israël - Communautés Israélites du Bas-Rhin

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israël - Communautés Israélites du Bas-Rhin
ECHOSUNIR
LE JOURNAL DES COMMUNAUTÉS ISRAÉLITES DU BAS-RHIN
MAI-JUIN 2011
SIVAN 5771
CHAVOUOTH
N° 262 - ABONNEMENT: ADHÉRENT 20,00 € - NON ADHÉRENT 30,00 € • PRIX : 4,00 €
ISRAËL
L’ÉCOLE
JUIVE
EDITORIAL
Je me souviens qu’au cours d’une réunion,
mon voisin me dit : « J’ai une question à
vous poser ». En un bref instant je me suis
demandé dans quel piège cet intellectuel
voulait me faire tomber et je me suis senti
vulnérable. J’attendais cette question non
sans une certaine angoisse.
« Je ne m’explique pas, me dit-il, comment
tous les peuples de l’antiquité ont disparu et
le vôtre est toujours là. Il doit y avoir un
mystère. »
Ma réponse fusa : « C’est que nous
possédons la Tora que D. nous a donnée. »
« C’est tout ? »
« C’est l’essentiel. »
C’est effectivement essentiel et Chavouoth
est le moment de ce don et qui est aussi
dans toutes les communautés du monde
une invitation à l’étude, à la découverte
pour certains de la richesse des commentaires rabbiniques et pour d’autres un
approfondissement de leurs connaissances
et la confrontation des idées. L’importance
accordée à l’étude et à l’éducation dépasse
ces deux jours de Chavouoth.
Si la famille reste le terreau indispensable au
développement et à l’épanouissement de
l’enfant, l’école est le creuset où se forme
son intelligence guidée par des maîtres de
qualité. Tous les responsables communautaires l’ont compris et attachent beaucoup
d’importance à nos écoles, hébergeant les
unes, aidant les autres. Nous avons voulu,
sans aucun esprit partisan, consacrer une
partie de ce numéro d’Echos-Unir à l’école
juive de notre ville. Le panorama n’est
certes pas complet mais pourrait l’être grâce
à votre aide, par les informations qui nous
parviendraient. Faut-il encore ajouter que
l’école se complète par l’éducation informelle que nos enfants reçoivent dans les
mouvements de jeunesse, nos centres
communautaires, auprès des nombreux
lieux de rencontre que sont nos synagogues
ou associations.
Israël est toujours notre préoccupation car
malmené non seulement par ses voisins
mais aussi par certains de nos concitoyens
qui n’hésitent pas à enfreindre la loi
française par des manifestations de boycott.
Le « printemps » de pays voisins ne
s’accompagne pas de rosée et les menaces
sont là, présentes et tenaces, encouragées
même par des déclarations de dirigeants
croyant asseoir leur notoriété aux dépens
de la sécurité d’Israël.
Heureusement qu’Israël sait aussi maintenir
le cap du progrès et de la sérénité. Le
23 juin prochain vous êtes invités à découvrir l’un des joyaux de l’Université israélienne qu’est le fameux Technion de Haïfa.
Le cinéma israélien se porte bien et Strasbourg peut être fière de son festival du film
israélien : Shalom Europa.
Enfin, Israël et ses paysages, destinations
privilégiées de vacances et de découverte
que nous présentons dans ce numéro.
Salomon Lévy
Voeux
de Tichri
Benchoul
Aaron et Sarah
ana Tova
rs vœux de Ch
présentent leu et connaissances.
is
am
rs
leu
s
tou
à
Strasbourg
munautés 67000
7 place des Com
Nous préparons d’ores et déjà le
numéro d’Echos Unir qui sera consacré
aux fêtes de Tichri. Comme chaque
année, les personnes désireuses de
souhaiter la bonne année à leurs
parents, leurs amis, pourront insérer un texte dans les pages réservées aux vœux de Roch Hachana.
Nous vous invitons dès maintenant à
nous confier votre texte de vœux en
vous rappelant que notre revue communautaire couvre essentiellement le
Bas-Rhin. Le prix forfaitaire pour une
annonce de 73x40 mm est de 65 € TTC
(TVA 19,6%).
Faites-nous impérativement parvenir votre texte avant le 26 juillet
2011 à l’adresse suivante :
Echos Unir - 1a, rue René Hirschler
67000 Strasbourg - 03 88 14 46 51
Mail : [email protected]
N ° 2 6 2 • M A I - J U I N 2 0 1 1 • S I VA N 5 77 1
2 21
Carnet de famille
L’école juive : ce qui peut nous sauver
4 22
L’ISF
pour
construire
avec nous
votre communauté de demain
La loi TEPA parue le 13 juillet 2007 a créé une nouvelle disposition
vous permettant de vous libérer de l’I.S.F. en effectuant des dons
au profit de fondations reconnues d’utilité publique.
Le Consistoire Central de France, dont notre Consistoire fait partie,
a créé une fondation, « La Fondation du Patrimoine Juif de France »,
sous les auspices de la Fondation du Judaïsme Français,
pouvant bénéficier de ces dispositions.
Les sommes recueillies serviront localement,
dans nos Communautés du Bas-Rhin, à conserver et enrichir
nos Institutions, notre patrimoine culturel ou architectural.
Sur un simple appel au 03.88.25.05.75
ou par mail au [email protected]
un responsable se mettra en relation avec vous.
Merci de bien vouloir adresser vos dons
au Consistoire Israélite du Bas-Rhin
1a rue René Hirschler 67000 Strasbourg
en libellant votre chèque au nom de
« La Fondation du Patrimoine Juif de France »
Chavouoth
Des objets et des émotions
6
Horaires des offices de Chavouoth
7
Des nouvelles du Consistoire
8
Israël
Un peu d’histoire
Panorama sur les écoles juives
de Strasbourg
29
L’action scolaire en France et le FSJU
31
Ecole Yehouda Halévi
32
Brève histoire de la laïcité en France
33
Le Billet Bleu
10 34
Tourisme en Israël
L’Hôtel King David à Jérusalem
14
Au cœur d’Israël :
Les Maisons d’Hôtes,
Hôtels de Charme
et Hôtels-Kibboutz
Réflexions autour du Yom Hashoah
37
Shalom Europa
38
Lectures pour l’été
40
Communauté
18 44
Strasbourg / Ramat Gan
Unirscope
Prochaine parution : 15 septembre 2011
Date limite de dépôt des articles : 10 août 2011
Nous ne pouvons garantir la parution des articles remis au-delà de cette date !
Il sera fort apprécié que ceux-ci soient remis sur disquette informatique ou
envoyés par courrier électronique : [email protected]
Echos-Unir - 1a, rue René Hirschler 67000 Strasbourg - 03 88 14 46 50. Directeur de la
publication : Francis Lévy. Rédacteurs en chef : Salomon Lévy et Stéphane Louy.
Régie publicitaire : E. Lévy 03 90 406 206. Maquette : Simone Cahen. Correspondance : Marc Tobiass. Mise en page : Page14, Catherine Mathy 03 88 96 31 64.
Impression : IREG. Commission paritaire : N° 71158. ISSN 0995-708.
Les articles n’engagent que leurs auteurs.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
·1
carnet de famille
Naissances
> El’hanan-Eliashiv, fils d’Esther-Malka et de
Baruch Picard
> Samuel, fils de Sophie et Emmanuel Marx
> Mordekhaï, fils de Ra’hel et Nethanel Weil
> Liana Chana Irma, fille de Sarah et Levi Weisz
(Australie)
> Solal, fils de Rébecca et Raphaël Atlan (Paris)
> Shimon Yts’hak, fils d’Audélia et Schlomo Weill
> Milkha Esther, fille de Ra’hel et Nathan Grumbach
> Ava-Shirel-Berakha, fille de Sandrine et
Jacques-Elie Lévy
> Yaïr Amihaï, fils de Liorah et David Chekroun
(Israël)
> Orah, fille de Johanna et David Lemler (Paris)
> Zoé Jeanne, fille de Caroline et Mischa Kowall
(Canada)
> Ora Dvorah, fille d’Anaëlle et Dan Ohana
> Noam Eliav, fils de Sarah et Ilan Semmel
> Yaacov, fils de Ne’hama et Avrohom Wernick
(Angleterre)
> Eden Violette, fille de Sarah et Jacob Hazan
> Arnaud Yvan, fils de Carole Dreyfus et Hervé Lang
> Raphaël Jonas, fils de Monique et Hervé Blum
> Elisheva, fille de Tova et Eliahou Grunbaum (Israël)
> Elise, fille d’Anaïs et Benjamin Mizrahi
> Rafaël Rahamim, fils de Corinne et Damien El Haïk
> Itiel-Mosché, fils de Myriam et Arié Haenel (Israël)
> Tara Kayla, fille de Diane et Lionel Meyer
> Perla Guittel, fille de Haya Mouchka et Menachem
Mendel Benelbaz
Bar-Mitsvah
> Théodore Daniel, fils de Sylvie et Serge Harroch
> Victor, fils d’Anne et Daniel Tenenbaum
> Edgar, fils de Stéphanie et Emmanuel Roth (Paris)
> Hillel, fils de Véronique et Gilles Jasner (Israël)
> Vidal Haïm, fils de Fabienne et Gabriel Attias
> Avi, fils de Carole et Patrick Klings
> Ilan-Yehochoua, fils de Tanya et Prosper Attias
Fiançailles
> Sarah Perez avec Raphaël Ohnouna
> Tsillah Elbaz avec Mikaël Lévy
> Diane Lazar avec Paul-Henri Weil
> Liora Attlan avec Olivier Eytan
> Léora Kronitz avec Igal Haenel
> Charlotte Nathan avec Laurent Schwartz
Mariages
> Levana Sebbah avec Nathan Bensimon
> Dinah Stroh avec Binyomin Davies
> Nelly Bellaiche avec Frank Boukobza
> Elisabeth Bakis avec Dan Sebban
> Sabrina Adjedj avec Daniel Alcabas
Décès
L‘EMPIRE
Christian LOGEL
Décorateur
202, ROUTE DE SCHIRMECK • 67200 STRASBOURG • Montagne-Verte
Tél. 03 88 30 16 65 • Fax 03 88 29 48 84 • Port. 06 76 47 11 55
[email protected]
2 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
> M. Jacques Potaschmann
> Mme Précieuse Himy
> M. Salomon Aboudaram
> M. Pierre Weyl
> M. André Kossak
> Mme Aziza Attia
> Mme Gittel Natot
carnet de famille
> M. Nissim Derhy (Israël)
> Mme Annette Bitton
> Mme Ruth Kosmann
> M. Roger Lévy (Scherwiller)
> M. André Baruch (Rosenwiller)
> Mme Janine Cahn (Mutzig)
> Mme Nicole Simon
> Mme Charlotte Mann
> Mme Alia Bensoussan (Israël)
> Mme Mazal Uzan
> Mme Esther Liba Lewkowitz
> Mme Lucie Kauffmann (Haguenau)
> M. Jean-Philippe Heller
> Mme Yvonne Michel (Nancy)
> Mme Ruth Job
> M. Gilles Lambert
> M. Ulrich Ginsberg
> M. Norbert Cahn
Distinction
> M. Gérald Rosenfeld, aumonier régional
israélite (Thionville), a été promu au grade de
chevalier dans l'ordre National du Mérite.
Madame Stella Aboudaram et ses enfants
ont été profondément touchés de la sympathie dont vous avez fait preuve
à la suite de la perte de leur époux et père
Salomon Aboudaram z"l
et vous remercient de votre présence dans ces douloureux moments.
Bar Mitzwah
le 7 mai 2011 à Paris
Edgar Roth
fils d'Emmanuel et Stéphanie Roth, Paris
petit-fils de Bernard et Marie-Claude Roth, Strasbourg
Les Commerçants annoncent dans votre revue… A votre tour, faites-leur confiance.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
·3
chavouoth
Des objets et
des émotions
Rabbin Aaron Eliacheff
D
ans chacune des trois fêtes
de pèlerinage on retrouve la
même structure : celle d’un
objet associé à une émotion.
A Souccot, « h’ag hasouccot » (fête des
« cabanes »), la cabane est l’objet de la
fête et on poursuit en disant « zman
sim’haténou », temps de notre joie, la
joie en est l’émotion. Pessah est la
fête des matsot et le « temps de notre
liberté » : la matsa est l’objet et la
liberté l’émotion qui lui est associée.
Chavouoth est appelée « fête des
semaines » : ces dernières, soigneusement décomptées, constituent l’objet ;
le « temps du don de la Torah » en est
l’appellation sur le plan de l’émotion.
On constate que pour Chavouoth,
contrairement aux deux autres fêtes,
tant l’objet que l’émotion posent problème ! L’objet (« les semaines ») est
même problématique à double titre :
d’une part il n’est pas vraiment un
objet, d’autre part il se situe entièrement avant la fête (contrairement à
Pessah et Souccot dont les objets, bien
réels, sont utilisés comme supports
pendant la fête). Quant à l’émotion,
« don de la Torah », c’est une catégorie
d’émotion qui ne fait pas partie de
notre ressenti quotidien comme peuMoïse recevant la loi au Mont Sinaï. Rituel des fêtes. Wurtemberg (Esslingen ?), vers 1290.
Parchemin, encre, gouache, or mat. 53,5 x 38 cm. Dresde, Sächsische Landesbibliothek, ms A 46a, fol. 202v.
4 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
vent l’être les notions de liberté ou de
chavouoth
joie. Il nous faut donc comprendre :
Celui qui me donne cette liberté, joie
Cette notion de Ayin est d’ailleurs
premièrement, le lien général entre
certes, mais afin de reconnaître Celui
étroitement liée à l’étude comme on le
l’objet et l’émotion ; deuxièmement, le
qui me donne cette joie. En résumé la
voit dans la guemara Sota où l’on dit
lien spécifique à Chavouoth entre
contrainte et le manque, représentés
que la sagesse de la Torah est appro-
’objet et l’émotion de la fête.
dans ces objets ordonnés que sont la
priée à celui qui se considère comme
soucca et la matsa, dévoilent l’origine
Rien (page 41, b+Rachi). C’est égale-
et la direction à donner aux émotions
ment ainsi qu’il faut entendre le fait
qui leur sont associées.
que les enfants d’Israël sont morts à
De manière générale on constate que
la mise en ordre de l’émotion s’effectue
par le biais d’un objet qui, de la notion
l’écoute des deux premières Paroles.
de maison ou de nourriture par exem-
Les semaines que nous comptons avant
Nous sommes donc en présence d’un
ple, prend la forme la plus désincarnée,
Chavouoth sont sur le modèle des
« il y a » de l’omer et de deux « il n’y a
la plus a minima possible. Ainsi de la
cabanes de Souccot et des pains azymes
pas » : celui de l’existence de l’homme
maison, à Souccot, il ne me reste
de Pessah, c’est-à-dire la forme a minima,
qui meurt au moment du don de la
qu’une cabane, et du pain, à Pessah, il
le cadre de l’émotion de matane Tora.
tora, et celui de D. puisqu’il s’agit
ne me reste que de l’eau et de la farine
Cette émotion est d’ailleurs décrite
d’une parole particulière dite par
cuites. Ce minimum de maison consti-
dans le verset sous la forme d’une peur
Rien... d’envisageable.
tue le cadre de l’émotion « joie » et ce
tellement grande que Moché rabbénou
minimum de pain le cadre de l’émotion
en explique la raison aux bné Israel :
Le « yech » ou « il y a » s’incarne dans
« liberté ». L’objet vient donc canaliser
« C’est afin que vous ayez la crainte
l’action de compter le temps et de
et diriger l’émotion. Or ces objets sont,
de D. sur vos visages et que vous ne
produire à partir de ce compte un
de manière apparemment paradoxale,
commettiez pas d’erreur... ».
temps à « contre-temps » c’est-à-dire un
pour la joie de Souccot une « cabane
rythme du temps indépendant du
trouée » et, pour la libération des
temps normal, un « temps-objet » où le
contraintes de Pessa’h, un « pain
pauvre ».
Contrainte et
manque, liberté
et joie
Temps et pudeur
existentielle
Cette peur issue du dévoilement et
dont la conséquence est la « boucha »,
la honte d’être, exprime la conscience
existentielle de l’homme face à D.
(exprimé dans le pirkei avoth suivant :
début de la semaine commence avec un
autre « chabbat » que le chabbat normal : celui du premier jour de Pessah,
jour de départ du compte de l’omer.
Autrement dit on produit des semaines
en dehors du cycle normal des semaines
et le jour de Chavouoth en est la fin.
