Gesamtdokumentation der Tagung

Transcription

Gesamtdokumentation der Tagung
Dokumentation
«Vermitteln! Mehr als
nur Rezepte.»
Documentation
«Médiation! Plus que de
simples recettes.»
Inhaltsverzeichnis
Table des Matières
3 – 4
Vorwort / Préface
5
1. Ein Vermittlungsfrühstück in 9 Stationen
Un petit déjeuner sur la médiation en 9 étapes
6 – 11
14 – 17
18 – 25
26 – 31
32 – 36
37 – 41
42 – 48
49 – 57
58 – 63
1. Was ist Vermittlung? / Médiation culturelle: quid?
2. Für wen Vermittlung? / Médiation culturelle: pour qui?
3. Was wird vermittelt? / Médiation culturelle: quoi?
4. Wie wird vermittelt? / Médiation culturelle: comment?
5. Wie wirkt Vermittlung? / Médiation culturelle: quel impact?
6. Warum keine Vermittlung? / Médiation culturelle: quand
n’est-elle pas indiquée?
7. Wer macht Vermittlung? / Médiation culturelle: qui la pratique?
8. Gute Kulturvermittlung? / Médiation culturelle: toujours de qualité?
9. Vermittlung vermitteln? / Médiation culturelle: la transmettre!
64 – 65
2. Referentinnen / intervenants
66 – 67Abstrakt / Extraits
68 Gastgeber / hôtes
69 – 71
Diskussion Deeg & Graham / Discussion Deeg & Graham 72
Diskussion Hetland & Matarasso / Discussion Hetland & Matarasso 73 – 74
Diskussion Fuchs & Lucas / Discussion Fuchs & Lucas 75 – 76
3. Fazit / Bilan
77 – 78 4. Dank Und Impressum / Merci Et Impressum
79 – 80 5. Rezept / RECETTE
Vorwort
Sehr geehrte Teilnehmerinnen und Teilnehmer des Symposiums!
Wir präsentieren Ihnen hier die Dokumentation der Tagung «Vermitteln! Mehr als
nur Rezepte», die am 7. November 2012 im Gare du Nord in Basel stattgefunden hat.
Das Symposium ist ein Gemeinschaftsprojekt von Pro Helvetia und Migros-Kulturprozent. Als Abschluss des Programms Kulturvermittlung der Schweizer Kulturstiftung
diente es der Reflektion über Kulturvermittlung und beleuchtete einige konzeptionelle
und politische «Knackpunkte» sowie mögliche Entwicklungsszenarien.
Als Einstieg zum Symposium haben wir im ersten Teil zu einem Frühstücksbuffet
eigeladen. An neun Stationen konnten die Teilnehmenden neben Kaffee, Gipfeli, Aufschnitt und Fruchtsäften Erfahrungen aus dem Programm, Auszüge aus Projekten sowie
aus der Schlusspublikation anschauen, lesen und mitnehmen. Gestärkt konnte man sich
dann den Referaten widmen, welche zu den Themen «Wirkung», «Rolle» und «Zielgruppen» je zwei unterschiedliche Positionen zur Debatte stellten. Später konnten sich die
Teilnehmenden in Diskussionen mit den Referentinnen und Referenten austauschen und
die Themen untereinander debattieren.
Im Rückblick auf den Tag sind uns neben den Referaten und Diskussionen vor
allem die lebhaften Gespräche beim Frühstück und in den Pausen gegenwärtig, die wir
beobachten konnten und bei denen wir mitgemacht haben.
In allen Voten ist Kulturvermittlung immer wieder als Dialog definiert worden. Am
Symposium selber hat er stattgefunden. Wir hoffen, dass dieser Dialog weitergeht und
hoffen, mit der Tagung und der vorliegenden Dokumentation einen Beitrag dazu geliefert zu haben.
Für Pro Helvetia ist Vermittlung mit dem neuen Kulturfördergesetz zur Daueraufgabe geworden. Gesuche werden fortlaufend bearbeitet, die Kriterien regelmässig evaluiert. Auch soll es weiterhin Gefässe für einen Austausch über Vermittlungsförderung
geben. Die Abschlusspublikation zum Programm Kulturvermittlung erscheint im März
2013 auf www.kultur-vermittlung.ch.
Vermittlung ist für das Migros-Kulturprozent ein integraler Teil der Kunstproduktion. Sowohl bei der Beurteilung von Gesuchen als auch bei eigenen Förderprojekten
wird Wert auf den Dialog mit dem Publikum gelegt.
Wir wünschen beim Downloaden und Nachlesen viel Spass und Erkenntnis.
Für die Veranstalter:
Eva Richterich, Leiterin Programm Kulturvermittlung bei Pro Helvetia
Christoph Haering, Leiter Darstellene Künste und Literatur, Direktion Kultur und
Soziales Migros-Genossenschafts-Bund
A propos Dialog: die Diskussionen werden noch bis am 10. Dezember 2012
auf www.kultur-vermittlung.ch/debatte weitergeführt.
3
Préface
Chers participantes et participants au symposium!
Nous vous présentons ici la documentation relative au symposium «Médiation!
Plus que de simples recettes», qui s’est tenu le 7 novembre 2012 dans la Gare du Nord
à Bâle.
Le symposium de médiation culturelle est une initiative commune de Pro Helvetia
et du Pour-cent culturel Migros. Conçu pour clore le Programme Médiation culturelle
de la Fondation suisse pour la culture, le symposium a suscité la réflexion sur la médiation culturelle et mis en lumière certains points cruciaux au niveau de la conception et
au plan politique, tout en révélant des scénarios potentiels d’évolution.
En ouverture du symposium, nous avons invité les participants à un buffet de petit-déjeuner. En passant par neuf stations, ces derniers ont pu déguster café, croissants,
charcuterie et jus de fruits tout en découvrant, lisant et assimilant des expériences tirées
du programme et des extraits de projets et de la publication finale. Une fois repus, les
participants ont pu prendre part aux interventions qui, consacrées aux thèmes «Effet»,
«Rôle» et «Groupes-cibles», ont soumis pour chaque thème deux positions divergentes
à la discussion. Ensuite, les participants ont eu la possibilité d’échanger leurs points de
vue avec les intervenants et de débattre des thèmes entre eux.
En repensant à la journée, nous gardons avant tout à l’esprit, aux côtés des interventions et débats, les discussions nourries au moment du petit-déjeuner et lors des
pauses, discussions que nous avons pu observer et auxquelles nous avons participé.
Dans toutes les décisions, la médiation culturelle a été définie comme un dialogue.
Ce dialogue a eu lieu lors du symposium et nous espérons qu’il se poursuivra. Nous espérons également y avoir contribué en organisant ce symposium et en vous soumettant
la présente documentation.
Avec la nouvelle loi sur l’encouragement de la culture, la médiation est devenue
pour Pro Helvetia une mission à long terme. Les demandes sont traitées continuellement, les critères évalués régulièrement. Et la Fondation suisse pour la culture entend
continuer de proposer des plates-formes d’échange consacrées à l’encouragement de la
médiation. La publication finale relative au Programme Médiation culturelle paraîtra
en mars 2013 sur www.mediation-culturelle.ch.
Pour le Pour-cent culturel Migros, la médiation fait partie intégrante de la production artistique. L’institution accorde beaucoup d’importance au dialogue avec le public,
ce aussi bien lors de l’appréciation des demandes qu’au niveau de ses propres projets
de soutien.
Nous vous souhaitons une lecture passionnante et fructueuse des documents
téléchargés!
Pour les organisateurs:
Eva Richterich, Responsable Programme Médiation culturelle chez Pro Helvetia
Christoph Haering, Directeur Art plastique et littérature, Direction culture et social
Fédération des coopératives Migros
A propos dialogue: les discussions se poursuivent jusqu’au 10 décembre 2012 sur
www.mediation-culturelle.ch/debat.
4
Stationen
1.
Kaffee / Tee @ Bar
Café / Thé @ Bar
3.
Gebäck @ Garderobe
Boulangerie @ Loge
2.
Früchte @ Treppe Garderobe
Fruits @ Escalier Loge
4.
Tablett @ Billard
Tablette @ Billard
Stations
5.
Aufschnitte @ Konzertsaal
Charcuterie @ Salle de concert
7.
Butter & Konfitüre @ Keller
Beurre & confiture @ Cave
6.
Cornflakes @ Garderobe
Cornflakes @ Garderobe
8.
Besteck@Treppe Garderobe
Services@Escalier Loge
5
9.
Fruchtsäfte @ Konzertsaal
Jus de fruits @ Salle de concert
1
Was ist Vermittlung?
Médiation culturelle: quid ?
Der Begriff «Kulturvermittlung» wird für eine Vielzahl von Praktiken benutzt, die sich zwischen Kultur und (potenziellem) Publikum bewegen, oft verbunden mit Lernen durch und über Kunst
und Kultur.
Während des Programms Kulturvermittlung wurde mehrfach der
Wunsch an Pro Helvetia gerichtet, eine einheitliche Definition
zu generieren. Dazu ist aber niemand alleine legitimiert. Es ist
die Gesamtheit der Leute, die in der Vermittlung arbeitet, lehrt,
forscht und sie in Auftrag gibt: Diese Leute prägen gemeinsam
die Entwicklung des Begriffs. Es wird sich zeigen, ob die heutige
Breite (an Auffassungen) bestehen bleibt oder ob sich eigene Tätigkeitsfelder ausdifferenzieren, wie dies in anderen Ländern der
Fall ist. Im Programm wollten wir die Vielfalt der Vermittlungsverständnisse sichtbar machen und dabei gleichzeitig aufzeigen,
welche unterschiedlichen Konzepte sich dahinter verbergen. Zum
Beispiel mit den Diskussionsforen und der Webplattform Kulturvermittlung Schweiz.
Im Auszug aus der Publikation finden Sie eine kurze Einführung
zum Hintergrund des Begriffs.
Auf der nationalen Plattform www.kultur-vermittlung.ch können
Sie sich einen Überblick über die Vielfalt der Aktivitäten verschaffen, die sich heute in der Schweiz als Vermittlungsaktivitäten verstehen.
L’expression «médiation culturelle» est utilisée pour une variété
d’activités qui vont de la notion générale du terme «culture»
jusqu’aux publics (potentiellement) visés; elle est en outre souvent
associée à des formes de sensibilisation par et par-delà l’art et la
culture.
Dans le cadre de son programme consacré à la médiation culturelle, Pro Helvetia a été sollicitée à plusieurs reprises pour donner une définition générale de ce qu’est la médiation. Or une telle
entreprise n’est pas du ressort d’une seule et unique instance. Au
contraire, seul l’ensemble des personnes actives dans ce domaine, qui l’enseignent, font de la recherche ou mandatent des tiers
pour s’y consacrer, en ont la compétence. En effet, ce sont elles qui,
de concert, façonnent le devenir de cette notion. Dès lors, seul le
temps dira si l’éventail actuel (d’avis et de positions) pourra être
conservé, ou si l’un ou l’autre champ d’activité se démarquera du
lot de définitions, comme c’est le cas dans d’autres pays. Dans ce
programme, nous avons voulu mettre en évidence – que ce soit à
travers les forums de discussion ou la plateforme Internet sur la
médiation culturelle en Suisse – la variété des formes culturelles
que recouvre la médiation et démontrer dans le même temps la
diversité des concepts qu’elle englobe.
L’extrait tiré de la publication fournit une brève introduction aux
diverses facettes du terme «médiation culturelle».
Sur la plate-forme nationale www.mediation-culturelle.ch, vous
trouvez une vue d’ensemble des multiples activités qui relèvent
aujourd’hui du travail de médiation culturelle en Suisse.
7
17
Kulturvermittlung
Der unscharfe Sammelbegriff «Kulturvermittlung» umfasst sehr unterschiedliche Praktiken und befindet sich in einem Prozess ständiger Neubesetzung. Er wird generell für
Situationen angewendet, bei denen Menschen über die Künste (oder auch wissenschaftliche und gesellschaftliche Phänomene und Erkenntnisse) informiert werden, über sie
in einen Austausch treten und auf sie reagieren – sei es sprechend oder mit anderen
Ausdrucksformen.
Unter einen weit gefassten Begriff «Kulturvermittlung» fallen dementsprechend
neben den Vermittlungsangeboten kultureller Institutionen wie zum Beispiel Führungen, Publikumsgespräche, Workshops oder Einführungen der Theater-, Opern- und
Tanzbühnen, der Konzerthäuser oder des Literaturbetriebs auch das Unterrichten der
künstlerischen Schulfächer, theaterpädagogische Projekte oder Projekte mit Künstler_
innen in Schulen. Genauso zählen ausserschulische Aktivitäten dazu, zum Beispiel die
Vermittlung künstlerischer Techniken und die soziokulturelle Animation. Auch Formen
der ausserschulischen Wissensvermittlung, die sich auf Naturwissenschaft und Technik
beziehen – beispielsweise in Science Centers – werden als Teil des grossen Arbeitsfeldes
Kulturvermittlung begriffen.
Gelegentlich werden Produktionen aus Musik, Literatur, Theater, Tanz sowie Ausstellungen, die speziell für Kinder und Jugendliche gedacht sind, der Kulturvermittlung zugeordnet. Daneben wird «Vermittlung» auch für das Präsentieren der Künste
verwendet: So werden zum Beispiel Ausstellungsmacher_innen bisweilen als Kunstvermittler_innen bezeichnet, mit der Begründung, das Zeigen von Kunst zusammen mit
den Kommunikationsprozessen, die damit verbunden sind, seien bereits vermittlerische
Tätigkeiten. Zudem überschneiden sich die Diffusion, Promotion und das Marketing im
Kulturbereich mit dem Bedeutungsfeld von «Vermittlung». So etwa das Bewerben der
Programme von Theatern, das Veranstalten von Festen in Konzert- oder Literaturhäusern oder der Vertrieb von Katalogen, Merchandisingartikeln und Souvenirs zu Ausstellungen. Genauso wird mitunter das Schreiben über Kultur und die Pressekritik in
den verschiedenen künstlerischen Sparten dem Bedeutungsfeld der Kulturvermittlung
zugeordnet.
«Kulturvermittlung» wird in dieser offenen Weise bislang insbesondere in der
Deutschschweiz gebraucht – in Deutschland und Österreich hat sich eher «Kulturelle Bildung» als ein Sammelbegriff durchgesetzt, der die Dimension von Lernen und
Bildung stärker in den Vordergrund rückt. «Kulturvermittlung» findet aber auch dort
zunehmend parallel Anwendung. Daneben finden sich Begriffe, die jeweils orts- oder
genrespezifische Eingrenzungen vornehmen, wie die «Museumspädagogik» für die Bildungsarbeit in allen Museumstypen, die «Kunstvermittlung» (in Abgrenzung zur Museumspädagogik) mit einem Fokus auf der Vermittlung von Gegenwartskunst, Musik,
Theater-, Tanz- oder Literaturvermittlung sowie Wissenschaftsvermittlung.
1
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
1
Médiation culturelle
L’emploi de l’expression « médiation culturelle » correspond à celui du terme allemand
« Kulturvermittlung », mais certaines caractéristiques sont plus ou moins marquées selon les pays et elle a une histoire plus ancienne. Lorsqu’elle est apparue en France
dans les années 1980, l’expression « médiation culturelle » était surtout liée au travail
de relations publiques et à la transmission de connaissances. Elle était pratiquée non
seulement dans les arts, mais aussi dans le domaine de la protection des monuments
et du patrimoine. Elle s’affiliait donc à des pratiques de travail éducatif et de diffusion
qui existaient depuis longtemps dans le domaine culturel. Cette signification de la « médiation culturelle » comme transmission de savoir est aujourd’hui encore courante et
correspond à la majeure partie de la pratique actuelle.
Grâce entre autres à l’action de la filière « Médiation culturelle de l’art », fondée
en 1994 à l’Université d’Aix-Marseille et marquée par la sociologie et la linguistique il
s’est développé en parallèle un concept spécifique de médiation des arts dont l’hypothèse de départ veut que l’art ne peut être compris par tous sans connaissances préalables, puisqu’il résulte souvent d’un acte individuel qui s’oppose à la collectivité. Mais
en même temps, l’art doit être rendu accessible à la collectivité au sens d’une démocratisation de la culture (CAUNE 1992; CAILLET 1995). Face à ces interdépendances
conflictuelles, la « médiation culturelle » est comprise moins comme une transmission
de savoir que comme l’instauration de flux d’échanges entre le public, les œuvres, les artistes et les institutions, et sa mission comme la mise en relation des différents points de
vue. L’essentiel du travail de médiation est alors de favoriser la perception individuelle
des œuvres par les participantes et participants. Il n’est pas question de combler les
lacunes de compréhension, mais plutôt de les prendre pour points de départ d’un dialogue et d’une expérience esthétique (CAUNE 1999). Dans l’idéal, ce processus d’échanges
fait se rencontrer différentes manières de s’exprimer, dont l’analyse commune fait partie
intégrante de la « médiation culturelle de l’art ».
Parallèlement à cette conception très particulière, l’usage courant de « médiation
culturelle » recoupe d’autres notions comme celle d’« action culturelle » (qui désigne
surtout la diffusion d’offres culturelles loin des centres, vers la périphérie) ou celle de
« diffusion », proche du marketing. Par ailleurs, on trouve des expressions plus spécifiques comme « médiation artistique » pour la transmission de techniques ou de procédés artistiques ou « médiation culturelle de musée » pour le travail dans les musées.
De plus en plus souvent, la « médiation culturelle » s’introduit également dans
le champ de travail de l’ « animation culturelle » (DELLA CROCE, LIBOIS, MAWAD,
2011). L’« animation culturelle » est rattachée au domaine social. Elle renvoie à la revendication qui s’est imposée dans l’Education populaire au début du XXe siècle, de voir les
participantes et participants s’émanciper grâce à la pratique culturelle, qui possèderait
la capacité de changer la société.
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Für mich bedeutet Vermittlung Raum anbieten für
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Entdecken mit künstlerischen Mitteln. Dabei gestalte
ich als Vermittlerin einen Prozess der Vertiefung, ohne
Expertin sein zu wollen. Ich gehe auf Distanz zum
vermittelnden Inhalt und stelle das Erleben in den
Fokus. Für meine Arbeit heisst das: Das Theater über
den Künstler­eingang betreten, den Proberaum durchqueren und die Bühne ganz praktisch erfahren. Mit
Neugier und Leidenschaft. Golda Eppstein, Theaterschaffende und Kulturvermittlerin
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1 La Fête de la danse, c’est deux jours
pour danser ensemble dans les théâtres,
les centres culturels et dans l’espace
public. La Fête de la Danse est un projet
de Reso – Réseau Danse Suisse en collaboration avec les théâtres, festivals, écoles
de danse et associations régionales pour
la danse. Ce sont aujourd’hui 25 villes
qui fêtent à cette occasion la danse sous
toutes ses formes: avec des spectacles,
des performances dans l’espace public,
des bals et plus de 500 cours de danse
tant pour débutants que pour danseurs
confirmés.
1 Fête de la danse Fribourg,
Photo : Yves Brugger
2 Fête de la danse Fribourg,
Photo : Murielle Perritaz
3 Fête de la danse Zürich,
Photo : Christian Glaus
2 Visiteurs du dimanche dans le cadre
du programme d’accessibilité à la culture
menés par les institutions culturelles du
Département de la culture et du sport de
la Ville de Genève.
Musée d’art et d’histoire de Genève.
Photo: Olivier Gay-Deslarzes
Visiteur participant à l’atelier Mille et une
médiations qui propose des visites de lieux
culturels genevois pour personnes avec un
handicap mental et leur famille Cabinet
des arts graphiques de Genève, mars 2012,
Photo : Kay Pastor
10
10 Golda Eppstein, Projekt Spielkiste
(5–6 J.) «Herr Wum, Herr Bumm und die
Damen Ding und Dong» Backstage Festival Onstage 2011, Theaterhaus Gessnerallee, P3, Zürich
7
3
Golda Eppstein, Projekt Gessnerallee
Backstage U17 (13 – 16 J.) «Neustadt»,
Backstage Festival Onstage 2011,
Theaterhaus Gessnerallee P3, Zürich
3 Mapping Journeys, Louisa Merino,
farº festival des arts vivants Nyon 2011,
Photo: Arya Dil
La bibliothèque, Fanny de Chaillé,
farº festival des arts vivants Nyon 2012,
Photo: Arya Dil
4 Groovesound presents in concert
«Beside Work Culture Party», Hans-Ruedi
Käser, 21. 10. 2011, Engel F. & H.
AG, Teil der Partnerprojekte der
«Gruppe Jura» (Biel, La Chaux-De-Fonds,
Neuchâtel).
5 «Bring a Ding!» Katharina Altemeier,
Julia Landsiedl (Depot Basel), Mai-Juni
2012 Gesamtschule Drei Linden
Lehrerin: Camilla Schuler
Assistenz: Tina Schnörringer
5
Im Zentrum des Projektes stehen Teenager einer Basler Schule, die kaputte oder
uninteressant gewordene Objekte aus
ihrem Umfeld auswählen. In Texten und
selbst gedrehten Videos erzählen sie, was
sie mit diesem Gegenstand verbinden und
tauschen sich darüber auch mit den Eltern
und / oder Grosseltern aus. In einem
zweiten Schritt verpassen die Jugendlichen
den Gegenständen zusammen mit professionellen Designern ein «Make Over!».
Die Ergebnisse werden im Depot Basel
ausgestellt.
6 «Höhlenmalerei (Malen auf Stein)»,
Kurt Mischler et Eszter Gyarmathy,
25. 02. 2011, Musée Schwab, Bienne, Teil
der Partnerprojekte der «Gruppe Jura»
(Biel, La Chaux-De-Fonds, Neuchâtel).
7 Von 26. 2. bis 27. 6. 2010 erprobte und
reflek­tierte das Kunstmuseum Luzern
über vier Monate den Betrieb eines im
Ausstellungs­bereich öffentlich zugänglichen «Projektraum Kunstvermittlung».
Leitung: Susanne Kudorfer
8 «Filmworkshop», Hans-Ruedi Käser,
12.07.2011, Pod’Ring, Biel, Teil der
Partnerprojekte der «Gruppe Jura»
(Biel, La Chaux-De-Fonds, Neuchâtel).
9 «Sinn der Kunst. Kunst der Sinne»,
Lauranne Allemand, 22.05.2011,
CentrePasquArt, Bienne, Teil der Partnerprojekte der «Gruppe Jura»
(Biel, La Chaux-De-Fonds, Neuchâtel).
11
«Backstage ist ein Vermittlungs-Angebot
des Theaterstudio Golda Eppstein in Kooperation mit dem Theaterhaus Gessnerallee. Es richtet sich an alle Alterstufen.
