Chapitre 13 - Les compléments circonstanciels - pages 34-35

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Chapitre 13 - Les compléments circonstanciels - pages 34-35
GRAMMAIRE – Les fonctions grammaticales
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Les compléments circonstanciels
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Je mobilise mes connaissances
Les compléments circonstanciels précisent les circonstances d’une action, d’une situation. Ils peuvent exprimer
le lieu, le temps, la manière, le moyen.
IIs peuvent être supprimés et déplacés et peuvent s’additionner.
Chaque soir, dans le grenier, quelqu’un marchait lentement avec une canne.
c. c. de temps
c. c. de lieu
c. c. de manière
c. c. de moyen
Ils complètent la phrase, le verbe ou, parfois, un autre groupe de mots.
Il porta l’enfant sur son dos. Son sac sur le dos, il traversa la ville.
Ils peuvent appartenir à différentes classes grammaticales : noms ou GN, pronoms, adverbes, verbes ou
groupes à l’infinitif, mais aussi propositions subordonnées conjonctives (voir p. 42).
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Indiquez la circonstance exprimée par chaque complément en gras et donnez sa classe grammaticale.
1. À ce moment-là, d’un geste imperceptible, je rassurai mon guide avant de poursuivre la route.
temps / GN ; manière / GN ; temps / groupe à l’infinitif
2. En jappant, le chien courut vers son maître qui l’attacha avec sa laisse.
manière / gérondif ; lieu / GN ; moyen / GN
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Répondez aux questions en employant un complément circonstanciel que vous soulignerez. Faites des
phrases complètes qui reprennent les mots de la question.
1. Où les paysans se rendent-ils ? 2. Comment Jeanne a-t-elle élevé ses enfants ? 3. Comment se rend-il à
la campagne ? 4. Quand cette guerre a-t-elle eu lieu ?
Les compléments circonstanciels peuvent aussi exprimer :
– le but (nom ou GN, pronom, verbe ou groupe à l’infinitif, proposition subordonnée) :
Il s’entraîne en vue de la victoire / pour cela / pour gagner / pour que la coupe revienne dans sa ville.
– la comparaison (nom ou GN, pronom, proposition subordonnée) :
Il marche comme les revenants / comme eux / comme le ferait un revenant.
– la cause (nom ou GN, pronom, proposition subordonnée, verbe ou groupe à l’infinitif, gérondif) :
Il souffre à cause de sa blessure / à cause d’elle / parce qu’il est blessé / pour avoir été blessé / en portant un
fardeau.
– la conséquence (nom ou GN, pronom, proposition subordonnée, verbe ou groupe à l’infinitif) :
Il travaille jusqu’à épuisement / si bien qu’il s’épuise / au point de s’épuiser.
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Soulignez les compléments circonstanciels, précisez leur classe grammaticale et la circonstance exprimée.
1. Le voilà qui descend pour voir les provisions. groupe infinitif (but)
2. Eugénie fut épouvantée en entendant trembler l’escalier. gérondif (temps ou cause)
3. Grandet, comme tous les avares, faisait attention à la dépense au point de priver sa famille de sucre.
GN (comparaison) – groupe infinitif (conséquence)
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© Hachette livre 2013, Cahier de français 4e. La photocopie non autorisée est un délit.
Je consolide mes apprentissages de 5e
4. Parce qu’elle s’éveillait à l’amour, Eugénie rusait pour plaire à son cousin.
proposition subordonnée conjonctive (cause) – groupe infinitif (but)
5. Eugénie, telle un petit renard, rusait afin que son cousin ne manquât de rien.
GN (comparaison) – proposition subordonnée conjonctive (but)
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Complétez chaque phrase avec deux compléments circonstanciels.
1. Le vieil homme venait. Le vieil homme, tel un fantôme, épiait pour espionner sa famille.
2. L’enfant devait mendier. L’enfant, parce qu’il avait faim, devait mendier pour manger.
3. Le fantôme apparaît. Comme un voile blanc, le fantôme apparaît pour effrayer la maisonnée.
4. Elle court. En entendant le tonnerre, elle court pour s’abriter.
Je m’entraîne en vue du Brevet
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Lisez le texte puis répondez aux questions.
Depuis quinze ans, toutes les journées de la mère et de la fi lle s’étaient paisiblement écoulées à cette
place, dans un travail constant, à compter du mois d’avril jusqu’au mois de novembre. Le 1er de ce
dernier mois, elles pouvaient prendre leur station d’hiver à la cheminée. Ce jour-là seulement, Grandet
permettait qu’on allumât du feu dans la salle, et il le faisait éteindre au 31 mars, sans égard ni aux
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premiers froids du printemps ni à ceux de l’automne. Une chaufferette, entretenue avec la braise
provenant du feu de la cuisine que la grande Nanon leur réservait avec adresse, aidait Mme et Mlle
Grandet à passer les matinées et les soirées les plus fraîches.
H. de Balzac, Eugénie Grandet, 1833.
1. Soulignez les compléments circonstanciels : noir pour le temps, bleu pour le lieu, vert pour la manière,
rouge pour le moyen.
2. Quelle est la classe grammaticale de la plupart d’entre eux ? groupes nominaux
© Hachette livre 2013, Cahier de français 4e. La photocopie non autorisée est un délit.
3. Remplacez avec adresse par un adverbe de manière. adroitement
4. a. Répondez à cette question en rédigeant une phrase : « Pourquoi Mme Grandet et sa fille ont-elles
froid ? » Elles ont froid parce que M. Grandet les prive de chauffage.
b. Quelle circonstance avez-vous exprimée ? la cause
5. Ajoutez un GN complément circonstanciel de cause à la phrase suivante :
Il faisait éteindre le feu au 31 mars. Par avarice, il faisait éteindre le feu au 31 mars.
6. Quelles caractéristiques de la vie de Mme Grandet et de sa fille les compléments circonstanciels du texte
soulignent-ils ? Ils soulignent la rudesse et la monotonie de leur vie.
Après correction de l’exercice 5,
cochez le feu :
Moins de 5 réponses fausses ou incomplètes
De 5 à 7 réponses fausses ou incomplètes
Plus de 7 réponses fausses ou incomplètes.
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