exemples de restauration remarquables

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exemples de restauration remarquables
06.
EXEMPLES
DE RESTAURATION REMARQUABLES
Ce volet du coffre à outils du patrimoine bâti de la MRC de L’Assomption présente,
à partir d’exemples puisés partout au Québec, plusieurs cas de restauration
particulièrement réussie. Chacun des cas est le sujet d’une courte fiche où l’on
retrouve quelques informations sur l’histoire de la maison. S’y trouve un résumé
des travaux de restauration effectués ainsi que des illustrations de son état avant et
après la restauration pour en montrer les avantages. Les exemples proposés sont
puisés parmi différentes typologies architecturales et servent à illustrer plusieurs
types d’intervention (entretien, restauration, remplacement, agrandissement), ainsi
que des projets simples ou élaborés. Par ailleurs, ces cas de restauration sont
essentiellement expliqués par des interventions extérieures dont ils ont fait
l’objet, bien que la plupart d’entre eux aient aussi bénéficié de travaux intérieurs.
Il faut donc voir dans ces exemples non pas des interventions à reproduire
parfaitement, mais plutôt des approches d’interventions qui prônent l’entretien,
la conservation des éléments encore sains, la bonne connaissance historique,
le respect de l’évolution du bâtiment, la cohérence des gestes posés, la coordination
étape par étape des travaux et le rétablissement des composants perdus en fonction
de l’époque de construction de la maison. Avec de la planification, des efforts et de la
patience, on parvient à réaliser de grandes choses…
06.
EXEMPLES
DE RESTAURATION REMARQUABLES
6.1 Maison Grenier,
Calixa-Lavallée (1804)
Esprit français
(restauration et agrandissement)
6.8 Maison Louis-Asselin,
Saint-Pierre-de-l’Ile
d’Orléans (vers 1830)
Régency
(entretien et agrandissement)
p. 6.3
p. 6.17
6.2 Maison Bussières,
Québec (1915-16)
Vernaculaire
6.9 Maison DuRepos,
Saint-Joseph-du-Lac
(1832) Québécoise
(restauration, isolation,
(entretien et agrandissement)
reconstitution)
p. 6.5
p. 6.19
6.3 Maison Massue,
Varennes(1885)
À mansarde
6.10 Maison Bordeleau-Prévost,
Neuville (1742-43)
Esprit français
(restauration et
agrandissement)
(rénovation, entretien et
agrandissement)
p. 6.7
p. 6.21
6.4 Le 391, rue de la
Fabrique, Pointe-duLac (1934) Boomtown
6.11 Vieux presbytère
de Saint-Nicolas,
Lévis (1825)
Néoclassique rurale
(rénovation et entretien,
changement de fenêtres)
(recyclage et entretien)
p. 6.9
p. 6.23
6.5 Ancien magasin
général, Saint-Placide
(vers 1850) À mansarde
6.12 Maison JosephGauvreau,
Rimouski (1906-07)
Éclectisme victorien
(restauration)
(restauration)
p. 6.11
p. 6.25
6.6 Maison Alexis-Sauvageau,
La Prairie (fin 18e s.)
Néoclassique
6.13 Relais de poste,
Deschambault
(entre 1735 et 1758)
Mélange de styles
(restauration et reconstitution)
(restauration)
p. 6.13
p. 6.27
6.7 Manoir De Blois,
Trois-Rivières (1828)
Néoclassique
6.14 8320, 1re Avenue, Qc
(1880) Second Empire
(restauration, harmonisation des agrandissements
au volume d’origine)
(restauration)
p. 6.15
p. 6.29
6.1 MAISON GRENIER, Calixa-Lavallée
LA MAISON GRENIER Photo : Patri-Arch, 2008.
La maison Grenier est située dans le rang de la Beauce de la petite municipalité
de Calixa-Lavallée en Montérégie, lieu reconnu pour sa concentration de maisons
ancestrales datant du 18e siècle et du 19 e siècle bien préservées. Datant de 1804,
cette résidence en pièce sur pièce est représentative des maisons de transition
qui possèdent à la fois des caractéristiques de l’architecture d’esprit français des
siècles précédents et des nouveautés architecturales qu’on attribue au modèle de
la maison traditionnelle québécoise. Comme plusieurs maisons de cette époque,
cette résidence a connu son lot de modifications au fil des ans, notamment au
niveau des revêtements extérieurs. Dans les années 1970, la maison se présentait
avec un revêtement d’amiante-ciment, une toiture en tôle pincée et une galerie
munie de poteaux en fer ornemental.
