Swimming CASE: GSAF 1999.04.11 DATE: Sunday April 11, 1999

Comments

Transcription

Swimming CASE: GSAF 1999.04.11 DATE: Sunday April 11, 1999
ACTIVITY: Swimming
CASE: GSAF 1999.04.11
DATE: Sunday April 11, 1999
LOCATION: The attack took place in the Indian
Ocean at Etang Salé-les-Bains, Roche-auxOiseaux, Réunion Island.
NAME: Guy Oudin
DESCRIPTION: He was a 52-year-old male. He
may have sustained lacerations when
he was swept into the sea.
BACKGROUND
MOON PHASE: Third Quarter, April
9, 1999
ENVIRONMENT: The attack took
place approximately 200 metres north
of Etang Salé-les-Bains, a pit where
the rocks form small basins protected
from the open sea by a narrow rocky
black basalt barrier. The area is
difficult to reach from the shore. The
water in the basins is deceptively
calm, for it is periodically swept by
large waves. Oudin’s dog, Ralph,
enjoyed swimming there with his
master.
DISTANCE FROM ROCKY SHORE:
Less than 100 metres
TIME: 10h30
NARRATIVE: Oudin’s 18-year-old
niece had arrived on holiday the day
before the incident and accompanied
her uncle and his dog to the area. A wave, larger than most, crashed into the basin raising
the water level more than a metre. As it rolled back into the sea, it swept Oudin with it and
he lost his mask and snorkel. His niece immediately ran for help. She arrived back on the
scene with two firemen (lifeguards): Axel Lamonge and chief lifeguard Thierry Fos. Oudin, a
strong swimmer, was not in any danger of drowning, but they saw fins of the fins of three
sharks break the water less than eight metres from him. The sharks converged on the
swimmer, pulling him beneath the surface.
INJURY: Fatal. No trace of the body was ever recovered.
SPECIES INVOLVED: The incident involved three sharks, thought to be bull sharks, C.
leucas
SOURCE: Quotidien, April 12, 1999, et al
© Global Shark Accident File, 1999. All rights reserved. This report may not be abridged
or reproduced in any form without written permission of the Global Shark Accident File.
© Global Shark Accident File, 1999. All rights reserved. This report may not be abridged or
reproduced in any form without written permission of the Global Shark Accident File.
© Global Shark Accident File, 1999. All rights reserved. This report may not be abridged or
reproduced in any form without written permission of the Global Shark Accident File.
© Global Shark Accident File, 1999. All rights reserved. This report may not be abridged or
reproduced in any form without written permission of the Global Shark Accident File.
Article de Jean-Pierre Santot du Lundi 12/04/99
HORREUR A ETANG-SALE-LES-BAINS : UN HOMME A ÉTÉ DÉCHIQUETE PAR DES
REQUINS SOUS LES YEUX DE SA NIECE ET DE DEUX POMPIERS
Dévoré par trois requins en quelques secondes
Un homme de 52 ans, Guy Oudin, emporté par la mer au lieu-dit la Roche-aux-Oiseaux à EtangSalé-les-bains, a été déchiqueté par trois énormes requins à moins de cent mètres du bord, sous
les yeux horrifiés de sa nièce et de deux pompiers.
Les deux sapeurs-pompiers de l'Etang-Salé, le sapeur Axel Lamonge et le chef de garde Thierry
Fos, ont soudain vu les squales, des bêtes pouvant faire entre quatre et cinq mètres, faire surface
et fondre sur le malheureux nageur qui se trouvait à moins de cent mètres du bord, juste là ou se
forment les premières traînées d'écume, et qui ne les a certainement aperçus, lui aussi, qu'au
dernier moment. Ils ont assisté, impuissants, au carnage qui n'a duré que quelques secondes. Les
requins, vraisemblablement des bouledogues, ont déchiqueté leur proie avant de l'entraîner par le
fond. Une flaque de sang, rougissant la surface de la mer, s'est ensuite étalée sur un rayon de
plusieurs dizaines de mètres avant d'être atténuée puis effacée par les paquets de mer se
succédant en rouleaux pour se briser sur les rochers volcaniques de la côte. Plus rien n'est
ensuite réapparu, pas plus d'aileron de requin que de corps ou de morceaux de corps humain.
S'ils n'avaient été deux pompiers et s'il n'y avait eu cette jeune fille de dix-huit ans, la nièce de la
victime qui a été témoin du drame comme les deux premiers, le doute aurait pu s'installer en eux.
Ils auraient pu penser avoir été victime d'un très mauvais rêve, et espérer, un temps, en sortir. Un
remake onirique des Dents de la mer qui vous fait vous réveiller en sursaut.
