Kent Nagano Orchestre de l`Opéra national de Lyon

Transcription

Kent Nagano Orchestre de l`Opéra national de Lyon
Kent Nagano
Orchestre de l'Opéra
national de Lyon
dimanche 10 novembre 1996
cité de la musique
François Gautier, président
Brigitte Marger, directeur général
dimanche 10 novembre - 16h30 / salle des concerts
Gustav Mahler
Lieder eines fahrenden Gesellen :
I - Wenn mein Schatz Hochzeit macht (d'après le recueil Des Knaben
Wunderhorn)
II - Ging heut' morgens übers Feld
III - Ich hab ' ein glühend Messer
IV - Die zwei blauen Augen
(durée 16 minutes)
Symphonie n° 4, en sol majeur
Bedächtig, nicht eilen (circonspect, sans presser)
In gemächlicher Bewegung, ohne Hast (tranquille, sans hâte)
Ruhevoll (calme)
Sehr behaglich (très plaisant)
(durée 55 minutes)
Kent Nagano, direction
Lorraine Hunt, mezzo-soprano
Norah Amsellem, soprano
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Le concert est présenté par Jean-Pierre Derrien
concert sans entracte
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Gustav Mahler
Lieder eines fahrenden
I - Wenn
Knaben
II - Ging
III - Ich
IV - Die
Gesellen
mein Schatz Hochzeit macht (d'après
Wunderhorn)
heut' morgens übers Feld
hab' ein glühend Messer
zwei blauen Augen
le
recueil Des
« Toute musique est aveu, bien sûr ; toute musique trahit son auteur
de la façon la plus indiscrète... » C'est Pierre Boulez qui l'écrit,
s'avouant peut-être une sorte de loi générale de la musique. Et il le fait
à travers Mahler, au sujet de Mahler, dont la musique « ne dénie
point l'argument biographique ». C'est une litote : la musique de
Mahler est éminemment autobiographique — elle l'est de manière
superlative, tout entière « confession » ou « confidence » —, et toujours
elle demeure « étroitement liée au vécu original ».
Dans une lettre du 1er janvier 1885 à Fritz Löhr, Mahler parle d'« elle »,
de la nuit qu'il a passée à « pleurer en rêve » en la quittant. Elle, c'est
la cantatrice Johanna Richter. Mahler lui dédie un cycle de poèmes
écrits en 1884, où apparaît la figure de ce « compagnon errant » (selon
la traduction consacrée pour fahrender Geselle) qui donnera son titre
aux lieder à venir. À Löhr, il parle donc de la rupture, des pleurs ; et
il note, lapidaire :
« Mes poteaux indicateurs : j'ai écrit un cycle de lieder, six pour le
moment, qui lui sont tous dédiés. Elle ne les connaît pas. Que peuvent-ils d'ailleurs lui dire d'autre que ce qu'elle sait déjà ? Je vais
t'envoyer le dernier lied, bien que ces pauvres paroles puissent à
peine rendre une petite partie [de ce que je ressens]. — J'ai pensé
pour l'ensemble des lieder à un compagnon que son destin met en
route de par le monde, pour y errer en marchant devant soi. »
De ces six poèmes naîtront seulement quatre chants.
2 /cité de la musique
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
C'est un ornement (une broderie mélodique) qui ouvre le cycle.
D'emblée, il est tiraillé entre deux gestes, de même que le motif de
quarte qui s'y attache : le mouvement allant est aussitôt retenu, imité
lentement par la voix. Ce balancement, cette démarche hésitante
entre plusieurs allures (entre l'églogue et le lamento) caractérise l'ensemble du premier lied.
La mélodie en ré majeur qui se glisse sur l'ostinato rythmique du
second lied est celle que reprendra Mahler dans sa première symphonie. Mais la pastorale (avec harpe, pizzicatos et triangles) se délite.
Incisifs, les alliages métalliques des cuivres tranchent le cours de
l'idylle : dans le troisième lied, la quarte descendante du premier est
renversée, batailleuse. La parenthèse centrale (l'ut majeur de Wenn ich
in den Himmel seh...) est vite refermée, et le chant s'achève sur une
lente reptation.
La marche funèbre du quatrième lied passe, telle un cortège, à travers
les tonalités ; elle traverse, indifférente, les ambiguïtés du majeur et
du mineur. Son mouvement imperturbable se dilue, balayé par la
harpe, pour laisser surgir une ample mélodie en fa majeur. Elle se
perdra à son tour, en mineur, dans l'évanescence d'un souvenir.