Cela signifie que le cadre de l’émotion
du Ayin, du « il n’y a pas » se situe dans
l’objet-temps. Il ne s’agit pas en effet
C’est que l’objet dans sa forme
chapitre 3 michna 1). Ce sentiment
première (prémice de...) me ramène
d’impossibilité d’être, cette « honte » à
toujours à l’Origine, en l’occurence, ici,
vivre ou, pour être plus précis, cette
celle de la liberté et de la joie. Ici les
pudeur face à l’existence a elle aussi un
objets sont contrainte et manque : le
cadre : le temps qui, lui, m’impose de
pain est contrainte puisqu’on ne le
vivre, une sorte de « yech béayin » : « il y
laisse pas évoluer naturellement et la
a » dans « ce qu’il n’y a pas ». Le compte
cabane est manque puisqu’elle n’a
qui « construit » ces semaines de Cha-
presque pas de toit. Et leur utilisation
vouoth s’appelle « compte du omer »
Ce temps a minima, ce temps-objet de
me confronte à ce qu’ils représentent :
et la guématria du mot « omer » (310)
sept semaines de Pessah à Chavouoth
contrainte et manque pour liberté et
est la même que celle du mot « yech » :
indique l’utilisation à faire du temps
joie. La contradiction est flagrante…
« il y a ». A contrario, au moment de
global de l’année : appréhender Celui
mais superficielle ! Ces deux émotions
matane Tora « il n’y a pas » (« Ayin »)
qui n’a pas de temps. Comment ? A tra-
sont en effet à ressentir dans le cadre
puisque, comme le dit le verset, il s’agit
vers Sa parole et en cherchant à être,
d’un travail destiné à faire apparaître la
d’une voix mais sans personne derrière
par notre pudeur existentielle face à la
notion de D. dans mon monde : liberté
cette voix ! C’est le dévoilement du
vie, à l’« image » de Celui qui l’émet :
certes, mais liberté d’être au service de
Ayin.
Ayin. ■
de sortir du temps, mais d’utiliser
celui-ci comme il se doit. La Torah en
effet, bien qu’elle soit à la recherche du
Ayin, comporte un cadre à ne pas
dépasser dans cette recherche : le
temps, facteur d’inscription dans le
monde.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
·5
HORAIRES DES OFFICES DE
CHAVOUOTH
6-7 SIVÂNE 5771 / 7, 8, 9 JUIN 2011
Mardi 7 juin
Mercredi 8 juin
Jeudi 9 juin
Veille de Chavouoth
1 jour de Chavouoth
2 jour de Chavouoth
er
e
Clôture : 22h27
Allumage des lumières
entre 19h54 et 21h20
Veillées
Paix
19h30
9h
19h30
9h
Mercaz
21h : Minha
Etude puis Maariv
22h15
à partir de 0h30 :
Veillée
1er office : 4h05
2e office : 9h
21h45
22h20
9h : Lecture Livre Ruth
9h30 : Cha’harit
21h55
22h27
Rambam
21h : Minha
Intervention du
Rabbin R. Coriat
22h15 : Arvit
0h30 : Veillée
1er office : 4h
2e office : 8h30
20h15 : Azharot
21h15 : Minha
22h20 : Arvit
8h30
20h15 : Azharot
21h15 : Minha
Intervention du Rabbin
R. Coriat
22h25 : Arvit
Weiler (Jeunes)
idem Mercaz
0h à 4h : Veillée
1er office : 4h
Nuit
10h
Esplanade
20h30 : Minha + Veillée
M. Philippe Zerbib
9h
19h30
8h30
21h30
Adath Israël
6h50
21h09
1er office : 3h40
2e office : 9h30
21h15
22h27
9h
21h05
22h27
Meinau
19h15
9h
19h15
9h
Minyan Ami
21h
9h
21h50
22h22
8h30
21h55
22h23
Etz Haïm
7h
20h50
0h15 : Veillée
1er office : 4h
2e office : 9h
20h
22h34
9h
20h
22h35
Loubavitch
21h09
10h30
20h45
10h
20h30
22h33
ORT
20h30
21h
9h
21h
9h
21h30
22h27
Wolfisheim
19h30
9h
19h30
9h
Bischheim
19h30 : Minha + Maariv
Etude après l’office
9h
19h30 : Minha + Maariv
9h
Bischheim
19h30
Etude après l’office
9h
19h30
9h
Lingolsheim
20h
suivi d’un lernen
puis Maariv
9h
19h
9h
Sélestat
19h
9h
19h
9h
9h30
19h15
9h30
«Hemdat
Chlomo »
Rue Silbermann
place de la
Synagogue
rte de Brumath
Eliza
19h15
6 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
Jeudi 9 juin 2011
LIMOUD
CHEL
CHAVOUOTH
Le Rabbinat vous propose un
choix de cours pour adultes au Centre
Communautaire de la Paix.
■ 16h40 précises - Mercaz :
Minha
■ 17h - Synagogue Etz Haïm :
Rav S. Schlesinger
A l'occasion du Yahrzeit de
David Hamele'h : les psaumes
dans la Hala'ha et la Aggada
■ 17h - Mercaz :
M. Philippe Zerbib
Dieu, garant de mon désir
■ 18h15 - Synagogue Rambam
Rabbin Claude Spingarn
L'espoir, lorsqu'il n'y a plus
d'espoir
■ 18h15 - Salle Edmond Blum
M. E. Smilevitch
Le culte de Molo'h
■
19h15 - Salle Hirschler :
Etude Talmudique
de M. Pierre Elleb
Torah, génératrice
de haine ?
■ 21h15 - Synagogue Adath Israël
Rav M. Szmerla
Seouda et Limoud :
« Le mystère des deux pains »
Les chefs de service, en application de la circulaire FP/n° 901 du 23 septembre 1967 peuvent
accorder aux agents qui désirent participer
aux cérémonies religieuses des autorisations
d'absence. Ceci s'applique aussi pour Chavouoth.
Les étudiants peuvent demander un déplacement des examens.
consistoire
Des nouvelles du Consistoire
Francis Lévy
Voici donc la nouvelle équipe du
Consistoire confirmée dans ses fonctions par le Ministère de l’Intérieur.
C’est le moment pour nous de reprendre contact avec vous, et de préciser
brièvement nos lignes d’action prioritaires pour les quatre ans à venir.
Rappelons tout d’abord
l’organigramme
Francis Lévy
Président, chargé de l’administration,
des finances, de la cacherout et de
la chekhita
Janine Elkouby
Vice-présidente chargée de la
communication, de la réforme
institutionnelle et de l’interreligieux
Joseph Selam
Vice-président chargé des relations
avec les oratoires
Michèle Jablon
Chargée du patrimoine,
de la bibliothèque
Gérard Dreyfus
Chargé de l’événementiel et
du culturel
Henri Dreyfus
Chargé des relations avec les
collectivités locales.
Je voudrais, dans les mois à venir, faire
porter l’effort sur deux points : le patrimoine, la cacherout et la chekhita.
Le patrimoine
Deux exemples illustrent le travail de
sauvegarde et de revalorisation du
patrimoine que nous avons entamé en
collaboration avec les responsables des
communautés et des synagogues, et
bien entendu avec l’Etat et les collectivités locales : il s’agit de Benfeld et
d’Ingwiller. Dans les deux cas, les communautés s’impliquent dans un effort
de réhabilitation et de mise en valeur
méritoire. A Benfeld, M. Strauss et son
équipe se sont engagés, avec le soutien
du Consistoire, dans un projet de réhabilitation de la synagogue, un bâtiment
typique d’une architecture orientalisante. A Ingwiller, la nouvelle commission administrative, nommée à l’issue
d’une fructueuse réunion organisée il y
a quelques mois par le Consistoire, et
présidée par Pierre Attyasse, a mis sur
pied un programme de manifestations
culturelles et musicales, destinées à
redynamiser financièrement et culturellement la synagogue. Je suis heureux
de saluer ces initiatives éminemment
positives, auxquelles le Consistoire
souscrit pleinement.
La cacherout et la chekhita
Notre objectif, dans ce domaine, est
de développer et d’optimiser le fonctionnement de la cacherout, de manière
à refaire de ce poste important entre
tous, et par sa centralité dans la vie
juive et par son impact sur la vie
collective et individuelle, une clef de
la prospérité économique de notre
communauté. Pour cela, nous sommes
en train de mettre sur pied une commission cacherout qui prendra en
charge les aspects nombreux et complexes de cette question. Nous avons
aussi engagé depuis quelques mois un
responsable de la cacherout sur le plan
commercial : M. Samuel Ohnouna. Il a
pour mission de développer la cacherout mais aussi de mettre sur pied
un label officiel « Grand Rabbinat du
Bas-Rhin - Bet Din de Strasbourg » ,
qui figurera sur les emballages à la
manière des sigles de cacherout américains et qui permettra un accès simplifié aux produits cacher. Souhaitons
à Samuel Ohnouna une pleine réussite dans son travail, et une collaboration fructueuse avec les responsables
rabbiniques en charge de ce dossier.
Quant à la chekhita, l’abattage rituel,
elle est sous le coup de menaces à la
faveur de campagnes de dénigrement
orchestrées par des associations
d’amis des bêtes, qui militent activement pour un étourdissement préalable à l’abattage, seul susceptible
à leurs yeux d’éviter la souffrance
animale. Le Grand Rabbin de Metz,
Bruno Fiszon, est chargé de ce dossier épineux par le Grand Rabbin de
France. ■
Consistoire
Israélite
du Haut-Rhin
Nous avons l’honneur de vous
informer que, suite au scrutin pour
l'élection de trois membres du
Consistoire Israélite du Haut-Rhin,
Monsieur Jacques Banner, le
Docteur Elie Cohen et Monsieur
Jean-Pierre Weill ont été élus.
Nous vous informons également
que Monsieur Jacques Banner a
été élu Président par ses pairs.
Le bureau du Consistoire Israélite du
Haut-Rhin se compose comme suit :
M. Claude Fhima
Grand Rabbin
M. Jacques Banner
Président
Dr Elie Cohen
Vice-Président
Mme Sandrine Buchinger
Trésorier
Dr Jean-Pierre Chemouny
Membre
Me Ivan Geismar
(ancien Président), Membre
M. Jean Pierre Weill
Membre
ALAIN GOYAULT LUNETTES
Eyeworks - Oliver Peoples - Mikli
Philippe Starck - Theo - Eyewitness
12, rue du Dôme - 67000 Strasbourg
Tél. 03 88 32 08 97
www.dome-optic.com
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
·7
israël
Les pages qui suivent complètent celles que nous
avions consacrées à Yom Haatsmaouth et à Israël
dans notre dernier numéro. Vous apprécierez les articles
qui nous sont depuis parvenus : histoire, messages,
invitations au tourisme, découverte du festival
du film israélien de Strasbourg, Technion de Haïfa…
Yom Hazikaron, Yom Haatsmaout
Un peu d’histoire
Y
om Hazikaron, journée
drapeau d’Israël est levé lors d’une
ont lieu des offices spéciaux mar-
du Souvenir des soldats
cérémonie officielle au Mont Herzl
quant la renaissance nationale
tombés pour la défense
et 12 torches sont allumées. La
d’Israël, au cours desquels sont réci-
d'Israël et des victimes
veille du jour de l'Indépendance, les
tés les hymnes de louange qui
du terrorisme, commémorée le
municipalités organisent des célé-
composent le Hallel. C'est ce jour-là
4 Iyar, est immédiatement suivie
brations publiques, les haut-parleurs
que sont décernés les Prix Israël de
par le jour de l'Indépendance (Yom
diffusent de la musique populaire
littérature, des arts et des sciences
Haatsmaout), l'anniversaire de la
et les foules descendent dans la rue
et qu'a lieu le concours internatio-
Proclamation de la création de
pour participer à l'atmosphère de la
nal de Bible organisé pour la
l'Etat d'Israël, le 14 mai 1948. Le
fête. Dans la plupart des synagogues
jeunesse juive. Les bases militaires
sont ouvertes au public et l'armée
de l'air et la marine procèdent à des
parades militaires.
Motivés par leur attachement historique à Israël, les juifs s'efforcèrent,
au cours des siècles, de retourner au
pays de leurs ancêtres pour y
reconstituer leur Etat. Tout au long
des dernières décennies, ils s'y
rendirent en masse : pionniers,
maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître
leur langue, bâtirent cités et
villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa
propre vie économique et cultu-
Le 14 mai 1948 à Tel Aviv, lors de la cérémonie fondant l'Etat de l'Israël, David Ben Gourion
– qui allait devenir le premier Premier ministre israélien – lit la Déclaration d'Indépendance.
8 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
relle. Ils n'aspiraient qu'à la paix
encore qu'ils aient toujours été
israël
prêts à se défendre. Ils apportèrent les
Vœux de Shimon Pérès,
président de l'Etat d'Israël,
aux communautés juives
de diaspora à l'occasion
du 63e anniversaire de
l'Indépendance d'Israël
bienfaits du progrès à tous les habitants
du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de
réaliser leur indépendance nationale.
En 1897, inspiré par la vision de l'Etat juif
qu'avait eue Théodore Herzl, le premier
congrès sioniste proclama le droit du
peuple juif à la renaissance nationale
dans son propre pays. Ce droit fut
reconnu par la Déclaration Balfour du
2 novembre 1917 et réaffirmé par le
mandat de la Société des nations qui
accordait une reconnaissance internatio-
Chers amis,
nale formelle des liens du peuple juif avec
la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y
reconstituer son foyer national.
La Shoah qui anéantit des millions de juifs
en Europe, démontra à nouveau l'urgence
de remédier à l'absence d'une patrie juive
Alors que nous célébrons 63 ans d'indépendance, nous pouvons nous retourner
sur le miracle historique de la naissance d'une nation – l'Etat d'Israël. Et nous
pouvons louer l'un de nos plus grands dirigeants, David Ben-Gourion, d'avoir
annoncé, en un jour mémorable de mai 1948, la création d'un Etat juif, d'une
patrie. Immédiatement après, nous étions attaqués par des forces supérieures en
nombre et mieux armées.
par le rétablissement de l'Etat juif dans le
pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à
tous les juifs et conférerait au peuple juif
l'égalité des droits au sein de la famille
des nations. Les survivants de la Shoah en
Europe, ainsi que des juifs d'autres pays,
Sur les débris de la Guerre d'Indépendance, allait s'édifier l'une des armées les
meilleures et les plus éthiques du monde. Le désert se transforma en un modèle
d'agriculture de pointe, admiré de tous. Le développement d'Israël dans les
domaines du high-tech, des sciences, de la technologie et de la médecine l'a
placé au premier rang mondial de ces secteurs.
revendiquant leur droit à une vie de
dignité, de liberté et de travail dans la
patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser
effrayer par les obstacles et la difficulté,
cherchèrent sans relâche à rentrer au pays
d'Israël.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale,
le peuple juif dans le pays d'Israël contribua pleinement à la lutte menée par les
nations éprises de liberté contre le fléau
Le jour de la proclamation de l'Etat d'Israël, il fut déclaré que cette nation nouvellenée serait basée sur la liberté, la justice et la paix, telles qu'envisagées par les
Prophètes d'Israël. Nous nous conformons au code juif de valeurs morales qui
nous ont été inculquées.
Nous affrontons encore aujourd'hui des forces mauvaises, et en particulier celles
en provenance d'Iran. Cette menace, venant d'un régime qui constitue un danger
pour le monde entier, doit initier une mobilisation sans compromis de la communauté internationale. Nous sommes déterminés, avec nos partisans en tout lieu,
à combattre l'antisémitisme et la délégitimation.
nazi. Les sacrifices de ses soldats et
l'Organisation des Nations unies.
Même si le prix doit en être douloureux, l'Etat d'Israël est prêt à accomplir sa part
pour faire la paix avec nos voisins. Nous espérons que les vents du changement
qui soufflent sur notre région initieront de nouvelles opportunités de paix, de sécurité et de prospérité pour tous.
Le 29 novembre 1947, l'Assemblée
Nous partageons tous l'espoir que Gilad Shalit retrouve immédiatement sa famille.
l'effort de guerre de ses travailleurs le
qualifiaient pour prendre place à rang
d'égalité parmi les peuples qui fondèrent
générale des Nations unies adopta une
résolution prévoyant la création d'un Etat
juif indépendant dans le pays d'Israël et
invita les habitants du pays à prendre les
mesures nécessaires pour appliquer ce
plan. ■
(Tiré de la « Lettre du Consistoire Central »)
Les liens intimes qui unissent l'Etat juif aux communautés juives de par le mondesont cruciaux pour nous. Vous êtes pleinement partenaires de notre réussite.