AVEC SON CHIEN RALPH
C'est la jeune fille qui a donné l'alerte. Il était environ 10 heures 30. Elle était arrivée la veille pour
passer quelques jours de vacances à la Réunion et avait accompagné son oncle, Guy Oudin, sur
le bord de mer de l'Etang-Salé, à environ deux cents mètres au Nord du gouffre, là où les rochers
forment de petits bassins difficilement accessibles depuis le chemin de bordure mais qui sont
relativement calmes car protégés de la haute mer par une petite barrière de basalte noir très
accidenté. L'eau y est très propre car régulièrement renouvelée par les vagues qui passent de
temps en temps par dessus les rochers, mais sans, la plupart du temps, présenter de véritable
danger. Ralph, le berger Allemand de Guy Oudin, adorait s'y baigner, d'autant plus que son maître
se mettait à l'eau avec lui. C'est à ce moment qu'un rouleau, beaucoup plus gros que les
précédents, est arrivé du large sans prévenir, a subitement fait monter le niveau de l'eau de plus
d'un mètre et la mer, en se retirant, a entraîné le baigneur vers le large qui, dans la tourmente, a
perdu le masque et le tuba qu'il avait avec lui. Il semblait toutefois avoir conservé toute sa
conscience ainsi que ses capacités physiques. La jeune fille est allée aussitôt chercher les
secours.
IL SAVAIT BIEN NAGER
Marinelle Payet, chef de corps des pompiers d'Etang-Salé, bien qu'ayant été mise en alerte par le
CODIS pour un surfeur en difficulté, a immédiatement réquisitionné un sapeur-pompier volontaire
d'Etang-Salé, Alexis Lenclume, disposant d'un bateau situé dans le bassin Pirogue afin d'aller au
plus vite, tout en engageant les Zodiac des pompiers de Saint-Louis et de Saint-Leu, et en
demandant aux plongeurs du centre de secours principal de Saint-Pierre, ainsi qu'à la vedette de
sauvetage Commandant Péverelly de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer)
d'intervenir. Pendant ce temps, deux éclaireurs quittaient immédiatement la caserne d'Etang-Salé
pour se rendre sur les lieux du drame afin de porter depuis la terre un secours éventuel à la
personne signalée en difficulté, mais surtout pour guider les secours en mer. Arrivés sur place, ils
constataient qu'il ne s'agissait pas d'un surfeur mais d'un nageur qui ne disposait d'aucune
© Global Shark Accident File, 1999. All rights reserved. This report may not be abridged or
reproduced in any form without written permission of the Global Shark Accident File.
planche à laquelle s'accrocher et se trouvait donc dans une position très vulnérable même si,
apparemment, elle semblait savoir bien nager et ne paraissait pas blessée. Ces deux pompiers
prenaient alors l'initiative de faire appel à l'hélicoptère. Des gendarmes des Avirons étaient alors
dépêchés sur les lieux du drame pour confirmer l'opportunité de l'hélitreuillage.
LES POMPIERS ONT PARLÉ AVEC LA VICTIME
Pendant ce temps, les deux pompiers engageaient la conversation avec le nageur en difficulté, le
réconfortant en lui criant que les secours n'allaient pas tarder à arriver par la mer et le sortir de là.
Ils lui conseillaient de rester à distance des brisants sur lesquels il risquait à coup sûr d'être
fracassé. Il y a aussi, en cet endroit et à cette période de l'année, un mauvais courant qui, si on
est pris dedans, vous entraîne vers le large avant de vous lâcher si vous ne vous êtes pas entre
temps épuisé à lutter contre. Leur interlocuteur leur répondait et semblait pouvoir tenir le temps
que les secours soient sur place, d'autant plus que la mer était assez calme. C'est alors que la
vision d'horreur s'est soudain imposée. Axel Lamonge a tout de suite eu le réflexe d'entraîner la
nièce de la victime hors du champ du drame tandis que son collègue, en témoin impuissant, est
resté jusqu'à l'arrivée des secours qui ne devaient pas tarder, d'abord les deux Zodiac puis
l'hélicoptère et enfin la vedette de sauvetage. Mais il était trop tard. Par radio, Alex Lamonge
venait de rendre compte à tous les intervenants en mer de la scène d'horreur qui s'était déroulée
sous ses yeux. Les patrouilles ont alors commencé pour retrouver des restes ou des indices. Seul
un rudiment d'équipement de plongée a été retrouvé, mais il ne semble pas appartenir à la
victime. Les recherches étaient abandonnées en début d'après-midi et les nombreux promeneurs
qui s'étaient regroupés sur le site du gouffre -hormis ceux qui étaient venus, nombreux, pour y
pique-niquer- attirés par les allers et venues des secours, s'en repartaient. Le site retrouvait son
calme coutumier, sa sérénité apparente. Mais une vingtaine de croix, plantées entre les rochers,
témoignent, comme des mémoires sans effet, de l'endroit maudit.