Im Mittelpunkt steht der wöchentliche
Theaterkurs ergänzt durch regelmässige
Aufführungs- und Probenbesuche von
zeitgenössischem Theater und Tanz. Die
Vermittlung basiert auf dem Dreieck
«Selber spielen – den Profis zuschauen –
Diskutieren»
Golda Eppstein, Projekt Gessnerallee
Backstage E-Projekt «Ethi und Plethi
in Paragraf-City», Backstage Festival
Onstage 2011,
Theaterhaus Gessnerallee P3, Zürich
Bilder Roman Bernhard Eppstein,
www.romanbernhard.ch
2
Für wen vermittlung ?
Médiation culturelle: pour qui ?
Die Frage «Für wen Vermittlung?» wird meistens von Seiten der
anbietenden Kulturschaffenden beantwortet. Dabei hat das Konzept der Zielgruppen, das ursprünglich aus der Marktforschung
kommt, in den letzten Jahren an Bedeutung gewonnen. Im Programm Kulturvermittlung stellten wir ein grosses Interesse an
Zielgruppen fest, die in – vermeintlich – gesellschaftlich schwächeren Positionen leben. Solche Projekte können neue Möglichkeiten für die Zielgruppen und die Institutionen eröffnen, laufen
aber Gefahr, Klischees zu reproduzieren und Ausschlüsse zu verstärken. Dies besonders dann, wenn die Projekte spezifisch auf das
vermeintliche «Anders-sein» der Zielgruppen fokussieren. Gute
Erfahrungen haben Vermittelnde gemacht, die Angebote gemeinsam mit den Zielgruppen entwickelt haben. Dieses Setting erforderte manchmal die Bereitschaft, die eigenen Konzepte zu überdenken, z.B. wenn die Teilnehmenden plötzlich eigene Anliegen an
die Kultur-institution formulierten.
Les créateurs culturels sont les principaux concernés par la question de savoir «à qui s’adresse la médiation culturelle?». En effet,
le paramètre des groupes cibles – une notion apparentée aux études de marché – n’a cessé de gagner en importance ces dernières
années.
Im Auszug aus der Publikation stellt Carmen Mörsch einige Alternativen zur Arbeit mit Zielgruppen vor.
Au sein du programme sur la médiation culturelle, nous avons
constaté un intérêt marqué pour ces groupes cibles, lesquels,
semblerait-il, émanent de segments sociaux plutôt «défavorisés».
De tels projets peuvent offrir de nouvelles possibilités aux groupes
cibles et aux institutions, mais courent le risque de reproduire les
stéréotypes et de renforcer les exclusions. Ce constat vaut notamment lorsqu’un projet se concentre avant tout sur cet aspect de
«la différence». De bonnes expériences ont été faites par les médiateurs qui ont élaboré des offres, de concert avec les groupes cibles. Parfois, cette approche a nécessité la volonté de repenser ses
propres concepts, par exemple lorsque les participants faisaient
soudain valoir leurs intérêts vis-à-vis d’une institution culturelle.
Dans l’extrait tiré de la publication, Carmen Mörsch présente quelques autres options concernant le travail avec des groupes cibles.
13
29
Andere Ansätze
der Adressierung
Jenseits der soziodemografischen, sozioökomischen oder psychografischen Eigenschaften, die traditionelle Zielgruppendefinitionen bestimmen, können auch zielgruppenübergreifende Interessen Ausgangspunkt für die Adressierung sein. So können Einladungen
an Gruppen ergehen, die sich aus dem jeweiligen Inhalt eines kulturellen Angebots
ergeben. Zum Beispiel könnte eine Aufführung mit zeitgenössischer elektronischer Musik ein spezielles Vermittlungsangebot für Elektrotechniker_innen oder Programmierer_innen aufweisen, um deren berufsalltägliche Perspektiven mit den künstlerischen
in einen Austausch zu bringen. Oder zu einer Ausstellung zum Rokoko werden junge
Innendekorateur_innen eingeladen, darin aktuelle Zugänge zum Raumschmuck zu diskutieren und diese mit Zugriff auf die Formensprache des Rokoko in einem Workshop
weiterzuentwickeln.
Darin deutet sich die Möglichkeit an, einfallsreich mit dem Konzept der Zielgruppe
umzugehen und mit den vorgegebenen Kategorien zu spielen. Denn genauso wie Kunst
und Kultur dazu tendieren, Vorgegebenes zu hinterfragen und um- oder neu zu deuten,
kann auch die Kulturvermittlung solche Verfahren für ihre Arbeit nutzen. Gerade ungewöhnliche Angebote können – je nach Selbstverständnis der Institution – Aufmerksamkeit erzeugen.
Eine Kultureinrichtung kann sich darüber hinaus in einen aktiven Austausch mit
dem lokalen Umfeld begeben und für die und mit den dortigen Akteur_innen Angebote
entwickeln. Sie kann auch ein Problem aus diesem Umfeld aufgreifen und sich durch die
Vermittlungsarbeit dazu positionieren. Auch so kann es gelingen, neue Nutzer_innen
und Mitstreiter_innen zu erreichen – zum Beispiel durch die Solidarisierung mit Menschen, die sich für gute Lebensbedingungen in ihrem Viertel einsetzen und aus deren
Perspektive eine Kulturinstitution zunächst vor allem ein Faktor für steigende Mieten
und Verdrängung ist.
2
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
2
D’autres approches des interlocuteurs de
la médiation culturelle
En dehors des critères sociodémographiques, socioéconomiques ou psychographiques
qui définissent traditionnellement les publics-cible, la médiation culturelle peut définir
ses interlocuteurs à partir d’intérêts communs propres à plusieurs publics-cible. Ainsi,
il est possible de partir du contenu spécifique d’une offre culturelle pour inviter ses publics-cible. En suivant cette logique, une représentation avec de la musique électronique
actuelle peut être accompagnée d’une offre de médiation spécialement conçue pour des
électrotechniciens et électrotechniciennes ou programmateurs et programmatrices, afin
de croiser leur perspective professionnelle quotidienne avec l’approche artistique. Un
autre exemple: l’on invite à une exposition sur le rococo des jeunes décorateurs et décoratrices, afin de discuter des approches contemporaines de la décoration d’intérieur,
une approche qui est ensuite approfondie par un atelier qui se base sur le langage formel du rococo présenté dans l’exposition.
Autant d’exemples qui esquissent la possibilité d’une approche originale du concept
de publics-cible et d’un jeu avec les catégories existantes. La médiation culturelle pourrait ainsi, à l’image de l’art et de la culture, chercher à mettre en question l’existant, à le
réinterpréter et à le renouveler, et adopter ce type de démarche pour son travail. Car ce
sont justement les offres « inhabituelles » – définies en fonction de l’image que l’institution a d’elle-même – qui attirent l’attention des publics.
Une institution culturelle peut, en outre, développer des échanges actifs avec son
environnement et concevoir des offres pour et avec les acteurs locaux. Elle peut aussi
s’emparer d’une problématique propre à son environnement et utiliser son travail de
médiation pour se positionner par rapport à ce problème. C’est aussi une manière de
toucher de nouveaux usagers. Elle peut, par exemple, se solidariser avec les personnes
qui s’engagent en faveur de meilleures conditions de vie dans leur quartier et qui, au
départ, voient l’institution culturelle avant tout comme un facteur qui fait augmenter les
loyers et qui conduit à l’éviction de la population locale.
15
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Toute action de médiation culturelle est une occasion pour
l’institution de se remettre en question. Le public peu habitué
à fréquenter les institutions culturelles est d’autant plus exigent.
2
Auf den ersten Blick könnte man meine Arbeit tatsächlich
als Kunstvermittlung missverstehen.
Ich vermittle aber keine Kunst, sondern entwickle mit immer
wechs­elnden Gruppen und Gemein­schaf­ten Projekte für den
öffentlichen Raum ihres jeweili­gen Wohnortes. Ich bin nicht
Vermittler sondern Initiator. Um es mit einem Zitat des Japa­
nischen Modeschöpfers Issey Miyake auf den Punkt zu bringen: «I’m just making things.»
Hanswalter Graf, Bildender Künstler, 30. September 2012
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Sylvie Pipoz, médiatrice culturelle 16
1
3
2
5
4
3 « Viens boire un pot et prendre ton pied » Musée d’art et
d’histoire et l’Atelier des musées, Marianne de Reynier Nevsky,
14.12.2011, Musée d’art et d’histoire, projets partenaires du
groupe « Jura » (Bienne, La Chaux-De-Fonds, Neuchâtel).
1 « Du spectateur à l’acteur »
Journées photographiques de Bienne ,
Julie Dorner et Jeannine Hangartner, 06.09.2011,
projets partenaires du groupe « Jura »
(Bienne, La Chaux-De-Fonds, Neuchâtel).
2 « Regards croisés dans nos musées »
Sylvie Pipoz, 29.05.2012, Musée des beaux-arts,
La Chaux-de-Fonds, projets partenaires du groupe « Jura »
(Bienne, La Chaux-De-Fonds, Neuchâtel).
5 Filmausschnitt «Arbeit» (DVD), Text Zielgruppe
6:30-7:50: Rohschnitt («wir sind Gegenstand der Vermittlung,
Multiplikatoren … aber was mich eigentlich interessiert ist…»)
Kurzbeschrieb:
Das Theaterprojekt Arbeit! untersucht Aspekte von
Arbeitslosigkeit und Arbeitssuche mit engagierten Experten
des Alltags aus der Region.
4 « Viens boire un pot et prendre ton pied » Musée d’art et
d’histoire et l’Atelier des musées, Marianne de Reynier Nevsky,
8.01.2012, Muséum d’histoire naturelle, projet partenaires du
groupe « Jura » (Bienne, La Chaux-De-Fonds, Neuchâtel).
17
3
Was wird vermittelt?
Médiation culturelle: quoi ?
Vermittelt werden Werke, Institutionen, künstlerische Verfahren,
Techniken und Lernmethoden.
Le travail de médiation peut porter sur la création artistique, des
institutions, des pratiques artistiques, des techniques et des méthodes de formation. La médiation culturelle a-t-elle besoin de se
fonder sur un sujet (artistique, culturel) concret ou peut-elle justifier d’une existence à part entière en tant que « passerelle » entre l’art et d’autres disciplines? Cette question a été débattue dans
divers contextes au sein du programme. Citons, à titre d’exemple
récent, le projet « Tate Collectives » du musée britannique Tate
Modern, dans lequel des jeunes ont la possibilité de réaliser des
projets, de créer un site Internet et de conseiller l’institution pour
qu’elle attire davantage de gens de leur génération. Ce type de projet a pour objectif d’encourager une forme d’« auto-apprentissage »
(pour les deux parties concernées) et l’échange créatif à l’ombre
d’une institution artistique, sans pour autant être directement lié
à une œuvre donnée.
Braucht Vermittlung einen (künstlerischen, kulturellen) Gegenstand oder hat sie auch ganz unabhängig davon, als eigene Praxis zwischen Kunst und anderen Disziplinen, eine Berechtigung?
Diese Frage wurde m Programm in verschiedenen Kontexten diskutiert. Ein Beispiel für letzteres wäre das Projekt «Tate Collectives», der britischen Tate Modern, in dem Jugendliche eigene Projekte konzipieren, eine Website betreiben und dabei die Institution
beraten, wie sie für junge Menschen attraktiver wird. Es geht dort
um selbstbestimmtes Lernen (auf beiden Seiten!) sowie kreativen
Austausch in der Nähe einer künstlerischen Institution – ohne direkten Bezug zu einem Werk.
Im Auszug aus der Publikation geht Carmen Mörsch näher auf die
Vermittlung von Werken ein, die Form der Vermittlung, die uns
innerhalb der letzten Jahre am häufigsten begegnet ist.
Dans l’extrait tiré de la publication, Carmen Mörsch s’arrête sur
le travail de médiation culturelle en rapport avec des œuvres, mettant en lumière le type de médiation que nous avons rencontré le
plus fréquemment ces dernières années.
19
41
3
Vermittlung von Werken und Produktionen
Der bekannteste und in der Praxis am weitesten verbreitete Inhalt der Kulturvermittlung
betrifft Produktionen von (hoch-)kulturellen Einrichtungen wie zum Beispiel Museen,
Ausstellungsinstitutionen, Theatern, Opern und Tanz-, Konzert- und Literaturhäusern.
Im Zentrum steht die Vermittlung von Werken, die in Aufführungen oder Ausstellungen
dargeboten oder, im Fall der Literatur, über Verlage publiziert und in Lesungen vorgestellt werden. In den visuellen Künsten bezieht sich die Vermittlung zumeist auf eine
Ausstellung oder auf eine Ausstellungsreihe, sei sie thematisch, auf das Werk eine_r
Einzelkünstler_in oder einer Gruppe, historisch und / oder stilistisch ausgerichtet. Einen weiteren Fokus bilden Sammlungspräsentationen – zum einen, weil ihre Dauerhaftigkeit eine vertiefte Auseinandersetzung und die Entwicklung langfristiger Vermittlungsangebote ermöglicht, zum anderen, weil Sammlungsbestände gegenüber zeitlich
begrenzten Ausstellungen in der öffentlichen Aufmerksamkeit zuweilen zurückstehen.
Beliebt ist, neben der personellen oder akustischen Ausstellungsführung und damit
verbundenen Praxisworkshops, die Konzentration auf ein besonderes Einzelwerk oder
ein ausgewähltes Objekt – so taucht in vielen Museen das Bild oder das Objekt « des
Monats » als Vermittlungsinhalt auf. Im Musikbetrieb findet sich die Vermittlung einzelner orchestraler Werke und Opern oder des Werks und der Persönlichkeit einzelner
Komponist_innen, zum Beispiel im Rahmen von Kinderkonzerten oder Matineen. In
Theatern und Tanzhäusern setzt sie sich mit Stücken des Spielplans auseinander – ein
oft verwendetes Format ist hier das Regie- oder das Einführungsgespräch.
Die hier genannten Vermittlungsformate sind in der Regel erklärend und für den
Nachvollzug angelegt. Sie haben zum vordersten Ziel, Hintergrundwissen zu den Werken und deren Entstehung zu schaffen. Es gibt auch darüber hinausreichende Ziele von
Vermittlung und entsprechend anders angelegte Methoden und Formate im Umgang
mit Werken und Produktionen der Hochkultur. Von diesen ist an anderen Stellen in
dieser Publikation die Rede (siehe Kapitel 6).
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
3
La médiation d’œuvres et de productions
La forme de médiation culturelle la plus connue – et la plus répandue – concerne les
productions d’institutions de la culture dominante comme les musées, les espaces d’exposition, les théâtres, les opéras, les salles de concert et les maisons de la danse ou
de la littérature. Les œuvres proposées dans les représentations ou les expositions, et,
dans le cas de la littérature, les œuvres publiées par les éditeurs ou présentées lors
de lectures constituent le point focal de ce type de médiation. Dans les arts visuels, la
médiation se rapporte la plupart du temps à une exposition ou un cycle d’expositions,
qu’elles soient thématiques ou consacrées à un artiste, un mouvement artistique, une
période historique ou un style. Un autre point fort de ce type de médiation est les présentations de collections permanentes – d’une part, parce que leur pérennité permet de
conduire une réflexion approfondie et de développer des offres de médiation durables,
d’autre part, parce que, au contraire des expositions temporaires, les collections permanentes ne bénéficient pas d’une attention soutenue de la part du grand public. La focalisation sur une seule œuvre ou un objet est également très appréciée, en complément
aux visites guidées ou audio-guidées d’expositions et aux ateliers pratiques en lien. On
voit ainsi apparaître dans de nombreux musées le tableau ou l’objet « du mois » comme
proposition de médiation. Dans le domaine de la musique, la médiation se propose de
familiariser le public avec des œuvres orchestrales et des opéras particuliers ou avec
la personnalité de compositrices et compositeurs, dans le cadre de concerts pour les
enfants ou de matinées, par exemple. Dans les théâtres et les maisons de la danse, elle
propose une réflexion sur les pièces et les chorégraphies qui sont au programme – le
format le plus souvent adopté étant l’entretien avec le metteur en scène ou l’entretien
d’introduction à l’œuvre.
Tous les formats précédemment nommés sont en général axés sur l’explication et
la compréhension. Ils ont pour objectif principal de donner des informations générales
sur les œuvres et leur genèse. Il existe par ailleurs d’autres objectifs de médiation, qui
vont plus loin que les formats cités et, par conséquent, d’autres méthodes et formats
pour aborder les œuvres et les productions de la culture dominante. Ce sujet est abordé
dans d’autres passages de cette publication.
21
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Vermittlung mittelt zwischen Werk und Rezipient. Im besten
Fall vermittelt Vermittlung das Vertrauen in die eigene
Wahrnehmung. Allenfalls können diese Wahrnehmungen an
Hintergrundwissen zum Werk überprüft, vertieft, gestärkt
werden. Vermittlung hilft und befähigt also, wahrzunehmen
und Fragen zu stellen. Vermittelt wird somit die Kunst des
Fragens und – über differenzierte Wahrnehmung – wachsendes
Vertrauen in die eigenen Antworten.
Roger Lille, Leiter Professur Kulturvermittlung und Theaterpädagogik, Pädagogische
Hochschule FHNW
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Solution : Cézanne
PAR
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NUMÉROS DE Start. ILS DESSINENT
AccOMPAGNER SUR LES 3 DERNIERS
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Genève, le 7 juin 2011.
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5) QUAND LE NIVEAU DE L’EAU PASSE
AVEc UN cOUVERcLE, SI cELA A TENDANcE
à DÉbORDER, bAISSER LÉGèREMENT
LE fEU ET LAISSER LE cOUVERcLE
EN ATTENDANT ESSAYONS DÉjà DE fAIRE
UN bON RIz bLANc AUx LENTILLES.
4) PORTER à ÉbULLITION à fEU VIf
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Graphisme : Schönherwehrs Genève.
Impression : Mattenbach AG Winterthur.
Site internet : Jennifer Cesa (L-artichaut) et Emmanuel Piguet (B7 Studio Genève).
START est édité par Claude-Hubert Tatot et Schweizer Kunstverein/Kunstbulletin, Zürich.
Diffusion : Kunstbulletin Nº 1 / 2 2012 (13 000 exemplaires).
Merci à Sabine Tholen et aux artistes qui ont participé à ce numéro,
Sibylle Boppart, Claudia Jolles, Odile Quennoz, Hélène Mariéthoz
CONTACT : E ) [email protected]
T+F ) +41 22 329 75 27 ( Milkshake Agency)
PAS D’ÂGE
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DU 30 jANVIER AU 12 fÉVRIER
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UN fESTIVAL
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D’AMÉRIQUE LATINE
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cOMPLèTEMENT
UNE ANNÉE
SOUHAITENT
ÉQUIPE VOUS
ET SON
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LE fESTIVAL
fcAc
PAR
VOUS SOUHAITE UNE ANNÉE 2012
Sara Atka, 2011, Bruxelles, Sous le soleil hivernal,
encre de chine sur papier, format A5
Photo du projet qui a réuni l'an dernier
le DJ Oval, les nageuses synchronisées du JNO
et Dimitri Delcourt à la piscine d'Onex
pour une soirée sonore, visuelle
et magnifiquement aquatique...
La photo est de Dylan Perrenoud.
www.antigel.ch
DU
3
Neo Neo
Aymeric Tarrade, Diplômé Bachelor 2011 en Peinture-Dessin,
Haute école d’art et de design – Genève.
Vanishing point, huile sur toile, 215 × 160 cm, 2011
SARA ATkA
GROOVY ET SYNcOPÉE!
Valérie Besson, Découpage, 23 × 23 cm, 2011
VALÉRIE bOSSON
PAR
DEUx cERVEAUx…
4
3
5
6
4 «Hör mal – RepOHRtagen aus
der Schweiz»
3 «Histoires condansées» A condansed History of Dance
Concept, text, video, performance: Foofwa d’Imobilité
Lighting & technical presentation: Jonathan O’Hear / Antoine Lengo
A project developed in collaboration with Plateforme de Médiation de l’AVDC and Reso
– Réseau danse suisse, and also the support of Pro Helvetia within the framework of
their Cultural Mediation program.
Producer: Neopost Ahrrrt Association
With the support of the Ville de Genève, the République et canton de Genève
and Pro Helvetia.
Foofwa / Neopost Rightocopy 2012
Thank you Strut Perth, Dancehouse Melbourne, Critical Path Sidney
Wie hören Kinder ihre Umwelt? Wie gehen sie mit den prägenden
Höreindrücken ihrer Umgebung um? In Workshops mit Primarschulklassen aus Basel, Donat (GR), Unterseen, Rapperswil und
Appenzell sind klingende Hörpostkarten entstanden, in denen
sich die Kinder kreativ mit den Höreindrücken ihrer Wohnorte
aus­einandersetzen – ein musikalisches Zuhörprojekt, das ab
Oktober 2012 weitergeführt wird und mit dem eine Hörlandkarte
der ganzen Schweiz entstehen soll.
5 / 6 & Nächste Seite / Page suivante: «microsillons, En commun. Journal du Bois de la Bâtie»,
mai-juin 2010.
Le projet proposé par le collectif microsillons – a été réalisé
en mai et juin 2010 en collaboration avec deux classes de l’école
obligatoire, dans le cadre du festival pluridisciplinaire La
Terrasse du Troc, qui avait lieu au Bois de la Bâtie, à Genève.
Plusieurs séances de travail en classe ont été menées, accompagnées de rencontres sur le terrain avec des personnes liées
à différentes activités du Bois. Les élèves ont travaillé sur des
articles illustrés qui ont été publiés dans un journal où le Bois
de la Bâtie est devenu le territoire d’une réflexion collective sur
la notion de commun. www.garedunord.ch / garedesenfants
Projekt: Gare des Enfants, Gare du Nord, Basel
Künstlerische Leitung: Sylwia Zytynska
Zeitraum: Oktober 2010 – Februar 2012
Finanzierung: Drosos Stiftung
24
51
4
Wie wird vermittlet?
Médiation culturelle : comment ?
Die Arten zu vermitteln sind vielfältig. Während des Programms
wurde insbesondere das Thema Partizipation zunehmend diskutiert. In vielen Projekten wurde ersichtlich, dass Partizipation
keineswegs selbst schon ein «Ziel» ist, sondern oft grosse Fragen
aufwirft und einiges verlangt. Heisst Partizipation beispielsweise
auch «mitbestimmen» oder heisst es lediglich «mitmachen»? Zu
welchem Zeitpunkt im Projekt beginnt Partizipation? Was passiert, wenn sich Rollen verschieben z.B. Teilnehmende selberzu
Schaffenden oder Vermittelnden werden? Bestehen die zeitlichenRessourcen für – oft prozessorientierte – partizipative Prozesse?
Wenn Partizipation bewusst konzipiert und konsequent eingeplant
wird, kann sie für alle Beteiligten zu einer echten Bereicherung
werden.
Il existe de nombreuses formes de médiation. Dans le cadre du
programme, l’aspect de la participation a fréquem­ment resurgi.
