that title… but my biggest opponent is
still “Animal” from the Muppet Show.
• Someone in a webforum says you are gay… Any answer
for this guy?
I’ve been called many things since over the 20 years since I started making the music that I love, but I guess today it’s easier to
get super macho sitting at your computer and call people whatever you want… but face to face it’s a different game.
• Who is this pretty girl playing beside you?
Laima Leyton is my partner in crime, lover, my wife, the coolest
producer to work with, the best mom ever and the hottest girl
on earth!
• Does she look like Tura Satana?
I’m a huge fan of the movie Faster Pussycat but it was just an
homage because she looked like Tura in a photo shoot we did
in Sao Paulo.
• Is Max, your older brother, proud of your track with Mixhell?
Max is very open-minded, and he really loves what we do now.
• What about Henry Rollins, because you often wear a Black
Flag t-shirt?
I love Black Flag but I really don’t care if any of the band members like my shit.
• Tell me the worst clash in your couple?
There is always a fight between me and Laima when Palmeiras
play against Sao Paulo. Objects are flying around the house…
• Which football t-shirt is the sexiest?
Palmeiras of course! Even Oprah would look crazy hot in a Palmeiras jersey!
• Have you got Pelé’s autograph?
Yes, I met him in 1989 and I have a 1970 Brazil jersey signed for
me by the king of the kings!
Igor
Cavalera
“Today it’s easier
to get super macho.”

numéro 18
• Are the parties more out of control after a Cavalera Conspiracy Show or after a Mixhell DJ set?
Definitely the Mixhell parties! The Cavalera Conspiracy vibe has
a shorter but more intense thrash feeling.
• What is the biggest difference between the audiences?
There are different kinds of zombies… but the techno zombies
have more girls around.
• Does your wife get jealous of Mixhell’s female fans?
Not at all, she is looking for more female fans… But only fans…
†
Sébastien
dcibel
Été 67
• Qu’en est-il de Bob Dylan dans les remerciements de votre
CD ?
Cet artiste est un monument, une légende. Au final, très peu d’albums de Dylan sont mauvais. Ses textes représentent une source
d’inspiration sans fin pour nous. C’est l’héritier d’un patrimoine
dans lequel Été 67 se retrouve complètement.
• Vous complaisez-vous dans cette scène belge qui chante
en anglais ?
Nous n’avons jamais essayé de nous positionner par rapport à
d’autres groupes. Ghinzu ou Girls In Hawaï commencent à vraiment bien s’exporter dans leur univers respectif avec des textes en anglais. De notre côté, bizarrement, nous continuons à
chanter en français et cela ne nous empêche pas de partager
les mêmes grosses affiches de festivals comme les Francofolies,
Dour, etc.
Les Liégeois d’Été 67 s’étaient fait plutôt discrets depuis
leur premier opus sorti en 2007, le temps pour ces six
musiciens d’arpenter les routes et de peaufiner leur nouvel album folk rock intitulé Passer La Frontière. Ne vous
fiez pas à la noirceur du visuel, l’écoute se fait tout en
douceur. Envie d’en entendre davantage ? Passez la frontière belge et allez les applaudir aux Transmusicales de
Villers-le-Bouillet le 7 mai.
• Les paroles de la chanson « Crime Passionnel » sont plutôt cinglantes vis-à-vis de la gente féminine. Un problème à
régler ?
C’est un titre assez sombre simplement car nous sommes passionnés par la criminalité et les romans noirs de Simenon. Et
puis Liège est un peu le Manchester belge avec ses voyous, ses
filles de joie, ses voitures de sport et ses tueurs glauques.
• Vous avez sorti votre disque le 14 février, cherchiez-vous à
choper des filles ?
Pour être honnête, c’était une idée de notre label, nous n’avions
même pas fait le rapprochement jusqu’à récemment. Nous ne
sommes pas très St Valentin dans le groupe…
• « Passer La Frontière », premier titre de l’album éponyme
évoque une envie de vous exporter ?
La plupart des morceaux ont été écrits sur la route lors de notre
dernière tournée. Nous voulions mettre en exergue cette idée de
gestation continuelle et de traversées des frontières européennes.
• Lequel de vous a eu le rendez-vous le plus romantique le
jour de la fête des amoureux ?
Nous tous ! Nous avons mangé un burger entre membres du
groupe.
• Vous aimez les tournées ?
Notre état d’esprit est tourné à fond vers le live. Nous sommes
soucieux de livrer des prestations de qualité tout en essayant de
garder un peu de fraîcheur pour les dates suivantes.

numéro 18
« Nous sommes passionnés
par la criminalité. »
• Revendiquez-vous des influences old school dans vos mélodies ?
Nous sommes relativement jeunes avec une moyenne d’âge de
25 ans, mais nous écoutons depuis le lycée des grands noms comme Jimi Hendrix, les premiers Velvet, The Doors. Nous avons
voulu rendre hommage à cette période très prolifique malgré
des instruments rudimentaires. La musique anglo-saxonne et
américaine des sixties nous a toujours passionnés. Des disques
comme On The Beach de Neil Young ou Exile On Main Street
des Stones sont des références communes. Ces galettes ont été
enregistrées dans l’instant, dans l’immédiateté et laissent ressentir beaucoup d’émotions. Pour les prises de sons de Passer La
Frontière, nous avons voulu justement nous rapprocher de cette
ambiance brute.
• Vous semblez avoir utilisé de nouveaux instruments sur
cet album ?
Nous sommes tombés sur un banjolélé, un hybride entre un
yukulélé et un banjo (rires) ! Blague à part, nous nous sommes
concentrés sur des instruments plus rock et avons délaissé les
machines sur ce disque. Jack White des White Stripes est notre
maître à penser, il nous guide. Il explique dans une interview
qu’il rejette en bloc la technologie et tous ces plug-ins qui te
filent des sons à l’infini. Nous affectionnons son côté révolutionnaire. Les doutes existent mais il faut savoir aller à l’essentiel.
Même si la préparation est méticuleuse, lors de cet enregistrement nous avons un rendu différent, plus live et moins parfait.
• Vous débutiez vos sessions studio chaque jour à 9 h du
matin, pourquoi une telle rigueur ?
Nous avions largement dérapé sur le premier album (rires), entraînant fatigue et prises de têtes… Cette fois ci, un vrai rythme
nous a permis d’être plus sereins et encadrés. Nous avons, tous
les six, besoin de règles communautaires. †
Yannick Poinsignon
Photo : Élodie Ledure
numéro 18

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Mixuriant
DJ No Side
Dans chaque numéro, un acteur de la vie culturelle du
Grand-Duché branche ses platines pour nous enregistrer
un mix inédit écoutable à foison sur www.luxuriant.lu.
Pour ce 18e opus de Luxuriant, DJ No Side nous offre,
étalée sur une petite heure, une jolie photographie de sa
discothèque du moment.
No Side a choisi son pseudonyme en référence à l’époque, malencontreusement déjà lointaine, où les DJs œuvraient uniquement avec des vinyles. La face A comportait généralement le
tube et la B, un titre voire plusieurs plus subtils et, implicitement, plus risqués. Christophe, de son vrai prénom, jouait aussi
bien les deux côtés de ses galettes. Aujourd’hui, même s’il pilote
des MP3 et des CDs, ce passionné s’aventure toujours sur les
deux versants de la musique, tantôt ultra dancefloor tantôt plus
mentale. Transporté par cet amour pour les expérimentations et
les beats produits, il décide en 2008, avec deux amis de longue
date, de lancer Absolutive Records, leur propre label. Managés
directement du Luxembourg via Marseille, ils produisent évidemment du digital mais tiennent absolument, malgré la réalité
du marché, à continuer de presser du vinyle. L’année 2011 s’annonce riche en actualité avec plusieurs EP’s et un album déjà
en préparation. La maison de disque refuse de se voir affliger
l’étiquette techno et désire plus encore produire un son qui lui
ressemble.
Avec ce set intimiste réalisé avec des matrices vinyles pilotées
par le logiciel Traktor Scratch, No Side enchaîne joliment et finement des titres résolument techno. L’ambiance est au groove
et à la sensualité. Le DJ en profite pour nous présenter une partie des nouvelles recrues de son écurie, le compositeur italien
Steve Lorenz et Dean Olbricht, une jeune pousse prometteuse
made in Hongrie. Christophe n’a pas oublié, dans sa playlist, de
faire un clin d’œil à nos héros locaux avec un morceau inédit de
Chook & Tim Oé. À ce propos, le label manager vous invite à lui
envoyer vos démos via son soundcloud (www.soundcloud.com/
absolutivesoundcloud), le vrai cyber réseau des musiciens depuis
la descente aux enfers de Myspace. Il m’a juré qu’il écoutait tout
mais n’en profitez pas pour lui faire parvenir des tracks bâclés
car Absolutive privilégie la qualité et l’originalité. †

numéro 18
Playlist
Tomas More : Body Count
Little : Lilian
Tomas More : Guilt
Moenster : This Is For You
Maetrik-Bottom Heavy : Dark Star Edit
Steve Lorenz : Viraga
Chook & Tim Oé : The Game Is Outthere
Dean Olbricht : Tiliae II
Kane Roth : Dangy
Marc Romboy : The Overture
Ryan Davis : Roads (Roland M. Dill remix)
Alan Fitzpatrick : Gridlock
Emptyset : Awake
Sébastien
Photo : Charles Lenoir
Offiziell Ouverture:
Freides, 29. Abrëll 2011
Départ vum Cortège:
18.30 Auer op der Moartplaz
Grousst Freedefeier:
Samschdes, 7. Mee 2011
ëm 22.00 Auer
Journée à tarif réduit:
i·m·p·r·i·m·e·r·i·e HEINTZ, Pétange
Dënschdes, 10. Mee 2011
vroum service
Si dans l’imaginaire collectif, le nom Cadillac est largement associé aux « belles américaines » façon péniche
rose, la luxueuse marque de l’Oncle Sam revient sur le
devant de la scène avec quelques arguments de poids…

numéro 18
Black To The Future
numéro 18

vroum service
Son of Detroit
Dans la plus pure tradition de l’Automobile avec un grand « A »
made in U.S., la CTS Coupé s’impose comme la digne héritière
du mythe Cadillac. La firme fut fondée à Détroit en 1906 par le
très conservateur Henry M. Leland dont le passage à la Colt’s
Manufacturing Company laissait présager la production future
de quelques armes de destruction massive « from Michigan with
love ». Avec le lancement de son 5,1L V8 en 1914, Leland – selon la formule d’un journaliste de l’époque – « réalise pour les
riches ce que Ford a fait pour les pauvres ». Le ton est donné et
la marque au blason n’aura de cesse de produire de luxueuses et
vrombissantes machines infernales qui nourriront des décennies
de fantasmes automobiles de part et d’autre de l’Atlantique.