En nous tournant vers le passé, nous pouvons être fiers de nos
réalisations. En nous tournant vers l'avenir, nous voyons encore
un long chemin à parcourir. Ensemble nous pouvons tout réussir. Ensemble nous pouvons l'emporter. Et ensemble, nous
célébrerons les fêtes de l'Indépendance à venir.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
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ue en Israël
Israël sur les traces de son histoire
L’Hôtel King
Maître Annie Dreyfus
18 000 m2 pour le prix de 31 000 lires,
somme énorme pour l'époque, dans
la rue qui s'appelait Julian et qui
donnait sur les murailles de la vieille
ville, la tour de David et sur le mont
Sion, endroit présumé du tombeau
de David, ce qui a influencé le choix
du nom de l'hôtel King David.
Les architectes étaient Emile Vogt
pour la construction et J.P.
Huffschmidt pour l'aménagement
intérieur. L'hôtel, de forme rectangulaire avec une balustrade
crénelée encerclant le toit plat,
rappelle les murs de la vieille ville
visible de l'hôtel. L'intérieur évoque
les palais des rois David et Salomon
avec des motifs bibliques, les
colonnes dans la réception sont
C'est l'un des bâtiments les plus
importants construits pendant la
période du mandat britannique,
l'hôtel le plus prestigieux de
Jérusalem par son histoire et l'un
des plus beaux hôtels de luxe.
L'INITIATIVE DE
LA FAMILLE MOSSERI
ornées de motifs de style assyrien,
hittite et phénicien, et les murs des
chambres sont décorés de motifs
n 1929 la famille Mosseri,
bibliques : grenades, feuilles de
de riches juifs égyptiens
vignes, palmiers.
E
d'Alexandrie, décida de
construire à Jérusalem un
hôtel de luxe au standard occidental, et s'associa avec des amis
hommes d'affaires dont Joseph
Cattaoui alors ministre des Finances
en Egypte, les barons Alfred et
L'hôtel a été inauguré le 20 décembre 1930 et a reçu toutes les têtes
couronnées de l'époque mais le
climat politique du Moyen-Orient et
les émeutes arabes ont entraîné
une baisse importante du nombre
de touristes.
Félix de Menasche et la famille De
10 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
Picciotto. Elle créa en 1921 la société
Le premier directeur de l'hôtel a été
« Hôtels de Palestine », acheta en
Joseph Seyler, le fondateur de la
1929 à l'église grecque orthodoxe,
dynastie des hôtels de Zermatt en
un terrain de 18 dounams soit
Suisse.
tourisme en Israël
David à Jérusalem
L'EXPLOSION
DE L'HÔTEL
David], informez-moi de la date, ne
serveur soudanais. Les autres,
révélez pas le nom de l'organisation
déguises en employés de cuisine,
responsable. »
ont transporté sept grands pots à
En 1938 l'aile sud de l'hôtel a été
confisquée par le gouvernement
britannique qui a utilisé 40 chambres pour son commandement.
L'hôtel était devenu alors le symbole du gouvernement britannique
et les événements du « samedi
noir » du 29 juin 1946 – opération
Agatha – au cours desquels les
Anglais ont arrêté 2 500 juifs et ont
confisqué tous les documents de
l'agence juive, ont entraîné une
volonté de vengeance de la direction de la Hagana, la force de
défense juive, commandée par
Moché Snéh.
Haïm Weizmann, président de
l'agence juive en Angleterre,
envoya un messager à Snéh pour
arrêter la lutte contre les Anglais
mais ce dernier répondit que la
décision appartenait au comité
politique et, devant voyager à Paris
pour la réunion de l'agence juive
qui devait décider de la poursuite
lait remplis chacun de 50 kilos de
matières explosives soit 350 kilos,
qu'ils ont amenés au restaurant « la
Régence » au sous-sol du bâtiment
dans l'aile sud. Amidi, ils ont averti
la police britannique de l'attentat
en cours mais cette dernière n'a pas
évacué l'hôtel et, à 12h10, d'une
cabine téléphonique toute proche
de la lutte contre les Anglais, il
demanda à Menahem Begin de
suspendre l'opération. Elle fut
cependant programmée pour le
22 juillet mais l'opération contre
l'immeuble des frères David fut
annulée.
L'explosion de l'hôtel King David a
été projetée comme but opérationnel du mouvement Etzel, organisation militaire nationale, en parallèle avec l'attaque du Lehi, organisation combattante de libération
nationale contre l'immeuble des
frères David, proche de l'hôtel King
David qui avait été réquisitionné
par les Anglais.
Le 22 juillet 1946 au matin les combattants du Etzel sont arrivés à
7 heures dans les locaux du Talmud
Thora « beth Aaron » à Jérusalem,
sans savoir le but de l'opération et,
après les explications sur la cible de
l'attentat et la distribution des
armes, ils sont sortis par groupes,
les premiers étant « les porteurs »
déguisés en arabes sous le comman-
Le 1er juillet 1946, Moché Snéh écri-
dement de Joseph Avni. Leur
vait à Menahem Begin, chef du
fonction était d'arriver à l'hôtel en
Etzel : « Réalisez aussi vite que possi-
autobus et d'attendre sur le côté
ble le chic [nom de code pour
pour la distribution des charges
l'hôtel King David] et la maison de
explosives transportées dans une
votre serviteur et messie [nom de
camionnette conduite par Israël
code pour l'immeuble des frères
Lévy « Gideon », habillé comme un
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 11
tourisme en Israël
ils ont averti le journal « Palestine
Cet ordre fut annulé deux semaines
Post » annoncant : « je parle au nom
plus tard en raison de son caractère
de l'organisation clandestine juive,
antisémite. L'attaque contre l'hôtel
nous avons déposé une charge
n'empêcha pas les progrès vers un
explosive dans l'hôtel, il faut
accord américano-britannique sur la
l'évacuer d'urgence », et ils ont
Palestine et, dans une lettre du
aussi avisé le consulat français tout
25 juillet 1946, le Premier ministre
proche qui a de suite ouvert grand
Atlee écrit au président Truman :
ses fenêtres pour atténuer le choc
« Je suis sûr que vous êtes d'accord
de l'explosion. Le secrétaire général
que le crime inhumain commis à
britannique Shaw déclara que celui
Jérusalem le 22 juillet appelle une
qui abandonnerait son poste
action énergique contre le terro-
perdrait son emploi et ajouta :
risme mais, par respect aux
« ici je donne les ordres et pas les
souffrances des innocentes victimes
terroristes ». L'explosion retentit à
juives du nazisme, cela ne doit pas
12h30 et détruisit complètement
nous dissuader de concevoir une
l'aile sud du batiment ; 91 per-
politique permettant de ramener la
sonnes furent tuées – 28 Anglais,
paix en Palestine dans les plus brefs
41 Arabes, 17 juifs et 5 clients de
délais. »
l'hôtel – et 45 personnes furent
blessées. Les secours cherchèrent les
victimes pendant plusieurs jours et,
parmi les anglais, découvrirent deux
juifs, Julius Jacobs, le responsable
du ministère des Finances anglais et
Victor Lévy, un adjoint. Tous deux
ont aujourd'hui une rue à leur nom
à Neve Yaakov.
L'APRÈS GUERRE D'INDÉPENDANCE
A la fin des combats de la Guerre
Après le départ des Anglais de
d'Indépendance, la société des
Jérusalem le 15 mai 1948, l'hôtel
hôtels d'Eretz Israël préféra ne pas
détruit partiellement par l'explo-
investir dans une rénovation de
sion fut abandonné et devint le
l'hôtel King David et essaya de
siège de la Croix-Rouge internatio-
minimiser les déficits de la période
nale mais la proximité de la ligne de
mandataire et d'utiliser seulement
démarcation entre les positions
les chambres qui n'avaient pas été
israéliennes près du quartier de
détruites.
Yemin Moshe et les positions arabes
Choqués par l'attentat, les respon-
sur les murailles face aux positions
sables de l'agence juive le condam-
de la légion jordanienne entraînè-
un état plus ou moins d'abandon,
nèrent publiquement, craignant
rent des tirs fréquents journaliers et
fut transférée à la chaîne des hôtels
une riposte anglaise encore plus
la Croix-Rouge déménagea en face,
Dan, propriété de la famille Feder-
dure contre le Yichouv. David Ben
à l'YMCA. Les gens de l'ONU prirent
man. L'aile sud de l'hôtel resta
Gourion, alors à Paris, déclara au
possession du bâtiment déserté
détruite et les murs à l'est furent
journal France Soir que « le Etzel est
mais, au cœur des combats, ils le
remis en état. En 1961 les divers
l'ennemi du peuple juif » mais, peu
désertèrent aussi et l'hôtel fut
travaux de réfection ayant coûté
de temps après, Haïm Weizmann
occupé par les forces de la Haggana
deux millions de dollars, ont permis
aurait confié à des proches qu'il
qui prirent ainsi position face aux
de rajouter deux étages de 60
était fier de nos gars et que « si le
murailles de la vieille ville.
chambres aux 180 chambres exis-
but avait été le commandement
En 1958, la gestion de l'hôtel dans
tantes et de les munir de salles de
allemand, ils auraient reçu la croix
A la fin des combats, l'hôtel s'est
Victoria ». Le genéral Barker,
trouvé à quelques mètres seule-
quelque minutes après l'attentat,
ment du tracé de la frontière en
écrivit l'interdiction pour les britan-
ville, dessiné par Moché Dayan et
niques de fréquenter tous les
par le Jordanien El Koutub, entre
endroits de loisirs juifs, les com-
les positions de l'armée israélienne
merces, les restaurants et cafés et
dans l'hôtel et les positions de la
les maisons privées, ajoutant orale-
légion arabe jordanienne sur les
ment que cela punira les juifs à
murailles de la vieille ville.
bains privées car auparavant il y en
avait seulement 60, soit une vingtaine de salles de bains communes
pour une soixantaine de chambres
par étage. Mais la ville a permis la
nouvelle construction à la condition
qu'entre le quatrième étage et les
nouveaux étages supérieurs, un
niveau entier serve à l'armée et à la
l'endroit qu'ils connaissent le
ville comme position et point de
mieux, leur porte-monnaie…
vue stratégique. L'architecte Heintz
12 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
tourisme en Israël
rent la rénovation des chambres.
Une salle de sport fut rajoutée.
L'hôtel a été inauguré à nouveau
en décembre 2006 pour ses 75 ans,
avec des expositions de meubles
d'origine de l'hôtel, des photos des
personnalités des mondes de la
politique ou du spectacle qui y ont
séjourné. En 2006, lors de la commémoration des 60 ans de
l'explosion de l'hôtel au centre
Menahem Begin, Benyamin
Natanyaou a dévoilé une plaque de
souvenir mentionnant que de
nombreuses personnes étaient
mortes du fait de la négligence des
Anglais, ce qui créa un incident
renforça les piliers existants avec
L'ÉPOQUE MODERNE
diplomatique et, après négociations, le texte du panneau fut
des barres d'acier et des piliers
supplémentaires. Un problème
L'unité de la ville en 1967 attira un
modifié : « Pour des raisons seules
subsista, à savoir le revêtement des
grand nombre de touristes et l'hôtel
connues des Anglais, l'hôtel ne fut
murs de l'hôtel, car les pierres des
devint le symbole de Jérusalem. La
pas évacué ». ■
étages inférieurs provenaient dans
direction décida de détruire la par-
les années 1930 des carrières de
tie est de la cour intérieure pour
Hébron et l'on ne trouvait pas
creuser une piscine luxueuse. Entre
cette couleur rosée en Israël à cette
les 19 et 22 novembre 1977, le
époque.
président égyptien Anouar el Sadate
entreprit de rendre visite en Israël
En juin 1967, pendant la Guerre des
et séjourna à Jérusalem à l'hôtel
Six Jours, l'hôtel fut à nouveau la
King David.
A noter : Le fondateur de l'hôtel, Elie Mosseri, a perdu
cible des attaques arabes et ses murs
Entre les années 1996-1997 furent
son fils Maccabi lors de la Guerre d'Indépendance le
furent encore détruits mais ensuite
entrepris de nouveaux travaux pour
23 avril 1948 sur la route de Jérusalem et l'opération du
le problème du revêtement fut
créer une nouvelle aile face à la
18 mai 1948 pour atteindre la route de Jérusalem a été
résolu car l'on a pu de nouveau, à la
concurrence de l'hôtel Citadelle de
nommée opération Maccabi en son honneur. La place
fin de la guerre, accéder à Hébron
David. 25 millions de dollars furent
au coin des rues Hillel et Salomon au centre de Jérusa-
et racheter ces belles pierres roses
investis et les architectes d'intérieur
lem, surnommée la place des chats kikar a hatoulot, est
dans la même carrière qu'à l'origine.
Adam Teeni et Léa Miler entrepri-
officiellement dénommée place Maccabi.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 13
tourisme en Israël
Au cœur d’Israël d’autrefois :
Les Maisons d’Hôtes,
& Hôtels de Charme
Hôtels-Kibboutz
Gilles Sitruk. Président de la Commission Tourisme, Chambre de Commerce Israël-France ; Directeur à Select-Israël.
Le tourisme
rural et ses
nouvelles
formes
d’hébergement suscite
un véritable
engouement,
notamment
auprès
des Français
E
n cette période pré-estivale, il
est fréquent de dresser un bref
bilan du tourisme en Israël.
Un constat : au cours de 2010,
les visiteurs étrangers ont laissé dans
les caisses de l’Etat 4,4 milliards de
dollars, soit 33 % de plus en un an.
Le taux de remplissage des hôtels a
atteint 66 % en moyenne annuelle et
2010 s’est achevée avec la venue de
3,4 millions de touristes, un record de
tous les temps.
Plusieurs raisons expliquent cet afflux
de touristes : d’abord le calme géopolitique qui rassure le touriste à la
recherche de vacances reposantes.
Viennent ensuite d’autres facteurs,
comme le marketing agressif du
ministère du Tourisme, l’entrée des
compagnies aériennes low-cost sur le
14 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
marché israélien, le beau temps neuf
mois sur douze, etc.
Notons que cette année, le gouvernement israélien a consacré un budget
record de 245 millions de shekels (50
millions d’euros) pour « commercialiser » l’image d’Israël à l’étranger.
Ainsi, l’industrie touristique occupe
une place importante dans l’économie
israélienne et en 2010, elle a fourni
150.000 emplois : 30.000 dans l’hôtellerie et 120.000 dans la restauration.
Des résultats probants et des
promesses encourageantes malgré
l’actualité politique dans la région ou
de la persistance de la crise économique en Europe. Autour de ce regain
d’intérêt, une nouvelle tendance
apparaît, et que les professionnels
français du voyage en Israël ont parti-
culièrement remarquée ces dernières
années, c’est l’envie générale de
découvrir Israël autrement, loin des
hôtels du bord de mer et du tumulte
des grandes métropoles.
C’est ainsi que se développe depuis
quelque temps, le tourisme rural et
ses nouvelles formes d’hébergement
que constituent les Maisons d’Hôtes,
Hôtels de charme et Hôtels-Kibboutz
en Israël. Une nouvelle forme de
séjour qui suscite un véritable
engouement notamment auprès des
Français en raison de leur confort et
de leur équipement complet, avec
jacuzzi, home-cinéma, jardin, spa et
piscine. Ceci au cœur de la Galilée,
dans le Néguev, près de Jérusalem ou
au bord de la mer… Des maisons privées librement louées à la nuit ou à la
tourisme en Israël
semaine, et à des prix raisonnables.
Il peut s’agir de maisons de luxe, ou
de grand confort pour couples et
familles, d’hôtels de charme, de
kibboutz-hôtels ou de maisons pour
public religieux.
Au cours de la dernière décennie, est
ainsi apparue une croissance importante de l’industrie du tourisme rural
en Israël. Selon les statistiques, cette
industrie est évaluée à environ 1 milliard de shekels par an. Il y a près de
9000 maisons d’hôtes en Israël qui
attirent principalement le tourisme
intérieur lors des week-ends, jours
fériés, vacances scolaires – et génère
un taux d’occupation annuel de 40 %.