Dans de nombreux projets, il est apparu que celle-ci n’est pas un
« objectif » en soi, mais qu’elle soulève bien des questions et n’est
pas sans condition. Est-ce que, par exemple, la participation im­
plique le droit à la codétermination? Ou signifie-t-elle tout au plus
« collaborer »? À quel moment du projet la parti­cipation débutet-elle? Qu’advient-il lorsque les rôles sont intervertis et que les
participants deviennent eux-mêmes artistes ou médiateurs? Est-ce
que les ressources temporelles suffisent pour des processus participatifs – eux-mêmes, le plus souvent axés sur un processus en
soi? Lorsque la participation est conçue et planifiée de façon systématique, elle peut s’avérer un enrichissement réel pour tous les
participants.
Im Auszug aus der Publikation zeigt Carmen Mörsch verschiedene
Möglichkeiten partizipativer Vermittlungsformen auf.
Dans l’extrait tiré de la publication, Carmen Mörsch décrit diverses formes de la médiation culturelle participative.
27
57
4
Beteiligungsgrad: Partizipativ
Ein partizipativer Beteiligungsgrad in der Kulturvermittlung ist gegeben, wenn ein Angebot und sein Handlungsrahmen von Seiten der Vermittelnden vorgegeben werden,
die Teilnehmenden jedoch innerhalb dieses Rahmens Möglichkeiten zur eigenständigen
Gestaltung haben, zum Umarbeiten von Inhalten und Formen oder auch der Handlungsregeln selbst. Hierzu gehören Formate wie die Projekte des Musikkollegiums Winterthur, in denen unter Beteiligung von Kindern und Jugendlichen eine Oper entsteht.
Ein Beispiel aus der Literaturvermittlung ist das Projekt «Schulhausroman», bei dem
Jugendliche zusammen mit Literat_innen einen Roman erarbeiten. Gegenwärtig werden
auch die Möglichkeiten des Internets unter dem Aspekt der partizipativen Kulturvermittlung diskutiert und weiterentwickelt. Im Ausstellungsbereich mehren sich Projekte,
die auf den sogenannten «User Generated Content» – von Nutzer_innen hergestellte
Inhalte – abzielen und das Internet dabei als Kommunikations-, Produktions- und Dokumentationsmedium nutzen. In der «Netzliteratur» finden sich Beispiele wie der seit
zwölf Jahren existierende «Assoziations-Blaster», bei dem aus vielen Einzelbeiträgen
nach dem Zufallsprinzip neue Texte generiert werden. Die Beteiligungsmöglichkeiten
sind das Eingeben, das Lesen, die Bewertung und die Diskussion von Texten in einem
Blog. Obwohl der «Assoziations-Blaster» weniger Literaturvermittlung als eine kollektive Literaturproduktion zum Ziel hat, taucht er in Besprechungen von Literaturvermittlung auf. An dieser Stelle löst sich die stets in Bewegung befindliche, unscharfe
Trennlinie zwischen «Kunstproduktion», und «Kunstvermittlung» zusehends auf.
Grundsätzlich gilt: Wird von Partizipation gesprochen – und dies ist in der Kulturvermittlung häufig und in zunehmenden Masse der Fall –, stellt sich nicht nur die Frage,
wer in welchem Umfang woran partizipiert, sondern vor allem auch, wer in der Position
ist, Partizipation zu erlauben und wer die Verantwortung für deren Wirkungen trägt.
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
4
Le degré de participation: participatif
Dans la médiation culturelle, l’on parle de participation lorsqu’une offre et son cadre
d’action sont prédéterminés par les médiatrices et médiateurs, mais qu’à l’intérieur de
ce cadre, les participantes et participants ont la possibilité de s’organiser de manière
autonome, d’intervenir sur les contenus, les formes et même les règles d’action. Cette
catégorie de formats comprend par exemple les projets du Musikkollegium Winterthur,
dans lesquels les enfants et les jeunes participent à l’élaboration d’un opéra. Dans le
domaine littéraire, l’on peut citer le projet «Schulhausroman», où des jeunes écrivent
un roman en collaboration avec des écrivaines et écrivains. A l’heure actuelle, dans la
perspective d’une médiation culturelle participative, le potentiel d’Internet fait l’objet
de discussions et de développements. Dans le domaine des expositions, l’on assiste à la
multiplication de projets visant à créer du « user generated content » – c’est-à-dire des
contenus produits par les utilisatrices et les utilisateurs – projets qui utilisent Internet
comme moyen de communication, de production et de documentation. En matière de
« Web littéraire », l’on trouve des exemples comme l’« Assoziations-Blaster », dont l’existence remonte à une douzaine d’années. Il s’agit d’un site où, partant des nombreuses
contributions individuelles, de nouveaux textes sont générés selon un principe aléatoire.
Il propose diverses formes de participation: déposer un texte, lire, juger et discuter de
textes sur un blog. Bien que l’objectif d’« Assoziations-Blaster » soit moins de transmettre la littérature que d’inciter à la production collective de littérature, le site est
souvent mentionné dans les discussions sur la médiation de la littérature. Dans un tel
cas de figure, la ligne de démarcation entre la « production artistique » et la « médiation
artistique » – une ligne de tous temps mouvante et floue – tend à s’estomper.
Une remarque de principe: lorsque l’on parle de participation – et c’est de plus en
plus fréquent dans le domaine de la médiation culturelle –, il ne faut pas seulement se
demander qui participe à quoi et dans quelle mesure, mais surtout qui est en position
d’autoriser cette participation, et qui porte la responsabilité de ses effets.
29
Zitate
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1 «Blicke sammeln 1»
Die erste von sieben Ausstellungen mit
Gruppen aus unterschiedlichen Lebensbereichen, die sonst nichts mit Kunst zu
tun haben, gestalteten Ruderer vom See
Club Thun. Alle Werke stammen aus der
Sammlung des Kunstmuseums, die auf
diese Weise mal aus anderen Blickwinkeln
betrachtet wurden.
2 «Bild Blicks sammeln 2»
Sie wählten als verbindendes Thema
Rhythmus, Oberfläche und Licht. «Es
ist im Prozess in der Gruppe schnell
klar geworden, dass wir das gemeinsame
Erlebnis beim Rudern, das Meditative,
mit der Kunst vermitteln wollen. Deshalb
ging es schnell ins Abstrakte und weg
von der konkreten Landschaft oder von
Seeansichten.»
4
3 «Bild Blicks sammeln 3»
Ihre Ausstellung war von einem Kontrast
geprägt. Auf der einen Seite hingen kreuz
und quer Bilder zu Einsamkeit, Krieg
und Tod. Auf den drei anderen Seiten
das Thema Familie und Heimat. Denn:
«Und mit der Zeit kann man sagen: Hier
ist mein Zuhause, ich bin auch Teil dieser
Gesellschaft.» Das Tänzerpaar bildet das
verbindende Element.
4 «Bild Blicks sammeln 4»
Blicke sammeln 4 wurde von Migranten
zusammen­gestellt. Ihre Gemeinsamkeit
ist, dass sie sich zu inter­kulturellen Übersetzerinnen ausbilden lassen. Ansonsten
könnten sie unterschiedlicher nicht sein.
Ihre Ausstellung war von einem Kontrast
geprägt. Auf der einen Seite hingen kreuz
und quer Bilder zu Einsamkeit, Krieg und
Tod. Auf den drei anderen Seiten das
Thema Familie und Heimat. Denn: «Und
mit der Zeit kann man sagen: Hier ist
mein Zuhause, ich bin auch Teil dieser
Gesellschaft.» Das Tänzerpaar bildet das
verbindende Element.
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5 «Blicke sammeln 5»
Viele, viele Originale wurden zum Ausstellungsraum transportiert, um dann eine
kleinere Endauswahl zu treffen.
6 «Blicke sammeln 6»
Nachdem das Thema steht, basiert die
erste Wahlrunde auf der Datenbank und
A4-Ausdrucken.
7
7 Filmausschnitt Videoguide Genf
http://www.ville-ge.ch/culture/rousseau/video/rts_rousseauEtGeneve_st.mp4
Rousseau tout simplement !
Une promenade médiée qui est ouverte à tous et, en particulier, aux personnes en situation de handicap auditif et visuel. Support
multimédia, à télécharger sur www.rousseau2012.ch:
versions imprimée, audio, ou en langue des signes pour faire connaissance avec le célèbre Jean-Jacques Rousseau. Un projet de :
Département de la culture de la Ville de Genève, Service cantonal de la Culture de l’Etat de Genève et Le Comité Régional
Franco-Genevois (CRFG) dans le cadre des « Projets partenaires ».
Conception : David Matthey, médiateur culturel, DCS
Concept vidéo : Olivier Gay-Deslarzes, responsable multimédia, DCS
Réalisation : Gilles Daubeuf, Oursfilm
Genève, avril 2012.
http://www.ville-ge.ch/culture/rousseau/video/rts_introduction_st.mp4
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5
Wie wirkt vermittlung?
Médiation culturelle: quel impact?
Wirkung von Vermittlung wurde im Programm Kulturvermittlung
oft eng zusammen mit ihrer Legitimation diskutiert. Dabei standen meist Kunst- und kulturfremde Wirkungen z.B. in Bezug auf
soziale Fähigkeiten oder die Wirkung auf die Publikums­-zahlen im
Vordergrund.
Dans le cadre du programme Médiation culturelle, l’impact de la
médiation a fait l’objet de discussions, souvent en lien avec sa raison d’être. Dans ce contexte, des facteurs non directement associés
à l’art ou aux activités culturelles, comme des compétences sociales ou l’influence sur les statistiques de fréquentation, primaient.
Spätestens bei der Evaluation zeigte sich die Schwierigkeit, diese Wirkungen zu messen. Einige Projekte haben ihre Wirkungsabsichten zugunsten einer prozessorientierteren Sichtweise geändert (z.B. weg von Publikumszahlen hin zu einem inhaltlichen
Austausch mit neuen Teilen der Bevölkerung). An Foren berichteten Kolleginnen und Kollegen aus England, wo diese Diskussion
seit Jahrzehnten geführt wird, dass die extrinsischen Wirkungen
(Schule, Publi­kumszahlen) der Vermittlung heute in den Hinter­
grund rücken. Partizipationsmöglichkeiten, Bildungs­angebote
und Austauschformate mit unterschiedlichen Bevölker­ungsteilen
haben sich ganz einfach als eigenständige neue Wirkungsmöglichkeiten der Kultur etabliert.
Dans un deuxième temps, l’évaluation a mis en lumière la difficulté de mesurer ces effets. Les objectifs prévus avaient en effet été
modifiés dans le cas de certains projets en faveur d’une perspective davantage axée sur les processus (abandon, par exemple, du
facteur «audience» en faveur d’un échange sur la teneur du projet
avec d’autres segments de population).
Im Auszug aus der Publikation lenkt Carmen Mörsch den Fokus
auf die die Auftraggebenden selbst. Wie vielfältig Wirkungen von
Vermittlung sein können, zeigen die Zitate.
Lors de diverses tables rondes, des collègues de Grande-Bretagne,
où cette discussion est menée depuis des décennies, ont mis en exergue que les effets extrinsèques (école, audience) de la médiation
culturelle sont relégués au second plan. Le degré de participation,
les possibilités de formation et d’échange avec différents segments
de la population se sont imposés avec le temps comme de nouvelles formes d’impact dans le domaine culturel.
Dans l’extrait tiré de la publication, Carmen Mörsch met l’accent
sur le mandant lui-même. Une série de citations illustre les multiples formes d’impact du travail de médiation culturelle.
32
69
5
Wie wirkt
Vermittlung?
Wenn es um Kulturvermittlung geht, kreisen kultur- und bildungspolitische Debatten
viel um die Frage, wie sich Projekte der Kulturvermittlung auf diejenigen auswirken,
die an ihnen teilnehmen: auf die Adressat_innen. Es besteht der Eindruck, als sei die
Förderung und Verwirklichung von Kulturvermittlung an die richtige Beantwortung
dieser Frage geknüpft. So scheint es sich auch ein grösserer Teil der Forschung zur
Kulturvermittlung bislang zur Aufgabe zu machen, von Seiten der jeweiligen Entscheider_innen als positiv definierte Wirkungen auf die Adressierten zu belegen. In dieser
Publikation wird dagegen nicht aktiv mit dem Begriff der Wirkung gearbeitet (mögliche Ausnahme: die Texte zum Perspektivwechsel, die von anderen Autor_innen geschrieben wurden). Dies liegt daran, dass die Autorinnen nicht davon ausgehen, dass
ein direkter Wirkungszusammenhang zwischen Kulturvermittlung und Nutzer_innen
unwiderlegbar nachzuweisen wäre. Die Faktoren, die bei einer Haltungsänderung oder
einem Wissenszuwachs, sprich bei einer Lernerfahrung wirksam sind, lassen sich letztendlich nicht ausreichend klar isolieren. Daher betrachtet diese Publikation im Kapitel
«Warum Vermittlung?» die in der öffentlichen Debatte als Wirkung behaupteten Effekte als Legitimationen für Kulturvermittlung. Auch erachten die Autorinnen die bislang
fast ausschliessliche Konzentration auf die durch Kulturvermittlung erreichten Veränderungen bei Teilnehmenden problematisch, weil diesen dadurch die Position von «zu
Verbessernden» zugeteilt wird. Die Autorinnen vertreten demgegenüber die Ansicht,
dass die Wirkungen von Kulturvermittlung zunächst einmal in Bezug auf diejenigen zu
untersuchen sind, welche sie in aller Regel initiieren, betreiben oder in Auftrag geben –
auf die Kulturinstitutionen selbst sowie auf die mit der Förderung und Realisierung von
Kulturvermittlung darüber hinaus befassten Organisationen und Behörden.
Daher werden in diesem Kapitel unter der Frage «Wie wirkt Kulturvermittlung?»
fünf Funktionen aufgeführt, welche Kulturvermittlung für diese Einrichtungen erfüllen
kann.
Diese Funktionen sind weder im Sinne verschiedener Entwicklungsstufen hierarchisch noch historisch-chronologisch zu denken. In der Vermittlungspraxis sind meistens mehrere von ihnen gleichzeitig am Werk. Am Ende jeder Funktionsbeschreibung
folgt eine kurze Problematisierung, die im Vertiefungstext zu diesem Kapitel weiter
ausgeführt wird.
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
5
Quels sont les effets de la
médiation culturelle ?
Lorsqu’il est question de médiation culturelle, les débats de politique culturelle et éducationnelle se concentrent souvent sur les effets produits par les projets de médiation
culturelle sur ceux qui y participent, c’est-à-dire ses interlocuteurs. On a l’impression
que l’encouragement financier de la médiation culturelle dépend d’une réponse « correcte » à cette question. Ainsi, une grande partie de la recherche consacrée à la médiation culturelle semble s’être donné pour objectif de prouver que cette dernière a effectivement sur les interlocuteurs les effets qui ont été définis comme positifs par les
décideurs politiques. La présente publication ne travaille en revanche pas activement
avec le concept d’effet (à l’exception, peut-être, des textes sur le changement de perspective, qui ont été rédigés par d’autres autrices et auteurs). Les autrices sont en effet
convaincues de l’impossibilité de prouver avec certitude qu’il existe un lien d’effet direct
entre la médiation culturelle et ses usagères et usagers. Les facteurs qui conduisent
à un changement d’attitude ou à un surplus de connaissance, c’est-à-dire les facteurs
qui sont à l’œuvre au cœur d’une expérience d’apprentissage, sont impossibles à isoler
avec suffisamment de précision. C’est pourquoi, dans le chapitre « Pourquoi la médiation culturelle ? », cette publication considère que les prétendus effets avancés dans les
débats publics ne sont en vérité que des arguments servant à légitimer la médiation
culturelle. Par ailleurs, les autrices estiment problématique cette focalisation exclusive
sur les changements que la médiation culturelle peut induire chez les participantes et
participants, car elle fait de ces derniers des personnes « à améliorer ». Les autrices sont
au contraire d’avis qu’il faut d’abord chercher les effets de la médiation culturelle chez
ceux qui, en règle générale, la mettent en place et en pratique ou en donnent le mandat,
à savoir les institutions culturelles elles-mêmes ainsi que les organisations et les autorités qui se consacrent à l’encouragement et à la mise en œuvre de la médiation culturelle.
Partant de la question « Quels sont les effets de la médiation culturelle ? », ce chapitre présente donc cinq fonctions que la médiation culturelle remplit pour ces institutions.
Ces fonctions ne doivent pas être comprises de manière hiérachisée ou, dans une
perspective historique et chronologique, comme des phases de développement successives. Dans la pratique, elles interviennent en effet souvent simultanément. Chaque description de fonction se termine par une brève problématisation, qui est développée dans
l’article de fond en lien avec ce chapitre.
34
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Dans ma pratique de terrain, la médiation artistique et culturelle
consiste à partager un regard sur une œuvre, un art ou
un artiste avec divers publics. Et je considère que la médiation
est en quelque sorte un acte citoyen lorsqu’elle contribue à
du lien entre un point de vue artistique et la réalité du pu créer
blic. Pour créer du lien je dois être à l’écoute de la réalité du public au moins autant que de celle de l’artiste. Cette écoute nourrit
ma pratique artistique. Et la boucle peut recommencer...
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1 Filmausschnitt «Winterthur schreibt eine Oper»
Jugendoper «Das verbotene Land»
Ein Projekt des Musikkollegium Winterthur in Zusammenarbeit mit dem Theater Winterthur
Film: Jens Neubert
Mitwirkende: 750 Kinder und Jugendliche aus Winterthur
http://www.musikkollegium.ch/jugend/jugendoper.html
2 Filmausschnitt Artists in Residence an Schulen
Ein Pilotprojekt von Kultur macht Schule,
ein Programm des Departements Bildung, Kultur und Sport Kanton Aargau
Kunstschaffende verlegen ihr Atelier in eine Schule und in intensiver Zusammenarbeit
mit den Kindern entsteht ein künstlerisches Werk. Durch diese räumliche Verankerung
nehmen Schüler/-innen und Lehrpersonen am künstlerischen Arbeitsprozess teil und
gewinnen daraus neue Inspiration.
Ein Film von: Gabriela D’Hondt, reflevta.tv
Mit Husmann / Tschaeni und Kindern und Lehrpersonen der Primarschule Menziken
Projektleitung: Jeannine Hangartner
Winter 2012, Menziken AG
www.kulturmachtschule.ch
36
6
Warum (keinE) Vermittlung?
Pourquoi (pas) de la médiation culturelle ?
Diese Grundsatzfrage wurde im Programm von vielen gestellt.
Kulturbeauftragte fragen, ob es wirklich ein weiteres Berufsfeld
braucht, das Ressourcen benötigt. Kunstschaffende fragen, ob
sich Vermittlung nicht unnötigerweise zwischen ihre Kunst und
das Publikum stellt. Kritiker der etablierten Kultur fragen, ob Vermittlung eine Legitimationsaktion der Hochkultur ist. Freunde der
etablierten Kultur befürchten einen Qualitätsverlust durch eine
«Anbiederung ans Publikum». Es gibt aber auch viele Argumente
für Vermittlung.
Cette question fondamentale a été posée par de nombreux participants durant le programme. Ainsi, divers préposés aux affaires
culturelles se demandent s’il faut vraiment mettre en place un nouveau secteur professionnel qui, lui aussi, nécessitera des ressources. Les créateurs, quant à eux, s’interrogent à savoir si la médiation culturelle ne s’érige pas inutilement en barrière supplémentaire
entre leurs œuvres et le public. Les détracteurs de la culture établie se demandent si la médiation culturelle n’est pas, somme toute,
qu’un acte de légitimation de la Culture avec un grand «C». Enfin,
les adeptes de la culture traditionnelle craignent une perte qualitative, conséquence de ce qu’ils considèrent comme une forme de
«complaisance envers le public».
Z.B. diese:
• Vermittlung braucht es, um verschiedenen Men­schen Werkzeuge
für eine eigenständige Ausein­andersetzung Kunstschaffenden eine
Auseinandersetzung mit unterschiedlichen Menschen zu ermöglichen.
• Vermittlung braucht es, um den Aktionsradius kultureller Institutionen zu erweitern und sie damit zukunftsfähiger zu machen.
• Vermittlung braucht es, um die Diskussionen über verschiedene
Kunst und Kulturverständnisse zu führen – vielleicht sogar mit
künstlerischen Mitteln.
Ob und warum es Vermittlung braucht muss von jeder Förderstelle, jeder Institution und nicht zuletzt auch vom Publikum beantwortet werden.
Im Auszug aus der Publikation geht Carmen Mörsch auf die Idee
der Erweiterung des Publikums auf alle Bevölkerungsschich­ten
aus fiskalischer Verantwortung ein.
Cela dit, de nombreux arguments parlent également en faveur de
la médiation culturelle. En voici un aperçu:
• La médiation culturelle s’avère utile lorsqu’il s’agit de fournir des
«outils» appropriés à celles et ceux qui souhaitent se confronter à
l’art. Voire aux artistes qui aspirent à une rencontre avec des publics divers.
• La médiation culturelle s’avère utile pour élargir la portée
d’institutions culturelles et ainsi mieux les préparer à leurs futures missions.
• La médiation culturelle s’avère utile pour mener plus avant le débat sur les diverses perceptions des mondes de l’art et de la culture
– peut-être même, pourquoi pas, grâce à des moyens artistiques.
La question de l’existence et du bien-fondé des activités de médiation culturelle concernent chaque organisme d’encouragement à
la culture, chaque institution et, in fine, le public lui-même. Dans
l’extrait tiré de la publication, Carmen Mörsch approfondit l’idée
de l’élargissement du public à toutes les couches de la population
pour des questions de responsabilité fiscale.
38
81
6
Bei dem Argument, Kulturvermittlung sei aus fiskalischer Verantwortung zur Erweiterung des Kulturpublikums nötig, steht die Frage der Legitimation einer Elite-Kunst
und -Kultur im Vordergrund. Es geht von der Annahme aus, dass durch Steuergelder
finanzierte Kunstinstitutionen sich nur durch ein möglichst breites und heterogenes Publikum rechtfertigen können. Anderenfalls würde die gesamte Steuergemeinschaft mit
dem Interesse einiger weniger belastet. Diese Argumentation reicht bis in die 1960er
Jahre zurück. Der bekannte Slogan «Kultur für Alle», der häufig mit dieser Legitimationsstrategie assoziiert wird, bezieht sich auf ein Buch mit gleichlautendem Titel des
damaligen Frankfurter Kulturdezernenten Hilmar Hoffmann aus dem Jahr 1979. Allerdings war Hoffmanns Forderung nicht auf das Zugänglichmachen der Hochkultur
beschränkt, dies war nur eine wichtige Komponente. Daneben bestand sie darin, auch
Praktiken und Produkte der Kultur von ländlichen und Arbeitermilieus – wie zum Beispiel das Taubenzüchten – als kulturelle Hervorbringungen zu begreifen. Er schlug
vor, diese im Sinne kultureller Teilhabe genauso zu fördern und zu verbreiten wie die
stärker von Besserverdienenden und formal höher Gebildeten frequentierten Angebote
der Kulturinstitutionen. Damit ging es ihm um eine Auflösung oder zumindest die Infragestellung der Grenze zwischen «Hochkultur» und «Populärkultur».