Peter Szendy
notes de programme | 3
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Lieder
eines fahrenden
Gesellen
Chants
d'un
compagnon
errant
Wenn mein Schatz
Hochzeit
macht
Quand ma
se marie
Wenn mein Schatz Hochzeit macht,
Fröhliche Hochzeit macht,
Hab'ich meinen traurigenTag !
Geh'ich in mein Kämmerlein,
Dunkles Kämmerlein,
Weine, wein'um meinen Schatz,
Um meinen lieben Schatz !
Blümlein blau ! Blümlein blau !
Verdorre nicht ! Verdorre nicht !
Vöglein süss,Voglein süss
Du singst auf gruner Heide.
Ach, wie ist die Welt so schön !
Ziküth ! Ziküth !
Singet nicht ! Blühet nicht !
Lenz ist ja vorbei !
Alles Singen ist nun aus.
Des Abends, wenn ich schlafen geh',
Denk'ich an mein Leide,
An mein Leide !
Quand ma bien-aimée se marie,
se marie gaiement,
le jour est sombre pour moi.
Je vais dans ma chambrette,
obscure chambrette,
et pleure, et pleure ma bien-aimée,
ma douce bien-aimée.
Petite fleur bleue,
ne te fane pas !
Oiselet gentil,
tu chantes sur la verte bruyère ;
Ah ! que le monde est beau !
Tsicutt, tsicutt !
Ne chante pas, ne fleuris pas.
Le printemps est passé,
il n'est plus temps de chanter !
Le soir quand je vais dormir,
je pense à ma peine,
à ma peine !
Ging heut morgen
übers Feld
Ce matin
j'ai traversé la prairie
Ging heut morgen übers Feld,
Tau noch auf den Grasern hing ;
Sprach zu mir der lust'ge Fink :
« Ei du! Gelt ? Guten Morgen ! Ei gelt?
Du ! Wird's nicht eine schoneWelt ?
Zink ! Zink ! Schön und flink !
Wie mir doch die Welt gefällt ! »
Auch die Glockenblum' am Feld
Hat mir lustig, guter Ding',
Mit den Glöckchen, klinge, kling,
Ce matin j'ai traversé la prairie,
des gouttes de rosée perlaient
encore sur l'herbe.
Me dit le gai pinson :
« Dis-donc, un beau matin n'est-ce pas ?
Le monde ne s'annonce-t-il pas
beau aujourd'hui ?
belle journée, tsink, tsink, belle et
joyeuse !
Ah ! que le monde me plaît ! »
4 | cité de lai musique
bien-aimée
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Ihren Morgengruss geschellt :
« Wird's nicht eine schöneWelt ?
Kling, kling ! Schönes Ding !
Wie mir doch die Welt gefallt !
Heia ! »
Und da fing im Sonnenschein
Gleich die Welt zu funkeln an ;
Alles Ton und Farbe gewann
Im Sonnenschein !
Blum' und Vogel, gross und klein !
« GutenTag, ist's nicht eine schöne
Welt?
Ei du, gelt ? SchöneWelt ? »
Nun fangt auch mein Gluck wohl
an?
Nein, nein, das ich mein'
Mir nimmer blühen kann !
Et le muguet dans l'herbe aussi
de ses joyeuses clochettes,
ding, ding, ding, ding, ding,
a fait retentir son salut matinal :
« Le monde ne s'annonce-t-il pas
beau aujourd'hui ?
belle journée, ding, ding.
Ah que le monde me plaît ! »
Et voilà que dans le soleil
le monde resplendit
et tout devient son et couleur, dans
le soleil,
les fleurs et les oiseaux, petits et
grands.
« Bonjour, bonjour !
le monde n'est-il pas beau ?
eh ! toi là-bas, n'est-ce pas
une belle journée ? »
Et mon bonheur à moi reviendra-til aussi ?
Non, non, celui auquel je pense
ne pourra jamais, jamais refleurir !
Ich
hab'ein
glühend'
Messer
J'ai une lame
Ich hab' ein glühend' Messer,
Ein Messer in meiner Brust,
O Weh ! Das schneid't so tief
In jede Freud' und jede Lust.
Ach, was ist das fur ein böser Gast !