Stas Misezhnikov a récemment
déclaré que « l’objectif du Ministère
du Tourisme était d’attirer un million
de touristes supplémentaires sur trois
ans », en ciblant plus particulièrement
le marché des chrétiens évangéliques
et de la communauté juive. L’élargissement du projet de notation au reste
d’Israël permettra d’améliorer l’industrie du tourisme et de développer
l’emploi dans les zones concernées.
sée de trésors archéologiques, de sites
bibliques et historiques, de petits
musées locaux, de restaurants gastronomiques, de parcs d’attractions, de
réserves naturelles de toute beauté,
d’artisanats, de fermes familiales, de
kibboutz et de mochavs ou de villages
chargés d’histoires… C'est-à-dire au
cœur d’Israël d’autrefois, dans un
cadre champêtre, méditerranéen ou
historique…
Ce mode d’hébergement que constituent les maisons d’hôtes, hôtels de
charme et hôtels-kibboutz en Israël a
ainsi l’avantage de faire découvrir une
autre qualité de vie en Israël, compo-
Séjourner de cette manière offre ainsi
l’opportunité d’apprécier des petitsdéjeuners gastronomiques composés
de produits locaux ou de la ferme, de
participer aux fêtes régionales, de
Pour couples
et familles,
des maisons
privées de
luxe ou de
grand confort,
librement
louées à la
nuit ou à la
semaine,
et à des prix
raisonnables.
Dans le cadre de la politique du ministère du Développement du Néguev et
la Galilée visant à développer et faire
prospérer la périphérie, il s’est avéré
nécessaire d’exploiter le potentiel du
tourisme rural à la fois pour le tourisme local et étranger. A cet effet, a
été développé un système de notation
qui détermine les niveaux de qualité
et de service. Certains propriétaires de
maisons d’hôtes participent à un atelier professionnel et celles-ci sont
vérifiées par un consultant travaillant
pour le compte du Ministère du Tourisme. À la fin du processus, ils sont
connectés à un système Internet de
réservation en ligne sur lequel
figurent la notation du lieu d’hébergement, le prix par nuit, les
attractions à proximité et plus encore.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 15
tourisme en Israël
visiter un vignoble, faire des randonnées en forêt, séjourner dans un village
druze, de vous balader à bicyclette ou à
cheval, vous joindre à des excursions ou
d’assister à d’innombrables festivals,
dont Israël a le secret.
Comment choisir
sa Maison d’Hôtes
en fonction de la région et
des lieux recherchés ?…
Aujourd’hui, l’industrie touristique rurale en Israël compte environ 7500
unités de logement, et de plus, elle joue un rôle de catalyseur pour le
développement de nouvelles infrastructures touristiques, au-delà même des
régions où elle est implantée.
Haute Galilée : Les montagnes verdoyantes, les vallées, la rivière du
Jourdain (canoë Kayak, rafting) , les sources naturelles, les vignobles, les
parcs et réserves naturelles, le ski sur le Plateau du Golan, les randonnées à
cheval, les circuits en Jeep…
Lac de Tibériade : Riche en lieux saints, mais aussi idéal pour le sport :
sports nautiques, visites alentours en Jeep, sites archéologiques, sources
naturelles, accueil chez les Bédouins…
Les vallées de Galilée : Les plaines verdoyantes entourées des montagnes
de Galilée et de Samarie. Les excursions et baignades dans les sources au
pied du Mont Gilboa. Nazareth, Capharnaüm, le musée Rural de Kfar Tabor,
les grottes et mosaïques…
Galilée occidentale : Les réserves naturelles, paysages contrastés entre
végétation florissante à l’Est et de longues plages de sable fin longeant la
côte méditerranéenne. Les falaises de Rosh Hanikra.
Plaine côtière : Le bord de mer du Nord au Sud d’Israël, les plages, les
Marinas, le port de Haïfa, les villages druzes, les villages d’artistes,
l’archéologie, les réserves & l’ornithologie, les exploitations vinicoles,
Nathanya, Tel Aviv, Jaffa, les Musées et galeries d’art, les sports nautiques,
l’équitation, les quads…
Les Plaines de Judée et Jérusalem : Les collines bordant Jérusalem, la
ville de Jérusalem, les excursions, les Monastères (les Moines trappistes et le
vignoble de Latrun), les Monuments, les Parcs (Mini Israël), les grottes de
stalactites, Emmaus, les sources naturelles…
La Mer Morte : L’endroit le plus bas du monde en-dessous du niveau de la
mer. Le désert, les paysages lunaires, les statues de sel, les Spas et soins, les
excursions, Massada, les grottes de Qumran, les Sources naturelles d’Ein
Guedi, les randonnées dans le désert…
Le Néguev - les Plaines du Sud et Eilat : Les Canyons, le désert, les oasis,
les cratères, les fossiles géants, les sources naturelles, les réserves naturelles,
les mines du Roi Salomon, les sites et lieux bibliques, les fermes d’autruches
et de tortues géantes, les dauphins, la Mer Rouge, Eilat et la plongée.
16 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
C’est ainsi que beaucoup choisissent
également ce mode d’hébergement
pour aller se recueillir sur les Tombeaux
des Tsadikim (les Justes) en Galilée ou –
pour les amateurs de bons vins –
emprunter la « Route des Vins » en
Galilée et, de maison d’hôtes en maison
d’hôtes ou de kibboutz en kibboutz,
aller déguster les meilleurs vins du pays.
Dans certaines caves, il est même possible de déguster la production agricole
locale très abondante, composée de
fromages, pains de campagne, confitures maison, huile d'olive et de miel.
On dit aussi que pour bien connaître un
pays, il faut vivre parmi ses habitants,
suivre leurs coutumes, discuter avec eux
et s'initier à leur mode de vie. C'est la
raison pour laquelle le tourisme rural
connaît aujourd’hui un tel succès
auprès des touristes du monde entier et
notamment de France…
Cette forme de tourisme, également
prisée par les Israéliens, plait par son
caractère nostalgique et authentique,
sans oublier qu’elle constitue pour les
agriculteurs, une source importante de
revenus et de survie dans les difficiles
circonstances actuelles. C’est ainsi que
le ministre du Tourisme, Stas Misezhnikov, vient de déclarer, qu’en raison de
la pénurie d’eau en Israël et de la situation économique, il allait travailler avec
d’autres ministères pour dynamiser
encore plus le tourisme rural dans le
pays, notamment dans le Néguev et en
Galilée. ■
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ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 17
israël
Strasbourg / Ramat Gan
A l’initiative de la délégation régionale du Fonds
Social Juif Unifié, un
programme de coopération autour des personnes
âgées est mené depuis
2006 entre les deux villes,
Ramat Gan bénéficiant
d’une expertise avancée
sur ces questions.
second temps par des actions
opérationnelles, en permettant aux
professionnels strasbourgeois de
faire évoluer leurs offres de
services dans leurs structures
respectives à Strasbourg, grâce à
un échange d’expériences avec
leurs homologues israéliens.
Plusieurs voyages ont ainsi été
organisés dans les deux villes avec
des professionnels de l’action
sociale et de la gériatrie.
Afin de poursuivre et d’approfondir
ces échanges d’expériences et à
l’occasion du 20e anniversaire du
Ces échanges sont initiés et portés
par le Fonds Social Juif Unifié en
lien étroit avec les services des
deux villes.
jumelage un troisième voyage s’est
déroulé du 18 au 22 mai 2011 à
Ramat Gan.
La délégation régionale du FSJU
était conduite par Michel Lévy,
président régional, Jacques Hess,
vice-président et Laurent
Gradwohl, délégué régional.
L’ensemble de la délégation était
composé de 28 personnes avec à
sa tête Monsieur Roland Ries,
Sénateur Maire de Strasbourg, des
élus municipaux, des conseillers
régionaux et généraux (président
des commissions des affaires
La coopération s’articule autour
des axes suivants :
• prise en charge des maladies
neuro-dégénératives de type
Alzheimer,
• lutte contre l’isolement des
personnes âgées,
• méthodes innovantes,
• aide aux aidants,
• promotion du bénévolat.
Les missions d’études à Ramat
Gan se sont traduites dans un
Laurent Gradwohl, Roland Ries, Michel Lévy,
Christophe Bigot (Ambassadeur de France en Israeël) et Jacques Hess
sociales), des fonctionnaires de
ces trois collectivités territoriales,
une importante délégation de
l’ABRAPA conduite par son
président Monsieur Pimmel et son
directeur général, les professionnels de l’ASJ (Action Sociale
Juive), le président de l’Alliance
Saint-Thomas, le directeur de la
fondation Eliza, le médecin gériatre
du centre de jour de l’Esplanade,
et des bénévoles.
Cette troisième visite d’études était
centrée en particulier sur la
découverte d’expériences dans le
domaine des NTIC (Nouvelles
technologies d’Information et de
Communication) en lien avec la
santé et les personnes âgées. Elle
était articulée autour de trois axes
principaux :
• le maintien à domicile
• la prise en charge des personnes
âgées en institution
• les nouvelles technologies à
destination des personnes âgées
dépendantes et le bénévolat
solidaire.
En plus de ce programme professionnel, la délégation a assisté à
un dîner de gala offert par la
mairie de Ramat Gan dans le
cadre du 20e anniversaire du
jumelage, puis à une signature
d’une nouvelle charte entre les
deux villes en présence de Zvi Bar
(maire de Ramat Gan) et Roland
Ries (maire de Strasbourg).
Dans le programme préparé par le
Fonds Social, une rencontre entre
la délégation et l’Ambassadeur de
France en Israël et la Consule
générale a eu lieu ainsi qu’une
visite à Yad Vachem et au Kottel.
La délégation au Kottel
18 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
Ce voyage s’est terminé en présence de Pierre Besnainou venu
rencontrer la délégation et se
rendre compte de la très étroite
relation existante entre les
pouvoirs publics et le Fonds Social
Juif Unifié de la région Est. ■
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 19
Département d’Etudes
Hébraïques et Juives de
l’Université de Strasbourg
DIMANCHE
26 JUIN
19 HEURES
SALLE HIRSCHLER
REPAS
CONFÉRENCE
DÉBAT
il
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s
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ju
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L’avenir de la com
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par le Grand Rabbin
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Patricia Morgensztern : [email protected] - tél. 03 88 37 38 91 - 4, rue Charles Grad 67000 Strasbourg
20 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
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Secrétariat du Département
(Séverine Jaffre)
Tél. 03.68.85.60.07
Courriel : [email protected]
Bureau : Esplanade, Patio 43-09
enseignement
L’école juive :
Ce qui peut nous sauver
Grand Rabbin René Gutman
C
e qui peut nous sauver, demandait déjà Samsom Raphaël
Hirsch en octobre 1854 dans le
journal Yeschurun, c’est l’union
étroite des connaissances de la vie religieuse avec une instruction profonde et
véritablement sociale.
C’est l’union intime de « Torah im dereh’
eretz » (n.d.l.r. La Torah avec un engagement dans le monde) conformément à la
théorie et à la pratique de nos aïeux.
Pour atteindre ce but, nous avons besoin
d’écoles juives dans lesquelles on enseigne avec le même rôle et les mêmes compétences l’antique et vénéré patrimoine
de la « Communauté de Jacob » la science
biblique et talmudique en même temps
que tout ce qui est vrai, bon et noble
dans la culture moderne en partant de
l’ABC et de l’Aleph-Beth, en passant à
travers tous les degrés des connaissances
et du développement, enfin en donnant
toujours le même point de vue, aux
esprits et aux cours des garçons et des
filles, la formation et la fermeté qui les
rendront capables de devenir des Juifs
vraiment cultivés et des hommes et des
citoyens vraiment juifs.
Le Professeur haRav Benno Gross, ne dira
pas autre chose lorsque interrogé sur sa
conception de l’école juive il répondra :
« A mon sens, l’école juive devrait donner
la possibilité d’établir une synthèse entre
les études profanes et les études saintes
(n.d.l.r. « h’ol » et « qodech ») et analyser
l’ensemble de la vie humaine à travers le
point de vue de la Torah.
Mais il est incontestable que le judaïsme
ne peut se passer d’une réserve de
talmidé h’ah’anim qui deviendront des
maîtres en Torah. Mais de nos jours,
ajoute Benno Gross, le problème de
Torah im dereh’ eretz se pose dans les
termes de Torah im dereh’ eretz Israël
(La Torah avec un engagement en Terre
d’Israël).
Le problème essentiel est de se placer au
niveau de la collectivité, et non
seulement celui de l’individu. Par ailleurs,
conclura-t-il, je pars du principe que nous
avons aussi bien besoin d’élèves qui
associent Torah et travail (n.d.l.r. « Torah
we-avodah ») que d’élèves étudiant dans
les yechivot. »
Mais l’essentiel étant que ces deux
groupes doivent se respecter, sachant
quelle est la valeur de chacun dont le
peuple juif ne puisse se passer pour
exister. ■
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 21
enseignement
Panorama sur les école
Valérie Sibony
Les enfants de la Communauté juive de Strasbourg ont bien de la cha
d’institutions disposées à enseigner tout à la fois les programmes de l’
Pas moins de neuf établissements sont présents pour prendre en char
P
Un large
choix
d’écoles
bien
intégrées
dans la
ville
ar sa densité, Strasbourg est
l’une des communautés les
plus importantes de France.
Elle est également l’une des
plus anciennes et se sent, en général,
bien intégrée dans la ville. De plus
elle bénéficie des lois concordataires
qui favorisent l’expression des enseignements religieux.
Le problème, une fois que le choix
d’une école communautaire est fait,
est de sélectionner l’établissement.
Les tout petits vont se partager entre
le Parc à Bout’Chou et le Gan
Chalom, à partir de six ans et de
l’entrée en primaire, le choix se pose
entre l’école Tachbar, l’école Aquiba,
l’école Yehouda Halevi et l’école
Loubavitch. Au niveau supérieur du
collège et du lycée, le choix s’enrichit
par l’offre de l’ORT et d’Eshel.
Comment les parents choisissent-ils ?
Un des facteurs est le côté pratique,
dans nos vies toujours plus remplies,
le trajet des enfants à l’école peut
s’avérer important. Aller à l’école du
quartier est le plus simple pour tout
le monde. Dans ce cas, il vaut mieux
habiter dans les quartiers : avenue de
la Forêt-Noire, avenue des Vosges,
Contades ou boulevard Clemenceau.
Les écoles juives sont en effet regroupées autour des institutions juives,
voire hébergées par celles-ci. Le Gan
Chalom et Yehouda ont leurs salles
de classes dans le Centre Communautaire de la Paix, l’ORT possède son
oratoire ainsi que l’école Loubavitch
et Eshel a emménagé dans les
anciens locaux du Consistoire. L’ORT
et Eshel sont installés dans de grands
bâtiments et peuvent proposer des
internats pour les jeunes gens non
strasbourgeois. Un autre facteur pratique est le regroupement des
enfants, il est plus pratique pour une
fratrie de fréquenter le même établissement lorsque les âges le
permettent.
Le problème de la restauration entre
midi et deux se pose entre manger à
la cantine ou dans les différents
points de vente de sandwichs
cachers. Dans ce cas, Strasbourg est
également chanceuse, le Gan et
Yehouda ont leur cantine sur place si
les mamans ne peuvent pas chercher
les petits pendant la pause déjeuner.
Le Centre des Jeunes s’occupe de la
Cafet’ à Noah les jours de semaine.
22 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
enseignement
es juives de Strasbourg
ance et leurs parents aussi. Strasbourg offre un intéressant panel
Education Nationale et la Thora et ses principes à nos chers bambins.
rge les enfants de quelques mois jusqu’au Bac, voire après.
Ils vendent des sandwichs et des
boissons aux collégiens et lycéens du
quartier Contades et les jeunes Loubavitch ont pensé aux étudiants de
l’Esplanade en ouvrant également un
point de vente de nourriture cachère
rue Gloxin, à proximité du campus
universitaire.
Après le côté vie pratique viennent
les choix d’ordre pédagogique.
L’éventail est ouvert entre les écoles
qui pratiquent une ouverture sur la
société et son évolution et les écoles
qui proposent de suivre plus strictement les préceptes religieux et
traditionnels.
C
B
b
A
F
l
L’école Aquiba
Présente depuis la fin de la Guerre,
l’école Aquiba peut s’enorgueillir
d’avoir connu certaines familles sur
trois générations. Certains couples se
sont connus sur ses bancs situés au
début place Kléber, puis quai Zorn
et finalement rue Baldung Grien.
La première génération, enfants survivants de la Guerre, retrouvant leurs
parents, ou découvrant l’Alsace après
l’exil, a suivi l’enseignement de
maîtres eux-mêmes éprouvés mais
déterminés à reconstruire une véritable Communauté et à transmettre
leur culture aux enfants, gages
d’avenir. Les enfants des Communautés villageoises venaient jusqu’au
centre ville pour apprendre, et à
l’époque les moyens de transport
étaient plus rudimentaires que de
nos jours.