Lorsque le propriétaire actuel, M. Grenier, acquiert la maison vers 1975, il entame
une série de travaux de restauration qui s’échelonneront sur plusieurs décennies.
L’objectif du propriétaire est alors de redonner à cette maison une apparence
cohérente avec son époque de construction en privilégiant des techniques et
des matériaux traditionnels. Plusieurs recherches documentaires et des observations sur des maisons comparables ont permis au propriétaire d’intervenir de
façon éclairée sur son bâtiment.
La maison Grenier au début
des années 1970, avant les travaux
de restauration. Photo : MCCCFQ.
La maison Grenier en 2008,
après les travaux de restauration.
Photo: Patri-Arch.
6-3
TRAVAUX DE RESTAURATION
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6.2 MAISON BUSSIÈRES, Québec
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6-5
TRAVAUX DE RESTAURATION
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6.3 MAISON MASSUE, Varennes
LA MAISON MASSUE, 2008 Photo : Patri-Arch.
Érigée vers 1885 par Louis Huet Massue, cette maison à mansarde située dans
le village de Varennes aurait été agrandie par une annexe latérale à toit plat vers
1907. Passant entre les mains de plusieurs propriétaires tout au long du 20e siècle,
la maison aurait logé la caisse populaire du village de 1944 à 1958.
La résidence est typique des maisons à mansarde implantées dans les villages et
son volume modeste, sa toiture mansardée, sa façade symétrique et ses fenêtres
à battants à grands carreaux en sont ses principales caractéristiques. Les murs
extérieurs de la maison ont été revêtus de papier-brique vers les années 1940
ou 1950 alors que ce matériau d’imitation était en vogue. Pour le reste, la maison
avait conservé l’essentiel de ses composants, bien qu’en piètre état, lors de son
acquisition par les propriétaires actuels à la fin des années 1990.
La maison Massue avant les travaux
de restauration.
Photo : Ville de Varennes.
La maison Massue après les travaux
de restauration, 2008.
Photo : Patri-Arch.
6-7
TRAVAUX DE RESTAURATION
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TRAVAUX DE RESTAURATION
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6-10
6.5 ANCIEN MAGASIN GÉNÉRAL,
Saint-Placide
ANCIEN MAGASIN GÉNÉRAL DE SAINT-PLACIDE
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6-11
TRAVAUX DE RESTAURATION
Au moment où Denise Caron et Louis-Georges l’Écuyer, ébéniste de profession,
acquièrent la propriété en 1996, le bâtiment est abandonné depuis un an et le toit
fuit. Ils n’en sont pas à leurs premières armes puisqu’il s’agit de la troisième maison
ancienne qu’ils restaurent. La famille commence les travaux de restauration de
l’ancien magasin en 1997, chantier qui durera deux bonnes années. L’observation
attentive tout au long du curetage permettra de reconstituer des composants à
partir de vestiges retrouvés.
-
Après l’enlèvement des multiples couches de revêtement de la toiture, la tôle à
la canadienne irrécupérable a été remplacée par une tôle pincée artisanale;
-
Des fenêtres à battants de bois à six carreaux occupent à nouveau les baies de
même que des portes avec impostes;
-
La longue galerie a été refaite à l’identique avec ses détails d’ornementation
après consultation de certains résidents du secteur qui ont fourni des photographies anciennes et des détails de cet élément architectural démoli dans les
années 1950. La fabrication de la galerie avec ses grands poteaux ouvragés, ses
aisseliers et son avant-toit complet a été entièrement réalisée en atelier;
-
La brique, qui a retrouvé sa couleur d’origine, a nécessité un travail de longue
haleine avec son nettoyage suivi du remplacement de quelques unités ainsi
que du rejointoiement;
-
À l’intérieur, l’enlèvement de plafonds récents a permis de retrouver les plafonds
d’origine qui diffèrent selon les parties, en fonction des époques respectives.
Quant à la mouluration, c’est grâce à de petites pièces que l’ornementation
intérieure a pu être reconstituée.