Nimmer hait er Ruh', nimmer hait
er Rast,
Nicht beiTag, noch bei Nacht,
Wenn ich schlief. O Weh !
Wenn ich in den Himmel seh',
Seh'ich zwei blaue Augen stehn.
O Weh ! Wenn ich im gelben Felde geh',
J'ai une lame brûlante,
une lame dans mon sein,
las, las ! qui taille si profondément
dans chaque joie, chaque plaisir !
Ah ! que voilà un hôte cruel !
Jamais ne se repose, jamais ne se tait,
ni le jour, ni la nuit quand je sommeille, las, las !
Lorsque je regarde le ciel,
j'y vois deux yeux bleus, las, las !
Lorsque je vais dans le champ doré,
j'y vois de loin des cheveux blonds voler
brûlante
notes de programme | 5
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Seh'ich von fern das blonde Haar
Im Winde wehn. O Weh !
Wenn ich aus demTraum auffahr'
Und höre klingen ihr silbern'
Lachen, oWeh!
Ich wollt' ich läg auf der schwarzen
Bahr',
Könnt' nimmer die Augen aufmachen!
dans le vent, las, las !
et lorsque je m'éveille soudain de
mon rêve,
et entends résonner son rire
argenté, las, las !
je voudrais être étendu déjà dans le
noir tombeau,
je voudrais ne plus jamais ouvrir les yeux!
Die zwei blauen Augen von
meinem
Schatz
Les yeux bleus
de ma bien-aimée
Die zwei blauen Augen von meinem Schatz,
Die haben mich in die weite Welt
geschickt.
Da musst ich Abschied nehmen
Vom allerliebsten Platz !
O Augen blau, warum habt ihr
mich angeblickt ?
Nun hab'ich ewig Leid und
Grämen.
Ich bin ausgegangen in stiller
Nacht
Wohl über die dunkle Helde.
Hat mir miemand Ade gesagt. Ade!
Mein Gesell' war Lieb' und Leide !
Auf der Strasse steht ein
Lindenbaum,
Da hab' ich zum ersten Mal im
Schlaf geruht !
Unter dem Lindenbaum,
Der hat seine Blüten über mich
geschneit,
Da wuss' ich nicht, wie das Leben tut,
War alles, alles wieder gut !
Alles ! Alles, Lieb' und Leid.
Und Welt und Traum !
Les yeux bleus de ma bien-aimée
m'ont envoyé courir le monde,
et j'ai dû quitter ce lieu tant aimé.
Yeux bleus, ah ! pourquoi m'avezvous regardé ?
Je n'aurai désormais que peines et
chagrins.
Je suis sorti dans la nuit tranquille,
dans la nuit tranquille j'ai traversé
la lande endormie.
Personne ne m'a dit adieu, adieu !
Mes compagnons étaient l'amour
et la peine.
Au bord du chemin il y avait un
tilleul,
c'est là que j'ai pu dormir enfin,
sous le tilleul.
Il a répandu en neige ses fleurs sur moi,
j'ai oublié alors ce qu'est le tourment de vivre.
Tout était clair à nouveau,
oui, tout était clair,
tout, l'amour et la peine,
le monde et le rêve.
6 / cité de la musique
traduction Arlette de Grouchy - EMI
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Gustav Mahler
Symphonie n° 4, en sol majeur
La Quatrième symphonie, elle aussi, commence par un faux départ : les
flûtes comptent les temps, en une sorte de signal qui reviendra plusieurs fois pour articuler le premier mouvement dans son ensemble ;
mais le décompte tourne court et c'est dans un autre tempo que la
mélodie des violons s'élève, en sol majeur.
Dans le menuet de sa Troisième symphonie, Mahler avait pour la première fois mis en œuvre cette technique de réexposition disloquée
des thèmes que le musicologue Donald Mitchell a nommée « téléscopage » : au moment où la tonalité initiale fait retour, la reprise du
thème est déjà amorcée. Le premier mouvement de la Quatrième symphonie en est un autre exemple remarquable, où le retour vers sol
majeur s'accompagne de ces mêmes appels de trompette qui signeront
bientôt la marche funèbre de la Cinquième symphonie.