Aquiba
a connu
des
familles
sur trois
générations
Quelques années plus tard, Aquiba a
accueilli les enfants venant d’Afrique
du Nord, accompagnés de leurs
familles ou non. Certains enseignants
formés à l’Ecole de l’Alliance et
amoureux de la culture française se
sont également acclimatés au climat
et aux mœurs alsaciennes. L’école a
joué son rôle d’intégrateur social,
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 23
enseignement
un tremplin pour les yeshivot prestigieuses tout en restant dans le cocon
familial.
Actuellement, l’école Aquiba propose des classes mixtes en primaire
tout en proposant plusieurs heures
de cours de kodech par semaine tout
au long de la scolarité.
Ecoles juives
à Strasbourg
Gan Chalom
Maternelle
Directrice Mme Nadine Hallel
03 88 35 11 82
Gan Rechit Hochma
03 88 61 85 25
Parc à Bout'Chou
Directrice Mme Josy Dorai
03 88 36 80 00
Gan Aquiba
03 88 35 48 58
Ecole Loubavitch
Maternelle - Primaire
Collège - Lycée
Directeur M. Simon Samama
03 88 75 66 05
Ecole Aquiba
Primaire
Directrice Mme Eva Lévy
03 88 35 48 58 - 06 20 30 23 53
Collège et Lycée
Directeur M. Uzan
03 88 35 48 58 - 06 87 88 40 56
Ecole Tachbar
Directeur M. Yonathan Lilty
03 88 60 69 15
Ecole Yehouda Halevi
Primaire
Directrice Mme Marie-France Lévy
03 88 37 34 04
ORT
Lycée - Classes prépa
Directeur M. Claude Sabbah
03 88 76 74 76
Yechivah Eshel
Collège - Lycée
Directeur M. Elgrabli
03 88 61 04 12 - 06 71 80 99 05
24 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
La maternelle compte près de
80 bambins, le primaire 130 élèves
et le lycée mène 280 adolescents
vers les différents baccalauréats. Les
100 % de réussite sont fréquemment
atteints, ce résultat est d’autant plus
satisfaisant car il concerne tous les
enfants admis en 3e. Les effectifs par
avec plus ou moins de facilité. Les
autorités consistoriales de Strasbourg, en pointe en métropole dans
l’accueil des enfants, ont tout mis en
œuvre pour que les enfants soient le
moins possible traumatisés dans leur
nouvelle installation. Aquiba était la
seule école privée juive et les enfants
savaient que c’était la seule chance
pour eux de suivre à la fois un enseignement de pointe, menant
jusqu’aux grandes écoles pour les
plus persévérants, tout en respectant
les fêtes et les préceptes religieux.
Les enfants, plus attirés par l’étude
de la Thora, trouvaient également
classe permettent un suivi plus
personnel et les adolescents ont
souvent besoin de soutien personnalisé pour persévérer. Les activités
extrascolaires (sorties culturelles
et/ou scientifiques, classes vertes,
ateliers…) proposées sont conçues
pour ouvrir l’esprit et intégrer le
judaïsme sous différentes facettes.
L’ivrith et l’anglais sont enseignés dès
le CP. Le niveau d’investissement
dans l’enseignement du kodech peut
être adapté aux élèves pour qu’ils se
sentent le plus à l’aise possible. Le
corps enseignant sensibilise en toute
occasion les jeunes à l’histoire juive
et au soutien à Israël. Les parents
sont appelés à jouer un rôle important dans le suivi régulier de leurs
enfants et à s’impliquer dans les
projets pédagogiques.
Aquiba bénéficie d’une réputation
construite dans le temps et d’une
structure importante, ses points
faibles viennent également de sa
capacité. En ouvrant largement ses
portes à tous les enfants de la
Communauté juive de Strasbourg,
elle est amenée à rencontrer de
« fortes têtes » parfois peu motivées
à suivre des études supérieures.
Dans ces cas-là, toute l’équipe administrative et pédagogique s’évertue à
montrer le bon chemin à l’enfant et
à sa famille, et à l’emprunter
jusqu’au bout.
N
G
E
U
V
M
Yehouda Halevi
Les parents qui souhaiteraient une
structure plus intime pour leurs
enfants scolarisés dans le primaire
peuvent se tourner vers l’école
Yehouda Halevi. Fondée en 1976
pour une dizaine d’élèves, la structure a bien prospéré et aujourd’hui,
115 élèves se répartissent, à raison
d’une vingtaine d’élèves par classe,
du CP au CM 2. Ils bénéficient d’un
enseignement d’anglais, d’ivrith et
d’informatique. L’école, sous contrat
avec l’Etat, offre des classes mixtes
aux jeunes enfants.
Une
structure
plus
intime
pour les
enfants
du
primaire
L’année prochaine, de joyeuses
festivités sont prévues pour fêter
dignement les 35 ans d’existence et
de progression. L’ambiance très communautaire, normal pour une école
basée au Centre Communautaire,
est fédératrice, elle attire des amis
et des amis d’amis. C’est un climat
favorable pour éduquer les jeunes
enfants.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 25
enseignement
R
r
Q
C
P
L’ORT
Ouvert à partir du lycée, l’ORT bénéficie également d’une longue
réputation puisque l’organisation est
fondée à la fin du XIXe siècle. L’école
Ambiance
familiale
depuis
la fin du
XIXe
siècle
de Strasbourg a une double orientation, un lycée pour mener des élèves
à la vie active avec des bacs technologiques de qualité et des classes
préparatoires. Le lycée offre une
2de pour les élèves motivés mais
qui ont des lacunes à combler, ils
peuvent préparer leur Bac en 4 ans.
Pour ceux qui possèdent déjà le
précieux sésame pour études supérieures, l’ORT propose trois BTS
(opticien-lunetier ; design de mode ;
commerce international), deux
classes préparatoires (Maths Sup et
Maths Spé), ainsi qu’une licence professionnelle des métiers de l’optique.
Les élèves viennent de différents
horizons mais sont tous accueillis
dans une ambiance quasi familiale
(par rapport à des lycées ou des
classes prépas bondées qui « cassent »
les caractères) qui les encourage à
devenir autonomes rapidement.
Symboliquement, l’ORT siège dans
un bâtiment qui s’ouvre sur deux
faces, l’enseignement rue Sellénick,
relié par un jardin très agréable, et la
religion qui officie dans l’oratoire
ouvert boulevard Clemenceau.
26 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
Le Grand Rabbin Perez (zal)
s’adressant à des enfants
Î
L
J
I
n
v
Des écoles
orthodoxes
Ceux qui cherchent un milieu plus
spécifique peuvent choisir entre les
formations Loubavitch et le Centre
Eshel. La famille du Rabbi Shimon
Samama dirige les trois institutions
situées rue du Faubourg de Pierre.
Les plus jeunes peuvent intégrer la
halte garderie ‘Haya Mouchka qui
offre ses services de Gan et de
crèche. Comme son nom l’indique,
tout est mis en œuvre pour éduquer
les enfants dans l’amour de la tradition Loubavitch. Vers 5/6 ans, les
petites filles vont s’inscrire à Beth
Hanna ; elles seront prises en charge
jusqu’au Bac. Une cinquantaine de
filles et de jeunes filles sont accompagnées jusqu’au diplôme. Les
enseignantes respectent les consignes
religieuses et les programmes scolaires puisque, officiellement, l’école
est sous contrat avec l’Etat. Les
enfants peuvent être surveillés toute
la journée, un système d’étude existe
en complément des heures de classe
et une garderie fonctionne les aprèsmidi libres. Madame Samama assure
également depuis des années une
garderie de vacances qui attire
tous les étés de nombreux enfants.
Le Beth Menachem Héder assure
un enseignement général et de nombreux cours de kodesh de bon
niveau. Les garçons sont préparés
pour suivre un enseignement religieux supérieur en France ou en
Israël. Mais, grâce à l’obtention du
Bac, ceux qui se sentent prêts peuvent envisager également des études
profanes.
Le Centre Eshel est orthodoxe sans
être Loubavitch, il propose la même
gamme d’enseignement. Un niveau
religieux qui ouvre les portes de
toutes les grandes Yeshivoth en
Europe et en Israël et un enseignement de matières profanes qui peut
mener soit à l’enseignement par correspondance, soit aux diplômes des
universités françaises et israéliennes.
Un noyau de garçons et jeunes gens
strasbourgeois travaillent et se
défoulent pendant les récréations
dans les nouveaux locaux de la rue
Sellénick, ils sont entourés de jeunes
gens venant des pays voisins. Les
jeunes allemands, suisses, etc. sont
en internat pour suivre cet enseignement tout au long de l’année. Les
adultes, qui encadrent cette
jeunesse, proposent également des
cours pour adultes et, bien sûr, des
offices religieux traditionnels.
L’école Tachbar, située dans la jolie
rue Goethe, accueille les fillettes et
garçons de 5 à 10 ans. Cette petite
structure connaît un grand succès,
notamment grâce à l’implication de
son Directeur. Les enfants sont encadrés par petits groupes pour
apprendre les matières essentielles et
le respect et l’amour des traditions.
Ce souci de l’enseignement pédagogique de qualité, ouvert à tous, se
retrouve dans le site animé par
M. Lilty qui propose de nombreux
cours et activités pour tous les âges.
Les internautes peuvent suivre et
apporter leurs contributions dans les
différents thèmes proposés, calendriers, paracha… Le but affirmé est
d’ouvrir l’esprit des enfants tout en
les accompagnant dans une vie juive
intense.
Ouvrir
l’esprit
des
enfants
et les
accompagner
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Tous les enfants juifs de Strasbourg
et des environs, quelle que soit leur
école, publique ou privée, peuvent
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vénérable institution a vu passer au
moins deux générations d’enfants
strasbourgeois, d’abord dans l’école
Branly et actuellement dans les
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ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 27
enseignement
Aucun
enseignant,
aussi
dévoué et
qualifié
soit-il,
ne pourra
remplacer
un parent
Sous l’égide du Rabbin Heymann,
entouré de dix enseignants, les
enfants de 3 à 13 ans se retrouvent
les mercredis matin et en semaine ou
le chabbath pour les cours postbar/th mitsvah. En complément de
l’enseignant religieux (obligatoire en
Alsace-Moselle), dispensé dans toutes
les écoles publiques, qui traite essentiellement de l’Histoire Juive de la
Genèse à Salomon, les enfants
du Talmud Torah étudieront le
‘Houmach, les Dinim, les fêtes et les
bases de l’ivrith.
Un enseignement spécifique est
adapté aux enfants sortant des
écoles juives à la fin du primaire ;
petit à petit ils seront formés, grâce à
leurs connaissances pré-acquises, à la
28 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
Guemara. Basé sur l’ambition de
donner le maximum de connaissances juives (en peu de temps) à un
maximum d’enfants, le Talmud Torah
se veut complémentaire de tous les
mouvements de jeunesse disponibles
à la Communauté.
un parent dans son rôle de père ou
de mère. Les enfants vivent avec
leurs copains, leurs bandes, leurs
activités mais la famille est le seul
cadre naturel dans lequel ils peuvent
apprendre à vivre. L’école vise à
donner des bases de culture, à ensei-
Le rôle
de la famille
gner, mais les parents doivent éduquer, reprendre sans cesse les mêmes
rengaines pour que les enfants s’épanouissent tout au long de la vie. Les
établissements d’enseignement sont
à l’écoute des difficultés et peuvent
apporter un soutien à des parents
débordés mais la collaboration pour
le bien des enfants doit être un
partenariat continuel. Etre professeur est une vocation mais pas un
sacrifice, le but est de voir progresser
un jeune vers une vie adulte équilibrée. Un vrai travail de longue
haleine… ■
Tous ces établissements, avec leurs
enseignants, leurs équipes de direction, leurs animateurs, ne peuvent en
aucun cas se substituer au rôle des
parents. Les enfants passent effectivement plus d’heures en cours qu’en
famille chaque jour de la semaine
mais le lien affectif n’est pas le
même.
Aucun enseignant, aussi dévoué et
qualifié soit-il, ne pourra remplacer
enseignement
L’action scolaire juive
en France et le FSJU
Laurent Gradwohl. Délégué régional.
Vision et priorités
Depuis sa création en 1945, l’école
juive a répondu par ses mutations, aux
besoins de l’après-guerre, puis à la
vague d’immigration des juifs
d’Afrique du Nord. Aujourd’hui, elle
compte 30 525 élèves pour 102 groupes
scolaires, soit 30 % des jeunes juifs de
France.
La région Est recense 12 écoles juives
soutenues par le FSJU situées à Strasbourg, Metz et Nancy ; elles accueillent
1 681 élèves.
Le réseau de l’enseignement juif
Trois réseaux économiques existants :
Alliance Israélite Universelle, ORT,
Ozar Hatorah. Trois réseaux pédagogiques à développer : Fédération
nationale des écoles juives autonomes,
Mouvance Loubavitch, Indépendants.
La répartition des effectifs suit la
répartition de la communauté juive
sur le territoire hexagonal : 71 % en
Ile-de-Francee, 29 % dans les autres
régions. Les établissements juifs sont
présents dans 13 académies sur 26 en
France métropolitaine.
Une école juive
en quête d’excellence
L’école juive à la française se définit
par une qualité de résultats, l’ouverture sur la Cité, un judaïsme traditionnel, la transmission des valeurs
de solidarité et des parents comme
partenaires éducatifs. Le réseau, par
son pluralisme religieux et éducatif,
permet à chaque famille de trouver
l’école qui lui correspond, en fonction
de sa sensibilité.
L’école juive présente des résultats
exceptionnels : 85 % des établissements sous contrat d’association avec
l’Etat, 92 % de taux de réussite au
baccalauréat en 2010. Ce résultat au
baccalauréat, supérieur à celui de la
moyenne nationale (85,4 %), confirme
le niveau d’exigence de l’école juive.
Le Fonds Social Juif Unifié, en tant
que coordinateur du réseau de l’enseignement juif, accompagne les
groupes scolaires dans leur mission de
perfectionnement de la qualité dans
tous les domaines.
Une écoute permanente
des familles
Le Fonds Social Juif Unifié est à
l’écoute des besoins émergents des
familles. Il accompagne :
• Les enfants en difficulté scolaire
par des groupes d’aide aux devoirs,
les enfants handicapés, l’éducation à
la solidarité et la lutte contre la violence scolaire.
• Les parents pour les aider à redéfinir leur rôle vis-à-vis de l’école, à
travers la Fédération nationale des
parents des élèves des écoles juives
et les accompagner dans leur mission
éducative, à travers une « Ecole des
parents juifs ».
Tête de réseau
associatif
Hormis ses missions d’observation
des besoins de l’école juive, le Fonds
Social Juif Unifié s’illustre par son
travail de tête de réseau, d’expert et
de conseils.
Assurer la stabilité économique
du réseau
Le Fonds Social Juif Unifié est l’interlocuteur du Ministère de l’Education
nationale et des rectorats. Il négocie
l’attribution de nouveaux contrats
d’associations au plan national et
local.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 29
enseignement
• Il a créé l’Observatoire national de l’école
juive, qui conduit des enquêtes qualificatives et quantitatives sur le réseau de
l’enseignement. Depuis 1995, l’Observatoire produit, chaque année, une base de
données statistique sur les effectifs. Il permet d’établir une stratégie face à
l’évolution du réseau.
• Il anime une commission de concertation
qui gère la répartition des moyens alloués
par le Ministère de l’Éducation nationale à
l’enseignement juif. Chaque année, l’ensemble des demandes de contrats est
analysé et classé par ordre de priorités.
Dans le cadre de cette commission, un plan
de stabilisation, négocié avec le Ministère
de l’Education nationale a permis d’obtenir
depuis 1995, 386 contrats pour des classes
dans des établissements sous contrats, soit
une économie de 157 millions euros.
Tête de réseau, le Fonds Social Juif Unifié
régit le Groupement d’Intérêt Communautaire (GIC) de l’Enseignement. Ce rassemblement biannuel est un lieu d’échanges et
de réflexion sur l’avenir de l’école juive.
Partager son savoir-faire
Le Fonds Social Juif Unifié conseille le
réseau de l’enseignement juif, au point de
vue administratif, juridique et stratégique.
Il soutient les chefs d’établissements en
proie à des problématiques internes ou
externes, les aide à appréhender de nouvelles lois et réformes. En cas de conflit, il
reste le médiateur auprès du Ministère de
l’Education nationale et des rectorats.
besoins des familles. Il met en œuvre des
programmes innovants.
Le Fonds Social Juif Unifié accompagne
l’émergence de nouveaux projets : conception pédagogique, viabilité économique,
interface avec les pouvoirs publics.