"ON LUI PARLAIT POUR QU'IL TIENNE JUSQU'A L'ARRIVEE DES SECOURS "
Thierry Fos et Axel Lamonge auront du mal à effacer de leur yeux le spectacle d'horreur dont ils
ont été témoins durant quelques secondes. Axel Lamonge a d'abord aperçu l'aileron d'un premier
requin arriver droit sur le nageur, puis lui enlever la jambe d'un coup de mâchoire. La mer s'est
immédiatement colorée de rouge. Thierry Fos a vu un second requin surgir de dessous la victime
et la prendre par le tronc en la soulevant, puis un troisième lui a saisi un membre et l'a entraînée
vers le fond. Puis plus rien, si ce n'est la flaque de sang qui a commencé à s'étendre.
2e article : Une attaque foudroyante
Dimanche matin, les requins ont attaqué en banc. Selon les pompiers témoins du drame, ils
étaient au moins trois et mesuraient plus de trois mètres, vraisemblablement des requins
bouledogues. Comme aucun reste n'a été retrouvé, ce qui aurait permis d'identifier l'animal par
l'examen des blessures, cela ne pourra jamais être confirmé. Les pêcheurs d'Etang-Salé, et plus
particulièrement M. Savignan, de Saint-Leu, qui fréquente souvent cette zone avec sa barque, en
ont déjà vu à plusieurs reprises. Mais ce n'est pas parce qu'on ne les voit pas en surface, qu'il n'y
en a pas en dessous. Certes, tous n'attaquent pas systématiquement. Dans le cas de dimanche
matin, les pompiers d'Etang-Salé pensent que Guy Oudin a dû être blessé après avoir été
entraîné en pleine mer par la houle qui a submergé le bassin dans lequel il se baignait avec son
chien. Les traces de sang ont alors attiré les squales, ce qui expliquerait la virulence et la rapidité
de l'attaque. Certes, le nageur aurait pu sans problème nager vers les brisants, mais il courait le
risque énorme de finir fracassé contre les rochers. La vedette de sauvetage de Saint-Pierre, est
arrivée la première sur les lieux, mais il était déjà trop tard.
Article by Jean-Pierre Santot of Monday, 04/12/1999
© Global Shark Accident File, 1999. All rights reserved. This report may not be abridged or
reproduced in any form without written permission of the Global Shark Accident File.
HORROR A POND-SALE-LES-BAINS:
A man was shredded by SHARKS IN THE EYES OF HIS NIECE AND TWO FIREFIGHTERS
Consumed by three sharks in seconds
A man of 52 years, Guy Oudin, carried away by the sea at a place called La Roche aux Oiseaux at
Etang-Salé-les-Bains, was shredded by three huge sharks within a hundred meters away, under
the horrified eyes of his niece and two firefighters.
The two firefighters Etang-Salé, Sapper Axel Lamonge and head guard Thierry Fos, suddenly saw
the sharks, creatures that can be between four and five meters to the surface and pounce on the
hapless swimmer was within a hundred yards from the edge, right there or are the first streaks of
foam, and that has certainly noticed, too, at the last moment. They watched helplessly as the
slaughter that lasted only a few seconds. Sharks, Bull sharks likely have shredded their prey
before the lead from the bottom. A puddle of blood reddening the sea surface, then spread over a
radius of several tens of meters before being erased and then attenuated by the seas succeeding
rolls for breaking on the rocks of volcanic coast. Nothing is then reappeared, no more shark fin as
body or human body parts. If they had been two firefighters and if there had been a girl of eighteen
years, the niece of the victim who witnessed the drama as the first two, could settle doubts in
them. They might have thought he was the victim of a very bad dream and hope for a time out. A
remake of dreamlike Jaws that makes you wake with a start.
DOG WITH RALPH
This is the girl who gave the alert. It was about 10:30. She had arrived the previous day to spend a
few days holiday at the meeting and had accompanied her uncle, Guy Oudin, on the waterfront of
Etang-Salé, about two hundred meters north of the gulf, where rocks form small ponds
inaccessible from the road edge, but are relatively quiet because of the high seas protected by a
small barrier of black basalt very rugged. The water is very clean as regularly renewed by the
passing waves from time to time over the rocks, but, most of the time, present a real danger.