Gegen die Legitimation der Publikumserweiterung wird vorgebracht, dass die Forderung einer zahlenmässig nachweisbaren Verteilungsgerechtigkeit nicht legitim ist,
da auch diejenigen, die Kulturangebote nicht aktiv wahrnehmen, von den Künsten als
elementarem und unverzichtbarem Bestandteil der Gesellschaft profitieren. So wird beispielsweise auch die öffentliche Finanzierung von medizinischer Hochtechnologie nicht
mit dem Argument, nur wenige würden von ihr profitieren, in Frage gestellt. Die Künste
sind in diesem Sinn Spezialdomänen wie wissenschaftliche und technische Bereiche
auch. Gegen das Argument, Hochkultur von Populärkultur nicht zu unterscheiden und
die Ausübung und den Konsum von Kultur nach jeweiligen Interessen und Vorlieben
zu fördern, wird eingewandt, dass in diesem Fall die Öffentlichkeit nicht mehr mit anspruchsvollen Formen und Inhalten herausgefordert würde, sondern dass Angebote einem unterstellten mehrheitlichen Geschmack in einer Art vorauseilendem Gehorsam
entgegenkämen.
6
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
Dritte Legitimation:
Erweiterung des Publikums auf alle
Bevölkerungsschichten aus fiskalischer Verantwortung
Troisième légitimation:
la responsabilité fiscale exige que le public-cible
soit élargi à toutes les couches de la population
L’argument selon lequel la médiation culturelle est nécessaire à l’élargissement des
publics de la culture pour des raisons fiscales pose la question de la légitimité d’une
culture et d’un art élitaires. Il part de l’hypothèse que les institutions culturelles financées par les impôts ne peuvent se justifier que si elles attirent un public le plus large
et le plus hétérogène possible. Autrement, cela signifierait que l’ensemble de la communauté fiscale supporte les intérêts d’une minorité. Cette argumentation remonte aux
années 1960. « Culture pour tous », le célèbre slogan souvent associé à cette stratégie
de légitimation, reprend le titre du livre publié par Hilmar Hoffmann, l’ancien directeur
de la culture de Francfort en 1979. Or sa revendication ne se limitait pas à rendre accessible la « culture dominante », qui ne constituait que l’un des éléments importants
de sa réflexion. Elle enjoignait aussi d’accepter au titre de productions culturelles les
pratiques et les produits de la culture paysanne ou ouvrière – comme la colombophilie.
Elle proposait de les encourager et de les promouvoir au sens d’un partage culturel et
au même titre que les offres des institutions culturelles, plutôt fréquentées par des personnes mieux rémunérées et au bénéfice d’une éducation formelle plus élevée. Elle avait
pour objectif de dissoudre - ou au moins de remettre en question - la frontière séparant
la « culture dominante » de la « culture populaire ».
Un argument s’oppose à cette légitimation de l’élargissement des publics: rien ne
justifie d’exiger une justice distributive démontrable par les chiffres, car même ceux qui
ne prennent pas part activement aux offres culturelles profitent des arts puisque ceuxci forment un élément fondamental et indispensable de la société. Ainsi ne remet-on
pas en question, par exemple, le financement public de la haute technologie médicale
sous prétexte que seuls quelques-uns en profitent. En ce sens, les arts sont un domaine
spécifique comme la science et la technique. Et contre l’argument qu’il ne faudrait pas
faire de distinction entre la culture dominante et la culture populaire et qu’il faudrait
encourager l’exercice et la consommation de la culture en fonction des intérêts et des
préférences de chacun, l’on objecte que, dans ce cas, le public ne serait plus stimulé par
des formes et des contenus exigeants, mais que les offres finiraient par se conformer au
goût présumé de la majorité dans une sorte de docilité prévisionnelle.
40
Zitate
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Wenn Kinder und Jugendliche zusammen mit
eigene Theaterstücke erarbeiten, wenn
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sie eine grosse Zirkusshow auf die Beine stellen oder
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die bildenden Künste ausprobieren, ist
das viel mehr als eine schöne Freizeitbeschäftigung.
Kulturelle
Bildung unterstützt junge Menschen, ihre
Persönlichkeit zu entwickeln und ihren Platz in der
Gesellschaft
zu finden. Darum ist Kulturvermittlung
so wichtig – vor allem, wenn sie Wert auf eine aktive
Mitgestaltung
der Kinder legt.
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Véritable pierre angulaire du projet du festival, la médiation du far° est une manière de transgresser les frontières
du théâtre et de créer du lien social avec des groupes cibles
sur du long terme. Les propositions transdisciplinaires qui
ponctuent à part entières sa programmation sont autant
d’ouvertures et de rencontres qui donnent un rôle au gens de
Nyon et de sa région dans l’élaboration du projet artistique du
festival. Comme le souligne Michael Huber, « La médiation
culturelle devient intéressante là où l’aspect artistique est
mis en point de mire, là où la médiation rassemble les individus avec les arts, par les arts et pour les arts », in : Michael
Huber, 01.08.2012 publié sur www.kultur-vermittlung.ch.
Le far° veut donner envie à tout un chacun de rencontrer les
arts scéniques et déployer des effets durables sur le territoire.
Véronique Ferrero Delacoste, Directrice, far° festival des arts vivants
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7
Wer macht vermittlung?
Dass es für Kunst eine Künstlerin, für Unterricht einen Pädagogen
braucht, ist einsichtig. Die Frage, ob es für Kunstvermittlung einer
eigenen Berufsgattung bedarf, ist hingegen umstritten. Das Fazit
des Programms Kulturvermittlung ist ein JA – mit Varianten.
Vermittlung arbeitet an der Schnittstelle unterschiedli­cher Bereiche sowie mit verschiedensten Menschen und oft auch mit spezifischen Themen. Sie ist meist Prozess- und Bildungsarbeit, oft
(auch) Kunstproduktion und manchmal PR Tätigkeit sowie kuratorische oder soziokulturelle Arbeit. Vermittlung ist deshalb eine
höchst anspruchsvolle Aufgabe, die spezifische Kompetenzen und
spezifische Aufmerksamkeit in Form von zeitlichen und finanziellen Ressourcen benötigt. Damit ist noch nichts über das exakte
Profil der ausführenden Person gesagt, aber es ist klar, dass es
Personen braucht, die sich dieser Aufgabe mit der nötigen Aufmerksamkeit und Fachkenntnis widmen.
Der Auszug aus der Publikation widmet sich dem Berufsbild «Vermittlerin / Vermittler».
Médiation culturelle:
qui la pratique?
Pour créer une œuvre d’art, il faut des artistes; pour enseigner,
on a besoin de pédagogues, rien de plus évident que cela. Faut-il
pour autant mettre en place un nouveau cursus professionnel pour
pratiquer la médiation? Le sujet reste controversé. Le programme
Médiation culturelle plaide pour le OUI — assorti de quelques variantes.
La médiation culturelle opère à l’intersection entre différents domaines, avec des personnes d’horizons divers, et traite souvent de
thèmes spécifiques. La plupart du temps, elle est assimilable à un
processus de formation, fréquemment (aussi) à une production artistique, parfois à des activités de relations publiques. Peuvent également en faire partie des mandats de commissariat d’exposition
ou des activités socio-culturelles. La médiation culturelle est donc
une tâche très exigeante qui requiert des compétences spécifiques
et une attention particulière en termes de ressources temporelles
et financières. Si le profil exact de la personne qui «pratique» la
médiation culturelle n’est pas encore tout à fait défini, il est clair
cependant que ce type de fonction nécessite l’engagement de personnes qui lui voueront toute l’attention et l’expertise requises.
L’extrait tiré de la publication est consacré au profil de la profession de «facilitateur / médiateur».
43
Beruf: Kulturvermittler_in
Kulturvermittlung ist ein Arbeitsfeld an der Schnittstelle der Künste, den mit ihnen
verbundenen Wissenschaften, sowie der Pädagogik. Der Mix aus Wissen und Können,
der dabei zum Tragen kommt, ist dementsprechend komplex. Während die Ausbildung
von schulischen Lehrpersonen in den künstlerischen Fächern seit jeher fachwissenschaftliche (z.B. kunst- oder musikwissenschaftliche), pädagogische und künstlerische
Elemente enthält, gibt es erst seit jüngerer Zeit auch für die ausserschulische Kulturvermittlung ähnlich spezialisierte Ausbildungen. Daher wird das Arbeitsfeld bislang in
vielen Fällen von Berufsleuten aus den anliegenden wissenschaftlichen, künstlerischen
und pädagogischen Bereichen gestaltet. Je nachdem, mit welcher beruflichen Perspektive Vermittlung gemacht wird, kann sie also sehr unterschiedliche Formen und Inhalte haben. In der musealen Kunstvermittlung arbeiten viele Kunsthistoriker_innen,
Kunst- und Kulturwissenschafter_innen, Kulturpädagog_innen oder Lehrpersonen aus
der Schule, aber zunehmend auch Künstler_innen. Im Bereich Theater ist das spezialisierte Berufsprofil «Theaterpädagog_in» schon länger etabliert. Gleichzeitig definieren
sich Theaterpädagog_innen in vielen Fällen auch als Künstler_innen, und ihr Ausbildungshintergrund umfasst Aspekte wie Regie und Schauspiel, oder aber sie kommen
ursprünglich aus der Theaterwissenschaft. Andere wiederum entstammen dem sozialoder kulturpädagogischen Bereich, innerhalb dessen sie sich auf die Arbeit mit Theater
oder allgemeiner mit ästhetischer Bildung spezialisiert haben. Daneben gehört die Theatervermittlung auch in den Tätigkeitsbereich mancher Dramaturg_innen.
Im Tanz und in der Musik, die traditionell mit der Vermittlung von Instrumentalund Bewegungstechniken verbunden sind, sind es häufig Künstler_innen, die in der
Vermittlung tätig sind. Auch diejenigen, die hauptberuflich in der Vermittlung arbeiten
und eine tanz- oder musikpädagogische Spezialisierung haben, verfügen in der Regel
über einen künstlerischen Ausbildungshintergrund. Daneben etablieren sich im Zuge
des steigenden Bedarfs der Institutionen neue Berufsprofile, etwa die Konzert- oder
Opernpädagogik, die auch von Musikwissenschafter_innen ausgeübt werden. Im Literaturbetrieb wiederum sind hauptsächlich Literatur- oder Sprachwissenschafter_innen
in der Vermittlung tätig – in manchen Fällen aber auch Schriftsteller_innen, wie zum
Beispiel im Projekt «Der Schulhausroman», das in der internationalen Studie dieser
Publikation besprochen wird.
7 Profession: médiatrice culturelle, médiateur culturel
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
7
La médiation culturelle est un domaine professionnel qui se situe au croisement des arts
et des sciences qui leur sont liées ainsi que de la pédagogie. Le mélange de savoir et de
savoir-faire qui en découle est donc complexe. Tandis que la formation des enseignantes
et enseignants de différents domaines artistiques comprend depuis longtemps des éléments scientifiques et spécialisés (par exemple, spécifiques à l’art ou à la musique),
ainsi que pédagogiques et artistiques, ce genre de formation spécialisée n’existe que
depuis peu pour la médiation culturelle extrascolaire. Cela explique que jusqu’à présent, ce domaine professionnel ait été modelé par des professionnels issus de domaines
apparentés – sciences, arts ou encore pédagogie. Selon la perspective professionnelle
adoptée, la médiation peut donc présenter des formes et des contenus fort différents.
Dans les musées, la médiation culturelle est souvent effectuée par des historiennes et
historiens de l’art, des spécialistes de l’art et de la culture, des pédagogues culturels ou
des enseignantes et enseignants, mais aussi et de plus en plus souvent, des artistes. Dans
le domaine du théâtre, en revanche, un profil professionnel spécialisé s’est établi depuis
longtemps: la ou le «pédagogue de théâtre». Or, dans le même temps, les pédagogues
de théâtre se définissent souvent également comme des artistes et leur formation comprend certains aspects comme la mise en scène et le jeu d’acteurs, ou bien ils ont une
formation en théâtrologie. D’autres sont issus de la pédagogie sociale ou culturelle et
ont suivi une spécialisation en travail dramatique ou, plus globalement, en formation
esthétique. Par ailleurs, la médiation du théâtre fait également partie des activités de
certains dramaturges.
Dans les domaines de la danse et de la musique, traditionnellement liées à la médiation de techniques instrumentales et du mouvement, ce sont souvent des artistes
qui se chargent de la médiation culturelle. Et même les personnes qui exercent à titre
principal l’activité de médiatrice ou de médiateur et se sont spécialisées en médiation
chorégraphique et musicale possèdent en règle générale une formation artistique. Répondant au besoin croissant des institutions en nouveaux profils professionnels, d’autres
formes de médiation s’établissent, comme par exemple, la pédagogie des concerts ou
celle de l’opéra, qui peut aussi être exercée par des musicologues. Du côté littéraire, ce
sont principalement des spécialistes de la littérature et des linguistes qui exercent la
médiation culturelle – et dans de nombreux cas aussi des écrivaines et écrivains comme,
par exemple, pour le projet «Der Schulhausroman».
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Si les actions de médiation culturelle visent à garantir l’accès de tous à la culture et que les médiateurs sont les
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agents garants de cet accès, une question cruciale subsiste.
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En effet : que les médiateurs viennent de « la communication », du journalisme, du management culturel ou
d’autres horizons encore, ce sont leurs propositions qui intéressent la société
tout entière. S’ils ne tranchent pas
et que tout – ou presque – est « culture », la surenchère est assurée : « les publics » (jeunes, retraités, ni jeunes
ni retraités, etc.) se verront proposer une myriade d’ateliers, de spectacles, de sous-titres, de surtitres, de commentaires ; un tourbillon de festivals, de tables rondes, de discours sur ; une pléthore de visites, de conférences,
de
lectures, de symposiums, de textes de programmes… sans nécessairement rencontrer une œuvre – ou des œuvres !
Un tel risque vaut la peine d’être évité….
Isabelle Mili, professeur de didactique des arts, Université de Genève
46
1
1 « Regards croisés dans nos musées »
Sylvie Pipoz, 23.05.2012,
Musée paysan et artisanal, projets
partenaires du groupe « Jura »
(Bienne, La Chaux-De-Fonds, Neuchâtel).
2
2 «Aufbau von regionalen
Tanzvermittlungsplattformen»
Das von reso – Tanznetzwerk Schweiz initiierte Pilotprojekt setzt auf die
Entwicklung von regionalen Plattformen und strebt gleichzeitig eine nationale
Vernetzung an. So sollen existierende Aktivitäten koordiniert, neue Projekte
angeregt und Qualität entwickelt werden.
www.reso.ch
47
3
1 Extrait de Film «Paroles, danse et impressions.»
10 et 11 janvier 2008, Théâtre le Galpon et Atelier d’impression des éditions
Héros-Limite.
Un stage animé par Alain Berset, imprimeur et éditeur (éditions Héros-Limite) et
Nathalie Tacchella, chorégraphe et pédagogue (compagnie de l’estuaire). La classe
est inscrite par l’institutrice à ce stage qui dure 2 jours et demi. Durant ce stage, les
élèves écrivent un court texte poétique qui est la base d’une d’exploration vocale et
corporelle. Le travail aboutit à la réalisation de courtes séquences dansées et parlées
et d’un cahier imprimé et relié.
4
2 Filmausschnitt «Von Nagel zu Nagel» Hausführung mit Christian Ratti, Künstler;
Gisèle Mengis, Kunstvermittlerin sowie Master-Studentinnen und -Studenten der
Hochschule Luzern Design & Kunst, Aufzeichnung vom 21. April 2010 im Kunstmuseum Luzern. Das Projekt fand im Rahmen des «Projektraum Kunstvermittlung» und
des Forschungsprojektes «Kunstvermittlung in Transformation» statt, als Kooperation
von Museum und Hochschule.
Christian Ratti erarbeitete mit Studierenden und einer am Museum tätigen Vermittlerin einen Rundgang, der seiner Neigung zur Industriekultur und dem Nagel folgte.
Die verschiedenen Beteiligen brachten weitere, auch widersprüchliche Interessen und
Beobachtungen ein. Sie führten die Besucherinnen und Besucher durch die Ausstellung «Referenz und Neigung» und in nicht öffentliche Bereiche des Museums.
48
8
gute Kulturvermittlung?
Médiation culturelle: toujours de qualité ?
Im Rahmen des Programms Kulturvermittlung erarbeitete Pro
Helvetia ihre Förderkriterien für die Kunstvermittlung. Sie leiten
sich aus dem Kulturförderungsgesetz ab und entstanden im Austausch mit Wissenschaft, Praxis und anderen Förderstellen. Das
Resultat finden Sie an dieser Station.
Dans le cadre de son programme, Pro Helvetia a élaboré des critères
d’encouragement pour la médiation culturelle. Ceux-ci s’inspirent
de la loi sur la promotion culturelle et sont nés de l’échange avec
les milieux scientifiques, les professionnels et les organismes de
promotion. Ils figurent ici.
Pro Helvetia ist sich bewusst, dass es andere Blickwinkel auf
die Kulturvermittlung gibt. Wir haben deshalb gemeinsam mit
Migros Kulturprozent öffentlich Ideen von Qualität und Kriterien gesammelt und stellen hier nun eine Auswahl der Beiträge vor.
Pro Helvetia est consciente qu’il existe d’autres façons de percevoir
le travail de médiation culturelle. Pour cette raison, en collaboration avec le Pour-cent culturel Migros, nous avons recueilli des idées
portant sur la qualité ainsi que sur les critères d’encouragement
de la médiation et présentons ici une sélection des contributions
reçues.
Im Auszug aus der Publikation geht Carmen Mörsch auf mögliche Kritikpunkte am Qualitätsmanagement in der Kulturvermittlung ein.
Dans l’extrait tiré de la publication, Carmen Mörsch s’arrête sur
diverses critiques formulées à l’endroit de la gestion de la qualité
dans les activités de médiation culturelle.
50
Kritiken am Qualitätsmanagement
in der Kulturvermittlung
Das Qualitätsmanagement ist ein Verfahren aus der Betriebswirtschaft, das in den
1990er Jahren in Europa vom Verwaltungsbereich übernommen wurde. Wird «Qualität»
als wertender Begriff zur Beschreibung von Zweckangemessenheit und Güte inzwischen
ganz selbstverständlich auf alle möglichen Prozesse – bis hin zur «Sterbequalität» – angewendet, war er bis vor etwa zwanzig Jahren noch hauptsächlich auf Produkte (Waren
und Dienstleistungen) bezogen. Seine Ausbreitung kann als wachsende Tendenz zur
Ökonomisierung sämtlicher Lebensbereiche gedeutet werden. Ähnlich wie bei der Kritik am Konzept der Zielgruppe muss daher auch hier die grundsätzliche Frage gestellt
werden, ob ein Imperativ von «Qualität» in der Kulturvermittlung nicht impliziert, dass
es sich bei ihr zwangsläufig um etwas Warenförmiges handelt. Dem gegenüber stünde
ein Verständnis von Kulturvermittlung als eigenständiger kultureller Praxis, welche auf
die Herstellung von Beziehungen, das Eröffnen von Handlungsräumen und die Hinterfragung und Veränderung von Verhältnissen setzt – und sich, ähnlich wie die Künste,
die sie vermittelt, einem normativen Zugang zur Qualität entzieht.
Die Anforderungen an Einrichtungen der Kulturvermittlung, Qualitätsmanagement zu betreiben, sind bislang selten mit einer Erhöhung ihrer Ressourcen verbunden. Wie eine in Deutschland 2010 durchgeführte Bestandesaufnahme zu Qualitätsentwicklungsmassnahmen in der Kulturvermittlung zeigt, haben die Akteur_innen in
den Einrichtungen, die formalisiertes Controlling betreiben, weniger Zeit für die inhaltliche, konzeptionelle und vermittlerische Arbeit. Qualitätsmanagement kann auf diese
Weise zu einer sinkenden «Qualität», zu einer Aushöhlung von Motivation und von
Strukturen führen.
Durch die Definition von überprüfbaren Kriterien von aussen und durch die Koppelung der Messergebnisse an die Subventionen wird Kulturvermittlung auch inhaltlich
beeinflusst. So beschreibt die Studie von 2010, dass die Anwendung gängiger Parameter der Qualitätsmessung in der Kulturvermittlung wie «(…) Projektorganisation,
Zielgruppenpotenzial, Vernetzung, Öffentlichkeitswirkung, (…), Nachhaltigkeit» zu einer schlechten Bewertung von experimentellen und ergebnisoffenen Projekten führen
kann, weil deren offene Anlage wenig Daten zur Auswertung entlang dieser Kategorien
bietet. Umgekehrt besteht die Gefahr, dass durch eine vorauseilende Anpassungsleistung seitens der Vermittlungspraxis, durch ein Planen entlang solcher Parameter die
Entwicklung neuer Konzepte behindert und stattdessen risikoarme Wege beschritten
werden.
Zwar ist das Arbeits- und Forschungsfeld darum bemüht, mehrdimensionale Verfahren zur Qualitätsmessung in der Kulturvermittlung zu entwickeln. Dennoch zeichnet
sich in der bisherigen Literatur ab, dass beispielsweise ein reproduktives Verständnis
von Vermittlung, die Legitimation der Künste als Bildungsgut oder die Zielgruppenorientierung den Bewertungskriterien als unhinterfragte Normen unterliegen. Kritischdekonstruktive Vermittlungsansätze oder solche, die auf eine Erweiterung der Institutionen selbst abzielen, befinden sich sozusagen ausserhalb des Messbereichs. Die Frage,
wer jeweils die Macht hat, diese Parameter zu bestimmen, bleibt in der Diskussion um
Qualitätsentwicklung in der Kulturvermittlung entsprechend zentral.
8
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
8
Les critiques formulées à l’encontre de la gestion
de la qualité dans la médiation culturelle
La gestion de la qualité est un procédé qui nous vient de l’économie et a été adopté en
Europe par le secteur administratif durant les années 1990. Si, aujourd’hui, le terme de
« qualité » est utilisé à propos de tous les processus imaginables pour juger leur conformité aux objectifs et leur qualité – l’on parle même de « qualité du processus de décès » –, il
y a une vingtaine d’années, il ne s’appliquait encore qu’aux produits (marchandises et
prestations). Sa propagation peut se comprendre comme une tendance croissante à l’économisation de tous les domaines de vie. De même que peut être critiqué le concept de
public-cible, de même, il convient de se demander si l’impératif de « qualité » dans la
médiation culturelle n’implique pas que l’on la considère comme une marchandise. A une
telle acception de la médiation culturelle, l’on pourrait opposer celle d’une médiation vue
comme pratique culturelle autonome, qui se concentre sur l’instauration de relations,
l’ouverture de champs d’action, la remise en question et la modification de situations
données – et qui, comme les arts qu’elle transmet, se soustrait à une approche normative
de la qualité.