Quelques exemples :
Lancé en 2007, le programme Latalmid du
Fonds Social Juif Unifié lutte contre l’exclusion sociale et pédagogique. Il permet
l’attribution d’une bourse cantine, en
moyenne 570 euros par an et par enfant,
complétée par la rencontre de la famille
avec un bénévole qui oriente si besoin, vers
des structures sociales. En 2010, 1071
bourses ont été distribuées. Le deuxième
volet, Samekh, favorise le partenariat entre
les associations sociales et les écoles, afin
d’aider les établissements à se doter de
professionnels médicosociaux.
• Eretz Education, le « lycée de la seconde
chance » à Paris,
• l’école maternelle Tsoar autour du
réaménagement du temps scolaire, à SaintMaurice,
• la classe préparatoire aux grandes écoles
de commerce de l'Alliance Israélite Universelle de Pavillon-sous-Bois.
Latalmid, pour l’élève
Main dans la main pour réussir
Subventions
Après examen des projets par le conseil
d’orientation budgétaire et validation par
le Bureau exécutif, des subventions sont
accordées à des groupes scolaires adhérents
au Fonds Social Juif Unifié. En 2010, le
montant des subventions accordées était
de 181 100 euros pour un total de 27
groupes scolaires sur l’ensemble du réseau.
Opérateur
Le Fonds Social Juif Unifié est à l’écoute du
réseau de l’enseignement juif et des
Main dans la Main pour réussir a pour
objectif de permettre à chaque enfant de
réussir sa scolarité. Des groupes d’aide aux
devoirs fonctionnent en partenariat avec
les communautés juives pour résoudre des
difficultés passagères. Le soutien est assuré,
chaque dimanche matin, par des étudiants
formés au tutorat et encadrés par un pédagogue. Participation aux frais par enfant :
5 euros pour 2h30 de cours. Des ateliers
de méthodologie scolaire, en cas d’échec,
sont proposés aux familles pour « apprendre à apprendre », grâce à la méthode
israélienne Feuerstein.
Raymond Kern, Président de l’ORT Strasbourg et son Comité, ont le plaisir de vous convier à la
garden party provence
Dimanche 26 juin 2011 à partir de 18h30
Jardins de la Résidence ORT Clemenceau
46 bld Clemenceau Strasbourg
PAF : 25 euros. Billetterie à l’entrée ou par téléphone au 03 88 76 74 68
30 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
enseignement
L’institut André et Rina Neher
Créé en 1993, il forme les professeurs des
écoles pour la communauté juive, sous
convention avec l’État et organise la formation continue des enseignants, sous
contrat, des établissements juifs. Il introduit une formation continue des
enseignants de matières juives, validée
par le CAPEJ, l’équivalent d’un CAPES
pour les études juives. L’Institut Neher
reprend la formation des directeurs, initiale et continue, mais également, celle
des conseillers pédagogiques, des formateurs et de tous les cadres de
l’enseignement juif en France.
A l’école Yehouda Halévi
les temps forts se suivent
et ne se ressemblent pas !
qui succède à un merveilleux Chabbat
au Climont pour les moyens, et à un
voyage inoubliable au Futuroscope et à
Paris pour les plus grands.
Le centre juif de
publications pédagogiques
Il publie un matériel pédagogique pour
une meilleure connaissance du
judaïsme : éducation civique et communautaire, histoire, identité, pensée juive,
enseignement de l’hébreu.
L’équipe de conseillers
pédagogiques
Constituée de permanents et d’intervenants occasionnels, l’équipe de conseillers
pédagogiques du Fonds Social Juif Unifié
prend en charge les problématiques des
enseignants au quotidien. Elle apporte
une réponse « sur-mesure » à chacun.
Melamed (Enseignant)
Conçu pour les niveaux du CP à la Terminale, melamed.fr est le portail pédagogique en libre accès, pour les enseignants
des établissements juifs. Il propose des
centaines d’études, fiches de cours, exercices et des milliers de documents.
Cofinancé par la Fondation pour la
Mémoire de la Shoah, le site s’impose
comme l’encyclopédie en ligne de
l’étude et de l’enseignement.
Le dispositif de prévention
de la violence scolaire
Le Fonds Social Juif Unifié a mis en place
un plan d’action contre la violence scolaire. Trois axes : sensibiliser les chefs
d’établissement, former les enseignants
et les surveillants à la vigilance et développer des projets pédagogiques
préventifs. ■
Dimanche 20 mars, jour de Pourim,
nous nous sommes tous retrouvés,
enfants, parents, enseignants et amis,
pour la lecture de la Meguila que
M. Elie Elbaz nous fait l’amitié de lire
chaque année. Devant le nombre
impressionnant de personnes, nous
avons même dû changer de Schoule !
M. Ohayon nous présenta alors un joli
spectacle interactif : Super Pignouf et
la Chèvre de M. Seguin. Ambiance
conviviale autour de mauricettes et
boissons ; beaucoup de joie et d’émotion
pour le concours de déguisements qui
a clôturé cet après-midi. Que de
créativité et d’humour ! Merci à tous
ceux, membres du Comité et autres
soutiens, dont l’énergie a permis la
préparation et la réussite de cette belle
fête où vous êtes venus si nombreux.
Ce dernier trimestre est riche en activités sportives : tennis, goshindo, Km
Solidarité. Au niveau éducatif, les
enfants seront les jurys du prix des
Incorruptibles en Lecture ; en
Mathématiques, ils ont d’ores et déjà
participé au Concours Kangourou.
Après avoir fêté dignement Yom Haatsmaout, les élèves participeront comme
tous les ans, à un Sioum de lecture
d’Ivrith, de Houmach, ou de Michna, et
une fête de l’Anglais sera organisée
dans toutes les classes.
Pour finir l’année en apothéose, les
élèves de Yehouda Halévi auront la
chance de vivre avant de quitter l’école
la 3e édition de la « Nuit de Lire »,
une idée originale et enrichissante.
Elle aura lieu cette année dans la
nuit du 30 juin au 1er juillet. Les
élèves de CE2, CM1 et CM2, après
avoir accepté la charte, se retrouveront
dans leur salle de classe pour passer
une nuit entière à lire dans le plus
grand silence, des romans, BD,
nouvelles, etc. C’est un vrai plaisir de
les voir « dévorer » ces écrits, équipés
de lampe de poche sous leurs sacs de
couchage. Cette initiative développe
aussi bien le plaisir de la lecture et la
soif de découverte, que l’esprit de
« promotion d’élèves » qui vivent ensemble une expérience insolite et inoubliable autour de leurs enseignantes.
Nos élèves bénéficieront d’un stage
intensif d’Informatique, et se rendront
aux ateliers de la Sécurité Routière.
Un grand merci à notre directrice,
Marie-France Lévy, ainsi qu’à toute
l’équipe pédagogique, qui insufflent en
permanence des projets nouveaux
donnant une âme à notre école et
faisant de nos enfants des citoyens
juifs responsables, respectueux et
épanouis.
Les petits se réjouissent de partir en
classes vertes dans les Vosges, séjour
ANNE COHEN
Présidente du Comité
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 31
société
Brève histoire de
la laïcité en France
Valérie Sibony
L
’origine du mot laïcité vient
du grec, il définit la capacité
pour les croyants de différentes divinités à vivre dans la
même cité. Le terme est repris dans
le 1er article de la Constitution française de 1958 « La France est une
République indivisible, laïque,… ».
Cette notion a de nouveau fait
irruption dans le débat national
français depuis l’augmentation de
la visibilité des musulmans et surtout des musulmanes en France. La
tension a été ravivée lors du débat
sur l’identité nationale et donc la
place d’une croyance religieuse affichée dans la vie quotidienne.
32 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
La France fut christianisée il ya environs 1500 ans (Clovis se fait baptiser
en 496) et devient progressivement
la fille aînée de l’Eglise catholique
de Rome. L’émergence du protestantisme à partir du XVe siècle
conduit à une guerre civile. La
Révolution française marque un
tournant décisif, la France décapite
une royauté voulue par Dieu et s’en
prend violemment à toutes marques
de religiosité, quelle que soit la religion. Cette politique de la terreur
marque profondément les esprits,
une conscience indépendante de la
religion naît et se répand dans les
esprits. Napoléon s’impose face au
Vatican en exigeant la signature du
Concordat qui reconnaît l’égalité de
toutes les religions en France et le
rôle prépondérant de l’Etat dans les
affaires ecclésiastiques. Pour les
Juifs le bilan est plutôt mitigé, la
citoyenneté leur est reconnue mais
de nombreux biens religieux sont
saccagés, l’Empereur créé les Consistoires mais exige une intégration
dans la société française. Chacun
doit pouvoir pratiquer librement sa
religion au sein d’une société
tolérante et neutre.
En 1881 Jules Ferry veut que tous
les enfants français apprennent à
lire et écrire dans les écoles laïques.
L’enseignement religieux ou par des
religieux est toléré mais les
programmes et les examens doivent
être validés par l’autorité de l’Etat.
C’est essentiellement l’enseignement
catholique qui est visé et la « ba-
taille » s’engage entre les hussards
noirs de la République = les
instituteurs et les curés 1 dont le
patriotisme pour la République
pourrait être mis en doute.
En 1896 l’affaire Dreyfus révèle une
profonde crise dans la société
française, les familles se battent
autour des origines religieuses ou
des convictions nationalistes de
chacun. La France a besoin de se
pacifier et de se retrouver autour
de valeurs communes, fortes et
issues des idées de 1789.
La loi de 1905 qui lie définitivement
la République française et la laïcité
intervient dans un moment de crise
aiguë entre la France et le Vatican.
Le Pape Pie X a perdu une partie de
son pouvoir territorial à cause
(grâce à) de l’Unité italienne. Les
députés veulent diminuer l’importance de la religion catholique dans
la vie des Français, la religion était
considérée comme un frein dans
l’évolution de la société vers le
Progrès. Les nouvelles associations
cultuelles mises en place doivent
payer avec leurs fonds propres la
gestion des établissements religieux,
l’Etat épargne 40 millions de francs
d’époque en ne payant plus les
ministres du culte.
La majorité des Juifs de culture
française vivent à l’époque en
Alsace-Moselle qui appartient alors
au IIe Reich, et ne sont donc pas
touchés par ces mesures. Par contre
l’Algérie, nouvelle colonie, obéit à
la loi mais le culte musulman est
exclu de l’application pendant
10 ans 2, exception renouvelée
jusqu’en 1947. Les musulmans du
Maghreb n’ont donc pas de
rapport avec la laïcité avant de
venir vivre en Europe. En Afrique
du Nord, l’identité culturelle
n’existe que par la religion (pratiquée ou pas), ainsi que l’état
civil et souvent l’enseignement
professé par des religieux. De
nombreux Juifs francisés sont
partis dès l’instauration de
l’arabe obligatoire dans les
études, auparavant ils pouvaient
bénéficier des écoles de
l’Alliance Israélite.
La loi sur la laïcité ne définit pas
vraiment le concept, elle se
contente de ne reconnaître aucun
culte tout en les connaissant
tous. La loi « garantit le libre
exercice des cultes sous les seules
restrictions édictées ci-après dans
l'intérêt de l'ordre public » et en
cas de conflit entre les autorités
religieuses et le maire, par exemple, c’est le tribunal administratif
qui tranchera 3.
Aujourd’hui le problème se focalise sur les signes de religiosité
qui pourraient servir au prosélytisme. En effet la laïcité place
le problème religieux dans la
sphère privée de chaque individu. Les lieux publics et notamment les établissements scolaires,
en contrat avec l’Etat, doivent
préserver une stricte neutralité
face aux différentes religions
existantes en France. Les Juifs
ont appris en 2000 ans d’exil à se
conformer aux lois des pays où
ils habitent tout en gardant
vivantes la mémoire et les rites
de leur religion. ■
1. Les congrégations comme les jésuites ou
les oratoriens dépendaient directement
de Rome, elles n’ont plus le droit d’enseigner en France et cela fâche le pape.
2. Exception prévue par l’article 11.
3. Le cas cité par la loi est le bruit de
cloches, article 27.
Le Billet Bleu
“J’étais un esclave au Soudan”
Louis Bloch
L
’homme, un Noir d’une cinquantaine d’années,
que j’ai rencontré au cours d’un colloque à
Genève, se nomme Simon Deng. Il est chrétien,
originaire du Soudan, réfugié politique aux USA. Son
histoire ne date pas des temps reculés de l’Afrique mais
s’inscrit dans la fin du XXe siècle. La voici, telle qu’il me
l’a racontée.
— Je vivais avec mes parents dans un petit village dans
le sud du Soudan peuplé en grande majorité par des
Noirs chrétiens. J’avais 9 ans lorsque notre voisin, un
Arabe musulman, me demanda de l’aider à porter ses
bagages sur le bateau pour retourner dans le nord.
Vous savez que si le sud du Soudan est chrétien, le nord
est arabe et musulman. Donc j’aidais notre voisin à
monter ses bagages sur le bateau ; il me demanda de
rester sur le bateau pour les surveiller, ce que j’ai fait.
Quand le bateau s’est mis en mouvement j’ai pris peur
et j’ai crié. C’était la première fois que j’étais sur un
bateau. Alors l’Arabe est revenu pour me calmer. Le
bateau est parti. L’Arabe m’a dit qu’arrivé à destination il me mettrait sur le bateau qui redescendrait vers
le sud, vers son point de départ. Je l’ai cru. Comprenezmoi, je n’avais que 9 ans et je ne connaissais personne
d’autre que lui sur le bateau.
— Une fois à terre, que s’est-il passé?
— Il m’a emmené avec 3 autres garçons âgés de 9 et
10 ans au marché, nous a donné à manger puis il m’a
chargé avec un autre garçon sur un camion qui nous a
conduit dans son village. Sa famille l’a accueilli avec
joie, heureuse de le voir revenir avec deux esclaves. On
se disputait l’enfant de 10 ans, plus grand et plus fort
que moi. Finalement je fus attribué à la branche de la
famille qui avait le moins d’enfants. Au bout de deux
jours j’ai demandé où était l’homme qui m’avait promis
de me ramener dans le sud. On m’a répondu de ne pas
demander après lui, que je ne le reverrai plus : « Tu nous
a été donné en cadeau ». J’ai pleuré. On m’a battu pour
me faire taire. J’ai continué à pleurer car je ne pouvais
le croire. C’est alors qu’a commencé le cauchemar. On
ne me parlait qu’avec dureté, je recevais une avalanche
de coups chaque fois que je ne pouvais exécuter une
tâche ou que je ne l’exécutais pas bien.
Quand les deux seaux étaient remplis d’eau, leur poids
qui était terriblement lourd me faisait chanceler. J’avais
9 ans, je n’étais pas traité comme un enfant mais
comme l’âne chargé habituellement de cette besogne.
Quand je n’en pouvais plus on me battait comme une
bête.
— Pendant combien de temps dura ce calvaire?
— Pendant 3 ans et demi. Puis cette famille a dû quitter le village pour s’installer en ville où leur fils devait
faire des études. Son père me proposa alors, si je voulais
être considéré comme un être humain, de me convertir à l’Islam. Je devais changer de nom, porter un nom
arabe et devenir leur fils. Mais au fond de moi-même
je ne voulais pas perdre mon identité. Alors, pour ne pas
être battu, j’ai remis ma réponse à plus tard.
Un jour, dans cette ville j’ai été abordé par deux
hommes qui m’ont demandé d’où je venais. Ces
hommes m’ont inspiré confiance non seulement parce
qu’ils étaient noirs comme moi mais j’avais remarqué sur
leur front une cicatrice rituelle comme celle que
portaient des hommes de mon village. Plus tard j’ai su
qu’elle signifiait leur appartenance à la tribu des
Shiluks. Alors je leur ai tout dit de mon histoire, du village d’où je venais, qui étaient mes parents, comment
j’ai été enlevé... L’un des deux hommes venait du même
village. Ils m’ont aidé à m’enfuir et m’ont remis sur le
bateau qui m’a ramené dans ma famille. J’ai enlevé ma
peau d’esclave, je l’ai laissée derrière moi. Et je me suis
fait marquer les cicatrices que vous pouvez voir sur mon
front afin que l’on ne me kidnappe plus. Depuis j’ai
peur de tout Arabe à cause de l’esclavage.
Aujourd’hui cet ancien esclave vit aux USA avec sa
femme, Soudanaise comme lui, et milite pour les Droits
de l’Homme au sein de « iAbolish, American Antislavery
group ». ■
— Et la nourriture ? Le sommeil ?
— Je devais manger les restes. Je dormais par terre. Je
n’avais pas de place fixe pour dormir. Le plus dur était
de chercher l’eau au puits. A chaque extrémité d’un
bâton qu’on plaçait sur mes épaules on fixait un seau.