-
Des interventions essentielles ont été effectuées sur la structure, notamment
le renforcement de poutres cassées et fissurées à l’aide de plaques de métal
habilement dissimulées sous des pièces de bois. L’isolation et l’électricité ont
été entièrement refaites suivant des interventions minimales.
En 1998, la famille Caron-L’Écuyer reçoit le prix de mérite de l’Association des amis
et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ) pour la qualité de la
restauration d’un bâtiment ancien. L’année suivante, le Conseil des monuments
et sites du Québec (CMSQ) leur décerne un certificat d’honneur pour la mise en
valeur du patrimoine. À Saint-Placide, la restauration de l’ancien magasin général
a incité d’autres propriétaires à remettre en état leurs bâtiments, ce qui a amélioré
de façon significative le paysage bâti du centre du village.
RÉFÉRENCE
BERGERON, André. La rénovation des bâtiments. Sainte-Foy : Les Presses de l’Université Laval, 2000, 419 p.
6-12
6.6 MAISON ALEXIS-SAUVAGEAU, La Prairie
LA MAISON ALEXIS-SAUVAGEAU, LA PRAIRIE Photo : Patri-Arch, 2006.
La maison Alexis-Sauvageau prend place sur une concession des Jésuites
constituée dès 1670. Elle est la troisième maison à être érigée sur ce même site
et s’appuie sur les fondations d’une deuxième habitation érigée à la fin du 18e
siècle. Cette maison, non classée ni citée, fait toutefois partie de l’arrondissement
historique de La Prairie, décrété en 1975.
La résidence, d’influence néoclassique, a été bâtie par le distillateur Alexis Sauvageau vers 1845-1850. Il s’agit d’une résidence recouverte de briques rouges
avec murs coupe-feu, au volume épuré et où une symétrie sans faille ordonne
l’emplacement des ouvertures et des souches de cheminées dans la tradition
néoclassique. Un décor sobre orne la façade qui se compose de pilastres aux
lucarnes, de quelques motifs ponctuels sur certaines rangées de bardeaux, d’une
corniche à la mouluration épurée et d’un toit en appentis surplombant l’entrée
principale.
La maison Alexis-Sauvageau a connu plusieurs vies dont celle de maison de
chambres, entourée de stationnements et d’une taverne au 20e siècle. Durant
cette période, les lucarnes de la façade arrière avaient été remplacées par d’autres
ouvertures et des balcons.
Intérieur de la maison restaurée. Tiré de
Passion Maisons, André Morin (auteur)
et Christian Lamontagne (photographe), Éditions Trois-Pistoles, p. 73.
Détail d’une lucarne
de la maison Alexis-Sauvageau.
Photo : Patri-Arch, 2006.
6-13
TRAVAUX DE RESTAURATION
Lorsqu’Andrée Bossé et Michel Gauthier achètent la maison en 1972, ils sont les
derniers d’une longue suite de 28 propriétaires. La maison, laissée à l’abandon,
est vouée à une démolition imminente. Les travaux majeurs débutent alors et se
déroulent sur une période de trente ans.
-
La brique a été restaurée. La maison a retrouvé son toit en bardeaux de cèdre,
matériau qui avait été remplacé par de la tôle. Les lucarnes de la façade arrière
ont été complètement reconstituées à l’image de celles de la façade principale;
-
Les fenêtres de bois à petits carreaux ont été reconstituées d’après un exemple
trouvé à la cave. En l’absence de photographies anciennes et d’exemples concrets pour les portes, le choix s’est porté sur des modèles anciens en harmonie
avec le style de la résidence;
-
Une galerie couverte a été construite à l’arrière et occupe partiellement la
façade avec son toit indépendant en bardeaux de cèdre;
-
Les fondations de pierre ont été renforcées et la cave en terre a été creusée, à
bras d’homme, pour gagner de nouveaux espaces intérieurs. Après avoir découvert les assises d’un petit caveau attenant au nord, les propriétaires ont pris
le parti de reconstruire cet élément suivant les techniques traditionnelles de
maçonnerie;
-
Un curetage minutieux a révélé la présence de foyers ainsi que de planchers
irrécupérables qu’on a refaits à partir de planchers de maisons démolies à Montréal.