Si l’on exige actuellement des institutions de médiation culturelle qu’elles assurent
une bonne gestion de la qualité, cette injonction s’accompagne rarement d’une augmentation de leurs ressources. Comme l’a démontré en 2010 un état des lieux allemand sur
les mesures visant au développement de la qualité en médiation culturelle, les acteurs
de la médiation qui travaillent dans des institutions qui appliquent un contrôle standardisé de la qualité ont moins de temps pour élaborer les contenus et les concepts de leur
médiation ainsi que pour sa réalisation sur le terrain. La gestion de la qualité peut donc
aboutir à une baisse de « qualité », à une érosion de la motivation des acteurs et des
structures de la médiation.
Une pression supplémentaire s’exerce sur les contenus de la médiation culturelle
lorsque des critères mesurables sont définis de l’extérieur et que les subventions sont
conditionnées par les résultats de l’évaluation. Ainsi, l’étude de 2010 précise que l’application à la médiation culturelle des paramètres usuels de l’évaluation de la qualité
comme « […] organisation du projet, potentiel des groupes-cibles, mise en réseau, répercussions publiques, […], durabilité » pourrait conduire à une évaluation défavorable des
projets expérimentaux dont le résultat final est ouvert, car leur structure ouverte ne livre
que peu de données utilisables par une évaluation fondée sur ces catégories. A l’inverse,
il existe un risque: il se pourrait que, dans sa pratique, la médiation, anticipant la nécessité de s’adapter et de travailler en fonction de ce genre de paramètres, entrave le développement de nouveaux concepts et s’engage, à la place, dans des voies conventionnelles.
Certes, ce champ d’activité et ce domaine de recherche s’efforcent de développer
des processus multidimensionnels d’évaluation de la qualité pour la médiation culturelle.
Cependant, il semblerait que la littérature actuelle prenne pour fondements des critères
d’évaluation la notion reproductive de la médiation, la légitimation des arts comme bien
culturel ou l’orientation par publics-cible, sans remettre ces normes en question. Les approches critiques et déconstructivistes de la médiation, ou celles qui visent à un élargissement des institutions elles-mêmes se trouvent pour ainsi dire en dehors du périmètre soumis à l’évaluation. La question de savoir qui a le pouvoir de déterminer les paramètres reste
donc centrale dans la discussion sur le développement de la qualité en médiation culturelle.
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Vermittlungsförderung bei Pro Helvetia
1. Hintergrund
Die Schweizer Kulturstiftung Pro Helvetia ist mit dem Kulturförderungsgesetz neu für die
Förderung der Kunstvermittlung auf nationaler Ebene zuständig. Um die Rolle von Pro
Helvetia in der Vermittlungsförderung zu klären, lancierte die Stiftung 2009 ein vierjähriges Programm und suchte den Austausch mit Kulturbehörden sowie Vertretern aus Praxis und Wissenschaft. Die dabei entwickelten Förderkriterien führte die Stiftung anfangs
2012 ein. Eine Überprüfung und allfällige Aktualisierung ist für 2013 vorgesehen.
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new york
san francisco
Pro Helvetia
Schweizer Kulturstiftung
Hirschengraben 22
CH-8024 Zürich
T +41 44 267 71 71
F +41 44 267 71 06
[email protected]
www.prohelvetia.ch
2. Kriterien für Vermittlungsprojekte
Grundsatz
Pro Helvetia unterstützt Vermittlungsprojekte in der Schweiz, die das Publikum für eine
eigenständige Auseinandersetzung mit den Künsten gewinnen.
Überregionale Bedeutung
Pro Helvetia fördert die Kunstvermittlung aus gesamtschweizerischer Perspektive. Für
eine Unterstützung in Frage kommen Projekte, die entweder durch ihren innovativen Ansatz zur Weiterentwicklung der Vermittlungspraxis beitragen oder solche, die verschiedene Sprachregionen der Schweiz einbeziehen.
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• Aktivitäten, die im Rahmen des Schulunterrichts stattfinden oder im Zusammenhang
mit Aus- und Weiterbildungen (inkl. Hochschul-Stipendien, Dissertationen, Diplomprojekte, usw.) stehen;
• Vermittlungsprojekte, die zum Grundauftrag von Institutionen bzw. Organisationen gehören und/oder durch entsprechende Leistungsvereinbarungen mit Stadt oder Kanton
abgedeckt sind;
• Projekte, welche bereits durch andere Instanzen des Bundes unterstützt werden oder
auf eine finanzielle Unterstützung nicht angewiesen sind.
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4. Praktische Informationen zum Einreichen von Vermittlungsgesuchen
• Pro Helvetia nimmt Vermittlungsgesuche ausschliesslich via www.myprohelvetia.ch
entgegen. Ausnahmen sind nur auf Anfrage möglich.
• Gesuche um Projektbeiträge bis CHF 25'000 müssen bis spätestens acht Wochen vor
der ersten Veranstaltung bei Pro Helvetia eintreffen. Gesuche um Projektbeiträge über
CHF 25'000 sind per 1. März, 1. Juni, 1. September oder 1. Dezember einzureichen. Der
gewählte Termin muss mindestens vier Monate vor der ersten Veranstaltung liegen.
• Die Wegleitungen für Gesuchstellende und die gesetzlichen Grundlagen sind unter
www.prohelvetia.ch/downloads abrufbar.
Stand: April 2012
Qualität und Professionalität
• Pro Helvetia legt bei Vermittlungsprojekten Wert darauf, dass sich fachliche und künstlerische Qualität optimal ergänzen. Sowohl die Vermittlerinnen und Vermittler als auch
die beteiligten Kunstschaffenden und Institutionen verfügen über einen entsprechenden Leistungsausweis.
• Die Vermittlungsabsicht des Projekts geht klar über eine Promotionswirkung hinaus.
Zielgruppe, Wirkungsziele und Vermittlungsmethodik sind optimal aufeinander abgestimmt. Das Konzept reflektiert die für das Projekt relevanten gesellschaftlichen Faktoren.
• Zur Kunstvermittlung gehört für Pro Helvetia auch, dass Vermittelnde, Kunstschaffende und Institutionen die Möglichkeit haben, Erfahrungen und Wissen des Publikums in
ihre Arbeit einzubeziehen. Der partnerschaftliche Austausch zwischen allen Beteiligten
ist daher ein wichtiger Bestandteil von Vermittlungsprojekten.
3. Ausschlusskriterien
Pro Helvetia kann aufgrund ihres gesetzlichen Auftrags in folgenden Fällen keine Beiträge
leisten:
Die Stiftung Pro Helvetia fördert und vermittelt Schweizer Kultur in der Schweiz und rund um die Welt.
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Encouragement de la médiation chez Pro Helvetia
1. Contexte
Selon la loi sur l’encouragement de la culture, l’encouragement de la médiation artistique
à l’échelon national incombe à la Fondation Pro Helvetia. Afin de clarifier son rôle dans ce
domaine, la Fondation a lancé en 2009 un programme de quatre ans comprenant des
échanges suivis avec d’autres instances culturelles ainsi que des praticiens et des experts scientifiques. Les critères d’encouragement développés au cours du programme
ont été introduits début 2012. Ils seront vérifiés et éventuellement actualisés en 2013.
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san francisco
Pro Helvetia
Schweizer Kulturstiftung
Hirschengraben 22
CH-8024 Zurich
T +41 44 267 71 71
F +41 44 267 71 06
[email protected]
www.prohelvetia.ch
2. Critères pour les projets de médiation
Principes
Pro Helvetia soutient en Suisse des projets de médiation invitant le public à une réflexion
autonome sur les arts.
Importance suprarégionale
Pro Helvetia encourage la médiation artistique sous une perspective nationale. Entrent
en ligne de compte pour un soutien des projets qui soit contribuent au développement de
la médiation par une approche innovante, soit incluent les diverses régions linguistiques
de Suisse.
• activités qui prennent place dans le cadre de l’enseignement scolaire ou sont en rapport avec une formation ou formation continue (y compris bourses d’études, travaux
de doctorat, projets de diplôme, etc.);
• projets de médiation qui sont inclus dans le mandat de base d’institutions ou organisations et/ou couverts par des contrats de prestations avec les villes ou les cantons;
• projets que d’autres instances de la Confédération soutiennent déjà ou qui ne sont pas
tributaires d’un soutien financier.
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4. Informations pratiques pour le dépôt de requêtes de médiation
• Les requêtes doivent parvenir à Pro Helvetia via le portail électronique
www.myprohelvetia.ch. Les exceptions ne sont acceptées que sur demande.
• Pour les subsides de projet jusqu’à CHF 25‘000, la requête doit être déposée au moins
huit semaines avant la première manifestation. Pour les subsides de projet dépassant
CHF 25'000, la requête doit être déposée le 1er mars, le 1er juin, le 1er septembre ou le
1er décembre, et au minimum quatre mois avant la première manifestation.
• Les guides à l’usage des requérants et les bases légales peuvent être téléchargés sur
le site de Pro Helvetia, sous www.prohelvetia.ch/downloads.
Qualité et professionnalisme
• Pro Helvetia met l’accent sur une complémentarité optimale entre qualité de la médiation et qualité artistique d’un projet. Les médiatrices et médiateurs aussi bien que les
institutions et créateurs culturels impliqués sont au bénéfice d’une expérience professionnelle avérée.
• L’effet de promotion est clairement subordonné à l’intention médiatrice d’un projet. Le
groupe cible, les objectifs et la méthode concordent de manière optimale. Le concept
prend en considération les facteurs sociaux pertinents pour le projet.
• Pour Pro Helvetia, la médiation artistique implique également que les médiateurs, créateurs culturels et institutions ont la possibilité d’inclure l’expérience et le savoir du public dans leur travail. Les échanges d’égal à égal entre tous les partenaires font donc
partie intégrante d’un projet de médiation.
3. Critères d’exclusion
Eu égard à son mandat légal, Pro Helvetia ne peut accorder de soutien dans les cas suivants:
La Fondation Pro Helvetia soutient la culture suisse et favorise sa diffusion en Suisse et dans le monde.
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Médiation culturelle: la transmettre !
Médiation culturelle: la transmettre !
Mit der Frage, wie man über das Thema Kulturvermittlung sprechen, es vermitteln kann, war das Programm Kulturvermittlung
naturgemäss immer wieder beschäftigt.
Inévitablement, le programme Médiation culturelle s’est également penché sur la question de savoir comment propager, voire
« dispenser » la médiation.
Zwei Aspekte waren dabei besonders interessant. Erstens werden
unter vielbenutzten Ausdrücken wie «Zugang zur Kultur schaffen» sehr unterschiedliche Dinge verstanden. Zweitens verbergen
sich dahinter viele grosse Fragen. Dies wurde insbesondere bei
der Vorbereitung der Foren klar: Sobald man über Vermittlung
spricht, beginnt man, die Definition von Kunst, die Aufgabe von
kulturellen Institutionen und die Funktionen von Kultur und Bildung in der Gesellschaft mit zu verhandeln. Das macht Kulturvermittlung zu einem schwierig kommunizierbaren, aber umso relevanteren Thema.
Ce faisant, deux aspects se sont avérés d’un intérêt particulier. Tout d’abord, la notion « d’accès à la culture », fréquemment utilisée, englobe des conceptions très diverses. Ensuite,
d’innombrables questions essentielles sont liées à la notion de
médiation. D’ailleurs, ce phénomène est très clairement apparu
Gerade weil Vermittlung so viele Fragen implizit mit behandelt,
braucht sie eine differenzierte Kommunikation. In diesem Rundgang haben wir dies mittels unterschiedlicher Zitate und Beispiele versucht einzulösen.
Ein oft verwendeter Ansatz bei der Vermittlung von Vermittlung
ist die Bildsprache. Im Auszug aus der Publikation geht Carmen
Mörsch auf diese Problematik ein.
lors de la préparation des diverses tables rondes: en effet, à peine
le sujet de la médiation culturelle abordé, on a cherché à définir
l’art, le bien-fondé des institutions culturelles ainsi que les fonctions de la culture et de l’éducation dans notre société. Les débats ont montré à quel point la médiation culturelle est un thème
difficilement transmissible, mais d’autant plus pertinent.
Dans la mesure où la médiation culturelle soulève autant de questions sous-jacentes, communiquer son sens et sa raison d’être
requiert une approche nuancée.
C’est ce que nous avons tenté d’illustrer ici, par le biais de citations et d’exemples des plus divers.
Une démarche souvent utilisée pour la transmission de la médiation est le langage imagé.
Dans l’extrait tiré de la publication, Carmen Mörsch aborde également cette problématique.
59
Herausforderungen bei der Vermittlung von
Kulturvermittlung
Die Website eines Museums wirbt für die Vermittlungsangebote des Hauses. Zu sehen
sind zwei Bilder. Das linke zeigt ein älteres Paar von hinten: Mann und Frau halten
sich im Arm, haben die Köpfe zueinander geneigt und betrachten ein Gemälde an der
Museumswand. Das Paar ist weiss, schlank, schlicht aber edel gekleidet und sorgfältig
frisiert. Der Lichteinfall verleiht den silbernen Haaren einen zusätzlichen Schimmer.
Das Bild erzählt von Kultiviertheit, Beständigkeit, Nähe zwischen Menschen und Nähe
der Menschen zur Kunst. Unter dem Bild steht: «Für Erwachsene». Das Bild daneben
zeigt eine Frau im seitlichen Profil, sie sitzt alleine an einem Tisch in einem Raum mit
Werkstattatmosphäre. Das Licht im Bild ist diffus, die Quelle wahrscheinlich Neonlicht.
Sie ist korpulent, trägt ein Kopftuch und einen beigen Mantel. Ihr Gesicht zusammen
mit der Kleidung lassen vermuten, dass sie aus der Türkei in das Land migriert ist. Die
Sitzhaltung an dem zu niedrigen Tisch lässt sie zusätzlich gedrungen erscheinen. Sie
ist dabei, eine Schachtel mit Bastelmaterial auszupacken, die an Kindergarten erinnert.
Unter dem Bild steht: «Für besondere Menschen».
Das Gefüge von Text und Bild ist in diesem Fall nicht nur eine Ankündigung des
Vermittlungsangebots. Es beinhaltet auch eine Erzählung darüber, wer im Museum
selbstverständlich vorgesehen und wer darin unerwartet ist. Die von den Autor_innen
der Website möglicherweise gut gemeinte Zuordnung der Frau im Mantel als «besonderer Mensch» sondert sie von den «Erwachsenen» ab. Würde unter ihrer Abbildung
der Satz stehen: «Eine Kunstvermittlerin bei der Vorbereitung der Familienwerkstatt»,
hätte die Seite wiederum eine andere Bedeutung, sie spräche vom Interesse der Institution an der Diversifizierung ihres Personals. Das Beispiel illustriert anschaulich eine
Schwierigkeit bei der Darstellung von Kulturvermittlung, welche Ankündigungen und
Dokumentationen gleichermassen betrifft: In dem Moment, wo es um die Repräsentation verschiedener Öffentlichkeiten oder Interessensgruppen geht, erscheinen implizite
Zuschreibungen und dominante Interpretationsweisen unvermeidlich.
Es gibt jedoch die Möglichkeit eines bewussten Umgangs mit diesem Problem –
zum Beispiel, indem die Dokumentation zusammen mit den darzustellenden Gruppen
erarbeitet wird und die Auseinandersetzung mit den Zuschreibungen in der Darstellung
selbst transparent gemacht wird.
Ein anderes Phänomen bei Darstellungen von Kulturvermittlung ist die Wiederholung immer gleicher Bilder, die über den Prozess und somit den eigentlichen Kern
der Arbeit wenig aussagen. Lachende oder auch gelangweilte Kinder, die an Basteltischen sitzen, Gruppenfotos in Museums- oder Bühnenräumen, Menschen, die um eine
Person herumstehen, während diese etwas erklärt: Die Bilder, die seit etwa 100 Jahren
Kulturvermittlung dokumentieren, erzählen nur selten etwas von der sozialen Energie,
der inhaltlichen Komplexität oder gar den interessanten Spannungsverhältnissen und
Erkenntnisprozessen, die sich dabei ereignen.
Auf der praktischen Ebene kommt hinzu, dass aufgrund der meist knappen Ressourcen in der Kulturvermittlung meist wenig Zeit und personelle Ressourcen für eine sorgfältige und einfallsreiche Dokumentation von Kulturvermittlung zur Verfügung stehen.
So ist das imaginäre Archiv der Kulturvermittlung bisher eher fragmentarisch und lückenhaft – gerade auch im Vergleich zu den umfassenden Archiven der Kulturproduktion.
9
– Dieser Text ist ein Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der
Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
– Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication électronique sur la médiation culturelle». Publiée par l’Institute for Art Education de
Haute école des arts Zurich (ZHdK) sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du « Programme Médiation culturelle » (2009 – 2012).
9
Les défis posés à la « médiation »
de la médiation culturelle
Le site Internet d’un musée fait de la publicité pour ses offres de médiation. On y voit
deux photos. Celle de gauche montre un couple âgé de dos: bras dessus, bras dessous,
tête inclinée l’un vers l’autre, l’homme et la femme observent une peinture accrochée à
la cimaise. Le couple est blanc de peau, tous deux sont minces, vêtus simplement mais
élégamment et soigneusement coiffés. La lumière qui tombe sur leurs cheveux argentés
leur confère un reflet supplémentaire. Cette photo parle du fait d’être cultivé, de permanence, d’intimité de ces personnes entre elles et avec l’art. Sous la photo, la légende
indique: « Pour les adultes ». L’autre photo montre une femme de profil, assise seule à
sa table dans une salle à l’atmosphère d’atelier. La lumière dans la photo est diffuse,
elle provient probablement d’un néon. La femme est corpulente, elle porte un foulard
sur la tête et un manteau beige. Son visage et ses vêtements laissent penser qu’elle vient
de Turquie et a immigré dans le pays. Sa posture, assise à une table trop basse, la fait
paraître encore plus trapue. Elle est en train de déballer une boîte d’articles de bricolage qui rappelle le jardin d’enfants. Sous la photo figure la légende suivante: « Pour les
personnes spéciales ».
L’ensemble texte-photo n’est dans ce cas pas seulement l’annonce d’une offre de
médiation. Il livre également un récit sur les personnes dont la présence va de soi dans
un musée et sur celles dont la présence est inattendue. Malgré les bonnes intentions
des auteurs et autrices du site Internet, le classement de la femme au manteau dans le
groupe des « personnes spéciales » la différencie du groupe des « adultes ». Si la photo
portait une légende du type « Une médiatrice de l’art prépare un atelier pour les familles », cette page aurait encore une autre signification, elle exprimerait en effet le désir
de l’institution de diversifier son personnel. Cet exemple évocateur démontre l’une des
difficultés rencontrées par la médiation culturelle dans sa représentation, difficulté qui
touche de la même manière ses annonces et sa documentation: dès le moment où l’on
veut représenter divers publics ou groupes d’intérêts, on ne peut éviter les attributions
implicites et les grilles d’interprétation dominantes.
Il existe cependant une possibilité d’aborder consciemment ce problème – par
exemple en élaborant la documentation en collaboration avec les groupes représentés, en réfléchissant aux attributions et en les rendant transparentes dans la représentation même.
L’autre phénomène rencontré dans les représentations de la médiation culturelle
est celui de la répétition d’images toujours semblables qui en disent peu sur le cœur
même du travail. Des enfants qui rient ou s’ennuient, assis aux tables de bricolage, des
photos de groupes dans les salles de musée ou les coulisses de théâtre, des gens groupés autour d’une personne qui leur explique quelque chose: ces images, qui servent de
documentation à la médiation culturelle depuis une centaine d’années, ne racontent que
rarement l’énergie sociale, la complexité thématique ou même l’intérêt des tensions et
des processus cognitifs inhérents à la médiation.
S’y ajoute dans la pratique que, du fait de ses ressources limitées, la médiation
culturelle dispose de peu de temps et de personnel pour réaliser une documentation
soigneuse et inventive. C’est ainsi que les archives imaginaires de la médiation culturelle
sont restées jusqu’à présent fragmentaires et lacunaires – surtout lorsqu’on les compare
avec les archives exhaustives de la production culturelle.
61
Zitate
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Jeanne Pont, Attachée culturelle, Département de la culture et du sport, ville de Genève
9
Placer l’accès à la culture pour chacun au cœur du projet politique et éducatif de la nation,
œuvrer pour
que l’égalité des chances face à la culture soit effective, servir le « regardeur », si singulier soit-il, aussi
bien que le « concepteur » d’objets culturels est servi, tels sont les trois étapes à franchir ;
et la médiation
culturelle sortira de l’ombre. En attendant… Que les médiateurs culturels prennent
Que les
médias viennent débusquer l’immense créativité à l’œuvre en matière de médiation la parole !
culturelle artistique et
scientifique !
62
1 Vermittlung der Vermittlung an diesem Symposium. Quantitativ.
63
ReferentInnen
Intervenants
Lois Hetland
Jean Michel Lucas
François Matarasso Max Fuchs
Janna Graham
Christoph Deeg
Die Referate wurden gefilmt. Sie können die Filmdokumentation sowie Zusatzmaterialien
hier einsehen, resp. herunterladen:
http://www.kultur-vermittlung.ch/index.php?id=270
Les interventions ont été filmées. Vous pouvez visionner, respectivement télécharger ici la
documentation audiovisuelle ainsi que du matériel supplémentaire:
http://www.kultur-vermittlung.ch/index.php?id=270
64
Lois Hetland Lois Hetland ist Professorin für Kunst am Massachusetts College of Art und wissenschaftliche Mitarbeiterin beim Project Zero, Harvard Graduate School of Education.
Sie ist Mitautorin der Metastudie «The Arts and Academic Improvement, what the Evidence shows» (2000), die zahlreiche Behauptungen zu Wirkungen von Kunstvermittlung auf die akademische Leistung wiederlegte.
Lois Hetland Lois Hetland est professeur d’art au Massachusetts College of Art et collaboratrice
scientifique pour le Project Zero, Harvard Graduate School of Education. Elle est coauteure de la méta-étude «The Arts and Academic Improvement, what the Evidence
shows» (2000), laquelle réfute les nombreuses affirmations concernant les effets de la
médiation culturelle sur la prestation académique.
François Matarasso François Matarasso interessiert sich als Autor dafür, wie sich Leute mit dem Thema «Kultur» auseinandersetzen und wie sie davon beeinflusst werden. Er hat mit kulturellen Organisationen in rund 35 Ländern gearbeitet und praxisorientierte Forschung
betrieben. In seiner 1997 veröffentlichten Studie «Use or Ornament?» nennt Matarasso
50 positive Wirkungen von Kunstvermittlung. Die Studie hat die englische Kulturpolitik
nachhaltig beeinflusst und wurde weltweit zitiert.