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 33
mémoire
Réflexions autour du
Yom Hashoah
Grand Rabbin René Gutman
Pour la première fois au Mercaz, Yom Hashoah est commémoré avec la récitation des noms de nos martyrs
Zah'or
Souviens-toi.
Al tishkah’
N'oublie pas !
Et encore :
Souviens-toi
de ce
que t'as fait
Amalek
F
ace à la tentation de l'oubli, face aux sommations de
l'avenir, le peuple juif a toujours affirmé son devoir
de mémoire.
« Les morts, écrit V. Jankelevitch, dépendent entièrement
de notre fidélité ». Ces offensés nous incombent ; ce sont
nos célébrations qui les sortent du néant. Certes, les
annales de la barbarie regorgent de massacres, mais il n'y
a pas de précédent à l'abolition totale du lien humain
dans les camps de la mort : Comme l'écrit Habermas :
« Il s'est passé là-bas quelque chose que, jusqu'alors,
ersonne n'aurait simplement pu croire possible… ».
Ainsi s'explique que, malgré l'étrange acharnement mis
par certains à faire d'Auschwitz une imitation du goulag,
l'extermination des Juifs d'Europe ait donné au Mal sa
figure indépassable et que, dans un siècle marqué, de
l'Arménie au Rwanda, par les génocides, cette entreprise
soit devenue – affirme Alain Finkielkraut – « l'étalon à
partir duquel sont évalués tous les phénomènes de
criminalité collective ».
Sans doute, des peuples entiers, comme des individus,
nt été tués pour des « raisons » (et cependant effroyables)
comme la conquête d'un peuple, d'un pouvoir, d'un territoire, ou la « sanction » d'un engagement politique, d'une
culture, voire même d'une orientation sexuelle.
34 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
Or, aucune « raison » de ce genre n'a été poursuivie dans
le massacre du peuple juif par les nazis. Des efforts,
souvent fantastiques, étaient faits pour traquer, parfois,
un seul enfant juif, comme par exemple, les enfants
d'Ysieux. Eichmann, on le sait, ne voulut pas arrêter les
trains de la mort, même quand la guerre fut quasiment
perdue. L'arrestation et la déportation des derniers bébés
de la pouponnière de l'Hôpital Rothschild à Paris font
aussi partie de ce vaste projet « idéologique » qu'était
l'anéantissement pour l'anéantissement, le massacre pour
le massacre, le mal pour le mal. Où, parmi les criminels,
peut-on trouver, s'interrogeait le philosophe juif Emile
Fackenheim, un pendant d'Eichmann, qui, une fois le
troisième Reich réduit en ruines et en cendres, déclarait
qu'il allait sauter en riant dans sa tombe, puisqu'il avait
envoyé à la mort six millions de Juifs ?
Les Albigeois sont morts pour leur foi, les chrétiens noirs
ont été assassinés à cause de leur race, mais le million et
davantage d'enfants juifs massacrés durant la Shoah, ne
sont morts – ajoute-t-il, ni à cause de leur foi, ni en dépit
de leur foi, car après que la loi nazie eut défini comme
juifs ceux qui ont un grand-parent juif, les juifs furent
massacrés à cause de la foi juive… de leur arrière-grandsparents.
Il fut un temps où triomphait la mémoire communiste.
Les juifs, en ex URSS, étaient des gêneurs. Leur tragédie
durant la Shoah était ignorée, considérée comme
aberrante. A Auschwitz, les monuments rappelaient l'assassinat de millions de polonais et aucune inscription n'y
figurait en hébreu. D'encombrant, le crime d'Auschwitz
est devenu aujourd'hui obsédant. Désormais, la « Naqba »
(catastrophe) s'est glissée à l'abri de la « Shoah » et le siège
de Sarajevo fut même comparé au Ghetto de Varsovie !
A l'heure de la globalisation, certains (ndlr : l’U.J.L.S.) ont
cru bon – au nom d'une « culture commune » – définir un
modèle unique qui aurait pour nom « Shoah » et pour
événement, un « Yom Hashoah » qui accueillerait – simultanément – les victimes juives de la Shoah, les sujets
psychiatriques, les homosexuels, les « oubliés de l'histoire »,
les tziganes, « l'Aube », etc. Ce phénomène de comparaison
automatique est nouveau, et même opposé à la manière
dont le Judaïsme libéral initiateur, en France, des rassemblements du "Yom Hashoah" le célèbrent jusqu’à présent.
Même les intellectuels, souligne Claude Lanzmann, n'ont
pas eu recours à cette référence [à la Shoah] aux pires
périodes de la guerre d'Algérie, quand les combattants du
FNL étaient assassinés en masse. Du drame des Bosniaques,
Régis Debray demandait : « Peut-on in fine galvauder les
mots de la Shoah et baptiser génocide, de loin, tout déplacement de population ? N'est-il pas là, interroge-t-il, le vrai
révisionnisme, dans la banalisation, à des fins de
propagande circonstancielle, ou de souci de médiatisation,
ou de reconnaissance publique, de l'Holocauste dégradé en
marque baladeuse, promené année après année, sous
toutes les latitudes, pour stigmatiser l'ennemi du
moment ? »
Sans nul doute, notre Communauté n’a jamais cessé d’être
convoquée par sa mémoire ! Celle qui – chaque année au
premier jour des Selihot – est rappelée, évoquée, nommée,
en souvenir de tous nos déportés comme l'a établi, en son
temps, le Grand Rabbinat de France pour l'ensemble de nos
Communautés.
Solidaire et partie prenante du destin de l'Etat d'Israël, elle
s'incline aussi, avec le peuple d'Israël, et garde le silence
lorsqu'il entend la sirène qui fige tout un Etat au garde-àvous, au Yom Hashoah, tel qu'il a été institué par la Knesset.
Une cérémonie le 1er mai 2011
Cette célébration, introduite récemment par le Consistoire
Israélite de Paris dans les synagogues parisiennes, a été
organisée pour la première fois, le 1er mai 2011 au Mercaz,
devant une très large assistance.
A cette occasion, des jeunes E.I. ont lu les premiers noms des
déportés de Strasbourg, pendant que Monsieur Jacky Ouaknine récitait les prières à la mémoire de nos martyrs face à six
bougies allumées en mémoire de nos six millions de morts.
Si nous avons pris cette initiative, qui vient s’ajouter à la
cérémonie des Selihot, à la commémoration de la rafle du
Vel d’Hiv et à la cérémonie nationale de la Déportation,
prenant le risque d’une sollicitation supplémentaire à notre
mémoire collective, que d’aucuns pourraient juger excessive,
c’est que, face aux dérives auxquelles le mot « Shoah » a
donné lieu jusque dans nos murs, nous avons voulu rappeler
que ce qu’il importe au peuple juif – et en particulier à la
Communauté que nous représentons ici, c'est de soutenir la
singularité et l'exemplarité de la Shoah, ce qui a fait, et qui
a rassemblé l'unicité de ce crime, son horreur absolue et son
caractère incomparable. C'est de distinguer, dans l'obsession
des années noires, entre la fidélité et la banalisation, la vigilance et l'instrumentalisation, la clarté et la confusion, la
singularité et l'amalgame. ■
Appareils correcteurs de surdité
Appareils masqueurs
de bourdonnements d'oreille
Accessoires d'écoute divers
Systèmes individuels
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Matériel de protection contre le bruit
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S T R A S B O U R G
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 35
événements
36 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
événements
SHALOM
EUROPA
FESTIVAL DU
FILM ISRAÉLIEN DE
STRASBOURG
D'une idée lancée entre amis à
la 4e édition de Shalom Europa…
quel chemin parcouru !
De partenaires confiants et
généreux à une équipe de
rêveurs passionnés…
quelle aventure !
De la volonté de montrer Israël,
petit État engagé derrière ses
auteurs souvent peu complaisants envers leur pays, à la
projection pendant une semaine
de films rares et différents…
tel est l'esprit de Shalom Europa.
Pendant cette semaine, nous
vous montrerons des films
inédits, précieux, sensibles,
en lice pour le Prix du Public.
Que cette année encore
Shalom Europa soit signe de
paix et de lien avec la culture
européenne, la culture
israélienne et le public
strasbourgeois.
Nous vous invitons à nous
rejoindre pour rire, pleurer,
échanger et partager
quelques belles surprises,
participer aux débats et voter
pour le film que vous aurez le
plus aimé.
Les films présélectionnés
➤ Eli et Ben d'Ori David avec Tzahi Grad, Lior Ashkenazi (2009)
➤ Footnote (Prix du scénario au Festival de Cannes 2011) de Joseph Cedar avec Lior Ashkenazi, Shlomo Bar-Aba (2011)
➤ Gei Oni (d’après le roman de Shulamit Lapid) de Dan Wolman avec Tamat Alkan, Zion Ashkenazi (2010)
➤ Infiltration de Dover Kosashvili avec Guy Adler, Oz Zehavi (2011)
➤ Le Marieur (The Matchmaker) de Avi Nesher avec Tuval Shafir, Adir Miller (2010)
➤ Grammaire intime (Intimate Grammar) (d’après le roman « Le livre de la grammaire intime » de David Grossman)
de Nir Bergman avec Yehuda Almagor, Roee Elsberg (2010)
Plus d’infos sur
www.shalomeuropa.fr/le-festival
et www.cinema-star.com
➤ Maya de Michal Bat Adam avec Liron Ben-Chelouche, Gil Frank (2009)
➤ Naomi de Eitan Zur avec Yossi Polack, Melanie Peres (2010)
➤ Precious Life de Shlomi Eldar avec Fawzi Abou Mustafa, Raïda Abou Mustafa (2010)
➤ Three Mothers de Dina Zvi-Riklis avec Miri Mesika, Gila Almagor (2006)
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 37
lectures pour l’été
Et sur la toile…
www.32postkarten.com
Cartes
postales de
l'enfer
Laurent Moyse
Diane Ducret
Du rejet à
Femmes
l’intégration
de dictateur Qui a tué
Arlozoroff ?
Une forme du
devoir de mémoire
Tobie Nathan
www.editions.lu
Éd. Perrin 2011
C
e livre d'enviros 350 pages a
l'avantage, en plus d'être
bien écrit, d'avoir plusieurs
niveaux de compréhension. Le
lecteur a parfois l'impression de
lire le journal intime des dictateur du XXe siècle, si l'anecdote
n'est jamais loin, Diane Ducret
replace toujours les faits même
les plus inattendus dans le
contexte de la tragique histoire
du siècle dernier. Dans une
langue française claire et très
agréable à lire l'auteur,
ancienne élève de l'École Normale sup', nous dévoile littéralement les dessous de la grande
Histoire. Les vies intimes d'Hitler, de Mussolini, de Mao, etc.
nous sont révélées à travers des
documents historiques (cités à
la fin de l'ouvrage, pour le
sérieux) récents et peu connus
du grand public. Ces informations souvent inédites et d'origine improbable, sont décortiquées de façon intelligente
pour éclairer des personnalités
historiques de premier plan. Le
côté romanesque souligne les
faits réels, voire tragiques. C'est
un livre que l'on lit avec plaisir
tout en se cultivant sans s'en
rendre vraiment compte.
VALÉRIE SIBONY
L
Éd. Grasset 2010
U
n livre palpitant basé sur
des faits historiques qui ne
pourra que faire chavirer vos
émotions et votre cœur entre
amour, rage et envie d’aller
plus loin jusqu’à ce que vous
l’ayez fini : Qui a tué Aralozoroff ? magnifique ouvrage de
Tobie Nathan édité en 2010
chez Grasset, qui ne pourra que
contribuer à un été rempli de
mystère, de la sensualité et de
la grande et la petite histoire
puisque l’intrigue se noue dans
le début des années 30 pour
finir bien après la création de
l’Etat d’Israël.
Il démêle la petite histoire, des
sentiments individuels et la
grande histoire, il jette des
coups de projecteurs sur les
ersonnages proches de Hitler, et
montre aussi toute l’ambiguïté
de l’individu entre les contraintes
et l’acceptation du système et
les sentiments et les questions
personnelles qui le tiraillent.
Arlzoroff est mort assassiné à
Tel Aviv le 16 juin 1933, à ce
jour on ne sait toujours pas qui
l’a tué… Vous le découvrirez
peut-être à l’issue de ce livre.
STÉPHANE LOUY
es premières traces écrites
d'une présence juive au
Luxembourg remontent au XIIIe
siècle. L'humiliation, la persécution et l'exclusion marquèrent
la vie des Juifs jusqu'à la Révolution française. Ce n'est qu'à
partir de 1795, lorsque les
troupes napoléoniennes occupèrent le Luxembourg, que les
Juifs reçurent l'autorisation de
s'y établir de manière permanente, et les premières familles
jetèrent les bases d'une communauté étroitement liée au destin de l'Etat luxembourgeois.
Tout au long du XIXe siècle,
celle-ci connut un essor continu.
Certains de ses membres contribuèrent de manière significative au développement du pays,
dont l'indépendance fut acquise
en 1839. Pendant la Seconde
Guerre mondiale, la Shoah
décima la communauté juive.
Si cette dernière eut ensuite de
grandes difficultés à renaître,
elle trouva cependant l’énergie
nécessaire pour repartir de plus
belle et devenir à nouveau partie intégrante de la société
luxembourgeoise.
Ancien rédacteur en chef de « La Voix du
Luxembourg », Laurent Moyse travaille au
Luxembourg comme journaliste indépendant.
(DOCUMENT REMIS)
I
l y a 10 ans, en rangeant des
lettres, des coupures de presse
et des journeaux intimes, des
photographies, Torkel S. Wächter a découvert, dans un grenier
de l'ancien appartement de ses
parents, des cartes postales
envoyées d'Hamboug en Suède
à partir du début de la Seconde
Guerre mondiale jusqu'à la date
de Pearl Harbour
Ces cartes ont pour toile de
fond lavie d'une famille juive
allemande : les Wätcher.
Torkel S. Wächter, né en 1961,
romancier suédois connu qui a
maintenant la nationalité allemande a fait un retour sur la
vie passée de sa famille en
découvrant l'histoire de son
père Walter qu'il avait toujours
cru s'appeler Michäel.
Les cartes postales ont été mises
en ligne à la date exacte où elle
ont été envoyées mai… 70 ans
plus tard ! Elles se suivent une
par une en un temps simulé,
1 rue des Francs-Bourgeois - 9 place Kléber 67000 Strasbourg
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ouvert le lundi de 10h à 19h et du mardi au samedi de 9h à 19h
38 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
racontant une saga fascinante et malheureusement
exemplaire.
L'originalité du devoir de
mémoire de Torkel Wächter
est d'avoir créé, à partir de
ces 32 cartes postales, un site
web (en anglais et allemand) :
www.32postkarten.com
qui nous transporte dans
l'époque et nous permet de
voir et lire les documents,
accompagnés de commentaires brefs mais intéressants.
A travers ce site riche en
photos vous plongerez dans
la vie de cette famille qui,
vivant à Hambourg depuis
des siècles, a définitivement
éclaté. (Le nom Wäechter =
gardien, fixé au 19e où un
certain Tobias Elias leur
ancêtre, membre de Hevra
Kadicha, était « surveillant
au delà de la mort »). Vous
suivez le puzzle (les écrits
sont en graphie ancienne
Sutterlin) et la vie du père
de Torkel qui a passé trois
ans en camps et qui fut
obligé de quitter l'Allemagne et d'atterrir en
Suède en novembre 1938,
n'a jamais revu ses parents
et sa famille restée à Hambourg ni ses frères exilés en
Amérique du Sud.
14 juin 2011 à 9h
Rencontre avec Antoine Sfeir,
spécialiste du Proche-Orient
organisée au Conseil de l'Europe
par le Forum pour l'Europe démocratique
Les récents événements au Proche et Moyen-Orient ainsi que le terrorisme international sévissant tous azimuts, nous
interpellent partout dans le monde. Aussi les membres de notre Communauté seront-ils, comme d'autres, intéressés
à participer le 14 juin prochain à 9h au Palais du Conseil de l'Europe à une journée exceptionnelle d'échanges avec
Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l'Orient et d'éminentes personnalités du monde scientifique et culturel.
Cette journée sera placée sous le patronage de M. Thorbjoern Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
Le thème en sera:
Le Proche Orient : quelles normalités ?
Sciences pour la paix, pas pour la guerre !
Plusieurs Prix Nobels, dont le Professeur Claude Cohen-Tannoudji, et d'éminents responsables du monde de la
recherche sont conviés avec d'autres à cette rencontre qui permettra également d'évoquer les menaces, fussentelles virtuelles, de guerre bactériologique ou chimique.