Dans une première esquisse pour la Quatrième symphonie, le mouvement initial portait un titre programmatique : Die Welt als ewige
Jetztzeit (le monde comme éternel présent). Quant au scherzo qui suit,
Mahler l'a doté d'un exergue qui disparaîtra de la partition imprimée : Freund Hein spielt auf, que l'on traduit souvent par « la mort
conduit le bal ». L'« ami Hein » incarne un joyeux guide vers l'audelà, sorte de violoneux qui mène sa troupe au son grinçant de son
instrument, accordé un ton plus haut.
Le troisième mouvement alterne des variations en majeur et en
mineur, de plus en plus contrastées. Il conduit au lied final, sur un
poème tiré du recueil Des Knaben Wunderhorn (Le cor merveilleux de
l'enfant). Après l'« éternel présent » de ce monde, après le violoneux
passeur et les contrastes accusés, ce sont les joies de la vie céleste
(das himmlische Leben).
P.S.
notes de programme | 7
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Quatrième
mouvement
texte tiré du recueil Des
Knaben
Wunderhorn
Wir geniessen die himmlischen
Freuden.
D'rum tun wir das Irdisch meiden.
Kein weltlich Getummel
Hört man nicht im Himmel !
Lebt Alles in sanftester Ruh !
Nous goûtons à la volupté céleste
Aussi fuyons-nous ce qui est terrestre
On n'entend pas au ciel
Le tumulte du monde !
Tous y vivent dans la paix la plus
douce !
Wir fuhren ein englisches Leben !
Sind dennoch ganz lustig daneben !
Wir tanzen und springen,
Wir hüpfen und singen !
Sanct Peter in Himmel sieht zu !
Nous menons une vie angélique !
Mais nous sommes néanmoins fort gais !
Nous dansons et bondissons,
Nous sautons et chantons !
Saint Pierre au ciel nous observe.
Johannes das Lammlein auslaßet
Der Metzger Herodes drauf paßet !
Wir fuhren ein geduldig's
Unschuldig's, geduldig's.
Ein liebliches Lammlein zu Tod !
Jean laisse aller l'agnelet.
Hérode le boucher le guette !
Nous menons un patient,
Un innocent, un patient,
Un adorable agnelet à la mort !
Sanct Lucas den Ochsen tät schlachten
Ohn' einig's Bedenken und Achten ;
Der Wein kost kein Heller
In himmlischen Keller ;
Die Englein, die backen das Brot.
Saint Luc égorge le bœuf
Sans aucune considération ;
Le vin ne coûte pas un sou
Dans la cave céleste ;
Les angelots font cuire le pain.
Gut' Kräuter von allerhand Arten,
Die wachsen im himmlischen Garten !
Gut' Spargel, Fisolen,
Und was wir nur wollen !
Ganze Schüsseln voll sind uns bereit !
De bons choux de toutes sortes,
Poussent dans le jardin céleste !
De bonnes asperges, des haricots verts,
Et tout ce dont nous avons envie !
Des plats entiers en sont préparés !
Gut Äpfel', gut Birn'und gut'
Trauben.
Die Gartner, die Alles erlauben !
De bonnes pommes, de bonnes
poires, de bon raisins.
Les jardiniers permettent tout !
8 | cité de la musique
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Willst Rehbock, willst Hasen ?
Auf offener Strassen
Sie laufen herbei !
Voulez-vous du chevreuil, voulezvous du lièvre ?
Ils courent par ici
Au milieu des routes.
Sollt Fein Festtag etwa kommen
Alle Fische gleich mit Freuden
angeschwommen !
D o r t läuft schon Sanct Peter
Mit Netz u n d mit Köder
Z u m himmlischen Weiher hinein.
Sanct Martha die Köchin muß sein !
Lorsqu'un jour de fête approche
Tous les poissons arrivent en
nageant joyeusement
Saint Pierre part en courant
Avec un filet et un appât
Vers le vivier céleste.
Il faut que Sainte Marthe fasse la cuisine!
Kein Musik ist ja nicht auf Erden
Die unsrer verglichen kann werden.
Elftausend Jungfrauen
Zu tanzen sich trauen !
Sanct Ursula selbst dazu lacht !
Il n'est pas sur terre de musique
Qui puisse se comparer à la nôtre !
Onze mille vierges
S'enhardissent à danser !
Sainte Ursule elle-même en rit !
Cäcilia mit ehren Verwandten
Sind treffliche Hofmusikanten !
Die englischen Stimmen
Ermuntern die Sinnen.
Daß alles fur Freunden erwacht.