François Matarasso François Matarasso s’intéresse en tant qu’auteur à la manière à laquelle les gens
appréhendent le thème de la culture et comment ils sont influencé par elle. Il a travaillé
avec des organisations culturelles de 35 pays et fait des recherches orientées sur la pratique. Dans son étude publiée en 1997 sous le titre de «Use or Ornament?», Matarasso
relève 50 effets positifs de la médiation culturelle. Son enquête a influencé durablement
la politique culturelle anglaise et elle fut citée dans le monde entier.
Jean Michel Lucas
Jean Michel Lucas engagiert sich seit langem in der Kultur, vor allem in der Förderung von zeitgenössischer Musik. Er war in führenden Positionen in der Kultur verantwortlich, unter anderem im Kulturministerium von Jack Lang. In seinem vielbeachteten Blog schreibt er über das Scheitern der Kulturvermittlung im heutigen Verständnis
und schlägt Alternativen vor.
Jean Michel Lucas
Jean Michel Lucas est engagé de longue date dans l’action culturelle et particulièrement la valorisation des musiques actuelles. Il a occupé des fonctions de responsabilité dans l’administration culturelle, notamment au sein du ministère de la culture de
Jack Lang. Dans son blog très fréquenté, il écrit sur l’échec de la médiation culturelle
dans son acception actuelle et propose des alternatives.
Max Fuchs
Max Fuchs ist Honorarprofessor für Kulturarbeit an der Universität Duisburg-Essen, Präsident des Deutschen Kulturrats und Mitglied der deutschen UNESCO-Kommission. Er war mitbeteiligt an der Erarbeitung verschiedener politischer Positionspapiere
zur kulturellen Bildung, u.a. an der weltweiten «Roadmap zur Kulturellen Bildung» der
UNESCO, die die kulturelle Bildung zu einem Grundrecht erklärt hat.
Max Fuchs
Max Fuchs est professeur honoraire pour le travail de culture à l’Université de
Duisburg-Essen, président du Conseil allemand de la culture et membre de la commission allemande de l’UNESCO. Il a contribué à l’élaboration de diverses prises de
position politiques sur l’éducation culturelle, notamment la «Road Map for Arts Education» mondiale de l’UNESCO, laquelle a reconnu l’éducation culturelle comme un droit
fondamental.
Janna Graham Janna Graham ist Kuratorin für die renommierte Serpentine Gallery in London
und gilt als Spezialistin für «collaborative arts». Sie hat das «Centre for Possible
Studies»und das «Artist Residency Programme», initialisiert, in welchem künstlerische, soziale und politische Projekte vor Ort mit der Bevölkerung entwickelt werden.
Sie beschäftigt sich seit Jahren damit, wie Kunstschaffende, Kunstobjekt, Raum und
Publikum einander auf eine Weise begegnen können, die über ein demografisches
Zielgruppendenken hinausgeht.
Christoph Deeg Christoph Deeg ist Trainer und Berater für Social-Media-Management, Onlinemarketing, Kulturmanagement und Gamification und begleitet Kultur- und Bildungsinstitutionen auf ihrem Weg in die digitale Welt. Er hat einen Lehrauftrag an
der Universität Hildesheim und ist Mitbegründer und stv. Vorsitzender des Vereins
Zukunftswerkstatt Kultur- und Wissensvermittlung e. V. In seiner Arbeit geht es u.a.
um die Frage, wie Kulturinstitutionen durch Aktivitäten in der digitalen Welt neue
Zielgruppen erschließen können.
Janna Graham Janna Graham est curatrice d‘exposition de projet pour la célèbre Serpentine Gallery à Londres et est considérée comme spécialiste en «collaborative arts». Elle a initialisé le «Centre for Possible Studies» et l’«Artist Residency Programme», dans lequel des
projets artistiques, sociaux et politiques sont développés sur place avec la population.
Elle se consacre depuis des années à la façon dont les artistes, les objets d’art, l’espace
et le public peuvent se rencontrer, par-delà les frontières démographiques établies par
les groupes-cibles.
Christoph Deeg Christoph Deeg est trainer et conseiller pour le Social-Media-Management Onlinemarketing, le management de la culture et la gamification. Il accompagne notamment
les institutions culturelles et éducatives sur la voie du monde digital. Chargé de cours
à l’Université de Hildesheim, il est également cofondateur et directeur suppléant de
l’association «Zukunftswerkstatt Kultur- und Wissensvermittlung e. V.». Par son travail,
il se consacre entre autres à la question de savoir comment les institutions culturelles
peuvent gagner de nouveaux groupes-cibles en proposant des activités dans le monde
numérique.
65
Abstracts
Lois Hetland
Wege und Irrwege der Wirkungsdiskussion
Hetland beschreibt und analysiert ihre Forschungsarbeit im Bereich der Wirkungsdiskussion um Kunstvermittlung. Gemeinsam mit ihren Mitstreiterinnen begann
Hetland in den 1990er Jahren mit einer umfassenden Metastudie zur Forschung im
Bereich der Wirkung der Kunstpädagogik auf die akademische Leistung. Sie ging dann
dazu über, die Wirkungen der Kunst auf andere Disziplinen, die sie «arts learning transfer» nennt, als Idee zu untersuchen. Heute gilt ihr Interesse einer potenziellen Transferbeziehung zwischen der bildenden Kunst und der Geometrie. Daneben ist sie engagierte
Vertreterin eines ernsthaften Lernens auf dem Gebiet der Kunst selbst, unabhängig von
Transferauswirkungen.
François Matarasso Wege aus dem Labyrinth: Wirkungen, Ziele und andere Fallen
von Kunstvermittlungsprogrammen
Die Menschheit weiss spätestens seit der Antike, wie stark Kunst auf Menschen
wirken kann. Es ist diese Wirkung, die Menschen dazu bringt, kreativ zu sein, Kunst
zu schaffen und an der Kunst teilzuhaben. Die Probleme beginnen da, wo Dritte, sei es
ein Staat oder eine kulturelle Institution, sich diese Wirkungen für ihre eigenen Zwecke
zunutze machen wollen. Die praktischen Probleme beinhalten die Unmöglichkeit, die
Wirkungen des Kontakts mit der Kunst zu kontrollieren oder zu garantieren. Die ethischen Probleme beinhalten beispielsweise das Recht der Menschen, nicht manipuliert
zu werden. Gibt es für diejenigen, die daran glauben, dass die Künste einen tiefen Wert
für die Entwicklung des Menschen haben, einen sicheren Pfad durch dieses Labyrinth?
Jean Michel Lucas
Kulturvermittlung: Über den guten Willen hinaus…
Die Kulturvermittlung zielt darauf ab, die Öffentlichkeit mit Kunstwerken zusammenzubringen und die Demokratisierung der Kultur voranzutreiben. Dieses von vielen
Kulturfachleuten geteilte Tabu hat eine inhärente Schattenseite. Indem es die «wahre»
Kunst zementiert, riskiert es die Menschheit in ihrer kulturellen Vielfalt zu negieren
und mündet automatisch in eine öffentliche Politik des kulturellen Ausschlusses, was
die «Zukunft, die wir wollen», massiv erschwert. Die Vermittelnden sollten ihre Kompetenzen anders denken und einsetzen.
Max Fuchs
Kulturelle Teilhabe ist ein Menschenrecht – aber: wie umsetzen?
Hinter den Menschenrechten stecken bestimmte Menschenbilder und Werte. «Kultur» wiederum ist einer der komplexesten Begriffe überhaupt. Zudem wird die Vielfalt
von Kultur durch eine neue UNESCO-Konvention geschützt. Der Vortrag beschreibt,
wie durch Kulturvermittlung beides: «der Mensch» und «die Kultur» zusammenkommen können.
Janna Graham
Target Practice versus Para-Sites
Die Präsentation bezieht sich auf eine Schlüsseldiskussion, die in England seit den
1970er Jahren geführt wird: Die Unterscheidung zwischen kultureller Demokratie und
Demokratisierung der Kultur. Kulturelle Demokratie engagiert sich für den Einsatz
der künstlerischen Produktion und –Pädagogik, für den Kampf um ein besseres Leben,
während die Demokratisierung der Kultur den Akzent auf den Zugang eines breiteren
Publikums zu den kulturellen Institutionen wie sie sind, setzt. Die Unterschiede sind
sowohl praktischer wie auch ethischer Natur. Das vorliegende Referat bezieht Position
gegen die Idee der «Demokratisierung der Kultur», in der der Fluss der Information bei
den kulturellen Institutionen beginnt und auf «anvisierte» «Ziel»-Gruppen übertragen
wird. Anhand von Beispielen der Art Gallery of Ontario in Toronto und der Serpentine
Gallery in London werden Möglichkeiten für andere Arten der Zusammenarbeit mit
Menschen besprochen.
CHRISTOPH Deeg
Zielgruppen als Weg zu einer neuen Kultur in der Kultur
Kulturinstitutionen suchen neue Zielgruppen. Die Zeiten, in denen Kultur für sich
alleine stehen konnte und durfte, sind vorbei. Die aktive Suche nach potentiell kulturaffinen Menschen ist notwendig, möchte man in einer sich ständig verändernden
Gesellschaft überhaupt noch wahrgenommen werden. Aber sind die Kulturinstitutionen
mit der Lebensrealität der neuen Zielgruppen überhaupt kompatibel? Geht es um die
passende Kommunikationsstrategie oder müssen wir Kultur und Institutionen neu denken? Christoph Deeg wird am Beispiel der digitalen Welt aufzeigen, warum es nicht um
Kommunikation, sondern um eine neue Kultur der Institutionen gehen muss.
66
Extraits
Lois Hetland
Les effets de l’apprentissage des arts, essais et chemins
Lois Hetland décrit et analyse la trajectoire de sa propre recherche en relation avec
la transmission dans le domaine des arts. Elle-même et ses collègues ont commencé par
évaluer les recherches menées sur la médiation dans les arts, pour ensuite décrire le dispositif même des effets de l’apprentissage des arts. Elle s’efforce actuellement d’établir
un lien de transfert potentiel entre les arts visuels et la géométrie, tout en continuant à
promouvoir un apprentissage sérieux des arts, et ceci indépendamment des effets liés à
leur transfert.
François Matarasso Sortir du labyrinthe: impact, objectifs et autres pièges des programmes
de médiation culturelle
L’humanité n’ignore pas depuis l’Antiquité que l’art peut avoir un puissant impact
sur les hommes: ces effets incitent les hommes à créer et recréer des œuvres d’art et participer à la création artistique. Cependant des problèmes surgissent dès qu’un tiers, qu’il
s’agisse de l’Etat ou d’une institution culturelle, désire s’emparer de ces effets pour les
asservir à ses propres fins. Au niveau pratique, il devient alors impossible de contrôler
ou de garantir les effets résultant du contact avec l’art. D’un point de vue éthique, on se
heurte au droit de la population à ne pas être manipulée. Existe-t-il un chemin fiable
à travers ce labyrinthe pour tous ceux qui croient que les arts sont indispensables à
l’épanouissement de l’humanité ?
Jean Michel Lucas
La médiation culturelle: au-delà des pratiques de bonne volonté …
La médiation culturelle vise la mise en relation des publics avec des objets d›art et
elle fait progresser la démocratisation de la culture. Ce tabou – largement partagé par
les professionnels de la culture – a pourtant son revers inévitable: en réifiant la valeur
«artistique», il est porteur du risque majeur de négation de l’humanité dans la diversité
de ses cultures, sans compter qu’il débouche mécaniquement sur des politiques publiques d›exclusion culturelle qui handicapent lourdement le «futur que nous voulons».
Les professionnels de la médiation culturelle devraient concevoir autrement leur compétences.
Max Fuchs
Participer à la culture est un droit de l’homme – mais comment le mettre en œuvre?
Les droits de l’homme reposent sur une certaine vision de l’homme et de ses
valeurs. Le mot «culture» recouvre un terme des plus complexes. En outre, une nouvelle convention de l’UNESCO protège la diversité culturelle. L’exposé décrit comment la
transmission de la culture permet de réunir «l’homme» et «la culture».
Janna Graham
Target Practice vs Para-sites
La présentation renvoie à une question de fond débattue au Royaume-Uni depuis
les années 1970, à savoir la distinction entre la démocratie culturelle – un appel à utiliser la production culturelle et la pédagogie dans la lutte pour de meilleures conditions de vie – et la démocratisation de la culture, consistant à permettre l’accès à et
l’inclusion de plus larges publics dans les institutions culturelles. L’antagonisme entre
ces deux positions est à la fois d’ordre pratique et éthique. Cet exposé s’efforce de défaire
les arguments liés à la démocratisation de la culture qui place les institutions culturelles
à la source du savoir et leur confère le soin de le transmettre à certaines cibles. Le fait
que le discours marketing s’inspire du vocabulaire militaire n’est probablement pas dû
au hasard. L’Art Gallery of Ontario, à Toronto, et la Serpentine Gallery à Londres, servent de points de référence pour discuter des autres formes de collaboration possibles
avec les publics.
Christoph Deeg Culture et groupes cibles vs culture des groupes cibles
Les institutions culturelles sont en quête de nouveaux groupes-cibles. L’époque à
laquelle la culture se suffisait à elle-même – parce qu’elle en avait le droit aussi bien que
le potentiel – est révolue. La recherche active de personnes aux affinités potentiellement
culturelles s’avère indispensable si l’on souhaite être pris en compte dans une société
sujette à des changements perpétuels. Or les institutions culturelles sont-elles en accord
avec la réalité des nouveaux groupes-cibles? Font-elles état d’une stratégie de communication appropriée ou sommes-nous contraints de repenser la culture et les institutions?
En s’appuyant sur l’exemple de l’univers numérique, Christoph Deeg démontre qu’il ne
s’agit en l’occurrence pas de communication, mais bel et bien d’une nouvelle culture des
institutions.
67
Ihre Gastgeber
VOS HÔTES
ANDREW Holland Andrew Holland ist Direktor der Schweizer Kulturstiftung Pro Helvetia. Er hat
über Kunstförderung promoviert und kennt die Kultur aus den unterschiedlichsten
Blickwinkeln (Veranstaltung, Dramaturgie, Kulturmanagement und -förderung). Neben
seiner hauptberuflichen Tätigkeit (seit 2004 bei Pro Helvetia) unterrichtet er an verschiedenen Institutionen im In- und Ausland Kulturpolitik, Konfliktmanagement und
Verhandlungsführung und ist als freier Berater in kulturellen und privatwirtschaftlichen Kontexten tätig.
Andrew Holland est directeur de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.
Il a consacré sa thèse de doctorat à l’encouragement de la culture et il connaît la culture
sous les angles les plus divers (manifestations, dramaturgie, management et encouragement de la culture). En plus de son activité primaire (depuis 2004 chez Pro Helvetia),
il enseigne la politique culturelle, la gestion de conflits et la conduite de négociations
auprès de différentes institutions en Suisse et à l’étranger, et il est conseiller indépendant dans les secteurs de la culture et de l’économie privée.
HEDY GRABER Hedy Graber ist in Luzern und Genf aufgewachsen und hat an der Universität Genf Kunstgeschichte, Germanistik und Fotografie (Ecole d’Arts Visuels) studiert und mit einem Lizenziat abgeschlossen. Von 1990–1996 war sie Kuratorin
und Geschäftsführerin der Kunsthalle Palazzo, Liestal, danach Direktorin der Abteilung für moderne Kunst bei der Galerie Fischer Auktionen, Luzern und ab 1998
Beauftragte für Kulturprojekte im Ressort Kultur des Erziehungsdepartements BaselStadt. Seit 2004 ist sie Leiterin der Direktion Kultur und Soziales beim MigrosGenossenschafts-Bund in Zürich.
Après avoir grandi à Lucerne et à Genève, Hedy Graber (lic. ès lettres) a suivi des
études d’histoire de l’art, de germanistique et de photographie (Ecole d’Arts Visuels) à
l’Université de Genève. De 1990 à 1996, elle fut curatrice et conservatrice de la Kunsthalle Palazzo, à Liestal, puis Directrice du département d’art moderne de la Galerie
Fischer Auktionen, à Lucerne, et à partir de 1998, chargée de projets culturels de BâleVille. Depuis le premier janvier 2004, elle est Directrice des Affaires culturelles et sociales
de la Fédération des coopératives Migros, à Zurich.
Andrew Holland
Hedy Graber
68
Diskussion mit
Christoph Deeg und Janna Graham
Moderation: microsillons
Lehren – Lernen
Deeg: Gute Lehrer begreifen, dass Lehren zu mindestens 50% darin besteht, von
anderen zu lernen. Institutionen und Vermittler dürfen keine Trennung zwischen Hochund Trivialkultur machen, wenn sie mit ihrem Zielpublikum wirklich kommunizieren
wollen. Trivialkultur bedeutet nicht mangelnde Komplexität der Inhalte! Ein Beispiel ist
das Computergame «World of Warcraft», über welches in digitalen Netzwerken höchst
komplexe Diskussionen geführt werden. Institutionen müssen die Möglichkeit akzeptieren, dass unterschiedliche Ideen von Kultur gleichwertig sind. Erst dann kann ein
Dialog – auch über Qualität – beginnen. Laut Graham ist ein Dialog der erste Schritt in
der Vermittlungsarbeit mit sogenannten «Zielgruppen». Was beschäftigt die Menschen,
mit denen ich arbeiten möchte und welche Bedürfnisse haben sie an das Projekt und
die Institution?
Top-down
Graham: Wird «World of Warcraft» nicht auch von einer top-down-Beziehung
geprägt? Schliesslich wird das Spiel von einem multinationalen Konzern hergestellt, der
die Spiel- und Partizipationsregeln bestimmt.
Deeg: Vielleicht sind top-down-Beziehungen nicht immer vermeidbar. Aber entscheidend ist der ent-hierarchisierte Austausch der Spieler untereinander, der im Netz
passiert. Der Austausch funktioniert über die Community, nicht über die Firma! In der
(digitalen) Kultur kann ein top-down-System nicht langfristig überleben. Dies hat auch
Konsequenzen für die internen Strukturen der Institutionen. Sie soll als Plattform gedacht werden.
Zielgruppen
Deeg: In der digitalen Welt müssen sich Institutionen fragen, wen sie überhaupt
erreichen können! Nicht alle Institutionen sind z.B. mit Facebook kompatibel. Neue
Zielgruppen bedingen zwingend eine grundsätzliche Veränderung der Institution.
Hierarchische Strukturen, zentralisierte Kommunikation und top-down Inhalte sind
problematisch.
Graham: Es geht um die Überlegung, wie man eine Kunstinstitution mit ihren
Möglichkeiten für Menschen und ihre Anliegen nutzen kann und dennoch einen Freiraum schafft. Unsere Projekte sind ausserhalb der Institution (physisch an anderen Orten und in anderen Logiken), aber doch auch innerhalb verankert. Viele Impulse kommen von der «Peer Group» selbst, nicht nur von den Kunstschaffenden. Weil diversere
Leute in Entscheidungsprozesse eingebunden werden (z.B. eine «Community Workerin»,
ein Architektenbüro, ein Bewohner, zwei Kunstschaffende), entwickeln sich die Inhalte
diverser und sprechen automatisch andere Menschen an, ohne dass neue Zielgruppen
«geschaffen» werden müssen.
Einbezug von Künstlern in die Vermittlungsarbeit
Graham: Die Grenzen sind fliessend. Viele Künstlerinnen und Künstler, mit denen wir arbeiten, sehen diese Arbeit als ihre Kunst. Sie möchten diese geteilte Autorenschaft. Im englischsprachigen Raum gibt es die Funktion «artist-educator».
Deeg: Viele Künstler sind froh, wenn das System Institution geöffnet wird, da sie
dadurch freier agieren können. Nicht alle Künstlerinnen und Künstler möchten jedoch
in den Vermittlungsprozess einbezogen werden.
«Zapping Generation»
Stehen die auf Langfristigkeit ausgelegten Projekte von Janna Graham im Konflikt
zur «zapping generation»? Soll sich die Kultur einem immer schnelleren Tempo anpassen oder einen anderen Rhythmus vorschlagen?
Deeg: Es gibt keine «zapping generation», Menschen aller Altersstufen nutzen
Social Media. Inhalte sind zwar schnell verfügbar, aber es finden auch langfristige Auseinandersetzungen mit komplexen Inhalten statt. Kulturelle Institutionen müssen keine
Gegenmodelle anbieten, sondern der «Community» zuhören!
Graham: Unsere Projekte passen sich den Teilnehmenden an. Normalerweise
sind sie auf drei Monate angelegt, es kommt aber vor, dass sie auf Initiative der Teilnehmenden hin selbständig weiter laufen. Diesen Raum soll man offen halten! Ein Problem
stellt sich: Die Strukturen der Geldgebenden vertragen sich nicht immer mit partizipativen Projekten.
Agency
In Grahams Projekten gibt es z.T. einen Bruch zwischen der Sichtweise der Geldgebenden und derjenigen der Teilnehmenden. Erstere thematisieren stark «schwierige
Verhältnisse». Die Teilnehmenden sehen sich hingegen nicht als «soziokulturelle Opfer» und haben selber Ideen. Ein Beispiel war ein Projekt mit alten Leuten: Es sollte
ihnen aus der Armut und Einsamkeit helfen. Im Dialog stellte sich heraus, dass diese
Leute daran interessiert waren, sich an der Entwicklung ihres Stadtteils kreativ zu beteiligen – sie sahen sich nicht als Opfer und waren zwar manchmal einsam, fanden aber
andere Themen viel interessanter.
Graham kommuniziert diese Aspekte aktiv an Geldgebende, um Verständnis zu
schaffen.
Vermittlung im soziokulturellen Bereich ist nicht per se gut. Auch hier müssen
Machtstrukturen hinterfragt werden: Wer definiert Themen? Wer spricht über die Projekte? Die Institution kommuniziert beispielsweise immer nur die involvierten Künstler,
obwohl die Autorenschaft geteilt ist. Und eingeladen wird immer Janna Graham und nie
die Beteiligten. Daran wird momentan gearbeitet, um hier ebenfalls zu diversifizieren.
69
Innovation
Deeg: Social Media ist kein Marketingtool, sondern gehört zur Vermittlung und
diese zur Innovation! Vermittlung soll aus ihren jetzigen Modellen ausbrechen. Für Innovation müssen neue Budgets geschaffen werden. Institutionen müssten mindestens
10-15% ihres Budgets für Innovation verwenden können. Beispiel Google: 20% der Arbeitszeit steht komplett zur freien Verfügung – so entsteht Innovation! Diese Innovationskraft muss in die Institutionen hinein getragen werden.
Discussion avec
Christoph Deeg und Janna Graham
Modération : microsillons
Enseigner – apprendre
Deeg: Les bons enseignants savent qu’enseigner consiste au moins à 50% à apprendre des autres. Les institutions et les personnes préposées à la médiation ne sauraient faire la distinction entre culture élitaire et culture triviale, si elles entendent
réellement communiquer avec leur public cible. La culture triviale ne présuppose pas
un manque de complexité au niveau des contenus. Le jeu vidéo «World of Warcraft»,
sujet de discussions très complexes au sein de réseaux numériques, illustre ce constat.