Ralph, the German shepherd of Guy Oudin, loved to swim, especially when his master was in the
water with him. That's when a rolling wave, much larger than previous ones, arrived offshore
without warning, suddenly raises the water level of more than one meter and the sea, on retiring,
has swept the swimmer out to sea, which in the storm, lost the mask and snorkel he had with him.
However, it seemed to have retained all his conscience and his physical abilities. The girl
immediately went looking for help.
HE KNEW WELL SWIMMING
Marinelle Payet, head of the fire brigade of Etang-Salé, despite having been alerted by the CODIS
for a surfer in difficulty, immediately commandeered a volunteer firefighter Etang-Salé, Alexis
Hammerfell, with d a boat basin located in the canoe to go faster, while engaging the Zodiac Fire
St. Louis and Saint-Leu, and asking divers main emergency center of Saint-Pierre, as well as 'to
the rescue launch of the Commander Peverelly SNSM (National Society for Sea Rescue) to
intervene. Meanwhile, two scouts left the barracks immediately Etang-Salé and went to the scene
to bring relief from land to any person identified in difficulty, but also to guide the rescue at sea
arrived on Instead, they found it was not a surfer but a swimmer who had no board to cling and
was therefore in a very vulnerable even if, apparently, he seemed to know swim well and did not
appear injured. Both firefighters then took the initiative to call the helicopter. Oars of gendarmes
were then dispatched to the scene to confirm whether the helicopter.
FIREFIGHTERS HAVE SPOKE WITH THE VICTIM
Meanwhile, the two fighters engaged the conversation with the swimmer in trouble, comforting
him, crying that relief would soon arrive by sea and out of there. They advised him to stay away
© Global Shark Accident File, 1999. All rights reserved. This report may not be abridged or
reproduced in any form without written permission of the Global Shark Accident File
from the breakers on which it could certainly be shattered. There is also, in this place at this time
of year, a current that bad, if you're caught in it, it takes you out to sea before you let go if you did
not spent time between the fight against it. Their partner would answer and seemed to take the
time that relief efforts are on site, especially since the sea was fairly calm. It was then that the
vision of horror was suddenly imposed. Axel Lamonge has immediately had the sense to lead the
niece of the victim outside the scope of the tragedy, while his colleague, watched helplessly,
stayed until help arrived which were not long, first Zodiac and both the helicopter and finally the
lifeboat. But it was too late. Radio, Alex Lamonge had to report to all stakeholders of the offshore
scene of horror that took place under his eyes. The patrol then began to recover remains or clues.
Only a rudimentary diving equipment was found, but it does not seem to belong to the victim.
Research were abandoned in the early afternoon and many walkers who had gathered at the site
of the pit-except those who came, many for a picnic-attracted by the comings and goings of relief,
s 'to leave. The site is quiet customary, its apparent serenity. But twenty cross, planted between
the rocks, testify, as memories of no effect, the cursed place.
"ON HER TALKED TO TAKE IT TO THE ARRIVAL OF RELIEF"
Thierry Fos and Axel Lamonge will struggle to clear their eyes the spectacle of horror that they
witnessed a few seconds. Axel Lamonge was first spotted the fin of a shark come right on the first
swimmer, then take away the leg of a sudden jaw. The sea was once colored red. Thierry Fos saw
a second shark emerge from under the victim and take him by the trunk, lifting, and a third has
entered a member and it drove into the background. Then nothing except the puddle of blood that
began to spread.
* 2nd item: A lightning attack
Sunday morning the shark attacked en banc. According to firefighters witnessed the tragedy, they
were at least three and measured more than three meters, presumably bull sharks. As no remains
have been found, which could identify the animal by examining the wounds, it can never be
confirmed. Fishermen Etang-Salé, especially Mr. Savignan, Saint-Leu, who often frequents the
area with his boat, have already seen several times. But this is not because we do not see the
surface, there are none below. While all do not attack consistently. In the case of Sunday morning,
firefighters Etang-Salé think Guy Oudin was injured after being driven out to sea by the waves that
engulfed the basin in which he bathed with his dog. Traces of blood then attracted the sharks,
which would explain the virulence and rapidity of the attack. Certainly, the swimmer could easily
swim to the breakers, but he ran the huge risk of ending smashed against the rocks. The lifeboat
St. Pierre first arrived on the scene, but it was too late.
© Global Shark Accident File, 1999. All rights reserved. This report may not be abridged or
reproduced in any form without written permission of the Global Shark Accident File

Similar documents