Cécile et toute sa parenté
Sont d'excellentes musiciennes !
Les voix angéliques
Ravissent les sens,
Si bien que tout s'éveille à la joie !
traduction : Arlette de Grouchy
avec l'aimable autorisation
de EMI France.
notes de programme | 9
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Kent Nagano
Alors directeur artistique adjoint de
l'Opéra de Boston,
Kent Nagano rencontre Olivier
Messiaen puis Seiji
Osawa qu'il retrouve
lors de la création de
Saint-François d'Assise
de Messiaen à l'Opéra
de Paris en novembre
1983. Assistant Seiji
Osawa tout au long
des répétitions, il dirigea la dernière représentation. Puis, il
dirigera Salomé,
Elektra en 1986. 1987
marque ses débuts à la
Scala de Milan. Il est
nommé directeur
musical de l'Opéra
national de Lyon en
1988 (qu'il quittera en
1997), en remplacement de John Eliot
Gardiner. Il dirige,
entre autre, l'Amour
des Trois Oranges,
Moses und Aron,
Gurrelieder, Dialogues
des Carmélites. Il dirige
la création de Salomé
(version française élaborée par Richard
Strauss, sur le texte
original d'Oscar
10 | cité de la musique
Wilde), de the Death of
Klinghoffer de John
Adams, mis en scène
par Peter Sellars...
Kent Nagano est
directeur musical et
chef principal du
Halle Orchestra de
Manchester depuis
1991, « principal chef
invité » de l'Ensemble
Intercontemporain et
invité permanent du
Concertgebouw
d'Amsterdam, du
NewYork
Philharmonie, de
l'Académie SainteCécile de Rome et de
l'Orchestre de Paris. Il
a réalisé de nombreux
enregistrements
d'œuvres lyriques.
Norah Amsellem
Née à Paris, lauréate de
plusieurs concours
internationaux, Norah
Amsellem passe avec
succès, au printemps
1994, les auditions du
Metropolitan Opera
de NewYork. Après
avoir fait ses classes au
sein du prestigieux
théâtre américain, elle
y fait ses débuts en
octobre dernier, dans
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Micaëla de Carmen.
Quelques jours plus
tard, elle donne son
premier récital, toujours à New York, à
l'Alice Tully Hall.En
mai 1996, Carmen à
Lyon marque ses
débuts en France.
Norah Amsellem
revient à Lyon, en
décembre prochain
pour jouer la
Comtesse des Noces de
Figaro. Elle débutera à
l'Opéra Bastille en
mars 1997 puis
retournera au
Metropolitan Opera
pour l'ouverture de
saison, aux côtés de
Placido Domingo.
Auparavant, en février
1997, elle incarnera
Leila des Pêcheurs de
perles à Bordeaux,
puis, pendant l'été, la
Comtesse des Noces de
Figaro au festival de
Glyndebourne.
Lorraine Hunt
Née à San Francisco,
Lorraine Hunt commence sa carrière
comme altiste. En
récital, au concert, sur
scène, elle fait preuve
d'un art accompli
dans un répertoire qui
s'étend de la musique
baroque à celle d'aujourd'hui. A l'opéra,
elle a chanté des
œuvres aussi diverses
que Médée de
Charpentier, la
Clémence de Titus de
Mozart, Carmen, ou
Xerxès de Haendel. En
1995-1996, Lorraine
Hunt a chanté Irène
(Theodora de
Haendel) à
Glyndebourne sous la
direction de William
Christie. En concert,
elle a chanté notamment l'Enfance du
Christ à Carnegie Hall
avec l'Orchestre de
Saint Luke dirigé par
Sir Charles
Mackerras. Lorraine
Hunt a chanté sur les
plus grandes scènes :
New York, Bruxelles,
Vienne, Amsterdam,
Paris...