Les institutions doivent accepter la possibilité que des appréhensions différentes de la
culture se valent bel et bien. Ce n’est qu’à partir de cette acceptation qu’un dialogue peut
s’amorcer, portant également sur la qualité. D’après Graham, un dialogue représente le
premier pas dans le travail de médiation avec les groupes dits «cibles». Quels sont les
intérêts des personnes avec lesquelles je souhaite travailler et quelles sont leurs besoins
face au projet et à l’institution?
Top-down
Graham: Le jeu vidéo «World of Warcraft» n’est-il pas lui aussi caractérisé par
une relation top-down? Après tout, ce jeu est fabriqué par une multinationale qui fixe
les règles du jeu et de participation.
Deeg: Peut-être que les relations top-down ne sont pas toujours évitables. Or
ce qui est déterminant, c’est l’échange déhiérarchisé entre les joueurs, qui se passe sur
Internet. L’échange a lieu par l’intermédiaire de la communauté de joueurs, et non pas
via la multinationale! Au sein de la culture (numérique), un système top-down n’a aucune chance de survie à long terme. Cela a également des conséquences au niveau des
structures internes des institutions. Cette culture doit être appréhendée comme une
plate-forme.
Groupes cibles
Deeg: Dans l’univers numérique, les institutions doivent se demander qui elles ont
vraiment le potentiel d’atteindre! Les institutions ne sont p.ex. pas toutes compatibles
avec Facebook. De nouveaux groupes cibles impliquent forcément une modification fondamentale de l’institution. Des structures hiérarchiques, une communication centralisée et des contenus top-down s’avèrent problématiques.
Graham: Il s’agit en l’occurrence de la réflexion portant sur comment tirer profit d’une institution artistique avec ses possibilités pour les individus et leurs besoins,
tout en aménageant malgré tout une liberté de mouvement. Nos projets se déroulent en
dehors de l’institution (dans d’autres lieux et soumis à d’autres logiques), tout en étant
ancrés dans cette même institution. Nombre de propositions émanent du «Peer Group»
en personne, et pas seulement des artistes. Etant donné que des personnes très diverses
sont impliquées dans les processus de décision (p.ex. une «Community Workerin», un
70
bureau d’architectes, un habitant, deux artistes), les contenus évoluent de manière plus
variée et plaisent automatiquement à d’autres personnes, sans que de nouveaux groupes
cibles ne doivent être «créés» pour l’occasion.
Impliquer les artistes dans le travail de médiation
Graham: Les frontières sont floues. De nombreux artistes avec lesquels nous
travaillons voient ce travail comme leur art. Ils revendiquent cette «paternité» partagée.
Dans l’espace anglo-saxon, on désigne cette fonction «artist-educator».
Deeg: De nombreux artistes sont contents lorsque le système «institution» s’ouvre,
puisque cela leur permet d’agir plus librement. Or les artistes ne souhaitent pas tous
être sollicités dans le processus de médiation.
Innovation
Deeg: Les médias sociaux ne sont pas un outil de marketing, mais ils font partie
de la médiation, et la médiation fait partie de l’innovation! La médiation doit se distancer de ses modèles actuels. Pour l’innovation, de nouveaux fonds doivent être trouvés.
Les institutions devraient pouvoir utiliser au moins 10 à 15% de leur budget pour l’innovation. Prenons Google: 20% du temps de travail est à la libre disposition des employés
– voilà comment naît l’innovation! Cette force d’innovation doit s’insinuer au sein des
institutions.
«Génération zapping»
Les projets de Janna Graham portant sur le long terme sont-ils en conflit avec la
«génération zapping»? La culture doit-elle s’adapter à un tempo toujours plus rapide
ou proposer un autre rythme?
Deeg: La «génération zapping» n’existe pas, des individus de toutes classes d’âge
recourent aux médias sociaux. Les contenus sont peut-être accessibles plus rapidement,
or il existe bel et bien des discussions à long terme et portant sur des contenus complexes. Les institutions ne doivent pas proposer de contre-modèles, mais être à l’écoute
de la «Community»!
Graham: Nos projets s’adaptent aux participants. En règle générale, ils sont
prévus sur trois mois, mais il arrive qu’ils se poursuivent de manière indépendante sur
l’initiative des participants. Cet espace doit impérativement être garanti! Un problème
se pose: les structures des bailleurs de fonds ne sont pas toujours compatibles avec les
projets d’ordre participatif.
Agency
Dans les projets de Graham, il y a parfois rupture entre la manière de voir des
bailleurs de fonds et celle des participants. Les premiers mettent avant tout l’accent sur
des «rapports difficiles», tandis que les participants ne se considèrent pas comme des
«victimes socioculturelles» et qu’ils font eux-mêmes preuve d’idées. Un projet mené avec
des personnes âgées illustre bien cet exemple: le projet était censé les aider à échapper
à la pauvreté et à la solitude. Au cours de la discussion, il s’est avéré que ces personnes
étaient intéressées à participer de manière créative à l’évolution de leur quartier. Elles
ne se considéraient pas comme des victimes et avaient beau se sentir parfois seules,
elles trouvaient d’autres thèmes bien plus intéressants.
Graham transmet ces aspects activement aux bailleurs de fonds, afin d’asseoir leur compréhension.
La médiation dans le secteur socioculturel ne va pas de soi. Il convient ici aussi
de remettre en question les structures du pouvoir: qui définit les thèmes? Qui parle au
sujet des projets? L’institution communique par exemple uniquement avec les artistes
concernés, bien que la paternité du projet soit partagée. Et c’est toujours Janna Graham
que l’on invite, jamais les participants. On travaille actuellement à garantir une diversification à ce niveau-là également.
71
Diskussion mit
Lois Hetland und François Matarasso
Moderation: Barbara Bader
Beide Diskussionen drehten sich um die Frage der Wirkung (Englisch: «transfer effects») jedoch nicht, wie im Titel angedeutet, im Bezug auf Autonomie der Vermittlung.
Zusammenfassend wurden folgende Fragen diskutiert: Wenn die Wirkungen von Vermittlung – oder überhaupt der Beschäftigung mit den Künsten – nicht bewiesen werden
kann, wie können wir für Vermittlung argumentieren. Namentlich gegenüber Geldgebenden und Politik. Woran sollen sich Subventionsgebende orientieren?
Lois Hetland erachtet Evaluation als inhärent für jede Art von Arbeit in den Künsten, sie argumentiert dafür, mehr Anhaltspunkte und Beweise zu erarbeiten. Francois
Matarasso hingegen plädiert für Erfahrung und Argumente, welche seiner Ansicht nach
mehr Überzeugungskraft haben als Beweise. Am wichtigsten scheint ihm das engagierte
Eintreten für Vermittlung. Die besten «Fürsprecher» sind seiner Ansicht nach die Menschen, die an Projekten teilgenommen haben. Mittels Fotografie, Film und Geschichten
kann man für die Arbeit einstehen. Eine Teilnehmerin fügt hinzu, dass sie in Projekten
die mit Kindern, die Migrationshintergrund haben, oft die Erwartung spürt, alle möglichen (angenommenen) «sozialen» Probleme zu lösen.
Wenn man quantitativ argumentieren möchte, schlägt Matarasso vor, sich auf grobe, gesamtgesellschaftliche Zusammenhänge zu beschränken (und nicht einzelne Fälle
zu evaluieren) z.B. Gesundheit im Zusammenhang mit Spielen eines Instrumentes oder
schulische Anwesenheit und kulturelle Aktivitäten in der Schule. Er rät dazu, vor allem
über Erfahrung zu sprechen und gleichzeitig nach guten Argumenten zu suchen, resp.
dafür sensibilisiert zu sein. Als ein Beispiel, bei dem quantitative Aspekte relativ einfach einsichtig sind, nennt er das «Batuta project» in Kolumbien (vergleichbar mit «el
sistema»), in dem Schulen Instrumente erhielten, die sie jederzeit selbständig brauchen
konnten. Die Kriminalitätsrate sank dort beträchtlich und das Land produziert heute
mehr erfolgreiche Musiker/innen als vorher.
Hetland findet es problematisch, dass Künstler/innen ihre Projekte selber evaluieren sollen, denn sie sind in diesem Gebiet nicht ausgebildet. Wäre es nicht besser, wenn
die Forschenden die Forschung und Recherchen machen und nicht die Künstler/innen?
Sie argumentiert für eine «Arbeitsteilung» zwischen Recherche/Forschung und Praxis.
Ein anderes Thema, das diskutiert wurde, ist wie man Qualität in der Vermittlung
definieren könnte.
Für Matarasso bedeutet Qualität, wenn die gewünschten Wirkungen eintreten. Das
Ziel ist immer, eine «besseres Gespräch» zu haben, also informierter handeln zu können. Er bevorzugt aber den Ausdruck «Professionalität», womit er Technik, Originalität
und Ambition meint. Ein anderes Schlüsselwort ist der «Nachhall». Hat das Project
Menschen mit Kunst verbunden? Welche Gefühle und Erfahrungen hat es ausgelöst?
Hetland nennt Engagement, Umfeld und Unterschied (difference) als Kriterien.
Umfeld bezieht sich auf den Raum, der geschaffen wird. Unterschied bedeutet, dass die
Leute schärfer sehen sollten als zuvor und diesen Unterschied wahrnehmen. Grundsätzlich ist Kunstvermittlung wie jedes andere Thema, das unterrichtet wird: «Pflanze die
Samen, wässere und – hoffe!».
Discussion avec
Lois Hetland et François Matarasso
Modération: Barbara Bader
Les deux discussions ont tourné autour de la question de l’effet (anglais: «transfer effects»), mais pas, comme annoncé dans le titre, en rapport avec l’autonomie de la médiation. En résumé, les questions suivantes ont été discutées: si les effets de la médiation
– ni même le travail avec les arts – ne peuvent être prouvés, comment pouvons-nous
argumenter en faveur de la médiation? Notamment face aux bailleurs de fonds et aux
acteurs politiques? En fonction de quels critères les personnes et institutions allouant
des subventions peuvent-elles s’orienter?
Lois Hetland considère l’évaluation comme inhérente à tout type de travail dans
les arts, elle argumente en faveur de l’élaboration davantage de points de repères et
de preuves. François Matarasso, quant à lui, plaide en faveur de plus d’expérience et
d’arguments, lesquels possèdent à ses yeux une force de conviction plus grande que
des preuves. Ce qui lui semble le plus important, c’est de faire preuve d’un engagement
prononcé pour la médiation. A ses yeux, les meilleurs défenseurs de la médiation sont
les personnes ayant participé à des projets. On peut répondre de son travail par le biais
de la photographie, d’un film ou d’histoires. Une participante ajoute que lors de projets
avec des enfants issus de la migration, elle ressent souvent une attente à son encontre,
celle de résoudre tous les problèmes «sociaux» potentiels identifiés comme tels.
Si l’on souhaite argumenter au plan quantitatif, Matarasso propose de se restreindre à des rapports sommaires portant sur l’ensemble de la société (et non pas
d’évaluer des cas déterminés), comme par exemple la santé en rapport avec la pratique
d’un instrument ou la présence scolaire et les activités culturelles au sein de l’école. Il
conseille de discuter avant tout d’expérience et en même temps de chercher de bons
arguments, respectivement d’y être sensibilisé. Comme exemple d’une évaluation relativement simple d’aspects quantitatifs, il évoque le «Batuta project» en Colombie (comparable avec «el sistema»), projet dans le cadre duquel des écoles ont reçu des instruments
sur lesquels les élèves pouvaient jouer en tous temps. Le taux de criminalité a baissé de
manière considérable et aujourd’hui, le pays a plus de musiciens à succès qu’autrefois.
Hetland trouve problématique que les artistes doivent eux-mêmes évalués leurs
projets, n’étant pas formés dans ce domaine. Ne serait-il pas préférable que les chercheurs s’occupent de la recherche, et non pas les artistes? Elle argumente en faveur d’un
«partage du travail» entre la recherche et la pratique.
Pour Matarasso, la qualité est là quand les effets escomptés se manifestent. L’objectif est toujours d’avoir une «meilleure discussion», donc de pouvoir agir de manière
plus informée. Il favorise toutefois la notion de «professionnalité», qui englobe pour
lui la technique, l’originalité et l’ambition. Une autre notion-clé est celle de l’«écho». Le
projet a-t-il relié des individus à l’art? Quelles émotions et expériences a-t-il suscitées?
Hetland évoque l’engagement, le contexte et la différence comme critères. Le
contexte se réfère à l’espace qui est créé. La différence implique que les gens devraient
avoir un regard plus aiguisé qu’auparavant tout en se rendant compte de cette différence. Au fond, la médiation culturelle est comme tout autre thème enseigné: «Sème,
arrose et – espère!».
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Diskussion mit
Max Fuchs und Jean-Michel Lucas
Moderation: Cyril Tissot
Die Diskussion dreht sich um folgende Themen: Was ist Kulturvermittlung und gibt es
gemeinsame Ziele? Haben die beiden Diskussionsteilnehmer eine gemeinsame Definition?
Moderator: Man kann den Eindruck bekommen, die Kulturvermittlung bewege sich überall in die gleiche Richtung. Macht sich im Hinblick auf kulturelle Vielfalt in
der Vermittlung eine Enttäuschung breit?
LUCAS geht von der Kulturdefinition der UNESCO aus Diese Definition ist ethisch
und nicht praktisch zu verstehen, da es um kulturelle Differenzen geht. Anders gesagt
ist Kulturvermittlung zwar ein schönes, aber wegen des Umgangs mit den kulturellen
Identitäten auch schwieriges Unterfangen. Sie muss eher die Konfrontation managen
als den Dialog pflegen
Moderator: Wenn man von kultureller Vielfalt spricht, geht es dann zwingend
um Kulturpolitik?
FUCHS weist darauf hin, dass Kulturpolitik keine Ausnahme darstellt. Auch sie
braucht eine grundlegende Diskussion und eine Wirkung, die legitimiert sein muss.
Moderator: Früher setzte die Kulturpolitik Vermittlung ein, um ihre eigenen
Interessen weiterzuverfolgen, während heute die Vermittlung versucht, davon unabhängiger zu werden.
LUCAS: Kulturvermittlung ist der politische Einsatz für die Zivilgesellschaft (faire
humanité ensemble). Die Vermittlung ist keine Zusatzleistung, sie muss ein eigenständiger Bereich sein. Der Vermittler steht im Zentrum der Entwicklung der Humanität, er
ist unerlässlich.
Moderator: Die öffentliche Unterstützung für die Kultur ist weit weg von den
Zielen, der Idee und der Definition der UNESCO-Konvention. Was soll man mit dieser
Realität machen?
Moderator: Gibt es einen Graben zwischen den Künstlerinnen und den Kulturinstitutionen?
FUCHS: Erwähnt den Unterschied zwischen Kulturelle Bildung und Kulturvermittlung, zwei Schlüsselthemen, die als unterschiedlich akzeptiert sind. Die künstlerischen
Produkte, die daraus entstehen, sind als Einheit zu verstehen.
LUCAS sieht ein Problem bei der Definition der Arbeit, die der Vermittler als
Lebensmodell macht. Der Vermittler weiss nicht genau, wozu er dient.
Moderator: Welches ist die Rolle in der Kulturvermittlung?
LUCAS: Der Künstler hat eine kulturelle Würde wie jede andere Person. Die Vermittlung richtet sich gleichzeitig an den Künstler und den Vermittler (beides Schlüsselakteure).Die Frage ist, inwiefern die Person für das Projekt eine kulturelle Ressource ist.
FUCHS macht eine Unterscheidung zwischen den Kunstsparten. Er nimmt als Beispiel eine Choreographie von Pina Bausch, wo sie Tänzer, Jugendliche und Betagte
in Szene setzt, ohne aufgrund der unterschiedlichen «Ressourcen» der Personen ihre
Ansprüche zu ändern.
Lucas erwähnt die Diskussion von Pierre Bourdieu: «Was tot ist, erstickt das
Lebendige». Es gibt einen Mangel an Freiraum. Anders gesagt ist das Budget für das
Kulturerbe im Vergleich zu den neu aufkommenden Künsten unverhältnismässig gross.
Aber er stellt die Frage: Kann die Oper als tot bezeichnet werden? Wie soll man beispielsweise ein Budget für ein Kinderprojekt verwalten, die ein Werk von Varèse interpretieren? Das grosse Budget ist zwar für einen toten Mann, aber die Vermittlung für die
Kinder hat eine wichtige Funktion. Lucas sieht vier Fragen, die gestellt werden müssen:
· Haben die Kinder nach diesem Projekt mehr Freiheit?
· Haben Sie mehr Befähigung als vorher?
· Haben sie mehr Verantwortlichkeit?
· Haben Sie folglich mehr Würde?
Ohne diese Fragen zu beantworten, ist die Vermittlung bereits zum Voraus definiert,
nämlich durch die Kunst vorgegeben.
FUCHS unterstreicht die Bedeutung der Demokratie als Voraussetzung. Gemäss
Artikel 10 und 11 der UNESCO-Erklärung kann man ohne die Bevölkerung keine Kulturpolitik entwickeln.
LUCAS betont die Interaktion zwischen Gesellschaften, Gesellschaftsschichten
und unterschiedlichen Kulturverständnissen, die dank der Arbeit des Vermittlers möglich ist. Die Vermittlung muss diese Debatten führen und in konstruktive Bahnen lenken. Der Markt allein wird dies nicht entwickeln.
73
Discussion Avec
Max Fuchs et Jean-Michel Lucas
Modération: Cyril Tissot
La discussion tourne autour des thèmes suivants: qu’est-ce que la médiation culturelle et poursuit-elle des buts communs? Les deux participants à la discussion partagent-ils la même définition de la médiation?
Modérateur: on peut avoir l’impression que la médiation culturelle évolue toujours dans la même direction. Par rapport à la diversité culturelle dans la médiation,
peut-on constater une déception?
LUCAS prend en considération la définition de la culture donnée par l‘UNESCO.
Cette définition doit être abordée en termes d‘éthique et non de pratique car c’est de
différences culturelles dont il est question. En d‘autres mots, la médiation culturelle est
un beau métier mais difficile à cause de la gestion des identités culturelles. La médiation
doit plutôt gérer la confrontation au lieu de soigner le dialogue.
Modérateur: quand on parle de diversité culturelle, parle-t-on forcément un
discours de politique culturelle?
FUCHS rend attentif au fait que la politique culturelle n‘est pas une exception. Elle
a aussi besoin d‘un débat de fond et d‘un effet qui doit être légitimisé.
Modérateur: auparavant, la culture politique a mis en place une médiation
en vue de développer ses propres intérêts alors que de nos jours, la médiation tente
d‘éloigner la politique de son secteur.
LUCAS: la médiation culturelle est l‘enjeu politique de la société civile (faire humanité ensemble). S‘il n‘existe pas de médiateur cela n‘a pas de sens. La médiation n‘est
pas un service supplémentaire, elle doit être un secteur à part entière qui doit être
légitimisé. Le médiateur est au centre de l’évolution de l‘Humanité, il est indispensable.
FUCHS: mentionne la différence entre éducation culturelle et médiation culturelle,
deux thèmes-clés qui connaissent une acceptation diverse. Les produits artistiques qui
en résultent doivent être appréhendés comme une unité.
LUCAS identifie un problème au niveau de la définition du travail fourni par le
médiateur comme modèle de vie. Le médiateur ne sait pas vraiment à quoi il sert.
Modérateur: quel est le rôle de l’artiste dans la médiation culturelle ?
LUCAS: l’artiste a une dignité culturelle comme toute autre personne. La médiation s’adresse en même temps à l’artiste et au médiateur (tous deux sont acteurs-clés). La
question est de savoir en quoi la personne est une ressource culturelle pour le projet?
FUCHS fait une distinction entre les disciplines artistiques. Il prend comme exemple une chorégraphie de Pina Bausch où elle met en scène des danseurs, des adolescents, des personnes âgées sans perdre en exigence selon la différence de « ressource »
des personnes.
Lucas mentionne le débat de Pierre Bourdieu: «ce qui est mort étouffe le vivant».
Il existe un manque d’espace de liberté. Le budget culturel alloué au patrimoine culturel par rapport aux arts émergeants est démesurément grand. Mais il pose la question:
l’opéra peut-il être qualifié de mort? Par exemple, comment gérer un budget pour un
projet d’enfants qui réinterprètent une œuvre de Varèse? Ici, le gros budget est pour un
homme mort mais la médiation pour les enfants tient une place importante. Pour Lucas,
quatre questions doivent être posées:
· Les enfants ont-il plus de liberté après ce projet?
· Ont-ils plus de capabilité qu’avant?
· Ont-ils plus de responsabilités?
· Et de la sorte plus de dignité?
Sans répondre à ces questions, la médiation est déjà définie d’avance car prédéfinie
par l’art.
Modérateur: les soutiens publics alloués à la culture sont loin d‘atteindre les
buts, la notion et la définition donnés dans la Convention de l‘UNESCO. Que faire de
ces textes?
FUCHS: mentionne l’importance de la démocratie comme condition de base.
D’après les articles 10 et 11 de la déclaration de l’UNESCO, on ne peut développer une
politique culturelle sans la population.
LUCAS met en avant l’interaction entre les sociétés, qui est possible grâce au travail du médiateur. Le marché ne développera pas cette «interaction harmonieuse».
Modérateur: existe-t-il un fossé entre les artistes et les institutions culturelles?
74
Fazit / Bilan
Fazite von Anwesenden zum Abschluss der Tagung
Bilan de la journée
Liebe Anwesende
Ein schöner, stimmiger Anlass geht zu Ende und mit ihm der Schwerpunkt «Kulturvermittlung» von Pro Helvetia. Nach einmal wurde reichlich aufgetischt. Ich nehme davon
dreierlei mit.
Kulturvermittlung ist nur dann das, was sie sein will, wenn die «Vermittelnden»
sich auf «die anderen» einlassen. Wenn sie an deren Herkünften, Lebensumständen, Vorlieben, kurz: an ihrer Kultur, interessiert sind. Wenn Vermittlung Austausch ist, kein einseitiges Geben-Wollen. Sonst kommt es zu gutgemeintem Aufdrängen. Voraussetzungen
zum Gelingen sind Offenheit, Auseinandersetzung auf Augenhöhe, Fragen, gemeinsam
Suchen. Und, warum nicht, Freude. Dass wir glauben, etwas anzubieten zu haben, darf
und soll sein. Wenn wir aber ein Angebot machen, das Minderbemittelten zum Glück
verhelfen soll, scheitern wir. Das ist das verdiente Los vieler Missionare, in der Kultur
wie in der Religion. Es ist leider auch das Los vieler Lehrerinnen und Lehrer in der
Schule. In dieser Beziehung kann das Bildungswesen von der Kulturvermittlung lernen.