numéro 18
Ma belle américaine
Pour ma part, le rêve américain prend forme en 1978 quand, le
jour de Noël, je reçois des mains de feu mon parrain un magnifique mange-disque orange taillé dans cette matière noble qu’est
le polymère. À l’époque, cartonne sur les ondes FM le single « Où
Est Ma Ch’mise GRISE » de Sim et Topaloff. En bon puriste, je
jette mon dévolu sur la face B du 45t… une reprise très libre du
« Greased Lightning » de Travolta :
Cette bagnole là ça f’sait dix ans que j’la cherchais
(Sa Cadillac, ouh, sa Cadillac)
Pour moi y’en a pas une qui soit mieux balancée
(Sa Cadillac, ouh, sa Cadillac)
Elle est géniale…
Elle est fatale…
Ma Cadillac…
Autant dire qu’à l’époque, les deux minutes de rimes poussives
avaient eu leur petit effet sur mon inconscient.
Dans la peau de Bruce Wayne
« Vite, tous à la Batmobile ! ». En posant mes fesses sur le luxueux
cuir (sans doute une vache texane) de ma CTS Coupé noire comme une nuit sans étoile, je me prends à jouer les Batman du dimanche dans le parking souterrain d’Autopolis, accompagné du
valeureux Robin... euh Kevin. En effet, la CTS Coupé est taillée
à la serpe et son architecture hors-norme lui confère un style
néo-50’s comme tout droit sortie d’un sombre Comics. Sur la
route, une Corsa pas de première fraîcheur me double avec la
plus grande peine. A son bord, les deux collègues arborent un
large sourire 360°. Je les sens heureux pour moi. Je le suis également. Ma CTS Coupé est dotée d’un 3,6 L V6 de 311ch et d’une
boîte auto six rapports. De quoi voir venir… Je pourrais palabrer
des heures durant sur la puissance et le comportement routier
impeccable et les sensations que procure l’engin mais c’est plus
particulièrement la finition intérieure qui a retenu mon attention tant la qualité se montre à la hauteur des espérances. Cuirs
de qualité, inserts en bois et chrome, keyless, enceintes Bose…
on est bien en classe Deluxe.
Conclusion
La CTS Coupé est une américaine pure et dure… à l’allemande.
Avec un équipement des plus complets et une finition hors-norme, cette routière sportive sait faire oublier la concurrence.
On a aimé
Le look batmobile.
L’esprit « rétro ».
Le généreux et onctueux V6.
On a moins aimé
La visibilité arrière.
Le manque d’information de la caméra de recul.
La gamme Cadillac CTS est disponible chez Autopolis. †
(www.autopolis.lu)
Texte et photos : Christophe Michel
numéro 18

helene et ses colocataires

numéro 18
Accompagner
Aller à l’école, trouver
un emploi ou encore fonder
une famille sont autant
de défis auxquels sont
confrontées les personnes
en situation de handicap.
© J-J. Bernard / Handicap International
Prévenir
Maladies invalidantes,
accidents de la route,
sida, danger des mines,
santé maternelle... les
risques de handicap sont
divers et variés.
© S. Bonnet / Handicap International
Soigner
Conflits, catastrophes,
accidents, maladies : la
réhabilitation des personnes
handicapées nécessite une
prise en charge médicale
rapide et appropriée.
© J Van Wetter / Handicap International
Mobiliser
© P.Grappin pour Handicap International
Les mines antipersonnel et
les armes à sous-munitions
continuent de polluer plus
de 80 pays à travers la
planète et de menacer des
milliers de civils.
www.handicap-international.lu
Tél.: 42 80 60-1 Fax : 26 43 10 60
IBAN LU47 1111 0014 2062 0000
Copyright F.Damiens
Copyright RTL-TVI
cin
Caméra Cachée
Saint-Tropez 2007
François Damiens
Attention vedette !
Sacralisé sur le petit écran par les caméras cachées de
François l’Embrouille… Adulé au cinéma pour son rôle
de Claudy Focant dans le film Dikkenek… Parachuté au
panthéon des acteurs bankables du XXIe siècle grâce au
blockbuster Rien À Déclarer…
Luxuriant n’est pas peu fier de vous présenter l’interview de François Damiens. À la rédaction, nous n’avions
plus autant ri, depuis l’autre grand trublion du plat pays,
Benoît Poelvoorde et son premier long métrage ultra
culte C’Est Arrivé Près De Chez Vous.

numéro 18
Cela faisait plus de six mois que nous traquions François
Damiens. Nous rêvions de rire et de boire un godet avec
la vedette mais l’acteur n’est ni à l’aise avec son statut de
star, ni avec l’exercice laborieux de la promotion. Nous
avons pu converser trente minutes avec l’animal, pas une
de plus, exactement comme stipulé dans le mail de son
attaché de presse. Pas grave François, tu restes pour nous
le roi des Belges et aujourd’hui encore, nous continuons,
au bureau, d’essayer d’imiter ton merveilleux accent du
patron des Abattoirs d’Anderlecht. Entretien avec un
grand timide qui ne mâche pas ses mots.
numéro 18

cin
• Tu restes très discret sur Google, essaies-tu de te préserver
vis-à-vis de ta célébrité ?
Je ne suis pas un fana d’interviews donc j’évite les plateaux télé,
même si c’est parfois un peu difficile en période de promo… Je
préfère un dialogue naturel, pendant deux heures, autour d’une
bière. Ici, c’est de l’abattage. Ces conférences de presse n’apportent rien à personne, ni à toi, ni à moi, ni aux lecteurs.
• Ta célébrité est pourtant inévitable ?
Je me fais déjà suffisamment traquer depuis les caméras cachées
alors je préfère éviter d’en remettre une couche. En plus, les
jeunes y vont à fond avec mes vidéos sur Internet.
« On ne me propose pas
des rôles de Belges. »
• Tu peux encore mettre le nez dehors ?
Il existe des célébrités beaucoup plus connues que moi mais
comme j’emmerde les gens, et bien, c’est moi qu’on emmerde
en retour. Je suis allé skier une semaine à La Plagne avec mes
gosses et c’était trop. Tu arrives dans la file, 100 personnes commencent à te hurler dessus, te prennent en photo, t’attendent à
la sortie du télésiège…
• C’est difficile de rester sympa ?
C’est super dur d’être tout le temps disponible. Par exemple, je
n’ai pas été gentil hier. Je suis rentré chez moi vers 23h et un
mec m’attendait pour avoir un autographe. Je me suis légèrement emporté, j’étais très fatigué. Et puis ce matin, il a fait 60 km
pour venir me présenter ses excuses. Je me suis senti penaud et
j’ai regretté ne pas avoir été cool.
• Elles arrivent bientôt tes nouvelles caméras cachées ?
J’ai tourné pendant un an une cinquantaine de pseudos variantes
de caméras cachées, mais, au final, je les ai trouvées trop trash.
J’ai donc décidé, en accord avec Canal Plus, de ne pas les sortir.
• Tu devrais faire comme Georges Clooney et essayer de te
rendre moins populaire pour garder une part de mystère ?
Cela reste un métier d’image mais je fais attention à ne pas me
surmédiatiser ni à me laisser dépasser par les évènements. Tu travailles sur un tournage pendant deux ou trois mois. Le film est vu
par 500 000 spectateurs et fonctionne plutôt bien avec le bouche
à oreille. Ensuite, tu vas faire l’émission Les Enfants De La Télé
pendant deux heures, et là, c’est regardé par cinq millions de personnes. C’est un décalage pas sain. Je comprends les actrices et
acteurs qui retournent au théâtre pour jouer devant 700 ou 800
personnes afin de garder un rapport humain avec l’audience.
• As-tu contribué à redonner à la « belgitude » ses lettres de
noblesse ?
Benoît Poelvoorde a déjà bien ouvert les portes. Il a mis en avant
l’autodérision des Belges, un trait de caractère qui n’est pas forcément développé, par exemple, chez les Français. En Belgique,
lors des tournages des caméras cachées, les gens te demandent
immédiatement la date de diffusion. En France, ils refusent de
passer pour des cons et ne veulent pas que la séquence soit diffusée. C’est dur à avaler de pouvoir passer pour un imbécile.

numéro 18
Protéger Et Servir 2010
numéro 18

Copyright F.Damiens
cin
« Quand tu veux t’envoyer
une nana, si tu la veux,
tu ne l’auras pas
forcément. »
• Sauf pour toi ?
Attends, je fais aussi des comédies dramatiques. Je vais même
tourner un film sociologique. Je ne suis pas un inconditionnel de
toutes ces grosses comédies qui font rire pour faire rire.
• Dany Boon aborde dans son film Rien À Déclarer une relation de voisinage un peu tendue entre la France et la Belgique, c’est du vécu pour toi ?
Les Français aiment bien se foutre de la gueule des Belges. J’ai
été faire, à 14 ans, un stage de voile en France. Les gosses étaient
un peu lourds avec moi. Ils me demandaient tout le temps si je
voulais des frites, etc. En plus, si tu ne joues pas le jeu, on t’accuse de ne pas avoir d’humour. De toute façon, les Français ne
savent pas faire l’accent belge.
• Ce sont des mauvais imitateurs comme ton personnage
dans le canular du Speed Dating ?
Exact, un mauvais imitateur précise toujours qui il imite pour
être sûr que cela fonctionne. Mais maintenant, les rapports sont
plus faciles en France, c’est cyclique. Les Belges, en ce moment,
sont un peu dans leur moment de grâce. Cela devient un snobisme pour les Français, enfin surtout pour les Parisiens, d’aimer
les Belges. Cela témoigne d’une ouverture d’esprit…
• As-tu peur de devenir le Belge de service ?
On ne me propose pas des rôles de Belges.
• Dans L’Arnacœur, ton personnage est relativement proche
de François l’Embrouille ?
Quand je fais une comédie, j’y vais à fond. Je n’aime pas les demi-trucs et je n’hésite pas à surjouer.
« Quand tu veux t’envoyer
une nana, si tu la veux, tu
ne l’auras pas forcément. »
• Tu es arrivé par hasard dans le cinéma ?
Je n’ai jamais fait de casting ni rien. J’avais piégé, pour une
des mes caméras cachées, Eric et Ramzy lorsqu’ils jouaient à
Bruxelles, dans une pièce de théâtre mise en scène par Michel
Hazanavicius. Quand ils sont revenus en Belgique, ils m’ont
appelé pour aller boire un verre et me présenter Michel. Le
réalisateur m’a proposé un petit rôle dans OSS 117 : Le Caire,
Nid D’Espions.
• Et Dikkenek ?
Olivier Van Hoofstadt m’avait appelé deux ou trois ans avant de
faire son film. Cela s’est fait naturellement. Je n’ai jamais couru
derrière le truc. J’ai longuement cru que le projet était avorté,
un peu comme les gens qui te disent qu’ils vont écrire un livre.
Tout le monde veut écrire un bouquin mais, au final, peu le font
(sourire).
• Assumes-tu ton rôle d’ambassadeur de la culture belge ?
Avec la notoriété, tu te retrouves à faire des trucs déments. Tu
arrives à la Gare du Nord à Paris, deux secondes après, on te
demande « alors en Belgique comment ça se passe avec votre
gouvernement ? » C’est complètement dingue.
Caméra cachée Belle-île-en-Mer 2008