La maison Alexis-Sauvageau
avant la restauration, vers 1970. Tiré de
Passion Maisons, de André Morin (auteur)
et Christian Lamontagne (photographe),
Éditions Trois-Pistoles, p. 71.
Ce cas illustre tout le doigté et la patience dont ont fait preuve les propriétaires
passionnés durant une trentaine d’années. Étape par étape, chacun des composants traditionnels a été traité selon les ressources financières disponibles jusqu’au
résultat final.
La maison Alexis-Sauvageau
après la restauration, 2007.
Photo : Christian Lemire. MCCCFQ.
RÉFÉRENCE
MORIN, André et Christian Lamontagne. Passion Maisons. Trois-Pistoles : Éditions Trois-Pistoles, 2006, p. 68-77.
6-14
6.7 MANOIR DE BLOIS, Trois-Rivières
MANOIR DE BLOIS, TROIS-RIVIÈRES, 2002 Photo : Patri-Arch.
Situé au centre-ville de Trois-Rivières, le manoir De Blois est l’une des maisons
ayant survécu à l’incendie de 1908 qui a ravagé le tiers de la ville. Construit en
1828 par le deuxième maire de Trois-Rivières et sénateur Antoine Polette, le
manoir passe aux mains de la famille Girard jusqu’en 1964 pour ensuite abriter un
cabinet d’avocats.
Au manoir De Blois, un porche autrefois cloisonné, surmonté d’un fronton
triangulaire, donnait accès à l’entrée principale. Avec deux longues cheminées en
brique, une disposition symétrique de ses ouvertures, ses chambranles en pierre
de taille et son haut toit pavillonnaire, cette grande maison relève de la tradition
néoclassique anglaise. L’ornementation, concentrée au rez-de-chaussée, est assez
élaborée : grandes colonnes à chapiteaux ioniques et fronton.
À une certaine époque, le toit de cette maison en pierre de Saint-Marc-desCarrières était recouvert d’ardoise. C’est d’ailleurs ce qui aurait sauvé la maison
de la déflagration de 1908 contrairement aux maisons voisines dotées de toits
en bardeaux de cèdre. Toutefois, les murs du portique en bois auraient probablement disparu lors de cet événement de même que les lucarnes. L’allongement
des lucarnes serait donc postérieur à cette date. Les modèles des nouvelles ouvertures avec impostes et motifs sont d’ailleurs d’influence victorienne. Au cours
des années 1950, elle est agrandie vers l’arrière.
Le manoir De Blois, 2009.
Photo : Patri-Arch.
L’intérieur du manoir De Blois. Tiré de
Passion Maisons, André Morin (auteur)
et Christian Lamontagne (photographe),
Éditions Trois-Pistoles, p. 60.
6-15
TRAVAUX DE RESTAURATION
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RÉFÉRENCE
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6-16
6.8 MAISON LOUIS-ASSELIN,
Saint-François-de-l’Île-d’Orléans
LA MAISON LOUIS-ASSELIN, SAINT-FRANÇOIS-DE-L’ÎLE-D’Or LÉANS, 2005
Photo : Christian Lemire. MCCCFQ.
Classée monument historique en 1968, la maison Louis-Asselin fait également
partie de l’arrondissement historique de l’Île-d’Orléans constitué deux ans plus
tard.
Construite pour le capitaine de vaisseau Louis Asselin, la maison apparaît vraisemblablement sur le site actuel au cours de la première moitié du 19e siècle. Cette
résidence néoclassique illustre l’adoption des nouveaux styles qui se répandent au
Québec durant cette période. Le néoclassicisme se traduit ici par l’emplacement
symétrique des ouvertures ainsi que par un toit à croupes de pente moyenne. On
associe plus particulièrement la maison Louis-Asselin à la période Regency.
Vers 1960, et ce, jusqu’en 1967, la maison est inhabitée. L’année de son classement, en 1968, des travaux d’importance sont réalisés, visant notamment le
retrait des galeries avant et arrière, de leurs avant-toits et du crépi sur la maçonnerie. Un nouveau balcon est installé à l’arrière et l’entrée, faisant face à la route,
est agrandie.
La maison Louis-Asselin
avant les rénovations de 1968. MCCCFQ.
L’intérieur de la maison Louis-Asselin.
Tiré de, Passion Maisons, André Morin
(auteur) et Christian Lamontagne
(photographe), Éditions Trois-Pistoles, p. 52.