Viele gut aus- und weitergebildete Fachpersonen für Kulturvermittlung arbeiten
in offenen, ungesicherten, stets neu zu bestimmenden Verhältnissen, teils weil sie keine
feste Stelle finden, teils weil sie keine wollen. Es sind Künstlerinnen und Künstler, Lehrpersonen, gelernte Vermittlerinnen und Vermittler oder alles in einem. Sie arbeiten in
Projekten, also intermittierend, nicht selten in verschiedenen Zusammenhängen gleichzeitig, oft gehetzt, stets mit wenig Geld. Man spricht von Intermittenz, von Prekariat.
Diesen Fachpersonen können sich die soliden Kulturhäuser auf Zeit öffnen und ihnen
Möglichkeiten bieten, ihre Vermittlungsvorstellungen umzusetzen. Dies bringt in die
Häuser frischen Wind, es bringt externen Vermittlern Praxischancen. «Nicht vom Zentrum aus geschieht die Entwicklung, die Ränder brechen herein», hat Ludwig Hohl geschrieben. Und von der erneuerten Mitte strahlt Kulturvermittlung heller und wärmer.
Der Schwerpunkt ist Geschichte. Pro Helvetia entlässt uns ins Offene. Nun sind
wir mit unseren Fragen und Problemen wieder allein. Jetzt, wo wir gerade eben erfahren
haben, wie sehr der Austausch, der Dialog, das Sich-Kennenlernen helfen. Zum Glück
gibt es neu den Verein Kulturvermittlung Schweiz. Er vernetzt und unterstützt die in der
schulischen und ausserschulischen Kulturvermittlung tätigen Personen, Organisationen und Institutionen. Er führt die Online-Plattform www.kultur-vermittlung.ch weiter.
Der Verein will ein nationales Forum für Kulturvermittlung bilden. Er fördert die Auseinandersetzung mit aktuellen Fragen der Kulturvermittlung. Und er will Kulturvermittlung in der Schweiz stärken. Werden Sie Mitglied!
Christoph Reichenau, Fürsprecher, Präsident Verein Kulturvermittlung Schweiz,
Präsident Danse Suisse
75
Ich nehme keine Rezepte mit nach Hause, dafür glaube ich, meine Sinne für die Zutaten
gelungener Vermittlungsprojekte weiter geschärft und vielleicht sogar etwas über die
«mise en place» dieser Zutaten gelernt zu haben. Der heutige Tag hinterlässt bei mir
ein ambivalentes Gefühl: Einerseits ist da die Erfahrung, dass wir FördererInnen und
VermittlerInnen uns bei der Frage nach dem «Impact» von Kulturvermittlung für die
RezipientInnen meistens gut aufgehoben fühlen. Andererseits die Verunsicherung, dass
das sicher geglaubte Terrain plötzlich sehr schnell instabil wird, wenn wir die Frage
anders rum stellen, und den «Impact» der RezipientInnen auf die Kunst hinterfragen...
Erfrischend beherzt sprachen sich Christoph Deeg und Janna Graham für einen «Dialog auf Augenhöhe» zwischen Kunst und Publikum aus – ohne Berührungsängste und
Rücksicht auf Verluste. Eine so konsequent gedachte Vermittlung verspricht viel: Das
Angebot etwas teilen zu wollen. Die Bereitschaft keine Resultate zu antizipieren. Den
Willen genau hinzuhören.
Regula Düggelin, Präsidialdepartement Basel-Stadt, Abteilung Kultur
En arrivant dans la salle ce matin, j‘ai remarqué un dessin de cochon accroché au mur:
le cochon de la médiation, tiré du futur guide en ligne de Carmen Mörsch sur mandat
de Pro Helvetia qui paraîtra au printemps prochain. Ses parties sont nommées «affirmativ», «reproduktiv», «dekonstruktiv», «reformativ» et «transformativ» et désignent
les fonctions que peut prendre la médiation. En français, il existe une expression qui dit
«tout est bon dans le cochon». J’ai envie de dire que «dans la médiation, tout est bon»,
aussi longtemps que l’on sait pourquoi on la fait, avec quels partenaires – car le partenariat est au cœur de la médiation – et avec quelle honnêteté. La publication, que je connais un peu, nous donnera, je pense, une base commune pour identifier et promouvoir
les facettes de la médiation que nous pratiquons et souhaitons pratiquer.
J’ai apprécié la diversité de points de vue des présentations inaugurales. Une question m’a particulièrement interpellée: les stratégies de promotion de la médiation auprès
des politiques et des subventionneurs: comment promouvoir efficacement la médiation
sans mettre en avant des bénéfices que l’on ne peut pas prouver scientifiquement? Comment la promouvoir comme pratique autonome de partage culturel? Il me semble que
dans ce domaine, il y a encore bien du travail à effectuer en Suisse. L’association faîtière
interdisciplinaire «Médiation culturelle suisse», qui vient de voir le jour, sera certainement un outil pour avancer ensemble sur ce terrain.
Der Schwerpunkt Kulturmittlung bei Pro Helvetia war ein Fall von «besser spät als gar
nicht», denn das Thema ist seit langem ein zentrales Element vieler kultureller Organisationen. Jedenfalls waren die Präsentationen und Vorträge am Symposium äusserst
spannend und vielfältig. Wenn ich ans Thema Vermitteln weiterdenke, fallen mir ein
paar Punkte ein, die ich für die Zukunft der Kulturvermittlung für wichtig halte:
Ein Aspekt des heutigen Tages, der mir am besten gefällt, ist die Mischung von
unterschiedlichen Sparten. Es wäre spannend, wenn wir gerade bei der Vermittlungsarbeit einen grösseren Austausch untereinander hätten. Wie wäre es zum Beispiel wenn
mehr Kunsthäuser TänzerInnen oder SchauspielerInnen für die Interpretation von und
Auseinandersetzung mit zeitgenössischer Kunst zusammenarbeiten würden, und umgekehrt? Die Kulturvermittlung in jeder Sparte profitiert von solchen äusserlichen Herausforderungen.
In der bildenden Kunst würde ich für mehr Künstler als KunstvermittlerInnen
plädieren. Studiengänge wie die MA Arts Education an der HKB in Bern sind hervorragende Ausbildungsmöglichkeiten für zukünftige KunstvermittlerInnen. Trotzdem wäre
es wichtig, mehr Platz für freie Kunstschaffende in Kunsthäusern zu machen. In der
angelsächsischen Welt sind es hauptsächlich KünstlerInnen mit pädagogischer Erfahrung, die Ausstellungen vermitteln, weil sie durch ihre eigene Praxis eine gewisse Nähe
zur Kunst haben.
Obwohl es etwas dogmatisch klingen mag, würde ich die Vermittlung als Bedingung von Subventionen und Projektbeiträgen einbauen, dass 30 % beispielsweise des jeweiligen Budgets für Vermittlung ausgegeben werden müsste. Mit diesem quotenartigen
System würde sich die Vermittlung als ein selbstverständliches Element des kulturellen
Lebens langfristig etablieren.
Felicity Lunn, directrice du Centre d’art CentrePasquArt
Nicole Grieve, responsable de la médiation culturelle, DECS – Service de la culture,
Etat du Valais
76
Dank
Pro Helvetia dankt den folgenden Partnern des Programms Kulturvermittlung (2009–
2012) für ihr grosses Engagement:
Partnerprojekte
Gruppe Jura: Städte Biel, La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel | Gruppe Genf: Kanton Genf,
Stadt Genf, Comité régional franco-genevois | Gruppe Ostschweiz: Kantone Appenzell
Innerrhoden, Appenzell Ausserrhoden, St. Gallen, Thurgau, Stadt St.Gallen | Gruppe
Aargau: Kanton Aargau | Gruppe Thun: Städte Winterthur, Thun, Zürich | Allen beteiligten Vermittlerinnen, Vermittlern und Institutionen.
Foren zur Kulturvermittlung
Kanton Basel, Literaturhaus Basel | Stadt und Kanton Bern, Dampfzentrale Bern |
Stadt Biel, Theater Biel-Solothurn | Kanton Wallis, La Ferme Asile | Stiftung Mercator
Schweiz | Allen beteiligten Expertinnen und Experten.
Webplattform Kulturvermittlung Schweiz
Ernst Göhner Stiftung | Stiftung Mercator Schweiz | AVINA STIFTUNG | museumsdienste basel | Kindermuseum Creaviva im Zentrum Paul Klee | Kunstmuseum Luzern
| T.A.S.I. Teatri Associati della Svizzera Italiana | mediamus | astej – theater für junges
publikum | Kuverum | reso - tanznetzwerk schweiz | Zürcher Hochschule der Künste
| kkj Schweizerischer Verband Künste für Kinder | PH FHNW & ECAV | TPS Fachverband Theaterpädagogik Schweiz | Hochschule Luzern | MUS-E Die Künste in der
Schule | Université de Genève | Education Projekte Region Basel | HEAD - Haute Ecole
d‘Art et de Design Genève | Schweizer Musikrat SMR | Hochschule der Künste Bern |
Réseau romand Science et Cité (RRSC) | Kultur macht Schule | kulturelles in schulen
– kis.bl | Ecole-Musée | cineducation.ch
Die Plattform Kulturvermittlung Schweiz ist eine Initiative der pädagogischen Hochschule
PHBern, der Schweizer Kulturstiftung Pro Helvetia und der Schweizerischen UNESCO-Kommission. Pro Helvetia beteiligt sich an kultur-vermittlung.ch im Rahmen ihres Programms Kulturvermittlung.
Vermitteln!
Mehr als nur Rezepte.
Ein Symposium zur Kultur-vermittlung.
Von Pro Helvetia und Migros-Kulturprozent
Impressum
Das Symposium zur Kulturvermittlung ist ein Gemeinschaftsprojekt von Pro Helvetia
und Migros-Kulturprozent im Rahmen des Programms Kulturvermittlung der Schweizer Kulturstiftung.
Konzept: Christoph Haering, Eva Richterich
Beratung: microsillons, Anne-Catherine Sutermeister, Carmen Mörsch
Organisation: Projektfactory
Ausstellung: Sergio Cavero
Moderation: Marina Villa, Barbara Bader, microsillons (Marianne Guarino-Huet,
Olivier Desvoignes), Cyril Tissot
Frühstück – Rundgang durch das Programm Kulturvermittlung:
• Die zitierten Personen und vorgestellten Projekte waren auf unterschiedliche Weise
Teil des Netzwerkes des «Programms Kulturvermittlung» von Pro Helvetia (2009–2012).
• Die Struktur basiert auf den neun Kapiteln der Publikation «Zeit für Vermittlung».
Herausgegeben vom Institute for Art Education der Zürcher Hochschule der Künste
im Auftrag von Pro Helvetia, als Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009–2012).
• Die Texte sind Auszüge aus derselben Publikation. Autorin ist Carmen Mörsch.
Migros-Kulturprozent und Pro Helvetia danken:
Allen Personen und Organisationen, die Zitate und Projektbeispiele zur Verfügung
gestellt haben.
Carmen Mörsch, Olivier Desvoignes, Marianne Guarino-Huet, Anne-Catherine Sutermeister.
Gare du Nord, Projektfactory, Sergio Cavero.
Beate Florenz, Haimo Ganz, Claude-Hubert Tâtot.
Kooperationen
Migros-Kulturprozent | Reso-Tanznetzwerk Schweiz | Projekt Kulturattachée: Kunsthalle Winterthur, Centre d’Art Contemporain, Aargauer Kunsthaus, Museum Langmatt, Museo Vincenzo Vela
Wissenschaftliche Begleitforschung
Institute for Art Education der Zürcher Hochschule der Künste, Carmen Mörsch und
Anna Chrusciel.
77
Merci
Pro Helvetia remercie les suivants partenaires du programme Médiation culturelle
(2009-2012) pour leur engagement:
Projets partenaires
Groupe Jura: Villes Bienne, La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel | Groupe Genève: Canton
Genève, Ville Genève, Comité régional franco-genevois | Groupe Ostschweiz: Cantons
Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, St-Gall, Thurgovie, Ville
St-Gall | Groupe Argovie: Canton Argovie | Groupe Thun: Villes Winterthur, Thun,
Zurich | Tous les médiateurs, toutes les médiatrices et les institutions qui ont participé.
Forums sur la médiation culturelle
Canton Bâle, Literaturhaus Bâle | Ville et Canton Berne, Dampfzentrale Berne | Ville
Bienne, Théâtre Bienne-Soleure |
Canton Valais, La Ferme Asile | Fondation Mercator Schweiz | Tous les experts et toutes les expertes.
Plateforme web Médiation culturelle Suisse
Fondation Ernst Göhner | Fondation Mercator Schweiz | AVINA STIFTUNG | museumsdienste basel | Kindermuseum Creaviva im Zentrum Paul Klee | Kunstmuseum
Luzern | T.A.S.I. Teatri Associati della Svizzera Italiana | mediamus | astej – theater
für junges publikum | Kuverum | reso – réseau danse suisse | Zürcher Hochschule der
Künste | kkj Schweizerischer Verband Künste für Kinder | PH FHNW & ECAV | TPS
Fachverband Theaterpädagogik Schweiz | Hochschule Luzern | MUS-E Die Künste in
der Schule | Université de Genève | Education Projekte Region Basel | HEAD - Haute
Ecole d‘Art et de Design Genève | Schweizer Musikrat SMR | Hochschule der Künste
Bern | Réseau romand Science et Cité (RRSC) | Kultur macht Schule | kulturelles in
schulen – kis.bl | Ecole-Musée | cineducation.ch
La plateforme suisse pour la médiation culturelle est une initiative conjointe de la
Haute école pédagogique PHBern, de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia
et de la Commission suisse pour l’UNESCO. Pro Helvetia collabore à mediation-culturelle.ch dans le cadre de son programme Médiation culturelle.
Médiation!
Plus que de simples recettes.
Un symposium consacré à la médiation culturelle organisé
par Pro Helvetia et le Pour-cent culturel Migros
Impressum
Le symposium de médiation culturelle est une initiative commune de Pro Helvetia et du
Pour-cent culturel Migros; il s’inscrit dans le cadre du Programme Médiation culturelle
de la Fondation suisse pour la culture.
Concept: Christoph Haering, Eva Richterich
Conseils: microsillons, Anne-Catherine Sutermeister, Carmen Mörsch
Organisation: Projektfactory
Exposition: Sergio Cavero
Modération: Marina Villa, Barbara Bader, microsillons (Marianne Guarino-Huet,
Olivier Desvoignes), Cyril Tissot
Petit Déjeuner – Dégustation du programme
médiation culturelle:
• Les personnes citées et les projets présentés ont fait partie d’une manière ou d’une
autre du réseau du «Programme Médiation culturelle» de Pro Helvetia (2009-2012).
• La structure se base sur les neuf chapitres de la publication «Le temps de la médiation», publiée par l’Institute for Art Education de la Haute école des arts Zurich sur
mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du
«Programme Médiation culturelle» (2009–2012).
• Les textes sont des extraits tirés de la même publication. L’auteure est Carmen Mörsch.
Migros Kultur-Prozent et Pro Helvetia remercient:
Toutes les personnes et organisations qui ont mis à disposition les citations et les exemples des projets.
Carmen Mörsch, Olivier Desvoignes, Marianne Guarino-Huet, Anne-Catherine Sutermeister.
Gare du Nord, Projektfactory, Sergio Cavero.
Beate Florenz, Haimo Ganz, Claude-Hubert Tâtot.
Cooperations
Pour-cent culturel Migros | Reso – réseau danse suisse | Projet Attaché culturel: Kunsthalle Winterthur, Centre d’Art Contemporain, Aargauer Kunsthaus, Museum Langmatt, Museo Vincenzo Vela
Accompagnement scientifique
Institute for Art Education de la Haute école des arts de Zurich (ZHdK), Carmen
Mörsch et Anna Cruschiel
78
Reproduktive Funktion
von Kulturvermittlung
Häufig soll Kulturvermittlung durch die Arbeit mit Jugendlichen das «Publikum von
morgen» heranbilden oder Personen, die nicht von alleine kommen, an die Künste heranführen. Kulturinstitutionen werden dabei als Einrichtungen begriffen, die wertvolles
Kulturgut öffentlich zugänglich machen, das nicht für alle gleich zugänglich ist. Angebote der Kulturvermittlung mit reproduktiver Funktion sollen einem möglichst breiten
Publikum den Zugang ermöglichen. Sie werden meist von Vermittler_innen mit pädagogischer Erfahrung gestaltet. Dazu gehören zum Beispiel Workshops für Schulklassen, Fortbildungen für Lehrpersonen, Kinder- und Familienprogramme sowie «Events»
mit viel Publikum wie lange Nächte. Weil solche Angebote durch das Heranziehen von
neuen Nutzer_innen nicht zuletzt auf den Selbsterhalt der Institution zielen, wird diese
Funktion hier als reproduktiv bezeichnet.
Problematisch daran ist, dass der Fokus auf den Abwesenden liegt – also denen,
die nicht wissen, wie gut die von den Institutionen bereitgehaltene Kultur für sie sein
könnte. Selten in den Blick geraten dagegen Inhalte, Angebote und Verhaltensregeln der
Institutionen selbst.
Dieser Text ist ein gekürzter Auszug aus der Publikation «Zeit für Vermittlung, eine
online Publikation zur Kulturvermittlung». Herausgegeben vom Institute for Art Education der Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) im Auftrag von Pro Helvetia, als
Resultat der Begleitforschung des «Programms Kulturvermittlung» (2009-2012).
In der Publikation «Zeit für Vermittlung» unterscheidet Carmen Mörsch fünf Funktionen, die Kulturvermittlung für Institutionen einnehmen kann. Das Nachkochen eines
Rezeptes wäre in diesem Sinne ein «reproduktiver» Akt: Sie werden zur Partizipation
aufgerufen und sollen verstehen, was Ihnen serviert wurde.
Genaueres zur reproduktiven Funktion sowie Informationen und Beispiele zu den
anderen vier Funktionen, die Vermittlung auch einnehmen kann: «dekonstruktiv», «affirmativ», «reformativ» und «transformativ» finden Sie ab März in oben genannten
Publikation.
Rezept
Blanc Manger mit Portweinfeigen
Zutaten für 4 Personen
Blanc Manger:
• 500 ml Vollmilch
• 100 gr Mandeln
• 50 gr Zucker
• 3 Blätter Gelatine
Portweinfeigen:
• 125 ml Portwein
• 8 frische Feigen
• 15 gr Zucker
• 1/2 Zimtstange
Zubereitung:
Die Mandeln am Vortag mit dem Zucker im Mixer zu feinem Mehl vermahlen. Dieses
mit Milch aufkochen, 30 min zeihen lassen und dann durch ein sehr feines Sieb abgiessen. Die Mandelmilch nochmals leicht erwärmen und die zuvor kalt eingeweichte
Gelatine darin auflösen. Auf 4 Gläser verteilen. Abgedeckt bis zum nächsten Tag im
Kühlschrank fest werden lassen.
Die Feigen waschen und gut abtrocknen. Stiele abschneiden und halbieren.
Zucker in einer Pfanne karamellisieren, die Feigen dazugeben und kurz
erhitzen. Mit dunklem Portwein aufgießen, Zimtstange hineingeben und
ca. 5 Minuten ziehen lassen. Zimtstange entfernen. Warme Feigen mit Sauce
auf dem Blanc Manger anrichten.
79
Fonction reproductive
de la médiation culturelle
Souvent on attend de la médiation culturelle qu’elle travaille avec des jeunes pour
former le «public de demain» ou qu’elle introduise aux arts des personnes qui n’y viennent pas d’elles-mêmes. Les institutions culturelles se comprennent dans ce cas comme
des établissements permettant au public d’accéder à des biens culturels précieux. C’est
pourquoi les offres d’une médiation culturelle à fonction reproductive devraient permettre au public le plus large possible d’accéder à ces biens. La plupart du temps, les
médiatrices et médiateurs possèdent une expérience pédagogique. Leurs offres comprennent, par exemple, des ateliers pour les scolaires, des formations continues destinées aux enseignantes et enseignants, des programmes pour les enfants et les familles
ainsi que des manifestations événementielles attirant un public nombreux, comme les
longues nuits. C’est parce que ces offres, en attirant de nouveaux usagers, ont pour objectif ultime de préserver l’institution, que cette fonction est qualifiée de reproductive.
L’aspect problématique de cette fonction est, qu’elle se focalise sur les absents –
c’est-à-dire sur ceux qui ignorent encore le bien qu’ils pourraient retirer de la culture
mise à leur disposition par les institutions. C’est une démarche qui se préoccupe rarement des contenus, des offres et des règles de conduite des institutions elles-mêmes.
Ce texte est un extrait tiré de la publication «Le temps de la médiation, une publication
électronique sur la médiation culturelle», publiée par l’Institute for Art Education de la
Haute école des arts Zurich sur mandat de Pro Helvetia, suite aux conclusions de l’accompagnement scientifique du «Programme Médiation culturelle» (2009–2012).
Dans la publication «Le temps de la médiation», Carmen Mörsch distingue cinq
fonctions susceptibles d’être endossées par la médiation culturelle pour les institutions.
Dans ce contexte, refaire une recette s’avère être un acte «reproductif»: votre participation est requise, et vous êtes censés comprendre ce que nous vous avons servi.
A partir de mars 2013, la publication susmentionnée vous livrera plus de détails
sur la fonction reproductive ainsi que des informations et exemples liés aux quatre
autres fonctions également dévolues à la médiation: «déconstructive», «affirmative»,
«réformative» et «transformative».
recette
Blanc-manger et figues au porto
Ingrédients pour 4 personnes
Blanc Manger:
• 500 ml de lait entier
• 100 gr d’amandes
• 50 gr de sucre
• 3 feuilles de gélatine
Figues au porto:
• 125 ml de vin de Porto
• 8 figues fraîches
• 15 gr de sucre
• 1/2 bâtonnets de cannelle
Préparation:
La veille de la préparation, moudre finement les amandes et le sucre. Ajouter le
lait et porter à ébullition, puis ôter du feu et laisser reposer. Au bout de 30 minutes,
passer au tamis fin. Remettre ensuite le lait d’amandes sur le feu et laisser chauffer
légèrement, ajouter alors la gélatine, préalablement trempée dans de l’eau froide et
essorée, puis remuer pour dissoudre. Répartir la préparation dans 4 verres et couvrir.
Laisser reposer au réfrigérateur jusqu’au lendemain.
Laver les figues et bien les sécher. Equeuter les figues et les couper en deux.
Faire caraméliser le sucre dans une poêle, ajouter ensuite les figues et faire
chauffer brièvement. Mouiller avec le porto, ajouter la cannelle et laisser infuser 5 minutes environ. Retirer la cannelle. Poser les figues chaudes
avec la sauce sur le blanc-manger.
80
Dokumentation «Vermitteln! Mehr als nur Rezepte.»
Ein Symposium zur Kulturvermittlung.
Von Pro Helvetia und Migros-Kulturprozent.
Basel, Gare du Nord, 7.11.2012
Documentation «Médiation! Plus que de simples recettes.»
Un symposium consacré à la médiation culturelle.
Organisé par Pro Helvetia et Pour-cent culturel Migros.
Bâle, Gare du Nord, 7.11.2012