numéro 18
• Tu ne dois pas être un inconditionnel du festival de Cannes ?
J’y vais quand je suis invité. En fait, je reçois des invitations chaque année, mais je ne me déplace pas si je n’ai pas un film à
représenter. Je fais juste un aller-retour. Je reviens déjà en compote avec une seule soirée sur place (rire). Ce n’est pas la vraie
vie… (Au même moment, à la table d’à côté, Benoît Poelvoorde,
également en interview, braille comme un dératé en faisant le
pitre).
• C’est comment de tourner avec Poelvoorde ?
C’est super cool. Nous sommes très complémentaires. Il est dans
l’action, moi je suis dans la réaction (rires).
• As-tu beaucoup d’appréhension quand tu arrives sur un
plateau de tournage ?
Non pas du tout, je connais toujours à peine mon texte. Je commence un nouveau film lundi et je n’ai pratiquement pas lu le
scénario. J’essaie de me mettre dans un état d’esprit relax, en
mode fataliste comme dans l’avion. En bagnole, à la limite, sur le
siège passager, je stresse car j’ai peur que le conducteur fasse une
couille. De toute façon, on ne crève pas à cause d’un bon ou d’un
mauvais film. Idem avec les gonzesses, quand tu veux t’envoyer
une nana, si tu la veux, tu ne l’auras pas forcément.
• Tu déclines beaucoup de propositions de films ?
En refusant beaucoup de rôles, finalement, je crée davantage
une demande que si je cours les castings. Pour le moment, et je
sais bien que c’est passager, on me sollicite beaucoup. La plupart
du temps, je ne rappelle jamais les mecs. Je garde de la distance
par rapport au milieu. J’essaie simplement de mettre un peu de
sous de côté pour partir faire de la voile et voyager.
• Tu joues souvent sur l’improvisation ?
Selon les films et si on me laisse de la liberté, je peux me laisser
aller, tout en faisant attention à la personne en face de moi.
• L’impro est un bon exercice pour les caméras cachées ?
Les caméras cachées sont beaucoup plus fatigantes que les films.
Rien n’est préparé, même pas une ligne. Je dois être dans l’écoute
et dans la réaction. J’agis comme un vendeur. Je peux marchander la même chemise à deux personnes, la négocier au premier
client parce qu’elle est chaude et au second parce qu’il aime
les couleurs foncées. Tu ne peux pas faire l’article avant sans
faire parler ton interlocuteur. C’était mon prof de négociation
en commerce extérieur qui m’avait expliqué ce principe-là. Cela
m’avait marqué. Je savais très bien, à l’époque, que je suivais des
études qui n’allaient pas trop me servir. Mais finalement, tu t’en
resers après, quand tu vas négocier. Tu es plus à l’aise quand tu
sais de quoi tu parles.
• Comme lorsque tu énumères les alcools dans la caméra
cachée du Speed Dating ?
C’était facile, j’ai simplement imaginé un comptoir de bar. Nous
avons fait sept hommes et sept filles en 49 minutes. J’ai uniquement été me changer cinq minutes entre chaque sketch. Il
fallait improviser, rester sur ce truc de lévitation et surtout ne
pas préparer une blague à l’avance. C’est ce qui fait la magie
du truc… Une scène un peu poussive qui va partir sur un mot
marrant.
• Jupiler ou Stella ?
Jupiler.
numéro 18

cin
• • Brel ou Maurane ?
Jacques Brel est mon dieu. J’écoute ses interviews en boucle. Ce
mec me fout une pêche d’enfer. On se rend compte, en l’écoutant, que tous les hommes sont restés les mêmes 30 ans après.
C’est vachement rassurant.
• Han Sur Lesse ou La Panne ?
La Panne, car j’aime bien la mer.
• Janin ou Liberski ?
Je connais mieux Liberski que Janin mais j’apprécie les deux.
• Benoît Mariage ou les frères Dardenne ?
Benoit Mariage est le seul réalisateur que je n’ai pas contacté
pour faire un film. J’adore son univers, Les Convoyeurs Attendent, Striptease… Nous nous voyons souvent et avons des projets
en commun. C’est vraiment l’humour que j’affectionne. Benoît
développe une gravité pour déboucher sur un effet comique.
Il ne cherche pas le rire au premier degré mais c’est tellement
lourd que tu rigoles.
• Exactement comme la scène du bar dans Dikkenek.
De toute façon, il n’y a rien de meilleur que d’aller dans un bar
pour observer les gens. Souvent, quand je regarde une scène
dans un café, je me dis que si j’arrive à la reproduire, j’ai le
César.
• Tu joues beaucoup là-dessus pour composer tes personnages ?
Et bien oui, je ne fais que ça, je passe mon temps à observer les
gens. Au restaurant, je suis toujours occupé à regarder la table
à côté et souvent ça se termine en engueulade avec mon invité
parce que je ne m’occupe pas assez de lui.
• Zaïre ou Congo ?
Je n’ai jamais été en Afrique mais je dirais le Congo.
• Liège ou Bruxelles ?
Je connais beaucoup mieux Bruxelles que Liège. J’aime beaucoup les Liégeois et je pense que si j’étais né à Liège je serais
resté habiter dans cette ville. Leurs grandes tablées festives ont
un côté bon enfant et une candeur que je trouve super mignonne
et super fraternelle.
• Andalouse ou mayonnaise ?
Andalouse.
• Tintin ou Blake et Mortimer ?
Aucun des deux, je n’aime pas la BD, sauf peut-être celle réalisée
pour le film Rien À Déclarer car les gains seront reversés à une
œuvre humanitaire. †
Sébastien
« Je reviens déjà
en compote avec une seule
soirée sur place. »

numéro 18
François est habillé par Peak Performance General Store
42 Avenue Louise, 1050 Bruxelles.
Rien À Déclarer 2010
numéro 18

vitrine
Collection Prêt à Porter /
Automne-Hiver 2011-2012
Sélections : Pascal Monfort
Photos : Albert Nguon
Commuun

numéro 18
numéro 18

vitrine
Lutz

numéro 18
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
vitrine
Jean-Charles
De Castelbajac

numéro 18
numéro 18
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
numéro 18
Jean-Charles De Castelbajac
Jean-Charles De Castelbajac
vitrine
numéro 18

vitrine
• Qui es-tu ?
Je m’appelle Alessia Gisondi et j’ai 19 ans. Je suis de nationalité
italienne et j’habite au Luxembourg. J’adore le peintre Edvard
Munch, les groupes The Velvet Underground et Joy Division.
J’aime beaucoup sortir avec mes amis, rire et faire la fête. Londres est ma capitale préférée surtout pour le shopping ! Et évidemment, j’oublie souvent les cours (sourire).
• Quand as-tu porté ce look ?
Je l’ai porté un jour de semaine. Je m’habille au quotidien de
cette façon et mon look dépend surtout de mes humeurs.
Une fille,
son look,
ce jour-là
• Décris-nous ce que tu portes.
Je porte un top Givenchy orné de colliers avec des petites médailles, un legging noir American Apparel, une veste H&M et des
derbys Prada été 2011 que je trouve sensationnelles. J’ai également une bague Yves Saint Laurent et une écharpe Dolce & Gabbana que je m’amuse à accrocher à mon sac Chanel. Ces deux
accessoires se contrastent à merveille. Mes boucles d’oreilles sont
des Miu Miu, une de mes marques favorites.
• Pourquoi ce look et pas un autre ?
Parce que c’est moi, tout moi.
• En quoi ce look te représente (ou pas) ?
Ce look décrit bien ma personnalité et mon humeur (enfin des
fois) ! J’aime le noir, mais aussi les couleurs, donc ce mélange
reflète ce qui me plaît. J’aime mixer les différences. Je n’ai pas
vraiment de style fixe ou de modèle. Encore une fois, c’est juste
moi.
• Si tu étais un look pour une occasion particulière, tu serais ?
Je serais une femme vivant dans les années 20, avec un magnifique collier Chanel, des plumes avec un bandeau dans les cheveux et le même rouge à lèvres que je porte à l’instant. †
Interview et photos : punky-b.com

numéro 18
numéro 18

trippin
Rencontre du 14e type
Kevin Métallier et son gang de skaters sont partis en Inde chercher un peu d’exotisme à glisser
sous leurs roulettes. À défaut de rider de nouveaux plans inclinés et autres handrails, leur
session s’est métamorphosée, selon la théorie de
la sérendipité, en une incroyable rencontre spirituelle avec le Dalaï Lama. Voici un aperçu de
leur carnet de voyage.