En cela notre Forum pour l'Europe démocratique et « Bioetica », présidé par Walter Schwimmer, ancien Secrétaire
Général du Conseil de l'Europe, ont tenu à sensibiliser davantage un vaste spectre du public aux nouvelles menaces
qui interpellent aujourd'hui notre société, tout en montrant aussi que la Science peut et doit être médiatrice de paix.
Le Président de la Cour européenne des Droits de l'Homme, M. Jean-Paul Costa, ,le Dr Robert Parienti et le
Professeur Alain Béretz, Président de l'Université de Strasbourg, interviendront également dans ces débats qui
promettent une journée passionnante.
FRANCIS ROSENSTIEL, Président-fondateur du Forum pour l'Europe démocratique
■ Les inscriptions préalables indispensables doivent se faire par e.mail à :
[email protected] (jusqu'au 6 juin)
Accès au Palais de l'Europe sur présentation d'une pièce d'identité
SONIA PERESS-GARRIGUE
6 rue de Boston
67000 STRASBOURG
du lundi au samedi de 8h à 20h30
24 place des Halles
67000 STRASBOURG
du lundi au samedi de 9h à 20h
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 39
Réunion des
responsables des
Communautés
du Grand Est
Une gamme complète de stores extérieurs
jusqu’à 4 m de sortie !
Fabrication dans nos ateliers · Pose par nos équipes
Facilités de paiement en 3, 5 ou 10 fois
La réunion des responsables des Communautés de l’Est s’est
tenue le 1er mai à Lunéville, sous l’impulsion de M. Hirschhorn,
président de la Communauté de Mulhouse qui a provoqué ces
rencontres depuis l’année dernière.
22 RUE DE LA GARE - DUPPIGHEIM
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Lors de cette journée, nous avons confronté nos idées sur la
gestion au quotidien du relationnel avec nos membres, de celles
avec les autorité locales, de la sécurité, des réactions aux actes
antisémites et des relations avec les représentants des autres
confessions.
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Rénovation & neuf
Pose rapide et propre chez les
particuliers et les professionnels
Vaste choix de coloris de plafonds
Garantie 15 ans*
Après l’office de Minha célébré dans la magnifique synagogue
qui mérite d’être visitée, nous nous sommes donné rendez-vous
à la prochaine session qui devrait avoir lieu début 2012.
*garantie fabricant, soudure et harponnage
■
Cette journée qui a rassemblé une quinzaine de personnes a
été en tous points une réussite grâce à l’excellente organisation
de la Communauté de Lunéville et de son président Jean-Yves
Sebban qui nous a invités à la rencontre champêtre qui
aura lieu le lundi 13 juin 2011 au profit de l’A.U.J.F.
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d’Alsace
Salle d’exposition :
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40 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
GÉRARD DREYFUS, Consistoire Israélite du Bas-Rhin
Communiqué du
Beth Din de Strasbourg
Une erreur s'est glissée dans la liste des vins
d'alsace produits sous surveillance du Grand
Rabbinat du Bas-Rhin avec le label du Beth Din,
envoyée avec le numéro d'Echos Unir de Pessah.
La liste exhaustive de ces vins est la suivante :
Dambach-la-Ville (Ruhlmann) : Riesling, Pinot Gris,
Gewurztraminer. Goxwiller : Pinot noir et blanc, Pinot gris,
Gewurztraminer, Riesling, Sylvaner, Muscat, Edelswicker,
Crémant. Sigolsheim : Pinot noir et blanc, Gewurztraminer,
Riesling
communautés
Fondation Eliza
Lanoar Hadati
De Tou Bichvat à Chavouoth
La vie sociale et festive des résidents de la
Fondation Eliza est rythmée par les saisons
et les fêtes juives.
Chaque Chabbath et à chaque fête juive, la
très jolie synagogue de la Fondation Eliza,
située au Moulin Vert, accueille quelques
jeunes de la communauté et des résidents
pour les offices. Ces moments de recueillement sont très appréciés et chaque
semaine, grâce à la distribution du Chabbath
Chalom, le lien avec la communauté juive
de Strasbourg est maintenu.
Le Rabbin Claude Heymann nous fait profiter chaque mois de ses connaissances
grâce à ses cours qui permettent échanges
et réflexions.
Tou Bichvat, annonçant la montée de la
sève dans les arbres a été célébrée en
présence de notre ami le Rabbin Claude
Spingarn. Après un quizz sur les fruits et
les arbres, chacun a contribué à la plantation d'arbustes destinés à orner les salles
à manger. Salade de fruits frais et biscuits
aux fruits ont été dégustés au moment du
goûter !
Pourim, annonçant le printemps, est un
moment important particulièrement attendu
à la fois par les résidents mais également
par les membres du personnel et les bénévoles. Tout ce beau monde s'active pour
créer des déguisements et décorer les
unités de vie.
Après les traditionnelles lectures de la
Meguila par M. José Grumbach, une
Le 15 janvier 2011 a eu lieu le dîner du 50e
anniversaire de l’association. Nombreux étaient
ceux qui avaient répondu à notre invitation.
séouda festive, musicale et colorée où tous
les participants sont déguisés, y compris
nos amis invités du Centre de Jour de
l'Esplanade, a ravi l'ensemble des convives.
Au cours de cette soirée une animation
musicale était assurée par Madame Nathalie
Goldberg et ses deux musiciens. Grâce à votre
présence, à la tombola, aux annonceurs et aux
dons reçus, nous avons pu réaliser un bénéfice
de 7 000 euros qui a été réparti intégralement
aux œuvres que l’association soutient en Israël :
A Pessa'h, les deux Seders proposés aux
horaires aménagés pour permettre au plus
grand nombre de nos résidents de participer, ont permis de régaler « liturgiquement
et gustativement » (carpe à la juive,
« matzekneflich », biscuits aux amandes...)
résidents, familles, bénévoles et personnels.
• Zihron Menachem (pour les enfants
atteints du cancer)
• Mevasseret Zion (enfants éthiopiens)
• Le Gan à Ramot (enfants issus de
familles nombreuses)
• Neve Yacov (familles nombreuses)
• Ecole Chouvou à Ashdod
• Une école pour enfants muets et sourds
à Jérusalem
Quelques jeunes de l'Ecole Aquiba sont
venus à la rencontre de nos aînés, apportant
ainsi fraîcheur, gaieté et hagadoth en
cadeau.
M. le Consul d'Israël Gilbert Roos et son
épouse, ont honoré les résidents par leur
présence à Yom Haatzmaouth. Cette fête
permet à tous d'être habillés aux couleurs
d'Israël (bleu et blanc) et de découvrir ou
de redécouvrir le traditionnel falafel.
Continueé à soutenir Lanoar Hadati car avec
votre aide et votre générosité nous pouvons
continuer à mener à bien nos objectifs.
LE COMITÉ
Un coup de chapeau à l'équipe de la
cuisine de la Fondation Eliza, qui réalise
toutes ces spécialités culinaires !
Les animations sont très nombreuses et
variées. Très bientôt, lors d'un prochain
article, vous découvrirez la vie à la
Fondation Eliza.
En attendant, très belle fête de Chavouoth à
vous tous. 'Hag Samea'h
Le Comité vous prie de noter la date
de son déjeuner
estival qui aura
lieu lundi 20 juin à 12h
VALÉRIE GRADWOHL
Responsable de l'animation à la Fondation Eliza
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32, Grand’ Rue
Tél. 03 88 93 15 72
Fax 03 88 22 44 87
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 41
42 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
L’été 2011
avec le Centre des Jeunes
Du 11 au
25 juillet 2011
Voyage en Israël
pour les 16-18 ans
Au programme :
Visite d’Israël du nord au sud,
circuit, découvertes,
soirées organisées, excursions,
activités récréatives,
et instructives...
Tarif : 999 € tout compris
(pension complète et
billets d’avions compris)
Hébergement dans des
auberges de jeunesse de qualité
INSCRIPTION IMMÉDIATE
Renseignements et inscriptions : Mickaël Ouaknine, 03 88 15 70 01, [email protected]
L’été 2011
avec le Centre des Jeunes
Du 4 au 29 juillet 2011
LE RÉFLEXE
VACANCES
Centre Aéré
pour les 3-5 ans et les 6-12 ans
Avec une équipe d’animateurs sur-vitaminés,
super sympas et expérimentés : Ora, Mihal, Daniel, Yohanan et Mickaël
Cette année à nouveau, vos enfants vivront des moments inoubliables dans une ambiance de joie,
de convivialité et de respect de nos traditions.
Nombreuses activités au programme :
Sorties, excursions, équitation, piscine, Europa-Park, VTT,
karting, laser quest, travaux manuels et grands jeux...
Possibilité d’accueil dès 8h15. Début des activités : 9h30
Tarifs jusqu’à 13 ans : Tout est compris :
accueil, repas, excursions
299 €
Le mois :
La semaine : 87 €
La journée : Lundi, mardi, jeudi : 20 €
Vendredi : 15 €
Mercredi (excursions) : 25 €
Remises : 5 % pour les inscriptions réglées avant le 21 juin
5 % pour 2 enfants inscrits pour 5 jours entiers minimum
10 % pour 3 enfants
Renseignements et inscriptions : Mickaël Ouaknine, 03 88 15 70 01, [email protected]
ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
· 43
unirscope
CLUB 3
LUNDI 13 JUIN
20h · Salle Edmond Blum
> Conférences
du mardi
14h30 · Salle Blum, C.I.S.
Entrée libre. Collation servie par
les dames du Comité à l’issue
des conférences.
• Mardi 6 septembre
La protection des victimes
par M. Patrick Poirret,
procureur de la République à
Strasbourg
• Mardi 13 septembre
Les animaux polaires face au
changement climatique
par M. Yvon Le Maho,
président du Conseil
Scientifique du Patrimoine
Naturel et de la Biodiversité
(projection vidéo)
• Mardi 20 septembre
Contre vents et marées :
25 ans aux hôpitaux par le
Révérend Denis Ledogar,
aumônier catholique
• Mardi 25 octobre
Evocation de la mémoire du
Professeur Robert Waitz,
Résistant, Déporté, Créateur
du Centre de Transfusion
Sanguine avec M. Georges
Hauptmann, Professeur
honoraire de la Faculté de
Médecine de Strasbourg
• Lundi 7 novembre
Le dialogue inter-religieux
avec M. Roland Ries,
Sénateur-Maire de Strasbourg
MARDI 7 JUIN
> Veille de fête (Veillées)
Voir horaires page 6
MERCREDI 8 JUIN
> 1er jour de Chavouoth
Voir horaires page 6
> Conférence du Bnai Brit
MARDI 14 JUIN
9h · Palais de l’Europe
> Le Proche-Orient :
quelles normalités ?
Rencontre avec Antoine Sfeir,
spécialiste du Proche-Orient
Organisée par le Forum
pour l'Europe démocratique
Voir page 39
Du 14 au 21 juin · Cinéma Star
JEUDI 23 JUIN
A partir de 10h
Maison de la Région
Hémicycle Adrien Zeller
> Le Technion et
la Région Alsace
DU LUNDI 4
AU VENDREDI 29 JUILLET
Centre des Jeunes · Noah
>Centre Aéré
Voir annonce page 43
Opportunités de coopérations de
recherche et de développement
Organisé par l’Association
Technion France
Voir page 19
SAMEDI 9 JUILLET
11h15 · Synagogue de la Paix
Du 23 juin au 1er juillet inclus
> BAFA
> Cérémonie solennelle
à l’occasion de la Fête
Nationale du 14 Juillet
Voir annonce page 42
> Festival Shalom Europa
MARDI 19 JUILLET
Voir page 37
DIMANCHE 26 JUIN
MERCREDI 15 JUIN
20h30 · Munsterhof
> L’étude de la Bible, sa
place dans le judaïsme et
le christianisme
avec le Grand Rabbin René
Gutman et le Père Eric de
Clermont-Tonnerre, directeur
des éditions du Cerf
Organisé par l’Association
Charles-Péguy
DIMANCHE 19 JUIN
> Akiviades Colmar
A partir de 18h30
Jardins de la Résidence ORT
Voir page 20
19h · Salle Hirschler
> Repas - Débat
> Fête du Gan Chalom
Voir page 20
Départ à 8h
19h15 · Centre Communautaire
de l’Esplanade
19h à 22h · Noah
> Roch Hodèche
LUNDI 8 AOÛT
Soir · Synagogue de la Paix
> Office de
Tichea BeAv
MARDI 9 AOÛT
> Jeûne d’Av
> Spectacle Tachbar
DIMANCHE 21 AOÛT
LUNDI 27 JUIN
19h30 · Pavillon Joséphine
Du 14 au 22 juin
> Festival des Musiques
Sacrées de Strasbourg
> Dîner du CRIF
> Dîner-spectacle
de l’APAJ
Voir annonce page 42
LUNDI 1ER AOÛT
> Garden Party Provence
en présence du
Grand Rabbin Joseph Haïm Sitruk
Voir page 45 (ci-contre)
Début des 3 Semaines de deuil
Voir annonce page 42
8h à 14h · Palais des Fêtes
> Excursion annuelle
de la Société d’Histoire
des Israélites d’Alsace
et de Lorraine
> Jeûne du 17 Thammouz
LUNDI 29 AOÛT
SAMEDI 2 JUILLET
> Yom Kippour Katane
> Roch Hodèche
JEUDI 9 JUIN
> 2e jour de Chavouoth
Yom Halimoud
Voir horaires page 6
44 · ECHOS UNIR N° 262 - MAI-JUIN 2011
LUNDI 20 JUIN
MARDI 30 AOÛT
12h
> Repas estival
de Lanoar Hadati
DIMANCHE 3 JUILLET
> Roch Hodèche
> Roch Hodèche
Elloul 1er jour
MERCREDI 31 AOÛT
> Roch Hodèche
Dimanche
19 juin 2011
Elloul 2e jour
JEUDI 1ER SEPTEMBRE
> Début des Selihot
chez les Sefaradim
DIMANCHE 4 SEPTEMBRE
> Journée Européenne
de la Culture et du
Patrimoine Juifs
Programme détaillé sur :
http://jecpj-france.com
DIMANCHE 25 SEPTEMBRE
> Début des Selihot
chez les Achkenazim
MERCREDI 28 SEPTEMBRE
> Eirouv Tavchiline
> Veille de
Roch Hachana
JEUDI 29 SEPTEMBRE
> 1er jour de
Roch Hachana
VENDREDI 30 SEPTEMBRE
> 2e jour de
Roch Hachana
Abonnement
à Echos Unir
BULLETIN D’ABONNEMENT
(8 numéros par an de septembre à juin)
à compléter et à retourner à la Communauté Israélite :
Echos Unir (Abonnements) - 1a rue R. Hirschler 67000 Strasbourg
TARIFS :
Adhérent à l’une des Communautés du Bas-Rhin : 20€
Non adhérent : 30€
Je joins mon règlement par ❑ Chèque bancaire
❑ Chèque postal
❑ Mandat
Nom
Prénom
Adresse
Code Postal
Ville
Tél.
Courriel
Excursion
de la
SHIAL
L’excursion annuelle de la
Société d'Histoire des Israélites d'Alsace et de Lorraine
aura lieu à Spire (Speyer) le
dimanche 19 juin 2011 au
Musée historique du Palatinat,
pour une évocation exceptionnelle de la communauté de
Spire et aussi la visite du
centre juif médiéval sous la
conduite du Dr Werner
Transier, un des
conservateurs du Musée
historique de la ville de Spire.
Le programme comprend :
• 8h : départ du Centre
communautaire de la Paix en
car tout confort
• 10h15 : visite du Musée
historique du Palatinat de
l'exposition sur « Les
Empereurs » avec l'évocation
par le Dr Werner Transier à
partir d'objets, de tombes
découvertes récemment et
de témoignages de l'histoire
juive médiévale de Spire
• 12h-14h : Repas tiré du sac
• 14h-16h : Visite du centre juif
médiéval de Spire avec
ruines de la synagogue, le
bain rituel
• Retour à Strasbourg à 18h15
au Centre communautaire de
la Paix
Le prix de la visite est de
35 €, comprenant le voyage,
l'entrée au musée et la prestation du guide.
Renseignements et inscriptions : Norbert Schwab
64, avenue des Vosges 67000
Strasbourg
t. 03 88 37 10 12
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HORAIRES D’OUVERTURE
Lundi de 14h à 19h
Mardi au vendredi
de 10h à 12h
et de 13h30 à 19h
Samedi de 10h à 19h
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