6-17
TRAVAUX DE RESTAURATION
Lorsque le propriétaire actuel acquiert la résidence, aucune intervention majeure
n’est requise à l’extérieur. Celui-ci se consacre à redonner son lustre d’antan à
l’intérieur et à concrétiser un projet audacieux : l’ajout d’une grande verrière.
-
L’insertion d’un élément aussi important sur une maison ancienne nécessite
une excellente planification, ce à quoi s’attèle le propriétaire en faisant appel
à une architecte. On cible alors la façade arborant autrefois une grande galerie
dotée d’arches, information révélée par une photographie ancienne. Le plan
est étudié dans ses moindres détails afin d’être soumis à l’approbation des autorités;
-
L’architecte et le propriétaire ont accordé une attention particulière à la structure, à la volumétrie et au style de la verrière. À ce titre, le nouvel élément s’étire
sur la largeur de la façade tout en laissant libre le soubassement à l’instar de la
galerie ancienne. D’ailleurs, les arches de cet élément disparu sont rappelées
dans la forme supérieure des ouvertures. Dans cet esprit, on a pris soin de
placer la porte latéralement afin de ne pas briser le rythme des baies. Le choix
des grands carreaux marque de manière discrète qu’il s’agit bien là d’un ajout
postérieur à la construction de la maison. Une ornementation néoclassique
orne les espaces pleins grâce à des pilastres et une mouluration épurés;
-
À l’intérieur, la restauration a permis de redonner aux poutres, moulures et
plinthes existantes leur patine ancienne. De plus, une chambre convertie en
cuisine a retrouvé sa fonction initiale. Les portes du salon, dissimulées dans le
mur, ont pu être reconstituées.
La maison Louis-Asselin,
avant la restauration, 2003.
Photo : Marie-Claude Côté. MCCCFQ.
Ce cas illustre qu’il est possible, même dans un lieu très contrôlé comme un
arrondissement historique, d’agrandir un bâtiment ancien dans le respect de
ses caractéristiques par une bonne planification et un grand souci des détails.
L’architecture patrimoniale n’est donc pas un monument figé dans le temps, mais
aussi un milieu de vie que l’on peut adapter.
L’arrière de la maison Louis-Asselin
après les interventions. Tiré, de Passion
Maisons, de André Morin (auteur) et
Christian Lamontagne (photographe),
Éditions Trois-Pistoles, p. 48.
RÉFÉRENCES
MORIN, André et Christian Lamontagne. Passion Maisons. Trois-Pistoles : Éditions Trois-Pistoles, 2006, p. 46-55.
RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC :
www.patrimoineculturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=consulter&bienId=92484
6-18
6.9 MAISON DUREPOS, Saint-Joseph-du-Lac
LA MAISON DUREPOS, 2008 Photo : Ronald DuRepos.
La maison DuRepos est une résidence en pièce sur pièce, à tenons en coulisses,
construite en 1832 pour Thomas Gemme dit Carrière. Ce patriote, assez à l’aise,
vend la maison en 1854 à la suite du décès de sa première femme. Jusqu’à cette
date, une moitié de la maison sert également de magasin général. Après avoir
changé de propriétaires à quelques reprises, la maison devient finalement une
remise agricole au cours des années 1930.
La résidence, avec son toit à deux versants dotés de larmiers débordants et recourbés, s’inscrit dans la tradition néoclassique de la maison québécoise de la
première moitié du 19e siècle. Ce modèle, tant répandu dans les campagnes
québécoises, retrouvera tout son lustre avec son nouveau propriétaire, Ronald
DuRepos. Lorsqu’il s’en porte acquéreur en 1974, la maison souvent inoccupée
pendant de longues périodes avait conservé boiseries, portes, fenêtres, planchers et cloisons d’origine. Le propriétaire déplace la maison à un kilomètre de
son emplacement d’origine et entreprend sa restauration.
La maison DuRepos,
avant la restauration, 1974.
Photo : Ronald DuRepos.
La maison DuRepos,
après la restauration. 2008.
Photo : Ronald DuRepos.