numéro 18
L’errance est une notion assez vague. La quête
frénétique d’images peut parfois conduire à entrer dans un certain vagabondage. Perdre pied,
ne plus savoir dans quelle direction poursuivre
sa route, ne pas prévoir, ne plus prévoir… Comme le disait Raymond Depardon dans un de ses
ouvrages portant le même nom : « l’errance, c’est
une conduite sans but déclaré… une aventure
unique, un grand bonheur, une grande liberté.
L’aventure de l’errance m’a permis de vivre dans
le présent, d’être assez bien dans le présent… »
numéro 18

trippin
C’est peut-être cette errance, aussi relative soit-elle, qui nous
a conduits ce jour-là à Kalimpong. Nous avons fait demi-tour,
perdu toute notion du nord et du sud, du loin et du près. Ici,
rien n’est pareil, nous sommes sur la même planète mais nous ne
vivons définitivement pas dans le même monde. Perchées sur les
hauts sommets du nord-est de l’Inde, encastrées entre le Népal
et le Bhoutan, les 70 000 âmes qui vivent dans ces contrées semblent relativement préservées des assauts ravageurs de la modernité. Sereinement agrippés à la montagne, les temples bouddhistes saluent paisiblement le vide tout en perçant les nuages. Le
voisin d’en face n’est autre que le Kangchenjunga (le troisième
plus haut sommet de la planète, culminant à 8 586 mètres), l’un
des résidents principaux de l’Himalaya.

numéro 18
Malgré la sérénité ambiante, une certaine agitation semble s’être
brusquement emparée des lieux, comme si chacun se préparait
à un événement peu commun, à une célébration… La réponse à
notre question ne tardera pas à prendre un nom, celui de Tenzin
Gyatso. Le chef politique et spirituel du peuple tibétain, le 14e
Dalaï Lama est sur le point de venir dans la cité quelques jours
en visite officielle. Un véritable événement pour toute une com-
munauté, surtout lorsque l’on sait que sa dernière venue dans
cette région de l’Inde remonte à plus de 10 ans.
Voilà plus d’un demi-siècle que l’invasion du Tibet par l’armée chinoise a contraint l’incarnation du Bodhisattva à l’exil,
au même titre que 80 000 pacifistes tibétains, réfugiés pour la
plupart en Inde. Depuis, l’ancien prix Nobel de la paix ne cesse
de prôner de façon pacifique la libération de son pays, en mul-
tipliant les conférences et les rencontres officielles, à travers le
monde, avec les chefs d’État qui acceptent de le recevoir malgré
la despotique pression politique qu’exercent sans relâche les dirigeants chinois.
Dans quelques heures, il sera ici, à Kalimpong, pour les mêmes
raisons. Tous les habitants y vont de leur contribution. On repeint les façades usées par le temps, on goudronne certaines rues
numéro 18

trippin
délabrées, partout on nettoie, on range, on rénove, on décore…
Des bannières multicolores s’étirent à perte de vue au-dessus des
ruelles, tandis que les messages de paix et de bienvenue fleurissent sur les murs. Comme un signe prophétique, les drapeaux du
Tibet flottent à nouveau librement par centaines, caressés par
l’air pur de l’Himalaya ; leurs couleurs semblent ici ressusciter.
Dans le ciel bleu profond, un voile blanc moiré s’accorde même

numéro 18
une petite danse, venant se joindre à la célébration, en allant
effleurer les hauts sommets enneigés…
Progressivement, une longue haie rougeâtre de jeunes moines
tibétains, pensionnaires de l’école bouddhiste voisine ou venus
des quatre coins de la région, se déploie de part et d’autre de la
route que leur guide spirituel s’apprête à emprunter d’ici quelques minutes. Une forêt de drapeaux à prières est apparue, per-
chée au-dessus de la profonde vallée, laissant le vent souffler les
formules sacrées de ces lungtas à travers les cimes. Peu à peu, le
temps suspend son cours. Les Mchod-Rols, instruments tibétains,
résonnent et lancent des notes insoupçonnées qui frappent l’air,
se mêlant à une formidable symphonie jouée par les éléments.
Lentement, la spiritualité ambiante s’immisce en chacun de nous
sans que nous le décidions.
numéro 18

trippin
Avec toute la patience et la sérénité du monde, la foule de disciples rend un hommage mystique au Dalaï Lama qui vient de pénétrer dans l’enceinte du temple Ganden Tharpa Choling Gompa. Le décompte du temps vient de perdre sa nécessité. Nous
sommes les seuls européens à assister à cette cérémonie sacrée,
mais notre présence ne semble pas susciter un réel étonnement.
Dans un véritable océan de sagesse, entourés d’un cortège de lamas incarnés d’une saisissante majesté, le maître tibétain entame
un long discours en langue anglaise, en toute humilité. Il prône
le respect mutuel pour présider à toute action, vante les mérites
d’une action pacifiste, il remercie ses hôtes à plusieurs reprises
pour l’accueil qui vient de lui être réservé, se réjouit d’être ici
à nouveau, énonce le programme des jours à venir, et n’hésite
pas à faire preuve d’humour à plusieurs reprises, ce qui ne manque pas de déclencher des rires en cascade dans l’assemblée.

numéro 18
Avant de disparaître derrière les murs épais du monastère pour
entamer la méditation, il salue la foule et ses yeux s’éclairent
d’un dernier sourire. Un véritable bouquet d’espoir et de paix.
La route de Lhassa n’est peut-être pas si loin…
Demain, portés par la lumière de l’aube, nous quitterons ce côté-ci du globe, renforcés dans notre croisade du bonheur par
cette rencontre improbable, en tentant de garder certains de ses
enseignements dans un coin de nos têtes : « le vrai bonheur ne
dépend d’aucun être, d’aucun objet extérieur. Il ne dépend que
de nous… » (Tenzin Gyatso, 14e Dalaï Lama). †
Texte et photo : Kévin Métallier
numéro 18

la nuit
Post-report
du knight clubber !
Le Knight Clubber venait de découvrir sur la toile la pire nouvelle de l’année depuis la bouleversante séparation d’Eva Longoria et de Tony Parker. Sa mâchoire était serrée telle celle de
Mike Tyson un jour de pesée face à son adversaire : un mélange
de violence bestiale et d’incrédulité non feinte. D’un point de
vue purement européen, votre humble serviteur avait toujours
vendu sa patrie luxembourgeoise comme le dernier refuge à
cancer du poumon. Sa crédibilité dans les cercles festifs venait
de s’effondrer telle une enceinte encore fumante d’un des réacteurs nucléaires de Fukushima : le tabac serait interdit dans les
bars et clubs du Grand-Duché dès le premier janvier 2012. À
ce moment précis, il s’est retrouvé dans la peau de ces femmes
qui, la ménopause se profilant, s’autorisent sexuellement les pra-

numéro 18
tiques allumeuses qu’elles refusaient jadis. Il lui fallait se surpasser, fumer tout ce qui était fumable dans tous les endroits
de débauche, troquets et autres bouges de la capitale. Il en était
capable. Il était fort et il le savait car il n’avait jamais mégoté sur
son égo. Il mit en œuvre cette résolution le soir de la Micro Clubbing au Am Puff, avec Jess & Crabbe, grands fumeurs de cigares
à moustache devant l’Éternel, derrière les platines. Son objectif
fut atteint : trou de clopes dans le t-shirt, brûlures sur la peau et,
cerise sur le space cake, une magnifique odeur de nicotine froide
embaumant la chambre de sa suite à l’Hôtel Royal. La nuit s’est
évanouie, comme s’achève une cigarette, sur une dernière volute
de fumée évanescente, se dissipant tels les derniers espoirs de ne
pas (se) terminer seul. †
numéro 18

la nuit

numéro 18
numéro 18

eldoradio
I Blame Coco:
„The Constant“
Biergerlech heescht hatt Eliot Paulina Sumner. A genee
do läit de Problem: Di 20 Joer al Sängerin ass d’Duechter
vum briteschen Pop-Millionär Sting , hatt mécht awer alles fir sech aus deem sengem Schiet ze léisen.
Dowéinst verstoppt hatt sech hannert dem Bandprojet I Blame
Coco, deen zwar nach aus 4 Jongen besteet, bei deem hatt awer
ganz klor de Chef ass. An do tendéiert hatt an eng Richtung, déi
näischt mat sengem Papp oder The Police ze dinn huet. Op sengem Debütalbum „The Constant”, un deem hatt 3 Joer gebastelt
huet, wollt hatt eng Mëschung tëscht Electronica a Power-Pop,
gewürzt mat enger Prise Dub a Synthie-Pop.
D‘Texter erweisen sech dobäi als Therapie fir d‘Sängerin. Si
verschaffen alles, wat am Kapp vun engem 20 Jähregen sou fir
sech geet. Eben e bëssen Liebeskummer a Rebellioun, awer och
schmäerzhaft Liewenserfahrungen wéi ee komplexe Schädelbroch aus dem Joer 2009: An engem Restaurant zu Los Angeles
war et him schwindelech ginn, hatt war mam Kapp op de Dësch
geknuppt an huet dobäi och säi Gerochsënn verluer. Eng skurril
Geschicht, déi d‘Coco am Titel „2Playwright Fate“ beséngt, an säi
Sound grinsend als „Dark Pop“ verkeeft, well en op Schmäerz a
Verzweiflung baséiert, awer och eppes Optimistesches huet.
Sou wéi säi Cover vum Neil-Young-Klassiker „Only Love Can
Break Your Heart”, deen d’Coco an een Dub-Gewand presst. An
domat ee klore kënschtleresche Statement ofgëtt: Hatt passt a
kéng Kategorie, well hatt zevill individualistesch kléngt. Domat
ass de Promi-Fluch vum Dësch. Zwar op Käschten vun de Verkafszuelen, awer zugonschten vum kënstlereschen Usproch. An
deen ass him am Wichtegsten. Den 2. Abrëll kënnt dës intressant
Newcomerin mat hirem Album live an den Atelier. †
Christine Delvaux

numéro 18
numéro 18

extrabold
Emilia,
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Ted,Ted,
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Fiona,
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Anthony,
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Anthony,
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Cpc\JZfkkZXi[`^Xe#Aleb[\Clo\k\\#9i`okfeZXg#
Fiona,
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<c\m\eGXi`jk\\#Ilc\jYpDXipjb`ikXe[YX^#MXej_Xk#
Emilia,
Emilia,
Gi`d@8daldgjl`k#Ilc\jYpDXipZXi[`^XeXe[YX^#MX^XYfe[j_f\j
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Ted,Ted,
<c\m\eGXi`jYcXq\i#MXejj_`ik#N\jZa\Xej#I\[:fccXiGifa\ZkjZXi]Xe[Y\ck#
<c\m\eGXi`jYcXq\i#MXejj_`ik#N\jZa\Xej#I\[:fccXiGifa\ZkjZXi]Xe[Y\ck#
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
numéro 18
L I 9L8IE98C E
@ = C
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numéro 18