Orchestre de
l'Opéra national
de Lyon
L'orchestre de l'Opéra
national de Lyon est
créé en 1983, deve-
nant ainsi la seconde
formation musicale de
la ville de Lyon. John
Eliot Gardiner est
nommé directeur
musical. Dès 1984,
l'orchestre sera l'hôte
des grands festivals :
Aix-en-Provence,
Strasbourg,
Montpellier, Paris,
Edimbourg... En
1989, Kent Nagano
succède à John Eliot
Gardiner et étend le
répertoire de l'orchestre vers le romantisme et la musique de
notre temps : Les Trois
Souhaits de Martinu,
Turandot etArlecchino
de Busoni... Invité par
I'ONU à l'occasion du
50e anniversaire de la
signature de la charte
des Nations-Unies,
l'orchestre s'est rendu
à San Francisco et
Berkeley en juin 1995.
flûtes
Vincent Lucas
Catherine Puertolas
Gilles Cottin
Véronique Conreux
hautbois
Frédéric Tardy
notes de programme | 11
Orchestre de l'Opéra national de Lyon
Jacek Piwkowski
Philippe CaireyRemonay
clarinettes
Jean-Michel Bertelli
Sandrine Cavalier
Sergio Menozzi
bassons
Carlo Colombo
Louis-Hervé Maton
Nicolas Cardoze
cors
Thierry Lentz
Thierry Cassard
Etienne Canavesio
Pierre-Alain Gauthier
trompettes
Frédéric Mellardi
Luc Delbart
Pascal Savignon
trombones
Fabien Lafarge
Gilles Lallement
Laurent Fouqueray
timbale
Olivier Ducatel
percussion
Eric Sammut
Philippe Mathias
Jean-Luc Rimey-Meille
François Combemorel
12 | cité de la musique
harpe
Sopie Bellanger
violons I
Kazimierz Olechowski
Lia Snitkovski
Michael Appleman
Vassil Deltchev
Calin Chis
Haruyo Nagao
Maria Estournet
Fabien Brunon
Sophie Kuentz-Bêche
Florent Brannens
Luisa Csaba
Anne Mercier
Antonia André-Requena
Laurent Picard
violons II
Karol Miczka
Frédéric Bardon
Frédérique Faget-Lonca
Anne Schreiber-Vaysse
Dominique Delbart
Magdaléna
Mioduszewska
Florence Carret
Olivier Baraud
Zorka Revel
Hervé Walczak
Elisabeth Cottam
Valérie Cardoze
altos
ZaltanToth
Natalia Tolstaia
Donald O'Neil
Nagamasa Takami
Pascal Prévost
HenrikKring
Elçim Garcia
Carole Millet
Vincent Libman
Vincent Hugon
violoncelles
Jean-Luc Bourre
Naoki Tsurusaki
Alice CarrièreBourgouin
Andras Csaba
Jean-Marc Weibel
Henri Martinot
Geneviève Hetsch
Valérie Caget-Dulac
contrebasses
MichaëlTaddeï
Jorgen Skadhauge
Jean-Pascal Beintus
François Montmayeur
Marilyne Mc Keen
Bernard Madrennes
Jean-Marie Verne
technique
Joël Simon
régie générale
Jean-Marc Letang
régie plateau
Marc Gomez
régie lumières
prochains concerts
réservations : 01 44 84 44 84
jazz
jeudi 14 novembre - 20h
Pendulum Quartet Vincent Courtois / Gateway
dimanche 17 novembre - 16h30
Kenny Barron, Mino Cinelu
samedi 23 novembre - 20h
département jazz du Conservatoire de Paris
Ensemble Intercontemporain
mercredi 20 novembre - 20h
Donatoni, Dalbavie, Rihm, Hurel, Messiaen
Pierre Boulez, direction
Ensemble Intercontemporain
Brian Ferneyhough
jeudi 21 novembre - 20h
Brian Ferneyhough
Carceri d'invenzione
Emilio Pomarico, direction
Ensemble Contrechamps
Nieuw Ensemble
l'âge classique - III
jeudi 28 et samedi 30 novembre - 20h
Christoph Willibald Gluck
Armide (version de concert)
Marc Minkowski, direction
Les Musiciens du Louvre
formules de la cité de la musique
Parcours musique
Carnet musique jeunes
deux formules simples
pour mieux profiter
de toutes les activités
de la cité de la musique
souscription tout au long de l'année
01 44 84 44 84
3615 citémusique
(1,29 Frs TTC la minute)
Parcours musique : à partir de 150Frs Les 3 concerts
Carnet musique jeunes : 140Frs les 4 concerts
réserva
individuels
01 44 84 44 84
groupes
01 44 84 45 71
visites groupes musée
01 44 84 46 46
3615 citemusique
(1,29F TTC la minute)
renseignements
01 44 84 45 45
cité de la musique
2 2 1 , a v e n u e Jean Jaurès 75019 Paris
(M) P o r t e de P a n t i n