6-19
TRAVAUX DE RESTAURATION
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RÉFÉRENCE
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6-20
6.10 MAISON BORDELEAU-PRÉVOST,
Neuville
MAISON BORDELEAU-PRÉVOST, 2009 %+0+(&*.82+/0
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6.11 VIEUX PRESBYTÈRE
DE SAINT-NICOLAS, Lévis
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Rimouski
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6-26
6.13 RELAIS DE POSTE, Deschambault
LE RELAIS DE POSTE DE DESCHAMBAULT
après restauration, 2006. Photo : Jean-François Rodrigue. MCCCFQ.
Depuis sa construction entre 1735 et 1758, le relais de poste de Deschambault a
présenté maintes fonctions. Le bâtiment abrite l’une des premières auberges du
secteur et sert également de magasin général dès 1804, de relais de poste (18321879) ainsi que de comptoir postal (1835-1900). Il redevient une résidence en
1900 puis, à nouveau un hôtel, avec le Winter Stage de 1940 à 1960.
Agrandi vers l’est entre 1826 et 1850, le long corps de logis principal en pièce
sur pièce reçoit une annexe en pierre comprenant deux foyers et cheminées, un
cellier de même qu’un four. Le bâtiment typique de l’architecture domestique
d’inspiration française du 18e siècle est modifié au siècle suivant par l’allongement
du larmier de la toiture au-dessus de la nouvelle galerie en façade que l’on dote
d’une ornementation de style Regency. Abandonné pendant près de vingt ans,
le relais de poste de Deschambault a retrouvé sa fonction résidentielle grâce aux
nouveaux propriétaires qui entreprennent un vaste chantier de restauration, appuyés notamment par le programme du ministère, car le bâtiment est classé
monument historique en 2004.
Le relais de poste de Deschambault,
vers 1945-1950. BAnQ, Fonds Ministère
de la Culture, des Communications et
de la Condition féminine.
L’annexe arrière du relais de poste
de Deschambault après restauration,
2006. Photo : Jean-François Rodrigue.
MCCCFQ.
6-27
TRAVAUX DE RESTAURATION
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6-28
6.14 LE 8320, 1
RE
AVENUE, Québec
LE 8320, 1RE AVENUE À QUÉBEC, 2009 Photo : Patri-Arch.
Construite par Charles-Eusèbe Duhault en 1880, cette maison de style Second
Empire était autrefois implantée au coeur d’un véritable domaine, avec une
entrée grillagée. De 1928 à 1957, elle a servi de résidence au docteur Alphédor
Bilodeau et sa famille, avant d’être vendue à Claire Bélanger qui la transforme en
établissement de soins de santé, le Repos Sainte-Claire. La maison est alors considérablement transformée et on l’agrandit vers l’arrière. En 1967, l’édifice prend le
nom de Pavillon Marie-Chantale.
Les caractéristiques architecturales de cette maison Second Empire sont sa
toiture mansardée à quatre versants dotée d’une tour centrale dont la terrasse
faîtière est surmontée d’une crête en fer. L’ornementation soignée de la résidence
en brique, formée de cartouches et de boiseries décoratives, accompagne les
élégantes ouvertures arquées. Parmi les modifications apportées à la demeure
lors de sa conversion en 1957, notons la volumétrie qui a été complètement
remaniée avec l’ajout d’annexes modernes à l’arrière et sur le côté, le remplacement des fenêtres et des portes traditionnelles par des modèles en aluminium
ainsi que des balustrades et poteaux de galerie en bois sculpté par des éléments
en fer ornemental. Des escaliers de secours déparaient aussi cer taines façades et
la brique a été peinte. Bref, la perte d’éléments essentiels à la définition de son
style architectural et de sa monumentalité en avait réduit beaucoup l’harmonie
et la valeur de cette maison d’exception. En revanche, certains composants ont
été préservés tels la tôle à baguettes de la toiture, le bardeau de bois, les imposantes cheminées ornées, les cadres des ouvertures en bois, les corniches et les
insertions de pierre dans la brique, qui n’ont cependant pas été entretenus.
Le 8320, 1re Avenue à Québec, 1898.
Tiré de Biographies et histoire des gens de
Charlesbourg, p. 1366. Ville de Québec
Centre de documentation, SAT.
Le 8320, 1re Avenue à Québec
avec ses annexes mal intégrées
à la maison d’origine, 2005.
Photo : Christian Lemire. MCCCFQ.
6-29
TRAVAUX DE RESTAURATION
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