blabla
Crudivore
à capillarité domptée
Jamais plus de frites, de chocolat et de sucre dans le café !
Enfin jamais plus… une pause jusqu’à l’hiver prochain.
Comme chaque année, avec l’arrivée des belles journées
à rallonge, l’envie de s’affiner s’impose comme une évidence. Des tonnes de crudités, un peu de sport, quelques
sessions shopping pour les couleurs, une nouvelle coupe
de cheveux, voilà ce qu’il nous faut pour se délester de
ces longs mois glacés. Un peu de fantaisie au milieu des
tomates, de la salade & des endives !
Se restaurer – Jour
C’est MA salade sur mesure ! Celle qui fait du bien au corps et
au moral. Jour est un concept de restauration rapide de salades
vraiment faites par soi et pour soi. Cette enseigne est déjà connue
dans d’autres capitales, elle s’est imposée tout naturellement
dans le paysage urbain comme un lieu de vie incontournable
pour les adeptes du manger vite et bien. Jour est une véritable
alternative pour mieux se nourrir avec des produits de saisons,
frais et raffinés… Mais il faudra bien sûr y aller à pied !
Pour se motiver sur le chemin, il suffit de penser qu’il y a six
bases, 42 toppings, huit sauces et une création par jour, soit 365
propositions différentes à l’année ! Du nouveau et du renouveau
pour stimuler nos papilles et motiver nos efforts.

numéro 18
Le principe est simple : on compose chaque jour sa salade préférée en choisissant parmi les six bases (batavia, pousses d’épinard, mâche, roquette, céréales bio ou pâtes bio), les 42 accompagnements (poulet grillé, avocat, pamplemousse frais, tomates
séchées, haricots verts croquants, …) et les huit sauces pour une
infinité de possibilités !
En perspective, ce sont une infinité de combinaisons saines et
équilibrées pour tous les goûts, et pour varier les plaisirs au fil du
temps, ils ont pensé à tout : il faudra tester la sélection de wraps,
tartes salées, de soupes « maison » et de desserts gourmands et
savoureux.
Adeptes gourmandes de la qualité et de la fraîcheur, sachez que
50% des produits sont issus de l’agriculture biologique ou raisonnée. Les produits sont donc authentiques, frais et variés, ils
suivent les saisons… Les boss sélectionneraient un par un les
légumes et crudités s’ils le pouvaient, mais ils font confiance à
leurs quinze fournisseurs triés sur le volet ! Soyez donc tranquilles et confiez-leur votre ligne.
33, Avenue J.F Kennedy
Luxembourg – Kirchberg, 274040
www.jour.lu
blabla
Se bichonner – Avant Garde
L’Avant Garde suggère une douce idée de décalage, d’anticipation et de fantaisie. Ici, on ne vous fait pas une coupe, on réalise
la vôtre. Ce sera celle qui vous convient, celle qui s’adapte à
votre côté ange mais évidemment aussi à votre côté démon ! On
s’adapte à votre visage sans torturer vos cheveux. Avant Garde
est un salon très confidentiel que je vous offre sur un plateau…
Emmenez Loulou ou peut-être votre tendre mère, les deux y
trouveront la fine lame qui cisèlera finement leurs attributs capillaires.
L’endroit est aussi discret que possible mais il regorge d’une exubérance passionnée dès que l’on en franchit le seuil. L’équipe est
soudée, compétente et ultra attentive. Elle travaille dans une ambiance totalement libérée, inspirée et pleine de bonne humeur,
tout en restant bien sûr au top de la technique.
Le chef de file, Cyril, est un professionnel absolument inégalable
et très haut en couleur, il saura vous faire oublier tout ce que
vous aviez en tête en arrivant : sa verve ne laisse pas de répit à
vos soucis. Chez Avant Garde, on traite tous les maux avec des
mots et des coups de ciseaux de super pros : formateur pour
l’Académie L’Oréal et maître de conférence dans les écoles de
coiffure les plus réputées, il a obtenu avec sa team le prix de la
Haute Coiffure Internationale 2010 pour le Luxembourg. Plus
de 21 pays en compétition pour très peu d’élus : Le Carrousel
du Louvre de Paris a vibré sous les applaudissements en février
dernier. Un moment d’exception qu’il ne se lasse pas de partager
avec ses très fidèles clients. La coiffure anime intensément la
vie de chaque membre de ce salon hors norme, et en plus ils le
partagent !
L’éducation capillaire que chacune d’entre nous a toujours voulue, c’est là-bas que vous la trouverez : son yin et son yang – il
faut comprendre son profil droit et gauche – ne laisseront plus
jamais indifférent qui que ce soit après un passage au salon. La
nature difficile de nos cheveux ne sera plus jamais un affreux
problème mais une qualité sur laquelle s’appuyer au quotidien.
Le rêve ? Oui, mais ce n’est pas tout : si vous rêviez de faire
passer Loulou de la tondeuse à une vraie coupe juste-faite-pourlui… alors c’est bien là-bas qu’il faut l’emmener. Chez Avant
Garde, on coiffe l’homme à la perfection.
Pendant qu’il passera entre des mains expertes, nous attendrons
sagement – ou pas – en surfant sur le web avec un des mini PC
mis à notre disposition, tout en sirotant une boisson de notre
choix. Loulou, lui, ressortira changé et sensibilisé à son image
comme jamais.
C’est indéniablement un endroit exceptionnel, animé, qui permet d’accéder à un niveau de coiffure qui vise l’excellence au
sein d’une équipe qui s’investit à 100% pour vous, dans une
atmosphère familiale où certains viennent même juste pour le
plaisir.
N’oubliez pas, tout se transmet par le bouche à oreille, alors
allez-y de la part de Caro de Luxuriant, vous en serez ravies,
c’est promis. Et pour les adeptes de Shu Uemura, ces fabuleux
produits soins à effet longue durée, le salon les distribue pour le
Luxembourg. Bon, rendez-vous là-bas !
Avant Garde
mardi – samedi / 9h – 19h euh… 22h
12 Rue des Cerisiers
Luxembourg
Tel : 27 99 60 60

numéro 18
blabla
Secret d’alcôve – Masking Tape
Des couleurs partout, partout ! Des envies assouvies aussi vite
qu’on peut les changer. Le masking tape est bien la solution pour
booster son intérieur et son moral. Mais de quoi parle-t-on ? De
petites bandelettes collantes futées.
Pour la petite histoire, ces rouleaux magiques sont fabriqués à
partir de papier washi, communément appelé papier japonais
ou, à tort, papier de riz. Ecolo, bio… hyper girly aussi. Bref, le
masking tape, ça se colle, ça se décolle et ça se recolle très facilement. C’est solide, flexible et léger, même pas besoin de ciseaux
pour créer et laisser libre court à son imagination : il suffit de le
déchirer avec les doigts. Et une fois enlevé du support sur lequel
on l’a posé, il ne laisse aucune trace. Enfin de la décoration qui
laisse libre cours à tous les caprices sans aucune contrainte.
A chaque fois, ce sont dix mètres de couleurs, motifs et transparence, qui s’harmonisent et se collent partout, surfaces rugueuses
ou non, murs ou plafonds, boîtes, meubles etc. On peut même
« jouer au making » avec ses neveux puisque ce n’est pas toxique
et qu’on peut le décoller sans problème. Comme rien n’est trop
beau pour nous, Luxuriant a testé pour vous et la customisation
d’un abat-jour blanc en coton ou en plastique s’est révélée être
un jeu… d’enfant. Du coup, les portes, les bords d’étagères, les
cadres, le frigo, tout y est passé.
Mais il paraît que la déco du courrier ou des paquets cadeaux
est aussi simple à réaliser. Hâte de tester ? D’avoir un intérieur
unique et original ? Tout est disponible online et en plus, c’est
plutôt donné.
www.maskingtape.fr/blog †
Caro

numéro 18
DECHMANNCOMMUNICATION
Eldo_Corporate_A4.indd 1
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The taste of bon goût
Bar Coco Mango
Sofitel Luxembourg le Grand Ducal
l’équipe du bar Coco Mango vous accueille tous les jours de 10h00 à 01h00 du matin.
Ambiance, service et cocktails sont les maîtres-mots du Coco Mango ! Chaque dernier vendredi du mois,
venez apprécier un moment unique en assistant aux performances Live des artistes spécialement sélectionnés
pour vous ! Au même étage, Le restaurant Top Floor offre une vue imprenable sur la ville de Luxembourg.
Son cadre est à la hauteur de la cuisine raffinée et créative de Sébastien Perrot.
Le restaurant est ouvert du lundi au vendredi de 12h00 à 14H30 et de 19H00 à 23H30,
ainsi que le samedi de 19H00 à 23H30, pour le plaisir de déguster une carte agréable et délicate.
La gastronomie fait partie intégrante de l’expérience Sofitel.
40 Boulevard d’Avranches - L-1160 Luxembourg
Tel: (+352)24 87 71 — Fax: (+352)26 48 02 23 - [email protected] - www.sofitel.com
The taste of bon goût
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Sofitel Luxembourg le Grand Ducal
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Son cadre est à la hauteur de la cuisine raffinée et créative de Sébastien Perrot.
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http://www.lili-is-pi.com/
cookxuriant
Makis de foie gras
à la mangue
et risotto ibérique
Le Boos K’fé a accueilli cette fois-ci le sixième rendezvous culinaire de Luxuriant. Jean-Marc Tallone, le chef
du restaurant de Bridel et son maître sushi, Zhan Fengwei, se sont armés de patience pour accompagner nos
invités dans l’élaboration de ce menu découverte, entre
cuisine méditerranéenne et saveurs du pays du Soleil levant.
Sylvain, directeur du Boos, nous a accueillis comme des rois et
c’est encore dans une ambiance festive et pleine de surprises que
l’atelier s’est déroulé. Zhang, parfait maître sushi, s’est appliqué
à montrer à ses élèves l’art de rouler des makis tandis que le
maestro Jean-Marc Tallone a fait partager son amour des saveurs
latines, en faisant réaliser à ses apprentis d’un soir, un risotto
ibérique, onctueux mélange de cuisine italienne et d’arômes
rappelant les terres d’Andalousie.
Une fois de plus, le partage, les rencontres et les rires étaient
de mise. Et nos gourmets sont repartis repus et le sourire aux
lèvres.
Merci encore à nos chefs, à nos hôtes et à nos invités qui ont joué
le jeu jusqu’au bout.
Risotto ibérique
Makis de foie gras à la mangue
Ingrédients :
• 400 g de riz à sushi (1 dose de riz pour 1,5 dose d’eau),
• 400 g de foie gras mi-cuit,
• 2 mangues fraîches
• vinaigre de riz (sucre inclus).
Faire cuire le riz à l’autocuiseur, laisser refroidir et ajouter du
vinaigre.
Découper le foie gras en forme de « grosses frites », et la mangue
en tranches très fines. Mettre un film alimentaire sur la natte en
bambou, car il n’y aura pas de feuille de nori pour enrouler le
maki. Déposer du riz sur la natte et l’étaler sur 10 cm de largeur,
puis ajouter le foie gras et rouler la natte. Couvrir le riz avec
les tranches de mangue et serrer la natte à nouveau pour faire
adhérer. Découper les makis dans la largeur.
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numéro 18
Ingrédients (pour 6 personnes) :
• 400 g de riz Carnaroli,
• 6 grosses gambas,
• 400 g de moules cuites
décortiquées,
• 1 pincée de safran,
• 1 chorizo découpé
en julienne,
• le blanc d’un oignon
nouveau ciselé,
• 1 l de fumet de poisson,
• 60 g de beurre,
• 50 g de parmesan rapé,
• 1 verre de vin blanc sec,
• beurre et huile d’olive.
Faire fondre un peu de beurre avec l’huile dans une casserole.
Faire suer la julienne de chorizo et l’oignon nouveau. Ajouter le
riz et le faire revenir jusqu’à ce qu’il devienne nacré. Mouiller
avec le vin blanc et faire totalement réduire. Ajouter le fumet de
poisson et une pincée de safran. Mouiller par louche, sans cesser
de remuer jusqu’à réduction pendant 13-15 min, puis arrêter le
feu. Hors du feu, ajouter des morceaux de beurre, les moules,
puis mettre un couvercle et laisser reposer 3-4 minutes. Mélanger et rajouter du fumet en fonction de la consistance désirée.
Bon appétit ! †
Stéphanie V.
Photo : Olivier Dessy
pub restau 1.pdf
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8/04/11
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hangover
Vicarious Bliss
“People getting undressed
on the dance floor is always
a good sign…”
Vicarious Bliss joins the Ed Banger Records crew in 2003
after his meeting with Pedro Winter. He is considered as
a godfather for the rest of the team! The same year, he released his first E.P. “Theme From Vicarious Bliss” including remixes by Justice or Busy P. He produces the French
band “I Love UFO” too. He also collaborated with artists
like The Bloody Beetroots, Yuksek or Ladytron. He will
spin for the first time in Luxembourg the 20th of May for
Micro-Clubbing III at Am Puff! The tall red-haired bloke
rocks to the beat!
• You are well known to be one of the first signatures on Ed
Banger. Could you explain how you met Pedro?
I was the third actually, after Mr Flash and Justice. I met Pedro
completely by accident in rainy Soho, London.
• What was your life before producing such great electro
anthems?
Before creating electronic music, I produced great pop songs for
less than great artists and a bit of film music.
• Are you a musician or more an artist?
That’s actually a very valid question! I feel more of a musician
when I’m in the studio and more of an artist when I’m on the
road! It is sometimes complicated to have several ‘hats’, and then
there’s the production stuff for other artists too.
• Could you describe your music?
It’s pretty horrific with the odd moment of beauty and genius
very occasionally!
• What was the strangest request you received as DJ?
Weird musical requests come all the time. It’s the ‘other’ requests
that I find weird, like ‘can I come in the booth please, I really
need to pee’?
• What is for you a perfect party?
It’s all about the people really. Firstly, there should be enough
of them to fill the place up. Secondly, they should be there to
party and not hang around looking at each other. People getting
undressed on the dance floor is always a good sign…
• Will you perform live your own tracks in the future?
Possibly. Touring, or the way I would want to do it (with a live
band), is notoriously expensive. It really depends on whether
people will want me to do it. I would love to!
• The success of the Ed banger Records has changed your
way of life?
In lots of ways. I sleep less. I travel more. I still piss standing up
though…
• Has it changed the way you produce music?
No, I still do that sitting down…
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numéro 18
• Do you feel close with all the artists?
With some more than others. I think it comes down to who you
travel quite often with together. In my case, I’ve seen a lot of Mr
Flash at hotel breakfasts (scary, believe me).
• You went to Holland to produce your album. Why?
My girlfriend lives there and the conditions were perfect to
record while looking at water and natural daylight rather than
the walls of a Parisian basement!
• Pedro Winter gives you some advice on your music or are
you totally free?
He gives great suggestions, but I’m a pain in his butt as I am not
terribly quick at letting him here new stuff.
• Could you describe what we could find in your next release?
Beauty, love, pain and despair. And everything louder than everything else…
• Play Paul is currently working at your studio. Do you plan
to produce with him?
I already have! We did a secret remix for someone under a secret
name!
• Do you feel the night in Europe has changed last months?
I think it gets darker later each day at the moment. In clubs,
people are still looking at each other far too much, rather than
partying…
• Do you think that it is necessary to be connected to share
your music?
Totally! We’ll all end up giving it away at some point in the future. I think it is inevitable and I try to lose as little sleep over
this as possible.
• If I say Luxembourg what do you feel?
I’m really looking forward to coming. I think that it’s the only
European state that I have never actually played in. I can’t wait!
†
Laurent Bravetti
numéro 18

horoscope
Heureuscope
BELIER (21 mars — 20 avril) :
Amour : Devenez membre officiel du club de tricots
des vieilles de votre quartier, elles sont plus cools
qu’elles n’en ont l’air…
Travail : Prenez des cours de danse country.
TAUREAU (21 avril — 20 mai) :
Amour : Votre tête a tellement enflé qu’elle fait de
l’ombre à Saturne. Vous devriez vous méfier car
quand la mégalomanie vous tient, elle ne vous lâche plus !
Travail : Arrêtez de fréquenter les backrooms, vous allez finir
par tomber nez à nez avec votre père.
GEMEAUX (21 mai — 20 juin) :
Amour : La demande de votre forfait pour vos cours
d’intoxication sexuelle a bien été prise en compte. Votre
carte d’adhérent sera bientôt envoyée dans la maison close que
vous avez sélectionnée.
Travail : Saurez-vous éviter la crotte de pigeon qui tombera sur
votre tête prochainement ? Fallait pas énerver Jupiter.
CANCER (21 juin — 22 juillet) :
Amour : Votre capital séduction explose avec l’arrivée des beaux jours, fêtez ça dignement en arrosant
votre jardinier.
Travail : Vous reprenez du poil de la bête à vue d’œil, et, au
passage, arrachez ceux de votre jardinier.
LION (23 juillet — 22 août) :
Amour : Votre mamie vole dans votre porte-monnaie quand vous avez le dos tourné. C’est moche la
vieillesse, vraiment moche.
Travail : Savez-vous garder un secret ? Écouter une chose et ne
jamais la répéter ? Changez de signe, vous êtes une balance.
VIERGE (23 août — 22 septembre) :
Amour : Vous devriez faire confiance à votre moitié,
car quand elle (il) passe la nuit avec d’autres compagnons sexuels, elle (il) les choisit sur le volet. Un(e) chic fille
(garçon).
Travail : Mettez-vous au sport avant qu’on ne finisse par saluer
également votre bedaine.
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numéro 18
BALANCE (23 septembre — 23 octobre) :
Amour : Manger, dormir, baiser, boire, manger,
dormir, baiser, boire… vous êtes dans la peau d’un
chat.
Travail : Dealez votre pâté contre des croquettes allégées.
SCORPION (24 octobre — 22 novembre) :
Amour : Vous êtes tombé dans les bras de Vénus,
dommage qu’elle ne soit pas aussi belle que vous
l’ayez imaginée. Va falloir vous la coltiner pendant un moment.
Travail : Changez le titre de votre carte de visite pour écrire en
caractères gras « Directeur De La Congrégation Des Imbéciles
Sans Cervelle ».
SAGITTAIRE (23 novembre — 22 décembre) :
Amour : Click « OK » to continue.
Travail : Reprenez le train en marche, ou plutôt les
montagnes russes. Cela peut vous surprendre, mais vous allez
aimer ça.
CAPRICORNE (23 décembre — 19 janvier) :
Amour : Vous avez une haleine de poney.
Travail : Mars enverra une pluie d’astéroïdes sur votre maison d’ici 24 heures. Bonne réception. Cordialement. Mars
(une planète qui ne vous veut pas du bien).
VERSEAU (20 janvier — 18 février) :
Amour : L’enfer de la mode, ce n’est pas pour vous.
Ce serait plutôt l’enfer des sous-vêtements propres.
Vous devriez sérieusement éviter les lieux publics pour ne pas
éveiller les soupçons.
Travail : Lisez le journal intime de vos enfants afin de découvrir
qui ils sont véritablement.
POISSONS (19 février — 20 mars) :
Amour : Votre fiancé(e) est une gourde, pensez à en
changer dans les plus brefs délais.
Travail : Soyez généreux et n’hésitez pas à dépanner de bon
cœur vos amis quand ils sont à court de feuilles à rouler. †
Mademoiselle Léa Revon
agenda
Mardi 12 avril
Syd Matters. Rockhal / Out Of The
Crowd (9-23). Kulturfabrik / Overtall Quartet. Op Der Schmelz / The
Young Gods. L’Entrepôt (Arlon) /
Before The Torn. Rocas / Claude
Pauly & Mind Matter Quartet.
Mercredi 13 avril
…And You Will Know Us By The
Trail Of Dead. Rockhal / College
Wednesday. Verso / Rock Night. Soul
Kitchen / Blindtest with DJ Putasgroove. Rocas
Jeudi 14 avril
The Sedan Vault. Rockhal / Trey
Songz. Rockhal / Bonobo. Kulturfabrik / Stop Being A Nerd. Café Du
Gymnase / Plankton Waves. Soul
Kitchen / Thursday Poker. Kockelscheuer / Xavier Pillac Trio. Liquid /
Boban I Marko Markovic Orkestar.
Op Der Schmelz / Musique Baroque. Centre Culturel de Rencontres
Abbaye de Neumünster / Insingizi
(14-16). L’Inouï / Versus You + Dear
Lanlord + Open Mic Jam Session.
Rocas
Vendredi 15 avril
Claude Pauly & Mind Matter Quartet. Rockhal / Angel At My Table.
d:qliq / Heineken Party. Centre
Culturel Arsdorf / Don Simon & Dj
Doublekick. Soul Kitchen / Russian
Delicious Night. Byblos / Party Like
A Rock Star. Centre Culturel Fancy
/ DJ Sirius. Rock Box / Blue Art
Orchestra: Sketches Of A Working
Band. Abbaye de Neumünster / Sorel. Casino 2000 / Young Stars In
Concert. Centre Culturel-Heinerscheid / The Gang. Club House 223
(Differdange) / DJ Carlos Ladeira.
Am Puff / The Gameboys’s Rockset.
Rocas
Samedi 16 avril
Sermeq + Chief Mart’s + Z Town
Massive + Keta. Rocas / The Oscillation + Ana & The Randefelts. d:qliq
/ Dribbel Den Deich!. Deichhaal /
Daniel Balthasar & Saturday Big
Party. Soul Kitchen / DJ Raymond.
Byblos / Eddie Gee & Jeymore. Am
Puff / Dj Jesse James. Rock Box
/ Blues Night. Op Der Schmelz /
Zillertale Haderlumpen. Halle Omnisports Dommeldange / Amaury
Vassili. Conservatoire de Musique
Luxembourg / Premium Jazz. Leger
Premium Hôtel / Sonido Profundo.
Ancien Cinéma Vianden / Gentleman. Le 112 (Terville) / Concerts
Arel Tattoo Show. L’Entrepôt (Arlon) / Inferno-Bal. Junglinster /
Chaos Bal. Beringen / Emilie Duval.
Ikkuvium (Differdange) / Hardcore
Destination. Double Deuce
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numéro 18
smart, la voiture chic,
pour vos rendez-vous chocs !
Dimanche 17 avril
David Ianni. Op Der Schmelz / Sonido Profundo (Apéro’s Jazz). Brasserie le Neumünster / Concert Trio
(Musek Am Syrdall). Kulturhaus
(Niederanven)
Vendredi 13 mai
Gerald De Palmas. Rockhal / Albor
Cale. Kulturfabrik / The Soft Moon.
Exit07 / Dj Jean-François Du Marché & Dj Doublekick. Soul Kitchen
/ Electro Airline. L’Entrepôt (Arlon)
/ Leben Bis Zuletzt (13/05-12/06).
Abbaye De Neumünster / DJ Oscar
Guzman. Am Puff / Festival Salsa
Grande Région. Abbaye De Neumünster / Soulcookies. Abbaye De
Neumünster / Um Olhar A Dois (1314). Abbaye de Neumünster / High
Voltage (ACDC Tribute). Double
Deuce
Mardi 19 avril
Julian Peretta. Atelier / Roberto Negro Trio. Liquid / Morblus. L’Inouï
/ Brackets Closed + Selfcontrol +
Weakonstruction + The Liberation
Service. Rocas
Mercredi 20 avril
Warm Up Show Heartbeat Parade.
Rockhal / One Republic. Atelier /
College Wednesday. Verso / Music
For The Masses. Soul Kitchen / Carlos del Junco. L’Inouï / The Gameboys. Rocas
Jeudi 21 avril
One Republic. Atelier / Stop Being
A Nerd. Café Du Gymnase / Dany
Des Rues. Soul Kitchen / Ying Yang
Twins. Byblos / Thursday Poker.
Kockelscheuer / Blues Gang. Liquid
/ Jugendsinfonieorchester : EifelArdennen. Trifolion (Echternach)
/ Melo-M (21-23). L’Inouï / Art
Latino-Américain Etniavi (21/0404/05). Abbaye de Neumünster /
Open Mic Jam Session. Rocas
Vendredi 22 avril
The Used. Atelier / Kakkmaddafakka + Rainbow Arabia. Exit07
/ Arms & Sleepers, Ben Shepard,
Disasteradio, A Low Hum. d:qliq /
All Together. Centre Culturel Wiltz /
Dj Jean-François Du Marché & Don
Simon. Soul Kitchen / Nina Hagen.
Le 112 (Terville) / Rock This Town.
La Raquette (Bertrange) / DJ Lapino. Am Puff / Enemies + Ikebana.
Rocas
Samedi 23 avril
Bodi Bill, Wilhelm Tell Me, Clockwork Radio. d:qliq / Dj Dee. MClub / Dj Isaac D’Augny & Dj Lowic.
Soul Kitchen / Dj Extra Balle. Rock
Box / Premium Jazz. Leger Premium
Hôtel / Rebel. Messancy / Festival
Les Aralunaires (23/04-01/05). Arlon / Ouschteren. Preizerdaul / DJ
Toni J. Am Puff / Stinky Pete & The
Rabid Babies With The Barcodes.
Little Woodstock Café (Ernzen)
Dimanche 24 avril
Xuto & Pontapes. Rockhal / Dustin
Wong. Exit07 / Easter Bunny Sunday Madness. Soul Kitchen / AprèsSki. Choco / Münchner Bal. Le Melusina
Mardi 26 avril
Este Mundo. Philharmonie / Liquid
Jazz House Band. Liquid
Mercredi 27 avril
Hooverphonic. Rockhal / Kings’ X.
Kulturfabrik / CollegeWednesday.
Verso / 60’s Beat Music. Soul Kitchen / Walking Through… Collection Mudam (27/04-06/11). Mudam
/ Little Dash-Live. Mudam / Stoner
Rock Night With DJ La Macina
Loca. Rocas
Jeudi 28 avril
Empyr. Atelier / Thursday Poker.
Kockelscheuer / Gwilym Simcock
Trio. Philharmonie / The Fitness.
Soul Kitchen / Carl Wyatt Feat
Archie Lee Hooker. Liquid / Bridges
Of Our Past (28/04-15/05). Abbaye
de Neumünster / Mudam Akademie
07. Mudam / Open Mic Jam Session.
Rocas
Vendredi 29 avril
Kamelot. Atelier / Pictures From The
Front Row (29/04-08/05). Kulturfabrik / Sawuri & Sokan. Kulturfabrik
/ Hal Flavin. Exit07 / Motorama.
d:qliq / DJ Carlos Ladeira. Am Puff
/ Back At Chameleon. Chameleon
(Diekirch) / DJ Ars. Byblos / DJ Jay.
Rock Box / Dj Chook & Dj Doublekick. Soul Kitchen / Je M’En Vais.
Abbaye de Neumünster / Takatuka.
Mierscher Kulturhaus / Deviled +
Versus You + Project 54. Rocas
Samedi 30 avril
Patrick Fiori. Rockhal / Mousso
Doums & Mare Sanogo. Kulturfabrik
/ Stages De Danse Et Percussion
(30/04-01/05). Kulturfabrik / Dj
Dee. M-Club / Dj Luke Skywalker.
Rock Box / DNR Hexennuecht. Bâteau Roude Léiw / Anna Engel. Philharmonie / Dj Lowic & Northern
Monkeys. Soul Kitchen / Premium
Jazz. Leger Premium Hôtel / Rebel.
Wiltz / Festival Ska. Le 112 (Terville) / Golden Oldies Night. Halle
Polyvalent Niederkorn / Alexandrov
(30/04-01/05). Ettelbruck / Mental
Masturbation. Ikkuvium (Differdange) / Jeymore. Am Puff / Plankton
Waves. Rocas
Dimanche 1er mai
Tricky. Atelier / Afrikafestival Esch.
Kulturfabrik / Benoit Martiny Band.
Abbaye De Neumünster / Geoffrey
Oryema. Abbaye De Neumünster
Lundi 2 mai
Schäffer / Schneider. Philharmonie
Mardi 3 mai
Angus & Julia Stone. Rockhal / Vers
à Verre. Kulturfabrik / Abdullah
Ibrahim Trio. Philharmonie / PBH
Trio. Liquid / Le Médecin De Son
Honneur. Abbaye de Neumünster
Mercredi 4 mai
Katatonia : Last Fair Day Gone. Kulturfabrik / Album Night Avec Black
Records Shop. Soul Kitchen / Special Red Hot Chili Peppers With DJ
Safari. Rocas
Jeudi 5 mai
La Fouine. Rockhal / Milow. Atelier
/ Rantanplan & Bandgeek Mafia
Tour. Kulturfabrik / Thursday Poker. Kockelscheuer / La Nouvelle
Babylone. Philharmonie / Radio
Daze. Soul Kitchen / Les Gonfleurs
D’Hélice. Liquid / Performance Par
La Chorale L’Encyclopédie De La
Parole. Mudam / Open Mic Jam
Session. Rocas
Vendredi 6 mai
Boyce Avenue. Rockhal / Bauchklang. Atelier / Solar Bears.
Exit07 / Last Tango In Berlin. Philharmonie / Ben Andrews & Gareth
Decibel. Soul Kitchen / Saint-André
Moladji. L’Entrepôt (Arlon) / Julien
& Jeymore. Am Puff / Smooth & The
Bully Boys. Abbaye De Neumünster
/ Cleanstate. Rocas
Samedi 7 mai
Vibra(k)tion. Rockhal / Docteur
Gonzo. Soul Kitchen / Fókatlep.
Abbaye De Neumünster / Sysmik
Records Label Night. Dreams Bar
(Esch-Sur-Alzette) / Back 2 Roots.
An Der Koll (Mersch) / Kingstone.
Ikkuvium (Differdange) / Crusader
& 664. Double Deuce / Christal &
Crack. Rocas
Dimanche 8 mai
Kaki King & Raul Midón. Atelier /
Jidz Jeitz Quartet. Abbaye De Neumünster
Lundi 9 mai
Last Days Of April. Rockhal
Mardi 10 mai
Autrefois Il Faisait Jour…. Kulturfabrik / Niklas Kraft Quartet. Liquid
Mercredi 11 mai
80’s & 90’s Hip-Hop Avec DJ Qash.
Soul Kitchen / Blindtest With DJ Putasgroove. Rocas
Jeudi 12 mai
Children Of Bodom. Atelier / Bailar
Vivir. Kulturfabrik / Laurent Garnier. L’Autre Canal (Nancy) / Thursday Poker. Kockelscheuer / Quintasy.
Soul Kitchen / Dynamite Funk Project. Liquid / Open Mic Jam Session.
Rocas
Samedi 14 mai
Ayo. Rockhal / Antaño. Kulturfabrik / Hauschka Special Rescore
Of Vampyr By Carl Dreyer. Exit07 /
Gunther Florida & Mad Fred. Soul
Kitchen / Golden Oldies Night. Centre Prince Henri (Walferdange) /
Jeymore. Am Puff / Remo Cavallini.
Ikkuvium (Differdange) / Be Hardcore. Double Deuce / Chook, Kugener & Oé. Rocas
Dimanche 15 mai
Ez3kiel. Rockhal / Guy Schadeck
5tet. Abbaye de Neumünster
Lundi 16 mai
Saxon. Atelier / Workshop Flamenco
Festival Esch 6. Kulturfabrik
Mardi 17 mai
Cataclysm Box. Liquid
Mercredi 18 mai
Yuko. Rockhal / ¡Flamenco! (18/0520/05). Kulturfabrik / After Work
Party-Cool Sound. Bâteau Roude
Léiw / Journée Internationale Des
Musées. Mudam / The Gameboys.
Rocas
Jeudi 19 mai
Funeral For A Friend And The
Blackout. Rockhal / Thursday Poker. Kockelscheuer / Big Kids. Soul
Kitchen / Bandits. Liquid / Philippe
Katherine. Le 112 (Terville) / OutOf-Sync. Mudam / Open Mic Jam
Session. Rocas
Vendredi 20 mai
Vicarious Bliss. Am Puff / TR 35.
Kulturfabrik / Darkstar. Exit07 /
Steve R.I.O.T.. Soul Kitchen / Sade.
Galaxie / Cotton Belly’s. Abbaye De
Neumünster / DJ Carlos Ladeira. Am
Puff / Ettelbruck Meets Woodstock.
Ettelbruck / Save The Animals. Rocas
Samedi 21 mai
Raphael. Rockhal / Carl Cox. Rockhal / Ser flamenco. Kulturfabrik /
Don Simon. Soul Kitchen / Rebel.
Aal Seerei (Diekirch) / Soprano. Galaxie / Récital. Abbaye De Neumünster / Spring Break. Perl / DJ Carlos
Ladeira. Am Puff / Irish Folk-Fiddler’s Green. Double Deuce / Save
The Animals. Rocas
Dimanche 22 mai
Rooney. Rockhal / Carta Blanca A
Las Escuelas De Baile. Kulturfabrik
/ Fahrgeschäft. Abbaye De Neumünster / Discotisme. Double Deuce
Vendredi 27 mai
Food For Your Senses (27-29).
Tuntange / Sir Oliver. Byblos / Dj
Blueprint. Soul Kitchen / Instants
De Vie (27/05-12/06). Abbaye De
Neumünster / DJ Carlos Ladeira. Am
Puff / Vecchi E Brutti. Abbaye De
Neumünster / Ebony 5t Autour De
Louis Sclavis. Abbaye de Neumünster / Theatre Impro Labo. Rocas
Samedi 28 mai
An Pierle & White Velvet. Kulturfabrik / Rebel. Biereng / Burning
Wheels. Double Deuce / Marché Des
Créateurs (28-29). Mudam / Youssoupha + Rebel. Steinsel / Jeymore.
Am Puff
Dimanche 29 mai
John Dell Jazztet. Abbaye De Neumünster
Lundi 30 mai
Art Freak Workshops (30/05-01/06).
Mudam
Lundi 23 mai
Dj Shadow. Atelier
Mardi 31 mai
Liquid Jazz House Band. Liquid
Mardi 24 mai
Lesung : Marget Steckel et Susanne
Jaspers. Kulturfabrik / Jean-Marc
Robin Trio. Liquid / Raphael. Galaxie
Mercredi 1er Juin
Festival Saveurs Culturelles Du
Monde. Casino 2000 / Oldies Night
70’s-80’s-90’s. Centre Camille Ney
(Ell) / Gilles Rod. Mudam
Mercredi 25 mai
Christophe Maé. Rockhal / The Afro
Cuban All Stars. Atelier / Kofi Baker’s Tribute To Cream. Kulturfabrik
/ Funk / Soul Night avec Dj Blueprint. Soul Kitchen / Raphael. Galaxie / Théâtre – Lesebühne. Rocas
Jeudi 2 juin
3 Doors Down. Rockhal / Thursday
Poker. Kockelscheuer / De Läb. Soul
Kitchen / Liquid Blues House Band
Meets Bluesschoul Differdeng. Liquid / Festival Saveurs Culturelles
Du Monde. Casino 2000 / Performance Autour De L’œuvre De Mac
Adams. Mudam / Special Chez Kito
Kat Label. Rocas
Jeudi 26 mai
Thursday Poker. Kockelscheuer /
Jacob Conspiracy. Soul Kitchen /
Heavy Petrol & The Greyhound. Liquid / Zucchero. Galaxie / Mudam
Akademie 08. Mudam / Open Mic
Jam Session. Rocas
Dimanche 5 juin
Korn. Rockhal
Lundi 6 juin
Enrique Iglesias. Rockhal / Axis Of.
Rocas
Mardi 7 juin
Luxembourg Conservatory Jazz
Combos. Liquid / Théâtre (7-8) Le
Dîner De Cons. Rocas
Mercredi 8 juin
Conférence Design Friends: Joachim
Sauter. Mudam / Carte Blanche A
Gilles Rod. Mudam
Jeudi 9 juin
Thursday Poker. Kockelscheuer /
Dave White & The Bad Luck Cats.
Liquid / Mudam Akademie 09. Mudam / Open Mic Jam Session. Rocas
Vendredi 10 juin
David Guetta. Rockhal
Samedi 11 juin
Bloody Beetroots Death Crew 77.
Rockhal / Double Deuce Goes
Hardstyle. Double Deuce / With
Christal & Crack. Rocas
Dimanche 12 juin
Jam Session. L’Entrepôt (Arlon)
Mardi 14 juin
Brownies Colors. Liquid / Théâtre
(14-15) Le Dîner De Cons. Rocas
Mercredi 15 juin
Alter Bridge. Atelier / Marky Ramone’s Blitzkrieg. Kulturfabrik / Gilles
Rod. Mudam
Vendredi 3 juin
Screaming Fields 2011. Rockhal /
Julian Marley. Kulturfabrik / Festival Saveurs Culturelles Du Monde.
Casino 2000 / Julien. Am Puff
Samedi 4 juin
Inborn. Kulturfabrik / Festival Metal
Battle. Le 112 (Terville) / Festival
Saveurs Culturelles Du Monde. Casino 2000 / Dj Furax. Double Deuce
/ DJ Toni J. Am Puff / Everwaiting
Serenade. Rocas
Découvrez la sélection
d’un noctambule notoire
avec, pour ce numéro 18,
les bons plans de
Don Simon, DJ, animateur
radio et Directeur Artistique
du Soul Kitchen.
numéro 18

in web we trust
Adada
sur mon bidet
Peuple du Luxembourg, je vous livre Jérôme, adadadministrateur et fier de l’être.
• Jérôme, ne sois pas gêné : ton site, qu’est-ce donc ?
Adada.lu, tu connais ? C’est le premier, le seul, donc le meilleur
site dédié à l’actualité publicitaire du Luxembourg. Lancé fin
avril 2010, il frôle maintenant les 6500 visites par mois.
• Étant toi-même du métier, ne frôles-tu jamais le conflit
d’intérêts ?
Je me contente d’informer, mes lecteurs font le reste. C’est important de rester neutre, alors je veille à ne pas mettre mon
agence plus en avant que les autres.
• Es-tu déjà tombé sur une exclusivité que tu as gardé pour
toi ?
Je suis infiltré et tout se sait dans notre petit milieu ! Mon but est
de flairer le scoop avant les autres, et parfois c’est le cas.
• Allez ! Régale nos lecteurs, balance la sauce !
Le pitch Orange, un des gros budgets pub du pays. J’ai publié
les résultats avant l’annonce officielle et les gagnants l’ont appris
ainsi. Je sais aussi qui couche avec qui, mais cela n’intéresse
personne… Si ?
• L’annonce de Kreutz.Grey (http://goo.gl/R4f8v) et d’autres
posts donnent lieu à de belles joutes verbales : quelle est ta
politique de censure et que penses-tu de l’anonymat ?
Le site vit aussi grâce aux commentaires, alors je laisse une grande liberté à ceux qui participent, sous un pseudo ou non. Ils
sont intraitables ! Certains ont la critique juste (salut Troismille),
d’autres transpirent la haine (hein Castrol).
Will Kreutz fait couler beaucoup d’encre sur Adada. J’apprécie
qu’il ne se laisse pas démonter et surtout, qu’il ne m’ait jamais
demandé de supprimer des commentaires.

numéro 18
« Je sais aussi
qui couche avec qui. »
• Beaucoup de créations se résument à une photo et un slogan, parfois finaud, parfois fadasse : c’est barbant à la longue, n’est-ce pas ?
C’est la réalité de la pub au Grand-Duché : parfois de très bonnes choses sortent, mais plus souvent, les campagnes sont insipides. D’où l’intérêt des commentaires : les agences et annonceurs
lisant Adada sont sensibles à la critique. Et si cela peut tirer la
créa vers le haut, bingo !
• Revenons à ton site. Quelle leçon en tires-tu ? Des projets
pour l’avenir ?
La vraie leçon, c’est qu’il faut croire en ses idées, car certaines
sont bonnes. Quant aux projets, j’en ai 50 par jour qui me font
oublier les 50 de la veille. Une chose est sûre : il existe plein
d’idées à développer sur la toile et le Luxembourg est un bon
laboratoire.
• Un message d’espoir à ceux qui hésitent à se lancer sur le
« World Wide Web » ?
Le Net permet de faire de belles choses sans investir un rond.
Lancez-vous, cela ne vous coûtera que du temps. †
Régis
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